1859.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence. Il reprend notamment un important travail d'analyse effectué par la Maison Worms dans les chronos de correspondance – préalablement à la rédaction du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie –, et plus particulièrement, en ce qui concerne l'année 1859, dans :

  • les copies de lettres à la presse : n°123 – du 14 décembre 1858 au 2 janvier 1859 ; n°124 – du 2 janvier 1859 au 22 janvier 1859 ; n°125 – du 22 janvier 1859 au 11 février 1859 ; n°126 – du 11 février 1859 au 4 mars 1859 ; n°127 – du 4 mars 1859 au 24 mars 1859 ; n°128 – du 24 mars 1859 au 13 avril 1859 ; n°129 – du 13 avril 1859 au 2 mai 1859 ; n°130 – du 2 mai 1859 au 18 mai 1859 ; n°131 – du 18 mai 1859 au 4 juin 1859 ; n°132 – du 4 juin 1859 au 29 juin 1859 ; n°133 – du 29 juin 1859 au 15 juillet 1859 ; n°134 – du 15 juillet 1859 au 7 août 1859 ; n°135 – du 8 août 1859 au 27 août 1859 ; n°136 – du 27 août 1859 au 16 septembre 1859 ; n°137 – du 16 septembre 1859 au 7 octobre 1859 ; n°138 – du 7 octobre 1859 au 26 octobre 1859 ; n°139 – du 21 octobre 1859 au 15 novembre 1859 ; n°140 – du 15 novembre 1859 au 5 décembre 1859 ; n°141 – du 5 décembre 1859 au 26 décembre 1859 et n°142 – du 26 décembre 1859 au 14 janvier 1860 ;
  • et les doubles du courrier reçu par le siège, à Paris, entre 1855 et 1864.

Dans le cadre de cette étude, la correspondance sélectionnée pour son intérêt historique a été résumée ou reproduite en intégralité ou partiellement sur des fiches manuscrites, qui se comptent par centaines. Les lettres les plus significatives ont été dactylographiées. (Ces copies sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé – en bleu + soulignement.) Ces sources ont en outre été synthétisées et commentées dans les notes suivantes :

  • "Historique de la Maison Worms & Cie (1848-1874)", classé en 1948
  • "Historique de Worms & Cie - 1ère partie (1848-1877)" daté de janvier 1948
  • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale d'Alger (1851-1892)", classé en 1948
  • "Historique charbons (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd (1857-1874)", classé en 1948

A ce corpus sont joints des extraits de documents originaux conservés par la Maison et des renseignements provenant notamment :

  • des services administratifs : état civil et tribunaux de commerce...
  • des annuaires et études notariales...
  • de la presse, des revues et ouvrages d'histoire...

Inventaire chronologique des archives numérisées
et des renseignements ou extraits collectés dans les copies de lettres et les dossiers

NB : La lettre "P", suivie d'un nombre, désigne le folio du copie de lettres où l'extrait se situe.

[Informations sans date précise]
En 1858-1859 la correspondance relative à l'utilisation des steamers prend de plus en plus d'importance, en particulier le trafic avec Hambourg et Saint-Pétersbourg.
Voir la réponse de Hantier Mallet & Cie aux questions d'H. Worms du 16 août 1859 au sujet du nombre de jours que leurs steamers ont mis l'année précédente pour aller de Bordeaux au Havre, du Havre à Cronstadt, Cronstadt au Havre, du Havre à Bordeaux, charge et décharge à Bordeaux comprises.
En 1859-1860, les transports du matériel de chemins de fer pour les divers pays d'Europe (Espagne, Italie, Russie) prennent une grande importance. Etablie depuis 12 ans aux points principaux pour l'exploitation des charbons et des fers d'Angleterre, la Maison Worms est bien connue des établissements où se fabriquent les rails. H. Worms s'intéresse à ces transports ; il est questionné de différents côtés en janvier 1859 pour l'Italie (Chemins de fer romains) de Marseille à Civitavecchia et/ou Ancône.
Ligne de la Baltique (suite) : le service sur la Baltique est repris en 1859, les perspectives restant bonnes. Il continuera cahin-caha avec des alternatives diverses (à certains moments, H. Worms aura l'intention de vendre ses navires à la société concurrente), mais peut-être avec moins de fréquence jusque vers 1864, et occasionnellement par la suite. En 1872, le "Commandant Franchetti" fait un voyage à Cronstadt où un incendie qui se déclara à bord faillit l'immobiliser pendant toute la saison des glaces.
Sans cesser de s'intéresser à ce service, H. Worms y attache moins d'importance ; son attention est plus attirée ailleurs où il semble devoir trouver une utilisation plus avantageuse et plus régulière de ses navires, et notamment par une ligne à laquelle il a commencé à s'intéresser avec Mallet dès la fin de 1858.
Avant même que la nouvelle ligne de la Russie commence à fonctionner, H. Worms conçoit, à l'instigation du directeur de sa Maison de Bordeaux, l'idée d'organiser avec son vapeur "Séphora", sinon un service régulier, au moins quelques départs de cette ville pour Hambourg avec escale au retour. Entre les lignes partant alors de Bordeaux, celles pour Le Havre, Dunkerque, Anvers et Rotterdam étaient les meilleures et prenaient toutes les marchandises en transbordement. L'abondance des liquides à charger semblait devoir aider au succès de l'entreprise. Le Chemin de fer du Midi avait fait quelques ouvertures pour l'établissement d'une ligne régulière de Bordeaux à Hambourg et se montrait disposé à l'encourager par la garantie d'un fret de sortie. Mais H. Worms n'a pas grande confiance et ne veut leur témoigner aucun empressement. Les résultats d'un premier voyage le fixeront mieux sur les bons et mauvais côtés de l'opération. Jugeant que le nouveau service pourrait nécessiter deux steamers, il fait part immédiatement de son projet à MM. Hantier Mallet & Cie pour les intéresser à l'affaire et aux études qu'il fait à ce sujet avec sa Maison de Bordeaux. A l'origine l'idée ne sourit guère à Hantier Mallet & Cie. Les bateaux Worms semblent tout à fait convenables pour le service projeté.

1er janvier 1859, H. Worms est décidé à tenter cette navigation pour son compte, non comme ligne régulière encore, mais par quelques voyages d'abord avec "Séphora", qui va se trouver libre. Il autorise immédiatement sa Maison de Bordeaux à recueillir des engagements des chargeurs pour deux voyages : le premier, départ fin janvier ; le second, départ fin février. H. Worms informe Hantier Mallet & Cie de sa décision d'essayer par lui-même. A Hambourg il confie le soin de ses intérêts à Cellier & Paran. Ils pensent trouver à Hambourg un bon retour pour Le Havre - dans ce cas H. Worms n'enverrait pas "Séphora" à Grimsby - et prendraient aussi un retour pour Bordeaux de Hambourg et du Havre. Mais par suite de la crainte des glaces, H. Worms ne peut fixer le départ au 1er février et prend la décision d'annoncer le retour du "Séphora" dès que la navigation sur l'Elbe serait possible. (A ce moment, il semble qu'il y a quelque espoir de vendre les steamers à la Compagnie russe, en raison des difficultés que celle-ci éprouve, et de voir Hantier Mallet & Cie charger par elle de la direction au Havre.) Le temps se met au beau et au froid ; le premier départ de "Séphora" n'est plus prévu que vers le 15/16 février.

1er janvier 1859
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : Hambourg. « Diverses propositions m'étaient faites déjà pour cette navigation. Je me décide à la tenter pour mon compte, non comme ligne régulière encore, mais par quelques voyages d'abord, avec "Séphora", qui, je compte, doit être à Bordeaux le 18/20 courant. » Chemin de fer du Midi. « Voyez ce qu'il pense de Hambourg, mais ne prenez encore aucun engagement. S'il a des retours sur Bordeaux, je pourrai m'en charger lui affrétant une des cales du "Séphora", mais toujours prenant mon charbon à Grimsby. »
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : Compagnie russe. « L'agence de la Compagnie en vos mains doit être une chose considérable et vous assurerait un bon débouché de charbon. » Projet de vente ou de location de leurs trois steamers, voire prise de participation. « Depuis quelques jours Schacher me presse pour l'affaire de Hambourg et les démarches de Albrecht (que Schacher ignore) et celle des courtiers de Hambourg me prouvent qu'il y a quelque chose à faire. Je me décide donc à essayer, mais par moi-même, employant Schacher à Bordeaux et les courtiers français (non [Dirck] bien entendu) à Hambourg. »

3 janvier 1859
Au secrétaire du Comité des chemins de fer de Madrid à Saragosse et à Alicante, Paris : Réponse à la lettre de celui-ci du 23 décembre 1858 réglant d'une façon définitive les conditions auxquelles H. Worms s'engage à fournir à Alicante les combustibles nécessaires à l'exploitation des chemins de fer de cette Compagnie (charbon de Cardiff, de Grimsby, de Newcastle et coke de Newcastle). En vue du peu de ressource en navires du port de Grimsby, H. Worms n'expédiera le charbon de cette provenance qu'accidentellement et selon les occasions d'affrètement. La Compagnie aura le droit de réclamer l'expédition de 1.500 à 2.000 tonnes par mois.

4 janvier 1859
A la Compagnie russe de navigation à vapeur et de commerce, Saint-Pétersbourg : Lui adresse documents et facture de deux chargements de charbon expédiés par la Maison Newcastle, un pour Odessa (426 tonnes) l'autre pour Messine (502 tonnes), un troisième va suivre pour Smyrne (580 tonnes).
Au ministre de la Marine et des Colonies, Paris : Proposition pour 1.800 / 2.000 tonnes à expédier pour Singapour ou Touranne ou Hong Kong.

6 janvier 1859
A Georges Schacher - Hte Worms Bordeaux : « Hambourg. L'affaire, telle que je l'avais conçue, change de face aujourd'hui puisque je ne puis pas fixer le départ de "Séphora" au 1er février, par suite de l'opposition des chargeurs qui craignent les glaces. En outre, je comptais ne faire partir le steamer qu'avec engagement pris à l'avance par les chargeurs de compléter au mois 500 tonnes. Dans cette position, je laisse partir ce soir ou demain pour Bordeaux, M. Grosos, l'agent de Cellier et Paran de Hambourg, auxquels je compte consigner "Séphora". Vous aviserez ensemble ce qui sera le mieux à faire et, d'accord avec lui, vous ferez des imprimés pour Bordeaux et pour Hambourg, et prendrez les mesures nécessaires pour assurer un fret de retour sur Havre et Bordeaux. »
A P. Rodocanachi, Paris : « Votre lettre du 31 décembre écoulé me priait d'examiner les comptes de frais de l'un des bateaux de la Compagnie russe. J'ai envoyé ce compte à mes amis et associés du Havre, MM. Hantier Mallet & Cie, et je vous transmets ici copie littérale de leur réponse. Quant à l'agence que la Compagnie russe pourrait nous confier de ses bateaux au Havre, mes amis et moi ne comprendrions guère cette agence en nos mains tant que la Compagnie n'aurait pas racheté notre matériel : deux intérêts opposés ne peuvent pas être gérés par la même maison. Si, donc, la Compagnie veut traiter de nos bateaux, MM. Hantier Mallet & Cie accepteront l'agence au Havre, et certes, sous tous les rapports, ce serait une bonne affaire pour la Compagnie. Elle profiterait de l'expérience acquise, et ses intérêts seraient dans des mains honorables et intelligentes. [...] Mes amis voudraient qu'une certaine liberté d'action leur fût réservée, un rôle de commis ne leur conviendrait pas, mais ils coopéreraient de leur mieux, et avec toute énergie et tout dévouement au succès de l'entreprise, et, une fois entendus avec votre Compagnie, ils vous exposeraient leurs idées. »
De C. Mautin, courtier, Paris : Avenant à la police d'assurances du Séphora, souscrite le 23 janvier 1858. Ristourne pour reprise de couverture des risques le 6 janvier au lieu du 3.

7 janvier 1859
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « Hambourg. M. Grosos, dont je vous annonçais la visite, n'ira pas à Bordeaux. Je vous autorise donc à imprimer des circulaires (ne parlant aucunement de lignes régulières) annonçant le départ de "Séphora" pour Hambourg dès que la navigation de l'Elbe sera possible. Courtiers à Hambourg : MM. Cellier et Paran. »
A Cellier & Paran, courtiers de navires, Hambourg : « Ainsi que votre agent, M. Grosos, a dû vous en prévenir déjà, je me décide à expédier mon steamer "Séphora", que vous connaissez, de Bordeaux à Hambourg... Vous pouvez donc... agir de manière à ce que vos gros négociants en vins donnent leurs ordres à Bordeaux de charger sur "Séphora"... Le résultat de ce premier voyage m'indiquera si je dois établir une ligne régulière, à laquelle j'affecterai un ou deux steamers selon les besoins du commerce. »

8 janvier 1859
A Ferdinand de Lesseps, président du Conseil d'administration de la Compagnie universelle du canal maritime de Suez, Paris : H. Worms suppose que les travaux à entreprendre par la Compagnie nécessiteront l'emploi de quantités considérables de charbons. Il lui offre ses services pour cette fourniture en attendant qu'il puisse être renseigné sur l'époque où commenceront les besoins. Il se recommande des Messageries impériales.
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « Hambourg. Le voyage de "Séphora" est bien décidé maintenant. Vous avez vos instructions et les courtiers de Hambourg recevront les leurs demain. Occupez-vous donc chaudement de cette affaire, et j'en ai bonne idée - je crois qu'elle doit réussir. »

10 janvier 1859
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « Hambourg. J'ai reçu vos circulaires. Je ne vois pas à les réutiliser ici, mais vous pouvez en envoyer à P. Cruzel à Marseille et lui dire de s'occuper de l'affaire. M. Grosos me dit que, déjà, des maisons de Hambourg ont écrit à Cette [Sète] de charger par chemin de fer jusqu'à Bordeaux et de là, sur "Séphora". Il peut se créer un mouvement très important, aller et retour, pour la Méditerranée. »

11 janvier 1859
A A. Grandchamp & Fils, Rouen : « Je regrette de n'être pas d'accord avec vous mais je persiste à me tenir éloigné du mouvement d'affaires charbons dont vous me signalez l'importance toujours croissante. Je ne puis pas nier ce mouvement puisque vous me signalez des faits, mais je crois que les C[...] W[...] et autres font des fautes, et ne tarderont pas à en ressentir les conséquences. C'est peut-être alors que nous devrons nous occuper de cette affaire. Je vois tout avantage pour nous à temporiser et laisser les autres préparer les voies. Si contre mon attente, ils réussissent du premier coup, croyez bien que le marché de Paris est assez large pour que nous puissions, quand nous voudrons, y entrer et y faire notre place. »

12 janvier 1859
A Pascal Puerto, Chemin de fer de Madrid à Saragosse et Alicante, Alicante : H. Worms, ayant conclu avec la Compagnie des chemins de fer de Madrid à Saragosse et Alicante un marché pour fourniture de charbon, confie le soin des livraisons à Pascal Puerto d'Alicante, déjà chargé de l'agence générale de la Compagnie. Se réfère à des expéditions pour le compte du Gaz de Madrid pour lesquelles il avait consigné les navires à A. Lopez & Cie.

13 janvier 1859
A M. Tourneux, ingénieur du chemin de fer de Cadix à Séville, Paris : Proposition pour fourniture charbon et coke, 1.000 à 2.000 tonnes, dans un délai de 2 mois à Cadix.

14 janvier 1859
A la Marine impériale, Paris : Marché de gré à gré pour la fourniture de 2.000 tonnes de charbon à Singapour, Touranne et Hongkong, avant le 31 mars 1859.

15 janvier 1859
A J. R. Smith, Hte Worms Cardiff : « J'ai un ordre de la Marine pour 2.000 tonnes à expédier en Chine : Singapour, Touranne, Hongkong (au choix de la Marine).
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « Compagnie russe. Je crois que toutes ces pertes énormes leur donneront à réfléchir et qu'ils y trouveront une raison d'acheter avec nos steamers votre concours et notre non concurrence. » Au début de l'année, Worms a été questionné par Rodocanachi pour l'agence au Havre de la Compagnie russe confiée à Hantier Mallet & Cie. H. Worms espère qu'on pourrait trouver là l'occasion d'utiliser les steamers en de bonnes conditions, voire une participation, ou sortir en tout cas de cette marque de confiance et de cette ouverture amicale quelque chose de bon.
A Eugène Grosos, Le Havre : Navigation sur Hambourg. « Je reçois seulement aujourd'hui, tard, une lettre de MM. Cellier et Paran, datée du 10 courant. Elle a été égarée par la poste pendant deux jours. Je n'ai pas encore eu le temps de l'examiner. Sous ce pli je vous adresse les observations de mon agent de Bordeaux en réponse à la note que vous m'aviez remise pour les conditions de connaissement et au sujet de Hambourg. Voulez-vous avoir l'obligeance de me faire une nouvelle réponse que vous m'adresserez ici et que j'enverrai à Bordeaux. Mais le mieux serait, pour ce premier départ, que vous puissiez aller vous-même à Bordeaux vous entendre verbalement avec mon agent de tous ces détails qui sont très importants surtout pour un début. Nous devons avant tout éviter les difficultés avec les chargeurs. »

16 / 17 janvier 1859
A Cellier & Paran, Hambourg : « Il est probable que le premier départ de "Séphora" ne pourra se faire que vers le 10/15 février, de Bordeaux. Nous avons donc le temps de lui préparer de bons frets de sortie et retour... Le "Séphora" peut porter 550 à 600.000 kilos... »

17 janvier 1859
A Arthur Pring, Hte Worms Newcastle : « Hambourg. Vous mettrez facilement à la raison Kracht au sujet de ses prétentions, soignez aussi bien que possible ces mauvaises affaires de Hambourg. Vous savez que je n'y puis rien. »
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « Les difficultés s'aggravent pour la Compagnie russe et, sans me réjouir autrement du mal de nos concurrents, je vois cependant dans tous ces faits un acheminement à la réalisation de nos espérances : vendre nos bateaux à un bon prix et vous voir chargé de la direction au Havre. »

18 janvier 1859
De Hantier Mallet & Cie, Le Havre : Opérations de comptes.

21 janvier 1859
A Paul Cruzel, Hte Worms Marseille : « Tout est contre Marseille, dites-vous. Tant mieux pour nous... cela dégoûte les tentatives sérieuses et nous resterons maîtres de la place... et si, dès la première année, vous nous avez gagné une vingtaine de mille francs, on peut raisonnablement en espérer le double en 1859... Je vous cherche un second, ce n'est pas chose facile. » En 1858, H. Worms semble avoir importé du charbon en provenance de Liverpool (Fletcher & Cie) et d'Écosse.

22 janvier 1859
De Paul Cruzel, Hte Worms Marseille (joint à une lettre à Hantier Mallet & Cie du 24 janvier) : « J. Vautier a en ce moment le steamer "Danube" qui prend pour Le Havre, Hambourg et tous les ports du Nord ; il y a en outre trois autres navires qui prennent pour Hambourg et jamais ces bateaux ne peuvent obtenir de tout plein. En me demandant un tout plein, Messieurs Hantier et Mallet demandent l'impossible. »

22/23 janvier 1859
De Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : Extrait de journal contre Hambourg et les bateaux à vapeur.

24 janvier 1859
A F. Picasso, Marine sarde, Londres : Accuse réception de la lettre par laquelle celui-ci confirme l'ordre de 480 tonnes charbon Newcastle.

27 janvier 1859
Au président du conseil d'administration du Chemin de fer Victor Emmanuel, Paris : Accuse réception de la lettre par laquelle il accepte la proposition d'H. Worms de délivrer à la Compagnie à Gênes 1.000 tonnes charbon à vapeur de Cardiff.

28 janvier 1859
A Couillard Fautrel, ses Fils et Neveux, Le Havre : Accuse réception de leur lettre du 26 et relate article par article les conditions qu'elle contient. Accord pour monter de suite des usines à Londres et à Grimsby mais il pourrait en créer d'autres. H. Worms se réserve la vente des produits à Rouen, Le Havre, Dieppe et les vallées des environs de Rouen tant que durerait sa société avec A. Grandchamp & Fils et Hantier Mallet & Cie « pour les produits des usines que nous pourrions monter ensemble dans le Yorkshire et non pas ceux de toute autre usine établie ou à fonder par vous ou d'autres ailleurs que dans ce comté ». L'usine de Londres ne pourrait convertir en briquettes que des charbons du Yorkshire. Interdiction mutuelle d'acheter les produits de l'usine de Londres, ceux-ci devront être vendus au mieux des intérêts de la participation.

29 janvier 1859
A Cruzet Noyer, Marseille : « Vous remercie de vos offres de service. Ma maison est établie à Marseille rue Paradis, 29, et gérée par Monsieur Paul Cruzel. »
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « "Séphora". Hier, 28, ce steamer a repris la mer... Il faut espérer que d'ici quelques jours "Séphora" aura pu vous livrer son charbon et mettre sur charge pour Hambourg. C'est un rude métier que celui d'armateur de steamer... »

31 janvier 1859
A J. R. Smith, Hte Worms Cardiff : « Veuillez à l'avenir me donner toujours sur vos listes de frets la cote pour les ports suivants : Messageries, Fayal, Pte, Ténériffe, Saint-Thomas, Vera Cruz, Havane, Martinique, Guadeloupe. Vos listes imprimées sont beaucoup trop petites. Veuillez les faire imprimer sur une feuille aussi grande que celle sur laquelle je vous écris et classer vos divers frets, de manière que ce qui concerne l'Inde orientale - Brésil - Indes orientales se trouve bien ensemble et non confondu tous ensemble. »

3 février 1859
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « Hambourg. Le départ pour Hambourg n'étant annoncé que pour le 15 courant, vous pouvez prendre à votre aise pour le débarquement du charbon... Dîtes-moi si vous comptez toujours compléter un plein chargement pour Hambourg si [Juros] est toujours à Bordeaux. »

4 février 1859
A Paul Cruzel, Hte Worms Marseille : « On commence à croire à la guerre, est-il à votre connaissance qu'il soit fait à Marseille quelques préparatifs ? »

9 février 1859
A Boulland & Cie, Rouen : Offre de leur fournir charbon nécessaire à leurs steamers à Bordeaux, leur recommande le charbon Grimsby bien connu à Rouen par les ventes de la Maison A. Grandchamp & Fils. « C'est celui que j'emploie exclusivement à bord de mes steamers et qui présente tous avantages pour ce service spécial. »

10 février 1859
A Henry Josse, Hte Worms Grimsby : « Grandchamp part ce soir pour Grimsby exprès pour s'entendre avec vous et les mineurs sur la mauvaise qualité des derniers chargements... Grandchamp est mon associé et c'est lui qui donne le plus grand aliment à notre maison. »

10-11 février 1859
De Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « MM. Dumont et Leclerc viennent de nous remettre la balance des comptes steamers, la perte s'élève à : F 105 768,56 - valeur 10 courant. »

11 février 1859
Aux Messageries impériales, Paris : « Une fièvre, la fièvre de la guerre semble s'être emparée de nos courtiers et spéculateurs. Déjà ils ont atteint des prix que je n'ose aborder. »

12 février 1859
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « "Séphora". Nous avons un plein chargement, c'est fort beau sans doute mais les prix sont bien bas pour un premier départ, cela ne présage rien de bon pour les mois suivants. Cependant je ne veux rien préjuger. Nous verrons si nous devons continuer la ligne selon les résultats du premier voyage. Je verrai lundi M. Grosos. »

14 février 1859
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : H. Worms est à Bordeaux et verra avec G. Schacher ce qu'il y a de possible pour Saint-Pétersbourg.
De Hantier Mallet & Cie, Le Havre : Navigation par steamers en France.

16 février 1859
De C. Mautin, courtier d'assurances, Paris : Police d'assurances du "Séphora". Somme assurée : 200.000 F pour 12 mois de navigation. Capitaine : Trotel.

18 février 1859
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « "Lucien". Vous vous décidez à envoyer ce steamer à Bordeaux charger pour Hambourg. En conséquence je viens de commettre les assurances selon vos indications. Je pense que la police pourra être faite à votre nom. »
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « Je vous confirme ma lettre d'hier et réponds à la vôtre de même date. "Séphora" est parti - navire plein et mauvais tonnage cependant. II nous faut de l'assortiment de marchandises pour remplir les vides. »

19 février 1859
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « "Séphora" est en bonne route pour Hambourg. "Lucien" quittera Le Havre mardi sans doute à votre destination. Voyez à lui préparer un bon chargement pour Hambourg. »

21 février 1859
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « Grosos. Je comprends très bien son insistance mais, comme je l'ai dit à lui et à vous, dans ma lettre précédente, notre intérêt passe avant le sien. Vous garderez donc la consignation et direction des trois steamers ; il n'y a pas de discussion entre vous et moi à ce sujet. Quant à Grosos, qui nous a rendu réellement service, je suis prêt à les reconnaître et rémunérer d'une manière équitable. Vous pouvez arranger cela avec lui, pour votre compte et pour le mien. Et, en outre, je lui procurerai volontiers des affaires à l'avenir, chaque fois que j'en trouverai l'occasion. »

22 février 1859
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « Saint-Pétersbourg. Des propositions vous sont faites aussi pour cette destination. Je vous approuve fort de demander un bon prix. »
A Eugène Grosos, Maison Soubry & Grosos, Le Havre : « Je réponds à votre lettre d'hier. Ainsi que M. Mallet en est convenu avec vous, en ce qui concerne les steamers "Lucien" et "Gabrielle", je vous allouerai, de mon côté, 1 % de commission sur le montant des frets de sortie que pourra faire cette année mon steamer "Séphora", de Bordeaux à Hambourg. »
A M. Trotel, capitaine du "Séphora", Hambourg : Questions concernant la navigation. « M. Mallet estime que 60 tonnes dans vos soutes doivent suffire pour retour au Havre - soit une provision de 4 jours - et je pense que vous devez revenir facilement en 72 heures, cependant prenez plus que moins pour le cas de mauvais temps. »

23 février 1859
A A. Grandchamp & Fils, Rouen : « Je reçois votre très désolante lettre d'hier. Je pars pour l'Angleterre ce soir, j'emporte cette lettre et la commenterai avec Josse. Il faut qu'il comprenne bien l'imminence et la gravité du danger. »

24 février 1859
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « "Séphora". La dépêche de Cellier est bonne. Le voyage s'est accompli rapidement et le fret de retour est assuré. »
A Henry Josse, Hte Worms Grimsby : Besoins de Marseille. 800 à 1.000 tonnes partant chaque mois, non réversibles d'un mois sur l'autre.
A J. R. Smith, Hte Worms Cardiff : Besoins de Marseille. 1.000 à 1 200 tonnes par mois.
A Arthur Pring, Hte Worms Newcastle : Besoins de Marseille. 600 à 800 tonnes par mois.

25 février 1859
A Cellier & Paran, Hambourg : « "Séphora" a fait une jolie traversée qui doit encourager les chargeurs à nous confier leurs marchandises. C'est une bonne chose que d'avoir mis à Bordeaux nos steamers aux mains de M. Ferrières. "Lucien" a quitté Le Havre pour Bordeaux le 22 courant. Un plein chargement l'attend pour Hambourg. J'espère qu'il pourra partir le 1er mars... »
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « "Séphora" a fait une bonne traversée. Une lettre de Cellier & Paran me dit ce matin que les chargeurs de Hambourg sont enchantés de ce rapide voyage et que cela nous fera un grand bien. "Séphora" a son plein chargement de retour, Havre et Bordeaux, et repartira demain peut-être ou lundi au plus tard. »
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « "Lucien". J'apprends avec plaisir que vous lui trouverez son plein chargement pour Hambourg. "Séphora". Une lettre de Cellier & Paran m'avise sa bonne arrivée et l'espoir de le réexpédier demain ou lundi au plus tard avec un plein chargement. »
De Pascal Puerto, Chemins de fer de Madrid à Saragosse, Alicante : Lettre en espagnol concernant la réception de navires ?

26 février 1859
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « Hambourg. Tout semble bien marcher de ce côté et des départs réguliers, tous les 15 jours, nous arrangeront bien jusqu'en mai ou juin. D'ici là nous verrons à prendre une détermination pour Cronstadt. »

27 février 1859
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « Toute cette affaire de navigation ("Gabrielle" pour Saint-Pétersbourg et "Lucien" pour Hambourg) se présente bien, il est temps, au bout de trois années de sacrifices ! »
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « Steamers. Tous les avis de Schacher me font estimer que nous avons devant nous quelques bons voyages assurés pour Hambourg. Vous aurez à décider si c'est "Lucien" ou "Gabrielle" que vous devrez affréter au premier voyage sur Pétersbourg. Pétersbourg. Schacher insiste fortement pour réserver "Gabrielle" à ce voyage et annoncer "Lucien" pour Hambourg le 1/3 avril. »

28 février 1859
A Cellier & Paran, Hambourg : « Je vais éviter de vous placer entre des ordres différents - les uns venant de Bordeaux, les autres de Paris, et puisque j'ai confié la direction à M. Schacher, vous suivrez ses instructions. Cependant je compte sur votre prudence et votre dévouement à mon intérêt pour ne pas gâcher volontairement les prix comme il me paraît inutile de le faire. "Lucien" quittera Bordeaux avec un plein chargement vendredi ou samedi 4/5 mars. » (Il semble qu'il fasse suite à "Séphora".)

1er mars 1859
A Cellier & Paran, Hambourg : « Il demeure entendu que vous aurez à régler directement avec ma maison de Bordeaux vos divers comptes steamers, mais indépendamment de cela, je vous prie de vouloir bien m'indiquer par retour du courrier le chiffre du fret "Séphora" pour sa sortie de Hambourg. »
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « "Gabrielle". Vous vous décidez à envoyer ce steamer à Hambourg. » Ils ont d'abord songé à "Lucien" qui a semble-t-il précédé "Gabrielle".
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « M. Mallet, après réflexion et calculs, va se décider à envoyer "Gabrielle" à Bordeaux pour Hambourg faisant suite à "Séphora", et pour partir de Bordeaux le 1er / 2 avril. »
A J. R. Smith, Hte Worms Cardiff : « Affrètements russes - nuls. A ce sujet, je vous confirme la recommandation que M. Mallet vous a déjà adressée en faveur de M. Grosos (Maison du Havre, Soubry [Frères] & Grosos). Il sort de chez mes courtiers de Hambourg, Cellier & Paran. Je désire lui être utile. Il a beaucoup de relations dans le nord et pourra, je pense, nous procurer des navires. »

3 mars 1859
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « Steamers. Schacher a déjà arrêté une bonne partie du chargement pour Pétersbourg. »

4 mars 1859
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « "Séphora" a quitté Hambourg le 1er courant, à minuit. Il doit donc arriver au Havre aujourd'hui j'espère, mais il aura bien du mal à partir de Bordeaux pour Hambourg le 15. Je ne vois pas possibilité avant le 17/18. Cependant préparez tout à l'avance comme pour le 15... Cellier & Paran pensent que nous pourrons continuer toute cette année cette navigation en bonnes conditions. Moi, j'en doute, surtout au point de vue des sorties de Hambourg. Voyez à vous renseigner de votre mieux quant aux sorties de Bordeaux sur ce que nous devons espérer pendant cette année. Y aurait-il aliment pour un ou deux bateaux ? Le moment approche où nous devons décider l'emploi de nos steamers sur Hambourg ou Pétersbourg. »
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « Cellier et Paran me disent ce matin que les choses iront bien toute l'année. Mais devons-nous compter sur ces promesses - surtout pour le retour du Havre ? Y aura-t-il aliment à Cronstadt pour les bateaux de la Compagnie maritime et les nôtres ? Nous avons encore du temps devant nous et quelques voyages effectués sur la ligne de Hambourg vont nous fixer positivement sur les chances qu'elle offre. Seulement il restera à décider s'il faut y appliquer un ou deux steamers. Le moment approche donc où nous devons prendre une décision. »
A J. R. Smith, Hte Worms Cardiff : « Caen. On me propose une affaire de 8 à 10.000 tonnes par an "steam coal" pour ce port, en vue du chemin de fer - marché de trois ans. Quel prix de fret entrevoyez-vous comme commune raisonnable pendant ce long temps ? Il y a maintenant un canal de la mer à Caen pouvant être remonté par des navires tirant huit pieds d'eau. On demande même quantité pour Dieppe - aussi pendant trois ans. Sur quel prix de fret doit-on calculer ? »

7 mars 1859
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « Steamers - J'attends vos chiffres sur la sortie de "Lucien". J'espère avec vous que nous pouvons compter encore sur quelques bons voyages, mais dans deux mois, je dois croire que "Séphora" seul suffira à la ligne et que je serai heureux de lui trouver là un bon emploi. Nous nous occupons donc, dès à présent, avec M. Mallet, de chercher à utiliser les deux autres. Et vers l'automne nous pourrons peut-être faire de bons voyages sur Hambourg. Il reste donc entendu que "Séphora" reste en tous cas affecté au service de Hambourg - sauf bonne occasion de vente. »
A M. Pfeiffer, Anvers : « Vous avez [désiré] faire un voyage pour le placement des charbons à expédier par ma maison d'Angleterre. Je viens vous donner mon consentement à cet effet, et vous devrez, pour débuter, commencer votre voyage par la Belgique et la Hollande. Charbons expédiés en 1858 : Anvers - 17.000 tonnes ; Amsterdam - 61 500 tonnes ; Rotterdam - 90.000 tonnes ; Hambourg - 480.000 tonnes et Brême - 16.000 tonnes. »

14 mars 1859
Au ministre de la Marine et des Colonies, Paris : Lui fait part de l'impossibilité de trouver des navires acceptant de laisser à la marine l'option de Singapour, Tourrane ou Hongkong. A aucun prix les capitaines n'acceptent Tourrane qu'ils ne connaissent pas et qui n'offre aucune chance de fret de retour. H. Worms demande résiliation de son marché (1 800 / 2.000 tonnes) contre abandon de son cautionnement. Il semble qu'il s'agissait uniquement de navires battant pavillon français.
De Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « Nous venons de recevoir de Cellier & Paran la bonne dépêche suivante : "Lucien" entré hier, vient de [monter]. Le capitaine nous a affirmé que son navire n'avait pas fait d'eau malgré le gros temps. C'est une bonne traversée d'autant plus heureuse après l'accident. » Sur l'opportunité ou non de déclarer le sinistre aux assureurs. « "Séphora". Nous venons de recevoir une lettre de [Trotel] du 12 nous annonçant sa relâche à Cherbourg sans avaries à cause du gros temps, il allait continuer sa route aussitôt la mer plus calme. »

15 mars 1859
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : Ligne de Hambourg. « "Lucien". Bonnes nouvelles de Hambourg, prompte arrivée et pas d'avaries. Mon impression est que nous devons étouffer l'affaire au lieu de lui donner suite, et ne pas faire passer le "Lucien" au dock de Hambourg, perdant ainsi du temps et des frais inutilement. Si le navire avait éprouvé quelques dégâts intérieurs, croyez bien que, de Bordeaux à Hambourg, on s'en serait aperçu ou que l'eau se serait fait son passage. »

17 mars 1859
A Couillard Fautrel, ses Fils et Neveux, Le Havre : « Quant à la fabrication à Londres, je crois vous avoir dit que je comptais faire faire cette affaire par le directeur du Great Northern. Je ne pourrai le décider qu'autant qu'il aura pu voir par lui-même votre fabrication à Swansea. Il faut donc attendre au 15 avril, époque que vous me désignez pour que votre fabricant soit en activité. »

19 mars 1859
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « "Séphora" a quitté Cherbourg le 16 au matin. J'espère donc qu'il doit vous arriver aujourd'hui ou demain, et que vous pourrez charger dès samedi. Expliquez bien aux chargeurs la cause de ce retard. Je pense que vous aurez du fret pour "Séphora" et "Gabrielle". »

21 mars 1859
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « "Séphora". Quand donc m'aviserez-vous son arrivée ? Si cela continue ainsi, "Gabrielle" va se trouver en charge en même temps que "Séphora". (Je vois par votre lettre à Hantier Mallet que "Séphora" est arrivé.) »
Le ministère de la Marine et des Colonies demande 2.000 tonnes pour Touranne et accepte tous pavillons.

22 mars 1859
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « "Séphora" est arrivé et doit quitter Bordeaux pour Hambourg samedi. Vous pouvez donc expédier "Gabrielle" car, d'après Schacher, ce steamer doit trouver [le] chargement prêt. »

23 mars 1859
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « "Séphora". J'espère que ce steamer repartira samedi pour Hambourg. J'attends avec impatience le compte de son premier voyage pour pouvoir établir le résultat réel. »

25 mars 1859
De Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : Ligne de Hambourg. « "Gabrielle" ne fait le voyage qu'accidentellement et au contraire je pense affecter "Séphora" à ce service régulier entre Bordeaux et votre port (Hambourg). »
A Cellier & Paran, Hambourg : « "Séphora" doit partir demain de Bordeaux pour votre port et "Gabrielle" suivre huit jours après. Je viens vous recommander à l'avance de préparer toutes choses de manière à ce que "Séphora", le premier à arriver, trouve son chargement de retour sur le Havre tout prêt, et de lui assurer toute préférence sur "Gabrielle". Ce dernier steamer ne fait ce voyage que, accidentellement, et au contraire, je compte affecter 'le "Séphora" à ce service régulier entre Bordeaux et votre port. »

29 mars 1859
Paul Cruzel, Hte Worms Marseille : L'adresse de la succursale est 29, rue de Paradis.
De Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « "Lucien" est rentré dimanche. Il était sur rade samedi soir accomplissant ainsi une assez belle traversée, 60 heures de Hambourg ici, mais son fret est assez misérable F 6.000 ! »
Au directeur général de l'administration des Tabacs, Paris : « Je prends la liberté de m'adresser à vous dans le but de réclamer, en faveur du pavillon français, le transport au Havre des tabacs que votre administration tire de Saint-Pétersbourg. Je suis armateur de trois steamers : "Séphora", "Gabrielle" et "Lucien", qui, l'année dernière, ont fait un service régulier du Havre à Cronstadt à la parfaite satisfaction du commerce. Cette année, les navires français sont menacés de la concurrence d'une ligne de bateaux russes, subventionnée par son gouvernement. »

31 mars 1859
A A. Grandchamp & Fils, Rouen : « Je vous préviens aussi que, dans diverses propositions qui me sont faites ou que je fais moi-même, pour l'emploi ou la vente de nos steamers, je parle toujours de quatre bateaux, comprenant votre "Blanche", qui viendrait en quatrième rang. Je ne sais si tous ces pourparlers aboutiront à un résultat, mais j'ai voulu vous tenir avisé à l'avance. Vous pouvez croire que je ne demanderai que de bonnes conditions et que surtout je ne vous engagerai pas sans vous consulter. »
A Paul Cruzel, Hte Worms Marseille : « Steamers. Je ne sais quelles propositions on veut vous faire pour mes steamers mais à l'avance je vous dis que soit pour vendre soit pour fréter j'aurai de hautes prétentions, car enfin je commence à trouver un emploi raisonnable de ce matériel et je ne m'en dessaisirai qu'à bonnes conditions... Ces hélices arriveraient successivement à Marseille dans un délai de 15 jours en 15 jours, ils sont engagés en ce moment sur Hambourg et Saint-Pétersbourg. Je pourrais au besoin disposer de 4 hélices : "Gabrielle", "Séphora", "Lucien", "Blanche". » "Blanche" appartient à A. Grandchamp & Fils.
Au ministère de la Guerre, Paris : Guerre d'Italie. H. Worms offre ses quatre steamers ("Gabrielle", portant en lourd 500 tonnes, "Séphora", "Lucien" et "Blanche" [qui appartenait à A. Grandchamp Fils], portant en lourd 600 tonnes, outre 90 à 100 tonnes de charbon dans les soutes) et les services de son agent à Gênes pour tous les soins requis et toutes fournitures quelconques aux troupes et aux vaisseaux. Il se met à la disposition du ministre si l'occasion se présente d'utiliser ses services en Méditerranée ou dans l'Adriatique.

Avril 1859
Entre Hypolite Worms et Camille Polonceau, Chemin de fer de Paris à Orléans, Paris : Convention. « M. Worms s'engage envers M. Polonceau qui l'accepte, à lui livrer, à Bordeaux, du 1er mai prochain au 30 septembre suivant, 4.000 tonnes de charbon Coffyn, tout venant, à raison de 800 tonnes par mois. »

2 avril 1859
De Hantier Mallet & Cie, Le Havre : Navires pour Touranne.

5 avril 1859
A Cellier & Paran, Hambourg : « ... et que vous trouverez toujours de l'aliment à Bordeaux pour "Séphora". Notez que ce steamer va continuer seul la navigation sur votre port. Il devra donc être facile de lui assurer son plein à chaque départ. "Gabrielle" doit quitter Bordeaux aujourd'hui, 5, pour votre port avec plein chargement. 2 heures - Je reçois votre dépêche électrique m'avisant l'arrivée de "Séphora". »
De Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : Ligne de Hambourg. « "Séphora" va continuer seul la navigation sur votre port (Hambourg) ; "Gabrielle" doit quitter Bordeaux aujourd'hui pour votre port. »

6 avril 1859
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : "Tabeus" : « Vous êtes fixés et nous n'avons rien à espérer de ce côté, je compte me rendre à Hambourg pour les premiers jours de la semaine prochaine. »

9 avril 1859
A Cellier & Paran, Hambourg : « Je vous confirme ma dernière du 5 courant. Depuis, j'ai reçu votre dépêche et votre lettre du 5 courant m'annonçant l'heureuse arrivée de "Séphora" et l'espoir que vous avez de l'expédier mardi prochain avec un bon chargement pour Le Havre. Je comptais partir demain matin pour Hambourg et, au moment de préparer toutes choses, je m'aperçois que j'ai négligé de faire viser mon passeport par le chargé d'affaire de la Prusse. Pour ne pas m'exposer a être retenu par les autorités prussiennes soit à Cologne ou à Aix-La-Chapelle, je me décide à attendre deux jours et je ne me mettrai en route que mardi matin. Je viens vous en donner avis parce que j'ai donné rendez-vous à un de mes agents d'Angleterre et je vous serais obligé de le prévenir, s'il se présentait chez vous, que je n'arriverai que mercredi soir, afin qu'il soit averti de ce retard de deux jours. »

18 avril 1859
A Henry Josse, Hte Worms Grimsby : « Je vous confirme la lettre que je vous ai écrite à Hambourg. MM. Herren & Cie, de cette place, ont l'intention de monter prochainement deux services : l'un sur la Havane, l'autre sur Santander. Je les ai engagés à toucher à Grimsby pour prendre les marchandises pour ces deux destinations, de préférence à London, où ils voulaient toucher. C'est Shemann, le consignataire de l'Anglo-French, qui est un des ports intéressés dans ces deux lignes, qui s'occupera spécialement des bateaux. Vous pouvez écrire à MM. Herren pour leur exposer vos idées et pour leur démontrer l'avantage qu'ils pourront trouver à venir toucher à Grimsby. »
A Arthur Pring, Hte Worms Newcastle : « J'ai visité Hambourg. Il y a peu de chose à faire sur cette place, la majeure partie des charbons sont vendus pour compte des mineurs soit à des maisons qui n'offrent aucune garantie soit à l'arrivée des navires à des prix au-dessous des cours pour ne pas mettre les charbons à terre... Quand les mineurs n'ont pas de navires sur leur tour ils affrètent pour leur compte et sacrifient le charbon à l'arrivée... Il faut vous borner pour cette place aux quelques ordres que Kracht vous adressera. »
Au ministre de la Marine et des Colonies, Paris : « En réponse à la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser le 13 courant, je m'engage à livrer à Toulon, aux conditions ordinaires et au prix de quarante sept francs par tonneau de mille kilogrammes, la quantité de trois mille tonneaux charbon de terre de Cardiff. 10 % de menus seraient admis en recette et me seraient payés à moitié prix du gros charbon. Cette quantité devrait être livrée dans ledit port, moitié dans les trois mois qui suivront la date de la notification de l'approbation du marché, l'autre moitié dans le courant du mois suivant. »

19 avril 1859
A Ybarra Frères & Cie, Bilbao : « Vous m'annoncez la prochaine visite de Monsieur Villalonga. Je me réserve donc le plaisir de causer avec lui au sujet des transports par steamers et laisse momentanément cette question de côté pour notre correspondance. »

23 avril 1859
A Fauchier Père & Cie, Toulon : « Je suis en train de faire avec la Marine un nouveau marché charbon Cardiff de gré à gré, beaucoup plus important que le premier de 3.000. »
D'Édouard Rosseeuw et Hypolite Worms, Paris, à T.C. Muston, Gênes : « Ne faites aucune vente à livrer, ne prenez aucun engagement. Je viens de passer un marché avec la Marine pour votre port... Je viens de traiter avec la Marine un marché de gré à gré de 10.000 tonnes à livrer dans votre port. »

24 avril 1859
A J. R. Smith, Hte Worms Cardiff : « J'ai traité avec la Marine 13.000 tonnes Cardiff pour Toulon ; mon prix est mauvais et je redoute en outre la difficulté de trouver des navires pour ce port. »

25 avril 1859
Canal maritime de Suez, date du commencement des premiers travaux à l'emplacement futur de Port-Saïd. Ils sont mis en train et continués pendant quatre ans (1859-1863) sous la direction des ingénieurs de la Compagnie, par un entrepreneur de travaux publics français, M. Hardon, sous la forme de régie intéressée ; puis, à partir de 1863, confiés à divers entrepreneurs, dont MM. Borel Lavalley & Cie, ceux ci deviendront les entrepreneurs de la plus grande partie des travaux de creusement du Canal.
De Hantier Mallet & Cie, Le Havre : Opérations comptables. "Jules Cézard". MM. Deconinck Frères. « La place n'est préoccupée que des nouvelles politiques, la perspective commerciale n'est pas brillante, les expéditions sont arrêtées et nous aurons du mal à remplir "Lucien" qui part mercredi, cela gâte notre sortie. Quant à "Gabrielle", nous sommes à peu près décidés à le désarmer tout en le tenant tout prêt, s'il se présente une bonne occasion car avec ce qui se passe nous ferions probablement un triste voyage sur la Russie, et l'argent sera assez rare pour ne pas en perdre là... »

26 avril 1859
De Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « Aussitôt que nous aurons la réponse de la Marine, nous adresserons par lettre au Ministre tous les documents que nous vous remettrons afin que vous examiniez si tout est bien en règle et que vous en fassiez ensuite vous-même le dépôt. Nous continuons à charger "Lucien"... Pas de nouvelles de "Séphora" ni de "Gabrielle", nous n'y comprenons rien... Steamers Marseille. Ce serait beaucoup trop risquer que d'envoyer un steamer là sans certitude complète qu'il y sera affrété à de bonnes conditions pendant plusieurs mois au moins, d'autant plus qu'il y a à Marseille beaucoup de steamers et qu'on nous assure que les Messageries ont ordre de tenir tous leurs navires à la disposition de la guerre. Il faut attendre qu'on est des transports à faire partant du Havre, Lorient, Cherbourg ou Brest. » Facture annexée : cargaison du "Jules Cézard".

28 avril 1859
Au ministre de la Marine et des Colonies, Paris : « Je m'engage à expédier à Toulon 16.000 tonnes charbon Cardiff et Newcastle dans les conditions suivantes... »

29 avril 1859
A Fauchier Père & Cie, Toulon : « L'adjudication du 2 mai n'aura pas lieu. J'ai traité de gré à gré avec la Marine 16.000 tonnes (pour Toulon). »
A Paul Cruzel, Hte Worms Marseille : « Je ne vois rien à accepter ni à proposer à l'intendance pour mes steamers. "Gabrielle" est le seul disponible, et Mallet a déjà des pourparlers pour la Marine. Je ne perdrai rien pour attendre, au contraire. Je vais donc laisser couler le temps et arriver mes autres steamers au Havre. Cependant voici les détails demandés sur leur installation : Les conditions acceptées pour 15 jours ou trois mois ne m'iraient pas comme prix. Je louerai mes bateaux au mois, et pour trois mois au moins, pris au Havre et pouvant venir chercher matériel et provisions à Brest, Lorient, Bordeaux, pour Toulon. Tels qu'ils sont comme bateaux de transport, et sans rien changer à mes frais aux distributions intérieures. »

1er mai 1859
A A. Grandchamp & Fils, Rouen : « Je sors de la Marine et sans trop me monter la tête, je crois pouvoir dire que nos steamers sont loués ou vendus. La Marine me demande proposition. Je vous prie donc, et je prie par ce même courrier Mallet, de vous trouver à Paris mardi matin. Nous arrêterons ensemble les conditions de vente ou location. »

2 mai 1859
A Paul Cruzel, Hte Worms Marseille : Lui signale hausse des frets. « Steamers. J'espère louer ou vendre à la Marine. »

3 mai 1859
A Henry Josse, Hte Worms Grimsby : Toulon. « Les spéculateurs de Londres se sont rués sur les frets et ont donné des prix fabuleux. »
A Paul Cruzel, Hte Worms Marseille : Steamers. « Je vois que le gouvernement français affrète de tous côtés les bateaux disponibles. »
Au ministre de la Marine et des Colonies, Paris : Guerre d'Italie : H. Worms offre ses steamers au ministère de la Marine et des Colonies, en location ou à la vente : "Blanche" à F 400.000, "Lucien" et "Séphora" à F 350.000, "Gabrielle" à F 325.000. "Gabrielle" et "Blanche" sont libres immédiatement pour aller en Angleterre charger du charbon ou pour prendre charge dans les arsenaux français de l'Océan et relever immédiatement pour la Méditerranée. L'affaire n'aboutira pas ; la Marine trouvant les navires trop petits et trop chers. Note sur les quatre steamers proposés à la Marine. Note sur le "Blanche".

4 mai 1859
A Couillard Fautrel, ses Fils et Neveux, Le Havre : « Dans les circonstances actuelles je désire ne pas donner suite aux diverses propositions que nous avions échangées au sujet de la fabrication des briquettes et de l'installation d'usines à Londres et à Grimsby. Les conditions qui avaient été arrêtées entre nous à ce sujet demeurent donc nulles et non avenues. »
A MM. Hantier Mallet & Cie, Le Havre : L'affaire avec la Marine est manquée pour le moment, la Marine trouvant les navires trop petits et trop chers. M. Worms s'est retiré, n'acceptant pas les propositions de la Marine.

7 mai 1859
Au ministre de la Marine et des Colonies, Paris : Propose finalement au ministre Marine un marché 1.500 tonnes de charbon anglais pour Toulon. H. Worms a déjà affrété 5 navires, soit au total 1.505 tonnes. La marine accepte sa proposition.
A Fauchier Père & Cie, Toulon : H. Worms n'a pu s'entendre avec le ministère de la Marine pour le marché initial de 16.000 tonnes.

10 mai 1859
A Ed. Klose & Cie, Strasbourg : « Mon commerce charbon recevant en ce moment une impulsion extraordinaire par suite des demandes que me fait la Marine de l'État pour Gênes et Toulon, je viens... »
D'Arthur Pring, Hte Worms Newcastle, et de J. R. Smith, Hte Worms Cardiff : Proclamation de la reine d'Angleterre relative à la vente de charbon et aux affrètements de navires anglais à la France durant la guerre d'Italie.
A Ed. Pannifex, Gênes : « Je recevrai avec intérêt tous les détails que vous m'adresserez sur la perspective d'affaires à traiter à Gênes. Vous aurez à utiliser vos connaissances des ressources du marché français pour l'approvisionnement de l'armée en farines, vins, bêtes vivantes, etc. [...] rompu aux affaires commerciales, dès que l'on connaîtra la maison, on s'adressera de préférence à elle. Ce sont les débuts qui sont difficiles, mais je compte sur l'envoi de mes circulaires dans les ports français et anglais pour vous amener des affaires. Demain je verrai quelqu'un du Crédit mobilier et je verrai si, de ce côté, il y a quelques bonnes chances pour vous. »

11 mai 1859
A Fauchier Père & Cie, Toulon : « La Marine a pris avec une maison anglaise des arrangements, dont j'ignore les conditions, pour ses besoins charbon dans la Méditerranée. Je ne vois donc, pour le moment, rien de plus à faire pour moi que les 15 à 1800 tonnes dont je vous ai parlé. Mon agent à Gênes, M. T. C. Muston, m'a entretenu de diverses affaires à traiter sur cette place avec la Marine française et l'intendance militaire, et, comme ces affaires pourraient prendre une extension soudaine et importante, je viens de lui adjoindre mon ami, M. Ed. Pannifex, de Paris, qui est parti hier soir pour Gênes. J'ai autorisé ces deux Messieurs à vous entretenir de toutes affaires dans lesquelles vous pourriez intervenir. Je vous serai obligé de vouloir bien accueillir leurs ouvertures, comme si elles venaient de moi directement. »

13 mai 1859
A Arthur Pring, Hte Worms Newcastle : « Gênes - En vue de nouvelles affaires à créer sur cette place, j'ai adjoint à Muston mon ami, M. Pannifex - qui doit être arrivé aujourd'hui. Voici une circulaire pour annoncer ma nouvelle maison. Veuillez la traduire en anglais et la faire imprimer en nombre que vous jugerez suffisant pour envoyer, vous-même, partout où vous trouverez intérêt à le faire en Angleterre. Envoyer 100 à Chapman, 50 à Josse, 100 à Smith ou plus s'il vous en demande plus. »

14 mai 1859
A A. Grandchamp & Fils, Rouen : « Je vous adresse par la poste des circulaires de la nouvelle Maison que j'établis à Gênes et vous prie d'avoir l'obligeance de les distribuer aux maisons de votre place, auxquelles vous jugerez qu'il y a intérêt de le faire, ainsi qu'aux courtiers de navires. »
De Wolff & Cie, Comptoir d'Escompte de Nancy : Relevé d'opérations.

18 mai 1859
De Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « Steamers. Jusqu'à présent nous ne voyons rien de merveilleux ne trouvant pas seulement l'emploi de "Gabrielle". Opérations de comptes. « M. Alexeyeff ayant mis à bord de "Lucien" des marchandises pour Bordeaux avec la faculté de transborder ici mais sur steamer seulement, nous serons sans doute obligés d'envoyer "Lucien" ou "Gabrielle" à Bordeaux pour y porter ces marchandises. »

20 mai 1859
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « J'ai vu ce matin M. [Boileau], le directeur des subsistances à la guerre. Les besoins urgents sont assurés et la guerre ne veut plus affréter que des voiliers pour ses transports. Je pense donc que vous ne ferez rien à la Rochelle. Quant à moi, je m'occupe de "Séphora", et j'écris à Schacher de cesser toutes démarches pour "Lucien" et "Gabrielle" et de suivre vos instructions ultérieures pour ces deux steamers. Je vous ai adressé à midi une dépêche ainsi conçue : " Rien à faire avec guerre - "Séphora" ira à Bordeaux et Hambourg ". Veuillez donc bien faire débarrasser "Séphora" de ses marchandises pour votre place, lui laisser à bord celles destinées à Bordeaux et le réexpédier le plus promptement possible pour ce dernier port. »
Des Chemins de fer de Séville à Xérès et de Cadix à Puerto-Real, Paris : « Vous avez écrit, le 13 janvier dernier, à M. [Tourneux], ingénieur de la Compagnie du chemin de fer de Cadix à Séville, pour lui proposer de vous charger de la fourniture de mille à deux milles tonnes de charbon et coke, que vous expédierez à la Compagnie de Cardiff à Cordou, moyennant 31 £ 50 pour le charbon, 48 £ pour le coke... »

21 mai 1859
A Muston Fils, Gênes : La sortie du charbon pour les belligérants n'est pas prohibée mais cette mesure pourra être adoptée. H. Worms considère que l'emploi du pavillon anglais est prohibé.
A Richard Duvallet & Cie, Alger : « Vous aurez vu par ma lettre circulaire du [13 courant] que j'ai établi une maison à Gênes. Si vous voyez quelques opérations à tenter sur cette place, mon concours vous est tout acquis. » Demande des renseignements sur les objets et denrées que peut offrir leur place pour le ravitaillement de la flotte et de l'armée à Gênes.
A Labaille, Bône : Demande des renseignements sur les objets et denrées que peut offrir leur place pour le ravitaillement de la flotte et de l'armée à Gênes.
A Émile Pereire, Paris : « La présence d'une armée et de deux flottes, celle de l'État et celle du commerce, a déterminé déjà et continuera à déterminer des besoins énormes, de toute nature, dans un pays comparativement restreint, et que le rapprochement de l'ennemi empêche de profiter facilement des ressources des territoires voisins. Les victuailles de toute espèce, les vins, les eaux de vie, les farines, fourrages et les bestiaux seront l'objet de la demande la plus considérable et toujours renouvelée... Des steamers de transport... permettraient d'aller rapidement sur les côtes de France, d'Algérie et d'Espagne, chercher toutes choses dont manqueraient à Gênes notre armée et notre flotte... Il y aurait à faire des avances sur ces marchandises, des frets à solder... C'est en vue de ces opérations que j'ai lancé une circulaire en France et en Angleterre... Au lieu d'une agence que j'avais à Gênes depuis 15 mois, j'y ai établi ma maison sous mon noM. Elle est gérée par mon ancien agent, M. Muston, et je lui ai adjoint Ed. Pannifex... »
A M. Poisat, Madrid : Charbons de la Grande Combe à Marseille. « Maintenant, Monsieur, veuillez me permettre de vous entretenir d'une autre affaire dont je vous ai déjà dit quelques mots, soit de charbon de la Grand Combe. La position, que mon agent sut prendre à Marseille, assure à ma maison sur cette place la plus grande part dans le commerce des charbons. Elle fournit presque toutes les compagnies de bateaux à vapeur, et mes relations en Angleterre lui amènent les demandes de charbon des bateaux étrangers à la place. L'élévation subite et considérable du prix des frets fait qu'aujourd'hui le charbon anglais revient très cher à Marseille. Les provisions, les quantités expédiées sont très restreintes. Il sera donc facile à ma maison de trouver des débouchés importants aux charbons indigènes. Je vous demande, Monsieur, de vouloir bien décider la direction de la Grand Combe à adresser à ma maison de Marseille un premier millier de tonnes de charbons propres à la navigation à vapeur. Cette quantité sera promptement écoulée et j'espère que le résultat du compte de vente déciderait la Compagnie à m'adresser de suite de nouvelles quantités à la vente. »

23 mai 1859
De Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « Nous croyons aujourd'hui que le Parlement réuni, il sera défendu aux armateurs anglais d'affréter leurs navires au Gouvernement français sous peine de confiscation, cela étant, selon les Anglais, contraire aux lois de neutralité. Dans ces circonstances, les steamers anglais affrétés par la Guerre devront rompre leurs engagements et nos steamers trouver leur emploi naturel. » Navigation de "Gabrielle", "Lucien" et "Séphora".

24 mai 1859
A J. R. Smith, Hte Worms Cardiff : « Le gouvernement anglais qui peut (mais ne le fait pas) empêcher les navires anglais de faire des transports à Gênes et Toulon, ne songe nullement à empêcher son commerce national, navires et charbon, avec nos côtes amies. »
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « Je lis le journal du Havre aussi l'article du Times du 20 inséré au Moniteur ; il résulte : les armateurs anglais ne peuvent pas et ne doivent pas louer leurs navires, ou sont par ce fait coupables et justiciables du tribunal anglais. Quant au charbon les anglais peuvent le vendre et le transporter sur leurs navires, mais à leurs périls et risques sans que le gouvernement anglais veuille intervenir en cas de prise. En attendant les armateurs ou quelques-uns du moins continuent à louer leur navire à notre Marine et le charbon continue à sortir même par navires anglais pour le théâtre de la guerre. Tout cela n'est donc que contradiction et au premier jour, tout peut encore changer de face. »
Des Chemins de fer de Séville à Xérès et de Cadix à Puerto Réal : Demande de prix.

25 mai 1859
A M. Cheronnet, Chemins de fer de Séville à Xérès et de Cadix à Puerto Réal, Paris : « Conformément au désir exprimé dans votre lettre du 24 courant, je viens, Monsieur, vous confirmer les prix que je vous avais indiqués au sujet de fournitures charbons Cardiff à effectuer au port de Cadix. Charbon à vapeur extra criblé, contenant 85% gros charbon ne passant pas à travers une grille de 2 centimètres de côté, inclinée à 40 degrés (usages de la Marine française) et 15% passant dans la grille. La tonne franco à bord, 9/6 - neuf shillings et six pence sterling -, fret variable de quinze à vingt shillings. Sans prendre aucun engagement fixe pour la limite de temps, on peut compter sur une livraison à Cadix dans un délai de six semaines de la date de l'ordre reçu en Angleterre. Quant au point de livraison, le Trocadéro, je fais toute réserve contre les difficultés que pourrait présenter ce point précis que je ne connais pas. »

26 mai 1859
A Muston Fils, Gênes : Steamers. « Je viens de louer à Marseille, à la Guerre, le steamer "Blanche". Il m'en reste d'autres pareils que je compte fréter aussi. »

27 mai 1859
A Paul Cruzel, Hte Worms Marseille : « L'affrètement de "Blanche" suspendu ; rude coup à nos espérances. » Les besoins de la Guerre étaient "énormes".

30 mai 1859
De Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « Nous venons de recevoir votre dépêche électrique ainsi conçue : « Rien à faire avec guerre, "Séphora" ira à Bordeaux et Hambourg ». Navigation de "Lucien". Opérations de comptes. « Le capitaine et le mécanicien se plaignent beaucoup du charbon, que votre agent à Hambourg, leur a donné... » Navigation du "Gabrielle".

31 mai 1859
A Cellier & Paran, Hambourg : « Je me décide à continuer cette ligne de Bordeaux Hambourg... Hantier Mallet & Cie se décident à envoyer aussi à Hambourg leur steamer "Gabrielle" qui devra vous arriver à peu près en même temps que "Séphora". Je n'ai pas besoin de vous dire que, tout en désirant un bon retour de Hambourg par nos deux steamers, je compte, de votre part, sur toute préférence en faveur de "Séphora", qui a commencé et qui suivra cette ligne. »
De Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « ...Schacher nous écrit qu'il n'y a pas de fret en ce moment à Bordeaux pour Saint-Pétersbourg... Nous avons beaucoup de Cardiff en ce moment avec les navires attendus près de 4.000 [tonneaux]... Nous avons pensé que, comme il y a, dit-on, beaucoup de fret à Hambourg pour le Havre, il serait plus avantageux d'envoyer directement "Gabrielle" à Hambourg... L'idée de Schacher est cet été de faire faire à "Séphora" Bordeaux-Havre-Hambourg, Hambourg-Havre-Bordeaux. L'idée n'est pas mauvaise.. S'il était possible de mettre deux steamers sur la ligne, soit "Gabrielle" avec "Séphora", on aurait une ligne régulière et les chances seraient partagées... »

1er juin 1859
A Paul Cruzel, Hte Worms Marseille : « Quant à nos steamers nous les employons par ici de notre mieux, et nous ne ferons aucune démarche pour les affréter à la Guerre ou à la Marine que quand vous, ou autres, nous signalerez des besoins. Ayez donc toujours l'oeil ouvert et tenez-moi au courant. »
A Manoury Fils, Barcelone : « La consommation du charbon anglais à Barcelone est très considérable. Ce commerce est sans doute concentré dans les mains de quelques grosses maisons. Savoir si à coté de ces maisons il n'y aurait pas moyen de vendre directement aux consommateurs (principales manufactures, compagnies de bateaux à vapeur, fonderies...). »

4 juin 1859
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « Ce matin je vous ai envoyé une dépêche ainsi conçue : " Je conserve ligne régulière - deux steamers - commencez par "Gabrielle" - mais je crains aliment insuffisant. " II est donc entendu que "Gabrielle" et "Séphora" vont faire le service de Bordeaux au Havre et Hambourg et de Hambourg au Havre et Bordeaux. En adoptant cette marche, j'ai cédé à votre désir, mais je vous répète ici que je crains bien un aliment trop pauvre pour deux steamers. Mardi, quand j'aurai reçu nouveaux avis de vous, j'écrirai à Cellier & Paran pour leur annoncer notre décision. "Lucien" - Vous voulez l'envoyer à Pétersbourg. Schacher me parle d'un fret, compte marine, de Bordeaux à Brest ou Cherbourg... »

6 juin 1859
A Paul Cruzel, Hte Worms Marseille : Messageries. « Le "Blanche" doit faire quelques voyages sur Gênes. Arrangez les choses de manière à ne pas heurter la compagnie en paraissant lui faire concurrence... »
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : Ligne de Hambourg. « Nous nous sommes entendus avec MM. Hantier Mallet & Cie pour adjoindre leur steamer "Gabrielle" à mon steamer "Séphora" sur la ligne de Hambourg partant de Bordeaux avec escale au Havre à l'aller et au retour - départ tous les 20 jours de Bordeaux -. Les deux steamers ne se trouveront plus en charge en même temps comme je pouvais le craindre un moment. Il est bien convenu, et j'en préviens Cellier & Paran aujourd'hui, que "Gabrielle" et "Séphora" vont faire un service régulier, partant tous les 20 jours de Bordeaux, touchant au Havre à l'aller et au retour... chacun de nous conserve la direction de son steamer. Vous voudrez bien remettre à chacune des deux maisons les comptes de son steamer. Chacun de nous conserve la direction de son steamer. Vous ferez le mieux comme fret en faveur des deux steamers sans préférence puisqu'ils ne seront pas en charge en même temps. Quant au "Lucien", continuez vos démarches et suivez les instructions de MM. Hantier et Mallet. »
A Cellier & Paran, Hambourg : « Je m'empresse de vous donner avis que nous nous sommes entendus avec MM. Hantier Mallet & Cie du Havre pour adjoindre leur steamer "Gabrielle" à mon steamer "Séphora" sur la ligne de Hambourg, partant de Bordeaux avec escale au Havre, à l'aller et au retour. "Gabrielle", chargé de charbons Cardiff, doit partir aujourd'hui même du Havre pour Hambourg. "Séphora" part aussi aujourd'hui du Havre pour Bordeaux. Vous pouvez donc annoncer à vos amis ce service régulier. Départs tous les 20 jours de Bordeaux. Voyez donc, dès à présent, à nous assurer de bonnes sorties de Hambourg pour les deux steamers, qui se trouveront plus en charge en même temps, comme je pouvais le craindre un moment. Vous voudrez bien remettre à chacune des deux maisons le compte de son steamer. A ce sujet, j'insiste sur les plaintes de M. Schacher et vous prie de nous remettre vos comptes, entrée et sortie, dans le plus bref délai. Prenez aussi vos précautions à l'avance pour le service du charbon et faites délivrer du Grimsby à nos bateaux. »
De Hantier Mallet & Cie, Le Havre : Navigation.

11 juin 1859
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « "Gabrielle" est arrivé le 8 à Hambourg. Je vois avec plaisir que vous avez vendu son charbon plus cher que vous ne l'espériez et que vous comptez sur un plein chargement au retour. »
A Cellier & Paran, Hambourg : « M. Schacher, mon agent à Bordeaux, m'adresse copie de la lettre qu'il vous a adressée le 10 courant, et je viens vous la confirmer dans tout son contenu, vous priant, Messieurs, d'avoir la bonté de lui donner toute satisfaction quant à la remise des comptes qu'il vous réclame, et de lui fournir tous les détails qu'il vous demande et dont il a besoin pour établir les comptes de chaque voyage de mes steamers afin que je puisse moi-même en passer écritures. Je suis surpris que vous veniez seulement de lui remettre les comptes du deuxième voyage de "Séphora", car le départ de ce navire de Hambourg date du 27 mars dernier. Ceci est beaucoup trop long et je vous prie d'avoir l'obligeance de les remettre à l'avenir d'une façon beaucoup plus prompte. Je vous en serai fort reconnaissant. »
De Justin Worms & Cie, Comptoir d'escompte de Metz : Relevé de comptes.

14 juin 1859
A J. R. Smith, Hte Worms Cardiff : Swansea. « Swansea. J'avais espéré, en envoyant M. Cooper comme agent à Swansea, qu'il donnerait du développement à nos affaires sur cette place. Je vois avec chagrin que loin de donner de l'impulsion à mon commerce, le peu qu'il fait nous devient onéreux par suite des frais que nécessite cet établissement. J'ai peu de confiance dans l'avenir, la concurrence qui m'est faite sur les places de Bordeaux, Dieppe et Le Havre, doit encore amoindrir les chances que j'espérais rencontrer en confiant mes intérêts à un homme que je croyais capable de les bien diriger. Je me vois forcé de renoncer à la position de Swansea. Le peu de navires que nous y affrétons ne peuvent couvrir les dépenses que je suis obligé de payer mensuellement. Veuillez en prévenir M. Cooper et lui dire qu'il ait à pourvoir à une autre position. Vous lui laisserez le temps nécessaire pour trouver un autre emploi, soit jusqu'à fin juillet, et comme je désire lui être utile, je vous serais obligé de l'aider dans ses démarches pour lui faire trouver une bonne position... »
A M. Saige, Chemin de fer du Midi, Bordeaux : « J'ai eu l'honneur de vous faire, en vue de fournitures de charbon, diverses propositions qui sont restées sans résultat. Mais, depuis ce temps, les circonstances ont changé, et peut-être trouverez-vous aujourd'hui avantage à écouter de nouvelles propositions. Je vous offre donc, si cela peut entrer dans vos convenances, de m'engager envers vous, Monsieur, pour un marché d'un an, à vous livrer les quantités que vous me fixerez, de charbon à vapeur Cardiff et Swansea, au prix de mon dernier marché, soit à F 29,50 la tonne de 1.000 kilogrammes. Ce marché, cependant, serait annulé de plein droit si la guerre venait à éclater entre la France et l'Angleterre. Si vous êtes aussi disposé à traiter pour des charbons à coke, je suis prêt à vous faire mes offres, selon la nature des charbons que vous voudriez bien m'indiquer. »

15 juin 1859
A John Buchanan, Glasgow : « Je ne m'occupe pas de fontes et mes expéditions en charbon d'Écosse sont presque nulles. Je ne vois donc rien à faire avec vous pour ces deux articles. »

20 juin 1859
A Cellier & Paran, Hambourg : « Je réponds à votre lettre du 18 courant. "Gabrielle" a pu prendre la mer le 18 à midi. Je l'avise ainsi à MM. Hantier Mallet & Cie. Son fret de sortie, tonnes 11.145, chevaux compris, n'est pas brillant et cela ne nous encourage guère à continuer. La marchandise à Bordeaux est trop peu abondante pour deux steamers, et je crois que nous ne ferons plus aller "Gabrielle" à Bordeaux. Rien n'est décidé cependant. En attendant, "Séphora" a quitté Bordeaux pour Le Havre le 18 à 2 heures. Et, pour son retour, vous pouvez arrêter de la marchandise, supprimant la faculté que je m'étais réservée de transborder au Havre. [...] Veuillez me dire quel prix de transport on vous paie par cheval net par navire. J'entends par là que la nourriture de ces animaux doit être assurée en sus de ce prix. Nous verrons comment ces chevaux arriveront au Havre et s'il y aura lieu à continuer ces transports. »

24 juin 1859
A Molles de Toulouse, Paris : « La hausse des frets en Angleterre a tellement augmenté le prix des charbons en Méditerranée que la Marine du gouvernement, le commerce et les grandes compagnies de navigation à vapeur cherchent le moyen de réduire l'énorme surcroît de dépenses que leur impose cette hausse. Des essais ont été faits des charbons indigènes, et, soit en les brûlant seuls, soit en les mélangeant avec les charbons anglais, on réussit aujourd'hui parfaitement à les utiliser pour le service des usines ou des bateaux à vapeur. Je puis donc vous affirmer, que, si vous réussissez à amener à Marseille, Cette [Sète] et Toulon, dans des conditions de prix raisonnables, des charbons de nos bassins du Midi, propres à la génération de la vapeur, il me sera facile de leur trouver des débouchés suivis, réguliers et très importants... »

30 juin 1859
A Cellier & Paran, Hambourg : « Je réponds à votre lettre du 28 courant. J'accepte les bonnes espérances que vous me donnez pour notre ligne de 2 steamers et, pour en faciliter la réalisation, vous pouvez dire à vos chargeurs de Bordeaux et de Hambourg qu'ils peuvent compter sur la continuation régulière de cette ligne jusqu'à cet hiver. Travaillez donc à nous assurer de bonnes sorties de votre port. »

7 juillet 1859
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « Vous recevrez aujourd'hui de Schacher une lettre qui vous sera agréable au sujet de "Lucien". II compte sur un assez beau fret pour Saint-Pétersbourg. »

11 juillet 1859
De Justin Worms & Cie, Comptoir d'escompte de Metz : Relevé de compte.

12 juillet 1859
A Paul Cruzel, Hte Worms Marseille : « La paix est signée. Impossible de rien prévoir de l'influence de ce fait heureux sur le cours des frets. »

13 juillet 1859
A M. Fletcher, Liverpool : « Toulon. La paix est signée ; je pense donc que les affaires de la Marine française vont être nulles. »

16 juillet 1859
D'Édouard Rosseeuw, à T. C. Muston - Hte Worms Gênes : Suivi des opérations de navigation et charbons...

19 juillet 1859
Au chemin de fer de Séville à Xérès et de Cadix à Puerto Real : En réponse à sa demande du 25 mai 1859, proposition pour 750 tonnes de Cardiff et 750 tonnes coke Newcastle.

21 juillet 1859
A Henry Josse, Hte Worms Grimsby : « Lenormand. J'ai eu sa visite aujourd'hui ; nous avons causé longuement des affaires marchandises de Grandchamp et de celles que nous espérons pour La Havane. Lenormand a appelé toute mon attention sur votre organisation pour le service de la marchandise, arrimage spécialement, et, quoique de bonne amitié pour vous, il vous fait des reproches qui [...] m'ont paru sérieux et dont vous vous obstinez à ne pas tenir compte. Cela, cependant, a une grande importance et cette négligence des soins et détails peut tout simplement vous faire perdre l'agence des nouvelles lignes ou faire détourner ces lignes de Grimsby. Je vous recommande donc tout particulièrement et de la manière la plus formelle, M. Josse, d'apporter toute attention à ces détails, de tenir compte des justes observations de Lenormand et de prendre toutes mesures nécessaires pour que les services, qui nous sont confiés ou que nous espérons, ne laissent rien à désirer. Prenez des ouvriers spéciaux, arrangez tout enfin de manière à éviter toutes plaintes à l'avenir. Je vous le répète, j'attache toute importance à cette question. »

22 juillet 1859
A Cellier & Paran, Hambourg : « M. Smith, de Cardiff, m'a fait part que vous lui faisiez adresser un navire à charger pour Rio, compte de la Maison Limpricht. Je vous remercie de cette nouvelle preuve de votre bon vouloir à amener des affaires à ma maison et j'espère que vous réussirez dans ce sens auprès de vos armateurs, aux Compagnies de steamers de Hambourg. Je suis convaincu qu'en nous entendant bien nous pouvons donner de l'importance à nos relations par Cardiff et Grimsby, et de mon côté, j'y ferai tous mes efforts. »

23 juillet 1859
A L. Deman, Dunkerque : « Indes, Madras. Je puis donner du fret pour ces parages comme suit : - chargeant à Cardiff, rails - chargeant à Londres, rails, traverses de bois pour chemin de fer. »

30 juillet 1859
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « Mallet doit vous écrire pour les navires que nous devons expédier sur la Russie. Y a-t-il inconvénient à prendre un navire anglais ? J'espère en trouver un convenable et qui nous permettrait de ne plus interrompre notre ligne de Hambourg où les retours sont très abondants. »

2 août 1859
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : "Gabrielle". « Votre décision de laisser ce vapeur sur la ligne de Hambourg me fait le plus grand plaisir... C'eût été une grande faute de compromettre une affaire déjà bien en train et de nous aliéner tous les chargeurs pour l'appât d'un voyage peut-être très beau. "Lucien". Si ce steamer doit encore à ce voyage ne pas trouver de sortie pour France à Saint-Pétersbourg, ne pourrait-on pas chercher par avance un retour pour Hambourg et dans ce port il trouverait sans doute bon fret pour Havre et Bordeaux. Cela vaudrait mieux que Londres et Grimsby. »

3 août 1859
A J. O. Murray, Manchester : « Je vois avec plaisir par votre lettre du 1er courant que vous avez indiqué, par vos bulletins de la ligne de la Havane, Josse comme agent. M. Gamble comprendra facilement que cette agence est beaucoup mieux placée dans les mains de Josse que dans celles de l'Anglo-French, mais ce qui devra le décider à y renoncer, c'est que je vous autorise à lui dire que l'idée de faire toucher les steamers à Grimsby m'appartient, que c'est moi le premier qui a décidé Stoman et MM. Herven à adopter cette combinaison. »

11 août 1859
D'Édouard Rosseeuw, à T. C. Muston - Hte Worms Gênes : Affaires courantes.

12 août 1859
A la Compagnie des chemins de fer du nord de l'Espagne : En réponse à sa demande, H. Worms lui indique les conditions auxquelles il pourrait lui livrer du Cardiff à Saint Sébastien.
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « N'insistez plus pour "Gabrielle" sur Saint-Pétersbourg puisqu'il est convenu entre Mallet et moi que nous n'altérerons en rien le service de Hambourg. »

13 août 1859
D'Édouard Rosseeuw, à T. C. Muston - Hte Worms Gênes : Ordre sur Porto Torre.

13/16 août 1859
D'Édouard Rosseeuw, à T. C. Muston - Hte Worms Gênes : Affaires courantes. « Cuivre. Je suis tout à fait étranger à ce commerce, très spécial et très difficile. Je ne m'occuperai donc pas de la fourniture prochaine à la Marine sarde mais je pourrai peut-être décider des marchands de métaux français à me confier leurs intérêts à Gênes si l'un deux reste adjudicataire : je m'en occuperai. »

16 août 1859 ou 16 août 1858
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : Russie. « Le voyage de "Blanche" [en Russie] est convenu entre Grandchamp et moi. »
Madame veuve Edmond Heuzé, Rouen : Liquidation de la succession d'Edmond Heuzé dans la société Worms Heuzé & Cie.
De V. [Bonnet] ou Fautrel, Le Havre : Envoi de chartes-parties.

17 août 1859
De Wolff & Cie, Comptoir d'escompte de Nancy : Relevé d'opérations.

20 août 1859
Au conseiller d'État, directeur général de l'administration des douanes, tabacs, Paris : « Pensant que depuis quatre mois la régie a pu faire des achats [en Russie] auxquels elle ne songeait pas alors, je prends la liberté de rappeler à votre souvenir que mon service de steamers se continue de Bordeaux et Le Havre à Cronstadt... »

24 août 1859
A Vve Couillard Fautrel, ses Fils et Neveu, Le Havre : « Je vous engage à adresser à ma maison de Bordeaux un petit chargement de vos briquettes de Swansea pour votre compte. Elle saura en tirer le meilleur parti possible et quand elle aura pu juger par elle-même et par les observateurs de divers acheteurs, la qualité de ce combustible, je trouverai bien moyen de créer des débouchés, soit sur le marché de Bordeaux, soit à d'autres destinations. »

29 août 1859
A Vve Couillard Fautrel, ses Fils et Neveu, Le Havre : « Je vous confirme ma lettre du 26 et viens vous prier de mettre, à la disposition de M. Smith de Cardiff, un petit chargement de vos briquettes de Swansea pour lequel il va se procurer un navire, destination de Bordeaux. »

30 août 1859
A M. Roubeau, Pointe à Pitre : « J'ai vendu à la maison Régis & Cie de Marseille quelques chargements charbon livrables en votre port... Je vous remettrai les chartes parties vous priant de régler pour mon compte avec les capitaines. »

1er septembre 1859
A Arthur Pring, Hte Worms Newcastle : « Je remets une lettre d'introduction auprès de vous à M. Mercier, directeur de la Compagnie des mines à Huelva. Cette Compagnie a éprouvé bien des mécomptes dans les consignations qu'elle a faites depuis deux ou trois ans à Newcastle, de ses minerais de cuivre, et le but du voyage de M. Mercier est principalement d'étudier sur les lieux les moyens de remédier aux erreurs ou aux abus qui ont pu se produire. Vous devrez, en tout ce qui vous sera possible, aider Monsieur Mercier dans ses investigations et lui procurer tous les renseignements qu'il recherche. »

2 septembre 1859
A Ch. Laffitte, président du conseil administration du chemin de fer Victor Emmanuel, Paris : Proposition pour livraison à Gênes d'ici fin de l'année 2.000 à 4.000 tonnes charbon Cardiff, mais lui propose pour ses convois de marchandises d'employer charbon de Grimsby qui réunit les qualités des charbons Cardiff, excepté qu'il produit beaucoup de fumée mais ne laisse que 8 à 10 % menus.

3 septembre 1859
De Théodore Frome, Naples : « La Compagnie de navigation à vapeur des Deux Siciles doit incessamment procéder au renouvellement du marché des charbons pour l'année prochaine et, comme je suis intimement lié avec plusieurs membres de l'administration, je me flatte d'en obtenir la préférence... Je suis persuadé que cette affaire vous convient plus qu'à tout autre, étant vous-même le fournisseur de la Compagnie à Marseille, Gênes et Civitavecchia... »

6 septembre 1859
A Muston Fils, Gênes : « Il ne me convient pas de demander des attestations aux chemins de fer que je fournis, mais voici quelques lettres qui prouvent mes relations avec diverses lignes : Cordoue à Séville, Séville à Xérès, Nord de l'Espagne, Paris-Orléans-Bordeaux, chemin du Midi (Bordeaux à Sète et Espagne), Madrid à Saragosse (30.000 tonnes). »

9 septembre 1859
A A. Grandchamp Fils, Rouen : « Votre lettre du 6 de ce mois me remet le relevé de vos écritures au 30 juin dernier. Il résulte de ces comptes que les bénéfices nets de l'année s'élèvent à F 67 442,20, répartis comme suit : au crédit de M. Grandchamp : 34.948,13 ; au crédit de M. Worms : 17.474,07 ; au crédit du compte réserve : 15.000,00 ; F 67.422,20. Quoique ce résultat ne soit pas en rapport avec le chiffre de vos affaires de l'année, nous ne devons pas moins nous féliciter d'avoir pu lutter contre une concurrence aussi vive et de l'avoir soutenue sans faire de sacrifice. Espérons, dans l'année qui se présente sous de meilleurs auspices, il devra y avoir quelques bonnes chances qui nous dédommageront des faibles résultats des années écoulées. »
A Fletcher & Cie, Liverpool : H. Worms recommande M. Mercier, de la Compagnie des mines de Huelva, espérant qu'il puisse en résulter des affaires pour eux.

10 septembre 1859
A Henry Josse, Hte Worms Grimsby : « Espérons que vos charbons trouverons un prix raisonnable à Cronstadt. »

14 septembre 1859
A W. S. Lindsay & Co., Londres : « J'apprends par ma maison de Marseille qu'un service régulier s'établit entre ce port et New York par les steamers "Tynemouth" et "Robert Lowe" et que vous avez la haute direction de cette entreprise. Je viens vous proposer de vous fournir les charbons. »
A Ch. Laffitte, président du conseil administration du chemin de fer Victor Emmanuel, Paris : « En suite de la conversation [accord verbal] que j'ai eue avec vous je m'engage à vous livrer à Gênes deux chargements charbon Cardiff au prix de... »
A Muston Fils, Gênes : « Marine française embarrassée de ses excédents de charbon à Gênes et Marseille et veut les expédier aux destinations suivantes : Hongkong, Shanghai, Cayenne, Saint Louis du Sénégal, Gabon, Réunion, Papèiti. Voyez si dans votre port vous trouverez des navires disposés pour ces voyages et vous vous entendriez avec Cruzel, car c'est à Marseille que se traiteraient ces affaires. »

16 septembre 1859
A W. S. Lindsay & Co., Londres : « La marine française demande 3/4.000 tonnes charbon à expédier d'Angleterre à Woosung, rivière de Shanghai. Je vous propose de faire cette affaire de compte à demi entre nous. »
A John Pirie & Co., Londres : Même objet que la lettre de même date à W. S. Lindsay & Co..

19 septembre 1859
A John Pirie & Co., Londres : Accuse réception de leur lettre du 17 par laquelle ils acceptent le compte à demi pour 3 à 4.000 tonnes à livrer à Woosung à Marine française (Lindsay refuse) mais toutes les offres sont rejetées (trop élevées). Il y a entente entre les 2 gouvernements et la Compagnie Péninsulaire ; la Marine française ajourne sa démarche. H. Worms avise Ed. Rosseeuw de s'abstenir (affaire dangereuse). Rosseeuw avise donc Pirie qu'il se bornera à agir pour leur compte si cela leur convient.

24 septembre 1859
Au Chemin de fer de Cadix à Séville, Madrid : Lui renouvelle propositions du 25 mai faites à Paris et restées sans réponse. L'affaire est donnée ailleurs. Regrets d'H. Worms qui a fait ses offres au moment où les frets étaient en forte hausse par suite de la guerre balte. Il reste à leur disposition pour l'avenir.
Au ministre de la Marine et des Colonies, Paris : « En réponse à la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser le 15 courant sous le n° 753, je m'engage à vous livrer à Woosung (rivière de Shanghai), aux conditions des derniers marchés, 2.000 à 3.000 tonnes de charbon de terre au prix de F 104,95 le tonneau de 1.000 kilogrammes. L'expédition de cette quantité devrait avoir lieu moitié avant le 31 octobre prochain, et le complément avant le 15 du mois suivant. »
A John Pirie & Cie, Londres : « Je viens vous accuser réception de votre lettre de ce jour, rédigée par votre sieur Challis et relatant les conditions arrêtées entre nous pour une fourniture à faire à la Marine française, de 2.000 à 3.000 tonnes charbon à livrer à Woosung. Nous sommes d'accord sur ces conditions et, en conséquence, je dépose ce jour ma soumission dans les bureaux de la Marine au prix de F 104,95 la tonne de 1.000 kilogrammes, composée comme suit :... »

26 septembre 1859
A Ch. Laffitte, président du conseil administration du chemin de fer Victor Emmanuel, Paris : même engagement que celui du 14 septembre à la suite d'un accord verbal.
A E. Schmidt, ingénieur directeur de la Compagnie royale asturienne : Il s'est adressé à H. Worms sur les indications de Ybarra Frères & Cie. M. Worms lui donne indications pour fourniture de charbon (Cardiff, Newcastle). Il lui recommande charbon de Grimsby qui brûle a longues flammes, résiste beaucoup plus au feu que le Newcastle et même que le Cardiff et ne rend que 8 à 10 % de menus ; comparativement au Newcastle le prix du fret est plus bas et compense à peu près la différence du prix d'achat. « Ce charbon présente une notable économie et je l'emploie exclusivement à bord de mes steamers. »
A Juan Amana, Bilbao : « Sous les auspices de MM. Ybarra frères & Cie, de votre Ville, je prends la liberté de vous faire mes offres de service pour les charbons anglais nécessaires à votre service de bateaux à vapeur. Ma maison est établie depuis 10 ans à Cardiff, Newcastle-on-Tyne et Grimsby, près Hull. Je fournis tous les charbons à la Compagnie des Messageries impériales, et de larges quantités à la Marine de France. Tels sont mes titres à votre confiance. Si vous voulez bien me faire connaître les espèces de charbons que vous préférez pour votre service, les quantités dont vous avez besoin et les époques de livraisons, je m'empresserai de vous faire mes propositions, soit franco à bord en Angleterre, fret à votre compte, soit à prix ferme, rendu sous vergues dans votre port, soit coût fret et assurance à mon compte. » Même lettre à Pedro de la Colina à Bilbao, Sampelayo Mendezina & Cie à Bilbao et M. Poydenot à Bayonne.

4 octobre 1859
A John Chapman & Cie, Londres : « Shanghai. J'avais fait une soumission à notre Marine pour 3.000 tonnes à un prix très raisonnable et le prix de fret m'était garanti. Notre Marine a repoussé toutes les offres faites et, le même jour, votre P. & O. Cy et votre Royal Navy repoussaient aussi toutes les soumissions. Il était donc évident qu'il y avait convention entre les trois partis... Une seule et bonne chose serait à faire. Ce serai d'offrir aux deux marines et la P. & O. de se charger de toute la fourniture pendant toute la guerre, restant ainsi seul maître du marché. Malheureusement, M. Worms est absent. »

5 octobre 1859
D'Édouard Rosseeuw, à T. C. Muston - Hte Worms Gênes : Affaires courantes.

6 octobre 1859
De Justin Worms & Cie, Comptoir d'escompte de Metz : Relevé d'opérations.

10 octobre 1859
A J. R. Smith, Hte Worms Cardiff : « J'ai visité Bordeaux, Marseille, Gênes, Milan, Venise et Trieste... Bordeaux. La consommation de charbon Cardiff est peu importante en dehors des besoins des chemins de fer... Marseille. La Compagnie des Messageries renonce au charbon Cardiff, elle a traité pour une longue durée un marché avec la Grande Combe pour des charbons français... Gênes. La brusque conclusion de la paix a eu pour ce port des résultats fâcheux... Milan. J'ai vu M. Diday, le directeur du Lombard Vénitien... je l'ai quitté avec la promesse qu'il nous adressera des ordres... Venise. En dehors des besoins du Lombard Vénitien, sa consommation est peu importante... Trieste. J'ai eu la chance de rencontrer MM. Schroider, Morpugo et Haymaner, tous trois administrateurs de la société de navigation du Lloyd autrichien... Pour juger de la qualité de nos charbons, ils m'ont donné ordre de leur expédier un navire de 4 à 500 tonnes pour Trieste. Si le charbon leur convient, ils vous remettront des ordres pour divers ports de la Méditerranée et mer Noire... A Trieste, il y aura aussi des fournitures à faire pour la Marine autrichienne... »
D'Édouard Rosseeuw, à T. C. Muston - Hte Worms Gênes : Affaires courantes.

12 octobre 1859
A J. R. Smith, Hte Worms Cardiff : Chine. « Les bureaux de la Marine gardent un profond secret. Je ne sais rien, si ce n'est qu'il n'y a rien pour nous. »
H. Worms a été questionné pour savoir s'il lui conviendrait d'établir un dépôt de charbon de Cardiff à Santander pour l'approvisionnement des steamers.
A A. de Gessler, Santander : « Vos associés de Hambourg, Frédéric Heeren & Cie, ont eu l'obligeance de s'adresser à ma maison de Grimsby pour savoir s'il pourrait me convenir d'établir un dépôt de charbon Cardiff sur votre place dans le but d'approvisionner vos steamers de la Havane, et aussi les nombreux steamers qui touchent à Santander pour le voyage des côtes. » Demande de renseignements.

13 octobre 1859
De Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « Nous vous confirmons, Monsieur, notre lettre d'hier et venons vous informer de l'expédition aujourd'hui des deux steamers, "Lucien et "Séphora", le premier pour Saint-Pétersbourg, le second pour Hambourg... Nous ne pourrons expédier "Gabrielle" pour Bordeaux qu'après-demain... Nous vous avons envoyé la copie de notre lettre à M. Grandchamp pour les instructions et l'autorisation données à Messieurs [Fiedler] de payer les frais de sauvetage pour "Blanche" en se remboursant sur nous du montant de ses débours... »

14 octobre 1859
A Rossi & Cie, Gênes : « Ainsi que nous en sommes convenus dans notre entrevue à Gênes, je viens vous relater, Messieurs, par la présente lettre, les conditions auxquelles je m'engage à vous fournir les charbons Cardiff menus dont vous avez l'emploi. Et je vous donne avis que, pour parer à vos premiers besoins, j'ai déjà, depuis quelques jours, passé à ma maison de Cardiff, un premier ordre de 1.000 tonnes environ. J'espère que le fret ne dépassera pas 15 à 15/6 la tonne. »

15 octobre 1859
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « Sans lettre de vous, je vous confirme la mienne d'hier. Vous trouvez sous ce pli deux lettres d'un M. Descole de Barcelone, avec lequel Paul, de Marseille, a établi quelques relations. Descole se dit bien appuyé et avoir derrière lui des capitaux tout prêts pour monter une ligne régulière entre Barcelone et Cette [Sète], pour se rattacher au mouvement des Chemins de fer du Midi. Paul lui a parlé de nos steamers et nous pourrons peut-être en vendre là deux ou trois. J'ai parlé du prix de F 300.000, chaque, nous restant engagés dans la nouvelle Compagnie pour un quart de la valeur de nos steamers, soit F 75.000 en actions sur chacun. Descole, comme vous le voyez dans sa correspondance, parle toujours de la moitié du prix des steamers, à nous être payée en actions. Veuillez examiner cette affaire avec le soin qu'elle mérite, et nous verrons à en causer ensemble le plus tôt possible. »
A Paul Émile Vautier, Lyon : « J'ai eu l'honneur de vous faire visite à Lyon, il y a quelques années, dans le but de traiter avec vous, Monsieur, de la fourniture des charbons à gaz nécessaires aux diverses usines d'Italie qui sont sous votre direction... J'aurai l'honneur de vous faire visite jeudi prochain, conservant l'espoir que dans cette nouvelle entrevue, je pourrai vous décider à écouter favorablement les propositions avantageuses que je compte vous faire pour ces fournitures de charbon. »

19 octobre 1859
De Hantier Mallet & Cie, Le Havre : Opérations comptables. « Nous avons une lettre de Schacher nous informant qu'il écrit à Cellier & Parran de lui renvoyer "Séphora" le plus vite possible parce qu'il a du fret à Bordeaux à lui donner. Comme nous ne partageons pas cette manière de voir, nous lui avons télégraphié que nous l'engagions à dire par dépêche à Cellier & Parran de garder "Séphora" au besoin jusqu'au 25 parce que, très probablement, il fera un mauvais retour de Hambourg et certainement un mauvais fret de sortie d'ici si ce bateau revient de suite. »

20 octobre 1859
A Arthur Pring, Hte Worms Newcastle : Lloyd autrichien. « Inclus lettre que veuillez tourner en anglais et adresser au Lloyd autrichien. Je tiens déjà son ordre à Cardiff et espère en obtenir pour vous et Josse. » La lettre incluse est une lettre d'offres pour des charbons à vapeur adressée aux membres du conseil d'admission de la société de navigation à vapeur du Lloyd autrichien à Trieste, il y est stipulé : « Ces charbons dont Hypolite Worms vous a entretenus lorsqu'il a eu l'honneur de vous voir à Trieste, sont de nos meilleures mines, et ceux qu'il livre exclusivement à la Marine française et aux Messageries impériales ». Elle contient les cours des frets pour diverses destinations susceptibles d'intéresser le Lloyd : Trieste, Corfou, Pirée, Alexandrie, Beyrouth, Constantinople, Odessa, Galatz, Trébizonde, etc.)
A Henry Josse, Hte Worms Grimsby : lettre du même genre.

22 octobre 1859
A M. Diday, directeur de l'exploitation des Chemins de fer lombards vénitiens en Italie centrale : « Conservant l'espoir que vous avez bien voulu me donner de renouer mes relations avec vous, pour la fourniture des charbons nécessaires à votre exploitation, je viens aujourd'hui vous formuler les prix et conditions auxquelles... »

23 octobre 1859
De Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : Chemin de fer du Midi. Projet de ligne entre Bordeaux et Liverpool (3 voyages mensuels sans escale). H. Worms a offert de louer ses steamers 13.000 F par mois alors que M. Petit, du Midi, en offre 10.000 F. « Je crois néanmoins que le Midi a besoin absolu de quelqu'un qui entreprenne cette ligne et qu'il y aura moyen d'arriver à un arrangement. M. Petit ne demande pas des vapeurs français. Des anglais feront parfaitement son affaire et il pense que, si vous cherchez autour de vous en Angleterre, vous trouverez facilement à affréter 2 steamers à F 10.000. M. Petit s'engagera de donner l'agence des vapeurs en Angleterre et en France à vos agents et de les payer selon les usages et il partagera les bénéfices avec vous. Mais il ajoute : " Pas à moitié certainement, mais dans une autre proportion ". »

24 octobre 1859
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : Suite aux ouvertures faites, le 23 octobre, à G. Schacher par le Chemin de fer du Midi pour la création d'un service Bordeaux Liverpool et vice versa. H. Worms, ne voulant « s'immiscer en rien dans le trafic », estime ne pouvoir mettre ses steamers à disposition du Midi dans les conditions proposées par celui-ci. Il accepterait de les fréter avec la faculté pour lui d'employer éventuellement des steamers étrangers qu'il affréterait (pour le cas où pendant la durée de l'engagement pris avec le Midi il trouverait un emploi plus utile pour ses navires sur Hambourg ou Russie, il aurait alors cherché des remplaçants en Angleterre pour le Midi). H. Worms propose départ tous les 10 jours, assuré par deux vapeurs à hélice.

26 octobre 1859
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « Midi. D'après la manière dont je comprenais l'affaire, je n'avais pas à examiner les résultats probables du trafic de la ligne projetée. Mais, du reste, tout arrangement devient impossible par la prétention de M. Petit, que Schacher m'a fait connaître ce matin, soit de ne s'engager que pour trois mois et renouveler ainsi de trois mois en trois mois. Je n'ai donc pas eu besoin de télégraphier à ce sujet comme vous le demandiez. Je dis à Schacher de répondre qu'il n'y a rien à faire, dans ces termes, avec nos steamers mais que je verrai à faire un arrangement avec bateaux étrangers. Voilà donc encore un emploi de nos steamers qui nous échappe et je le regrette en présence des tristes résultats que nous en obtenons. Je vous débite de... »
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « Midi. Je vous répète que je n'ai pas à examiner si la ligne est bonne ou mauvaise et que je suis bien décidé à me borner au rôle de prêteur de navires sans exiger de partager des bénéfices avec moi, au-dessus du prix convenu. La prétention de M. Petit de ne s'engager que pour trois mois, et de 3 en 3 mois, rend l'affaire impossible avec nos steamers français. Vous comprenez que je n'irai pas interrompre nos services, péniblement montés, pour quelque chose d'aussi incertain. Je verrai donc à me procurer des steamers anglais et je les louerai à M. Petit par 3 mois, avec faculté de continuer de 3 mois en 3 mois. En résumé, répondez à M. Petit : 1°) que je ne puis mettre mes steamers à sa disposition dans ces termes de 3 mois, mais que, soit avec ces steamers, soit avec d'autres étrangers, je m'engagerai à lui faire un service de Liverpool à Bordeaux - 3 mois en 3 mois - sans partage de bénéfices - moi restant totalement étranger au trafic. Fret charbon de Liverpool à Bordeaux F 10 ou F 11 la tonne, vous déciderez vous, Monsieur Schacher, ce prix. Steamers à ma consignation à Bordeaux et à Liverpool ainsi que l'agence à moi réservée. Escale au Havre, si mes bateaux sont employés mais impossible avec des étrangers. »

28 octobre 1859
De Hantier Mallet & Cie, Le Havre : [Seule la page 1 a été scannée ; les suivantes sont introuvables.]

29 octobre 1859
D'Edmond Klose & Cie, Strasbourg : Relevé de comptes.

2 novembre 1859
A Léon Talabot, président du conseil d'administration des Mines de la Grande Combe, Paris : Commande de quelques milliers de tonnes de charbon à livrer à Marseille. H. Worms expose son intention de coopérer, par ses relations et sa spécialité des transports maritimes, à l'écoulement par voie d'exportation des charbons indigènes. Comme point de départ, il envisage l'approvisionnement de l'Espagne et de l'Italie, il commencerait par expédier de ces charbons à Gênes, soit à Venise pour les chemins de fer Lombards Vénitiens, et à Alicante pour le chemin de fer de Madrid, et quelques lignes de steamers.

3 novembre 1859
A Girona Frères, Barcelone : « Ma maison de Cardiff me transmet la lettre que vous avez bien voulu lui adresser. Je ne suis point disposé à traiter avec vous le transport en 4 ou 5 mois, des 20.000 tonnes rails que vous avez à tirer de Cardiff. Un pareil contrat présente trop de dangers surtout dans les circonstances politiques actuelles... Je crois beaucoup plus prudent pour nous deux de traiter cette affaire par commission, soit que vous me chargiez exclusivement de vous procurer les navires nécessaires à vos transports. J'ai moi-même déjà 2.000 à 2 500 tonnes charbon à transporter par mois à Alicante, il serait de notre intérêt commun à concentrer en mes mains le soin de ces affrètements pour destinations voisines et de diminuer ainsi la concurrence. »

5 novembre 1859
A Léon Talabot, président du conseil d'administration des Mines de la Grande Combe, Paris : Il obtient une réponse favorable à sa proposition en date du 2 novembre. Toutefois, l'entreprise lui semble s'adresser plus à l'avenir qu'au présent. Il faudrait pour la réussir recourir à des screw-colliers qui pourront en quelques heures satisfaire aux besoins de Gênes, Barcelone, Alicante et de l'Algérie  mais ces navires ne pourront être employés avantageusement qu'à la condition d'être chargés rapidement et qu'en conséquence la compagnie établisse au lieu d'embarquement, le nombre de spouts nécessaires. H. Worms s'engagerait alors à affecter à ces transports un ou plusieurs navires appropriés.

7 novembre 1859
A Henry Josse, Hte Worms Grimsby : « J'aurais emploi d'un ou deux steamers, l'un pour porter des locomotives du Havre pour Santander, l'autre pour aller en Méditerranée pour porter du matériel pour compte espagnol sur les cotes du Maroc. Voyez la compagnie Anglo-French et si elle a des steamers disponibles, qu'elle me fasse une proposition. »

8 novembre 1859
D'Édouard Rosseeuw, à T. C. Muston - Hte Worms Gênes : Affaires courantes.

11 novembre 1859
A Paul Cruzel, Hte Worms Marseille : « Ventes. Oui, c'est une bonne chance d'avoir colloqué 1 500 tonnes au gouvernement espagnol, mais cette chance peut se représenter encore tout prochainement pour ce gouvernement ou tout autre. »

17 novembre 1859
A M. Surell, Chemin de fer du Midi, Paris : Ligne Bordeaux-Liverpool. « Résumant les diverses propositions... je m'engage à établir pour compte de la Compagnie des chemins de fer du Midi un service régulier de navigation à vapeur, de Bordeaux à Liverpool et vice-versa. Les départs devront avoir lieu de chaque port tous les dix jours... sans garantie précise de ma part à cet égard. Cette ligne sera desservie par deux steamers devant remplir les conditions suivantes... »
A T. C. Muston Fils, Gênes : « Le Chemin de fer du Midi - Cette [Sète] à Bordeaux est en pourparlers avec moi pour un service de steamers de Liverpool à Bordeaux. La Compagnie a des agences en Italie pour lui amener de la marchandise à Cette [Sète]. A Gênes, elle a pour agent un M. Lagier, mais elle a pour lui un autre emploi et me chargerait volontiers de ses intérêts à Gênes. Pour couler la question à fond, il faut causer verbalement et je comptais vous prier de vous rendre à Bordeaux, mais votre absence aurait ses inconvénients et j'ai décidé avec M. Petit, le chef du mouvement commercial du Midi, de lui adresser en votre lieu et place M. B[...]. [...] Je prie donc M. B[...] de se rendre à Cette [Sète] par le premier bateau à vapeur en partance de votre port, de manière à se trouver à Bordeaux le vendredi 25 courant. Si M. Petit, souvent absent, n'était pas au rendez-vous, M. B[...] l'attendrait un jour ou deux - c'est convenu. Avant le départ de M. B[...], voyez ensemble à vous renseigner le plus possible sur ce mouvement possible des produits de l'Italie. 

21 novembre 1859
A M. de Lapeyrière, Chemin de fer du sud de l'Autriche, Vienne : Proposition pour fourniture de 10.000 à 15.000 tonnes, partie à Venise pour les chemins de fer d'Italie et partie à Trieste pour les lignes autrichiennes, à la suite d'ouvertures qui ont été faites par M. Desgranges à A. Grandchamp & Fils.
De P. V. Trotel, Camaret, à Hantier Mallet & Cie, Le Havre : Sur sa traversée à bord du "Séphora", dont il est capitaine, et la nécessité de faire relâche dans le port de Camaret.

23 novembre 1859
De Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « "Lucien" a mis 25 heures de Londres à Grimsby. Voilà un bateau heureux comme navigation. Le retard de "Blanche" nous fait craindre une nouvelle relâche, c'est un voyage malheureux comme navigation d'un bout à l'autre. "Séphora" fait les plus beaux frets et par contre a constamment des relâches et cette irrégularité est vraiment très fâcheuse... il est vrai qu'on n'est pas maître de la mer. »

28 novembre 1859
A M. Breitwilser de Gênes, Bordeaux : « Dans une de mes dernières lettres à M. Schacher, je l'avais chargé de vous dire de ne stipuler, avec le Chemin de fer du Midi, aucune condition pour son agence à Gênes, à confier à notre maison. J'espérais alors conclure avec cette Compagnie quelques autres arrangements avantageux. Mais, ces affaires ne pouvant pas se réaliser, je dois changer mes instructions. Donc, lorsque vous aurez causé avec l'agent du midi, M. Petit, et lui aurez fourni tous les détails qu'il attend de vous, vous aborderez la question des avantages à assurer à la maison de Gênes, et vous demanderez [...] comme venant de vous-même. [...] »
De Justin Worms & Cie, Comptoir d'escompte de Metz : Relevé de comptes.

29 novembre 1859
D'Edmond Klose & Cie, Strasbourg : Relevé de comptes.

30 novembre 1859
A Hantier Mallet & Cie, Le Havre : « Il se présente peut-être une occasion de caser un de nos steamers pour 3/4 ans avec un emploi régulier. Un Monsieur de Lustrac de Bordeaux est en marché avec le port de Brest pour y vendre aux ponts et chaussées des quantités considérables de chaux hydraulique. Il me demande de me charger des transports de Bordeaux à Brest. De Brest à Bordeaux : rien, mais on pourrait aller à Grimsby ou Cardiff prendre du charbon pour Bordeaux. »

2 décembre 1859
A John Pirie & Co., Londres : « La marine refuse toute offre pour Singapour. Elle prétend que les besoins de son service sont assurés. Pour la Chine elle continue les expéditions de la Méditerranée. Elle écoule ainsi des charbons qu'elle avait à Gênes et à Toulon. Les besoins pour le Cap de Bonne Espérance sont aussi remplis. »
A John Chapman & Cie, Londres : H. Worms et ses agents de Cardiff, Newcastle et Grimsby voient la nécessité d'avoir à Londres un agent central qui aurait pour mission de surveiller toutes les affaires charbons et transports qui se produisent chaque jour dans cette ville. Il serait à l'affût de toutes les fournitures à faire soit à la Marine soit à l'État soit aux grandes compagnies anglaises de navigation. Il demande à John Chapman s'il peut lui convenir de prendre la haute direction de cette affaire. L'agent de Worms s'installerait dans les bureaux de John Chapman, n'agirait que d'après ordres de Worms ou de ses agents et avec approbation de Chapman dans toute affaire qui nécessiterait le conseil de son expérience.
A Léon Talabot, président du conseil d'administration des Mines de la Grande Combe, Paris : V. Roux, agent commercial de la société de la Grande Combe, fait savoir à H. Worms que la Compagnie est dans l'obligation d'écouler chaque jour le résultat du travail quotidien et ne peut mettre à sa disposition des charbons selon des occasions irrégulières d'affréter des navires à voile. La Compagnie ne pourrait s'engager que pour une demande régulière et précisée à l'avance. Ils étudient les possibilités d'un transport par steamers affectés spécialement à un service régulier, mais sont arrêtés aussitôt par la question prix. La Compagnie demande un délai de 6 jours pour charger alors qu'en Angleterre 1 jours ½ ou 2 jours suffisent.

5 décembre 1859
A la Compagnie des chemins de fer de Madrid à Saragosse et Alicante, Paris : Proposition pour fournitures pendant le cours de 1860.

6 décembre 1859
D'Edmond Klose & Cie, Strasbourg : Relevé de comptes.

7 décembre 1859 (vers)
Au directeur général de la grande Compagnie du chemin de fer russe, Saint-Pétersbourg : Proposition pour la fourniture de charbon de forge et pour locomotives. H. Worms lui rappelle que depuis que la Compagnie lui a confié le transport de ses rails, il s'est toujours efforcé de ménager ses intérêts dans les affrètements.
De Hantier Mallet & Cie, Le Havre : Traversée Bordeaux-Le Havre du "Séphora".

14 décembre 1859
A John Pirie & Cie, Londres : « Sans vous donner aucune espérance à peu près certaine d'affaires personnelles avec la Marine, je crois cependant qu'il y aurait moyen de lui faire accepter quelques chargements pour la Chine, en ce moment. Elle a écarté jusqu'à ce jour les propositions de commerce, craignant de faire concurrence aux ordres qu'elle avait donnés à ses consuls. Veuillez me dire si vous avez quelques navires en charge, à Cardiff de préférence, destination Woosung ou Chasang, touchant autant que possible à Hong Kong pour ordres. Vous me fixeriez votre prix comprenant coût, fret, assurance et [...]. »

16 décembre 1859
A J. R. Smith, Hte Worms Cardiff : Lloyd autrichien. « Je vois avec plaisir que la Compagnie a accepté le "M..." que vous lui aviez proposé... Le principal est de commencer et de satisfaire cet acheteur important. »

19 décembre 1859
A Pritchard et Monneron, Paris : Proposition en réponse à leur demande pour fourniture de 8 à 9.000 tonnes charbon au printemps dans un port de la Baltique.

22 décembre 1859
A Henry Josse, Hte Worms Grimsby : Arkhangelsk. « Je viens vous entretenir spécialement d'une affaire à laquelle j'attache importance à cause de la maison qui me la confie, et des commandes qui pourront nous en résulter. II s'agit d'aller chercher du bois de construction, d'une nature particulière, à l'extrême nord de l'Europe, au-delà d'Arkhangelsk - vers le 69° degré. J'ai pensé que, à Hull, le port par excellence pour bois, vous trouveriez plus facilement qu'ailleurs des navires propres à ces transports, qui devraient commencer avec le printemps. Veuillez donc aller aux renseignements et vous les procurer à sources certaines dans le but de me fixer quel prix de fret on demanderait pour ce voyage, par Standard et dans les conditions détaillées que relate la note incluse. [...] Pour votre gouverne, on cherche aussi des navires en Suède. Il faut donc que vos armateurs ne demandent que des prix raisonnables. »

24 décembre 1859
A Paul Cruzel, Hte Worms Marseille : Découragement de Cruzel devant les mauvais résultats des opérations de l'été. Désastre. Tableau chargé et noir du marché de Marseille. H. Worms croit qu'on pourra mieux réussir dans l'avenir avec un peu plus de prudence. « Vous avez su vous assurer une bonne position. »

Fin 1859
Affaires de navigation : H. Worms passe encore par des périodes d'espoir et de découragement. Fin 1859, devant des ouvertures faites à la Maison de Bordeaux pour la création d'un service Bordeaux-Liverpool et vice-versa il propose d'employer des steamers étrangers qu'il prendrait en affrètement et d'utiliser ses propres navires pour le trafic sur Hambourg et la Russie, mais il constate les tristes résultats obtenus par lui et par Hantier Mallet & Cie.

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