1934.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence, dans :

  • les copies de lettres à la presse1,
  • les doubles des courriers reçus par le siège, à Paris, entre 1930 et 19352,
  • la correspondance, les notes, rapports, circulaires, accords, traités... (originaux ou duplicatas) émanant de la direction générale de la Maison, des départements maritimes et combustibles, des chantiers de constructions navales du Trait, ainsi que des succursales françaises et étrangères. Les dossiers d'où proviennent ces pièces ont été classés "tels quels" par les services qui les ont produits. Répertoriés par objet et non par date, ils couvrent – ensemble – une période allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1960. Une notice située à la fin du présent article, reproduit le descriptif qui est fait des archives les plus significatives sur les bordereaux d'inventaire,
  • les synthèses réalisées par la Maison et notamment :
    • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
    • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec l'Égypte (1869-1948)", daté du 16 juin 1948.

A ces informations s'ajoutent celles recueillies :

  • auprès des services administratifs : état civil, tribunal de commerce...
  • dans les annuaires et les minutes notariales...
  • dans la presse, les revues professionnelles et les ouvrages d'histoire...

Du fait de la nationalisation de la Banque Worms en 1982, les témoignages relatifs au département bancaire proviennent essentiellement du secrétariat général et de la direction de Worms & Cie, d'une part, et d'autre part, d'extraits de publications externes ou d'études conduites par la Maison Worms. Ainsi :

Les documents d'où sont extraits les renseignements rassemblés dans ce recueil sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé (en bleu + soulignement).

1+2 : Ces corpus n'ont pas fait l'objet d'un dépouillement exhaustif comme cela a été le cas pour les chronos de correspondance datant du 19ème siècle.

 

Inventaire chronologique des archives numérisées
et des renseignements ou extraits collectés dans les copies de lettres et les dossiers

[Documents pluriannuels]
1911-1943
De Worms & Cie Le Havre : Charbons. Amortissements (dont usine d'agglomération de Graville). Relevés annuels et correspondance échangée avec Paris sur le suivi des écritures comptables.
1923-1947
Tableau [non daté, classé en 1947] : Tonnages annuels du cabotage national et international (entre la France et les Pays Baltes, Pologne, Allemagne, Belgique, Angleterre, Espagne, Danemark, Finlande, Irlande, Norvège, Suède, côtes occidentales d'Afrique).
1928-1937
Note [sans émetteur ni destinataire] datée du 4 juillet 1938 et intitulée "Exploitation des lignes de cabotage" : Évaluation des dépenses, recettes, pertes avant amortissements, amortissements, pertes après amortissements.
1930-1938
De Worms & Cie : [Extrait d'une note sur les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime - ACSM, en date du 11 juin 1941.] Hormis les navires de guerre, le pourcentage des lancements effectués aux Chantiers du Trait, en 1934, s'établit à 7.26 de l'ensemble des chantiers de constructions navales français, soit 1.158 Tx sur un total de 15.950 Tx.
1930-1941
De Worms & Cie : [Extrait d'une note datée du 21 janvier 1942.] Pourcentage des lancements de navires par les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime par rapport à ceux de l'ensemble des chantiers de constructions navales français - moyenne des années 1930 à 1939 : 10.415%.
1931-1939
De Worms & Cie : [Extrait d'une note sur les Services charbons en date du 14 juin 1941.] Tonnage de charbons vendus en France par Worms & Cie en 1934 : 1.056.000 tonnes, soit 5.33% du tonnage de combustibles minéraux importés en France (19.802.000 tonnes).
1931/1937-mars 1941
Note [sans émetteur ni destinataire] datée de mars 1941] : Statistiques concernant la Marine marchande française. Situation avant la guerre (1931/1937-1er janvier et juin 1939) : Tonnage global, nombre et tonnage des navires de plus de 500 tonneaux, classement du tonnage par type de navires, âge moyen de la marine marchande française, vitesse, équipement, navires à vapeur et à moteur, propriété de l'État et propriété privée.

[Informations sans dates précises]
[Extrait d'un rapport sur le groupe Worms établi en mai 1944.] Renouvellement, avec quelques modifications sans importance, de l'accord de pool établi, en 1928, par Hypolite Worms avec le Norddeutscher Lloyd et la filiale de ce dernier, la Roland Line.
De Raymond Meynial : [Extrait d'une note non datée, classée en 1945.] Services bancaires. « Sous l'impulsion de M. Le Roy Ladurie, l'action des Services bancaires s'exerça surtout du côté des moyennes et petites entreprises, les grosses affaires étant déjà entre les mains des principales banques de la place. Les dépôts et les réescomptes à la Banque de France permirent ainsi d'augmenter progressivement le nombre des affaires bancaires et de s'intéresser en même temps à de nouvelles prises de participation comme celles dans la Société d'entreprise de grands travaux hydrauliques, EGTH, et dans l'Entreprise Albert Cochery en 1934. De même dans des affaires de moindre importance comme les Parfums d'Orsay. »

Janvier 1934
De Worms & Cie : Circulaire. « L'importance croissante de notre service charbons à Rouen nous a amenés à le transformer en direction à la tête de laquelle nous avons placé Francis Bédel. René Mazière, antérieurement chef du service charbons à Rouen, occupera dorénavant le poste de sous-directeur de notre succursale charbons du Havre. »
De Worms & Cie : Circulaire. Charles Colley et V. Lewis-Morgan sont "définitivement" désignés comme directeurs de la succursale de Cardiff.

Janvier-juillet 1934
Aide à l'armement : Loi Tasso. Texte voté par la Chambre des députés.

2 janvier 1934
De Charles Limonier : [Extrait du livre "Les 110 ans de la Havraise Péninsulaire", P. Tacussel éditeur, 1992.] Assemblée générale de la Société d'exploitation de la compagnie havraise péninsulaire - SECHP, par laquelle celle-ci consacre par une double augmentation de capital, d'ensemble 17 millions de francs, l'apport de l'ensemble de la flotte que lui fait la Compagnie havraise péninsulaire. Sa raison sociale est changée en Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire - NCHP. Son premier président est Hypolite Worms. Ces décisions sont entérinées par l'assemblée générale extraordinaire du 20 mars 1934.
De Worms & Cie : [Extrait d'un dossier, daté du 11-13 juin 1941, sur les activités maritimes de la Maison.] Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire de navigation - Nochap. « Cette société a été créée au cours des années 1932/1933 pour prendre la suite de l'exploitation d'une ligne régulière entre la métropole et ses possessions de l'océan Indien, Madagascar et la Réunion, et ce, à la place d'un vieil armement qui assurait ce service depuis 1882 mais qui se trouvait en fâcheuse situation. Sur les instances des Pouvoirs publics de l'époque, soucieux de ne pas voir disparaître, même momentanément, cette liaison avec l'océan Indien, la Maison Worms & Cie et plusieurs sociétés, s'intéressant à Madagascar, procédèrent à la création de la nouvelle société, évitant ainsi la faillite de l'ancienne. » Capital social.

12 janvier 1934
De la Société d'exploitation de la Compagnie havraise péninsulaire, à M. Pinel : Suite de l'accident survenu au fils de ce dernier. [Voir 14 décembre 1933 et 17 janvier 1934.]

17 janvier 1934
De la Société d'exploitation de la Compagnie havraise péninsulaire, à M. Pinel : Suite de l'accident survenu au fils de ce dernier.

28 janvier 1934
De Worms & Cie : Petrolier de 18500 tonnes
Entre la Compagnie auxiliaire de navigation et ACSM : Projet de marché.Construction pétrolier 18 500 tonnes
Entre Schneider & Cie et Worms - ACSM : Contrat de Fourniture appareil moteur

Février 1934
D'Anatole Bucquet, directeur général de la Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire : [Extrait de sa déposition devant le juge Thirion, en date du 7 décembre 1944.] Constitution en février 1934 de la Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire de navigation (NCHP) au capital de vingt-deux millions. Les obligataires et les créanciers chirographaires de l'ancienne CHP, depuis lors actionnaires de la NCHP, doivent à cette initiative de conserver aujourd'hui une situation parfaitement saine, alors que la liquidation pure et simple ne leur aurait rien laissé. » Hypolite Worms est administrateur membre du comité de direction. [Voir 1937.]

2 février 1934
De M. Guillet, Compagnie Nantaise de navigation à vapeur, à Hypolite Worms : Affaire de Brest. « Quand MM. Chevillotte Frères eurent décidé de prendre leur retraite, nous avons appris un beau jour que leur maison de représentation passait sans délai à un de leur parent, Monsieur Pitel, représentant des Assureurs maritimes, si je ne me trompe, et certainement l'agent de la CGT. Un beau jour, il nous fut déclaré brusquement que M. Pitel ne voulait pas s'occuper des intérêts de la Compagnie nantaise à Brest et notre Compagnie resta sans agent plusieurs semaines, au moins. A ce moment, je n'ai aucunement pensé à la présence à Brest, d'une succursale de votre Maison ; je m'occupais beaucoup plus de la Méditerranée, et des menaces qui se sont réalisées. Votre représentant de Brest, très certainement au courant de ce qui se passait dans cette ville, n'a pas plus songé à vous en prévenir. Peut-être cet agent s'est-il dit, lui aussi, que la Compagnie nantaise, décapitée, ne présentait plus à Brest le moindre intérêt pour son agence ? »

6 février 1934
Des Services maritimes : Question de la Sechap et de son agence à Nantes.

9 février 1934
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Troisième partie - Filiales et participations - Chapitre 3. De 1925 à 1940 (suite)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en novembre 1949.] « Au début de 1934, la banque Worms et Cie devenait associée du Comptoir européen de crédit, affaire fondée en octobre 1933 par Léon Wenger au nom d'un syndicat d'affaires françaises, à la tête duquel était la Pétrofina française pour veiller à la compensation effective des règlements d'affaires intervenues entre le gouvernement soviétique et les milieux intéressés, les soviets donnant le pétrole qu'ils vendaient en France à la Pétrofina française en garantie de commandes qu'ils passaient à nos industriels. L'intervention de la maison Worms et Cie dans cette affaire a été consacrée par sa nomination comme administrateur du Comptoir européen de crédit, nomination ratifiée par l'assemblée du 9 février 1934. L'affaire n'ayant pas eu l'activité qu'on en attendait, la plupart des sociétés industrielles et commerciales qui s'y étaient associées s'en désintéressèrent peu après. La banque Worms et Cie fut de celles-là. »

19 mars 1934
D'Henri Nitot, Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime : [Extrait d'une note datée du 18 décembre 1945.] Brevet n°765.368 du 19 mars 1934 concernant des raccords, système Delépine.

20 mars 1934
De la Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire : Procès-verbal de l'assemblée extraordinaire actant la transformation de la Société d'exploitation de la Compagnie havraise péninsulaire de navigation à vapeur en Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire. 
De Francis Ley, Banque Worms : [Extrait d'un historique sur la Banque Worms (1928-1978), daté du 10 avril 1978.] Compagnie havraise péninsulaire de navigation à vapeur. « L'assemblée générale extraordinaire du 20 mars 1934 décida de transformer la Société d'exploitation en Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire de navigation dont la présidence revint à M. Hypolite Worms, présidence qu'il conservera jusqu'à sa mort en 1962. Ainsi, par le biais d'une opération courageuse de sauvetage, la Maison Worms doublait l'activité de cabotage de ses Services maritimes par l'exploitation d'une compagnie de navigation de longs courriers. Cette dernière possédait en effet des lignes qui desservaient le Golfe persique, l'océan Indien et Madagascar. Mais il fallut encore à Hypolite Worms, à la Nouvelle Compagnie et à Anatole Bucquet, son directeur général, beaucoup de ténacité et un effort soutenu pour faire traverser à la société la crise des frets qui continuait à sévir et ce ne fut qu'en 1937 que ses résultats redevinrent bénéfiques. Le risque avait été grand, mais le pari fut finalement gagné. La Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire de navigation allait devenir l'un des beaux fleurons du groupe Worms. »

26 avril 1934
[Extraits d'un historique de la flotte daté du 29 mai 1937, d'une liste non datée des navires Worms, classée en février 1951 et d'une liste de renseignements sur les navires Worms par Hans Pedersen, classée en 1976.] Vente du "Yainville" à Stavros G. Livanos, Le Pirée.

19 mai 1934
De Jean Fraissinet, "Marseille-Matin" : Article intitulé "Après le vote par la Chambre de la proposition de loi Tasso".

2 juin 1934
De "La dépêche de Rouen" : Article intitulé "M. William Bertrand, ministre de la Marine marchande, a été hier, l'hôte de la Chambre de commerce de Rouen - Il a visité les Chantiers navals du Trait, les Chantiers de Normandie et le port de Rouen".
De Hypolite Worms : Discours Visite du Trait par William Bertrand
Du journal de Rouen : Article.Visite du Trait par William Bertrand

16 juin 1934
De la Journée industrielle : Article

22 juin 1934
Note ACSM : Répartition des commandes de navires de guerre

Juillet 1934
[Extraits d'un historique de la flotte daté du 29 mai 1937, d'une liste non datée des navires Worms, classée en février 1951 et d'une liste de renseignements sur les navires Worms par Hans Pedersen, classée en 1976.] « En juillet 1934, entrait en service un sister-ship du "Médoc" et "Pomerol", construit par les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime, qui recevait le nom de "Le-Trait". »
"Le-Trait" : Iconographie.
De Francis Ley, Banque Worms : [Extrait d'un historique sur la Banque Worms (1928-1978), daté du 10 avril 1978.] « Les Services bancaires, prenant de plus en plus d'extension, la Maison s'attacha, en juillet 1934, la collaboration comme fondé de pouvoirs de Lucien Guérin qui exerçait jusque là les mêmes fonctions à la Banque de Suède et de Paris et qui était très au fait du courant d'affaires avec les pays nordiques et Scandinaves. Ainsi, progressivement, les Services bancaires nouèrent-ils des relations privilégiées avec le nord de l'Europe. »

9 juillet 1934
Note [sans émetteur ni destinataire] : Précision sur la définition du "cabotage international" dans le cadre la loi du 6 juillet 1934.
De M. Gardanez : Notes VII et VII bis [sans destinataire]. Observations sur le personnel navigant indigène : son emploi est déconseillé, néanmoins les chauffeurs blancs sont plus indisciplinés que les chauffeurs noirs, les Arabes ne résistent guère mieux que "nos compatriotes" à la chaleur en salle des machines mais il vaut peut-être mieux se réserver... et donc ne pas favoriser l'interdiction légale du personnel non français. Défense des lignes régulières.

10 juillet 1934
De M. Gardanez : Note IV [sans destinataire]. Loi de 1934. Contradiction entre les aides accordées au cabotage international et au cabotage national dont les activités sont complémentaires. « Une des plus anciennes lignes et une des mieux achalandées de tous temps, était la ligne Bordeaux-Le Havre-Hambourg. Depuis plusieurs années déjà, le tonnage est tombé d'une façon telle qu'il serait impossible de continuer à l'exploiter si les navires ne prenaient, en passant, des marchandises à Bordeaux pour Le Havre, et vice-versa à la descente. Cette obligation existait dans les périodes les plus normales d'avant-guerre. Elle subsiste naturellement et plus impérieuse que jamais. Or, pour participer à un tel trafic, à quelque point de vue que l'on se place, il faut évidemment utiliser des navires de plus de 500 tonneaux de jauge brute, et ce sont précisément ceux-là, les meilleurs navires pour l'économie française, puisqu'ils apportent dans nos ports l'aliment pour les longs-courriers et distribuent à l'étranger le tonnage que, grâce à eux, ces longs-courriers ont pu accumuler dans nos ports, qui jouissent du traitement le plus défavorable. Est-ce à dire qu'on devra suspendre ces lignes ? Ce serait les perdre à jamais, ou en tout cas pour longtemps. II convient donc de mieux traiter le navire qui, dans le même voyage participe à la fois aux opérations du cabotage national et du cabotage international que celui qui limite son activité à la navigation réservée. »

12 juillet-6 novembre 1934
Aide à l'armement : Loi Tasso. Worms & Cie fait des propositions à la Marine marchande et Hypolite Worms intervient dans les "antichambres". En comparaison de la loi du 7 avril 1902, dite loi de compensation accordant des primes à la navigation, « la loi de 1934 n'est pas une loi de compensation mais bien une loi de crise. » Elle vise à soutenir le cabotage international pris dans des tourmentes successives. Le trafic franco-algérie est assimilé au cabotage national et est, dans cette mesure peu, voire pas aidé.

12 juillet 1934
[Extrait d'une note datée du 30 juillet 1937.] « La promulgation du 12 juillet 1934 de la première loi Tasso (aide à l'armement libre) lui a procuré [au cabotage] des indemnités dont l'importance varie suivant un coefficient fonction du tonnage du navire et de plus en plus réduit, au fur et à mesure que ce tonnage était plus important. »

21 juillet 1934
De la grande chancellerie de la Légion d'honneur, à Hypolite Worms : Diplôme d'officier de la Légion d'honneur. Hypolite Worms est nommé par décret à ce rang en sa qualité d'armateur, constructeur de navires. [Format trop grand pour être scanné.]

24-26 juillet 1934
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Deuxième partie - Hypolite Worms (2e du nom)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en février 1949.] « Par décret inséré au Journal officiel du 24 juillet 1934, sur la proposition de M. William Bertrand, ministre de la Marine marchande, M. Hypolite Worms fut promu officier de la Légion d'honneur, sous les qualifications de "armateur, constructeur de navires, chevalier du 11 février 1923, officier du Mérite maritime". Le Journal de la Marine marchande du 26 juillet qui annonçait cette promotion, la commentait en ces termes : "M. Worms est un des hommes les plus complets de l'armement : armateur, constructeur de navires, banquier, il a des vues générales et particulières d'une netteté et d'une étendue remarquables. Son vieil armement familial de cabotage s'est adjoint, ces années dernières, la Havraise Péninsulaire, que son groupe a relevée de la ruine, et ses chantiers ont fait un effort technique et social incomparable." »

30 juillet 1934
De Worms & Cie : Circulaire. Victor Duret, sous-directeur de la succursale de Marseille, est nommé directeur de la succursale de Dunkerque, en remplacement de Lucien Émo qui doit ultérieurement prendre la direction de la succursale maritime de Rouen.

Août 1934
De Worms & Cie : Circulaire. Jean Pelletier est nommé sous-directeur de la succursale de Marseille en remplacement de Victor Duret.

1er août-30 octobre 1934
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Troisième partie - Filiales et participations - Chapitre 3. De 1925 à 1940 (suite)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en novembre 1949.] « En août 1934, Worms et Cie participait à la constitution de la Compagnie minière coloniale, filiale de la Banque de l'Indochine, dans l'immeuble de qui la nouvelle société avait son siège social. Créée par acte du 1er août 1934, la Compagnie minière coloniale avait pour objet l'étude, la recherche, la déclaration, la demande en concession et l'acquisition par concession directe, achat, amodiation, location, participation ou sous toutes autres formes, de toutes mines, minières, carrières de toute nature, dans les colonies françaises, les pays sous protectorat français ou territoires sous mandat français d'Asie, d'Afrique et d'Océanie, la vente et le traitement des produits des dites mines, etc. Le capital était de 250.000. F en 500 actions de 500 francs à souscrire et libérées en espèces. Le premier conseil d'administration comprenait les représentants des groupes fondateurs : Jacques Barnaud (Worms et Cie), Paul Baudouin (Banque de l'Indochine), François de Flers (Banque de l'Indochine), Georges de Klapka (Société parisienne de banque), Édouard Benedic (Groupe Fondère), et Hippolyte Duvergey, animateur d'un groupe minier, en liaison étroite avec Worms et Cie. Paul Baudouin était président de la Compagnie minière coloniale. Il fut remplacé ultérieurement en cette qualité par M. Duvergey (statuts : Journal des sociétés par actions du 10 août 1934). En 1934, le capital fut porté de 250.000 F à 2 millions (assemblée du 30 octobre 1934)... Worms et Cie s'est intéressé également vers la même époque à la Société indochinoise d'exploitations minières et agricoles, fondée à Hanoi (Tonkin) le 27 février 1929 où elle avait son siège social et bureaux 19, boul. Malesherbes à Paris dans les locaux du groupe Estrellas. Le capital d'origine était de 1.300.000 piastres en 13.000 actions de 100 piastres, dont 410 attribuées aux époux Leroy et 1.400 à M. Duvergey en rémunération de leurs apports. La société avait pour objet l'exploitation du domaine minier dit "mines d'or de Bong-Miu" en Annam. A la suite de l'intervention du groupe Worms-Banque de l'Indochine, le conseil fut composé notamment d'Hippolyte Duvergey, président, Paul Baudouin et Jacques Barnaud.

25 août 1934
De la Société de consignation maritime franco-britannique, à Worms & Cie Dunkerque : Courrier. « Service direct - Italie & Levant. Nous nous empressons de vous informer que nos armateurs, la General Steam navigation C° Ltd. établira un service pour et de Dunkerque à Gênes, Leghorn, Alexandrie, Naples, Jaffa, Haifa, Beyrouth, éventuellement les autres ports de la côte ouest d'Italie et du Levant si tonnage suffisant. Le premier départ aura lieu par SS "Lapwing" vers fin octobre prochain. Nos services sont à votre entière disposition pour vous coter ainsi pour vous fournir tous renseignements. »

28 août 1934
De Worms & Cie Dunkerque, à Worms & Cie Le Havre : Courrier. « Société de consignation maritime franco-britannique - Service direct Italie & Levant. Nous vous remettons sous ce pli à toutes fins utiles copie d'une circulaire que nous venons de recevoir de la Société de consignation maritime franco-britannique qui annonce la création au départ de Dunkerque d'un service direct sur l'Italie et les ports du Levant pat les navires de la General Steam Navigation C° Ltd. »

30 août 1934
De Worms & Cie Le Havre, à Worms & Cie Paris : Courrier. « Société de consignation maritime franco-britannique - Service direct Italie & Levant. Nous vous prions de bien vouloir trouver, sous ce pli, copie d'une lettre de notre maison de Dunkerque nous communiquant une circulaire de la société sous rubrique. Celle-ci annonce la création d'un service direct entre Dunkerque et Gênes, Leghorn, Alexandrie, Naples, Jaffa, Haïfa et Beyrouth -qui sera assuré par les vapeurs de la General Steam Navigation Cy Ltd. Cette nouvelle ligne va faire concurrence aux Messageries maritimes qui desservent, au départ de Dunkerque, tout au moins les cinq derniers ports précités par transbordement à Marseille, alors que le service d? la General Steam doit être direct. »

Septembre 1934
De Worms & Cie : Circulaire. Lucien Émo, précédemment chargé de la direction de la succursale de Dunkerque, est désigné comme directeur de la succursale maritime de Rouen, en remplacement de Gatien Crétin.

Septembre-novembre 1934
Aide à l'armement : Loi Tasso. Discussion et échange de correspondance au sujet de la fixation des allocations. Texte de la proposition de la loi Tasso tel qu'il a été adopté par la Commission de la Marine marchande ; rapport supplémentaire de William Bertrand du 3 juillet 1933 ; allocations tonnage sur la jauge brute (le calcul du barème commence à 2.000 tx et au-dessous) ; enquête sur l'aide à l'armement libre : 27 compagnies de navigation y sont recensées et 24 perçoivent des primes (pour l'année 1933). Ce dernier document permet d'évaluer approximativement l'importance respective des flottes des compagnies puisque le montant des primes semble être fonction du tonnage des navires. Les primes portent sur les navires à passagers et les navires de charge. Les Chargeurs réunis puis la CGT sont les compagnies les plus primées aussi bien en "passagers" qu'en "charge". Les Messageries maritimes, qui n'ont pas de trafic passagers, arrivent très loin derrière. Récapitulatif du montant des primes (classement par ordre décroissant) : - navires à passagers - Chargeurs réunis, CGT, Société générale de transport maritime à vapeur, Paquet, Fabre. Navires de charge : Chargeurs réunis, CGT, Worms et Cie, Auxiliaire de navigation, PLM... Par ordre d'importance, Worms et Cie se situent directement après Fabre. Les Chargeurs réunis et la CGT sont les deux structures qui "raflent" le plus gros des primes, parce qu'elles possèdent des navires de plus gros tonnage ou une flotte importante de navires moyens. Delmas est la compagnie la moins primée en ce qui concerne le trafic "passagers". La Maison est intéressée au trafic "passagers" par l'intermédiaire de la Société d'exploitation de la havraise péninsulaire (desserte coloniale vers Madagascar et l'Océan Indien), laquelle ne reçoit, par contre, aucune prime pour la "charge".

25 octobre 1934
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Troisième partie - Filiales et participations - Chapitre 3. De 1925 à 1940 (suite)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en novembre 1949.] « C'est en octobre 1934 qu'on trouve MM. Worms et Cie intéressés officiellement à la société dite Entreprises Albert Cochery. Cette société, qui avait pour objet la fabrication et la vente des goudrons pour la route et de tarmacadam, y compris la transformation complète des sous-produits en découlant, ainsi que leur industrialisation, avait été fondée en juin 1926, sous forme de société à responsabilité limitée sous le titre Albert Cochery et Cie, Société française des goudrons pour la route - SFGR. Elle avait été transformée en société anonyme, avec sa nouvelle dénomination, en février 1928. Le siège social était à Ebange (Moselle), mais, par suite de l'entrée dans la société de nouveaux groupes, et particulièrement de la Compagnie générale du gaz pour la France et l'étranger, le conseil d'administration décida, dans sa séance du 25 mai 1932, de créer à Paris un siège de direction qui fut installé 6, rue de Rome. C'est à la suite de leur installation à Paris que les entreprises Albert Cochery entrèrent en relations avec Worms et Cie. Par décision du conseil d'administration du 25 octobre 1934, le capital fut porté à 14 millions par l'émission de 4.000 actions nouvelles de 500 F, émises au pair. La banque Worms et Cie qui y avait prêté ses guichets participa à la souscription pour 260 actions, et parmi les nouveaux actionnaires on trouvait également les petits-fils de François de Wendel pour 167 actions. Depuis cette date, c'est la banque Worms et Cie qui a assuré les opérations financières de la société des entreprises Albert Cochery. »

25 octobre 1934
De Francis Ley, Banque Worms : [Extrait d'un historique sur la Banque Worms (1928-1978), daté du 10 avril 1978.] Entreprises Albert Cochery. « A l'occasion de l'augmentation de capital de 12 à 14 millions, selon décision du conseil d'administration du 25 octobre 1934, l'Entreprise Albert Cochery fut l'objet d'une prise de participation de la part de MM. Worms et Cie qui obtinrent en conséquence un siège au Conseil. »

Novembre 1934
De Worms & Cie : [Extrait d'un dossier, daté du 13 juin 1941, sur les compagnies d'assurances contrôlées par Worms & Cie.] Compagnie de courtage d'assurances et de gestion. « Cette compagnie a été fondée à Marseille (26, rue Grignan) en novembre 1934 dans le but d'assurer le placement et la gestion des risques de la Maison Worms & Cie, et éventuellement ceux des risques d'autres clients. Elle est au capital de 100.000 francs divisé en 200 actions de chacune 500 francs. » Worms & Cie possède 117 actions. Le conseil d'administration est composé de MM. Denis, président, Blanchy, administrateur, Borie, administrateur, Nitot, administrateur, Péquignot, administrateur, Révoil, administrateur. » [Voir avril 1938.]

5 novembre 1934
De Worms & Cie Le Havre, à M. Rabinet, ingenieur des Ponts & Chaussées : Voyages effectués depuis le 1er janvier 1934 par M. Bré, officier de l'armement Worms, à bord du "Château-Latour".

Décembre 1934
De Worms & Cie : Circulaire. Edmond Le Roy est promu directeur de la succursale de Bayonne en remplacement de son père, Pierre Le Roy, qui est nommé directeur honoraire.

20 décembre 1934
Aide à l'armement : Loi Tasso. Publication au Journal officiel des débats parlementaires (Sénat et Chambre des députés) à propos du budget (Jules Jeannenet, président, W. Bertrand, ministre de la Marine marchande, Charabot, Joseph Caillot, Rio...)

31 décembre 1934
De Worms & Cie Marseille : Services combustibles/consignations. Clôture de l'exercice.

Fin 1934
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Troisième partie - Filiales et participations - Chapitre 3. De 1925 à 1940 (suite)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en novembre 1949.] « Vers la fin de 1934, la banque Worms et Cie intervint dans la Société d'entreprises de grands travaux hydrauliques - EGTH, société fondée en 1920 pour l'exploitation en France, dans les colonies et pays de protectorat de tous travaux hydrauliques. Le capital était à l'origine de 5 millions de francs en 20.000 actions de 250 F dont 8.500 remises à la société suisse Conrad Zschokke en rémunération partielle de ses apports, le surplus en était rétribué par une part bénéficiaire donnant droit à 20% des bénéfices après attribution aux actions d'un premier dividende de 6%, le siège social était 39, rue La Boétie, à Paris... La société dut procéder à une réorganisation financière qui fut effectuée par un groupe comprenant Worms et Cie, la Banque de l'Indochine et le Crédit foncier d'Algérie et de Tunisie. La banque Worms et Cie était, d'ailleurs, déjà intervenue antérieurement et c'est ce qui avait entraîné la nomination au conseil d'administration de Pierre Edmond Rialan à fin 1934. »

Conteneur

B-A

Informations portées sur les bordereaux d'archivage
(B-A = boîte archives)

W/164

814

Services maritimes - Opérations de transport
Transports de mattes ferrugineuses pour compte de la Société anonyme des mines et fonderies de zinc de la Vieille-Montagne.

W/164

815

Services maritimes - Compagnies allemandes
Le commandant Delteil effectue un voyage à Hambourg : rivalités entre les deux plus grandes compagnies allemandes, la Hapag (Hamburg-Amerika Linie) et le NL, également concurrencé par Delmas Vieljeux. Liste des agences de fret dans le port d'Anvers du NL pour les différents services d'outre-mer.

W/164

817

Worms & Cie Alexandrie
Correspondance et suivi des opérations (1921-1935).

W/186

923

Armement - Offres d'achat et vente de navires (1920-1952)

W/186

924

Armement - Vente de navires Worms & Cie (1925-1942)
Vente du "Yainville" à Stavros G. Livanos, Le Pirée.
Offres d'achat et projets de vente de divers navires (1925-1938). "Séphora", "Normanville", "Jumièges", "Château-Larose", "La-Mailleraye", "Listrac", "Cantenac", "Pontet-Canet", ["Margana".]

W/186

927

Armement - Divers
De Worms & Cie Le Havre : Taxe de pilotage. Litige avec Paris. La succursale refuse de procéder au lamanage et en conséquence le service du pilotage ne se fournit plus en charbon auprès de la Maison. Mais le service cèdera.
Responsabilité des pilotes.
Réduction des tarifs de manutention. Concession de la manutention dans le nouvel avant-port du Havre (Compagnie industrielle maritime - Cim, et CGT).

W/187

928

Armement Worms & Cie - Aide. Projet de loi Tasso (1932-1939).
Nochap : Aide à l'armement libre. Problème suscité par la composition d'équipages exclusivement français sur les navires qui fréquentent la Mer Rouge où les Européens sont indésirables.

W/187

930

Aide à l'armement - Loi Tasso (1933-1934).
[Dossiers mal classés ; pièces en plusieurs exemplaires réparties dans plusieurs dossiers.]
[Voir janvier-juillet 1934.]
[Voir 12 juillet-6 novembre 1934.]
[Voir septembre-novembre 1934.]
[Voir 20 décembre 1934.]

W/188

935

Compagnie générale transatlantique - CGT (1922-1939)
Renseignements sur l'activité de transbordement sur la ligne Bordeaux-Le Havre et Le Havre-Rotterdam.
Worms & Cie représente la CGT à Anvers et Gand.
Worms & Cie représente la CGT à Grandville (1934-1936).

W/188

936

Compagnie générale transatlantique - CGT (1923-1943)

W/189

940

Messageries maritimes - MM (1929-1946) ; Société nantaise de consignation et de gérance - SNCG ; Compagnie nantaise de navigation à vapeur - CNNV
Services maritimes : Messageries maritimes. Différend au sujet d'un transport d'huile de Port Jérôme à Bordeaux.
[Voir 6 février 1934.]
Worms & Cie Hambourg : Agence des Messageries maritimes (1933-1936). Clearing privé pour les passagers.

W/209

1042

Services charbons - Anthracites du Hongay (1931-1937)
Correspondance (1934-1937) : Hongay Anthracite for Italy. Hongay Antracite for Canada.

W/214

1067

Direction générale des Services charbons : Office commercial français aux Pays-Bas
Notes et correspondance (1921-1935).
Rapports d'étude sur l'économie hollandaise (1928-1935).

W/222

1103

Services charbons - Divers (1920-1941)
Charbons de soute (1926-1939) : Soutes et charbonnages dans les différents ports. Le Havre, Grimsby, Bordeaux, Calais, Brest. Variations des stocks par année ; correspondance ; mais sans récapitulatifs.

W/222

1104

Services charbons - Divers (1924-1957).

W/222

1105

Services maritimes - Accords et ententes.

W/222

1106

Dakar : Documentation dont plusieurs publications.
Beyrouth : Publications. « Cinquantenaire du port de Beyrouth (1888-1938) ». Rapports d'assemblées de la Compagnie du port, des quais et des entrepôts de Beyrouth (S.A. française, 20, rue Bergère) de 1934-1935 et 1937 à 1941. Beyrouth, Porte de l'Asie.

 

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