1918.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence, dans :

  • les copies de lettres à la presse1,
  • les doubles des courriers reçus par le siège, à Paris, entre 1914 et 19182,
  • la correspondance, les notes, rapports, circulaires, accords, traités... (originaux ou duplicatas) émanant de la direction générale de la Maison, des départements maritimes et combustibles, des chantiers de constructions navales du Trait, ainsi que des succursales françaises et étrangères. Les dossiers d'où proviennent ces pièces ont été classés "tels quels" par les services qui les ont produits. Répertoriés par objet et non par date, ils couvrent – ensemble – une période allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1960. Une notice située à la fin du présent article, reproduit le descriptif qui est fait des archives les plus significatives sur les bordereaux d'inventaire,
  • les synthèses réalisées par la Maison et notamment :
    • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
    • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec l'Égypte (1869-1948)", daté du 16 juin 1948.

A ces informations s'ajoutent celles recueillies :

  • auprès des services administratifs : état civil, tribunal de commerce...
  • dans les annuaires et les minutes notariales...
  • dans la presse, les revues professionnelles et les ouvrages d'histoire...

Les documents d'où sont extraits les renseignements rassemblés dans ce recueil sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur l'intitulé de chacun d'eux (en bleu + soulignement).

1+2 Ces corpus n'ont pas fait l'objet d'un dépouillement exhaustif comme cela a été le cas pour les chronos de correspondance datant du 19ème siècle.

 

Inventaire chronologique des archives numérisées
et des renseignements ou extraits collectés dans les copies de lettres et les dossiers

[Documents pluriannuels]
10 juillet 1871-10 février 1919
Registre des navires.
1896-1918
Bilans annuels de la Maison.
1911-1943
De Worms & Cie Le Havre : Charbons. Amortissements (dont usine d'agglomération de Graville). Relevés annuels et correspondance échangée avec Paris sur le suivi des écritures comptables.
1913-1914 et 1917-1918
De Joseph R. Denis, Paris : [Extrait d'une note adressée à Robert Labbé, Londres, le 1er mars 1940.] Tableau indiquant les taux de fret relatifs à l'importation de diverses marchandises (riz, grains, blé ou maïs, marchandises générales, charbons) en provenance de divers pays.
1er semestre 1916-2ème semestre 1923
Registre des chartes-parties.
13 décembre 1916-18 juin 1918
De Me Jean Chalain, à Francis Ley, banque Worms : [Extrait d'un courrier daté du 14 novembre 1977.] Fondation des chantiers de construction navale du Trait. Liste des contrats de vente des terrains contigus. L'achat par la Maison Worms des terrains qui allaient constituer d'une part la surface occupée par les Chantiers du Trait et d'autre part, le domaine de la Société immobilière du Trait (cité ouvrière), a été réalisé, en raison du grand nombre de propriétaires antérieurs des lieux, grâce à une trentaine d'actes de vente. Ceux-ci ont été passés pour la plus grande part, par-devant Me Rousée, notaire à Jumièges, (tantôt directement tantôt comme suppléant de Me Garrigue, notaire à Duclair). Certains actes furent passés devant Me Dubost, notaire à Savigny-sur-Orge, suppléant Me Leclair, notaire à Caudebec-en-Cau, par-devant Me Clé, notaire à Longjumeau, et Me Weber-Modar, notaire à Jumièges. Les dates de signature de cette trentaine d'actes s'échelonnent entre le 13 décembre 1916 (premier acte en date) et le 18 juin 1918 (dernier acte en date pour cette période). Le gros des actes a été signé dans le courant de l'année 1917.

[Informations sans dates précises]
Entre Worms & Cie et Nippen Yusen Kaisha : Le contrat de charbonnage sera repris après la guerre de 1914-1918 au moins pour Alger, Marseille et Port-Saïd. La Maison Worms a eu l'occasion de faire des fournitures à d'autres armements japonais (Lauther Lalta & Co.).
Du parlement anglais : Rapport établi par le cabinet de la guerre à la demande de l'Amirauté, indiquant pour le Royaume-Uni et pour le monde, durant la période d'août 1914 à décembre 1917 : les pertes de la marine marchande dues à la marine ennemie ; les constructions navales hors d'usage ; les navires ennemis capturés.
De Worms & Cie Le Havre : [Extrait d'une note classée en 1948.] Agence de la Cosmopolitan Line de New York, ce qui contribue à développer le service transit, consignation et manutention. Achat de l'immeuble du 140, boulevard de Strasbourg. Construction des bureaux transit et transformation de l'immeuble. « Achat de terrains au Trait par M. Majoux pour construction des Ateliers ; recevons grande quantité de machines destinées à ces Chantiers. » Après la guerre. La Maison reprend son activité sur les différents ports desservis avant 1914. M. Émo reprend son service dans la Maison (parti comme sergent, revient commandant, Croix de guerre et Légion d'honneur), passe comme secrétaire au service de M. Majoux. M. Bucquet entre au service transit. M. Serret est nommé directeur des Services maritimes au Havre.

Janvier 1918
Projet de charte-partie (non datée) avec la Marine nationale, portant sur le vapeur "Jalisco", de 4.000 tonnes, dont l'acquisition par la Maison Worms serait en cours, cet opération étant subordonnée à l'affrètement du navire par l'État pendant 24 mois. D'autres projets de même nature ont été conçus depuis la mi-1917 :
- achat à l'Oriental Navigation Corporation du "Valdivia" avec garantie de transfert sous pavillon français (1917-1919), ce navire semblant avoir sombré, il fut décidé son remplacement par "Sinaloa", livré à Bordeaux en juillet 1918 et rebaptisé "Saint-Julien" (1917-1918) ;
- achat à l'Oriental Navigation Corporation du "Constitucion", rebaptisé "Saint-Estèphe" (novembre 1917) ;
- achat (sans doute à la même société et en lien avec MM. Dodero Hermanos) du "Coabuila", projet de charte-partie concernant la location de ce navire à la Marine marchande pendant 24 mois ;
- négociations avec le commissaire aux Transports maritimes en vue de la revente des "Constitucion" et "Sinaloa" à la Marine marchande, projet de vente du premier à la Compagnie des vapeurs français et du second aux Affréteurs réunis (septembre 1918) ;
- projet d'achat du "Furret-Crown" (août 1917) ;
- offre par Samuel Samuel & Co d'un bateau japonais de 2.300 tonnes (octobre 1917) ;
- achat de navires en Espagne ;
- affrètement du "Claddagh" pour 6 mois par Worms & Cie Newcastle (novembre 1917) ;
- projet d'achat de navire par l'entremise de la Maison de Pasajes (mai 1917) ;
- achat puis remboursement du "Banyei Maru" (juillet 1917) ;
- "Hesle" (avril 1917)

2 janvier 1918
A MM. Worms & Cie Bordeaux : « "Bidassoa" et "Barsac". Bien noté. »
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Ligue maritime française. Nous vous envoyons ce jour par plis recommandés 3 diplômes et 3 médailles destinés aux capitaines de nos "Thérèse-et-Marie", "Suzanne-et-Marie" et "Château-Lafite". »
Au directeur de l'intendance - ministère de la Guerre : « Nous avons l'honneur de vous accuser réception de votre lettre de ce jour, 5ème direction, intendance militaire, 6ème bureau, transports et frais de déplacements, 35 6/5, par laquelle vous voulez bien nous faire connaître qu'à la date du 27 décembre 1917 vous avez décidé que l'État, ayant pris à sa charge les risques de guerre de notre s/s "Michel", dont la valeur a été fixée à F 800.000 suivant convention du 30 janvier 1917, vapeur qui a été coulé le 19 mars 1917, la dépense serait imputée sur les crédits du chapitre 11ter, article 2 - Transports maritimes par affrètements de l'exercice 1917, et que vous avez donné les instructions nécessaires à M. le directeur du Camp retranché de Paris en vue de l'exécution de cette décision. » Licences.

3 janvier 1918

A MM. Worms & Cie Le Havre : « "Michel". Nous avons copie de la lettre que vous avez reçue du sous-secrétariat d'État des Transports maritimes et de la Marine marchande et, comme vous, nous ne comprenons pas ce que le service interministériel des Dépenses à l'étranger a à faire dans le règlement de ce sinistre ; en ce qui concerne la fin du premier paragraphe de la lettre qui vous a été adressée, nous vous signalons qu'il est exact que, il y a quelque chose comme 3 semaines ou un mois, le sous-secrétariat d'État des Transports maritimes nous a téléphoné pour nous demander si nous désirions qu'on nous verse les F 800.000, montant de la perte du "Michel", en franc ou en monnaie étrangère. Nous avons répondu purement et simplement que la valeur étant indiquée en franc et notre vapeur étant français, nous ne voyions pas quelle raison on nous donnerait autre chose que des francs. Si nous avons bonne mémoire c'est le capitaine Cousinery qui nous avait téléphoné, en tout cas, nous vous remettons, sous ce pli, copie de la lettre que nous avons reçue tard hier soir de l'intendance militaire, au ministère de la Guerre, par laquelle vous verrez que les F 800.000 du "Michel" seront imputés sur les crédits du chapitre 11ter, article 2 - Transports maritimes par affrètements de l'exercice 1917. "Saint-Émilion". Nous n'avons pas encore reçu les 75% de la valeur assurée de ce vapeur. » Solution de remplacement.

4 janvier 1918
De James Burness & Sons, Londres : « Management of steamers. We have today had the pleasure of an interview with Mr. Revillon who was at his new offices at the Haut Commissariat du Ravitaillement. Mr. Revillon gave us a resume of the duties which would have to he undertaken by us here and by your branches, which are quite in accord with your instructions except that Mr. Revillon explains that it will only refer to boats time chartered by Messrs. Furness, Withy & Co. for the first time and allocated to France. The boats already timechartered and running for the French Government account will not be dealt with by you but by them, the position being that as there would be only formal "re-delivery & delivery" of the steamers in such cases any adjustment of hire which may be necessary will be made by the firm at present managing the boat... »

A MM. Worms & Cie Bordeaux : Licences. « Nous avons les copies de vos fiches de renseignements pour "Barsac" et "Luques". Il nous semble qu'il y a une légère erreur en ce qui concerne "Barsac", car vous indiquez que les 200 tonnes du groupement n°15 ont été prises sur la licence d'importation n°9615-11, comme si cette licence était celle du groupement n°15, ce qui est une erreur, car c'est notre licence générale comme du reste les 307.000 kilos que vous fournissez à nos propres bateaux, la chose n'a d'ailleurs pas d'importance. »

5 janvier 1918
A M. le sous-secrétaire d'État des Transports maritimes et de la Marine marchande : Flotte charbonnière. Envoi de 3 exemplaires de la charte-partie du s/s "Kate" pour le voyage Bordeaux-Manche de Bristol avec une cargaison de poteaux de mines. (Affrètement pour compte de la Marine marchande de navires pour transports de poteaux de mines Bordeaux-Manche de Bristol.)
A MM. Worms & Cie Le Havre : Groupement charbonnier du Havre et Groupement n°4 dont fait partie Le Nickel.

7 janvier 1918
De Worms & Cie Le Havre : [Extrait d'une note non datée, classée en mai 1918.] « Était intervenue à la date du 7 janvier 1918, entre le sous-secrétariat État des Transports maritimes et de la Marine marchande et MM. Worms & Cie, une nouvelle convention [cf. la convention du 30 janvier 1917] relative aux voyages à effectuer entre Bordeaux et Dunkerque et les voyages au cabotage entre ports français. Aux termes de cette convention nouvelle dix navires étaient affectés à ces voyages, l'État prenait à sa charge les risques de guerre pour les valeurs indiquées à l'article 1er soit pour le "Barsac" une valeur de F 4.223.795,- et il était indiqué à l'article 10, que cette convention annulait et remplaçait la convention du 30 janvier 1917. Enfin, aux termes de l'article 11, cette convention entrait en vigueur le jour même de sa signature, soit le 7 janvier 1918... »
A M. le sous-secrétaire d'État des Transports maritimes et de la Marine marchande : « Lorsque nous avons accepté le 28 décembre 1917 le mandat que vous vouliez bien nous confier où nous mettions à votre disposition notre organisation dans tous les ports du Royaume-Uni comme agents généraux de votre administration pour la prise immédiate des vapeurs alloués à la France par le Comité interallié et leur gérance jusqu'au moment où ils seront rétrocédés par vous en time charter, nous vous avons expliqué et nous nous référons à ce sujet au paragraphe 8 de notre lettre du 28 écoulé que nous avions à vous demander la mise en sursis d'un de nos employés... »

8 janvier 1918
Envoi au service de la navigation commerciale, direction DGSM, ministère de la Marine de 12 tirages photos des vapeurs type "Château" ("Château-Palmer", "Château-Lafite" et "Château-Latour") : 6 exemplaires pris de bâbord et 6 de tribord. Opération camouflage.

9 janvier 1918
A MM. James Burness & Sons : « Ocean Oil Co. Ltd. We enclose the following invoices from this company :
F 309.70 supplies to "Barsac"
F 154.85 supplies to "Château-Latour"
F 029.93 supplies to "Château-Palmer"
F 154.85 supplies to "Pessac"
F 309.70 supplies to "Séphora-Worms"
F 959.03 altogether, the equivalent of which at the current rate of exchange we shall feel obliged by your remitting to the Ocean Oil Co. Ltd, as usual. »
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Mouvements. En vous parlant du "Barsac", hier, pour relever à Cardiff, charger à destination de Bordeaux, nous voulions naturellement dire après le déchargement de sa cargaison de nickel au Havre. »
A MM. Worms & Cie Brest : « La société Le Nickel nous communique copie de la lettre qu'elle vous a adressée hier. Nous avons été tellement surpris en la lisant de voir que vous ne sembliez pas avoir communiqué avec cette société depuis très longtemps et que vous ne l'aviez jamais tenu au courant des mouvements de notre "Barsac" et du chargement de nickel que ce vapeur a pris ex-"Amiral-Halgan" que nous nous sommes un moment demandé si, par hasard, vous ne nous aviez pas chargés de communications pour le Nickel par téléphone, communications que nous aurions omis de transmettre, mais nous avons recherché dans votre correspondance et nous ne trouvons pas que vous ayez jamais parlé, à nous-mêmes, de cette question. C'est fâcheux et la société Le Nickel doit penser qu'elle a de piètres agents à Brest. Le "Barsac" est chez vous depuis le 1er janvier, il est possible qu'il n'ait pas encore quitté votre port bien que, d'après l'usine au Havre du Nickel, il devait prendre la mer hier à midi, voilà donc 9 jours que vous vous occupez de cette cargaison de nickel et que vous n'en avez jamais écrit quoi que ce soit aux principaux intéressés, c'est-à-dire le siège social de la société à Paris. Notre Maison du Havre a certainement tenu au courant l'usine locale, mais ce n'est pas suffisant, car c'est toujours de Paris que Le Nickel vous a écrit et qu'il vous a adressé toutes les instructions, c'est également à lui que vous avez également écrit 25 fois il y a deux mois, c'était donc Paris que vous deviez tenir au courant directement. »
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Le Nickel. Nous vous remettons sous ce pli copie de la lettre qui a été adressée par cette société à notre Maison de Brest, hier, et dont elle nous envoie, comme d'habitude, copie. Nous vous remettons également copie de ce que nous adressons à ladite succursale. Nous ne comprenons vraiment pas la négligence de cette Maison dans la circonstance. Pendant un moment, elle a correspondu avec Le Nickel presque tous les jours et, maintenant que le chargement est enlevé par notre vapeur et qu'il commence d'y avoir matière à correspondre, elle s'abstient de toute manifestation et si M. Carrier n'avait pas été au courant par son usine du Havre, c'est-à-dire par vous indirectement, il est probable que le "Barsac' serait arrivé au Havre, qu'il aurait terminé son déchargement et que le siège social du Nickel n'aurait eu vent de l'opération que le jour où il aurait payé notre compte de fret. »
A MM. Worms & Cie Cardiff : « Bordeaux. "Barsac" devra relever sur Cardiff pour charger à destination de Bordeaux, nous vous dirons demain sur quelles licences. Il est actuellement à Brest et doit en partir aujourd'hui pour Le Havre avec une cargaison de nitrates qu'il débarquera dans ce port et relèvera ensuite sur lest pour Barry Roads. »
Au directeur de l'Inspection régionale des sursis du gouvernement miliaire de Paris, École militaire, 43B, avenue de La Motte Piquet : « Par décision du 7 mai n°5757/su, vous avez bien voulu accorder à notre sieur Hypolite Worms, classe 1909, service auxiliaire définitif, un sursis valable jusqu'au 10 août 1917, qui a été ensuite prolongé jusqu'au 10 février 1918, ainsi que vous nous en avez avisés par votre lettre du 31 juillet section Intendance n°R5247. Nous avons l'honneur de solliciter de votre bienveillance le renouvellement de ce sursis. Comme référence, nous nous permettrons de vous rappeler la lettre que nous avons adressée le 7 avril à Monsieur le sous-secrétaire d'État des fabrications de guerre ainsi que celle que nous avons eu l'honneur de vous adresser le 3 mai ; ces deux lettres vous donnent des indications sur nos Services et en particulier sur nos importations de charbon dont notre Sieur Worms a, seul, la charge. En plus de ce que nous vous avons déjà dit, nous pouvons ajouter que nous venons de nous organiser et que nous commençons dès la semaine prochaine à importer des charbons à Rouen pour les services publics de Paris, et, en particulier pour les secteurs électriques, ceci indépendamment de nos autres ports d'importation que vous connaissez déjà. De plus, à la demande du sous-secrétariat État des Transports maritimes, nous avons accepté de mettre nos succursales anglaises à sa disposition et d'être les agents généraux du gouvernement français pour la prise de possession et la gérance provisoire des navires neutres mis au service de notre pays par le Comité interallié, et, naturellement c'est de Paris que tout ce nouveau service doit être dirigé. Veuillez agréer... »

10 janvier 1918
A MM. Worms & Cie Bordeaux : « Cardiff. "Barsac" devait quitter Brest hier pour Le Havre avec une cargaison de nitrates. Il relèvera ensuite sur lest pour Cardiff et chargera une cargaison de charbon de chez vous. D'accord avec notre conversation téléphonique de ce matin, nous le faisons charger comme vous l'aviez suggéré, c'est-à-dire avec :
1.000 tonnes à valoir sur la licence des Chargeurs réunis
1.000 tonnes à valoir sur la licence du groupement n°XV
2/300 tonnes à valoir sur la licence de la Chambre de commerce. »
A MM. Worms & Cie Cardiff : « Bordeaux. "Barsac" a dû quitter Brest hier avec une cargaison de nitrates pour Le Havre. Il relèvera ensuite sur lest à destination de Barry Roads. Veuillez lui donner une cargaison de charbon, comme d'habitude, pour Bordeaux, composé de la façon suivante :
1.000 tonnes à valoir sur la licence des Chargeurs réunis
1.000 tonnes à valoir sur la licence du groupement n°XV
2/300 tonnes à valoir sur la licence de la Chambre de commerce. »
A MM. Worms & Cie Bordeaux : Mêmes renseignements que pour Cardiff.
A MM. Worms & Cie Le Havre : « "Michel". Nous avons avis de l'Intendance que les F 800.000, montant de ce sinistre, sont à notre disposition et nous les faisons encaisser. » Ligne Londres/Dieppe.

11 janvier 1918
A MM. Worms & Cie Cardiff : « Bordeaux. MM. Burness nous ont confirmé que "Château-Latour" et "Château-Palmer" partiraient ensemble cet après-midi. "Barsac" a quitté Brest le 9 pour Le Havre. »
A MM. Worms & Cie Bordeaux : "Barsac. Ce vapeur n'est pas encore arrivé au Havre aux dernières nouvelles."
A MM. Worms & Cie Cardiff : "Bordeaux. "Barsac" a quitté Brest le 9 pour Le Havre. »
A MM. Worms & Cie Bordeaux : "Cardiff. "Barsac" devait quitter Brest hier pour Le Havre avec sa cargaison de nitrates, mais comme il aura dans ce dernier port 2.000 tonnes à décharger, nous ne pensons pas qu'il puisse repartir avant la fin de la semaine prochaine. Nous avons donné à notre Maison de Cardiff des instructions pour son déchargement. »
A MM. Worms & Cie Brest : « Nous avons à vous accuser réception de votre lettre d'hier nous remettant copie de celle que vous avez adressée ce jour-là au Nickel en réponse à la sienne du 8, et avant que vous ayez reçu la nôtre du 9. Nous devons avouer que les raisons que vous donnez de votre oubli n'ont pas grande valeur. En tout cas nous espérons que M. Carrier ne vous en voudra pas. »
[Sur le torpillage du "Barsac", voir le dossier "Le cargo "Barsac" sombre devant Le Havre avec son chargement de nickel (11 janvier 1918)".]
D'Albert Chatelle : [Extrait du livre "La base navale du Havre" et classé en 1949.] « Le torpillage du "Barsac" fut l'épilogue lamentable d'une "affaire" pas ordinaire. Qu'on en juge plutôt... »
De Worms & Cie : [Extrait d'un historique de la flotte, daté du 29 mai 1937.] « En janvier 1918, "Barsac" et "Château-Lafite" disparaissaient à deux jours d'intervalle. »
A M. le sous-secrétaire d'État de la Marine de guerre, ministère de la Marine marchande : « Nous avons l'honneur de vous accuser réception de votre lettre d'hier, "Direction générale de la guerre sous-marine - service de la navigation commerciale", par laquelle vous voulez bien nous informer que le projet de camouflage de nos vapeurs type "Château" est arrêté et prêt à être exécuté. Nous vous remercions de ces indications et pensons que nous devons attendre de nouveaux avis de vous... »

12 janvier 1918
De James Burness & Sons, Londres : « Management of steamers. We think as a matter of practice it would be better for owners brokers here to insure the excess value of Norwegian steamers because they might object to this being taken out of their hands as perhaps weakening their position with the owners but of course it will be our duty to see that the boat is fully covered before she starts on her voyage... »
De Worms & Cie Port-Saïd : « S/S "Tibor". Ce vapeur, géré par la Marine, que nous venions de charger avec 75.000 caisses de benzine, a pris feu le 10 ct un peu avant 4 heures pm, alors que tous feux éteints il était remorqué du bassin pétrolier à l'avant-port. Il y a eu deux formidables explosions au moment où le navire passait les bureaux de la Compagnie du Canal... »
A MM. Worms & Cie Bordeaux : « Nous allions vous téléphoner cet après-midi, pour vous apprendre que "Barsac" avait été torpillé hier soir, à 14 milles du Havre, lorsque nous avons reçu votre propre communication au sujet du "Château-Lafite". Nous ne comprenons pas ce qui s'est passé à propos de ce vapeur, nous avons immédiatement envoyé au ministère de la Marine, jusqu'à 3 heures, on n'avait reçu aucun avis quel qu'il soit, puis, à 3 h 30, on nous a dit avoir enfin des nouvelles, d'un sémaphore, prétendant avoir reçu du "Château-Lafite" avis que notre vapeur se "remplissait" ; ce mot n'existe pas dans le code télégraphique, ce n'est pas non plus par la télégraphie sans fil que ce message a pu passer, mais, en tout état de cause, nous sommes à peu près sûrs qu'il est arrivé un malheur à notre navire ; ces deux sinistres successifs qui nous atteignent nous ont accablés... »
A MM. Worms & Cie Cardiff : « Bordeaux. Nous vous avions fait dire par MM. Burness que le "Barsac" avait été torpillé hier soir, en face du Havre, et que vous ne deviez pas compter que ce navire, malheureusement depuis, nous avons appris que "Château-Lafite" avait été également coulé, au sud de Brest. Cela fait en tout 10 navires que nous avons perdus depuis la guerre, c'est-à-dire plus de 50% de notre flotte. Dans ces conditions nos importations de charbon sur Bordeaux vont être réduites aux seuls "Château-Latour", "Château-Palmer" et "Margaux"... »
A MM. Worms & Cie Bordeaux : « Nous avons le regret de vous aviser que "Barsac" a été torpillé hier soir, en rade du Havre ; vous ne devez donc plus compter sur ce navire. "Château-Lafite" a dû partir de Newport hier après-midi... Groupement n°XV. Vous ferez bien de prévenir ce groupement que nous venons de perdre un de nos plus gros vapeurs, qui naviguait régulièrement sur Bordeaux et qui, à chaque voyage, apportait une partie de cargaison destinée au groupement n°XV que, par conséquent, nos importations de charbon à Bordeaux vont diminuer ainsi que les quantités que vous allez pouvoir donner dorénavant audit groupement. Pendant le dernier trimestre nous avions une licence de 15.000 tonnes, dont nous avons livré, au moins, les deux tiers, et nous aurions pu tout livrer, si nous n'avions pas eu des avaries à certains de nos vapeurs. Maintenant nous en avons perdu un et nous n'allons certainement pas pouvoir livrer audit groupement les 19.000 tonnes pour lesquelles il nous a donné un licence sur le trimestre en cours, à moins qu'il puisse nous faire obtenir, de temps en temps, des bateaux de secours... »
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Camouflage. Nous ne sommes pas longtemps restés dans le doute pour savoir si nous devions attendre des nouvelles de la Marine au sujet du camouflage de nos vapeurs du type "Château", car nous avons reçu dès hier soir la lettre... PS. Nous avons reçu cet après-midi votre lettre d'hier. Quelques heures après avoir appris par vous la perte du "Barsac" devant Le Havre, hier soir, la Maison de Bordeaux nous téléphonait que le "Château-Lafite" avait été coulé à 5 milles au sud du Finistère. C'est une catastrophe pour notre flotte et nous ne croyons pas nous tromper en disant que c'est nous qui avons été les plus touchés depuis le commencement de la guerre... »
A MM. LG Jeffreys & Co., Swansea : « "Barsac". We much regret to advise you that this steamer was torpedoed last night off Havre, with the loss of 22 lives... »

13 janvier 1918
Au ministre de la Marine marchande : « Hier matin, nous étions avisés par notre Maison de Bordeaux que notre vapeur "Château-Lafite" avait été attaqué et coulé, le matin même, à 5 milles au nord de Penmarch ; elle l'avait appris du commandant de la Marine à Bordeaux. Ne pouvant obtenir de communication téléphonique avec notre Maison de Brest, pour avoir de plus amples renseignements, nous envoyâmes dans l'après-midi un de nos directeurs à votre ministère, et il lui fut répondu qu'on n'avait aucune nouvelle fâcheuse au sujet de notre vapeur et que l'avis du commandant de la Marine à Bordeaux était certainement le résultat d'une erreur. Par conséquent, à 3 h 40 de l'après-midi, vos services ne savaient encore rien sur ce sinistre. Nous renvoyâmes notre directeur une heure plus tard et à ce moment-là (4 h 30) on lui communique un télégramme qu'un sémaphore avait transmis du capitaine de notre navire signalant qu'à 5 h du matin il se remplissait d'eau, c'est tout ce qu'on savait. A 7 h 30 du soir nous avons fini par obtenir la communication avec notre Maison de Brest, elle nous signala que le capitaine de notre autre vapeur, le "Margaux", qui avec une équipe spéciale à bord, précédait de 300 mètres notre "Château-Lafite", avait entendu à 4 heures du matin 4 coups de canon, était revenu en arrière, mais ni voyant rien par suite de la brume, avait continué son chemin. Il faut croire que le "Château-Lafite" faisait de même puisque ce n'est qu'une heure plus tard qu'il signalait se remplir d'eau. Notre Maison de Brest ajoutait avoir depuis appris que 19 hommes de l'équipage avaient été débarqués à Audierne, mais que le capitaine avec 5 officiers ou hommes, était resté à bord pour essayer de sauver son bateau. Nous avons compris également qu'on avait envoyé de Brest des patrouilleurs et un remorqueur à la recherche de notre "Château-Lafite". N'ayant toujours rien de vos Services notre Sieur H. Worms, qui n'avait pas quitté son bureau, leur téléphona, hier à 11 heures du soir, pour demander des nouvelles. On lui répéta le télégramme que nous connaissions déjà, à savoir qu'à 5 heures du matin le capitaine du "Château-Lafite" signalait qu'il se remplissait d'eau. Par conséquent on ne savait rien au ministère de la Marine, à ce moment-là, du "Château-Lafite", attaqué à 20 milles de Brest, 18 heures auparavant, en dehors d'un massage du capitaine qui avait mis 12 heures à arriver, et que nous connaissions nous-mêmes depuis le matin. C'est seulement aujourd'hui à 10 heures, que sans autre nouvelle, nous avons appris, en téléphonant à votre ministère que notre vapeur avait été coulé, d'après les informations qu'on avait eues pendant la nuit. Nous en sommes encore à nous demander quelles mesures ont été prises pour essayer de sauver, et notre bateau, et le capitaine qui était resté à bord avec quelques braves pour faire son devoir. Nous n'avons pas pour habitude de nous plaindre, Monsieur le ministre, mais vous jugerez certainement utile de faire faire une enquête sur cette affaire que nous nous permettrons de qualifier de scandaleuse, et nous vous serons très obligés de bien vouloir nous en communiquer le résultat... »

14 janvier 1918
A MM. Worms & Cie Bordeaux : « "Château-Lafite". Nous avons maintenant la certitude de la perte de ce vapeur. Nous ne possédons pas encore de renseignements détaillés au sujet de ce sinistre, mais il est maintenant presque certain que nous n'aurons pas à déplorer la perte de vies humaines comme dans l'accident du "Barsac", tout l'équipage étant sauvé... »
A MM. Worms & Cie Brest : « Nous avons à vous accuser réception de votre lettre du 11 courant nous remettant copie de celle que vous avez reçue de M. Raillard ainsi que de ce que vous avez écrit au Nickel. Nous ne vous parlerons plus de l'incident du "Barsac", la question est maintenant liquidée par la grande perte que nous avons éprouvée par le torpillage de ce navire ; c'est également un grand malheur pour nos amis du Nickel qui perdent une cargaison précieuse. "Château-Lafite". Nous avons bien noté tout ce que vous nous avez dit hier après-midi sur cet autre sinistre qui nous frappe, nous avons compris que vous aviez, dès hier soir, adressé au Havre une lettre relatant tout ce que vous saviez et nous vous prierons de continuer à faire des recherches sur ce qui s'est passé à Brest. Nous avons en tout cas pris bonne note que bien que les deux si[gnaux] de notre malheureux navire aient été faits à 4 h et 5 h du matin, c'est seulement à 10 h qu'on a envoyé un patrouilleur d'Ouessant et à 11 h un remorqueur de Brest, pendant qu'un autre patrouilleur ne faisait rien dans la baie de Morgat ; il est probable que l'amiral préfet maritime, tous ses officiers et ses subordonnés dormaient et n'ont pas trouvé que cela valait la peine de se déranger, en tout cas, nous avons bien l'intention de pousser la chose plus loin... »
A MM. Worms & Cie Le Havre : « "Barsac". "Nous vous remercions de renseignements que vous nous donnez sur ce malheureux vapeur." "Château-Lafite". M. Ravion nous a dit hier soir nous avoir écrit au courrier de 5 h, pour relater tout ce qu'il avait sur le sinistre du "Château-Lafite" et confirmer les renseignements qu'il nous avait donnés et que nous vous avons transmis hier 18 heures : 1° - Bien que les signaux du capitaine Maëstri aient été envoyés à 4 heures et 5 heures du matin, c'est seulement à 9 heures qu'on semble s'en être occupé à Brest et qu'on a prévu M. Ravion. On a cependant continué à ne rien faire puisque c'est seulement à 10 heures qu'on a fait envoyer un torpilleur d'Ouessant, qui se trouve à 100 milles de Penmarch alors que Brest n'est certainement pas distant de 40 milles ; c'est seulement également à 11 heures qu'on a envoyé alors de Brest le remorqueur "Haleur". Pendant tout ce temps-là, un patrouilleur se trouvait dans la baie de Morgat, à ne rien faire. 2° - M. Ravion nous a dit avoir l'impression qu'on avait bien reçu à Brest, à 4 heures du matin, le premier signal du capitaine qui demandait du secours mais qu'on n'avait pas jugé utile de faire quoi que ce soit, car le capitaine Maëstri ayant ajouté qu'il continuait sa route vers le nord, on considérait qu'il n'y avait pas de danger immédiat et qu'on n'avait qu'à le laisser arriver à Brest ou s'échouer sur la côte... "Château-Lafite". "Nous apprenons par la Marine marchande que c'est le bateau américain "Wanderer" qui a sauvé le capitaine de notre vapeur et les 9 hommes, et les a débarqués à Quiberon... »
A MM. Worms & Cie Bordeaux : « Nous ne vous parlerons plus de "Barsac" et "Château-Lafite", qui devaient charger à Cardiff cette semaine ou au commencement de la prochaine, et ainsi que vous le faites remarquer, nous sommes touchés à un double point de vue, comme armateurs et comme importateurs à Bordeaux, mais nous ne vous cacherons pas que c'est le premier qui nous frappe le plus... Groupement n°XV. Ce que nous vous avons écrit samedi au sujet de la démarche que nous vous demandions de faire auprès de ce groupement pour lui annoncer la perte du "Barsac" devient maintenant encore plus nécessaire, puisque, ayant perdu "Château-Lafite", vous n'allez plus recevoir que la moitié des quantités habituelles ; il faut donc que le groupement n°XV sache, comme les Chargeurs réunis, que s'il veut du charbon de nous, il faudra qu'il nous fasse obtenir un bateau de secours et, en ce qui concerne ce groupement en particulier, étant donné que nous l'avons servi très bien depuis sa formation, comme il le reconnaît du reste, il faut, maintenant, que ce soit lui qui nous aide un peu, en nous faisant obtenir des bateaux de secours... »
A MM. Worms & Cie Cardiff : « Bordeaux. Nous avons beaucoup regretté d'avoir à vous faire dire également que nos vapeurs "Barsac" et "Château-Lafite" avaient été torpillés, le premier devant Le Havre et le second près de Brest. C'est une perte irréparable pour notre flotte et cela aura également pour résultat de réduire considérablement nos importations de charbon à Bordeaux... »

17 janvier 1918
De James Burness & Sons, Londres : Messageries maritimes supplies at Malta.
A MM. Worms & Cie Brest : « Nous avons à accuser réception de votre lettre du 14 courant, nous remettant copie de celle que vous avez adressée ces jours-ci à la société Le Nickel. Nous avons nous-mêmes vu M. Carrier il y a deux jours et lui avons expliqué que, s'il voulait recevoir le solde de la cargaison du "Amiral-Halgan" par fer, il devait s'arranger pour que le matériel nécessaire soit mis à votre disposition. Nous avions dit que nous ne reviendrions plus sur le malheureux incident de votre omission à tenir Le Nickel au courant du chargement du "Barsac", après la perte de ce vapeur, mais nous sommes forcés de le faire, cependant, après la conversation que nous avons eue avec M. Carrier. En effet, nous devons vous dire que la cargaison de nickel sur le "Barsac" n'était pas assurée. Une des raison en est que le siège social du Nickel, n'ayant été avisé du chargement du bateau et de son départ de Brest qu'indirectement, par l'usine du Havre et, par conséquent, nous croyons plus de 24 heures après le départ du navire, de votre port, la société Le Nickel s'était dit qu'il était inutile d'assurer cette cargaison puisque, pendant le temps que dureraient les démarches et la régularisation de cette assurance, le "Barsac" serait déjà arrivé au Havre... »

22 janvier 1918
De [Worms & Cie Port-Saïd] : Nippon Yusen Kaisha : « I answer to your enquiry on the telephone to us to when the steamers of this company went through the Suez canal and since when they have been your exclusive customers, we have to say that they started their regular line to and from Europe in 1896. The first steamer which made the passage through the Canal Westwards having been the "Cosa Maru" which passed through in the month of July of the year. Prior to that however, dating from the year 1887, we had arranged for the coaling of several steamers which they had dispatched from this side, in the first instance with Mitsui & Co. here, then with Captain A. R. Brown who later on had a seat in their office then with that gentleman's firm when he established himself in Glasgow and finally with the office of the company when they settled down in London and to whom captain A. R. Brown passed us on with the best recommendations. »

24 janvier 1918
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Sinistre "Barsac". Nous vous renverrons demain les actes de délaissement signés et légalisés pour ce vapeur, ainsi que pour "Château-Lafite"... »

25 janvier 1918
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Sinistre "Barsac" et "Château-Lafite. Nous vous remettons sous ce pli les deux actes de délaissement dûment signés et certifiés par le commissaire de police... »

30 janvier 1918
De James Burness & Sons, Londres : Abordage entre le "Margaux" et le "Basil".

1er février 1918
De Worms & Cie Bordeaux : Tableau. Liste des navires charbonniers arrivés pour le gouvernement italien, pendant le mois de janvier 1918.

2 février 1918
A MM. Worms & Cie Brest : « Le Nickel. Nous vous avons appelé ce matin au téléphone pour vous dire de la part de M. Carrier, qu'il ne pouvait pas accepter la proposition de M. Raillard au sujet des 1.200 tonnes de lest pour "Amiral-Halgan". Le prix de F 12 à F 14 pour des pyrites grillées est beaucoup trop élevé dans ce sens que cette marchandise serait inutilisable en Nouvelle-Calédonie. M. Carrier désirerait donc que vous trouviez, comme lest, une marchandise lourde, des briques ou des pierres de construction, en un mot, un chargement qui puisse être revendu en Nouvelle-Calédonie. Avant d'arrêter quelque chose de définitif, vous voudrez bien nous donner des renseignements par téléphone ou par écrit pour que nous soumettions votre proposition à M. Carrier et surtout ne perdez pas de vue, que vous devez éventuellement voir s'il n'y aurait pas de difficultés pour obtenir le chargement de ce lest sur "Amiral-Halgan". Étant donné que Le Nickel attend le solde de sa cargaison de minerai avec impatience, il serait nécessaire que vous agissiez promptement... »

5 février 1918
De James Burness & Sons, Londres : « Agency & coaling of the steamers of the Osaka shosen and Nippen Yusen Kaisha. We... have spoken to Mr. Blair of the Nippon Yusen Kaisha upon the lines of your suggestion, who, after conferring with the Manager, told us that so long as the coaling alone were concerned they had no objection whatever to your undertaking it, but the holding of the agency and consignment, handling of cargo, etc., for the Osaka Shosen Kaisha would be incompatible with the interests of the Nippon Yusen Kaisha. ... »

6 février 1918
De R. M. Stewart, à Worms & Cie Newcastle : « Return of brokerage... The deputation would not be surprised to learn that he would require to take away the brokerage from the exporters... The controller pointed out that perhaps it was rather a case of his Department versus the Treasury, not the Treasury versus the exporters; that he required a substantial increase of funds to meet the obligations he had undertaken to the collieries; that he did not wish to apply to Parliament for a grant for the purpose. ... »
A MM. Worms & Cie Brest : « Le Nickel. Nous avons bien noté ce que vous nous écrivez à ce sujet et pour donner suite à l'entretien téléphonique que nous avons eu avec vous hier soir, nous vous avons appelés à midi en vous priant de bien vouloir faire une démarche auprès de M. Raillard, agent des Chargeurs de l'Ouest, pour vous entendre avec lui, de façon à donner comme lest à "Amiral-Halgan", le plus de déblais de carrières possible afin de réduire au strict minimum les pyrites grillées qu'il prendra pour compléter son lestage, ceci pour ne pas grever inutilement la société Le Nickel d'un lest très cher. M. Carrier avec lequel nous en avons parlé n'était pas du tout sous l'impression que M. Raillard avait arrêté ferme la quantité de lest nécessaire à "Amiral-Halgan". Il en est d'autant plus étonné que c'est lui qui doit prendre à sa charge le coût de l'opération et, de ce fait, il est justifié de demander à réduire la dépense au strict minimum... »

7 février 1918
De James Burness & Sons, Londres : « ... William Stapledon & Sons were the only firm who were available as independent agents, but... Alfred Holt & Co. were not at all likely to allow them to undertake an agency that probably would be in opposition to their own interests; the whole situation is full of difficulties, but one idea... is that as Lambert Brothers have made it quite clear that after the war they must have some trade to compensate them for the loss of the P&O Co's business, even if they have to fight for it and inasmuch as most of your 'eggs are in one basket' (namely the Blue Funnel Line), we were wondering whether if you were called upon to make any sacrifice they, the Osaka Shosen Kaisha might not be made a 'pis aller' in this connection... »

8 février 1918
A MM. Worms & Cie Brest : « Le Nickel. Nous vous remercions de nous avoir transmis copie de la lettre que vous avez adressée à M. Raillard. Nous avons prévenu M. Carrier que M. Raillard vous avait répondu qu'il ne modifierait les dispositions qu'il a prises que sur un ordre formel des Chargeurs de l'Ouest. Par conséquent, il est très vraisemblable que ces derniers vont écrire à la société Le Nickel. Nous n'avons plus qu'à attendre cette communication... »

9 février 1918
De Worms & Cie Newcastle : « Rouen... We note the arrangement at which you have now arrived. Under the new conditions as regards brokerage neither of us will get anything at all as it must all be returned to the collieries. As regards future licences we are not at all sanguine. ... »
A MM. Worms & Cie Brest : « Le Nickel. Vous feriez bien comme agents du Nickel d'écrire un mot à M. Carrier pour lui confirmer les diverses démarches que vous avez faites auprès de M. Raillard au sujet de cette question... »
A MM. Worms & Cie Brest : « Le Nickel. Vous feriez bien comme agents du Nickel d'écrire un mot à M. Carrier pour lui confirmer les diverses démarches que vous avez faites auprès de M. Raillard au sujet de cette question... »

12 février 1918
A MM. Worms & Cie Le Havre : Contrat de la Marine suite à la perte du "Barsac".
A MM. Worms & Cie Brest : « Le Nickel. Nous venons d'avoir un entretien avec M. Carrier qui est disposé à accepter la combinaison proposée, c'est-à-dire de mettre à bord de "Amiral-Halgan", 8/900 tonnes de sable de mer et compléter avec des pyrites grillées, soit environ 300 tonnes, et ce, au prix de F 12 par tonne rendue bord... »

13- 14-16 février 1918
A MM. Worms & Cie Le Havre et Brest : « Le Nickel. Chargement de retour de "Amiral-Halgan"... »

13 février 1918
De James Burness & Sons, Londres : « S/S "Tordenskjold". We beg to enclose copy of a letter which Messrs H. Goldberg & Co. have addressed to the Inter-Allied and from which you will see they are willing to grant the East Coast option provided the war insurance premiums are immediately paid and an undertaking given to pay in future in advance... »

14 février 1918
De Worms & Cie Cardiff : « Tonnage. In strict confidence we learn that, despite incredible exertions, A. Capel & Co. have failed to deal with the steamers offered them by W. & C. T. Jones, who are led to believe that the difficulties are caused by the British Authorities Anyway, former has been given a further entension of time to arrange matters... but if accepted then, a much higher price may have to be paid. This, notwithstanding, the fact that many shareholders are now insistent that the boats shall be sold, and the proceeds divided. Many shareholders, rather than risk the chance of seeing the proceeds locked up by the managers indefinitely, with a view of buying fresh tonnage later on, are accepting £5 per 20/- share, which is what Messrs. Jones are offering... »

19 février 1918
De Worms & Cie Le Havre : Questions diverses. « Ateliers & Chantiers de la Seine-Maritime. Nous avons actuellement au Havre un assez grand nombre de colis destinés à vos Chantiers et nous avons fait savoir à M. Achard l'intérêt qu'il y aurait à les acheminer le plus rapidement possible sur leur destination afin d'éviter des mises en entrepôt onéreuses... »
De Worms & Cie Le Havre, au ministre de la Marine : « Nous avons bien reçu en son temps votre lettre... par laquelle, après avoir rappelé qu'aux termes du contrat passé avec votre département le 26 septembre 1916 et modifié par acte additionnel du 6 novembre 1917, nous devions assurer entre le Pays de Galles et le port de Brest un transport mensuel de 6.000 tonnes de charbon, vous nous faites remarquer que les apports réalisés pendant les mois de novembre, décembre et janvier accusent un déficit de 7.469 tonnes. Vous nous demandez en outre de vous faire connaître les mesures que nous avons prises ou que nous comptons prendre pour combler ce déficit. Sans nous arrêter à ces chiffres qui ne correspondent pas exactement à ceux que, de notre côté, nous avons enregistrés, nous nous bornerons à constater que cet état de choses vient de circonstances de guerre et que, par suite, on ne peut, en équité, nous faire grief de retards dont la cause nous est étrangère... » "Barsac", "Séphora-Worms", surtout, ainsi que "Pontet-Canet" et "Haut-Brion" ont été affectés à ce service. « Dans le courant de janvier, nous avons perdu par torpillage, à quelques heures d'intervalle deux vapeurs : "Barsac" et "Château-Lafite". Le premier avait jusqu'alors assuré conjointement avec "Séphora-Worms" une navigation régulière entre le canal de Bristol et Brest. La situation de notre armement au point de vue de la diminution du tonnage est devenue telle que nous ne pouvons plus assurer l'exécution du contrat pour lequel nous nous étions engagés le 26 septembre 1916 et nous devons vous demander une réduction sensible de nos charges. La justification de cette demande se trouve démontrée d'une façon particulièrement frappante par l'examen du tableau que nous mettons sous vos yeux et qui dénombre le chiffre de nos pertes... »
De Worms & Cie Le Havre : Situation de la flotte de 1914 à 1918.
De Worms & Cie Le Havre : Mouvement des steamers Worms.

20 février 1918
Avec Worms & Cie Le Havre. Consignation des lignes américaines. American Metal Transport & Cy, de New York.

21 février 1918
A MM. Worms & Cie Brest : « Le Nickel. Vous nous avez dit hier soir que "Amiral-Halgan" avait trouvé une place à quai dans l'arsenal où il procéderait au déchargement du solde de sa cargaison qui sera réexpédié par wagons sur sa destination finale... »
A MM. Worms & Cie Le Havre : Le Nickel. Utilisation du sable de mer dans la construction.

23 février 1918
A MM. Worms & Cie Brest : « Le Nickel. Vous nous avez dit que le solde du nickel était parti ce matin et que vraisemblablement tout le lest de "Amiral-Halgan" se composerait de sable... »

Fin février 1918
De Roger Mennevée : [Extraits de deux articles parus sous le titre "La Banque Worms - Histoire générale", dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en février 1949 et mars 1949.] Fin février 1918, Worms et Cie participait à la constitution de la Société d'études industrielles et commerciales, créée sous les auspices du groupe des Huileries de Roubaix et d'Odessa et de la banque d'affaires dite Consortium du Nord. Elle avait été fondée, par acte du 12 février 1918, par Théodore Rodocanachi (des Huileries de Roubaix et d'Odessa) en vue de la création, de la constitution et de l'exploitation de toutes entreprises agricoles, industrielles et commerciales, en France, dans les colonies ou pays de protectorat ou à l'étranger ; l'achat, la location, l'amodiation de tous terrains, leur exploitation ou aménagement, et toutes opérations accessoires s'y rapportant, notamment toutes concessions de quais et postes de débarquement, toutes entreprises de ports et de manutention, toutes opérations d'achat, de location ou d'exploitation de navires, toutes opérations industrielles ou commerciales se rapportant aux produits oléagineux et à toutes marchandises en provenance des colonies ou de l'étranger, la constitution de tous syndicats, participations ou sociétés sous toutes formes, etc. Le siège social était à Paris au n°69, boulevard Haussmann, dans les locaux du Consortium du Nord. Le capital était de 1.500.000 F en 1.500 actions de 1.000 F. Le conseil d'administration, que présidait M. Rodocanachi et auquel siégeait Hypolite Worms, devait comprendre de 5 à 11 membres, possesseurs d'au moins 20 actions. En fait, l'activité de la société devait se tourner vers la Russie et les pays de l'Europe du Nord, mais les événements ne répondirent pas à l'espoir des fondateurs. [Voir décembre 1922.]

2 mars 1918
A MM. Worms & Cie Brest : Le Nickel. Chargement de "Amiral-Halgan".
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Nous vous remercions de la copie de la lettre que vous avez reçue de la Direction des transports maritimes, section litiges, au sujet de ce vapeur [concerne un accident avec le navire "Orlando"]. Le Nickel se plaint à nouveau des difficultés et retard provenant de ce que le déchargement n'a pas été fait par la Maison de Brest d'accord avec le capitaine... »

4 mars 1918
De Mann, George & Co., Londres : South African Business - Documents.

11 mars 1918
De Mann, George & Co., Londres : South African business. « We have chartered the s.s. "Urko Mendi" from Delagoa Bay to Diego Suarez at 57/6d per ton freight, and consequently we confirm the sale to the Messageries Co. of a cargo of Witbank Screened Steam Coal for shipment by this steamer, at the c.i.f price of 82/6d per ton on the usual Messageries terms, subject to the usual export licence for the cargo. Charter party is being drawn up for this business, copies of which we will, in due course, forward you, and we are instructing our branch office at Delagoa Bay, by cable, to apply for the necessary licence... »
A MM. Worms & Cie Brest : Le Nickel. Déchargement et chargement de "Amiral-Halgan".

19 mars 1918
De Worms & Cie Le Havre : « La réponse qui nous a été faite par la NYK ne nous satisfait pas puisqu'il nous est offert à boire dans un verre vide et nous regrettons qu'il ne nous soit pas possible de solliciter la consignation des vapeurs de la OSK dans les ports où les armements japonais vont venir une fois la guerre terminée ; ces ports seront vraisemblablement Marseille, Bordeaux, Le Havre, Dunkerque, peut être Saint-Nazaire. Nous devons nous efforcer, pour compenser les déboires que va nous réserver l'armement, après l'expérience Bouisson et ses suites, de développer nos affaires de transit et de consignation et nous aurons d'autant plus de transit que nous serons agents de lignes régulières à voyages fréquents... »

2 avril 1918
De Mann, George & Co., Londres : « South African business. You ask us to give you the latest positions of the s.s. "Unbe Mendi" and "Urko Mendi", as the Messageries Co. are anxious that these vessels should not arrive at Diego Suarez together... »

5 avril 1918
De l'administrateur de l'inscription maritime : « Nous recevons, de l'Inscription maritime de Bordeaux, la lettre, avec un ordre de réquisition pour les vapeurs "Château-Latour" et "Château-Palmer"... »
Du commissariat des Transports maritimes et de la Marine marchande : Réquisition des vapeurs "Château-Latour" et "Château-Palmer".
De Worms & Cie Bordeaux : Réquisition des vapeurs "Château-Latour" et "Château-Palmer".

10 avril 1918
De Worms & Cie Cardiff : « Referring to our remarks of the 8th inst. anent French Steamers, you will doubtless have read the new Government proposals about "Man Power" set forth in the Houses of Parliament last night... »

17 avril 1918
De Worms & Cie Alger : « Stock transit maritime. Le commissariat de la Marine marchande et des Transports maritimes a trouvé le moyen de réaliser des transports de charbon à bon compte de Cette [Sète] ou Marseille en Algérie. Il a traité avec la Maison Puech, de Cette (et peut-être avec d'autres) dans les conditions suivantes : ces armateurs sont autorisés à transporter du vin d'Algérie à Cette, moyennant 240 francs la tonne, mais à charge pour eux de transporter du charbon de Cette ou Marseille en Algérie contre une indemnité de 6 francs par tonne pour frais de manutention... Il nous a été dit, et nous devons tenir la chose pour confidentielle, que le vapeur "Guethary", avec un chargement de charbon destiné au Transit maritime d'Alger et en provenance du UK, a reçu l'ordre d'aller à Bizerte où l'on constituerait un stock important répondant à ce fait que ce port est un point d'arrêt des convois... »

21 avril 1918
De Worms & Cie Newcastle, à James Burness & Sons, Londres : « In our own case all (five in number) our Staff have already joined up with the exception of the writer, who is 53. and Mr. Chambers, who is 44, beyond that we have one Lady typist and two juniors. You will quite appreciate that it is of the utmost importance for us to maintain the services of Mr. Robert Chambers, who besides keeping our books, also looks after chartering, insurance and cash, which latter is now of some consequence, as the steamers we manage on behalf of the French Government entail quite a number of small accounts which require careful checking... »
De W. Torry, Harrogate : Original. Man power Bill.

22 avril 1918
De Worms & Cie Cardiff, à James Burness & Sons, Londres : « We shall at the present ask you to be good enough to limit the protection you now are seeking to establish for us to one member of the staff only, our assistant manager, Mr. S. J. Arthur... »
De Worms & Cie Cardiff, à Worms & Cie Newcastle : « Man power bill. We are afraid that to prove ourselves as Ship Managers would be insufficient to protect essential members of our respective staffs, and have been pressing Paris to substantiate therefore through the French Authorities our claim to be working extensively for them. If such status be obtained through the good offices of Messrs Burness, who Paris have instructed herein, we think we could manage the rest ourselves. Unfortunately time presses, and nothing can be done on the other side in what little is available. Such protection is specially needed here in consequence of the large number of boats which we have to handle for the Chargeurs réunis Cie, which need incessant vigilance by those trained to the work, as even their stores have to be seen to by us, in the face of quiet obstruction from those aboard; moreover, owing to the steadily increasing shipments direct and indirect made here by the British Admiralty in everything the claims of the vessels under our care have to be persistently advocated by a responsible hand.... »
De Worms & Cie Cardiff : Manque de personnel.

25 avril 1918
De James Burness & Sons, Londres : « A meeting of the delegates from the chambers of commerce at the different ports took place here yesterday to consider counsel's opinion regarding the Coal Controller's action in connection with the l/3rd brokerage when it was considered that the opinion was a very strong one indeed and Mr. Ingledew, the Cardiff Solicitor, said the Coal Controller could not legally obtain the brokerage without an act of Parliament... »

27 avril 1918
De Worms & Cie Marseille : « Il se fait depuis quelque temps à Marseille d'importants achats d'immeubles. Diverses maisons de banques anglaises entre autres, viennent d'installer ici et ont acquis à cet effet des maisons rue Cannebière... »

30 avril 1918
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Deuxième partie - Hypolite Worms (2e du nom)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en février 1949.] « M. Worms devait être appelé au sein du comité exécutif des Transports maritimes, créé par M. Fernand Bouisson, commissaire aux transports maritimes et à la Marine marchande, la Marine marchande dépendant cette fois du ministère du Commerce, par arrêté du 30 avril 1918, inséré au Journal officiel du 2 mai 1918, et ainsi conçu : "ministères du Commerce, de l'Industrie, des Postes et Télégraphes, des Transports maritimes et de la Marine marchande. Le commissaire aux Transports maritimes et à la Marine marchande, arrête : Art. 1. II est institué au commissariat des Transports maritimes et de la Marine marchande un comité exécutif des Transports maritimes. Ce comité est saisi des programmes périodiques dressés par le comité exécutif des importations, et des décisions arrêtées à chaque séance de ce comité. Il a pour mission d'affecter aux diverses lignes de navigation les navires au service de la France et d'arrêter la composition des chargements, de manière à utiliser dans les meilleures conditions possibles la portée en lourd et la capacité cubique de ces navires. Ces affectations et compositions do chargement sont effectuées conformément aux programme et décisions du comité exécutif des importations. Art. 2. Le comité exécutif des Transports maritimes est présidé par le commissaire aux Transports maritimes et à la Marine marchande ou par son délégué. II est composé des armateurs ci-après désignés : M. Breton, directeur de la compagnie des Chargeurs réunis, M. Dal Piaz, directeur de la Compagnie générale transatlantique, M. Fraissinet, directeur de la Compagnie marseillaise de navigation à vapeur, M. Houet, directeur de la Société navale de l'Ouest, M. Hubert-Giraud, administrateur directeur de la Société des transports maritimes, M. Philippar, directeur de la compagnie des Messageries maritimes, et M. Worms, de la maison Worms et Cie. Art. 3. Le bureau des trafics de la direction des Transports maritimes tient à la disposition du comité tous les documents nécessaires à l'accomplissement de sa mission. Le chef du bureau du trafic remplit les fonctions de secrétaire du comité. Art. 4. Le comité est appelé, en outre, à donner son avis technique sur les diverses questions relatives aux transports maritimes qui peuvent lui être soumises par le commissaire aux Transports maritimes et à la Marine marchande. Art. 5. Chaque séance du comité fait l'objet d'un procès-verbal qui est notifié à la direction des Transports maritimes. Le comité fixe à l'issue de chaque séance la date de la prochaine réunion. Chaque membre du comité, après avoir donné tous les renseignements utiles, s'abstient de prendre part aux délibérations concernant l'affectation des unités de sa flotte." On le voit, si le comité exécutif, était sensiblement plus large (il comprit à un certain moment 17 membres) que le "comité des Cinq" de M. de Monzie, on y retrouvait néanmoins les principales personnalités de ce dernier. Mais, dans des conditions différentes, sous M. de Monzie, le "comité des Cinq" avait une influence telle qu'elle ne fut pas sans soulever certaines inquiétudes, d'autant plus que la Marine marchande jouissait encore d'une liberté suffisante pour permettre aux armateurs de réaliser des bénéfices nettement exagérés. Avec M. Bouisson, la situation avait changé : le nouveau commissaire aux Transports maritimes avait réquisitionné toute la flotte marchande - en en laissant d'ailleurs la gestion aux armateurs - et le rôle du comité exécutif des Transports maritimes ainsi créé pouvait se résumer en ces quelques lignes : "Le comité des importations a pris telle décision, arrangez-vous entre armateurs pour la réaliser dans les meilleures conditions". »

Mai 1918
De Worms & Cie Le Havre : Note non datée, retrouvée dans un dosser "correspondance reçue du Havre, en 1918". « Les 18 et 19 décembre 1917 est intervenue entre MM. Worms & Cie et le sous-secrétariat des Transports maritimes et de la Marine marchande une convention aux termes de laquelle le s/s "Barsac" à ce moment attendu à Bordeaux, avec une cargaison de charbon relèverait sur lest de Bordeaux pour Brest et prendrait dans ce dernier port un chargement complet de minerai de nickel provenant de la cargaison du voilier "Amiral-Halgan" à destination du Havre. Aux termes de cet accord, le voyage était effectué sous le régime de la convention du 30 janvier 1917. Cette convention était celle par laquelle M. Worms & Cie s'étaient engagés à affecter à des voyages entre Bordeaux et Dunkerque et à des voyages de cabotage entre ports français treize navires, pour lesquels aux termes de l'article 7 de cette convention l'État prenait à sa charge, les risques de guerre pendant la durée du contrat, pour des valeurs déterminées pour chaque navire. La valeur assurée par l'État du "Barsac" était ainsi fixée à 1.800.000 francs. Il était en outre indiqué dans l'accord des 18 et 19 décembre 1917 que la compagnie "Le Nickel" pour le compte de laquelle avait lieu ce transport de minerai paierait directement le fret de 23 F la tonne à M. Worms & Cie et que d'autre part elle rembourserait à État la prime correspondante au risque de guerre et pour la valeur fixée dans la convention. Le "Barsac" fut torpillé au cours du voyage le 9 janvier 1918. Entre temps était intervenue à la date du 7 janvier 1918, entre le sous-secrétariat État des Transports maritimes et de la Marine marchande et MM. Worms & Cie, une nouvelle convention relative aux voyages à effectuer entre Bordeaux et Dunkerque et les voyages au cabotage entre ports français. Aux termes de cette convention nouvelle dix navires étaient affectés à ces voyages, État prenait à sa charge les risques de guerre pour les valeurs indiquées à l'article 1er soit pour le "Barsac" une valeur de F 4.223.795,- et il était indiqué à l'article 10, que cette convention annulait et remplaçait la convention du 30 janvier 1917. Enfin, aux termes de l'article 11, cette convention entrait en vigueur le jour même de sa signature, soit le 7 janvier 1918. Le "Barsac" ayant péri par risque de guerre, MM. Worms & Cie ont demandé le paiement à l'État de la valeur assurée par la convention du 7 janvier 1918 en vigueur au moment du sinistre. L'État s'y est refusé et M. Bouisson donne les raisons de ce refus dans une lettre du 28 mai 1918. En substance, il indique :... »

1er mai 1918
De James Burness & Sons, Londres : « Coal Controller. A meeting was held here today of the Chamber of Commerce (Coal Section) at which the delegates of the Central Committee reported that Counsel's opinion regarding the Coal Controller's action in connection with the l/5rd brokerage was that it was "ultra vires". Considerable discussion took place with the result that in the first instance the resolution passed by the Central Committee to test the legality of the Coal Controller's action was approved and it was agreed to contribute to the cost thereof pro rata to 1917 shipments... »

10 mai 1918
De James Burness & Sons, Londres : « Port Said. We have duly received your private letter of the 7th inst., is which you tell us that the French Government are now going to find means of getting tonnage to send their own coal to Egypt to be landed there for their account and handled by you... »

23 mai 1918
Des Ateliers & Chantiers de la Seine-Maritime : « Sur l'invitation de la Chambre syndicale des constructeurs de navires et de machines marines, nous avons souscrit une action de mille francs à la Société du comptoir d'achats de machines-outils qui vient d'être créée sur la demande du ministre de l'Armement et qui est destinée, pensons-nous, à centraliser toutes les commandes... »

27 mai 1918
De Japp, Hatch & Cy, Liverpool : « We have your favour of the 23rd inst., and have read with much interest all you write regarding renewal of contract for Collins Green Florida Coal, July/june 1919. We have seen Messrs James Moss & Co., with a view to ascertaining what likelihood there is of their having a more continuous service to Bordeaux during the coming 12 months. They tell us that they consider that they have now got the several Departments concerned to realise that their Bordeaux boats should he maintained, in view of the fact that they carry homeward cargo for account of three different Government Departments, and we understand that the Departments concerned have been in touch with the ministry of Shipping, with the result that Messrs Moss consider that in the very near future they will have the "Luque" liberated, which steamer, in addition to the "Libourne", will give them two regular boats for the Bordeaux trade... »

28 mai 1918
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Le Nickel. Nous avons le connaissement que vous nous adressez, à la cargaison de minerai de nickel chargée sur "Barsac". La question que vous nous posez est excessivement délicate, étant donné nos rapports avec la société Le Nickel. Elle l'est d'autant plus que, bien que nous soyons absolument dans notre droit, en réclamant le fret en question, il y a eu faute de notre Maison de Brest, car la société Le Nickel lui avait bien demandé de la tenir au courant de tous les mouvements du navire et de correspondre directement avec elle à Paris, ce que la Maison de Brest n'a pas fait et elle s'est contentée de vous tenir au courant pour que, de votre côté, vous fassiez le nécessaire auprès de M. Menvielle. La société Le Nickel pourrait donc peut-être prétendre que si elle n'a pas couvert la valeur de la cargaison et du fret, acquis à tout événement, c'est qu'elle ne savait même pas que le "Barsac" chargeait, puisqu'il y avait 2 ou 3 mois qu'elle n'avait pas reçu de lettres de Brest. En tout cas, nous croyons que le mieux est d'attendre que soit solutionnée une autre question beaucoup plus importante qui est le remboursement de la valeur de notre navire par le Commissariat aux transports maritimes et à la Marine marchande. Si ce règlement est fait, conformément au contrat du 7 janvier 1918, nous croyons qu'alors nous pourrons avoir le beau geste et abandonner toute réclamation auprès du Nickel... »

30 mai 1918
De Worms & Cie Le Havre, au ministre de la Marine : « Nous vous proposons, ce que nous vous avons offert dès le premier jour, de nous mettre complètement à votre disposition pour l'organisation et l'exploitation des services de cabotage entre Dunkerque et Bayonne. Il n'est pas inutile de rappeler ici que nous... »
De Worms & Cie Le Havre, au ministre de la Marine : « Vous nous avez invités à retirer de notre ligne Dieppe-Grimsby le s/s "Pessac" pour le mettre à la disposition du Ravitaillement. Nous ne savons pas à quoi le Ravitaillement destine ce vapeur et notre impression est qu'à l'heure présente il l'ignore lui-même.
Si, comme nous vous le proposons dans une autre lettre, vous nous laissez le soin d'organiser et d'exploiter les services de cabotage entre Bayonne et Dunkerque, nous avons la certitude qu'il nous sera possible de satisfaire aux besoins du Ravitaillement sans désorganiser une ligne datant de 1857 et nous pensons qu'un tel résultat est fort désirable pour le pays. Pendant de très longues années... Au cours de la guerre, nous n'avons pas un seul instant cessé l'exploitation de cette ligne et cependant, à plusieurs reprises, la navigation entre la côte Est de l'Angleterre et la Manche était si périlleuse que le gouvernement français... »

31 mai 1918
A MM. Worms & Cie Le Havre : « "Barsac". Nous avons copie de la lettre que vous avez reçue de la Marine marchande ; nous voyons que cette lettre est maintenant signée par M. Bouisson, alors que la première l'était par M. Bérengier ; nous allons nous entretenir de cette question avec notre Sieur Majoux... »

3 juin 1918
De Worms & Cie Bordeaux : « Nous avons eu l'honneur de recevoir votre lettre du 1er juin, nous annonçant dix enveloppes chargées, avec valeur déclarée : 1.000 F... »

10 juin 1918
De James Burness & Sons, Londres : « We addressed a letter to Mr. Newton Dunn asking for the permission of your neighbours for you to handle coal for account of the French Government... »
A Newton Dunn, Port-Saïd : French Government Requirements at Port Said.

12 juin 1918
De James Burness & Sons, Londres : « Man Power Bill... We are pleased to say your Grimsby House advise us that the letter which we addressed to them about Mr. F. Robinson had the effect of getting their Local Tribunal to adjourn the case for 14 days in order to enable the French Government to intervene in the matter... »

17 juin 1918
De l'association France-Grande-Bretagne : Projet d'appel commun.

25 juin 1918
De l'association France-Grande-Bretagne : "Note pour servir à l'examen de la question des mesures à prendre pour assurer la réparation des dommages de guerre causés aux propriétés en France des industriels anglais"

26 juin 1918
De Japp, Hatch & Cy, Liverpool : Collins Green.
Du Central Executive Committee of Great Britain : "Supply of coal to France and Italy"

2 juillet 1918
De Worms & Cie Newcastle : « Our own opinion has all along been that the Groupment system was bound to act detrimentally to the importers. On the other hand we rather doubt whether the Central Executive can bring much pressure to hear upon the BNC as it may be said that the Central Executive can look after this end of the business but that once the coal arrives in France the distribution of it or rather the means of distribution are in the hands of the BNC... »

4 juillet 1918
De James Burness & Sons, Londres : Handling of coal at Port Said for account of the French Government.

20 juillet 1918
De Worms & Cie Marseille : « M. Prouvost m'a prié de revoir M. Savon au sujet de ses terrains, et je sors de chez lui.. »
De Worms & Cie Newcastle : « In writing as we did about "pooling" you will remember that we made this observation as regards the position of the exporters here, and went on to say that it would do nothing to relieve the position of the importer in France. We understand that the resolution from Cardiff which was put to the Central Executive at the last meeting in London did not emanate solely from the position as described by Mr. Miral but was also induced by the very unsatisfactory position caused by increasing Admiralty Shipments... »

22 juillet 1918
De Japp, Hatch & Cy, Liverpool : « James Moss & Co. telephoned us this afternoon to inform us that they had just received a letter from Astie & Co. of Bordeaux. In this letter Messrs Astie distinctly state that they were informed by Worms & Co. that you have all the room guaranteed to you by Moss & Co. in their steamers. Moss & Co. are naturally very distressed at this, and consider that it has been most untactful on somebody's part in your establishment in Bordeaux, in making such a statement to Astie & Co. You are well aware that James Moss & Co. have all along tried to retain the room in their steamers to carry coal for your goodselves, and they are replying to Astie & Co. that they must be under a misunderstanding... »

8 août 1918
A MM. Worms & Cie Le Havre : « "Barsac". Nous vous remercions de la copie de la consultation de Me Regray, mais nous nous demandons si le fait par l'État de garantir, par contrat, le remboursement de la valeur d'un navire, est absolument la même chose que lorsqu'il y a entre l'État et l'armateur un vrai contrat d'assurance moyennant le paiement d'une prime... »

14 août 1918
De Henrique Ciriaco Gouvèa : Rapport de mer. Le 14 août 1918, à bord du remorqueur français "Las Heras" dont les amateurs sont MM. Worms & Cie, le capitaine Henrique Ciriaco Gouvèa, en rade du port de Lisbonne, déclare :...

16 août 1918
De Diogo Joaquim de Mattos, Lisbonne : « Le remorqueur "Las Heras" amenant de Buenos Ayres en remorque le ponton "Bermudes" chargé de blé est arrivé ici le 12 courant. Le capitaine du remorqueur, M. Henrique Cyriaco Gouveia, est venu me trouver... »
A MM. Worms & Cie Le Havre : « "Barsac" et "Château-Lafite". Nous vous remercions des deux copies de vos lettres du 14 à la Marine marchande... »

17 août 1918
De Worms & Cie Alger : « Société Albert Fèvre & Cie. Au reçu de votre lettre du 2 courant que nous attendions, car M. Louis Rey nous en avait fait prévoir la prochaine arrivée, nous nous sommes mis en rapport avec ce Monsieur. Il nous a dit que les fonds de tous les futurs actionnaires étaient prêts et qu'il y avait intérêt à ce que nous fissions notre versement le plus tôt possible pour permettre la constitution définitive de la société que l'on désirait voir sur pied pour le 1er septembre prochain... »
De Diogo Joaquim de Mattos, Lisbonne : « Les experts nommés par le consulat de France ont été d'opinion que le "Las Heras" avait besoin de rentrer en cale sèche... »
Des Ateliers & Chantiers de la Seine-Maritime : « Nous vous signalons que MM. Vve Hottat et Fils ont repris hier, 16 courant, les travaux de terrassements de la voie de raccordement dans la partie comprise entre l'origine et le chemin vicinal de grande communication n°5, c'est-à-dire la partie dont nous avons pris possession à la suite des constats d'abandon du chantier et du commandement qui a suivi. MM. Vve Hottat & Fils marquent ainsi leur intention, exprimée dans l'avant-dernier paragraphe de leur lettre du 1er août, de n'abandonner aucune partie de leur entreprise pour cause d'inachèvement... »
A Worms & Cie Le Havre : Réquisition du "Fronsac".

18 août 1918
A Worms & Cie Le Havre : « Sinistre "Barsac". Nous avons copie de la lettre que vous avez reçue du Commissariat aux transports maritimes et à la Marine marchande, nous allons nous entretenir avec notre Sieur Majoux, que nous verrons demain... »

19 août 1918
Du capitaine du "Hypolite-Worms", à Worms & Cie Bordeaux : Rapport d'avaries "Jumfreland" à "Hypolite-Worms".

20 août 1918
De Worms & Cie Bordeaux : « "Hypolite-Worms" a été abordé, hier soir, par le vapeur "Junfruland", qui quittait son mouillage à 4 amarres et s'est jeté sur lui... »

22 août 1918
De James Burness & Sons, Londres : « We are in receipt of your favor of the 20th inst, in reference to what has happened in connection with the steamer which Mr. F. Le Boulanger of Swansea is managing for account of the ministry of Shipping and we are surprised to hear that his appointment of your Port Said house as his agents for taking over the steamer was not approved by the ministry... »

24 août 1918
De Worms & Cie Marseille : « M. Prouvost me fait connaître les incidents qui s'étaient produits au sujet de l'introduction dans le cahier des charges projeté, d'une clause spéciale à la Société des huileries pour la faire participer aux amortissements des frais de construction des quais. M. Prouvost m'expliquait que M. Bourgougnon (ancien ingénieur des Ponts & Chaussées et prédécesseur de M. Bezault) actuellement administrateur-délégué des Raffineries de sucre de Saint-Louis, ayant été chargé par les Huileries Verminck de faire une évaluation des avantages que présentait pour sa société la combinaison Prouvost, avait demandé à M. Bezault s'il lui paraissait possible d'inclure dans le cahier des charges la clause qui donnerait aux Huileries les avantages convenus pour leurs débarquements, contre leur participation aux amortissements... »

25 août 1918
‘'Pontet-Canet', parti du port du Havre en direction de Bordeaux, en convoi, est torpillé et coulé, à une douzaine de milles dans le N.NW des Héaux de Bréhat (extrémité ouest de la baie de Saint-Brieuc, Côtes-d'Armor), par le sous-marin allemand UB-109 commandé par l'Oberlieutnant zur See Kurt Ramien. Il y a 6 ou 9 victimes parmi l'équipage.
De Worms & Cie : [Extrait d'un historique de la flotte, daté du 29 mai 1937.] « Pour clore la série impressionnante des pertes, ce fut celle du "Pontet-Canet" en août 1918. Dix navires de la flotte auxquels il conviait d'ajouter le "Saint-Éloi" affrété, avaient ainsi disparu pendant la guerre et on peut, d'après cette hécatombe, juger des efforts déployés en ces années d'épreuves par la Maison Worms & Cie pour maintenir en existence ses services de cabotage. Avec les unités de sa flotte qui n'avaient pas été réquisitionnées et en dépit des pertes subies, elle réussit à maintenir un trafic aussi régulier que le permettaient les circonstances entre les ports du littoral de l'Atlantique et de la Manche, y compris Dunkerque. Qu'on nie après cela l'importance ou bien plutôt la nécessité de l'existence du cabotage national en tous temps et, en particulier en temps de guerre. On ne pourrait le faire qu'avec la plus entière mauvaise foi. L'armement Worms & Cie a en réalité, au cours de la guerre mondiale, rempli un rôle prédominant dans le ravitaillement des populations civiles en assurant des transports que les chemins de fer occupés par d'autres tâches n'auraient pu réaliser en aucune façon ou avec une extrême lenteur. A la fin des hostilités le nombre des vapeurs en service, qui avait été de 20 en novembre 1914, était réduit à 13 et la somme des portées en lourd de ces navires était réduite à 19.415 tonnes contre 32.790 tonnes en novembre 1914. »

27 août 1918
De Worms & Cie Le Havre : "Bordereau récapitulatif des comptes mensuels de gérance dus par M. le commissaire aux Transports maritimes à la Marine marchande"

28 août 1918
De Worms & Cie Le Havre : Questions diverses. "Barsac". Cabotage. Réquisitions...
De Worms & Cie Le Havre : Mouvement des steamers Worms.
A Worms & Cie Le Havre : « "Barsac". Nous avons copie de votre lettre au Commissariat aux transports maritimes et à la Marine marchande, et, ainsi que nous vous l'avons demandé hier au téléphone, nous avons besoin d'une copie de la note de M. Pèzeril, car nous ne pouvons pas retrouver celle que notre Sieur Majoux nous avait, un jour, apportée à Paris... »

30 août 1918
A Worms & Cie Le Havre : « "Barsac". C'est seulement hier soir, à 7 h 15, que nous avons reçu votre pli du 28 août avec la consultation de Me Pézeril... »

[Vers] septembre 1918
Au commissariat de la Marine marchande : Brouillon de lettre. « Vous estimez impossible de conclure l'opération que vous nous aviez proposée, c'est-à-dire de reprendre, vous-même, les vapeurs "Sinaloa" et "Constitucion" aux prix que nous les avions payés... »

2 septembre 1918
De Charles-Arthur Terrier : « A la requête de la société Veuve Hottat et Fils, entrepreneurs de travaux publics... , j'ai... signifié et déclaré à M. Gustave Majou, successeur de M. Louis Lanave, demeurant au Trait, pris en sa qualité de directeur et de représentant de la société Worms et Cie... que par exploit de Me Dessaix, huissier à Paris, en date du vingt-six août dernier, enregistré, la société Worms et Cie, agissant poursuites et diligences de M. Lanave, a signifié à MM. Veuve A. Hottat et Fils qu'elle résiliait ce jour et de sa propre autorité, sous réserve de dommages-intérêts, les conventions verbales intervenues entre les parties les treize mars et douze juin mil neuf cent dix-sept et quatre mars dernier (1918) relativement à la construction d'ateliers et chantiers au Trait... »
De la Chambre syndicale des constructeurs de navires : « Notre Chambre syndicale a été chargée par M. le commissaire de la Marine marchande de lui présenter des propositions pour la reconstitution de la flotte Marchande française. M. le commissaire lui a transmis le tableau général des premières demandes des armateurs comportant, une centaine de bâtiments charbonniers, plus de 150 cargos et environ 50 paquebots ou bâtiments mixtes, représentant un tonnage total d'environ 1 million 1/2 de tonnes. Il est bien entendu d'ailleurs, que l'exécution de ce programme ne peut être qu'amorcés pendant la guerre... »

7 septembre 1918
De A. Lebreton : « La visite officielle faite à vos chantiers hier au cours de notre expertise ne m'a pas permis de vous entretenir, comme je le désirais, de la question d'expulsion de l'entreprise Hottat... »

12 septembre 1918
Des Ateliers & Chantiers de la Seine-Maritime, à Alphonse Bonpaix, Le Trait : « Les choses ici sont sans changement : MM. Hottat ne partent pas et nous ne voyons pas le moyen de les expulser... »
Des Ateliers & Chantiers de la Seine-Maritime : « Affaire Hottat. Nous vous remettons sous ce pli copie de notre lettre de ce jour à Me Bonpaix... »

16 septembre 1918
Des Ateliers & Chantiers de la Seine-Maritime : « Nous vous remettons sous ce pli copie de la circulaire de la Chambre syndicale des constructeurs de navires en date du 2 septembre... »

18 septembre 1918
Ouverture d'un compte auprès de la Banque de France, au nom de la succursale de Caen.

21 septembre 1918
De Worms & Cie Le Havre : « Nous avions fait part à notre Sieur Majoux des réflexions suggérées par la lecture de la formule de convocation et nous lui avions fait remarquer qu'il était essentiel que les intérêts des armateurs au cabotage fussent défendus par la commission d'arbitrage chargée de solutionner les différends entre armateurs et capitaines au long cours... »

25 septembre 1918
De Francis F. Hay, Liverpool : « I beg to report that Messrs Worms, the receivers of the coal cargo at Bordeaux, notwithstanding my strong protests, discharged from the tween decks the whole of the 104 tons of surplus bunkers which you gave me, and instead thereof, have put into my bunkers a quantity of coal from their cargo which they stated was equal to the quantity they had taken from the tween deck... »
De Worms & Cie Nantes, à Worms & Cie Le Havre : « Société nantaise d'éclairage & de force par l'électricité. Nous avons reçu la visite du sous-directeur de cette société, qui est venu nous demander si nous accepterions de nous charger de la gérance des trois vapeurs de 2.700 - 2.200 et 2.000 tonnes de portée, qui ont été appliqués à son ravitaillement en charbons, ravitaillement qui s'élève à environ 50.000 tonnes par an... »
De Worms & Cie Nantes : « Société nantaise d'éclairage & de force par l'électricité. Nous avons l'avantage de vous remettre sous ce pli la copie de la lettre que nous adressons ce jour à la Maison du Havre... »

26 septembre 1918
De Japp, Hatch & Cy, Liverpool : « We understand that Messrs Moss are going to debit you with something like £100, and they tell us that what annoys them most is that you should have taken their bunker coal at all, and that it might have led to more serious consequences had the steamer found herself short of coal when at sea, and had to call in at a Channel Port... »

30 septembre 1918
Aux Ateliers & Chantiers de la Seine-Maritime : « Vu l'importance de cet ordre, par rapport au contingent très réduit des importations anglaises en France, qui ne se montent qu'à huit mille livres par semaines et vu l'importance des ordres en retard, le capitaine Becuwe voit, aux autorisations d'importation que nécessite cette commande, un obstacle important : Lorsque je lui ai fait remarquer que votre société en ferait le règlement directement en Angleterre et qu'en conséquence il est plus que probable que ce versement effectué aux usines anglaises pourrait être hors du contingentement financier français, il m'a dit que si ce paiement pouvait être fait de cette façon, que vous aviez alors chance de faire exécuter votre ordre en Angleterre... »
De Worms & Cie Le Havre : Questions diverses dont l'usine de fabrication de boulets. « Pour votre gouverne, voici le nombre de jours de travail de notre usine depuis le 1er janvier jusque fin septembre, et en face le tonnage fabriqué... » Licences d'importation. Union gazière...

4 octobre 1918
Des Ateliers & Chantiers de la Seine-Maritime : « Nous avons écrit à M. Bigard pour l'aviser que la chaudière proposée ne pouvait nous intéresser... »

7 octobre 1918
De Worms & Cie Cardiff : Managed steamers.
A Worms & Cie Le Havre : « Copie de la lettre du ministère de la Marine, commission centrale des marchés commerciaux, au sujet de la réquisition de "Pontet-Canet", "Séphora-Worms", "Barsac", "Château-Latour", "Michel", "Thérèse-et-Marie", "Emma" et "Haut-Brion" pour les périodes pendant lesquelles ces navires ont été réquisitionnés, ainsi que les contrats à signer... »

10 octobre 1918
De Worms & Cie Cardiff : « Ever since you adopted the method of receiving freights on this side, earned by vessels running for the French Government, monies at our Bankers have steadily augmented. You have been daily advised amount thereof, and in July when anything might have happened; thus it was highly advisable for us to be largely in funds, we said, nothing; but now that such menace has passed away, we think well to draw your attention to the fact that to our credit there stands at the N. P. Bank of England Bute Docks £297.124,2.ld. Of same £200.000 has been on deposit with them, at 3% interest repayable at 7 days notice, ever since the 18th July... »

17 octobre 1918
De Worms & Cie Cardiff, à Hypolite Worms, Paris : « A continuance of control in this District anyhow is less in favour than ever, not only through recent domestic troubles in the controlling body supervising shipments to France and Italy, but also through the very illuminating lecture delivered at the Cardiff Exchange on Tuesday last by the Hon. Mr. Fisher, ex Minister of Trade for New Zealand, a fairly full report... The present Government we hear are now, by no means so desirous as they were of the policy of restriction, which in the Coal Trade, it is said, they now favour a removal of, say six months after hostilities terminate, if same can possibly be arrived at. Against such policy, however, there is the obstructing mass of bureaucracy, who having obtained good positions in special Government Offices, desire to retain same... »

21 octobre 1918
De l'association France-Grande-Bretagne : "Rapport sur l'enquête relative aux futurs traités de commerce"

22 octobre 1918
De Worms & Cie Newcastle, à Hypolite Worms : « Today I have a private and confidential notice asking me to attend a Meeting next Friday in Newcastle to consider a request by the Coal Controller to ascertain views as to the position of Coal Shipments immediately on the cessation of hostilities... »

23 octobre 1918
De James Burness & Sons, Londres : « Transports maritimes at Port Said. We... had also communicated with Mr. Newton Dunn by letter upon the subject of the 'coaling' of the Steamers in question, when you told us... that you wished to say you were quite in accord with our view as to our confining our communication to Mr. Newton Dunn for the present to the question of 'Coal-Supplying', and to leave that 'Handling' to be disposed of later on. Personally we are rather in favour of playing for time with regard to the question of 'handling' and with reference to your remark in connection therewith "that it is quite possible that your Port Said people had communicated with their neighbours with reference to the price of Fcs 11 in order to ascertain from them whether they were in agreement therewith", (as suggested in the letter which Messrs Moxey Savon & Co. Ltd. addressed to Mr. Newton Dunn on the 6th July last)... »

25 octobre 1918
A Worms & Cie Port-Saïd : Beyrouth. Télégramme. « Étant donné blocus militaire côte syrienne devez vous mettre d'accord avec autorité pour toutes opérations qu'effectuerez Beyrouth et qui seront du reste limitées quant à présent aux affaires charbon transit et manutentions de l'état et toutes autres qui pourraient vous être confiées par elles. Stop. Mettez-vous disposition amiral Varney. Stop. Achetez ou louez terrains et matériel nécessaires. Stop. Pensons que pourrez renvoyer de Port-Saïd fonds dont Beyrouth aura besoin. »
De Worms & Cie : [Extrait d'un historique de carrière d'Hypolite Worms, paru en mars 1963.] « Quand, en 1918, un débarquement en Syrie fut décidé afin de prendre à revers les troupes turques, c'est à lui que la Marine militaire fit appel pour organiser la base de débarquement. L'existence de la succursale de Port-Saïd facilita l'accomplissement de cette tâche. La Légion d'honneur décernée à M. Hypolite Worms au lendemain de la guerre devait récompenser les services rendus au pays dans ces années terribles. »

26 octobre 1918
De Worms & Cie Newcastle, à Hypolite Worms : « I had lunch a few days ago with Mr. Stewart, secretary of the Central Executive, and he wishes to have an example made of such cases. As already mentioned there is at present an authorisation for 3.400 tons for Rouen for Group 9, obtained through Mr. Georget, and this is being closely examined by the Local Committee; in the meantime could you find out anything about Mr. Georget, whose address is 43-45 rue de Petrograd and I would also like to know something about Mr. R. Adamowicz, whose address is the same as that of Mr. Georget. Mr. R. A. acts as agent for Messrs Wm. Mathwin & Son, and has been trying to obtain authorisations also for Group 9... »
De Worms & Cie Newcastle : Group nine - Arrange Best Screened Cools... Questions diverses. « For your information I have closed for your account, subject to import authorisation first, and then subject to your being accepted by the Committee your side as shippers:... I am discussing a very important business for the Northern district of France which has just been freed from the Germans... »

28 octobre 1918
De James Burness & Sons, Londres : « We are in receipt of your special letter of the 25th inst. from which we note that you have decided to open a branch at Beyrouth at once and we beg to tender you our best thanks for taking us into your confidence in the matter (which shall be strictly respected) and we needhardly say we are greatly interested in this further development of your energies, which we hope may be attended with all the success which it deserves and especially from the National standpoint... »
De Thomas Cooper & Co., à James Burness & Sons, Londres : « Referring to Messrs Worms letter to you of the 23rd inst., and to our interview with Mr. Falconer, we write to explain the position with regard to the possibility of Messrs Worms & Co., purchasing some of the vessels which the British Government have decided to sell subject to their remaining on requisition until normal times. As you are aware, none but British subjects can be registered as owners of British ships. A Company registered in England is treated as a British subject and can be registered as owners of a British ship. Since the War however various restrictive acts of Parliament with regard to British ships have been passed. In March 1915 an act was passed prohibiting the transfer of a British Vessel or a share in it to a person unqualified to own a British ship unless such transfer was approved by the Board of Trade. The object of this act was to prevent British shipping being sold to foreigners. In August 1916, another act was passed extending the above mentioned act so as to apply to mortgages of ships made after the 10th August 1916, and also to apply to transfers of ships to "Foreign controlled companies" after the same date, and the act defined the expression "Foreign Controller Company" to mean any Corporation:... »

29 octobre 1918
De James Burness & Sons, Londres : « We have now to hand you copy of the letter we have received from Messrs Thomas Cooper & Co. placing on record the position in connection with the purchase of British steamers, from which you will see that the intention of the acts passed in 1915 & 1916 was as far as possible to confine the shareholders in British Flag steamers to British subjects. On the other hand before the war quite a number of steamers traded under the British Flag, particularly perhaps Greeks, and we understand that for the duration of the war at all events these steamers have not been interfered with... »

6 novembre 1918
Worms & Cie Beyrouth est créée par M. Roussel, envoyé par la Maison de Port-Saïd, qui a mis le projet à l'étude en s'appuyant notamment sur les relevés statistiques des marchandises importées et exportées entre 1910 et 1913. « Notre Maison pourrait servir au Liban les intérêts généraux de l'influence française... Une organisation comme la nôtre qui fonctionne également dans les ports d'Égypte depuis l'ouverture du canal de Suez pourrait rendre de grands services aux autorités navales et militaires pour l'installation de bases de ravitaillement et les opérations de manutention. » De fait, « le ministère de la Marine marchande accepte l'offre de la Maison d'opérer toutes les manutentions pour la base navale et de ravitaillement. » A cela pourrait s'ajouter le charbonnage de tous les navires qui transportent des cargaisons diverses. La capitale libanaise, où les Messageries maritimes ont un agent, est liée commercialement à la Syrie et à la Palestine. La succursale est spécialisée dans les activités de déchargement, stockage et manutention du charbon, embarqué à Port-Saïd, bien qu'il existe des mines de lignites à Bandhoum. « Nous envisageons l'achat de quelques chalands en bois pour effectuer les manutentions pour compte des autorités que nous connaissons personnellement. » M. Roussel apporte le matériel nécessaire à la distribution du charbon destiné aux besoins de la population civile qui s'avère totalement démunie en raison du blocus [imposé par l'Angleterre.] M. de Fleurac, en poste à Port-Saïd depuis 12 ans, est pressenti pour devenir l'agent permanent et le directeur de la succursale.
De Worms & Cie Newcastle, à Hypolite Worms : Rapport de visite à Londres. « I visited the War Trade Department, because since control has been established we have been quite cut off from our former Scandinavian business, and I was anxious to have matters put right in view of the possibility of continued control after the War. I think I succeeded in this, as Sir Douglas Owen promised that for any such business to former clients of ours he would give any application of ours his most favourable consideration. At the same time I made further enquiries as to the possibility of exporting further quantities of coke for the Suez Canal Co. I learnt that the Egyptian State Railways had given instructions that they themselves would attend to all such export for Egypt. I presume that in due course you will obtain the authority of the Egyptian Government to export the coke in question.... »

7 novembre 1918
De James Burness & Sons, Londres : « Opening of your new house on the Syrian Coast... »

8 novembre 1918
De James Burness & Sons, Londres : « We beg to confirm our advices of yesterday's date in this connection and in continuation thereof we have to advise that we have today sounded Messrs Furness. Withy & Co. in connection with the agency of any steamers of the prince Line which may be calling at the port in question... We omitted to mention in ours of yesterday that captain Westcott told us that amongst others the Austrian Lloyd had a regular Line of steamers running on the Syrian Coast but of course the steamers of that flag will be 'hors de combat' in the meantime for sometime to come... »
Du Comité central des fabricants de briquettes de houille, Londres : « Ci-dessous nous vous donnons copie de la lettre en date du 2 novembre dernier adressée par M. le ministre de l'Armement et des Fabrications de guerre à M. le président du conseil d'administration du Comptoir d'achat de brais en réponse à celle adressée le 21 septembre 1918 par le Comité central des houillères de France et notre comité, au ministre précité... »
Du Comité central des fabricants de briquettes de houille, Londres : « Les compagnies de chemins de fer ont consenti par contrat aux fabricants de briquettes, la livraison au sortir des presses sans déduction pour humidité... »

9 novembre 1918
Du Comité central des fabricants de briquettes de houille, Londres : « Lors de leur dernière réunion, les membres présents de notre syndicat ont décidé, sur ma demande, d'étudier la situation dans laquelle se trouvera notre commerce d'importation de charbons à la cessation des hostilités et à la signature de la paix. La question qui se pose est celle-ci :... »

11 novembre 1918
De Worms & Cie Le Havre : Sujets abordés : Cardiff, Newcastle, Glasgow, menus frais et gratifications aux capitaines, groupement IV...
A Worms & Cie Bordeaux : « Le jour de gloire est enfin arrivé. Vive la France et les Alliés ! »
Au ministre de la Marine marchande : [Extrait d'une lettre datée de Paris, le 24 juin 1932.] « Aussitôt après l'armistice, nous avons saisi, peut-être trop prématurément, toutes les occasions qui se sont présentées pour faire revivre un service direct unissant la France et les Pays baltes, y compris la Russie, service que nous avions exploité il y a fort longtemps mais qui, devant l'insuffisance du tonnage à transporter, avait été transformé, depuis de nombreuses années, en un service par transbordement à Hambourg et dont le secteur oriental appartenait au pavillon étranger. Nous avions réussi toutefois à conserver à peu près le contrôle de ce trafic en faisant bénéficier ces marchandises de l'usage de connaissements directs. » [Pour le trafic "russe", voir Sovgortflot ; la Russie était considérée comme une extension des Pays baltes du point de vue commercial.]
[Sur l'activité de la Maison Worms durant la Première Guerre mondiale, voir le décret du 11 février 1923 nommant Hypolite Worms chevalier de la Légion d'honneur, publié au Journal officiel du 12 février 1923.]
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Suite - Chapitre spécial - Les récentes modifications de Worms et Cie", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en mars 1950.] « La maison Worms et Cie a, au lendemain de l'armistice de 1918, repris une ancienne création d'un de ses associés gérants de l'époque, M. Majoux, affaire de constructions et réparations navales qui devint un "département" de la société mère, sous le titre "Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime, Worms et Cie". »
De Roland Gada : [Extrait d'un témoignage daté du 14 décembre 1977.] Entrée dans la Maison Worms.

13 novembre 1918
A James Burness & Sons, Londres : Ouverture de l'agence de Beyrouth. Prospection de la clientèle de Prince Line Ltd et de Ellerman Line.
De Worms & Cie Bordeaux : « Armistice. C'est avec une immense joie que nous avons appris la signature de l'armistice qui met fin à cette guerre terrible. Nous allons pouvoir recommencer à travailler très activement, et souhaitons que nous puissions avoir bientôt des arrivages de charbon, qui nous permettront d'approvisionner la clientèle, si cela nous est toutefois permis... »
De l'association France-Grande-Bretagne : "Rapport sur l'enquête relative aux futurs traités de commerce présenté le 13 novembre 1918 par le comité de direction France-Grande-Bretagne"

14 novembre 1918
De James Burness & Sons, Londres : « We have now been able to see the Secretary of the Coal Exports committee who quite realised the position in which your Grimsby House find themselves in connection with the tonnage allocated between the different firms who load from the Humber to France. After talking matters over he asked us to call at the Coal Controller's office to see Mr. Charlton which we did this morning when we were able to put the position before him... »
De Worms & Cie Port-Saïd : « With the war practically over, we feel that one of the first things we should like to do is to get once more into personal touch with you and Mr. Roussel not wanting to leave for France before next summer, the subscriber proposes that he should be the first to go and that almost immediately... »
De Worms & Cie Port-Saïd : « Beyrouth. Nous venons vous rendre compte du voyage de M. Roussel à Beyrouth... »

16 novembre 1918
Aux Importateurs de houille du port de Marseille : « Depuis longtemps déjà l'importation des houilles a été suspendue par les ports français de la Méditerranée. Pendant la durée des hostilités industriels et consommateurs ont, sans murmurer, accepté les restrictions qu'ils ont eu à subir. Mais après l'éclatante victoire de nos armées et la paix prochaine, il convient sans tarder de faire revivre nos industries et d'alimenter les foyers domestiques... »

18 novembre 1918
De Worms & Cie Bordeaux : « Capitaine William G. Gerstle. Vous nous expliquez qu'il est chargé par la Croix-Rouge de tous les achats nécessaires à son association dans le Sud-Ouest de la France, et comme il va falloir à la Croix-Rouge américaine un matériel considérable, le capitaine Gerstle s'adressera souvent à nous pour les renseignements nombreux dont il aura besoin sur les maisons de notre place auxquelles il pourrait avoir à s'adresser pour ses achats... »
A Worms & Cie Port-Saïd : [Beyrouth ?] « Considérons terrain deux mille mètres totalement insuffisant car comptons avoir manutentions entreposage marchandises diverses et espérons obtenir agence lignes régulières. Pouvez-vous pas avoir autre chose en attendant estimons que devez immédiatement prendre terrain plus vaste auquel faites allusion votre télégramme onze et acheter tous ceux que estimez pouvoir être utiles dans avenir même non en bordure port. Stop. Comprenons que avez pas encore fait dans port en question opérations déchargement sommes très surpris car ministère Marine ayant accepté offre que nous avions faite d'opérer toutes manutentions de base navale et ravitaillement pensions que tous vapeurs avec cargaisons diverses y compris Australien Océanien premiers voyages vous seraient donnés. Stop. Si moyens matériels vous manquent pouvez vous pas faire réquisitionner par Autorités navales françaises. Stop. Pouvez-vous pas acheter mahonnes ou barques indigènes transformables en vue constituer localement fonds matériel. Stop. Lettre vingt cinq octobre pas encore arrivée. »

20 novembre 1918
Au ministry of Shipping, Londres : « "Listrac". I have had enquiries made and find that it is not the intention of this Government to deal with any but British ships. In these circumstances I should suggest Messrs Worms should put the case of the "Listrac" before the French Government. So far as the British ships are concerned, I think it is the intention to get the boats out of German ports to a neutral country or the United Kingdom... »
De Léon Blum, Paris : Original.
De Worms & Cie Marseille : « Au cours de diverses conversations téléphoniques, nous avoir pu vous dire quelques mots de ce qui a été fait ici par M. Vonnèche venu spécialement à Marseille pour la liquidation de leurs comptes avec M. M. Régis & Cie, agents de M. Van Emmerlich... »

21 novembre 1918
De James Burness & Sons, Londres : « Au cours de diverses conversations téléphoniques, nous avoir pu vous dire quelques mots de ce qui a été fait ici par M. Vonnèche venu spécialement à Marseille pour la liquidation de leurs comptes avec M. M. Régis & Cie, agents de M. Van Emmerlich... »

22 novembre 1918
De James Burness & Sons, Londres : Messageries Co. at Colombo.
De Worms & Cie Alger : « Main d'oeuvre... Cette question est à l'état aigu comme vous pourrez vous en rendre compte par le fait qu'il nous a fallu deux jours pour faire "Aghios Gerassimos"... Les hommes trouvent à s'employer en France à des prix très rémunérateurs et ils sont assez enclins à y aller de leur propre gré : la pression administrative, quand ce n'est pas la force armée, intervient lorsque l'appât du gain est insuffisant à décider les hommes susceptibles d'être engagés, et nous sommes dans une situation excessivement difficile d'autant plus que notre entrepreneur, ayant rarement l'occasion d'engager des hommes, n'a plus beaucoup d'action sur eux. Nous avons plus que jamais l'occasion de regretter de n'avoir pas à notre disposition des moyens mécaniques d'embarquement... »
De Worms & Cie Port-Saïd : « Paris télégraphie comme suit en récompense travail considérable supplémentaire fourni depuis quatre ans et en récompense congés supprimés pendant ce temps sommes heureux allouer personnel Égypte à l'occasion de l'armistice des gratifications spéciales... »

23 novembre 1918
De Worms & Cie Port-Saïd : « Beyrouth... Vous vous serez rendu compte, à la lecture de notre rapport, que tant qu'il n'y aura pas à Beyrouth une administration unique, stable et bien assise, il nous sera difficile de nous organiser comme vous le désirez et comme nous le voudrions, l'important est d'être installé sur place avec un embryon d'organisation qui se développera assez rapidement en dépit de toutes les difficultés... »

24 novembre 1918
De Worms & Cie Port-Saïd : « Beyrouth. In regard to this subject, the only people who can be meant by the term "Associated Companies" is the Royal Dutch Petroleum Co. and the Companies (subsidiary) such as the Bataafsche Petroleum Maatshappij which stand in the same relation towards the Royal Dutch as the Anglo-Saxon and Asiatic do towards the "Shell" company. Although the Bataafsche work for the "Shell" Co. and the Asiatic for the Royal Dutch and the whole of the interests of the Combine are pooled, yet each branch of the Combine seems to have its separate spheres of influence. We need not try and guess the reasons, financial or political or both, for this state of affairs but accepting the fact, endeavour to see how we should be affected. We were not previously aware that the Combine operated at all in Turkish territory, and possibly even they did not, and that it is merely that in the future Syria is to be a Royal Dutch sphere, while Palestine where we are already setting up connections for the Asiatic is to be a "Shell" sphere. Our relations with the Bataafsche are very scanty but of course the recommendation of the Asiatic should be all powerful with them and we quite believe the Asiatic would give that recommendation. The doubtful points are whether the Royal Dutch were formerly, before the war, operating in Beyrouth, in which case they might want to continue with their present connection, or whether, in the event of it being a case of their setting up in Syria, they would not want to send out their own staff and therefore not require the services of any agent... »

25 novembre 1918
De Worms & Cie Alger : « Il nous est arrivé bien souvent depuis notre arrivée ici de regretter que la Maison n'ait pas créé, il y a vingt-cinq ans, une branche acconage dans notre port : il y avait certainement quelque chose à faire. A cette époque il n'existait guère qu'une entreprise sérieuse, mais beaucoup moins importante qu'aujourd'hui, celle de MM. Schiaffino et Durand, dissoute il y a quelques années, mais, qui fut continuée par M. Schiaffino à la mort duquel elle devint l'entreprise Ch. Schiaffino & Cie ; elle est actuellement dirigée par M. Charles Schiaffino, neveu du précèdent. L'entreprise Schiaffino et Durand fut menée avec des vues trop étroites : n'ayant pas su créer en temps voulu tout le matériel nécessaire à ses clients elle ne put donner satisfaction à ces derniers et c'est ce qui amena MM. Delmas Frères à construire des chalands pour les opérations de leurs vapeurs et de ceux de la Compagnie du Nord : actuellement encore la Société navale de l'Ouest projette de construire des chalands sûrement parce qu'il y a des à-coups dans l'acconage de ses bateaux. Enfin il y a eu auprès de MM. Schiaffino et Durand, à un moment donné, une petite entreprise d'acconage appartenant à M. François Scotto et qu'ils auraient pu absorber : en ne le faisant pas, ils permirent aux Affréteurs réunis d'en faire l'acquisition. Il y eut d'autres occasions qu'ils laissèrent échapper... »
De Worms & Cie Le Havre : « Les Anglais ont pris le goût du vin pendant leur séjour en France, par conséquent, il est à présumer que là-bas il s'en boira beaucoup plus maintenant. Il n'y a pas de cave dans les maisons particulières, le vin doit donc être emmagasiné chez des intermédiaires qui livrent par caisses au fur et à mesure de la consommation. C'était autrefois la principale branche de la Maison Walbaum & Tosetti, il est probable que LEP Transport veut prendre sa part de ce genre d'affaires fort fructueux. Walbaum & Tosetti s'occupaient principalement des vins de champagne; maintenant leclaret va jouer également son rôle. Par conséquent, pour notre part, nous ne verrions pas d'inconvénient à ce que notre Maison de Bordeaux s'entende avec LEP Transport. Ce seront là de simples opérations de transit puisque le fret sera vraisemblablement pris par la General Steam, mais elles seront rémunératrices... »
De Worms & Cie Le Havre : Mouvement des steamers Worms.

29 novembre 1918
De Worms & Cie Bordeaux, à la Société suisse de surveillance économique : « Les services réguliers et directs de notre port sur les pays du nord de l'Europe vont reprendre en décembre prochain... La licence des marchandises prohibées est établie par les soins du ministère du Blocus et remise aux exportateurs par la Commission des dérogations en même temps que le permis d'exportation. D'ailleurs, nous sommes déjà en relation avec plusieurs maisons suisses en vue de l'acheminement de produits divers sur les pays neutres du nord de l'Europe... »

30 novembre 1918
De Worms & Cie Marseille : « Nous avons le regret de vous informer que notre caissier a été victime d'un vol de 12.000 francs, alors qu'il se rendait au Comptoir d'escompte (place Saint-Ferréol) hier soir à 5 h 1/2 pour déposer dans notre coffre les fonds restant de la journée. Cette somme - exceptionnellement importante hier - provenait de ce que des fonds destinés au paiement de salaires d'équipages n'avaient pas été retirés par les bords. D'ordinaire, nous n'avons jamais plus de 2/3.000 francs en fin de journée... »

Décembre 1918
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Deuxième partie - Hypolite Worms (2e du nom)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en février 1949.] Hypolite Worms figurait au premier conseil du Consortium économique agricole et forestier de la Russie et de la Pologne, fondé en décembre 1918, sous les auspices du ministère de l'Agriculture et du Ravitaillement, par la Société commerciale Lambert Rivière.

5 décembre 1918
De Worms & Cie Cardiff, à Hypolite Worms : « I can appreciate that your great needs are of tonnage. Standard ships are coming pawn in price, which will re-act on the value of others. Everybody seem Buyers of the class you want, and the British Admiralty are still indisposed to fix any date when such tonnage will be released from their service. The ministry of Shipping and the Treasury are as firm as ever in their refusal to sanction the transfer of anything British to other than Buyers of the same Nationality and interests. One of your English Houses could promote of course a Limited Liability Company with British Managers, but even that procedure might be blocked by the Treasury if the Funds to operate such Co. came from outside the Country; the idea of course being to fructify British Trade and monies, and enhance British taxes... »

6 décembre 1918
De Crawford Duff & Co., Glasgow : « We have much pleasure in stating that Signor Marco Segre, has represented us for the sale of coal, in Turin, and district, for a number of years past... »

7 décembre 1918
De Worms & Cie Newcastle : « We have no regular agent in Italy, and the business we did with our Savona friends we did direct. We should like to have your advice as to the desirability of appointing Mr. Marco Segre as our agent... »

9 décembre 1918
De Worms & Cie Newcastle : « We think your idea is a very good one if tonnage could be found to charter ahead for voyages, particularly if an East Coast loading option could be obtained with a range of ports for discharging. We have already had talks with owners, with the result as above mentioned. You may be sure we will keep the matter well in view... »

10 décembre 1918
De MM. Ferrière & Binaud, courtiers maritimes, Bordeaux : Publicité. Reprise du service sur la Scandinavie par la Forenede Dampskibb-Selskab de Copenhague.
De Worms & Cie Port-Saïd : « Nous partageons l'opinion émise par M. W. G. Westcott que le port de Beyrouth est susceptible de se développer grandement par la suite, de par son riche et fertile hinterland, mais encore faut-il que cet hinterland ainsi que Damas et sa région soient sous le même régime politique que Beyrouth, car s'il en était autrement il ne serait pas impossible que la région de production fût drainée au profit d'un port plus au Sud, qui pourrait bien être convenablement outillé et aménagé avant Beyrouth. Au surplus, on ne paraît pas encore être bien fixé pour l'instant sur le régime politique futur de la Syrie, pays qui paraît devoir être assez malaisé à gouverner à cause de la diversité des races et des croyances religieuses, et à notre humble avis rien ne serait plus fâcheux que l'autonomie pour le développement économique de cette contrée... »

13 décembre 1918
De Worms & Cie Bordeaux : « Nous vous envoyons sous ce pli, la copie de la lettre que nous avons adressée à la Société de surveillance économique, à Paris, concernant les transports de marchandises susceptibles de passer par notre port à destination de la Hollande, du Danemark, de la Suède & de la Norvège... »

14 décembre 1918
De Worms & Cie Alger : « Affaire Schiaffino... Nous ne connaissons la Compagnie charbonnière de Bassens que par l'annonce légale relative à sa constitution qui a paru dans le muméro des Petites Affiches de la Gironde des 5-7 août 1917 et nous avions cru que l'affaire que nous vous avons soumise pouvait rentrer dans le cadre de ses opérations d'après l'objet qui en est défini à l'art. trois de ses statuts. Les statuts réservaient évidemment l'avenir comme c'est d'ailleurs l'usage dans les statuts de la plupart des sociétés et nous voyons par les intéressantes explications contenues dans votre lettre du 7 courant qu' il en est autrement et que cette affaire a un objet purement local. Aussi bien n'avons-nous eu pour but que de vous présenter des idées sujettes aux éliminations, modifications ou additions que vous jugeriez convenable d'y apporter... »
De Worms & Cie Cardiff, à Hypolite Worms : « In reply to your comments on the ministry of Shipping it is no wonder you are puzzled, for even people in close touch with them fail to understand its policy, which is neither logical nor consistent. Whilst there is much talk of releasing tonnage, little is being done therein. One 8.000 tonner which arrived our Roads yesterday afternoon, has, it is said, been given back to owners to do what they like with, but in the bulk of cases they will not state when a release may even be expected. Further, French Charterers, who have been during the last few days taking up tonnage of varying sizes on time charter at 22/6d per ton for 3 yrs, certain, are failing to get approval thereof from the British Authorities, owing to owners being warned to keep such boats open. It seems to me that much of it arises from the desire of those connected with the ministry, being wishful to convert their present temporary employment into permanent ones, or at all events, to retain as long as possible their present administrative status... »

21 décembre 1918
De Worms & Cie Alger : « Licence d'exportation de charbons. Avant toute chose nous devons vous dire que suivant toute vraisemblance, il ne doit y avoir que des apparences dans l'information qui vous est parvenue et selon laquelle il aurait été expédié du charbon à des dépôts anglais d'Oran. Le gouvernement général, par le canal de l'administration des Chemins de fer algériens de l'État, importe le charbon nécessaire à tous les services publics et privés de la colonie à l'exclusion de toute entreprise particulière : en dehors de lui il n'y a de charbons importés que par la Marine nationale, le Transit maritime et l'Amirauté britannique. De ces quatre importateurs trois sont sur place et opèrent par leurs propres moyens mais l'amirauté anglaise opère par le moyen d'agents commerciaux qui sont MM. Cory Bros à Alger et MM. Stricks à Oran... »
De Worms & Cie Bordeaux, à Worms & Cie Le Havre : « Au cours d'une réunion qui s'est tenue à la Chambre de commerce, M. Nouisson a annoncé qu'une partie de la flotte marchande ne tarderait pas à être déréquisitionnée : tout d'abord, les paquebots et, probablement, simultanément, les bateaux effectuant les services de cabotage ; puis, en dernier lieu, les navires affectés à la flotte charbonnière... »
De Worms & Cie Bordeaux : Transmission de l'information susdite à la succursale du Havre.

24 décembre 1918
De Worms & Cie Cardiff : « Arrears of contracts. In order to obtain export licences, Coal Exporters had to agree that they would conform to, and accept the Coal Controller's various Directions (vide enclosed). Hence they were powerless when he directed on the 18th August 1917, and confirmed same on the 24th December of the same year, that arrears of contracts existing on the 29th June 1917 were to be considered by an Advisory Board with a view of cancelment. Such Committee, as you will see by our letter of the 3rd August 1917, was then elected, but they did not commence dealing with the matter until late in March 1918, owing to dissensions anent the Chairmanship, and more especially the Referee. The Coal Controller insisted successively in imposing as a Referee, personalities whom the Trade considered had inadequate knowledge of the subject they might have to deal with. However, such Board seriously started dealing with contracts on the 1st May 1918, vide our letter of the following day. The dates of its decision in our case are given in the various Awards sent you. We sent you certified copies of these latter in our letter of the 6th inst., to which we would beg your special reference, explaining the difficulties we had had in getting proof from the Secretary that such decisions covered balances that belonged to the Messageries Co... »

Conteneur

B-A

Informations portées sur les bordereaux d'archivage
(B-A = boîte archives)

W/197

978

Beyrouth - Alexandrette - Alexandrie - Mersina - Port Soudan - Périm (1918-1928)
[Voir infra 6 novembre 1918.]

W/210

1043

Services charbons - contrats divers (1913-1931)
Transit maritime et manutention par Worms & Cie Alger, Bayonne, Marseille et Bordeaux (1917-1920).
De Worms & Cie Cardiff : Contrats de remorquage (1918-1931).
Depuis 1914 environ, Worms & Cie, Chargeurs réunis, Havraise, Messageries... et selon les années, Sud Atlantique, Maurel Frères, Armateurs français...sont liés par contrat à la Maison J. Davies qui assure les opérations de remorquage dans le port de Cardiff.

W/210

1047

Service charbons - Succursales de Rochefort, Limoges, Bayonne, Pasajes, Strasbourg (1901-1928)

W/214

1064

Direction générale des Services charbons : Paris - industrie - marchés (1903-1921)- Pendant la guerre de 1914-1918, l'Angleterre s'est réservé son charbon pour elle-même et ses alliés et a empêché l'exportation vers les pays neutres.- Compagnie du Boléo : Approvisionnement de son usine de Santa Rosalia au Mexique (1915-1921).

W/214

1065

Direction générale des Services charbons : Paris - Contrats de vente de charbons (1907-1921)- Compagnie des chemins de fer andalous, 4, rue de Rome, Paris (1907-1920).- Compuniverselle du canal maritime de Suez : Même marché qu'en 1907+ briquettes Crown.agnie centrale d'énergie électrique (1908-1919).- Société anonyme ottomane du gaz de Beyrouth : Notes et échange de correspondance (1908-1918).- Compagnie universelle du canal maritime de Suez : Même marché qu'en 1907+ briquettes Crown.

 

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