90 résultats

1916.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence, dans :

  • les copies de lettres à la presse1,
  • les doubles des courriers reçus par le siège, à Paris, entre 1914 et 19182,
  • la correspondance, les notes, rapports, circulaires, accords, traités... (originaux ou duplicatas) émanant de la direction générale de la Maison, des départements maritimes et combustibles, des chantiers de constructions navales du Trait, ainsi que des succursales françaises et étrangères. Les dossiers d'où proviennent ces pièces ont été classés "tels quels" par les services qui les ont produits. Répertoriés par objet et non par date, ils couvrent – ensemble – une période allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1960. Une notice située à la fin du présent article, reproduit le descriptif qui est fait des archives les plus significatives sur les bordereaux d'inventaire,
  • les synthèses réalisées par la Maison et notamment :
    • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
    • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec l'Égypte (1869-1948)", daté du 16 juin 1948.

A ces informations s'ajoutent celles recueillies :

  • auprès des services administratifs : état civil, tribunal de commerce...
  • dans les annuaires et les minutes notariales...
  • dans la presse, les revues professionnelles et les ouvrages d'histoire...

Les documents d'où sont extraits les renseignements rassemblés dans ce recueil sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur l'intitulé de chacun d'eux (en bleu + soulignement).

1+2 Ces corpus n'ont pas fait l'objet d'un dépouillement exhaustif comme cela a été le cas pour les chronos de correspondance datant du 19ème siècle.

1916.00.De Worms et Cie Port-Saïd.État comparatif depuis 1897.Original

Document original

1916.01.01.De Worms et Cie.Circulaire.Original

Document originalWorms & Cie45, boulevard HaussmannParis, le 1er janvier 1916Messieurs,Nous avons l'honneur de vous informer que notre société a été, à partir de ce jour, modifiée de la façon suivante.Elle se compose désormais des membres suivants.M. Henri Goudchaux, M. Michel Goudchaux, M. Hypolite Worms - membres de l'ancienne société -, M. Georges Majoux, directeur des Services maritimes de la Maison Worms : associés en nom collectif.Mme Arthur Delavigne, née Worms, les héritiers de M. Lucien Worms (M. Hypolite Worms exceptés) : associés commanditaires.M. Paul Rouyer a définitivement pris sa retraite, après une longue association dont notre Maison conserve le meilleur souvenir.Nous espérons que vous voudrez bien nous continuer la bienveillance que vous avez toujours témoignée à notre maison et nous vous prions d'agréer, Messieurs, nos salutations empressées.Worms & CieM. Henri Goudchaux signera : [Signature].M. Michel Goudchaux signera: [Signature].M. Hypolite Worms signera: [Signature].M. Georges Majoux signera: [Signature].

1916.01.08.Du Petit Havre.Article

Pierre Houard, inscrit à Binic, n° 89, capitaine du vapeur de charge "Hypolite-Worms".

1916.01.10-12.De la Gazette des tribunaux.Original

InsertionNB : La copie image de cette annonce n'a pas été conservée en raison de son format.Modification de sociétéI.Suivant acte reçu par Me Théret, notaire à Paris, le vingt et un décembre mil neuf cent quinze,M. Paul-Charles, Louis Rouyer, négociant armateur, chevalier de la Légion d'honneur, demeurant à Paris, rue Louis-David, n°5.A cédé à :1° M. Michel-Joseph Goudchaux, négociant armateur, demeurant à Paris, rue Pierre-Charron, n°31,2° Et M. Georges-Édouard Majoux, directeur des services maritimes de la maison Worms et Cie, demeurant au Havre, rue de Sainte-Adresse, no 45,Chacun par moitié,La totalité de ses droits dans le capital de la société Worms et Cie, dont le siège est à Paris, boulevard Haussmann, n°45, ayant pour objet l'armement des navires et bâtiments de navigation et de transport de toute espèce, le commerce de charbons, les opérations de banque et change national et international, et plus spécialement pour la continuation des opérations de l'ancienne société Worms, Josse et Cie et de la société Worms et Cie qui en a été la continuation, ladite société formée aux termes d'un acte reçu par Me Théret, notaire à Paris, le dix sept décembre mil neuf cent dix.L'entrée en jouissance des droits cédés a été fixée au premier janvier mil neuf cent seize.Deux expéditions dudit acte ont été déposées l'une au greffe du Tribunal de commerce de la Seine et l'autre au greffe de la Justice de paix du neuvième arrondissement de Paris, le six janvier mil neuf cent seize.Pour extrait :Signé : Théret.II.Société Worms & CieModification et prorogation de la sociétéAux termes d'un acte reçu par Me Théret, notaire à Paris, le vingt et un décembre mil neuf cent quinze,M. Henri Goudchaux, négociant armateur, chevalier de la Légion d'honneur, demeurant à Pans, rue du Cirque, numéro 11 bis,M. Michel Goudchaux, négociant armateur, demeurant à Paris, rue Pierre-Charron, numéro 31,M. Hypolite Worms, négociant armateur, demeurant à Paris, rue Picot, numéro 8,M. Georges-Édouard Majoux, directeur des services maritimes de la société Worms et Cie, demeurant au Havre, rue de Sainte-Adresse, numéro 45.Mme Emma-Louise Worms, propriétaire, veuve de M. Emmanuel-Arthur Delavigne, propriétaire, demeurant à Paris, boulevard Haussmann, numéro 45,Et les héritiers et représentants de M. Lucien Worms, ancien associé décédé, dénommés audit acte,Ont modifié et prorogé la société constituée suivant acte reçu par Me Théret, notaire à Paris, le dix-sept décembre mil neuf cent dix, entre MM. Henri et Michel Goudchaux, M. Hypolite Worms, Mme Delavigne, M. Lucien Worms, depuis décédé, et M. Paul-Charles-Louis Rouyer, demeurant à Paris, rue Louis-David, numéro 5,Et pour faciliter l'application des modifications apportées aux statuts de ladite société, les parties ont établi de nouveaux statuts rectifiés,Desquels statuts il a été extrait ce qui suit.Texte nouveau des statuts.Article premier.Il est formé entre M. Hypolite Worms, M. Henri Goudchaux, M. Michel Goudchaux. M. Majoux, Mme Delavigne et les héritiers et représentants de M. Lucien Worms, décédé, dénommés audit acte de société : une société ayant pour objet l'armement de navires et de bâtiments de navigation et de transport de toute espèce, le commerce des charbons, les opérations de banque et change national et international, ainsi que tous autres genres de commerce ou d'industrie que les associés jugeront convenable d'y joindre et plus spécialement pour la continuation des opérations de la société actuelle Worms et Cie, constituée par acte reçu par Me Théret, le dix-sept décembre mil neuf cent dix et de l'ancienne société Worms, Josse et Cie, constituée par acte devant Me Théret, le quatorze février mil huit cent quatre-vingt-un et de la société Worms et Cie qui en a été la continuation, ainsi qu'il résulte d'un acte reçu par Me Théret, le dix-huit décembre mil huit cent quatre-vingt-quinze.Article deux.La société sera, à compter du premier janvier mil neuf cent seize, en nom collectif à l'égard de MM. Hypolite Worms, Henri Goudchaux, Michel Goudchaux et Majoux et en commandite seulement à l'égard de Mme Delavigne et les héritiers de M. Lucien Worms dénommés en l'acte de société.La raison et la signature sociales seront : Worms et Cie.Article trois.La signature sociale appartiendra à MM. Hypolite Worms, Henri Goudchaux, Michel Goudchaux et Majoux, qui pourront en faire usage séparément, mais seulement pour les affaires de la société.En conséquence, tous billets, lettres de change, chèques, marchés et autres actes, contenant obligation, énonceront la cause pour laquelle ils auront été faits ou souscrits.Chaque fois qu'il y aura lieu de prendre une décision par les associés gérants, cette décision devra être prise à la majorité des voix. En cas de partage égal la voix de M. Henri Goudchaux sera prépondérante.Article quatre.La durée de la société sera de cinq années à partir du premier janvier mil neuf cent seize, pour finir le trente et un décembre mil neuf cent vingt.Article cinq.Le domicile et le siège de la société seront à Paris, boulevard Haussmann, numéro 45.C'est à ce siège, attributif de juridiction que seront tenus les livres commerciaux, que seront faits et arrêtés les inventaires et c'est de là que partiront les instructions pour les divers comptoirs.La société a des comptoirs à : Dunkerque, Boulogne, Dieppe, le Havre, Rouen, Brest, Nantes, Rochefort, Angoulême, Tonnay-Charente, Bordeaux, Bayonne, Marseille, Toulon et Alger, en France ; à Pasages (Espagne), à Cardiff, Newcastle, Great-Grimsby, Goole et Hule (Angleterre), Port-Saïd, Suez, le Caire et Alexandrie (Égypte)II pourra être établi d'autres comptoirs soit en France, soit à l'étranger, dans tous les lieux qu'il conviendra aux associés en nom collectif.Article six.Le fonds ou capital social est de quatre millions de francs.Il se compose de tout l'actif de la société Worms et Cie, déduction faite du capital de réserve et des plus-values déjà, partagés, tel qu'il résultera de l'inventaire social qui sera arrêté au trente et un décembre mil neuf cent quinze.Cet actif comprend notamment :La propriété entière des steamers suivants : "Barsac", "Bidassoa", "Cantenac", "Château-Lafite", "Château-Latour", "Château-Palmer", "Château-Yquem", "Fronsac", "Haut-Brion", "Hypolite-Worms", "Léoville", "Listrac", "Michel", "Pessac", "Pomerol", "Pontet-Canet", "Sauternes", "Séphora-Worms", "Suzanne-et-Marie", "Thérèse-et-Marie",Du port du Havre et tous actuellement affectés aux services maritimes de la société.Ledit fonds ou capital social appartiendra :A Mme Delavigne pour cinquante-quatre/cent soixantièmes ou1.350.000Aux héritiers et représentants de M. Lucien Worms dénommés en l'acte de société, pour quarante-quatre/cent soixantièmes ou1.100.000A M. Henri Goudchaux pour trente-deux/cent soixantièmes ou800.000A M Michel Goudchaux pour treize/cent soixantièmes ou325.000A M. Hypolite Worms pour treize/cent soixantièmes ou325.000Et à M. Majoux pour quatre/cent soixantièmes ou100.000Total égal : quatre millions de francs, ci.4.000.000Article treize.Chacun des associés en nom collectif ayant la signature sociale, pourra, en signant de cette signature, faire seul tous achats et ventes de marchandises, passer tous marchés de fournitures, signer tous chèques, mandats, billets, lettres de change et autres valeurs dans les termes et pour les délais d'usage sur la place commerciale pour laquelle ils seront crées ou tirés, ainsi que tous acquits, acceptations, endos et émargements.Il pourra, en outre, faire tous baux et locations d'immeubles, soit par la société, soit a son profit, moyennant les prix et aux conditions qu'il avisera, contracter toutes assurances maritimes et terrestres pour quelques risques que ce soit, consentir et signifier tous délaissements, passer et signer tous contrats de nolisements, affrètements ou chartes-parties, soit de navires de la société, soit de bâtiments appartenant à des tiers, consentir tous emprunts ou prêts à la grosse, faire tous marchés de réparations et réarmements dans les bateaux de la société.Enfin, il pourra faire seul, en usant de la signature sociale, tous les actes d'administration des affaires de la société, suivant l'usage du commerce, autres que les acquisitions, ventes ou hypothèques d'immeubles ou de navires, emprunts à des termes autres que ceux en usage dans le commerce ou par d'autres modes.Ces dernières opérations ne pourront être faites par chaque associé gérant qu'avec un pouvoir, une autorisation ou délégation spéciale de la majorité des associés en nom collectif.Enfin, les associés en nom collectif choisissent et nomment tous chefs ou directeurs de comptoirs, capitaines, commissaires et autres représentant, ainsi que tous employés quelconques, fixent leurs appointements ou intérêts et les conditions générales de leurs emplois on engagements ; ils les révoquent ou congédient, le tout par décision prise à la majorité des voix, mais sans que cette stipulation puisse autoriser ces directeurs, chefs de comptoirs, capitaines ou employés à exiger la justification de la décision ; ils doivent, au contraire, obtempérer à cet égard aux ordres d'un seul des associés en nom collectif, la présente clause n'ayant pour objet que de régler les rapports des associés entre eux et ne pouvant conférer aucun droit à des tiers.Les procurations et pouvoirs qui seraient conférés à tous employés, chefs de comptoirs, mandataires et fondés de pouvoirs devront être signés par deux des associés ayant la signature sociale et autorisés par la majorité des associés en nom collectif, à moins qu'il ne s'agisse de mandats spéciaux donnés pour des opérations définies, auquel cas ces procurations pourront n'être signées que par l'un des associés ayant la signature sociale, et sans qu'il soit besoin de l'autorisation des autres associés.Article seize.En cas d'impossibilité par suite de maladie pour l'un ou l'autre des associés-gérants, de s'occuper des affaires sociales pendant plus de six mois, cet associé pourra se retirer de la société ; cette retraite sera assimilée à son décès, et produira les mêmes effets, et les droits de cet associé seront réglés ainsi qu'il est prévu en l'article dix-sept pour le cas de décès.Article dix-sept.En cas de décès des associées commanditaires ou de l'une d'elles, la société continuera entre les associés survivants et les héritiers et représentants de l'associée ou des associées décédées comme associés commanditaires, et leur commandite sera du montant des droits de leur auteur fixé par le dernier inventaire social, avec droit aux mêmes bénéfices.Arrivant le décès de l'un des associés ayant la signature sociale, la société continuera aux conditions et de la manière ci-après stipulées.Toutefois, dans le délai de deux mois à compter dudit décès, à la demande d'un seul des associés en nom collectif ou commanditaire, tous les associés survivants devront se réunir et décider :Premièrement, s'il y a lieu de modifier la société par l'introduction d'un nouvel associé, d'en changer la forme ou, s'il convient, de liquider.Deuxièmement, quelles seront les modifications à apporter au pacte social par suite de l'introduction d'un nouvel associé, sans toutefois que la part des bénéfices des associés survivants puisse être réduite.Et dans le cas de continuation de la société avec ou sans nouvel associé, fixer dans quelle proportion se fera entre les associés en nom collectif la répartition de la part dans les bénéfices restant disponibles par suite de ces décès.Les décisions seront prises à la majorité des voix des associée en nom collectif et commanditaires, les héritiers et représentants de chaque associé décédé ne devant compter que pour une voix.Il en sera de même pour les commanditaires héritiers et représentants de M. Lucien Worms, lesquelles n'auront droit qu'à une voix.En cas de partage des voix dans leur groupe, la voix de Mme Lucien Worms sera prépondérante.Dans le cas de continuation de la société, les droits des héritiers et représentants de l'associé décédé seront réglés de la manière suivante :S'il s'agit du décès de M. Henri Goudchaux, de M Michel Goudchaux ou de M. Hypolite Worms, la société continuera entre les associés survivants et les héritiers et représentants de l'associé décédé, mais comme associés commanditaires seulement, et leur commandite sera du montant des droits de leur auteur, fixé par le dernier inventaire social avec droit aux mêmes bénéfices.Toutefois, en ce qui concerne M. Henri Goudchaux, les droits de ce dernier dans les bénéfices postérieurs à l'année de son décès passeront a ses héritiers réduits à quinze pour cent.S'il s'agit du décès de M. Majoux, la société continuera entre les associés survivants seuls et celui qu'ils auraient pu s'adjoindre à l'exclusion de ses héritiers et représentants. Ceux-ci auront droit à la part entière de leur auteur dans les bénéfices de l'année dudit décès, mais leurs droits sur lesdits bénéfices s'éteindront le trente et un décembre de ladite année, époque à laquelle les associés survivants resteront propriétaires de tout son actif social, à la charge de rembourser la part dont leur auteur serait nominalement propriétaire dans le capital et dans les réserves,Et en plus de payer aux héritiers et représentants de M. Majoux une somme de dix mille francs pour chaque année commencée depuis le premier janvier mil neuf cent seize.Le capital ainsi remboursé appartiendra aux associés survivants chacun proportionnellement à sa part originaire fixée à l'article six des présentes,Et les sommes quelconques payées à titre de majoration seront prélevées, avant toute chose, sur les bénéfices de la société constatés par l'inventaire au trente et un décembre de l'année du décès, en cas d'insuffisance sur les premiers bénéfices réalisés de l'année suivante.Article dix-neuf.Arrivant le décès du dernier survivant des associés ayant la signature sociale, la société sera dissoute et liquidée en la forme commerciale par un ou plusieurs liquidateurs nommés ou choisis par tous les ayants droit à l'actif social ou à défaut d'entente entre ces derniers, par M. le président du Tribunal de commerce de la Seine.Article vingt.La veuve, les héritiers ou créanciers d'un associé, non plus que son conjoint, ni les héritiers ou représentants de celui-ci, ne pourront dans aucun cas et sous quelque prétexte que ce soit, provoquer l'apposition des scellés sur les biens et valeurs de la société, en demander le partage ou la licitation, ni même faire procéder à aucun inventaire en la forme civile de ses biens et valeurs.Ils devront, pour l'exercice de leurs droits, s'en rapporter aux inventaires annuels faits en la forme commerciale, comme il est dit ci-dessus, sans pouvoir en exiger d'autres.Article vingt-deux.Arrivant l'expiration du délai pour lequel la société est constituée, c'est à-dire le trente et un décembre mil neuf cent vingt, ou encore arrivant la dissolution de la société pour quelque cause que ce soit, M. Majoux étant encore associé, tous les autres associés ou leurs héritiers et représentants, en tant qu'ils feraient partie de la société, auront la faculté de conserver pour leur compte personnel tout l'actif social tel qu'il existera alors, sans aucune exception ni restriction, à charge par eux :De rembourser à M. Majoux la part dont il était propriétaire nominalement dans le capital social et dans les réserves, soit à l'expiration de la société, soit au jour de la liquidation augmentée d'une somme de dix mille francs pour chaque année commencée depuis le premier janvier mil neuf cent seize, comme il a été dit en l'article dix sept relatif aux cas prévus du décès de M. Majoux.Article vingt-trois.Arrivant la dissolution de la société pour quelque cause que ce soit, autre que le décès du dernier survivant des associés ayant la signature sociale ci-dessus prévus, auquel cas il serait procédé comme il est dit en l'article dix-neuf, la liquidation sera faite par les associés en nom collectif ou le ou les survivants d'eux, auxquels tous pouvoirs nécessaires sont donnés à cet effet.Et préalablement à la modification de société qui précède et par le même acte Mme veuve Worms, née Houcke, et M. Hypolite Worms avaient cédé et abandonné à M. Michel Joseph Goudchaux, tous susnommés, moyennant un prix indiqué audit acte une partie du montant de leurs droits dans le capital social de la société en nom collectif Worms et Cie ci-dessus dénommée.L'entrée en jouissance des droits cédés a été fixée au premier janvier mil neuf cent seize.Deux expéditions dudit acte de société ont été déposées : l'une au greffe du Tribunal de commerce de la Seine et l'autre au greffe de la Justice de paix du neuvième arrondissement de Paris le six janvier mil neuf cent seize.Pour extrait :Signé : Théret.

1916.01.11.Du Petit Havre.Article

Avis aux réclamateurs. MM. Les réclamateurs des marchandises chargées sur le steamer "Fronsac", arrivé de Newsport-Mon, le 25 décembre 1915, et sur le steamer "Hypolite-Worms", arrivé de Swansea le 6 janvier 1916, sont informés que par suite de l’encombrement des quais il est impossible de débarquer lesdites marchandises qui seront, en conséquence, transbordées sur allèges à leurs frais, risques et périls.

1916.01.13.De James Burness and Sons.Londres

James Burness & SonsLondon and 3, Bute Crescent, Cardiff138, Leadenhall StreetLondon, 13th January 1916Messrs Worms & C° - ParisDear Sirs,Natal coal for Messageries C°. We confirm our conversation by telephone this morning with reference to the rebates under the f.a.s. contract last year when we referred you to Messrs Mitchell Cotts & Co's letter of the 8th March and our reply of the following day which we thought put on record what undoubtedly was the understanding we believed we had with them, viz. that all cif cargoes were included in the f.a.s. contract & the rebate was payable thereon.You told us that the Messageries Co. now want an offer of a cargo of 3/4000 tons, shipment in February, for Djibouti, that shipment to be included not only in the quantity of the rebate but also in the amount of the rebate to be paid under this year's f.a.s. contract when we said that Messrs Mitchell Cotts & Co. had agreed to this for this year. You also requested us to put the same enquiry to Messrs Mann, George & Co. foroa cargo of Transvaal Coal as the Messageries Co. wished to compare the two descriptions.You further mentioned we might tell Messrs Mitchell Cotts & Co. that we were putting this enquiry before Messrs Mann, George & Co. and that you would strongly recommend them to give way for last year even if they have to ask the Messageries Co. higher figures for cif, cargoes this year because you were fully committed to them for the rebates on last year's f.a.s. contract.We at once saw Messrs Mitchell Cotts & Co. who asked us if we could hold back putting the enquiry before Messrs Mann, George & Co. because if both of them came into the market for freight it would probably have the effect of putting up the rate. To this we replied somewhat reluctantly that we would do so until you next came through on the telephone but that we ought to carry out our instructions.Messrs Mitchell Cotts & Co. then told us they were going through the whole of their correspondence with reference to the matter of the rebates and promised definitely to let us have some sort of a proposal later in the day. In the afternoon they said that having regard to all the circumstances they would be willing to bear 6d of the 9d to be paid to the Messageries Co. on the quantity shipped c.i.f. last year if you & ourselves would agree to cover the remaining 3d, thus enabling the Messageries Co. to have 9d rebate on the full quantity of 20,969 tons 16 cwt.Shortly afterwards we received your letter of the 11th inst. and we gave it to Messrs Mitchell Cotts & Co., together with the copy letter from the Messageries Co., for their perusal mentioning at the same time that we thought it very important, if possible, to give the Company complete satisfaction by granting the 1/- rebate; they said they would give the matter further consideration and let us know something definite early tomorrow morning. They also hope then to be in a position to make a cif offer for the Djibouti cargo but, as we mentioned to you on the telephone this evening, 60/- freight has just been paid for the "Locks!ey Hall" for a cargo of Natal Coal for Perim and this of course has made the market a very strong one.We had the opportunity of telling you of the foregoing on the telephone this evening and will advise you as soon as we hear further from Messrs Mitchell Cotts & Co. tomorrow.We are, dear Sirs,Yours truly,James Burness & Sons

1916.01.15.De Worms et Cie Port-Saïd.Au consul de France

Worms & Cie Port-Saïd15th January 1916Monsieur le consul de Franceà Port-SaïdMonsieur le consul,Nous avons l'honneur de vous donner ci-dessous un tableau des fluctuations des prix cotés à la Marine nationale depuis le 1er janvier 1915, pour fourniture de charbon de Cardiff :1er janvier 1915F 52la tonne1er février 1915F 66la tonne1er avril 1915F 76la tonne1er juillet 1915F 71,50la tonne9 août 1915F 70la tonne20 septembre 1915F 79la tonne16 octobre 1915F 88la tonne10 novembre 1915F 92la tonne10 décembre 1915F 99la tonne20 décembre 1915F 110la tonne1er janvier 1916F 121la tonneà commencer du 16 janvier 1916 : F 135 la tonneVeuillez agréer, Monsieur le consul, l'assurance de nos sentiments respectueusement dévoués.

1916.01.18.De Worms et Cie Port-Saïd

Worms & C° Branch Houses in Egypt Suez, Alexandria & Cairo Port-Saïd, le 18 janvier 1916 MM. Worms & Cie - Paris Marine nationale L'amiral Moreau, commandant la 3ème escadre, a fait appeler le signataire de ces lignes le 14 courant, pour lui demander les renseignements que nous pouvions avoir au sujet de l'abandon de la route du canal de Suez par les compagnies hollandaises. Nous lui avons répété tout ce que nous vous écrivions le 11 courant au sujet du "Kangean" et l'amiral a mis ensuite la conversation sur le charbon. Après s'être enquis de la position actuelle de nos stocks, des quantités que nous avons constamment en chalands, du chiffre de nos ventes avant la guerre, au cours de l'an dernier et depuis le commencement de 1916, des cours actuels du fret et du charbon à Cardiff, il nous a dit qu'il serait très heureux de trouver une combinaison lui permettant de s'adresser à nous pour les besoins de son escadre, plutôt qu'à l'amirauté britannique, et au sujet de cette dernière il nous a confirmé que toutes les fournitures qui ont été effectuées jusqu'à ce jour ont été faites sans aucune indication de prix, et la question qui le préoccupait était de savoir sur quelles bases de prix le règlement éventuel avec le gouvernement britannique serait opéré. Bien entendu nous ne pouvions, comme lui, que nous livrer à de vagues conjectures sur ce point, mais nous nous sommes permis de lui dire qu'il était possible que chaque livraison fût facturée à un prix basé sur le cours du fret et du charbon à Cardiff au jour de la livraison, auquel cas il pourrait se faire que les prix que nous avons cotés de temps à autre au consulat de France pussent être comparés avantageusement avec ceux de l'amirauté. L'amiral nous ayant rappelé le rôle important joué par M. Henri Goudchaux dans les mesures prises pour ravitailler la France en charbon au début de la guerre, nous nous sommes permis de lui dire que M. H. Goudchaux, avec qui nous comprenons que l'amiral Moreau entretient d'excellentes relations personnelles, avait été très ennuyé de voir la Marine nationale interrompre ainsi ses rapports de vieille date avec notre Maison, mais qu'il espérait toujours qu'elle reviendrait à nous un jour ou l'autre. En nous donnant congé, l'amiral Moreau nous a laissé entendre qu'il avait bon espoir d'arriver à une solution de nature à nous satisfaire. Nous avons des amis dans son entourage immédiat et nous avons appris par son aide de camp qu'en effet il y a depuis quelques jours un échange de vues entre les chefs d'état-major des amirautés française et britannique au sujet de cette question du charbonnage des bâtiments de notre flotte à Port-Saïd, et qu'il se pourrait que la question fût tranchée sous peu. Du côté de notre état-major il y avait quelques objections d'ordre purement administratif (la question des nombreuses paperasses que les règlements exigent pour chaque livraison faisant l'objet d'un marché séparé), mais nous avons fait remarquer à notre interlocuteur qu'il était très simple de se passer des formalités d'usage, et que le règlement de chaque livraison pourrait très bien être arrangé de façon à être effectué à Paris, sur simple présentation du reçu du mécanicien, contresigné par l'officier responsable. Notre ami nous a alors dit qu'il pourrait très bien se faire qu'un arrangement intervienne qui nous donnerait le charbonnage des navires de guerre français à Port-Saïd, mais que chaque commande nous serait alors passée par l'amirauté britannique, qui nous en réglerait elle-même le montant. Nous vous tiendrons au courant, au besoin par télégramme, de tout ce que nous pourrons apprendre de nouveau à ce sujet. Le lendemain de notre visite à bord de la "Jeanne-d'Arc", le consul de France nous a demandé par téléphone de lui adresser un tableau des fluctuations de prix à la Marine depuis le 1er janvier 1915. Nous vous remettons sous ce pli la copie de la correspondance échangée à ce sujet, avec le consul de France, qui nous informe dans sa réponse qu'il a passé nos renseignements au vice-amiral commandant la 3ème escadre, ainsi qu'aux ministères des Affaires étrangères et de la Marine. On peut en conclure que le renseignement a été demandé de Paris, où la question du ravitaillement de la Marine nationale en charbon à Port-Saïd serait à l'étude. Peut-être pouvez-vous obtenir des précisions sur place ? Veuillez agréer, Messieurs, nos bien sincères salutations. [Signature illisible]    

1916.01.24.De Worms et Cie Port-Saïd

Worms & C°Branch Houses in EgyptSuez, Alexandria & CairoPort-Saïd, le 24 janvier 1916MM. Worms & Cie - ParisMarine françaiseFaisant suite à notre lettre spéciale du 18 courant, nous avons aujourd'hui à vous informer que depuis notre entretien avec l'amiral Moreau nous avons eu la visite de M. Chateauminois, sous-agent principal du transit mobilisé sur place en qualité de lieutenant de vaisseau faisant fonctions de préfet maritime à Port-Saïd. Cet officier nous a demandé si nous serions en principe disposés à entreprendre la manutention du charbon que la Marine française pourrait recevoir à Port-Saïd par ses propres vapeurs charbonniers. L'amiral Moreau aurait en effet pensé à utiliser plusieurs charbonniers de la flotte en ce moment inactifs pour aller charger à Cardiff pour compte de la Marine et constituer ici un stock qui serait constamment renouvelé, mais, autant que nous le sachions, ce projet n'a pas encore été sérieusement mis à l'étude, et nous sommes enclins à croire qu'il lui sera difficile d'obtenir les quatre navires au moins qui lui seraient nécessaires pour faire le va-et-vient entre Cardiff et Port-Saïd et assurer ainsi les besoins de son escadre, qui sont environ de 8.000 tonnes par mois. Nous avons répondu à M. Chateauminois qu'en principe notre Maison n'aimait pas à se livrer pour compte de tiers à des opérations de "stevedoring", dont le but ne pouvait être que [détrimental] à nos intérêts en tant que négociants en charbons, mais comme notre interlocuteur, qui en prenant la parole, s'était tout d'abord excusé d'avoir à nous soumettre une proposition de nature à nous déplaire, ajoutait qu'il espérait néanmoins que notre Maison ne refuserait pas son concours à la Marine, le cas échéant, nous nous sommes déclarés disposés à étudier la question, et il doit revenir nous voir prochainement. Entre-temps nous ne lui avons pas caché que les circonstances actuelles peuvent rendre notre concours très précaire, que nous avons un mal terrible à recevoir nos propres cargaisons sans encourir de surestaries, que notre parc à charbons est archi-plein, et que de plus il peut se faire que d'un jour l'autre les autorités nous réquisitionnent une partie de nos chalands, etc., etc., bref nous entrevoyions de grosses difficultés, et de toutes façons nous ne saurions rien lui répondre de définitif sans vous avoir consultés. M. Chateauminois nous a alors dit qu'au besoin, la Marine pourrait sans doute nous donner l'usage de quelques-unes de ses allèges et même nous procurer un terrain extra - celui de la Vulcaan par exemple - pour y déposer son charbon, mais nous sommes d'avis que tout ceci ne ferait que compliquer inutilement les choses.Comme nous le disions plus haut, la question qu'on nous pose ne paraît pas encore avoir été étudiée par l'état-major de l'amiral Moreau, mais il est possible qu'elle le soit au retour de ce dernier, surtout si elle lui est présentée par M. Chateauminois sous un jour favorable, ce à quoi il s'emploiera probablement de son mieux. Nous désirerions donc savoir de vous si nous pouvons accepter, dans le cas où l'amiral nous demanderait d'entreprendre la manutention du charbon de la Marine nationale à Port-Saïd, comme le fait la P. S. & S. C. C° pour l'amirauté britannique, et le prix par tonne que nous aurions à demander. La P. S. & S. C. C° a bien voulu nous laisser lire le contrat qu'elle a passé avec l'amirauté britannique, et les conditions principales sont les suivantes :1. Discharging: 7d par tonne, que le navire charbonnier paie ou non les frais de déchargement 5/6d par tonne, pour réception en chalands, surveillance, mise à terre et re-livraisonEn tout, 6/1d par tonne.2. Déchargement des charbonniers à raison de 600 tonnes par jour. (Nous pourrions sans doute obtenir 400 tonnes.)3. Les entrepreneurs assument entière responsabilité pour toutes avaries pouvant survenir au charbon qu'ils ont en charge depuis la réception jusqu'à la livraison, sauf toutefois en cas d'avaries occasionnées par le feu, ou à la suite d'émeutes, etc.4. Les entrepreneurs s'engagent à pouvoir prendre charge d'un stock jusqu'à concurrence de 30.000 tonnes.5. Une tolérance pour déficit normal au cours des manutentions pourra être admise jusqu'à concurrence de 2% du poids reconnu à la réception des cargaisons.Comme les quantités manutentionnées comptent au 'Pool' le prix de 6/1 consenti par la P. S. & S. C. C° ne devient rémunérateur que s'il s'agit de très fortes quantités régulières comme c'est le cas avec l'amirauté britannique, mais peut-être conviendrait-il, le cas échéant, de coter le même prix à la Marine française. Bien entendu, nous aurions à insister pour l'insertion d'une clause en tous points semblable à la clause 5, et à veiller à ce que la quantité maximum dont nous aurions à prendre charge soit limitée à un chiffre raisonnable. Si au reçu de ces lignes vous nous télégraphiez "Marine acceptez manutentions" nous comprendrons que vous êtes d'accord aussi bien sur l'opportunité d'accepter la manutention que sur le chiffre à coter. Dans le cas où ce dernier vous semblerait insuffisant vous voudrez bien ajouter "Cotez -".Veuillez agréer, Messieurs, nos bien sincères salutations.[Signature illisible] 

1916.01.28.De James Burness and Sons.Londres

James Burness & SonsLondon and 3, Bute Crescent, Cardiff138, Leadenhall StreetLondon, 28th January 1916Messrs Worms & C° - ParisDear Sirs,In re Messrs Alfred Holt & Co.We confirm what we told you over the telephone this morning namely, that our friend Mr. E. T. Delmege had shewn us in confidence a telegram from his Colombo firm the purport of which was that all the Blue Funnel Homeward bound boats were to coal up there for Durban. We felt that it would be of supreme importance to you to have this information for your guidance in your chartering operations and we asked Mr. Delmege for his permission to communicate it to you for your private guidance, which he gave us but upon the sole condition that you would keep the information private as otherwise it might get him into trouble with Messrs Alfred Holt & Co. whose Agents at Colombo his Firm are. When we gave you this information you enquired whether the new route would be adopted by the outward bound boats also, to which we could merely reply that we were ignorant as to this but that we might possibly be able to say something further upon the subject, when our friend who is in Liverpool will have returned to Town.We are, dear Sirs,Yours truly,James Burness & Sons

1916.01.29.De James Burness and Sons.Londres

James Burness & SonsLondon and 3, Bute Crescent, Cardiff138, Leadenhall StreetLondon, 29th January 1916Messrs Worms & C° - ParisDear Sirs,In re Messrs Alfred Holt & Co.Further in reference to our private lines of yesterday we have now to advise that we learn confidentially from the same friend to whom we were indebted for the previous information, that for the time being at any rate the outward as well as the homeward boats will proceed to their destinations by way of the Cape of Good Hope, and we intend to mention this to you on the telephone if you come through to us again before our Office closes.We are, dear Sirs,Yours truly,James Burness & Sons

1916.01.30.Du Petit Havre.Article

Accident du travail. Occupé à manipuler des plaques de tôles au débarquement du steamer "Hypolite-Worms", quai de la citadelle, un journalier, Louis Durand, âgé de 47 ans, demeurant quai Colbert, 17, chez Mme Savatte, s’est trouvé blessé assez gravement à la main gauche. Il a dû entrer en traitement à l’Hôpital Pasteur.

1916.01.31.De Worms et Cie Le Havre.Mouvement des navires

1916.02.03.De Worms et Cie Bordeaux

Worms & Cie7, allées de ChartresBordeaux, le 3 février 1916Messieurs Worms & Cie - ParisMessieurs,Nous vous accusons réception de votre lettre du 2 courant et vous confirmons la nôtre de même date."Château-Lafite" - "Margaux". Ces deux vapeurs sont partis ce matin à 4 heures - le premier emporte :335 tonnes foin128 tonnes conserves39 tonnes bois26 tonnes tabac5 tonnes bougieset le second :388 tonnes sucre151 tonnes foin106 tonnes conserves79 tonnes bois60 tonnes sel15 tonnes sucreLes opérations de chargement de "Margaux" ont été très défectueuses, par suite de la façon déplorable dont les marchandises ont été livrées par l'intendance. Ainsi, nous n'avons pu commencer le travail avant-hier qu'à 9 heures et hier qu'à 9 heures 1/2, parce que les wagons de foin et de bois n'étaient pas encore arrivés. Et cependant nous avions depuis 7 heures du matin toutes nos équipes sur les bras. Aussi, nous sommes-nous opposés hier soir à conserver ce vapeur, comme le demandait l'intendance, pour compléter la cale arrière aujourd'hui, et nous l'avons fait partir avec environ 50 tonnes de vide."Château-Palmer". Sera certainement prêt demain soir.Veuillez agréer, Messieurs, nos salutations empressées.[Signature illisible]

1916.02.05.De Worms et Cie Bayonne.Extrait

Worms & Cie Bayonne5 février 1916(Extrait)PS.- Nous venons d'apprendre encore, qu'à la date du 18 janvier, le préfet a télégraphié aux sous-préfets du département et aux maires de tous les chefs-lieux de canton, pour demander de le fixer d'urgence sur la situation de toutes les usines d'éclairage au point de vue de leurs approvisionnements en combustibles de toutes natures, leurs besoins futurs, si elles ont des engagements avec des fournisseurs, et quels sont les noms de ces fournisseurs.D'autre part, le directeur de l'usine à gaz de Bayonne nous informe que l'association des usines à gaz se préoccupe de faire rechercher quels sont les bateaux français et anglais qui transportent habituellement en France les charbons destinés aux usines à gaz, pour demander au gouvernement britannique et au gouvernement français de ne pas réquisitionner ces bateaux. Nous ne voyons pas au juste ce qu'une telle démarche, telle qu'elle nous a été expliquée, peut avoir d'utile au point de vue de l'approvisionnement plus économique des usines à gaz. Nous nous bornons à vous citer le fait. Dans tous les cas il y a quelque chose que vous pourrez peut-être tirer au clair mieux que nous à Paris.

1916.02.05.De Worms et Cie Cardiff.Brouillon

Cardiff, le 5 février 1916MM. Worms et Compagnie ParisLa majeure partie de l'exploitation des mines de notre quartier continue à être réservée pour les besoins urgents de l'amirauté britannique, et des pays alliés.Les gros charbons même de qualité médiocre sont très rares car peu de gens en ont à vendre à n'importe quel prix.Méditerranée. Devant la rareté du charbon les ordres sont moins abondants et le marché faible.

1916.02.07.De James Burness and Sons.Londres

James Burness & SonsLondon and 3, Bute Crescent, Cardiff138, Leadenhall StreetLondon, 7th February 1916Messrs Worms & C° - ParisDear Sirs,Port SaidWe have to acknowledge receipt of your special letter of the 3rd inst. under this heading.We are much obliged to you for repeating to us for our guidance some private information which you have received from your Marseilles Manager as to the price which the P & O steamers have recently been paying for their coals at Port Said and in connection therewith we may mention that for some time past whenever a change in the price has taken place Mr. Reiner of Messrs Gray, Dawes & Co. has managed to get hold of the fact that something of the sort was on the 'tapis' and has rung up the Writer to ask for authentic information upon the subject which the latter has invariably given him in confidence and as a matter of courtesy. We believe the arrangement of the English Coaling Company with their shareholders is that they charge them the current price during the course of the year, but same is subject to adjustment either upwards or downwards according to terms known only to themselves - at the end of the financial year.We note that the "Malwa" recently took only half her usual quantity at Marseilles & the balance at Malta instead of bunkering entirely at Marseilles as in the past; of course as you are aware the P & O Company have had their own depot at Malta from time immemorial.We had an opportunity of putting the question casually to Mr. Plummer today and he told us the explanation of the matter was that the Chairman is rather anxious to reduce their stock at Malta and one or two boats which are to follow will do the same thing, but it will not amount to anything very material.We are, Dear Sirs,Yours truly,James Burness & Sons

1916.02.11.De Worms et Cie Bayonne

Worms & CieArmateursCharbons anglais - cokes & fontes - anthracites - briquettesLignes de vapeurs entre Bayonne, Bordeaux, Nantes, Rouen, Paris, Le Havre, et vice versaBayonne, 8, allées Boufflers, le 11 février 1916Messieurs Worms & Cie - ParisMessieurs,Nous vous confirmons notre lettre d'hier. Affaire Plisson. Vous trouverez sous ce pli un exemplaire du "Courrier de Bayonne" paru hier soir, et qui met définitivement les pieds dans le plat.En même temps le maire de Biarritz (le sénateur Forsans) qui parait être au mieux avec M. Plisson, communiquait à la presse une lettre du préfet en date du 5 février, mais que nous avons lieu de croire antidatée, par laquelle la maison Lysberg, sur les instances du préfet, offrirait du charbon à gaz à 93 F ; anthracites à 83 et 100 F ; du coke à 72 F ; et enfin son Cardiff toujours à F 78.70.Tout le monde qui a suivi la question s'est rendu compte que c'était cousu de fil blanc. Le préfet en mauvaise posture pour les beaux yeux de M. Plisson a dû demander à ce dernier de sauver les apparences en ayant l'air de faire un sacrifice considérable sur les prix, pour excuser, au yeux du public, la cuisine préfectorale.Nous appellerons en passant votre attention sur les conditions particulières de livraison spécifiées dans la note de Lysberg au préfet, c'est-à-dire sur wagon Boucau, au déchargement des vapeurs, à condition que l'administration fournisse les wagons. Aucune spécification de provenance, de conditionnement, ni de quantité disponible n'est faite, et il est visible que l'on se trouve en présence de ce que l'on appelle ici une "offre de gascon".Pour que vous vous rendiez compte du genre de publicité que fait Lysberg, nous joignons au journal "La Gazette de Biarritz" une découpure de la "Petite Gironde", édition régionale des Hautes-Pyrénées.Agréez, Messieurs, nos sincères salutations.[Pierre Le Roy]

1916.02.12.De l'agence Worms de Pau.Extrait

Extrait de la lettre de M. Poey, notre agent à Pau, du 12 février 1916M. Lavigne, adjoint au maire de Pau, m'a prié de passer à son bureau ce jour et m'a prié de vous poser les questions suivantes, devant servir à l'édification de notre municipalité.Avez-vous à Bayonne des stocks de charbon à gaz ?Croyez-vous à la possibilité de manquer de ce combustible?Oseriez-vous, sauf de graves événements qui empêcheraient la navigation d'Angleterre en France, affirmer que cette fourniture ne peut faire défaut pour cause de guerre actuelle ?Vous obligerez ces Messieurs du conseil en fournissant ces renseignements. M. Lavigne me dit que diverses compagnies de gaz de la région invoquent le défaut de combustible pour protester, et demander des concessions.Mais la Compagnie de Pau par exemple a un contrat de 75 ans avec la ville, contrat qui court depuis 30 années, et on considère, étant donnée cette longue période, que 2 ou 3 années de cherté du combustible ne doivent pas faire accepter une concession quelconque très facilement réparable durant les 72 ou 73 ans de paix. La ville ne se préoccupe jamais des cours du charbon alors qu'ils seraient extrêmement réduits, et ne veut pas accepter des protestations pour ce motif de hausse considéré comme momentané vis-à-vis de 75 ans de traité.Le principal est pour la ville de savoir si on peut avoir du charbon et si on risque d'en manquer.

1916.02.12.De Worms et Cie Bayonne

Worms & CieArmateursCharbons anglais - cokes & fontes - anthracites - briquettesLignes de vapeurs entre Bayonne, Bordeaux, Nantes, Rouen, Paris, Le Havre, et vice versaBayonne, 8, allées Boufflers, le 12 février 1916Messieurs Worms & Cie - ParisMessieurs,Nous vous confirmons notre lettre d'hier.Nous avons reçu ce matin votre lettre du 8, qui a subi ainsi un retard de 3 jours dans sa transmission. Elle porte le timbre de Paris 8 et celui de Bayonne 12.Comme nous avions toutes sortes de raisons pour le penser, les prix que le Préfet s'est fait donner par Lysberg Limited pour jeter de la poudre aux yeux ne sont qu'une mystification. Un revendeur de charbons de Biarritz, qui s'approvisionne chez Lysberg comme chez nous, est allé ce matin demander quelle suite on pouvait donner aux offres d'anthracites à 83 francs annoncées par le préfet et le maire de Biarritz. On lui a avoué que ces prix n'étaient pas applicables, qu'il s'agissait, non pas d'anthracite tel que celui qu'il paye actuellement 120 F chez Lysberg, comme chez nous, mais d'anthracite contenant du poussier et livrable seulement au Boucau quand il y aurait un arrivage. Quant à l'arrivage lui-même il n'en était pas question. Là-dessus, on lui a communiqué les prix qu'on continuait à appliquer pour les livraisons courantes, et ces prix sont les mêmes que par le passé ; c'est-à-dire 120 F pour le gros anthracite ; 140 pour l'anthracite calibré, 95 pour le charbon d'Écosse, etc.Il est évident que les marchands de charbons, qu'il s'agisse des importateurs ou des revendeurs détaillants, que ces manoeuvres administratives gênent dans leurs transactions et mettent en posture désagréable vis-à-vis du public, ont une tâche difficile s'ils veulent protester. Les journaux à la dévotion des administrations locales invoqueront avant tout l'intérêt apparent du consommateur.L'administration supérieure cependant pourrait faire comprendre à des préfets comme le nôtre qu'il est peut-être tout aussi dangereux d'agiter l'opinion mal à propos, en lui faisant croire des choses irréalisables, que de laisser les commerçants profiter d'une situation à laquelle ils ne peuvent remédier.Ces Messieurs du monde préfectoral essayent de payer d'audace en publiant aujourd'hui dans "La Gazette de Biarritz", organe du sénateur-maire Forsans, le procès-verbal du préfet qui, comme vous le savez, est incomplet, inexact et tendancieux. Mais il ne souffle mot de la fameuse note.Agréez, Messieurs, nos sincères salutations.[Pierre Le Roy]

1916.02.14.De Worms et Cie Bayonne

Worms & CieArmateursCharbons anglais - cokes & fontes - anthracites - briquettesLignes de vapeurs entre Bayonne, Bordeaux, Nantes, Rouen, Paris, Le Havre, et vice versaBayonne, 8, allées Boufflers, le 14 février 1916Messieurs Worms & Cie - ParisMessieurs,Nous possédons votre lettre du 12 courant et vous confirmons la nôtre du même jour.Charbonniers. La mer continuant à être très mauvaise dans nos parages, aucune entrés n'a pu avoir lieu, et "Jessie" est toujours à Saint-Jean-de-Luz, attendant une embellie.Gaz de Pau. Nous vous communiquons la copie de ce que nous écrit notre agent à Pau, questionné par l'adjoint au maire de cette ville à propos des charbons à gaz.Nous avons prié notre agent, s'il était questionné, de répondre à ce Monsieur qu'il nous avait transmis sa demande et qu'il attendait des instructions.Nous avons téléphoné au directeur du gaz pour lui faire part de cette demande et lui demander son avis. Il nous a expliqué que la compagnie France & Étranger lui avait donné des instructions pour insister auprès de la municipalité afin de réduire, par tous les moyens possibles, la consommation du gaz, en supprimant une partie de l'éclairage public superflu dans les circonstances actuelles, et en invitant la population à réduire sa consommation. Pour justifier cette démarche, le directeur a dit au maire que les arrivages de charbon devenaient de plus en plus difficiles, que l'on ne pouvait compter dans l'avenir sur des approvisionnements à volonté, et qu'il était indispensable de ménager, par une diminution de la consommation, les approvisionnements existants et les achats faits aux fournisseurs. Mais cette demande, qui semble avoir été accueillie favorablement par la majorité du conseil municipal, trouve des adversaires dont le chef est l'adjoint, auteur de la demande. Le directeur nous a engagé à répondre dans le même sens à l'adjoint.A l'instant même, un négociant de notre ville, en rapport avec ce Monsieur, nous communique une lettre de lui, lui demandant de se renseigner à Bayonne dans le même sens. Nous avons répondu à cet intermédiaire que tant qu'il y aurait du charbon à gaz et qu'on pourrait en faire venir pour les autres usines de France, il y aurait des chances pour qu'il y en ait pour celle de Pau, mais que le jour où l'on ne pourrait en recevoir pour cette usine toutes les autres seraient logées à la même enseigne.Pour en revenir à notre entretien avec le directeur du gaz de Pau, nous lui avons dit, qu'après les expériences que nous venions de faire de nos rapports avec les administrations publiques, nous ne voulions pas nous commettre avec elles dans des bavardages inutiles ou dangereux, et que nous allions purement et simplement vous transmettre cette question afin que vous puissiez en causer vous-mêmes avec France & Étranger s'il y a lieu, et nous donner ensuite des instructions.Affaire Plisson. Nous avons lu avec beaucoup d'intérêt ce que vous nous écrivez au sujet de cette affaire ainsi que sur la situation de M. Hyaffil. Pour compléter votre dossier, et le rendre plus édifiant s'il y a lieu, à un moment donné, nous vous envoyons par ce courrier les derniers numéros du "Courrier de Bayonne" parlant de l'affaire. Nous y joignons la photographie d'une facture Lysberg du 20 janvier, à un marchand de charbons de Biarritz, l'informant que son prix pour le charbon d'Écosse est maintenant de 98 F au lieu de 90 F et celui de l'anthracite calibré de 140 F au lieu de 120. C'est ce que le préfet, et les organes à sa dévotion, appellent faire baisser les anthracites de 144 F, prix qui n'a jamais été établi, à 100 F. Nous aurons peut-être sous peu d'autres documents, encore plus récents et plus édifiants à vous envoyer.Malgré les clameurs de la presse dévouée à la préfecture, on finit par comprendre dans le public que c'est du bluff, et que des irrégularités très sérieuses ont été commises sous le couvert préfectoral. C'est ce qu'il s'agit de démontrer.Agréez, Messieurs, nos sincères salutations.[Pierre Le Roy]

1916.02.16.Au maire de Biarritz

Biarritz, le 16 février 1916Monsieur le maire de BiarritzNous soussignés, marchands de charbon au détail à Biarritz, venons vous exposer la situation pénible dans laquelle nous nous trouvons pour approvisionner nos clients.Alors que toutes les maisons de charbon de Bayonne, sans exception, chez lesquelles nous nous pourvoyons ont augmenté leurs prix depuis le mois de décembre, on a annoncé inexactement dans les journaux que grâce à l'intervention de M. le préfet les cours avaient baissé.De plus, à la date du 10 courant, vous avez fait savoir au public que depuis le 5 février une maison de Bayonne livrait au Boucau les charbons aux prix ci-après :Gros anthracite : F 35Noisette d'anthracite : F 100Cardiff : F 78,70Coke de gaz : F 72Malgré cela il nous a été impossible de trouver à Bayonne ou au Boucau une seule maison décidée à appliquer ces prix.Le public alléché par ces offres avantageuses nous réclame des combustibles aux tarifs ci-dessus. Tous les importateurs refusent de les pratiquer, y compris la Maison Lysberg. Cette dernière répond que les prix réduits qu'elle a indiqués à M. le préfet s'entendent sous les conditions de livraison ci-après :1° - Au Boucau, au déchargement des vapeurs, par wagons, 2° - S'il y a des wagons disponibles,3° - Et c'est le point le plus délicat, pour des charbons bruts, tels qu'ils sont débarqués, c'est-à-dire avec tout le poussier.Les prix proposés sont donc illusoires puisque nous ne pouvons en profiter, d'abord parce qu'il n'y a pas d'arrivage annoncé,en second lieu parce que nous devons livrer au public non des charbons dits tout venants, c'est-à-dire contenant du poussier, en forte proportion, mais des charbons et des anthracites triés, ou bien du poussier pur et simple dans certains cas.Nous tenons par la présente à dégager notre responsabilité vis-à-vis du public à qui on fait miroiter des réductions de 30 à 40% irréalisables et qui peut croire que nous sommes responsables du maintien des prix actuels.Veuillez agréer, Monsieur le maire, l'assurance de notre dévouement.

1916.02.16.De Worms et Cie Bayonne

Worms & CieArmateursCharbons anglais - cokes & fontes - anthracites - briquettesLignes de vapeurs entre Bayonne, Bordeaux, Nantes, Rouen, Paris, Le Havre, et vice versaBayonne, 8, allées Boufflers, le 16 février 1916Messieurs Worms & Cie - ParisMessieurs,Nous avons reçu votre lettre du 14 courant et vous confirmons la nôtre du même jour. Charbonniers. Nous traversons en ce moment une des mauvaises passes périodiques, qui sont l'apanage de notre port à cette saison. Le mauvais temps se maintient sans qu'une embellie vienne couper la série de mauvais jours. Aussi, avons nous encore "Jessie" à Saint-Jean-de-Luz avec une quantité d'autres bateaux, ce qui va nous faire une encombrement exceptionnel quand tous ces navires entreront dans le port. Affaire Plisson. Nous vous envoyons sous ce pli un numéro du "Courrier de Bayonne" qui réplique à l'"Indépendant" de Pau, organe officieux de la préfecture, ce dernier journal a publié, comme "La Gazette de Biarritz" le procès-verbal du préfet, en y ajoutant quelques mots de commentaire ironique, faisant ressortir que ce procès-verbal n'était nullement un éreintement des importateurs, et, qu'après tout, le "Courrier" n'avait qu'à publier la note injurieuse si tant est qu'elle existait. Nous savons, par des échos qui nous reviennent de diverses sources, que le public finit par comprendre que le zèle préfectoral et la philanthropie de M. Plisson ne sont que du bluff. Le public se désintéresserait volontiers, du coté moralité publique, de l'affaire, si les manoeuvres préfectorales avaient pu faire réellement baisser le charbon, il est loin d'en être ainsi comme les nouveaux documents que vous trouverez sous ce pli en apportent encore la preuve.Ils consistent en une photographie de deux bulletins de livraison de la Maison Lysberg, en date d'hier, à un marchand de charbon de Biarritz, l'un pour du charbon d'Ecosse à 95 F, l'autre pour de l'anthracite à 140 F. Le second document est la copie d'une lettre des marchands de charbons de Biarritz au maire de cette ville, expliquant au public que, depuis le mois de décembre, toutes les maisons de charbons sans exception, et y compris Lysberg, ont augmenté leurs prix et qu'il leur est impossible de trouver du charbon aux prix annoncés par le préfet. Cette lettre est signée par les neuf principaux revendeurs de Biarritz et elle paraîtra demain dans le "Courrier de Bayonne". Comme vous le voyez, tout arrive à point pour permettre de démontrer en haut lieu, si on veut s'en donner la peine, que le Préfet, en agissant incorrectement comme il l'a fait, n'est ni sérieux ni sincère, et qu'il est ou la dupe ou le complice de M. Plisson.Nous avons conseillé à l'agent de M. Depeaux de lui suggérer, en sa qualité de membre influent du syndicat des importateurs, de faire agir ce syndicat, et nous l'avons nanti de la copie des documents que nous vous avons envoyés à vous-mêmes.Agréez, Messieurs, nos sincères salutations.[Pierre Le Roy]