1917.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence, dans :

  • les copies de lettres à la presse1,
  • les doubles des courriers reçus par le siège, à Paris, entre 1914 et 19182,
  • la correspondance, les notes, rapports, circulaires, accords, traités... (originaux ou duplicatas) émanant de la direction générale de la Maison, des départements maritimes et combustibles, des chantiers de constructions navales du Trait, ainsi que des succursales françaises et étrangères. Les dossiers d'où proviennent ces pièces ont été classés "tels quels" par les services qui les ont produits. Répertoriés par objet et non par date, ils couvrent – ensemble – une période allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1960. Une notice située à la fin du présent article, reproduit le descriptif qui est fait des archives les plus significatives sur les bordereaux d'inventaire,
  • les synthèses réalisées par la Maison et notamment :
    • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
    • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec l'Égypte (1869-1948)", daté du 16 juin 1948.

A ces informations s'ajoutent celles recueillies :

  • auprès des services administratifs : état civil, tribunal de commerce...
  • dans les annuaires et les minutes notariales...
  • dans la presse, les revues professionnelles et les ouvrages d'histoire...

Les documents d'où sont extraits les renseignements rassemblés dans ce recueil sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur l'intitulé de chacun d'eux (en bleu + soulignement).

1+2 Ces corpus n'ont pas fait l'objet d'un dépouillement exhaustif comme cela a été le cas pour les chronos de correspondance datant du 19ème siècle.

 

Inventaire chronologique des archives numérisées
et des renseignements ou extraits collectés dans les copies de lettres et les dossiers

[Documents pluriannuels]
10 juillet 1871-10 février 1919
Registre des navires.
1896-1918
Bilans annuels de la Maison.
1911-1943
De Worms & Cie Le Havre : Charbons. Amortissements (dont usine d'agglomération de Graville). Relevés annuels et correspondance échangée avec Paris sur le suivi des écritures comptables.
1913-1914 et 1917-1918
De Joseph R. Denis, Paris : [Extrait d'une note adressée à Robert Labbé, Londres, le 1er mars 1940.] Tableau indiquant les taux de fret relatifs à l'importation de diverses marchandises (riz, grains, blé ou maïs, marchandises générales, charbons) en provenance de divers pays.
1er semestre 1916-2ème semestre 1923
Registre des chartes-parties.
13 décembre 1916-18 juin 1918
De Me Jean Chalain, à Francis Ley, banque Worms : [Extrait d'un courrier daté du 14 novembre 1977.] Fondation des chantiers de construction navale du Trait. Liste des contrats de vente des terrains contigus. L'achat par la Maison Worms des terrains qui allaient constituer d'une part la surface occupée par les Chantiers du Trait et d'autre part, le domaine de la Société immobilière du Trait (cité ouvrière), a été réalisé, en raison du grand nombre de propriétaires antérieurs des lieux, grâce à une trentaine d'actes de vente. Ceux-ci ont été passés pour la plus grande part, par-devant Me Rousée, notaire à Jumièges, (tantôt directement tantôt comme suppléant de Me Garrigue, notaire à Duclair). Certains actes furent passés devant Me Dubost, notaire à Savigny-sur-Orge, suppléant Me Leclair, notaire à Caudebec-en-Cau, par-devant Me Clé, notaire à Longjumeau, et Me Weber-Modar, notaire à Jumièges. Les dates de signature de cette trentaine d'actes s'échelonnent entre le 13 décembre 1916 (premier acte en date) et le 18 juin 1918 (dernier acte en date pour cette période). Le gros des actes a été signé dans le courant de l'année 1917.

[Informations sans dates précises]
Nomination d'Hypolite Worms en tant que trésorier-adjoint de Léon Bousquet au Comité central des armateurs de France. [Voir la note adressée par Jacques Marchegay à Robert Labbé, le 2 août 1948.]
Création des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime, au Trait. [Des informations à ce sujet sont données notamment dans trois notes : la première datée de 1931, les deux autres du 28 octobre 1933 et du 17 janvier 1936, voir également un historique non daté, classé en 1944.]
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Les débuts de M. Hypolite Worms (2ème du nom)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en mai 1948.] Les Ateliers et Chantiers maritimes de la Seine, dont M. Majoux a été le créateur, fonctionnèrent tout d'abord sous le titre de Société auxiliaire de constructions navales.
De Worms & Cie Le Havre : [Extrait d'une note classée en 1948.] Agence de la Cosmopolitan Line de New York, ce qui contribue à développer le service transit, consignation et manutention. Achat de l'immeuble du 140, boulevard de Strasbourg. Construction des bureaux transit et transformation de l'immeuble. « Achat de terrains au Trait par M. Majoux pour construction des Ateliers ; recevons grande quantité de machines destinées à ces Chantiers. »
De Worms & Cie Le Havre et Dieppe : Groupement n°4 des industriels de l'armement - Charbon dérouté. Relevé journalier des montants facturés par clients avec mentions des tonnages, des dates de facturation et de règlement.
De La Vie française : [Extrait d'un article daté du 27 avril 1956 et consacré à "Antar-Pétroles de l'Atlantique", société basée à Donges dans laquelle Pechelbronn et Worms & Cie seront liées à partir de 1947.] « Contons brièvement l'histoire des raffineries de Donges. Le tout premier acte se passe en 1917, avec l'édification d'un appontement et d'un entrepôt de réception de charbon pour le ravitaillement des troupes américaines. »

3 janvier 1917
De Worms & Cie Le Havre : Détail des importations pendant le 2ème semestre par ports de provenance.

5 janvier 1917
De Worms & Cie Port-Saïd : « Renchérissement de la vie à Port-Saïd. Les effets économiques de la guerre se font de plus en plus sentir chez nous, et malgré une tarification des vivres, assez mal comprise d'ailleurs, tous les articles d'alimentation, aussi bien ceux importés que les produits indigènes, ont subi une énorme augmentation qui va toujours en s'accroissant... Nous sommes arrivés à la conclusion qu'il convient de faire quelque chose pour tous ceux de nos salariés, la plupart indigènes, gagnant moins de 150 francs par mois... »

9 janvier 1917
De Worms & Cie Le Havre : Tableau. Importations de charbons - 2ème semestre 1916 - pour Le Havre.

10 janvier 1917
De Worms & Cie Marseille : Situation : Cardiff, Newcastle, Swansea, Écosse. C. T. Bowring & Co. Messageries maritimes à Port-Saïd.

12 janvier 1917
De James Burness & Sons, Londres : Time chartering & limitation scheme. « As regards British steamers, both owners & charterers will require to obtain the approval of the Ship Licensing Committee before talcing up a boat on time charter... » P&O Co.. Admiralty.
Du ministère de la Marine : Contrat de réquisition de navires par le service central de l'intendance maritime.

17 janvier 1917
De James Burness & Sons, Londres : Affrètements pour Marseille.

30 janvier 1917
De Worms & Cie Le Havre : [Extrait d'une note non datée, classée en mai 1918.] « Convention conclue avec l'État par laquelle MM. Worms & Cie s'étaient engagés à affecter à des voyages entre Bordeaux et Dunkerque et à des voyages de cabotage entre ports français treize navires, pour lesquels aux termes de l'article 7 de cette convention l'État prenait à sa charge, les risques de guerre pendant la durée du contrat, pour des valeurs déterminées pour chaque navire. La valeur assurée par l'État du "Barsac" était ainsi fixée à 1.800.000 francs... L'article 8 de la convention du 30 janvier 1917 consacra le droit pour l'État d'utiliser en totalité ou partie les 13 navires de la Maison Worms pour des opérations de cabotage entre ports français. En fait, trois navires y étaient affectés, le "Pontet-Canet", le "Haut-Brion" et l'"Hypolite-Worms"... » [Voir 18-19 décembre 1917 et 7 janvier 1918.]
De Worms & Cie Bordeaux : Exercice 1916.

1er février 1917
Du président de la Chambre de commerce d'Oran : Camouflage des navires de commerce. « L'action des sous-marins ennemis se fait sensiblement sentir depuis quelque temps... La preuve est faite depuis longtemps que nos pertes en navires de commerce du fait des sous-marins ennemis seraient diminuées dans de grandes proportions si nos navires étaient maquillés... ce qui leur [permettrait] de se défendre à faible distance et de porter des coups effectifs à l'ennemi. » [La dévastation des flottes marchandes par la guerre sous-marine durant la guerre de 14-18 décide le gouvernement français dès 1916 à favoriser la construction navale. Ainsi Hypolite Worms est-il sollicité par le gouvernement français, en tant qu'armateur et homme de confiance, pour mettre sur pied des chantiers navals.]

3 février 1917
De James Burness & Sons, Londres : « Marseilles & Time Chartering... We sincerely hope that the gentlemen you name to us who now attend the Meetings of the Central Executive Committee may be able to alter the existing state of affairs because, as you rightly point out, Allied steamers (the war risk insurance on which is practically the same as for neutrals) cannot go to the limitation ports at the old rates and the position of course is further accentuated by the recent announcement of unrestricted "U" boat warfare... »

5 février 1917
De James Burness & Sons, Londres : « We are very pleased to hear that an arrangement has been arrived at to raise considerably the Mediterranean homeward rates as we feel that the rate allowed by the ministry of Munitions for bringing home ore is quite inadequate in the state of matters which exists today and if the homeward rate is increased we hope it may have the effect of causing tonnage to become available at the increased limitation rates outwards... »

7 février 1917
De James Burness & Sons, Londres : « Marseilles & Time Chartering... »

13 février 1917
De Ch. A. Rouyer - Worms & Cie Alger : « Nous nous sommes rendus ce matin à une réunion des négociants en charbon provoquée par le président de la Chambre de commerce et à laquelle assistaient les directeurs de la Compagnie du gaz et de l'énergie électrique... Un des négociants en charbon avait dit au secrétaire de la Chambre de commerce qu'il serait peut-être opportun de réclamer aux autorités le refus de charbon aux navires neutres ne travaillant pas pour le compte des alliés afin de ménager les ressources de charbon au profit de la ville... Nous avons fait remarquer que le commerce des charbons à Alger est surtout une industrie de navigation et que la consommation industrielle proprement dite se réduit aux besoins de la Compagnie du gaz et de l'énergie électrique... M. Legembre a alors dit qu'il y avait aussi les besoins de l'agriculture (battages), mais nous avons encore objecté qu'ils n'étaient pas de saison et ne représentaient pas un chiffre énorme... »

16 février 1917
De Alméric Fitzroy : Nouvelles dispositions apportées au contrat d'achat de navires en Angleterre.
De Taylor & Co., Cardiff : Cardiff Institute of Shipbrokers.

17 février 1917
De Worms & Cie Cardiff : « As doubtless you may have heard Shipbrokers in this Port have combined and established what they call "The Cardiff Institute of Shipbrokers", which line has been forced on them by the steady encroachment by London Officialdom and others of their rights and privileges, despite the understandings on which the Limitation Schemes for France and Italy were formed... »

21 février 1917
De Coward & Hawksley, Sons & Chance, à James Burness & Sons, Londres : « Messrs Worms & Co., if they continue to carry on business as a firm, will certainly require to be registered under the recent Act of Parliament, and, in our opinion, the names of all those who are interested in the business, whether as commanditaires or otherwise, must be registered, and their names must appear upon all business letters etc as required by section 18 of the Act... »
De Worms & Cie Bordeaux : Relevé des livraisons de charbon faites aux vapeurs de la Maison du Havre, pendant le 2ème semestre 1916. Rotation de 12 à 15 jours en moyenne par navires : "Château-Palmer" (10 voyages), "Suzanne-et-Marie" (8 voyages), "Château-Yquem" (11 voyages), "Château-Lafite" (11 voyages), "Margaux" (10 voyages), "Hypolite-Worms" (3 voyages), "Thérèse-et-Marie" (7 voyages), "Sauternes" (5 voyages), "Pontet-Canet" (1 voyage), "Michel" (1 passage)...

22 février 1917
De James Burness & Sons, Londres : Registration of business names act.

26 février 1917
De Worms & Cie Bordeaux : « Vote du conseil municipal de la ville de Bordeaux, dont le contenu a été télégraphié à M. Briand, président du Conseil : "Ils insistent pour que soit poursuivie, sans arrêt, la réquisition des 1.000 tonnes de charbon, décidée par l'autorité militaire et légalement signifiée le 23 février, par les soins du maire, à une maison d'importation de la place, quantité à prélever sur le stock existant dans ses entrepôts, ceci sans préjudice d'autres réquisitions possibles, sur les stocks disponibles à Bordeaux." Nos soi-disant stocks se composent de... »

6 mars 1917
De Worms & Cie Le Havre, à M. Thoumyre, ministère des Travaux publics : « Nous avons l'honneur de vous confirmer l'entretien que nous avons eu vendredi dernier 2 courant, avec M. de Vaux, administrateur délégué de la Compagnie française des extraits tinctoriaux & tannants, M. Augustin Normand, administrateur délégué de la société des Chantiers & Ateliers Augustin Normand, et le signataire de la présente lettre, M. René Godet, administrateur délégué des Corderies de la Seine, à l'effet de réclamer pour nos trois maisons, l'attribution d'un navire de la flotte de secours. Nos trois sociétés sont inscrites sur les licences de la Compagnie française des mines de Powell Duffryn, et de la Maison Worms & Cie, pour les quantités suivantes :... »

8 mars 1917
De Worms & Cie Port-Saïd : Affrètements. « Nous sommes très ennuyés d'apprendre que la situation dans les ports de la Méditerranée, loin de s'améliorer, s'aggrave chaque jour, mais nous espérons encore qu'on finira par se rendre compte de l'inanité de la taxation et que cette mesure ne sera pas appliquée à Port-Saïd... » Coaling : Chargeurs réunis. Vapeurs neutres arrêtés au Canal. Liste noire. Amirauté anglaise.

9 mars 1917
Entre Worms & Cie Paris et Worms & Cie Port-Saïd : Télégrammes. « Craignons que nos bateaux Commonwealth soient réquisitionnés en tous cas au moins deux voyez représentant Amirauté expliquez urgence et importance nos besoins français Compagnie canal Messageries Chargeurs et affrétés État... »

12 mars 1917
De James Burness & Sons, Londres : Business Names Act.

13 mars 1917
[Extrait du marché d'entreprise générale signé le 12 juin 1917, entre Worms & Cie et Veuve A. Hottat & Fils, relativement aux travaux de construction de cale sèche aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime au Trait (Seine-Inférieure) :] « Le cahier des charges générales et les conditions particulières du marché du treize mars mil neuf cent dix-sept seront applicables à la présente entreprise. »
De Worms & Cie Le Havre : « Ce qu'il importe de retenir c'est que le lieutenant Thoumyre ignore ou feint d'ignorer que notre Maison n'est nullement fournisseur des Corderies de la Seine, qui n'ont aucun rapport avec le Groupement normand, ou la Compagnie française des extraits tinctoriaux & tannants, et que par conséquent aucune fraction des chargements attendus par "Tunisie" et "Acadian" ne saurait concerner les Corderies de la Seine... »
De Ch. A. Rouyer - Worms & Cie Alger : « Compagnie du gaz. Nous craignons bien d'être obligés de venir au secours de cette dernière parce qu'il n'y aura pas moyen de faire autrement... »

16 mars 1917
Du Syndicat central des négociants importateurs de charbons en France : « Nous vous donnons connaissance des modifications qui viennent d'être récemment apportées concernant les conditions d'affrètement et les autorisations d'importation... »

17-21 mars 1917
Du J. H. Wetherall & Co. : « S.S. "Hessle". We thank you for your two letters of yesterday and note contents. You will no doubt have received the sale contract this morning. On receipt of the deposit of ten per cent we will make arrangements for your clients to inspect the "Hessle" afloat, at her next French Port, which we expect will be Fecamp. She is due to leave there today for Middlesborough, and we expect she will go back there, as she has done on her last four voyages... »

19 mars 1917
Du ministry of Shipping : Conditions de la réquisition. « I am directed by the Shipping Controller to inform you that under the Transfer Restrictions Acts, the transfer of British vessels to foreign owners or to foreign controlled Companies is prohibited... »
De Bernard Frères & Leurent, à Worms & Cie Bordeaux : « Nous ne doutons pas que vous ferez tout votre possible pour fournir notre charbon et assurer la marche de notre distillerie. Également nous comptons sur votre promesse de nous aviser au moins quinze jours d'avance, de l'arrêt de toute livraison de charbon, nous permettant ainsi de prendre les dispositions indispensables en cas d'arrêt définitif.
Mais nous nous étonnons que, dans vos déclarations au ministère des Travaux publics, bureau des charbons, vous n'ayez pas spécifié que, sur vos "besoins généraux", vous aviez à livrer à la fabrique d'alcool, Bernard Frères & Leurent, la quantité de 1.000 tonnes de charbon, pendant le 2eme trimestre 1917... »
De Japp, Hatch & Cy Ltd : « We note that you can obtain an authorisation from the Bureau des Charbons without having to state from what colliery or collieries the coal is obtained... »

19 mars-19 août 1917
De la direction générale des Services maritimes : [Extrait d'une liste non datée des navires Worms, classée en février 1951.] Perte du vapeur "Michel", coulé par une mine.
De Worms & Cie : [Extrait d'un historique de la flotte, daté du 29 mai 1937.] « Successivement, étaient coulés par suite de torpillages ou rencontres de mines flottantes, en 1917, "Château-Yquem", "Michel", "Saint-Émilion" (navire acheté sur chantiers à Oslo et coulé dès son premier voyage), "Sauternes" et "Thérèse-et-Marie". »
De Hans Pedersen : [Extrait d'une liste de renseignements sur la flotte Worms, classée en 1976.] « "Michel" (19 mars : saute sur une mine et est coulé pendant un voyage entre l'Angleterre et Bordeaux), "Château-Yquem" (30 juin : perdu par mine et coulé dans le nord-ouest de Portland Bill), "Saint-Émilion" (24 juillet : coulé par mine dès son premier voyage), "Sauternes" (5 août : torpillé et coulé au sud-ouest du cap Ferret), "Thérèse-et-Marie" (19 août : torpillé et coulé au large de Saint-Nazaire). »

20 mars 1917
Du capitaine Lalande, du vapeur "Suzanne-et-Marie", au commandant de la Marine à Bordeaux : « Mon port d'attache est Bordeaux - depuis deux ans, je faisais les voyages Bordeaux-Bunkerque, sur un bateau non armé sans être convoyé. Il y a quelque temps j'ai appris avec plaisir que l'on formait des convois. Après un mois et demi d'expérience, je dois avouer que dans certaines traversées, je me trouve en sécurité, alors que dans d'autres c'est le contraire. A Brest, nous prenons des pilotes pour passer dans des chenaux à terre pour aller sur Cherbourg ou sur Belle-Île ; pourquoi de Belle-Île jusqu'à Bordeaux navigue-t-on très au large ? Bien au large de l'Île d'Yeu, des Baleines pour aller à La Pallice, de la Pallice en Gironde, nous passons très au large de Chassiron et nous allons chercher la route du temps de paix : le secteur blanc de Cordouan... »

21 mars 1917
De Worms & Cie Cardiff : « The main point is that Buyers are not to be responsible for back Insurance Calls, and if requisitioned before delivery sale to be null and void... »

24 mars 1917
De Worms & Cie Le Havre, à Schneider & Cie : « Nous avons l'honneur de vous accuser réception de votre télégramme disant : "Attirons votre attention sur gravité situation dans laquelle avez mis usines par vos retards considérables, insistons pour que preniez urgence mesures pour éviter arrêt dont conséquence serait déplorable, regrettons pas avoir vu Frémont que prions agir urgence, pourriez peut-être demander à service Flotte ministère vous donner en remplacement "Acadien" un autre bateau prêt à partir immédiatement."... »
De Worms & Cie Le Havre : Résumé des ordres.
De Ch. A. Rouyer - Worms & Cie Alger : « Les besoins des Chemins de fer de l'État sont assurés de ce côté ici, mais c'est pour la province d'Oran qu'on est inquiet : le stock là-bas est presque épuisé par suite du retard subi par un charbonnier chargé par les Chemins de fer et à destination d'Oran. Ce charbonnier à subi des avaries et a dû aller en relâche à Bilbao. Il est donc urgent d'approvisionner le réseau oranais. En causant de la situation difficile de notre port nous avons appris que les besoins de la Compagnie du gaz ne sont pas couverts au-delà du 8 avril, d'où il résulte bien que cette Compagnie n'a pas trouvé de bateau à affréter... »

10 avril 1917
De Worms & Cie Port-Saïd, aux Chargeurs réunis : « Dès le reçu de vos lettres du 12 février, nous nous sommes rendu compte que le contrat du 6 février 1917 avec le ministère des Transports ne visait aucun des vapeurs..., mais bien ceux que vous nous désigniez dans vos lettres du 12 février et tous autres pour lesquels nous pourrions recevoir vos avis d'intervenir. Nous notons aujourd'hui que les vapeurs..., actuellement sous réquisition, sont gérés par vous en vertu d'un contrat passé avec le ministère de la Marine et qui n'a rien de commun avec celui qui vous lie au ministère des Transports... »

14 avril 1917
De Worms & Cie Port-Saïd, au ministre de la Guerre : Demande de renouvellement de sursis d'appel. « La Maison Worms & Cie, dont le siège social est à Paris 45, boulevard Haussmann, possède en Égypte de nombreux établissements placés sous la dépendance d'une agence principale à Port-Saïd ayant à sa tête deux directeurs, l'un Anglais, l'autre Français. Je suis le directeur français de l'agence principale de Port-Saïd, laquelle parmi ses nombreuses attributions, assure la fourniture des charbons nécessaires aux affrétés de l'État, à la Compagnie du canal de Suez, à la compagnie des Messageries maritimes, aux Chargeurs réunis, en même temps que maintes autres compagnies de navigation françaises, anglaises, japonaises et hollandaises, des intérêts desquelles elle a à s'occuper également en tant qu'agents maritimes pour ces diverses lignes au canal de Suez. La Maison Worms & Cie, à Port-Saïd détient l'agence générale en Égypte du groupe "Shell" et elle assure à ce titre l'approvisionnement de l'Égypte en pétrole, mazout et essence minérale, et tout particulièrement celui des marines française et britannique, de l'armée britannique en Égypte et de la base de Salonique. Elle a en outre la direction administrative des concessions de pétrole de la mer Rouge (Anglo-Egyptian Oilfields) et de la raffinerie de pétrole de Suez, cette dernière ayant à fournir par contrat la totalité des besoins de la base de Salonique en essence minérale... »

20 avril 1917
Du ministère du Ravitaillement : « Les difficultés croissantes de l'importation et de la répartition des combustibles nécessitent des mesures que je crois devoir porter à votre connaissance. Pour ce qui concerne les importateurs-revendeurs... Pour ce qui concerne les importateurs consommateurs... Il est bien entendu que cette clause ne doit pas avoir pour effet de troubler vos importations. Bien au contraire je compte sur votre activité et sur votre patriotisme pour que vous continuiez en tout état de cause à chercher la meilleure utilisation de vos bateaux... »

23 avril 1917
De Worms & Cie Le Havre : « Nous allons encore assister à une nouvelle forme de l'arbitraire, et, malheureusement, lorsque des quantités auront été expédiées par ordre à des industriels grincheux ou fatigués de payer des gros prix, et surtout à des administrations - municipalités, services publics, etc., etc. -, il est très probable que des conflits graves surgiront à propos des factures... Nous avons lu cet après-midi que le ravitaillement des charbons passait du ministère des Travaux publics au ministère du Ravitaillement... Vous pouvez être sans crainte, si nous n'avons pas la libre disposition de nos quantités, nous exigerons que les répartitions qui nous seront imposées nous soient données par écrit... »
De Worms & Cie Bordeaux : « Nous notons que les délégués du ministère du Ravitaillement... nous donneront les indications nécessaires pour la répartition de nos cargaisons, en temps utile, de façon à éviter tout retard dans le déchargement des bateaux. Cette malencontreuse décision va encore jeter la perturbation dans les affaires, et enrayer, ou peut-être arrêter la marche des usines qui travaillent pour la Défense nationale... »

16 mai 1917
De Worms & Cie Port-Saïd : « Après un examen attentif des conditions qui règnent à Suez, nous nous sommes vite rendu compte qu'il serait matériellement impossible de recevoir à Suez des cargaisons de charbon, qui auraient ensuite à être expédiées à Port-Saïd par barques... En ce qui concerne le transfert éventuel de fortes quantités de charbon de Suez à Port-Saïd, les difficultés ne sont pas moins grandes. Il faut en effet compter : avec l'exiguïté de notre dépôt de charbon à Port Tewfix... Nous avons ainsi été amenés à penser qu'il serait plus avantageux à tous les points de vue d'amener le charbon directement à Port-Saïd par vapeur... »

19 mai 1917
De Worms & Cie Bayonne : « Nous avons reçu la visite de M. Aronovici, qui nous a fourni des explications détaillées sur l'état de ses projets. Par suite de certaines difficultés d'exploitation et de transport, il ne pense pas pouvoir commencer à exporter avant le mois de juillet. Il nous a déclaré que le député maire de Bayonne et le préfet essayaient de le circonvenir et de l'entraîner dans une opération ayant pour but de constituer le fameux stock d'approvisionnement dont il a été question au conseil général le mois dernier, pour le département. M. A... a l'intention de préparer une première cargaison de bois d'ici juillet, et il trouve les propositions que nous lui avons faites très intéressantes. Il serait disposé à commencer à faire chez nous l'approvisionnement du premier chargement et, pendant ce temps-là, il travaillerait à mettre sur pied l'affaire du fret charbon d'accord avec nous... »

23 mai 1917
De Worms & Cie Cardiff : « The fleet is that of Messrs Nichols who are explaining to the shareholders that they are going out of business owing to their inability to retain their staff, who including Sir Edward's partners, have been called up by the Military Authorities despite all protest... »

29 mai 1917
De Worms & Cie Bayonne : « Vous avez eu l'impression que M. Aronovici était un spéculateur très entreprenant qui voulait greffer sur son entreprise de traverses avec le Great Eastern d'autres affaires lucratives. Nous avons entendu dire qu'il s'était associé avec des maisons landaises pour faire le commerce des résineux sur une grande échelle, et il installe, ou doit installer, différents chantiers pour le travail des bois. Il doit même installer une scierie à Bayonne. Sa conception de son rôle dans l'affaire du fret des bateaux du Great Eastern semblerait être qu'il voudrait entrer dans une affaire de participation avec nous pour spéculer sur la plus-value du fret résultant des avantages que le Great Eastern peut obtenir en se faisant remettre par le War Office des bateaux réquisitionnés... »

Juin 1917
Des Groupements par ports d'importateurs revendeurs pour la réception des charbons de chauffage domestique et de petite industrie : « M. Loucheur demande aux importateurs faisant partie des groupements de lui adresser une lettre semblable à celle qui est établie pour le port de Caen et dont ci-dessous copie... Les maisons ci-dessous désignées... désireuses de seconder les projets de l'administration, se proposent de se grouper et de former une association de fait, qui se mettra à la disposition du Bureau national des charbons. Lesdites maisons s'engagent à cet effet à s'installer pour recevoir en commun les charbons arrivant par le port de Caen pour les besoins des foyers domestiques, de l'agriculture (battages, minoteries, forges) et de la petite industrie, ainsi que pour la fabrication des agglomérés de houille. Elles sont prêtes, en outre, sur la demande du Bureau des charbons, à s'entendre avec les industriels groupés ou isolés qui désireraient se servir d'elles pour leurs importations. Elles se chargeraient de l'achat de charbon en Angleterre de la réception en France, de la mise en stock, de la préparation au port d'arrivée, de la fabrication des briquettes et des ovoïdes... »

8 juin 1917
De Worms & Cie Cardiff : Charte-partie pour transport de charbon du Pays de Galles à Bordeaux. [La date est celle du timbre en haut du document.]

9 juin 1917
De Worms & Cie Bayonne : « Réglementation du charbon. Le service du ravitaillement de la préfecture des Basses-Pyrénées commence à appliquer le programme établi par la circulaire ministérielle du 29 avril dernier (J. Officiel du 30 avril)... »

12 juin 1917
Entre Worms & Cie et Veuve A. Hottat & Fils, Paris : Marché d'entreprise générale - clauses et conditions particulières relatives aux travaux de construction de cale sèche aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime au Trait (Seine-Inférieure), sous la direction de M. Achard, ingénieur-directeur, et de l'architecte M. Gustave Majou, demeurant à Paris, 41, rue Laffitte. Contrat lu et approuvé par la Maison le 5 novembre 1917.

21 juin 1917
De Worms & Cie Bordeaux : Relevé des livraisons de charbon fourni pour les soutes des vapeurs par MM. Worms & Cie à Bordeaux depuis le 1er janvier 1917, soit 37.217.258 kilos transportés du 2 janvier au 14 juin 1917.

30 juin 1917
De Worms & Cie Dieppe : Relevé des cargaisons de combustibles anglais reçues dans le mois de juin 1917 : 13 cargaisons pour un total de 5.235 tonnes.

Juillet 1917
De Worms & Cie : [Extrait d'une note sur les Services charbons en date du 14 juin 1941.] Fondation à Lormont, près de Bordeaux, de la Compagnie charbonnière des appontements de Bassens et de Lagrange, par Worms & Cie et la Compagnie française des mines Powell Duffryn, en vue d'effectuer des opérations de manutention et de transbordement de matières pondéreuses et de marchandises diverses dans de nouvelles installations du port de Bordeaux créées en aval de cette ville. La Compagnie est propriétaire d'un domaine immobilier d'environ 43 hectares sur la rive droite et sur la rive gauche de la Garonne. Son capital social est divisé en 10.000 actions de 500 francs libérées de moitié et réparti de la manière suivante : Worms & Cie, 4.690 actions, soit 46,90% ; Compagnie française des mines Powell Duffryn , 4.735 actions, soit 47,35% ; autres actionnaires 575 actions, soit 5,75%. »
De Roger Mennevée : [Extraits de différents articles parus sous le titre "La Banque Worms - Histoire générale", dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales, en mai 1948, février 1949 et mars 1949.] Compagnie charbonnière des appontements de Bassens et Lagrange. « Le premier conseil d'administration comprenait Georges Majoux, président, Hypolite Worms et Michel Goudchaux, Charles Bridger Orme Clarke, de Londres, administrateur, la Stephenson Clarke and Associated Companies Ltd, de la Powell Duffryn Steam Coal Company Ltd et de la Compagnie française Powell Duffryn, Victor Miral, Raymond Nain, à Rouen, et William Reginald Hann, à Londres, représentant également le groupe Powell Duffryn. Ajoutons que M. Miral était, d'autre part, lié personnellement à la Stephenson Clarke and Associated Companies Ltd... A la même époque, [Georges Majoux] était membre du comité exécutif du Comité central des armateurs de France, comme représentant de Worms et Cie, étant précisé que M. Hypolite Worms était lui-même, alors, trésorier-adjoint du même Comité. »

12 juillet 1917
D'Hypolite Worms : [Extrait d'un discours daté du 5 novembre 1938.] Sur sa relation avec Anatole de Monzie et la recréation par celui-ci, en juillet 1917, du sous-secrétariat d'État à la Marine marchande, « à la suite d'un de ces discours dont votre éloquence a le secret, et par lequel, du haut de la tribune de la Chambre, vous aviez poussé un cri d'alerte : "point de chance de gagner la guerre sans une flotte commerciale intégralement exploitée et, par conséquent, dirigée par un chef... un seul !". Sous votre pression, l'unité du commandement se fit et vous-mêmes fûtes ce chef unique. La guerre fut gagnée et ceux qui ont vécu cette époque, où chaque soir se faisait l'impressionnant examen du tonnage coulé depuis la veille, savent quelle part vous prîtes aux résultats. Ce fut l'occasion pour moi de reprendre contact avec vous et la cordialité de nos rapports devait s'accroître comme leur fréquence ; c'est au "Comité des Cinq", je puis bien le dire que, vous voyant au travail avec cette complète indépendance d'esprit, qui constitue une des agréables particularités de votre caractère, avec cette facilité à chercher... et à trouver aux problèmes les plus compliqués, les solutions les plus simples, qui tiennent compte cependant de tous les facteurs avec cette élégance intellectuelle et morale qui vous porte à revendiquer vos responsabilités et souvent celles des autres, que sont nés, permettez l'expression, les sentiments d'affection qui ont subi, avec succès, la grande épreuve du temps. »
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Deuxième partie - Hypolite Worms (2e du nom)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en février 1949.] « La réponse de M. de Monzie [à l'hommage que lui rendit Hypolite Worms - voir ci-dessus] n'a pas été moins "sympathique". M. de Monzie affirmait, d'ailleurs, clairement son amitié à M. Worms en l'appelant, au cours de son discours, "Mon Cher Hypolite". II semble bien que cette amitié n'ait pas été sans troubler quelque peu les souvenirs de M. Worms, car ce n'est pas M. de Monzie qui a recréé, au cours de la guerre, le sous-secrétariat à la Marine marchande : il n'en fut qu'un des titulaires, avec peut-être des pouvoirs un peu plus concentrés. De même, M. de Monzie ne "finit" pas la guerre dans ce poste et le sous-secrétariat disparut pour être remplacé par un "commissariat" avec comme M. Fernand Bouisson, dont le rôle ne fut vraisemblablement pas moins important que celui de M. de Monzie, quoique moins favorable aux armateurs... M. Worms dit qu'il a rencontré M. de Monzie au "comité des Cinq", alors que lui, M. Worms, n'en faisait pas partie. Voici, en effet, le texte de l'arrêté du 12 juillet 1917 (J.O. 14 juillet) qui avait créé ce comité : "Le sous-secrétaire d'État des Transports maritimes et de la Marine marchande, arrête : art. 1er - II est créé, sous la présidence du sous-secrétaire d'État aux Transports maritimes et à la Marine marchande, un comité composé de : M. Dal Piaz, directeur de la Compagnie générale transatlantique, M. Philippart, directeur par intérim de la compagnie des Messageries maritimes, M. Breton, directeur de la compagnie des Chargeurs réunis et de la compagnie Sud Atlantique, M. Stern, administrateur-directeur de la compagnie des Affréteurs réunis, M. Majoux, directeur de la société Worms et Cie. Ce comité est chargé d'assister le sous-secrétaire d'État pour la gestion de la flotte, l'affrètement des navires, les mesures à prendre pour assurer l'augmentation du tonnage employé au ravitaillement du pays, et, en général, toutes les questions se rapportant directement ou indirectement aux transports par mer. Art. 2 - Ce comité siégera en permanence sous la présidence du sous-secrétaire d'État ou de son délégué pour proposer toutes mesures et formuler toutes suggestions utiles. Ses membres pourront être chargés de missions spéciales en France et à l'étranger. Art. 3 - Le comité pourra s'adjoindre, soit à titre définitif, soit à titre temporaire, telles autres personnalités de l'armement français dont la consultation pourra paraître nécessaire." Ainsi qu'on le voit, si un représentant de la maison Worms et Cie figurait bien au "comité des Cinq", M. Hypolite Worms, lui, n'en faisait pas partie. Nous ne perdons pas de vue que l'art. 3 de l'arrêté du 12 juillet permettait au comité des Cinq de s'adjoindre telle ou telle personnalité utile de l'armement, mais ce n'était plus, alors, un "comité des Cinq". »
De Worms & Cie Cardiff : « Some 18 months ago when we saw that the war was going to be still longer prolonged, and that all young fit men would likely be called up, save these in reserved occupations, as filled vacancies with very young men, preferably with physical disabilities which would either caused them to be exempted altogether, or had already such status assigned them by the Military Authorities, and thanks to extra work all round fared more or less successfully with the work day by day; especially as the Lady Members of the Staff showed the benefit of their training with us by becoming more expert... »

17 juillet 1917
De Worms & Cie Port-Saïd : « M. Garangiotis. Il y a eu un incident assez vif entre votre directeur et ce Monsieur, de nationalité grecque, qui, malgré l'avertissement qui lui avait été donné, s'était rendu à bord du "Ville-de-Bordeaux" pour obtenir du capitaine un bon d'embarquement pour des oignons qu'il voulait expédier à Marseille... »

18 juillet 1917
De Worms & Cie Port-Saïd : Freights and coal. Mails. Usance of drafts. Chantier depots. Asiatic and Anglo-Saxon...

De Worms & Cie Le Havre : Assurances sur corps de navires. Acte de délaissement « du vapeur "Château-Yquem" [qui] a été totalement perdu par submersion consécutive à une explosion de mine ou de torpille le 30 juin 1917 à midi... »

19 juillet 1917
De Worms & Cie Bordeaux : « Amirauté anglaise... Nous avons retiré copie d'une lettre de MM. Burness, confirmant l'accord intervenu entre l'Amirauté et vous, au sujet des manutentions à Bordeaux. Vous avez garanti un minimum de 400 tonnes par jour, pour le déchargement, à condition que le vapeur ait deux panneaux, mais les dimanches et jours de fête exceptés... »

24 juillet 1917
De Hans Pedersen : [Extrait d'une liste de renseignements sur les navires Worms, classée en 1976]. "Saint-Émilion" est coulé par mine de l'UC 65 10 M. à l'ouest-sud-ouest de [Dumgenese]. »

26 juillet 1917
Du sous-secrétariat d'Etat à la Marine marchande : « Afin d'établir sur une base solide l'évaluation du tonnage-navires nécessaire à nos besoins d'importation, je vous serais très obligé de me faire connaître quelle a été, depuis le commencement de 1917, la périodicité des voyages effectués sur vos diverses lignes par les navires que vous exploitez ou dont vous avez la gérance... »

27 juillet 1917
De Worms & Cie Port-Saïd : « Renchérissement de la vie en Égypte. Les conséquences économiques de la guerre se font de plus en plus sentir dans ce pays, et au Caire comme à Alexandrie les employés de maisons de commerce et de banque aussi bien que les fonctionnaires du gouvernement s'agitent pour obtenir, les uns par des démarches collectives auprès de leurs directions, d'autres par l'entremise des groupements, associations et syndicats auxquels ils peuvent appartenir, soit des augmentations de traitement, soit des allocations spéciales, leur permettant de faire face au renchérissement très prononcé de tous les articles d'alimentation et d'habillement, la plupart des grosses maisons du Caire ont déjà accordé à leur personnel soit des augmentations de traitement, soit des allocations de vie chère, soit des gratifications intérimaires, et d'après la presse qui s'est fait l'écho des doléances des fonctionnaires, le gouvernement étudie sérieusement la question d'améliorer la situation de tous ses serviteurs... »

Août 1917
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Troisième partie - Filiales et participations", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en mars 1949.] En août 1917, Worms et Cie participait, avec Powell Duffryn, à la transformation en société anonyme de la commandite par actions Basile Have et Cie, de Rouen, sous le titre : Compagnie charbonnière de manutentions et de transports [insertion légale de transformation publiée au Journal de Rouen du 14 septembre 1917.] Georges Majoux, associé gérant de Worms et Cie, siégeait au conseil d'administration qui comprenait de 5 à 9 membres élus pour 6 ans et possesseurs d'au moins 50 actions. Le siège social était à Rouen, 18, quai Gaston Boulet.

Août 1917-décembre 1918
Registre intitulé "Factures - Groupement n°4 - Charbon dérouté". Sont portés sur ce document la date, le montant de la facture, le nom et la localisation du client, le tonnage de charbon livré, le lieu (Dieppe ou Le Havre) et la date du paiement. Les factures concernant le Groupement des industriels de l'armement n°4 et l'Union gazière sont répertoriées à part.

1er août 1917
De Worms & Cie Dieppe : Relevé des cargaisons de combustibles anglais reçues dans le mois de juin 1917. 18 cargaisons pour un total de 5.619 tonnes.

2 août 1917
De Louis Bellard, Blou : « Après avoir pris connaissance des pièces du marché à forfait concernant la construction de groupe de maisons ouvrières à élever au Trait (Seine Inférieure), il m'est impossible dans l'état actuel des travaux, le prix de fournitures et de main d'oeuvre changeant tous les jours de faire un prix à forfait, je vous ferais alors des prix trop élevés. Ce que je puis vous promettre c'est de construire la moitié de toutes vos maisons ouvrières très rapidement, si vous traitez l'autre partie à forfait vous aurez ainsi une comparaison... »

4 août 1917
Entre Worms & Cie et Desmarais Frères, Paris : Charte-partie relative au transport de 100 tonneaux de marchandise entre Cardiff et Le Havre par le navire "Eugène". Clause n°11 : « La Commission d'affrètement à raison de cinq pour cent sur le montant du fret, est due en signant la présente charte-partie, à Worms & Cie auxquels le capitaine s'engage à s'adresser pour la déclaration et l'expédition en douane. »

5 août 1917
[Extraits d'une note non datée de la direction générale des Services maritimes, classée en février 1951, d'une liste de renseignements sur les navires Worms par Hans Pedersen, classée en 1976.] "Sauternes". Torpillé et coulé par U.61 dans le golfe de Gascogne, au sud-ouest du Cap Ferret.

6 août 1917
Du ministère de l'Armement et des Fabrications de guerre, au Groupement des importateurs charbonniers du port de Dieppe : « Le Groupement des importateurs charbonniers de votre port doit cesser immédiatement toute expédition à l'intérieur, de charbons domestiques à des particuliers, ou à des individualités, quelles qu'elles soient. Le gouvernement a pris le contrôle complet de la réception et de la distribution des charbons domestiques... »

9 août 1917
De la direction générale des Services maritimes : [Extrait d'une liste non datée des navires Worms, classée en février 1951.] Torpillage du vapeur "Thérèse-et-Marie".
De Worms & Cie Dieppe : « Nous avons entendu dire que les importateurs de Rouen avaient constitué une société civile, composée des 12 principaux importateurs sur l'instigation et sous la présidence de M. V. Miral... »

16 août 1917
[Extrait du marché signé le 10 novembre 1917, entre Worms & Cie et M. Cohier :] Signature d'un marché d'entreprise générale relatif à la construction de 78 logements au Trait.

31 août 1917
De James Burness & Sons, Londres : « At Gibraltar, for instance, a scheme has been formulated, and we believe will shortly be brought into force, by which all coaling facilities at the port are to be pooled and the stocks there are to be common property so that whilst any steamer going into the port will go to the Owners' regular coal suppliers, if they have not sufficient coal in hand they will be able to indent on their neighbours. At Malta the Government has called for a return of the quantity of coal in stock with the cost & selling prices, as you will doubtless have assumed from our recent advices... »

Septembre 1917
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Troisième partie - Filiales et participations", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en mars 1949.] En septembre 1917, Worms et Cie participait à la création de la Société commerciale du canal de Tancarville, société anonyme au capital de 3 millions de francs, en 6.000 actions de 500 F, dont le siège social était 13, quai d'Orléans au Havre. Elle avait pour but l'étude et l'exécution de tous travaux quelconques à effectuer dans les ports du Havre et dans l'estuaire de la Seine pour augmenter l'aménagement de ces ports, développer leur outillage et faciliter la manutention de la marchandise, et encore, l'entreprise de tous travaux publics et particuliers, l'exploitation de toutes manières de constructions ou immeubles, l'exploitation de tous navires ou autres. Le premier conseil d'administration comprenait les représentants de la Compagnie française d'études et d'entreprises coloniales, de la Compagnie générale transatlantique, des Tréfileries et Laminoirs du Havre, et de Worms et Cie.

5 septembre 1917
De Worms & Cie Le Havre : Tableaux. Relevé des cargaisons de combustibles anglais reçues pendant le mois d'août 1917 : 10.564,18 tonnes en 13 livraisons.

7 septembre 1917
Du Syndicat central des négociants importateurs de charbons en France, au directeur du Bureau national des charbons : « Notre syndicat a pris l'initiative de réunir à Paris les délégués des ports représentant les membres de notre syndicat qui sont groupés dans chaque port, pour les entretenir des différentes questions intéressant les livraisons des foyers domestiques... Les décisions suivantes ont été prises et nous avons été chargés de vous les communiquer : Question des vapeurs neutres... Vapeurs alliés, et notamment français... Répartition des vapeurs de secours donnés aux groupements de foyers domestiques... »

10 septembre 1917
Du groupement charbonnier de la Chambre de commerce de Bolbec, à Worms & Cie Le Havre : Questions abordées : Cardiff. Swansea. Newcastle. Bureau national des charbons. Groupement charbonnier de la Chambre de commerce de Bolbec.

13 septembre 1917
De Worms & Cie Cardiff : New offices.

14 septembre 1917
De Worms & Cie Le Havre : Longue lettre. Questions abordées : Cardiff. Swansea. Newcastle. Groupement n°4. Répartition du charbon. Bureau national des charbons. Chambre de commerce. « Nous avons reçu en juin 11.234 tonnes, en juillet 11.607 tonnes, en août 10.654 tonnes. Total 33.495 tonnes. Moyenne mensuelle : 11.165 tonnes... »

17 septembre 1917
De M. Loucheur, ministère des Fabrications de guerre, à la Chambre de commerce du Havre : « Vous voulez bien me dire que "si la question de la répartition des charbons vous semble importante, l'essentiel n'en reste pas moins son importation, surtout pour vous qui ne devez être alimentés que par des charbons anglais". Vous m'exposez, en même temps, comment, jusqu'à présent, s'effectuait l'importation, et vous me déclarez comme indispensable que rien ne vienne contrecarrer l'action des groupements importants de votre port... »

21 septembre 1917
De Worms & Cie Bordeaux : « Nous avons, dès le début de nos recherches de terrains, sur cette rive, songé à cette propriété qui, incontestablement, se trouve admirablement placée, mais alors que nous pensions pouvoir l'acquérir au prix de... »

27 septembre 1917
De Worms & Cie Le Havre : Mouvements des steamers Worms.

30 septembre 1917
Du Comité central des armateurs de France : Autorisation de dérogation aux lois qui règlent la navigation sous pavillon français. Interdiction de transférer le pavillon et de vendre des navires français à l'étranger.

1er octobre 1917
De James Burness & Sons, Londres : « Lighters from USA. You asked us whether we thought Messrs Willard, Sutherland & Co. would represent you in taking over all the material of the lighters which you propose to purchase and seeing that it is according to contract & in good order, also attending to the shipment of the goods at New York on your behalf as Owners of the craft... »
De Worms & Cie Dieppe : Tableau. Relevé des cargaisons de combustibles anglais reçues dans le mois de juin 1917 : 16 cargaisons pour un total de 5.974,9 tonnes.

8 octobre 1917
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Deuxième partie - Hypolite Worms (2e du nom)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en février 1949.] « La Maison Worms et Cie fut l'une des deux maisons privées d'armement [l'autre étant la maison Nunzi et Cie] qui siégèrent dans les comités consultatifs d'armateurs constitués par le gouvernement au cours des hostilités et c'est dans celui créé par M. de Monzie, alors sous-secrétaire d'État à la Marine marchande, par arrêté d'octobre 1917 (J.O. du 8) que M. Hypolite Worms y fut appelé officiellement pour la première fois... M. Worms fut l'un des membres d'un comité créé par M. de Monzie, toujours sous-secrétaire d'État aux Transports maritimes et à la Marine marchande, en octobre 1917, mais étant précisé que, à la suite de la crise ministérielle du mois précédent, (M. Painlevé avait remplacé M. Ribot comme président du Conseil) le sous-secrétariat d'État des Transports maritimes et de la Marine marchande était passé du ministère des Travaux publics au ministère du Commerce dont le titulaire était M. Clementel. Ce comité avait pour objet d'assurer le contrôle de la flotte marchande et d'assister le sous-secrétaire d'État pour toutes les décisions qui avaient trait aux conditions générales d'utilisation de la flotte de commerce. Composé, en principe, par parties égales de fonctionnaires et d'armateurs, ce comité comprenait à l'origine (Journal officiel du 8 octobre) : M. Max Lazard, chef de service des programmes et priorités de transports, M. Berengier, chef du service des Transports maritimes, M. Dal Piaz, directeur de la Compagnie générale transatlantique, M. Breton, directeur de la compagnie des Chargeurs réunis, et M. Worms, de la Maison Worms et Cie. Mais, les décret et arrêté de création ne précisaient pas d'une façon très claire si ce nouveau comité complétait simplement l'ancien "comité des Cinq" relativement aux navires étrangers et neutres qui participaient au ravitaillement de la France, ou si, au contraire, il s'y substituait entièrement. »

12 octobre 1917
De Worms & Cie Le Havre : Mouvements des steamers Worms.

19 octobre 1917
A l'administrateur-directeur de la société Le Nickel (26 rue Lafite, Paris) : « Nous avons l'honneur d'accuser réception de votre lettre du 18 courant que nous transmettons à notre Maison de Brest. Nous vous remercions bien vivement d'avoir pensé à nous pour la consignation et la réexpédition des marchandises embarquées par le voilier "Amiral-Halgan" et vous pouvez être certain que notre Maison de Brest apportera à vos opérations les soins que vous désirez. »
A Worms & Cie Brest : « Le Nickel... Nous vous remettons sous ce pli en original la lettre du 18 courant que nous avons reçue de cette société concernant les opérations de manutention, de transit et de réexpédition des minerais et marchandises diverses apportées par le voilier "Amiral-Halgan" qui, d'après ce que vous nous avez dit est arrivé dans votre port. »

20 octobre 1917
A l'administrateur-directeur de la société Le Nickel (26 rue Lafite, Paris) : « Nous avons l'honneur d'accuser réception de votre lettre d'hier nous communiquant copie de celle que vous avez adressée, ce jour-là, à notre Maison de Brest à propos du voilier "Amiral-Halgan". »

23 octobre 1917
A MM. Worms & Cie Cardiff : « Contrat de la Marine. "Barsac" est arrivé à Brest hier, il en repartira probablement demain soir ou jeudi." PS. Les représentants de la Marine n'ont pas encore commencé à adresser les télégrammes à M. Gonneville car il faut, paraît-il, qu'ils communiquent d'abord avec le ministère de la Marine à Paris pour demander la permission. »
A l'administrateur-directeur de la société Le Nickel (26 rue Lafite, Paris) : « Nous avons l'honneur d'accuser réception de votre lettre d'hier des plis de laquelle nous avons retiré copie de celle que vous avez adressée à notre Maison de Brest, avec incluse. »

24 octobre 1917
A MM. Worms & Cie Newcastle : « Le Nickel. Nous sommes très ennuyés de voir que vous n'avez toujours rien et, dans ces conditions, comme nous ne pouvons pas attendre plus longtemps, nous avons décidé de commencer à faire des importations de petits lots de coke de fonderie par vapeur "Are" qui va naviguer d'une façon régulière entre Sunderland et Le Havre. Veuillez commencer par mettre 150 tonnes dans la cale arrière de ce bateau... »
A MM. Worms & Cie Brest : « Contrat de la Marine. Nous notons ce que vous nous écrivez : nous comprenons très bien que vous ne puissiez donner des renseignements qu'approximatifs sur la date de départ des vapeurs puisque la Marine est obligée d'en référer à son administration centrale avant de télégraphier à M. Gonneville, ce qui avait été convenu avec lui, en code. Vous n'aurez qu'à agir comme vous l'avez fait jusqu'à maintenant... Le Nickel. Nous vous remercions également de nous avoir envoyé copie de la lettre que vous avez adressée à la société Le Nickel, mais nous ne croyons pas qu'il soit possible d'avoir le tonnage nécessaire pour réexpédier de Brest sur Le Havre les 3.000 tonnes de minerai de Nickel arrivées par "Amiral-Halgan" dans votre port. Nous allons réfléchir à la question et si une solution se présentait nous vous en reparlerions. »
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Le Nickel. Nous avions bien pensé à faire transporter par mer, de Brest au Havre, la cargaison de "Amiral-Halgan", mais nous craignions beaucoup que le fret, même par des voiliers, soit trop élevé, et nous croyons que notre ami, M. Carrier, n'a pas envie de faire de dépenses excessives pour cette opération, déjà très onéreuse pour lui, en tout cas, il n'y a pas de raison de ne pas lui en parler. »
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Le Nickel. D'accord avec la conversation que nous avons eue hier avec M. Frémont, nous avons fait dire à la Maison de Newcastle que, si elle ne pouvait pas trouver dans l'intervalle, de petit bateau pour transporter les 800 tonnes de coke que nous avons promises à ses amis, elle devait commencer par en mettre 150 tonnes dans la cale arrière de l'"Are", 2ème voyage de Sunderland, et nous continuerons si la Maison de Newcastle ne peut pas trouver de bateau à affréter. »
A l'administrateur-directeur de la société Le Nickel (26 rue Laffitte, Paris) : « Nous vous accusons réception de votre lettre du 24 courant, couvrant copie de celle que vous avez adressée, le même jour, à notre Maison de Brest au sujet de "Amiral-Halgan". Nous vous remercions de cette communication… »

25 octobre 1917
A MM. Worms & Cie Brest : « Société Le Nickel. Nous remercions des renseignements que vous nous donnez. Nous vous signalons pour votre gouverne qu'il est inutile que vous nous donniez connaissance des lettres que vous recevez de la société Le Nickel, cette Maison nous envoie directement copie des lettres en question. Nous espérons que ce navire pourra enfin trouver la place à quai qui lui est nécessaire pour effectuer le débarquement de sa cargaison. Barsac. Nous avons été contrariés d'apprendre que ce vapeur avait subi des avaries qui se sont produites par la chute d'une benne pleine au cours du déchargement. Nous avons bien noté que vous aviez fait les réserves nécessaires à la Marine à ce sujet, notamment en ce qui concerne les surestaries du vapeur, mais que lesdites avaries seraient réparées de façon à permettre au bateau de repartir demain… Contrat de la Marine. Nous vous remettons sous ce pli la feuille de temps concernant le 50ème voyage de "Barsac". »
A MM. Worms & Cie Cardiff : « "Barsac" va être retardé d'au moins 2 jours, car on lui a fait une avarie pendant le déchargement. »
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Mouvements. Vous connaissez l'avarie faite au compas du "Barsac" par une benne de la Marine à Brest. Nous demandons à notre Maison si elle a bien fait les réserves nécessaires auprès de l'Administration, non seulement pour l'avarie, mais également pour les surestaries que notre navire va ainsi encourir. Contrat de la Marine. On nous a téléphoné hier du ministère pour nous dire qu'on avait pris une décision concernant notre demande de réduction des quantités que nous avons à transporter chaque mois de Cardiff à Brest. La Marine n'admet pas une réduction de 50%, mais accorde 25%, ramenant ainsi à partir du 1er novembre la quantité de 8.000 à 6.000 tonnes, on va préparer un acte additionnel et pendant ce temps-là notre Sieur Majoux va parler de cette question au ministère. »
A l'administrateur-directeur de la société Le Nickel (26 rue Lafite, Paris) : « Nous avons l'honneur d'accuser réception de votre lettre d'hier des plis de laquelle nous avons retiré copie de celle que vous avez adressée à notre Maison de Brest, avec incluse. »

26 octobre 1917
A MM. Worms & Cie Brest : « Le Nickel. Nous espérons que "Amiral-Halgan" va enfin avoir une place à quai. Cette société nous a fait part aujourd'hui d'une lettre qu'elle vous a adressée et par laquelle elle vous remet un certificat de classement première catégorie. Nous voulons espérer que vous pourrez faire la réexpédition sinon de la totalité, tout au moins la plus grande partie du minerai de nickel, de façon à éviter la recherche très problématique d'un affrètement de voilier ou de vapeur pour transporter ce minerai de Brest au Havre… Mouvements. Nous vous remercions des renseignements que vous nous donnez concernant l'avarie survenue pendant le débarquement de "Barsac". Nous avons bien noté que vous avez fait toutes les réserves utiles auprès de la Marine à ce sujet et nous n'attendons plus que la confirmation du départ de ce vapeur de votre port. »
[Extrait du marché signé le 10 novembre 1917, entre Worms & Cie et M. Cohier :] Un plan en date du 26 octobre 1917, des 78 logements à construire au Trait est annexé au marché d'entreprise générale signé le 16 août 1917.

27 octobre 1917
« [22] octobre. Doit M. le ministre de la Marine à Worms & Cie pour transports de charbons en aliment du contrat en date du 26 septembre 1916 :
Voyage n°43 "Séphora-Worms" connaissement du 6 septembre : - 1.559 ts 7/20e à F 12.75 - F 19.881.71
Voyage n°44 "Barsac" connaissement des 7 et 8 septembre : - 2.255 ts 9/20e à F 11.75 - F 26.501.53
Voyage n°45 "Séphora-Worms" connaissement du 21 septembre : - 1.568 ts 10/20e à F 12.75 - F 19.998.38
Voyage n°46 "Barsac" connaissement du 26 septembre : - 2.246 ts 3/20e à F 12 - F 26.953.80
Voyage n°47 "Séphora-Worms" connaissement du 3 octobre : - 1.763 ts à F 12.62 ½ - F 22.257.88
Voyage n°48 "Barsac" connaissement du 6 octobre : - 2.255 ts 13/20e à F 12.37 - F 27.913.67
Total : F 143.506.97. »
A MM. Worms & Cie Brest : « Contrat de la Marine. La rue de Châteaudun nous a dit que les réparations sur le "Barsac" étaient terminées aujourd'hui, que ce vapeur était à Lanninon [arsenal de Brest] prêt à partir, mais qu'il ne pourrait laisser votre port aujourd'hui, mais demain, car il n'y avait pas de convoi. »
A MM. Worms & Cie Cardiff : Contrat de la Marine. Même information que supra.

29 octobre 1917
A MM. Worms & Cie Brest : « Le Nickel. Comme vous nous avez dit hier matin que le "Saint-Thomas" était arrivé, nous supposons que son déchargement s'effectuera assez rapidement et que "Amiral-Halgan" pourra enfin avoir une place à quai. Contrat de la Marine. Vous nous avez dit ce matin que "Barsac" était parti hier à 16 heures et que "Séphora-Worms" était arrivé à 9 heures aujourd'hui. »
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Contrat de la Marine. Maintenant que nous n'aurons plus à partir du 1er novembre que 6.000 tonnes par mois à transporter à Brest, nous pensons que vous allez pouvoir nous donner "Barsac" pour un voyage par mois de Cardiff au Havre, ou bien, ce qui serait encore mieux, d'une façon constante, en le retirant du contrat avec la Marine, laissant "Séphora-Worms" seul, mais, comme notre bateau aurait probablement beaucoup de mal à faire les 6.000 tonnes, on pourrait de temps en temps, compléter la quantité par un autre bateau, peut-être même "Pontet-Canet" qui va se trouver disponible, momentanément en tout cas, par suite de la prohibition de l'importation des vins d'Espagne. »

Volume de copies de lettres 472 – du 30 octobre au 9 novembre 1917 : Note de comptabilité - 27 octobre 1917 - Maison de Cardiff sur laquelle figure le "Barsac" pour un compte de débours, voyage du 9 octobre.

30 octobre 1917
Téléphone (?) : « "Barsac" has arrived. »

31 octobre 1917
A MM. Worms & Cie Brest : « Contrat de la Marine. Le Nickel. Nous notons ce que vous nous écrivez à ce sujet. »

2 novembre 1917
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Contrat de la Marine et transports charbons. Nous comprenons votre désir de mettre "Barsac" sur la ligne Bordeaux-Dunkerque pour profiter de l'assurance de guerre, mais alors, pourrez-vous peut-être faire faire à "Pomerol", qui, de toute façon, doit être couvert à l'assurance obligatoire, des transports de charbon sur Le Havre ou Rouen... »
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Contrat de la Marine. Nous notons que "Barsac" a dû partir ce matin. »

5 novembre 1917
A MM. Worms & Cie Brest : « Contrat de la Marine. Nous avons bien retiré des plis de votre lettre recommandée du 3 le connaissement dûment accompli, ainsi que la feuille de temps relatif au "Barsac" 50e voyage. »

6 novembre 1917
De Worms & Cie Le Havre : [Extrait d'une lettre adressée au ministre de la Marine le 19 février 1918.] « Nous avons bien reçu en son temps votre lettre... par laquelle, après avoir rappelé qu'aux termes du contrat passé avec votre département le 26 septembre 1916 et modifié par acte additionnel du 6 novembre 1917, nous devions assurer entre le Pays de Galles et le port de Brest un transport mensuel de 6.000 tonnes de charbon... »
Entre Worms & Cie et Guyon Frères, entrepreneurs de charpente, Paris : Marché d'entreprise générale - construction de baraquements militaires. « Chacun des deux groupes de cantonnements comprendra un baraquement de troupe pour cent hommes ; un baraquement pour corps de garde avec 2 chambres de sous-officiers et 2 cuisines ; un baraquement pour malades avec hangar ouvert ; et deux petits groupes de closets. »

7 novembre 1917
De Veuve A. Hottat & Fils, Paris, aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime : « Nous avons l'honneur de vous faire part, à notre plus grand regret, des réserves auxquelles donne lieu, de notre part, le manque d'essence pour l'alimentation des camions automobiles qui desservent les travaux de construction de vos installations... »
Du directeur du matériel de la Flotte marchande, Paris, aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime : « Les achats d'aciers courants en Angleterre (lingots, blooms, tôles, laminés) sont maintenant contingentés mensuellement pour chaque service public français... Les industriels ne peuvent plus faire d'achats directs, ils doivent adresser leurs commandes au Comptoir d'exportation des produits métallurgiques... »
A MM. Worms & Cie Brest : « Contrat de la Marine. Nous avons bien noté l'arrivée hier dans votre port du "Barsac". Le Nickel. Nous remet aujourd'hui copie de la lettre du 6 courant qu'elle vous a adressée, par laquelle elle vous donnait connaissance d'une lettre de la société des Chargeurs de l'Ouest l'avisant que le nécessaire avait été fait pour que des wagons soient passés pour la réexpédition de la cargaison de "Amiral-Halgan". Nous supposons que vous avez bien fait ressortir à la société Le Nickel, ainsi que nous l'avions dit à M. Ravion, qu'il ne s'agissait pas seulement d'une question de matériel mais également de l'obtention d'une place à quai, ce voilier étant encore en rade. »

8 novembre 1917
A MM. Worms & Cie Bordeaux : « Avant "Château-Latour" et "Margaux", nous allons vous donner "Barsac", actuellement en déchargement à Brest et qui va aller prendre à Cardiff une cargaison de charbon à destination de votre port. Nous essaierons de le charger à raison de : 1.000 tonnes sur la licence du groupement n°15 et 500 tonnes sur la licence des Chargeurs réunis ou Sud Atlantique... »
A MM. Worms & Cie Cardiff : « Bordeaux. Nous vous envoyons "Barsac" pour faire un voyage de Cardiff sur Bordeaux ; ce bateau est en déchargement à Brest. Il ira directement à Cardiff et nous vous ferons dire demain par MM. Burness comment nous désirons que vous le chargiez. Il faudra une cargaison de gros "diluteo", mais la question est de savoir sur quelles licences et nous interrogeons notre Maison de Bordeaux à ce sujet. Contrat de la Marine. Puisque "Barsac" va maintenant faire un voyage sur Bordeaux, "Séphora-Worms" continuera seul pour le moment à assurer les transports de charbon pour Brest. »
Téléphone : « "Barsac" after discharging at Brest will go to Cardiff to load for Bordeaux instead of for Brest. »

9 novembre 1917
A MM. Worms & Cie Brest : « "Barsac". Nous avons bien noté que le déchargement de ce bateau sera quelque peu retardé en raison du matériel embarqué. Pour votre gouverne il relèvera de Cardiff pour y charger une cargaison à destination de Bordeaux, et nous avons l'intention, dans l'avenir, de n'affecter d'une façon suivie que le "Séphora-Worms" aux transports de la Marine, le "Barsac" venant effectuer de temps à autre un transport pour arriver au tonnage qui nous a été imposé, qui n'est plus que de 6.000 tonnes par mois en raison des nouveaux arrangements que nous avons faits avec la Marine. Contrat de la Marine. Nous vous remettons sous ce pli la feuille de temps concernant le "Barsac" 52ème voyage. »
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Licences de navigation. Nous allons faire le nécessaire pour la modification de celle de "Barsac". »

10 novembre 1917
Entre Worms & Cie et M. Cohier, Paris : Marché d'entreprise générale - clause additionnelle relative à la fourniture des citernes. « En complément du marché du seize août mil neuf cent dix-sept, et sur proposition de M. Cohier, acceptée par MM. Worms et Cie, les citernes individuelles à eaux pluviales prévues au devis descriptif pour les 78 logements comprendront, pour chacun d’eux, la fourniture et pose d’une citerne étanche en ciment avec arrivée latérale, trou d'homme et dispositif mobile permettant d’arrêter au passage les feuilles, et tuyau de trop plein, le tout conformément au plan annexé en date du 26 octobre 1917. »

12 novembre 1917
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Cardiff. Nous sommes d'accord pour le chargement du "Barsac" qui a quitté Brest hier et devra être prêt à charger aujourd'hui. »
A l'administrateur délégué du groupement des industriels de l'armement n°4, Paris : « Nous avons l'honneur de vous remettre sous ce pli différents bordereaux de notre Maison du Havre faites à certains membres de votre groupements pendant le mois d'octobre, à savoir : ... Le Nickel - 425.000 kilos de tout venant Cardiff et Durham. »
A Worms & Cie Brest : « Le Nickel... La question de transbordement du minerai, du Nickel, de "Amiral-Halgan" sur "Alkmini" ne peut pas se faire... Contrat Marine. Nous avons bien noté les renseignements que nous nous avez donnés samedi concernant les mouvements des s/s "Séphora-Worms" et "Barsac". »
Au chef du bureau des approvisionnements de la flotte - service central de l'Intendance maritime, Paris : "Nous avons l'honneur de vous accuser réception de votre lettre du 10 courant des plis de laquelle nous avons bien retiré deux originaux d'un acte additionnel à notre contrat du 26 septembre 1916 relatif à des transports de charbon de Cardiff à Brest, acte additionnel qui a reçu l'approbation de M. le ministre de la Marine, et nous vous retournons sous ce pli un de ces deux actes, timbré et enregistré. »

13 novembre 1917
De M. Gaudé, capitaine du "Margaux" : « J'ai le regret de vous annoncer que j'ai eu un abordage avec un transport anglais "Basil"... »

14 novembre 1917
De Worms & Cie Le Havre, à Veuve A. Hottat & Fils : « En nous écrivant : "Si vous avez assumé la charge de concentrer les demandes de fourniture de l'essence nécessaire à vos besoins et aux nôtres, ce fut sur votre proposition et point sur la nôtre." Vous travestissez la vérité... »
De Worms & Cie Le Havre : « Ateliers et Chantiers de la Seine Maritime. Essence. MM. Veuve A. Hottat et Fils s'inspirent pour rédiger leur correspondance des principes de Basile. Il faut que nos répliques soient vigoureuses et surtout que nous ne laissions jamais passer un mot ou une phrase dont ils pourraient à un moment donné faire usage contre nous... »

15 novembre 1917
Des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime, à Veuve A. Hottat & Fils : « Nous vous informons que nous vous interdisons formellement d'édifier, en dehors du Chantier proprement dit, c'est-à-dire de la partie sur laquelle vous avez à exécuter des travaux faisant l'objet du marché en date du 13 mars dernier, sans autorisation écrite de notre part, des constructions de n'importe quel système et de quelque importance que ce soit sur les terrains dont nous sommes les propriétaires... »
A MM. Worms & Cie Bordeaux : « Cardiff. "Château-Latour" et "Barsac" prendront la mer demain soir ou samedi matin et partiront ensemble. »
A MM. Worms & Cie Brest : « A la suite de notre conversation téléphonique de cet après-midi, nous avons essayé de parler à M. Carrier, mais il est absent et nous ne savons pas s'il sera de retour demain. Vous avez bien fait d'interroger l'ingénieur en chef de la Société navale de l'Ouest pour savoir si elle serait disposée à faire faire à "Saint-Thomas" un transport entre Brest et Le Havre, mais nous ne pouvons pas aller plus loin et communiquer avec le siège social ici, sans savoir quelles sont les intentions de la société Le Nickel. Celle-ci se trouve dans une situation probablement assez difficile, du fait que le voilier "Amiral-Halgan" devait décharger dans un autre port, mais a été dirigé, par ordre supérieur, chez vous, et on a contraint Le Nickel à prendre livraison de la cargaison à Brest. Dans ces conditions nous ne savons pas si M. Carrier sera disposé à supporter lui-même les frais de transbordement de F 30 à F 35 sur le "Saint-Thomas" pour aller de Brest au Havre, il voudra peut-être forcer l'État soit à faire décharger "Amiral-Halgan" à Brest, soit à supporter lui-même les frais supplémentaires pour transborder la marchandise et l'amener au Havre par le "Saint-Thomas". »

16 novembre 1917
De Worms & Cie Le Havre, à Veuve Hottat & Fils : « A nouveau, vous insinuez que si la construction de l'appontement s'avance lentement c'est parce que nous y avons un intérêt ; dans une lettre précédente vous aviez attribué ce retard à une opposition systématique. Ce sont là de pures sottises, aussi nous ne nous y arrêtons pas. Mais, par exemple, nous protestons énergiquement contre votre prétention de faire dépendre l'avancement de vos travaux de construction de notre appontement ; à aucun moment nous ne vous avons garanti la livraison de cet ouvrage pour une date déterminée... »
De Worms & Cie Le Havre : « Margaux". Nous avons reçu hier soir une lettre du capitaine de ce vapeur... Le navire abordé est le transport anglais "Basil". Comme vous le verrez le capitaine Gaudé ne donne aucun détail sur sa manoeuvre... Comité Central. Voici les réponses aux questions qui vous ont été adressées [sur] "Château-Lafite"... "Sauternes"... "Saint-Émilion"... »
De Worms & Cie Le Havre : Mouvements des steamers Worms.
De James Burness & Sons, Londres : « S/S "Jalisco", "Coahuila" & "Mexico". We confirm our conversation by telephone today when we told you we had now seen Mr. Auberge, at the Ship Purchase Committee of the ministry of Shipping, who informed us that these three steamers came up for allocation at the Meeting last Tuesday when it was decided that the "Jalisco" should be allocated to France, the "Coahuila" to Italy and the "Mexico" to Great Britain... »

17 novembre 1917
De Worms & Cie Le Havre : Résumé des ordres.
Du sous-groupement n°2, à Worms et Cie Le Havre : « M. l'officier d'administration, chargé du GNPR, me rappelle qu'il est indispensable de fournir les renseignements sur les navires dont dispose l'importateur, pour réaliser le tonnage demandé, ainsi que sur les marchés passés avec les exportateurs anglais... »

19 novembre 1917
A MM. Worms & Cie Brest : « Feuilles de temps relatives aux 52ème et 53ème voyages du contrat effectué respectivement par "Barsac" et "Séphora-Worms" + connaissements. Légères avaries du "Séphora-Worms" avec le "Barsac" qui était de passage sur rade en route pour Bordeaux. » Consignation du "Saint-Thomas" de la Société navale de l'Ouest.

21 novembre 1917
A MM. Worms & Cie Brest : « Nous avons eu cet après-midi une conversation avec M. Carrier. Il n'est pas question de faire transborder sur le "Saint-Thomas" la cargaison de "Amiral-Halgan". M. Carrier nous a dit que l'État-major général de la Marine lui a promis hier que "Amiral-Halgan" serait mis à quai le 30 novembre et, d'autre part, le ministère de l'Armement a fait des démarches auprès de M. Claveille, ministre des Travaux publics pour que les wagons nécessaires au transport des 2.880 tonnes de minerai de nickel soient mis par les Chemins de fer de l'État à votre disposition à partir du 30 et au fur et à mesure des besoins afin qu'aucune quantité ne soit mise à terre. Il paraît que ce minerai est attendu impatiemment au Havre et, si tous les ministères se mettent d'accord pour qu'il soit donné satisfaction au Nickel, nous ne voulons pas être plus royalistes que le roi et n'avons purement et simplement qu'à attendre ce qui va se passer. M. Carrier nous a, du reste, dit qu'il nous adressait en même temps qu'à vous, copie de la correspondance à laquelle il a fait allusion au cours de la conversation téléphonique. »

22 novembre 1917
A MM. Worms & Cie Brest : « Nous vous confirmons notre lettre d'hier et vous remettons sous ce pli copie de la lettre de l'État-major général de la Marine au Nickel pour lui confirmer que le voilier "Amiral-Halgan" sera bien mis à quai à Brest, à la fin de ce mois, et que son déchargement commencera immédiatement. D'autre part les démarches nécessaires sont faites auprès du 4ème Bureau pour que des wagons soient mis à votre disposition. Nous allons attendre de voir si toutes ces promesses vont se réaliser. »

23 novembre 1917
A MM. Worms & Cie Brest : « Contrat de la Marine. Nous avons bien retiré des plis de votre lettre copie de celle que vous nous communiquez concernant le 52ème voyage du contrat effectué par "Barsac". »
A MM. Worms & Cie Bordeaux : « "Barsac". Nous attendons que vous annonciez l'arrivée de ce vapeur. »

24 novembre 1917
A MM. Worms & Cie Brest : « Nous vous confirmons notre lettre d'hier et avons à vous accuser réception de la vôtre du 22 courant nous remettant copie de celle que vous avez reçue de la société Le Nickel. Nous nous sommes contentés de lui transmettre les renseignements qu'elle nous avait demandés en ce qui concerne le matériel nécessaire, chaque jour, pour la réexpédition du tonnage que vous pourriez éventuellement débarquer du "Amiral-Halgan" lorsqu'il obtiendra une place à quai. »

26 novembre 1917
A MM. Worms & Cie Brest : « Le Nickel. Nous vous remercions des renseignements que vous nous donnez à ce sujet. Nous n'avons pas l'intention d'intervenir avec Le Nickel et le ministère au sujet de la place à quai de "Amiral-Halgan". Nous croyons même en ce qui nous concerne qu'il est préférable que vous laissiez Le Nickel s'arranger lui-même avec le ministère. [Rajout manuscrit :] Vous auriez dû nous dire ce qui s'est passé ce matin, nous essayons donc d'avoir "Saint-Thomas" pour Le Nickel. »
Des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime (ACSM), Le Trait : État des commandes passées en Angleterre et non définitivement régularisées.

30 novembre 1917
De James Burness & Sons, Londres : « Mr. Auberge asked whether you were buying steamers to which we replied you would shortly have your own shipbuilding yards where we understood you proposed to build any tonnage you required. Mr. Auberge then referred to the position after the war and said that in view of the large quantity of tonnage which was being built in the United States he was afraid that unless France & Great Britain acquired tonnage from America they would be left behind and that the trade of the world would gravitate into American hands... »
De Worms & Cie Dieppe : Tableau. Relevé des cargaisons de combustibles anglais reçues dans le mois de juin 1917 : 14 cargaisons pour un total de 4.739,6 tonnes.
A MM. Worms & Cie Bordeaux : « "Barsac". Nous notons que ce vapeur est parti hier matin avec un chargement de macadam et 68 tonnes de divers... Il faudra sans doute que "Barsac" fasse un voyage sur Brest pour compte de l'amirauté." Même courrier à Cardiff : "En ce qui concerne notre prochain vapeur, que ce soit "Château-Lafite" ou "Barsac", veuillez noter que vous devrez le charger avec 1.000 tonnes sur la licence des Chargeurs réunis et 1.000 tonnes sur celle de la Chambre de commerce. »

3 décembre 1917
A MM. Worms & Cie Bordeaux : « Cardiff. "Décidément, "Barsac" continuera sa navigation sur Bordeaux ; il relèvera sur Cardiff, après son déchargement à Dunkerque, et c'est donc lui qui prendra la prochaine cargaison pour votre port. Nous le ferons charger comme vous le demandez, à savoir :
1.000 tonnes sur la licence des Chargeurs réunis
300 tonnes pour notre licence générale, pour nos propres bateaux
700 sur la licence de la Chambre de commerce... »

4 décembre 1917
De Worms & Cie Le Havre : Relevé des importations de novembre 1917.
A Worms & Cie Brest : « Le Nickel... Le représentant de l'Armement, le capitaine Barillon, affirma que le directeur de notre Maison de Brest avait offert un de nos bateaux en précisant même que ce bateau était actuellement en réparations et serait prêt dans 8 jours. Il paraît du reste que le capitaine Barillon est excessivement mécontent de voir que notre Maison oppose une contradiction de paroles qu'il a, lui-même, entendues et répétées. Nous avons besoin de savoir exactement ce qu'il s'est passé... »
A MM. Worms & Cie Le Havre : Envoi de la copie de la lettre adressée à Brest.

5 décembre 1917
A MM. Worms & Cie Bordeaux : « Cardiff. Nous sommes d'accord pour le chargement du "Barsac". »

6 décembre 1917
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Brest. Nous avons copie de la lettre que vous avez reçue de cette Maison à propos du Nickel et nous attendons maintenant la réponse de M. Ravion à notre lettre du 4 courant. »

7 décembre 1917
De Worms & Cie Cardiff, à Hypolite Worms : « Since I wrote you on the 30th ult., I have been busy trying to pick up "oddments" at reasonable prices, and owing to negotiations proceeding simultaneously here and in London for such parcels, found myself "saddled" with over the 3.000 shares, happily below market prices, and as you have decided to go on buying you are getting the benefit of all of same... »
De Worms & Cie Cardiff : Longue lettre sur la situation charbonnière et maritime en Angleterre et dans les succursales de la Maison.
A MM. Worms & Cie Cardiff : « Bordeaux. "Vous savez déjà que "Barsac" doit charger... »

8 décembre 1917
A MM. Worms & Cie Cardiff : « Bordeaux. "Barsac" est en déchargement à Dunkerque, il ne tardera pas à relever sur votre port. »
A MM. Worms & Cie Brest : « Nous vous accusons réception de votre lettre du 6 courant, nous détaillant les propositions que vous désireriez présenter au chef de l'exploitation de votre port pour l'enlèvement des marchandises qui l'encombrent, si nous les approuvons. Nous ne répondrons qu'au deux premiers paragraphes : 1° - Nous serions très contents que le "Saint-Thomas", à son retour, puisse prendre la cargaison de "Amiral-Halgan" pour Le Havre. La question est de savoir si la Navale de l'Ouest pourra arriver à une entente avec la Marine et si le Nickel acceptera le taux qui serait fixé par M. Houët. Celui-ci que nous avons vu hier, nous a justement dit que, s'il avait pu faire le transport la dernière fois, il aurait probablement demandé F 50, ce qui est très sensiblement supérieur à ce que son capitaine d'armement vous avait indiqué... »
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Brest. La Maison de Brest avise vous avoir adressé copie de la lettre du 6 courant qu'elle nous a écrite au sujet d'un programme d'enlèvement des marchandises se trouvant à Brest. En ce qui nous concerne, nous serions heureux que le "Saint-Thomas" puisse, à son voyage suivant, enlever la cargaison du "Amiral-Halgan" et la porter au Havre... »

10 décembre 1917
De James Burness & Sons, Londres : « Alfred Holt & Co. We have to acknowledge receipt of your private lines of the 8th inst. enclosing copy of letter you have received from the above named friends in connection with the note which you had addressed to them with reference to the 5/- charge for Emergency Manipulating Expenses at Port Said and their desire to be informed whether the same extra charge would apply to any coal which they might consign to your care for transhipment purposes and to resupply to their steamers - which we had already taken down in shorthand from your dictation over the telephone on Saturday... »

11 décembre 1917
A MM. Worms & Cie Cardiff : « Bordeaux. "Barsac" est en déchargement à Dunkerque depuis le 5 courant. »
A MM. Worms & Cie Brest : « Nous ne vous accusons qu'aujourd'hui réception de votre lettre du 6 courant, que nous avions communiquée immédiatement à M. Carrier, avec copie de celle que nous vous avions adressée le 4. M. Carrier nous répond "après avoir pris connaissance de la lettre de votre Maison de Brest, que vous avez bien voulu me remettre, j'en ai communiqué le contenu et j'espère que l'impression première dont je vous avais parlé est maintenant effacée", nous comptons donc que cet incident est maintenant terminé. »

12 décembre 1917
De Worms & Cie Marseille : « Comme nous sommes tous démunis - sauf la Maison Fouquet qui a peut-être encore un millier de tonnes - autant dire que les navires étrangers ne peuvent plus trouver de charbons à Marseille... »
De Worms & Cie Port-Saïd : « Nous avons l'honneur de vous confirmer que l'obligation dans laquelle nous sommes actuellement placés de participer avec notre matériel flottant aux besoins militaires et commerciaux du port, constitue fréquemment une entrave considérable aux opérations de transbordement que nous avons entreprises pour le compte du gouvernement français. Nous avons actuellement 11 chalands en service avec l'Iland Water transport, représentant un tonnage de 1.300 tonnes, et précédemment nous sommes restés plus d'un mois, pour les mêmes raisons, sans pouvoir bénéficier de l'usage de 18 de nos chalands représentant un tonnage de plus de deux mille tonnes... »
A MM. Worms & Cie Cardiff : « Bordeaux. "Barsac". Au dernières nouvelles, ce navire était toujours à Dunkerque." PS. "Barsac est parti de Dunkerque hier matin à 10 heures. »
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Brest. Nous vous remercions de nous avoir transmis copie de la lettre que vous avez reçue du sous-secrétariat d'État des Transports maritimes et de la Marine marchande, au sujet de l'enlèvement de la cargaison de "Amiral-Halgan", ainsi que de la réponse que vous y avez faite. Pour votre gouverne, nous vous dirons que la Société navale de l'Ouest, lorsqu'elle avait étudié l'affaire, avait eu l'intention de demander un fret de F 50, ce qui est assez excessif pour une marchandise comme celle-là. Aussitôt que vous aurez du nouveau à ce sujet, veuillez nous le communiquer. Pensez-vous qu'il serait possible de stocker à Brest, le solde du chargement qui ne pourra être transbordé sur "Barsac"? »

13 décembre 1917
A MM. Worms & Cie Cardiff : « Bordeaux. "Barsac" a quitté Dunkerque avant-hier pour Cardiff. »
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Brest. Nous vous confirmons que vous nous avez écrit hier mais nous ne vous cacherons pas que nous sommes un peu ennuyés de la facilité avec laquelle vous acceptez la proposition du sous-secrétariat d'État des Transports maritimes et de la Marine marchande d'envoyer sur lest de Bordeaux à Brest un de nos 5 vapeurs affectés au service Bordeaux-Dunkerque... »

14 décembre 1917
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Brest. Nous notons vos avis et nous allons confirmer à M. Carrier que "Barsac" pourra enlever les quatre cinquièmes de la cargaison de "Amiral-Halgan". »
A MM. Worms & Cie Cardiff : « Bordeaux. Nous attendons de savoir si "Barsac" est arrivé chez vous. »
Téléphone : « "Barsac" will not bunker until Monday night. »

15 décembre 1917
De Worms & Cie Le Havre : Mouvements des steamers Worms.
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Le Nickel. Le bénéfice de F 4 n'est pas énorme mais cependant comme votre prix arrive à environ F 200 par tonne, alors que nous avions dit au Nickel que le chiffre que nous lui facturerions serait inférieur, il vaux mieux s'en tenir là. »
A MM. Worms & Cie Cardiff : « Bordeaux. MM. Burness nous ont dit que "Barsac" ne finirait que mardi ou mercredi prochain. »

17 décembre 1917
A MM. Worms & Cie Cardiff : « Bordeaux. Nous pensons que "Barsac" partira sans faute demain. »
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Brest. Nous n'avons pas eu à prévenir M. Carrier au sujet du transport de minerai de nickel par "Barsac" car avant que nous ayons eu le temps de lui parler, le sous-secrétariat l'avait déjà fait venir pour le mettre au courant de la décision qui avait été prise. Nous avons raconté à notre Sieur Majoux et il vous intéressera certainement de le savoir, que le sous-secrétariat d'État a prévenu M. Charrier qu'en dehors des 23 francs que allons lui réclamer pour le transport en question, on allait lui faire payer directement au profit du ministère, un supplément de 24 francs par tonne pour couvrir l'assurance de guerre que le ministère supporte sur notre vapeur pour une partie de sa valeur. C'est une chose intéressante à connaître. »

18 décembre 1917
A MM. Worms & Cie "Bordeaux : « Cardiff. "Barsac" a dû partir de Cardiff ce matin. »
A MM. Worms & Cie Le Havre : « "Barsac". Ainsi que vous l'aurez vu par notre lettre d'hier, le ministère réclame bien F 24 au Nickel pour couvrir la prime d'assurance sur notre bateau. »

18 et 19 décembre 1917
De Worms & Cie Le Havre : [Extrait d'une note non datée, classée en mai 1918.] « Les 18 et 19 décembre 1917 est intervenue entre MM. Worms & Cie et le sous-secrétariat des Transports maritimes et de la Marine marchande une convention aux termes de laquelle le s/s "Barsac" à ce moment attendu à Bordeaux, avec une cargaison de charbon relèverait sur lest de Bordeaux pour Brest et prendrait dans ce dernier port un chargement complet de minerai de nickel provenant de la cargaison du voilier "Amiral-Halgan" à destination du Havre. Aux termes de cet accord, le voyage était effectué sous le régime de la convention du 30 janvier 1917... »

19 décembre 1917
A MM. Worms & Cie Cardiff : « Bordeaux. MM. Burness nous ont dit que "Barsac" était parti hier matin. »
A MM. Worms & Cie "Bordeaux : « Cardiff. "Barsac" est parti hier matin à 10 h. »

20 décembre 1917
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Barsac". Nous notons que vous avez maintenant la confirmation écrite du sous-secrétariat d'État des Transports maritimes et de la Marine marchande au sujet du transport de minerai de nickel que ce vapeur va effectuer de Brest au Havre. "Barsac" a quitté Cardiff avant-hier et nous pensé que vous avez donné instruction à la Maison de Bordeaux de le faire relever sur lest à destination de Brest. »

21 décembre 1917
A MM. Worms & Cie "Bordeaux : « Cardiff. Nous croyons que "Barsac" qui va prendre à Bordeaux pour l'Intendance une cargaison une cargaison de Dunkerque retournera charger à Cardiff. »

22 décembre 1917
De Worms & Cie Cardiff, à Hypolite Worms : « French Pooling Scheme... »
A MM. Worms & Cie Cardiff : « Bordeaux. "Barsac" était arrivé hier soir à La Pallice, nous pensons l'avoir à Bordeaux aujourd'hui. »
A MM. Worms & Cie "Bordeaux : « Cardiff. Vous nous avez dit que "Barsac" était à La Pallice hier soir, nous pensons qu'il arrivera aujourd'hui. »

24 décembre 1917
A MM. Worms & Cie Le Havre : « Barsac". Nous vous remercions de vos avis et notons que ce bateau continue à travailler sur la grande ligne. »
A MM. Worms & Cie Cardiff : « Bordeaux. "Barsac" est bien arrivé et décharge."
A MM. Worms & Cie "Bordeaux : « Cardiff. Nous avons été heureux d'apprendre que "Barsac" était arrivé et déchargeait. »

27 décembre 1917
De James Burness & Sons, Londres : « We had come to the conclusion that the hulk of the work would he in connection with the accounts of the various steamers inasmuch as the chartering would all he done by Messrs Furness, Withy & Co. »
Au ministre de la Marine : « Nous avons l'honneur de vous remettre sous ce pli, notre facture relative aux 49e, 50e, 51e, 52e, 53e et 54e voyages de nos vapeurs, en aliment du contrat que nous avons passé avec vous à la date du 26 septembre 1916, cette facture se montant à la somme de F 145.727.35 que nous vous prions de vouloir bien faire virer au crédit de notre compte à la Banque de France. »
A MM. Worms & Cie Bordeaux : « "Barsac". Nous vous remercions des renseignements. »

28 décembre 1917
De James Burness & Sons, Londres : « French time chartered steamers... »
A M. le sous-secrétaire d'État des Transports maritimes et de la Marine marchande : [Extrait d'une lettre du 7 janvier 1918.] « Lorsque nous avons accepté le 28 décembre 1917 le mandat que vous vouliez bien nous confier où nous mettions à votre disposition notre organisation dans tous les ports du Royaume-Uni comme agents généraux de votre administration pour la prise immédiate des vapeurs alloués à la France par le Comité interallié et leur gérance jusqu'au moment où ils seront rétrocédés par vous en time charter... »
A MM. Worms & Cie Bordeaux : « "Barsac". Vous nous avez dit ce matin que ce vapeur avait commencé son chargement pour Brest. Nous n'attendons plus que la nouvelle de son départ. »

29 décembre 1917
A MM. Worms & Cie Bordeaux : « "Bidassoa" et "Barsac". Vous nous avez dit ce matin au téléphone que ces vapeurs partiraient ensemble ce soir. Nous n'attendons donc plus que leur avis de départ. Règlement de fret. Nous avons celui de "Barsac" se montant à 5367.14.0 dont nous vous débitons par notre note de comptabilité. Nous sommes contents du dispatch que vous avez donné à ce vapeur. »

31 décembre 1917
A MM. Worms & Cie Bordeaux : « "Bidassoa" et "Barsac". Nous notons que ces deux vapeurs sont bien partis. »

Conteneur

B-A

Informations portées sur les bordereaux d'archivage
(B-A = boîte archives)

W/210

1043

Services charbons - contrats divers (1913-1931)- Contrats de remorquage (1913-1917).- Transit maritime et manutention par Worms & Cie Alger, Bayonne, Marseille et Bordeaux (1917-1920).

W/210

1047

Service charbons - Succursales de Rochefort, Limoges, Bayonne, Pasajes, Strasbourg (1901-1928)

W/214

1064

Direction générale des Services charbons : Paris - industrie - marchés (1903-1921)- Pendant la guerre de 1914-1918, l'Angleterre s'est réservé son charbon pour elle-même et ses alliés et a empêché l'exportation vers les pays neutres.- Compagnie du Boléo : Approvisionnement de son usine de Santa Rosalia au Mexique (1915-1921).

W/214

1065

Direction générale des Services charbons : Paris - Contrats de vente de charbons (1907-1921)- Compagnie des chemins de fer andalous, 4, rue de Rome, Paris (1907-1920).- Compagnie centrale d'énergie électrique (1908-1919).- Société anonyme ottomane du gaz de Beyrouth : Notes et échange de correspondance (1908-1918).- Compagnie universelle du canal maritime de Suez : Même marché qu'en 1907+ briquettes Crown.

 

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