1916.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence, dans :

  • les copies de lettres à la presse1,
  • les doubles des courriers reçus par le siège, à Paris, entre 1914 et 19182,
  • la correspondance, les notes, rapports, circulaires, accords, traités... (originaux ou duplicatas) émanant de la direction générale de la Maison, des départements maritimes et combustibles, des chantiers de constructions navales du Trait, ainsi que des succursales françaises et étrangères. Les dossiers d'où proviennent ces pièces ont été classés "tels quels" par les services qui les ont produits. Répertoriés par objet et non par date, ils couvrent – ensemble – une période allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1960. Une notice située à la fin du présent article, reproduit le descriptif qui est fait des archives les plus significatives sur les bordereaux d'inventaire,
  • les synthèses réalisées par la Maison et notamment :
    • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
    • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec l'Égypte (1869-1948)", daté du 16 juin 1948.

A ces informations s'ajoutent celles recueillies :

  • auprès des services administratifs : état civil, tribunal de commerce...
  • dans les annuaires et les minutes notariales...
  • dans la presse, les revues professionnelles et les ouvrages d'histoire...

Les documents d'où sont extraits les renseignements rassemblés dans ce recueil sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur l'intitulé de chacun d'eux (en bleu + soulignement).

1+2 Ces corpus n'ont pas fait l'objet d'un dépouillement exhaustif comme cela a été le cas pour les chronos de correspondance datant du 19ème siècle.

 

Inventaire chronologique des archives numérisées
et des renseignements ou extraits collectés dans les copies de lettres et les dossiers

[Documents pluriannuels]
10 juillet 1871-10 février 1919
Registre des navires.
1896-1918
Bilans annuels de la Maison.
1911-1943
De Worms & Cie Le Havre : Charbons. Amortissements (dont usine d'agglomération de Graville). Relevés annuels et correspondance échangée avec Paris sur le suivi des écritures comptables.
1er semestre 1916-2ème semestre 1923
Registre des chartes-parties.

[Informations sans dates précises]
De Worms & Cie Port-Saïd : État comparatif des steamers qui ont transité par le canal de Suez entre 1897 et 1916 et selon les négociants en charbon.
De Worms & Cie Le Havre : [Extrait d'une note classée en 1948.] Agence de la Cosmopolitan Line de New York, ce qui contribue à développer le service transit, consignation et manutention. Achat de l'immeuble du 140, boulevard de Strasbourg. Construction des bureaux transit et transformation de l'immeuble. Remise de la Croix de guerre au Palais de la bourse à Monsieur Goudchaux, associé à la Maison Worms.

1er janvier 1916
De Worms & Cie : Circulaire. Par suite du décès de Lucien Worms (22 juillet 1914) et du départ à la retraite de Paul Rouyer (associé en nom collectif depuis le 1er janvier 1896), Georges Majoux, directeur des Services maritimes de la Maison Worms, est nommé associé en nom collectif aux côtés d'Henri Goudchaux (nommé le 1er janvier 1881), de Michel Goudchaux (son fils, nommé le 1er janvier 1911) et d'Hypolite Worms (fils de Lucien Worms, nommé le 1er janvier 1911) ; la commandite se compose, en outre, de Mme Emma Delavigne, (soeur de Lucien Worms) et des héritiers et représentants de Lucien Worms. Voir au sujet de ces derniers, les archives relatives à la succession de Lucien Worms (mars, mai et juillet 1915). [Dans un historique non daté, classée en 1944, il est indiqué qu'Hypolite Worms, associé en nom collectif depuis le 1er janvier 1911, a été nommé gérant le 1er janvier 1916.]
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Deuxième partie - Hypolite Worms (2e du nom)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en février 1949.] « Statutairement, [Hypolite Worms] n'eut la signature sociale que le 1er janvier 1916, au moment de la prorogation ou plus exactement, de la reconstitution de la société, venue à expiration fin 1915. Mais il dut cependant en bénéficier plus tôt sous une forme plus ou moins officieuse, puisqu'il négociait personnellement, dès 1913, avec le sous-secrétaire d'État à la Marine marchande, M. de Monzie. »

10 au 12 janvier 1916
De la Gazette des tribunaux : Modification de l'acte social de Worms & Cie. Publication des principaux extraits.

13 janvier 1916
De James Burness & Sons, Londres : « Natal coal for Messageries Co.. Messrs Mitchell Cotts & Co. told us they were going through the whole of their correspondence with reference to the matter of the rebates and promised definitely to let us have some sort of a proposal later in the day. In the afternoon they said that having regard to all the circumstances they would be willing to bear 6d of the 9d to be paid to the Messageries Co. on the quantity shipped c.i.f. last year if you & ourselves would agree to cover the remaining 3d, thus enabling the Messageries Co. to have 9d rebate on the full quantity of 20,969 tons 16 cwt. Shortly afterwards we received your letter of the 11th inst. and we gave it to Messrs Mitchell Cotts & Co., together with the copy letter from the Messageries Co., for their perusal mentioning at the same time that we thought it very important, if possible, to give the Company complete satisfaction by granting the 1/- rebate; they said they would give the matter further consideration and let us know something definite early tomorrow morning... »

15 janvier 1916
De Worms & Cie Port-Saïd, au consul de France : « Nous avons l'honneur de vous donner ci-dessous un tableau des fluctuations des prix cotés à la Marine nationale depuis le 1er janvier 1915, pour fourniture de charbon de Cardiff... »

18 janvier 1916
De Worms & Cie Port-Saïd : « L'amiral Moreau, commandant la 3ème escadre, a fait appeler le signataire de ces lignes le 14 courant, pour lui demander les renseignements que nous pouvions avoir au sujet de l'abandon de la route du canal de Suez par les compagnies hollandaises. Nous lui avons répété tout ce que nous vous écrivions le 11 courant au sujet du "Kangean" et l'amiral a mis ensuite la conversation sur le charbon. Après s'être enquis de la position actuelle de nos stocks, des quantités que nous avons constamment en chalands, du chiffre de nos ventes avant la guerre, au cours de l'an dernier et depuis le commencement de 1916, des cours actuels du fret et du charbon à Cardiff, il nous a dit qu'il serait très heureux de trouver une combinaison lui permettant de s'adresser à nous pour les besoins de son escadre, plutôt qu'à l'amirauté britannique... L'amiral nous ayant rappelé le rôle important joué par M. Henri Goudchaux dans les mesures prises pour ravitailler la France en charbon au début de la guerre, nous nous sommes permis de lui dire que M. H. Goudchaux, avec qui nous comprenons que l'amiral Moreau entretient d'excellentes relations personnelles, avait été très ennuyé de voir la Marine nationale interrompre ainsi ses rapports de vieille date avec notre Maison, mais qu'il espérait toujours qu'elle reviendrait à nous un jour on l'autre... »

18-19 janvier 1916
De Worms & Cie : [Extrait d'un historique de la flotte, daté du 29 mai 1937.] « "Léoville" (premier de ce nom), mis en service [en 1909], devait avoir une courte carrière ; il sauta en effet sur une mine flottante en 1916. » [Voir une note de la direction générale des Services maritimes, datée du 31 janvier 1949.]
De Hans Pedersen : [Extrait d'une liste de renseignements sur la flotte Worms, classée en 1976.] « "Léoville" (1), 19.01.1916 : Coulé par mine de l'UC2, 9 m au sud du bateau-phare Kentish Knock. »

24 janvier 1916
De Worms & Cie Port-Saïd : « Nous avons eu la visite de M. Chateauminois, sous-agent principal du transit mobilisé sur place en qualité de lieutenant de vaisseau faisant fonction de préfet maritime à Port-Saïd. Cet officier nous a demandé si nous serions disposés à entreprendre la manutention du charbon que la Marine française pourrait recevoir à Port-Saïd par ses propres vapeurs charbonniers. L'amiral Moreau aurait en effet pensé à utiliser plusieurs charbonniers de la flotte en ce moment inactifs pour aller charger à Cardiff pour compte de la Marine et constituer ici un stock qui serait constamment renouvelé, mais, autant que nous le sachions, ce projet n'a pas encore été sérieusement mis à l'étude, et nous sommes enclins à croire qu'il lui sera difficile d'obtenir les quatre navires au moins qui lui seraient nécessaires pour faire le va-et-vient entre Cardiff et Port-Saïd et assurer ainsi les besoins de son escadre, qui sont environ de 8.000 tonnes par mois... Nous ne lui avons pas caché que les circonstances actuelles peuvent rendre notre concours très précaire, que nous avons un mal terrible à recevoir nos propres cargaisons sans encourir de surestaries, que notre parc à charbons est archi-plein, et que de plus il peut se faire que d'un jour l'autre les autorités nous réquisitionnent une partie de nos chalands, etc... La P. S. & S. C. Co. a bien voulu nous laisser lire le contrat qu'elle a passé avec l'amirauté britannique, et les conditions principales sont les suivantes... »

28 janvier 1916
De James Burness & Sons, Londres : Au sujet de Messrs Alfred Holt & Co. Opérations d'affrétement Colombo-Durban.

29 janvier 1916
De James Burness & Sons, Londres : Au sujet de Messrs Alfred Holt & Co. « ... For the time being at any rate the outward as well as the homeward boats will proceed to their destinations by way of the Cape of Good Hope... »

3 février 1916
De Worms & Cie Bordeaux : Composition du chargement des vapeurs "Château-Lafite" et "Margaux". "Château-Palmer".

5 février 1916
De Worms & Cie Bayonne : Extrait. « Le préfet a télégraphié aux sous-préfets du département et aux maires de tous les chefs-lieux de canton, pour demander de le fixer sur la situation de toutes les usines d'éclairage au point de vue de leurs approvisionnements en combustibles, leurs besoins futurs, si elles ont des engagements avec des fournisseurs, et quels sont les noms de ces fournisseurs. D'autre part, le directeur de l'usine à gaz de Bayonne nous informe que l'association des usines à gaz se préoccupe de faire rechercher quels sont les bateaux français et anglais qui transportent habituellement en France les charbons destinés aux usines à gaz, pour demander au gouvernement britannique et au gouvernement français de ne pas réquisitionner ces bateaux... »
De Worms & Cie Cardiff : Situation du marché local.

7 février 1916
De James Burness & Sons, Londres : Politique de prix adoptée par Messrs Gray, Dawes & Co. pour fournitures de charbons à la P&O à Port-Saïd, Marseille et Malte.

11 février 1916
De Worms & Cie Bayonne : « Affaire Plisson. En même temps le maire de Biarritz (le sénateur Forsans) qui parait être au mieux avec M. Plisson, communiquait à la presse une lettre du préfet en date du 5 février, mais que nous avons lieu de croire antidatée, par laquelle la maison Lysberg, sur les instances du préfet, offrirait du charbon à gaz à 93 F ; anthracites à 83 et 100 F ; du coke à 72 F ; et enfin son Cardiff toujours à F 78.70. Tout le monde qui a suivi la question s'est rendu compte que c'était cousu de fil blanc. ... »

12 février 1916
De Worms & Cie Bayonne : « Comme nous avions toutes sortes de raisons pour le penser, les prix que le Préfet s'est fait donner par Lysberg Limited pour jeter de la poudre aux yeux ne sont qu'une mystification... Il est évident que les marchands de charbons, qu'il s'agisse des importateurs ou des revendeurs détaillants, que ces manoeuvres administratives gênent dans leurs transactions et mettent en posture désagréable vis-à-vis du public, ont une tâche difficile s'ils veulent protester... »
De l'agence de Pau : Extrait. Charbons à gaz. « M. Lavigne, adjoint au maire de Pau, m'a prié de passer à son bureau ce jour et m'a prié de vous poser les questions suivantes, devant servir à l'édification de notre municipalité... M. Lavigne me dit que diverses compagnies de gaz de la région invoquent le défaut de combustible pour protester et demander des concessions... »

14 février 1916
De Worms & Cie Bayonne : « Gaz de Pau... La compagnie France & Étranger lui avait donné des instructions pour insister auprès de la municipalité afin de réduire, par tous les moyens possibles, la consommation du gaz, en supprimant une partie de l'éclairage public superflu dans les circonstances actuelles, et en invitant la population à réduire sa consommation... Affaire Plisson... Malgré les clameurs de la presse dévouée à la préfecture, on finit par comprendre dans le public que c'est du bluff, et que des irrégularités très sérieuses ont été commises sous le couvert préfectoral. »

16 février 1916
De Worms & Cie Bayonne : Stationnement forcé des navires à Saint-Jean-de-Luz et encombrement prévisible du port de Bayonne. Suite de l'affaire Plission.
Au maire de Biarritz : « Nous, soussignés, marchands de charbon au détail à Biarritz, venons vous exposer la situation pénible dans laquelle nous nous trouvons pour approvisionner nos clients. Alors que toutes les maisons de charbon de Bayonne, sans exception, chez lesquelles nous nous pourvoyons ont augmenté leurs prix depuis le mois de décembre, on a annoncé inexactement dans les journaux que grâce à l'intervention de M. le préfet les cours avaient baissé... Nous tenons par la présente à dégager notre responsabilité vis-à-vis du public à qui on fait miroiter des réductions de 30 à 40% irréalisables et qui peut croire que nous sommes responsables du maintien des prix actuels. »

18 février 1916
De Worms & Cie Bayonne : Stationnement forcé des navires à Saint-Jean-de-Luz, expédition de 100 tonnes de charbon au Gaz de Pau, affaire Plisson, Forges de l'Adour.

22 février 1916
De Worms & Cie Cardiff : « "Mossoul". We thank you for copy of the Messageries Co's letter and for your reply thereto enclosed in yours of the 18tb inst., we regret exceedingly to find that, despite the strenuous exertions made to protect their interests and save time for the steamer they think better ought to have been done, but we feel sure that if they were fully acquainted with existing difficulties they would appreciate the position better, and thus at the risk of being considered prolix or verbose we must ask you to excuse us dealing with the matter at length... »

24 février 1916
De James Little & Co., Glasgow, à Worms & Cie Le Havre : Offre de services, présentation de la société...

Mars 1916
De Worms & Cie : [Extrait d'un historique de la flotte, daté du 29 mai 1937.] « En 1913 quatre vapeurs de 2.500 tonnes de port en lourd furent commandés aux Ateliers et Chantiers de la Loire, à Nantes. Le premier de ces vapeurs, le "Château-Palmer" allait partir en essais lorsque éclata la guerre mondiale ; il n'entra en service qu'en octobre 1914. Le "Château-Yquem" (le premier de ce nom) suivit un mois plus tard et quant au "Château-Lafite" (premier de ce nom) et au "Château-Latour", leurs livraisons furent retardées jusqu'en avril 1915 pour le premier et mars 1916 pour le second. Ces vapeurs à 2 ponts avec gaillard, dunette et long château central, ont 3 cales et entreponts, et le château couvre un entrepont supérieur ; ils ont trois panneaux chacun avec doubles mâts de charge et 2 paires de grues à vapeur desservant les panneaux n°2 et n°3 ; leur vitesse en charge atteint 11 noeuds ½. »
"Château-Latour" : Iconographie.

6 mars 1916
De James Little & Co., Glasgow : « ... We had no intention of seeking to represent you in connection with your coaling business. On the contrary, we had in view possible developments and extension with French Government business, to engage in which, we understand, you have created a regular service of steamers. In this respect, we are peculiarly adapted and equipped both in Glasgow, Liverpool and London etc., to represent you successfully as our regular coastwise and general business has brought us, after many years valuable experience, into the most intimate and close contact with all the principal merchants and Shippers, etc... »
De Worms & Cie Newcastle : « S/S "Camille". Our Solicitors now report that they have had a consultation with Messrs. Botterell Roche & Temperley, Solicitors of the Owners Protecting Society, and after giving the matter their careful consideration our Solicitors are of the opinion that the position the Owners take up is the correct one, and if possible an endeavour should be made to compromise... »
Du gouverneur de la côte française de Somalie : Certificat. « Les agents des douanes, soussignés, certifient que le 6 mars 1916 il a été pesé au service des douanes la quantité de cinquante-six caisses déclarées contenir de la benzine et adressées à l'administration locale lesquelles ont été reconnues peser brut... »

11 mars 1916
De Worms & Cie Bayonne : « Nos meilleurs éléments ayant été mobilisés et n'ayant pu être remplacés dans leurs fonctions par du personnel équivalent en attendant la fin de la guerre, la marche de l'agence dans des conditions suffisantes ne pourrait être assurée que si M. Le Roy obtenait d'être mobilisé sur place... »

15 mars 1916
Du gouverneur de la côte française de Somalie : « L'administration locale a reçu de votre correspondant de Port-Saïd, par vapeur "Ispahan", le 6 mars 1916, cinquante six caisses de benzine pour l'éclairage de la ville de Djibouti. Ces caisses sont arrivées en assez mauvais état, certaines complètement déclouées ne contenaient plus que des bidons vides... »

16 mars 1916
De James Little & Co., Glasgow : « We have only to again intimate that if, and when, matters materialise and the question of expanding your representation in this country becomes vital, our best services will be gladly at your disposal... »

19 mars 1916
De la Société de secours aux blessés militaires : « Nous venons de recevoir votre superbe don de vingt-cinq mille francs (25.000 francs) ainsi que la souscription de neuf cent trente francs (930 francs) du personnel de vos Maisons d'Égypte... »

21 mars 1916
De Worms & Cie Port-Saïd : « Par suite de cette modification, le bilan de mars accusera nécessairement un résultat énormément inférieur à celui de février, et c'est, du reste, le seul inconvénient que nous y trouvions... Nous notons, en vous remerciant, que la somme allouée en fin d'exercice 1915 à M. R. L.Howe a été versée à la Lawcourts Branch de la Bank of England, Londres au crédit de M. H. B.Howe... »

6 avril 1916
De Worms & Cie Bordeaux, à la Poudrerie nationale de Toulouse : « Nos agents à Glasgow n'ont obtenu une licence que pour 600 tonnes Trebles du Fifeshire pour "Izaro" ; nous avons donc dû résilier cet affrètement, car nous n'avons pas en ce moment l'emploi de gros charbon Glasgow, puisque vous ne pouvez pas en recevoir. Comme il devient de plus en plus difficile d'obtenir une licence pour cette qualité de Trebles, nous venons vous prier de nous dire demain si nous devons cesser nos recherches, car voilà déjà dix jours que nous bataillons avec la commission des licences en Angleterre pour n'aboutir à rien ; il convient donc que nous soyons absolument fixés demain pour savoir à quoi nous en tenir... »
De Worms & Cie Bordeaux, à la Poudrerie nationale de Toulouse : « Vous nous avez dit que vos démarches auprès des chefs de gare à Bordeaux n'avaient pas eu le succès que vous attendiez : nous espérons néanmoins que lorsque les vapeurs seront en déchargement, nous obtiendrons un peu de matériel, mais pour éviter des frais de surestaries, nous mettrons du charbon à terre, en magasin, que nous vous réexpédierons au fur et à mesure que nous aurons des wagons vides... Nous vous prions de bien vouloir nous faire savoir si nous devons continuer d'affréter les vapeurs à Glasgow, qui, comme les deux vapeurs ci-dessus, chargeraient des Trebles du Fifeshire, puisqu'il est matériellement impossible d'obtenir la licence pour des Trebles Nuts d'Écosse... »

17 avril 1916
De Worms & Cie Cardiff : « H.C. Vivian & Co. Your letter of the 12th inst. puts a question which is exercising a good many people locally, and to which no definite answer so far as we can say can yet be given by any outsider. It has always been understood that the bulk of the late Senior Partner's money remained in the firm in which Mr. Fred Vivian had only a small interest. Latter had not attended to business for a very long time prior to his death, and the whole management has been in the hands of Mr. Cratchley, who, for reasons best known to himself has never been particularly friendly towards us, although absolutely no cause exists for such an attitude... »
De Worms & Cie Cardiff : « Another factor that gives us much anxiety is our inability to say well in advance what steamers we shall have finishing and whether the collieries supplying said cargoes will or will not at the last moment want payment at 14 days or in cash less a 1/4 per cent, discount; so much depends on how their requirements may stand when vessels are loaded. Further, in the case of ships freights, we are absolutely in the dark as to the expedition or detention that such steamers may receive in the discharging ports... »

20 avril 1916
De Worms & Cie Marseille : « S/S "Amiral Latouche-Tréville". Ce vapeur est arrivé dans la rade de l'Estaque vers midi et n'est entré dans le port qu'à 2 heures pm. Vous savez qu'il a, à bord, environ 1.700 hommes de troupes russes, ainsi qu'un général et son état-major... »

24 avril 1916
De la Poudrerie nationale de Toulouse, à Worms & Cie Bordeaux : « Le ministre m'informe qu'en raison des difficultés rencontrées auprès du Coal Export Committee pour obtenir les licences d'exportation des charbons calibrés d'Écosse pour grilles mécaniques, il ne lui a été possible de demander, en ce qui concerne la fourniture que votre Maison doit faire à la poudrerie de Toulouse, que les licences suivantes :... »

25 avril 1916
Décès d'Henri Goudchaux. Ses parts dans la société Worms & Cie sont transmises aux deux enfants nés de son mariage avec Jenny Sophie Henriette Levyllier : Michel Goudchaux et Marie Goudchaux (épouse de Hyppolite Jean Labbé), chacun pour moitié, soit 400.000 F. En conséquence, Mme Labbé devient associée commanditaire. [Voir l'acte social du 24 décembre 1920 et la note du 22 décembre 1941.]
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Les débuts de M. Hypolite Worms (2ème du nom)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en mai 1948.] « Henri Goudchaux, étant décédé, en son domicile 2 bis, rue du Cirque à Paris, le 25 avril 1916, ses droits furent répartis entre ses deux enfants : Michel Goudchaux, déjà associé en nom collectif, et Mademoiselle Marie Goudchaux, qui avait épousé Hypolite Jean Labbé, avocat au conseil d'État et à la cour de cassation, officier de la Légion d'honneur, demeurant à Paris, avenue George V, n°21 - chacun pour 400.000 F, mais la part de Mme Labbé devenant simple part de commandite. Le montant des droits de Michel Goudchaux était donc ainsi porté à 725.000 F. Jean Labbé, fils du docteur Léon Labbé, était né le 1er juillet 1872 à Neuilly-sur-Seine, licencié ès-sciences, docteur en droit, il fut membre de la délégation française à Berne pour l'application du traité franco-allemand de 1911 et des Commissions d'organisation des juridictions françaises au Maroc, puis en Syrie. II était avocat au conseil d'État et à la cour de cassation, il avait épousé Melle Marie Goudchaux à Paris le 26 novembre 1903. »

26 avril 1916
De Worms & Cie Bordeaux, à la Poudrerie nationale de Toulouse : « La licence pour les Trebles d'Écosse du Lanarkshire a été refusée, mais nos agents à Glasgow ont été informés qu'une licence leur était accordée pour 15.000 tonnes de Trebles du Fifeshire & Lothian, qualité que nous vous avons achetée jusqu'à présent, puisqu'on ne peut pas obtenir de licence pour les Trebles d'Écosse. Nous continuerons donc à vous expédier des Trebles du Fifeshire. Nous continuerons également à vous tenir au courant relativement à ces licences, car lorsque les 15.000 tonnes seront épuisées, il sera nécessaire que le ministre fasse une seconde demande de 15.000 tonnes, pour que nous puissions continuer nos affrètements... »

2 mai 1916
De Worms & Cie : Faire-part de décès d'Henri Goudchaux. Outre son fils, Michel Goudchaux, il a pour fille, Marie Goudchaux, qui reçoit les droits réduits de son père dans la commandite Worms & Cie. Celle-ci est l'épouse d'Hippolyte Jean Labbé.
De Worms & Cie : Acte social. Modifications intervenues dans la commandite et la raison sociale depuis le 16 mars 1874, date de la création de Hypte Worms & Cie.

6 mai 1916
De Worms & Cie Bordeaux : « Nous avons l'honneur de vous accuser réception de votre lettre spéciale du 4 courant, ainsi que des 200 circulaires qui, tout en faisant part du décès de notre regretté Monsieur Henri Goudchaux, indiquent aussi que votre Maison continue avec les associés survivants... »

13 mai 1916
Du Comité central des armateurs de France, Paris : Procès-verbal du Conseil de direction du 12 mai 1916. Hommage posthume rendu par Jules Charles Roux (ancien député, président de la Compagnie général transatlantique), président du CCAF, à Henri Goudchaux, trésorier du Comité depuis 1903, année de la création de ce dernier. Nomination d'Hypolite Worms au conseil de direction du CCAF en qualité de représentant de Worms & Cie. Léon Bosquet, qui a assisté Henri Goudchaux pendant plusieurs années en tant que trésorier-adjoint, est nommé trésorier du Comité. Le mandat de trésorier-adjoint sera confié à Hypolite Worms en 1917.
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - De M. Hypolite Worms (1er du nom) à M. Hypolite Worms (second)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en mars 1948.] Henri Goudchaux reçut, à une date non précisée, la croix de chevalier de la Légion d'honneur.

25 mai 1916
De Worms & Cie Cardiff : « War clauses to be attached to charters for North France and Bay ports. » Additif collée sur la charte-partie de la Chamber Shipping Coasting Coal datée du 22 mai 1913. Voir ce document.

26 mai 1916
De James Burness & Sons, Londres : « We believe the question of the limitation of coal prices was more or less settled at a Meeting between representatives of the Coal owners and Mr. Runciman... »

1er juin 1916
De James Burness & Sons, Londres : « New scheme for the limitation of freights & price of coals for the North of France & Bay ports... »
De M. Paverot de Kerbrech, Florence : Au sujet de la mort d'Henri Goudchaux.

2 juin 1916
De James Burness & Sons, Londres : « With regard to the steamers owned by neutrals, it is evident our Authorities here are going to endeavour to control these vessels as you will see from the notices we are sending you in our other letter to the effect that at the South American ports, Islands & Delagoa Bay, as well as at Allied or Colonial ports, steamers are not to be supplied with any bunker coal unless they are on the White List and we take it that any coaling firm which does not comply with these conditions will render themselves liable to having difficulties put in their way in exporting coal from British sources. »

3 juin 1916
De Worms & Cie Cardiff : « II est devenu de plus en plus difficile d'obtenir n'importe quelle qualité de charbon promptement, tellement les besoins des autorités sont devenus urgents. Aussi leur contrôle et celui de la douane augmentent-ils incessamment. On n'est plus maintenant libre de vendre ou d'acheter directement pour expédition en France. Il va falloir passer par des commissions instituées par les gouvernements anglais et français... »

8 juin 1916
De Worms & Cie Port-Saïd : Longue lettre. « ... It appears to us that you must take the most serious view, just as we do, of this affair, which in our eyes is a very gross abuse of trust on the part of Mr. Swallow, meriting at the least dismissal from your service. If this step is taken by you we wish to say that we shall not regret it in the least, as we never considered Mr. Swallow proved equal to his duties as your agent in Cairo, and the business has been managed from Port Said rather than from Cairo even in its purely local details... »

24 juin 1916
De Worms & Cie Bordeaux, à la Poudrerie nationale de Toulouse : « ... A partir du 1er juillet, les exportations de charbons d'Angleterre à destination de la France ne sont autorisées que sur le visa du ministère des Travaux publics auquel nous sommes forcés d'indiquer maintenant l'importance de nos besoins pour les mois suivants, or... notre siège social, à Paris, avait, dans ses demandes pour juillet, compris votre établissement pour une quantité de 10.000 tonnes de Treble nuts d'Écosse. Le Bureau des charbons au ministère des Travaux publics a répondu à notre siège social que nous n'avions pas besoin de prévoir pour votre établissement plus de 6.000 tonnes par mois... »

6 juillet 1916
De Worms & Cie Port-Saïd : Longue lettre. « Mr. Roussel paid his visit to Cairo about which we wrote in our last, spending Monday and Tuesday (3rd & 4th July) in the office. We can only as a result of this visit confirm what we have already told you, adding that the confusion in accounts and stocks is so great (chaos would hardly be too strong a term) that it is impossible to render you this week, as we had hoped, anything in the nature of a final report, the data for which it will require a considerable time to compile... »

7 juillet 1916
De Paul Rouyer, Nice : Particulière.

21 juillet 1916
Du Coal Export Committee Westminster, Londres : « The amounts of coal which have been contemplated as those which should be exported to France from the several districts totalling 4.400.000 tons for the months of August and September were, as far as my Committee is aware, intended to include coal to be used as bunkers in French ports for British and other vessels and the Bureau des charbons are expected, of course, to give the necessary Authorisations for the importation of ample coal for the bunkering of British and
other vessels in French ports... »

25 juillet 1916
De Worms & Cie Newcastle : « Bayonne. We are still without the specific licence which would have permitted us to buy other coals this month if the Committee could have given us another steamer for this port... » Décision de ne pas acheter de charbon hors contrat. « Our WTD licence for the 21.800 tons has not yet turned up. We are waiting before putting in applications for further quantities. We note what you say about the 2.000 tons of Derbyshire Coals and as soon as we come across it we will have it forwarded to Hull... »
 
3 août 1916
De James Burness & Sons, Londres : « When we told you we had heard from your Cardiff House that they had received an intimation from their Coke factors that their supplies were being gradually allocated elsewhere so that perhaps it would be advisable to apply for a licence now for the next shipment to the Boleo Co... »

14 août 1916
De Worms & Cie Rochefort : « Poudrerie de Bergerac... Il résulte de ce rapport adressé à M. le sous-secrétaire d'État de l'Artillerie et des Munitions - direction générale des fabrications des poudres et explosifs que : nous aurions à fournir à cette poudrerie, 6.000 tonnes de Trebles par mois au minimum, dans le 4ème trimestre 1916, et à partir du 1er janvier prochain, 12.000 tonnes par mois, correspondant à une consommation de 400 tonnes par jour... »

18 août 1916
De James Burness & Sons, Londres : « Limitation schemes. We were asked by Mr. Hipwood of the Board of Trade to attend a Meeting there today at 3.30 p.m. to advise on the extension of the limitation of freights to the Italian ports and the Mediterranean generally... »

25 août 1916
De James Burness & Sons, Londres : « We beg to carefully note all you write regarding the proposed scheme for the limitation of freight rates, particularly as to the difference between Marseilles & Algiers to which you refer. If we have the opportunity we shall urges the points you make if we are called to another Meeting at the Board of Trade... »

26 août 1916
De sous-secrétaire d'Etat à la Marine, au ministre des Affaires étrangères : « En me faisant connaître que certaines maisons danoises s'étaient mises en instance auprès du ministre de France à Copenhague en vue d'obtenir la représentation dans cette ville de celles de nos compagnies de navigation qui assureront le service direct entre la France et le Danemark, vous m'avez demandé s'il convenait d'instruire dès maintenant ces candidatures ou d'en provoquer d'autres de la part de maisons plus importantes... »

9 septembre 1916
De Worms & Cie Cardiff : « Nos docks se trouvent surchargés de bateaux dont la plupart attend des cargaisons impossibles à obtenir étant donné les besoins urgents des autorités navales en ce moment. Il n'est pas possible non plus d'acheter des charbons pour livraison immédiate sauf des lots isolés... »

13 septembre 1916
De Worms & Cie Le Havre : Au sujet des fournitures à livrer à la Poudrerie d'Oissel.
De Robert Mackill & Co., Glasgow : « We thank you for the copies of Authorisation Notes for the quantities passed by the Bureau des Charbons for the latter quarter of the year to your goodselves, and we are making application for the necessary Licenses in accordance with same... With reference to the Marseilles quantity, we are in touch with Messrs. Gow, Harrison & Co., and are asking them to make their application out for 2.500 tons of Ell Coal, and not for Ell Coal and Trebles as per the Authorisation Note... »

16 septembre 1916
De Worms & Cie Le Havre : « Nous vous remettons sous ce pli copie de la convention intervenue entre la Marine et la Compagnie havraise péninsulaire. M. André Grosos, qui nous a confié ce contrat, nous a expliqué à la suite de quelles circonstances cet arrangement a été conclu. Le ministère des Colonies se plaignait que Madagascar et la Réunion étaient mal desservies par la Compagnie havraise et celle ci objectait qu'elle ne pouvait avoir des départs plus fréquents, étant donné que plusieurs de ses vapeurs étaient réquisitionnés... »

20 septembre 1916
De James Burness & Sons, Londres : « We have to acknowledge receipt of your favour of the 16th inst. reporting a telephonic conversation you have had with Messrs. Bordes with reference to a call they have received from the Paris representative of Messrs. Wilson, Sons & Co. Ltd. with a view to getting them to send their steamer "Magellan" when on her through the Panama Canal to coal at Puerto Rico (San Juan) instead of at St. Thomas, and we believe it is quite correct that they are willing to accept 45/- for the supply of Pocahontas &/or New River Coal (for such business)... »

21 septembre 1916
De James Burness & Sons, Londres : « Meanwhile you advised us that two or three days before that gentleman's death Messrs. H. C. Vivian & Co. gave notice to terminate the agreement on the 31st December which, you remarked, was indeed very bad of them in as much as last year they asked for something and got it; the outlook of matters at Marseilles at present was therefore most unfavourable... »

26 septembre 1918
De Worms & Cie Le Havre : [Extrait d'une lettre adressée au ministre de la Marine le 19 février 1918.] « Nous avons bien reçu en son temps votre lettre... par laquelle, après avoir rappelé qu'aux termes du contrat passé avec votre département le 26 septembre 1916 et modifié par acte additionnel du 6 novembre 1917, nous devions assurer entre le Pays de Galles et le port de Brest un transport mensuel de 6.000 tonnes de charbon... »

27 septembre 1916
Du ministre de France à Copenhague, au ministre des Affaires étrangères : « Je remercie V. Exc. d'avoir bien voulu par sa dépêche du 2 de ce mois, me faire connaître les idées de M. le sous-secrétaire d'État pour la marine marchande touchant la représentation à Copenhague de la Compagnie française de navigation qui pourrait assumer après la guerre un service entre la France et les pays scandinaves... »

28 septembre 1916
De Worms & Cie Bayonne : « Projet de raccordement avec le tramway basque. Avant que vous puissiez prendre une décision, il nous paraît utile d'ajouter quelques explications, qui nous paraissent indispensables, car nous avons l'impression que, si sur le fond de l'affaire, vous reconnaissez que l'opération envisagée présente un intérêt indiscutable, nous ne la voyons pas tout à fait du même point de vue quant à la manière de la réaliser... »

29 septembre 1916
De Robert Mackill & Co., Glasgow : Opérations à Marseille, avec le chemin de fer andalous et en Espagne.

4 octobre 1916
De James Burness & Sons, Londres : « Société minière du Tonkin. We were already committed through their Agents here to several orders for supplies at Aden and during the latter part of 1915 & up to date our friends at Aden & Co.lombo have made about a dozen supplies to their time chartered steamers amounting to about 3.000 tons in all. The first draft was paid on presentation under discount and the others which have been accepted payable at the Banque belge pour l'étranger here, have all been met in due course. From the outset they have time chartered 7 or 8 Japanese steamers and one flying the American flag... »

16 octobre 1916
De Gaston Bouniols : Longue note. « Pour qui observe attentivement la lutte de matériel qu'est devenue l'habituelle méthode de cette guerre, il apparaît que sous le rapport de l'artillerie et des munitions, les alliés ont réalisé de sensibles progrès. Mais dans le domaine maritime, il ne paraît pas en être de même : les sous-marins allemands continuent leurs destructions systématiques, aussi bien de navires alliés que de navires neutres avec un succès que rien jusqu'ici ne semble en mesure d'enrayer. Cette constatation est d'autant plus désolante que la destruction par sous-marin est, pour ainsi dire, la seule manifestation d'activité de la marine allemande... »
D'une note sans signataire : « Gaston Bouniols vient me voir, il m'explique qu'il est membre du conseil de surveillance de la Banque russe du commerce et de l'industrie, l'autre membre de ce conseil de surveillance étant Gouin, de la Société des Batignolles ; il a déjeuné l'autre jour avec le prince Soukotoff, administrateur de la Banque russe du commerce et de l'industrie... »

19 octobre 1916
Du Comité central des armateurs de France, Paris : « Représentation d'armateurs français à Copenhague. A toutes fins utiles, nous avons l'honneur de vous communiquer, ci-joint en copie, deux dépêches du sous-secrétaire d'État à la Marine et du ministre de France en Danemark, concernant la représentation éventuelle à Copenhague d'entreprises de navigation françaises... »

1er novembre 1916
De Me Touchet, à Worms & Cie Bordeaux : « Comme suite à ma lettre du 22 mai dernier, vous remettant promesse de vente que m'a consentie M. Louis Faget, propriétaire de l'immeuble situé, quai Louis XVIII, à Bordeaux, et pour une durée de six mois, dont l'échéance aura lieu le 19, présent mois. J'ai l'honneur de vous remettre, inclus, promesse de cession du bail par le locataire d'une majeure partie dudit immeuble, le bail du locataire débit de vins sera terminé fin décembre 1917... »

2 novembre 1916
De Worms & Cie Bordeaux : « Nous avons l'honneur de vous remettre la copie de la lettre de M. B. Touchet, qui a enfin obtenu de M. Henri Lacourrège, locataire de l'immeuble du quai Louis XVIII, une promesse de cession de son bail qui finira le 31 décembre 1928, moyennant une somme de 20.000 F, plus six mois de loyer, soit F 1.600, et aussi, copie de cette cession de bail établie sur papier timbré, que nous conservons dans notre dossier... »

9 novembre 1916
De James Little & Co., Glasgow : « We have observed, with pleasurable interest, a report that you have purchased a large piece of ground on the river Seine for the erection of Shipbuilding Yards, to be known as "Les Ateliers et Chantiers de la Seine Maritime"... »

10 novembre 1916
De James Burness & Sons, Londres : Transmission de renseignements sur une société qui « in conjunction with Messrs Grahams & Co.'s Indian Houses (Calcutta & Bombay) propose endeavouring to capture the business formerly carried on by the Hansa Line. Then again they are credited with the intention of running a Line from a French Atlantic port to the United States; also a Line from the United States to the Mediterranean, and furthermore that they are believed to be contemplating a Line of steamers to Australia from a Northern European port... »

23 novembre 1916
De James Burness & Sons, Londres : « Bordeaux & the General Situation. We beg to acknowledge receipt of your letter of the 20th inst. and are much obliged to you for posting us so fully with reference to the coal position in France, which we very much regret to see is even more serious than we had thought... »

25 novembre 1916
De Worms & Cie Cardiff : Longue lettre. Situation : Politique en France (Bureau national des charbons) et en Angleterre (Limitation Schemes Executive). Port-Saïd, Marseille, Alger, Le Havre, Swansea, Bordeaux. Chartering. Alicante. Messageries. State railways. Goods line. Chargeurs réunis. Burness. War risks.

28 novembre 1916
De James Burness & Sons, Londres : « You desired us to intimate to the P&O Co. that in consequence of the operation of the Limitation Regulations having prevented you from obtaining tonnage for your Marseilles requirements for about a month, you were very much afraid you might be short of coal there about 10/25th proximo & that you would be very much obliged to them if they could see their way to relieve you under the circumstances by taking as much coal as possible for the homeward bound boats at Port Said & for the outward bound boats here or at Gibraltar or elsewhere... »

1er décembre 1916
De James Burness & Sons, Londres : « Mr. Hipwood, the Assistant Secretary of the Marine Department of the Board of Trade, to whom we handed the letter a copy of which we sent you last evening, admitted to us the break-down of the Limitation scheme in its present form owing of course to the loss of numerous steamers by submarine & the consequent increase in the War Risk insurance and he fully realised the seriousness of your position at Marseilles having regard to your commitments to the P&O Co. in particular and the other steamers requiring bunkers there... »

12 décembre 1916
De James Burness & Sons, Londres : « Marseilles & time chartering. We... are much interested in the interview which you had with Lieutenant Thoumyre with reference to taking up boats on time charter... »

13 décembre 1916-18 juin 1918
De Me Jean Chalain, à Francis Ley, banque Worms : [Extrait d'un courrier daté du 14 novembre 1977.] Fondation des chantiers de construction navale du Trait. Liste des contrats de vente des terrains contigus. L'achat par la Maison Worms des terrains qui allaient constituer d'une part la surface occupée par les Chantiers du Trait et d'autre part, le domaine de la Société immobilière du Trait (cité ouvrière), a été réalisé, en raison du grand nombre de propriétaires antérieurs des lieux, grâce à une trentaine d'actes de vente. Ceux-ci ont été passés pour la plus grande part, par-devant Me Rousée, notaire à Jumièges, (tantôt directement tantôt comme suppléant de Me Garrigue, notaire à Duclair). Certains actes furent passés devant Me Dubost, notaire à Savigny-sur-Orge, suppléant Me Leclair, notaire à Caudebec-en-Cau, par-devant Me Clé, notaire à Longjumeau, et Me Weber-Modar, notaire à Jumièges. Les dates de signature de cette trentaine d'actes s'échelonnent entre le 13 décembre 1916 (premier acte en date) et le 18 juin 1918 (dernier acte en date pour cette période). Le gros des actes a été signé dans le courant de l'année 1917.
D'Henri Nitot : [Extrait d'un témoignage recueilli le 28 avril 1977.] « C'est M. Anatole de Monzie, sous-secrétaire d'État à la Marine marchande pendant la première guerre mondiale qui, devant les ravages causés par la guerre sous-marine, demanda à trois groupes industriels et financiers de créer des chantiers de construction navale pour la reconstitution de la flotte. Ainsi, le groupe Worms créa-t-il les Chantiers du Trait sur la Seine en aval de Rouen, le Groupe Schneider, ceux d'Harfleur près du Havre et le Groupe Paribas, ceux de Caen... Les terrains du Trait furent achetés par Worms & Cie et Georges Majoux, associé gérant de la Maison, consacra une bonne partie de son activité à l'édification des ateliers entre 1918 et 1920... Au début, il y avait 350 habitants [au Trait] ; à la fin des Chantiers et Ateliers de la Seine-Maritime, il y en avait 6.000. »
De Francis Ley, Banque Worms : [Extrait d'un historique sur la Banque Worms (1928-1978), daté du 10 avril 1978.] Fondation des chantiers de construction navale du Trait. « Le choix du site avait été déterminé en fonction des possibilités qu'offrait le voisinage de l'Angleterre en approvisionnements dont l'économie de guerre de la France avait besoin, alors qu'une partie des territoires les plus industrialisés de celle-ci se trouvait occupée par l'envahisseur. »
De James Burness & Sons, Londres : « When speaking to us this morning you told us you attended a Meeting at the ministry of Public Works yesterday afternoon when the Chairman, Mr. Weiss, again emphatically said he had heard from M. Parent that the British Authorities would on no account allow time charters at any figure and would "blow up" those parties who had exceed the limitation rate... »

Conteneur

B-A

Informations portées sur les bordereaux d'archivage
(B-A = boîte archives)

W/210

1043

Services charbons - contrats divers (1913-1931)- Contrats de remorquage (1913-1917).

W/210

1046

Worms & Cie - Le Havre : Flotte (1906-1924)- Constructions nouvelles.

W/210

1047

Service charbons - Succursales de Rochefort, Limoges, Bayonne, Pasajes, Strasbourg (1901-1928)
- De Worms & Cie Bayonne : Projet de raccordement des chantiers avec le nouveau réseau de tramways destiné à desservir la côte et le pays basque. Intérêt : servir les localités qui s'alimentent en charbon presque exclusivement à Bayonne par des charrois sur la route : Biarritz, Bidart, Guéthary... De plus, quelques centres industriels s'approvisionnent par le chemin de fer dans les gares de Saint-Jean-de-Luz et Cambo. Avant-guerre, plus de 20.000 tonnes de charbon étaient transportés par route entre Bayonne et Biarritz (hôtels, foyers domestiques, 7 à 8.000 tonnes pour les usines à gaz). Le gros de la clientèle était constitué de revendeurs. « A l'heure qu'il est pour avoir des permis d'importation, il faut justifier des quantités primitivement importées ; cette organisation du Bureau des charbons, qui existe maintenant depuis juin, est absolument néfaste, non pour la question des licences, mais pour toutes les mesures qui ont contribué à la crise de quantité, à laquelle nous devons faire face. »

W/214

1064

Direction générale des Services charbons :
Paris - industrie - marchés (1903-1921)
- Pendant la guerre de 1914-1918, l'Angleterre s'est réservé son charbon pour elle-même et ses alliés et a empêché l'exportation vers les pays neutres.
- Desmarais Frères (coke de pétrole) : Alimentation en charbon Lambton (1910-1916)
- Compagnie du PLM : Fourniture d'anthracite par la Maison du Havre pour Paris et Marseille.
- Compagnie du Boléo : La Maison Worms achète des lots représentant 18.000 tonnes de coke, de Cardiff et d'Écosse, qu'elle charge au Royaume-Uni et expédie à Santa Rosalia.
- Société générale pour la fabrication de la dynamite : Approvisionnement de son usine de Paulilles.

W/214

1065

Direction générale des Services charbons : Paris - Contrats de vente de charbons (1907-1921)
- Compagnie des chemins de fer andalous, 4, rue de Rome, Paris (1907-1920) : 10 à 20.000 tonnes. Difficultés avec les mines. « Si nous n'arrivons pas au 1er janvier 1917 avec des soldes non encore chargés... » Les autorités de l'Amirauté empêchent le chargement des vapeurs que les armateurs expédient ailleurs. Double problème : Achat du charbon rendu difficile en raison des hostilités et l'affrètement des navires entravé par leur rareté et leur réquisition par les autorités. Le problème est récurrent durant toute l'année ; les cargaisons sont négociées par James Burness & Sons (une dizaine environ).
- Compagnie centrale d'énergie électrique (1908-1919).
- Société anonyme ottomane du gaz de Beyrouth : Notes et échange de correspondance (1908-1918).
- Compagnie universelle du canal maritime de Suez : Même marché qu'en 1907+ briquettes Crown.

 

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