80 résultats

1859.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence. Il reprend notamment un important travail d'analyse effectué par la Maison Worms dans les chronos de correspondance – préalablement à la rédaction du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie –, et plus particulièrement, en ce qui concerne l'année 1859, dans :

  • les copies de lettres à la presse : n°123 – du 14 décembre 1858 au 2 janvier 1859 ; n°124 – du 2 janvier 1859 au 22 janvier 1859 ; n°125 – du 22 janvier 1859 au 11 février 1859 ; n°126 – du 11 février 1859 au 4 mars 1859 ; n°127 – du 4 mars 1859 au 24 mars 1859 ; n°128 – du 24 mars 1859 au 13 avril 1859 ; n°129 – du 13 avril 1859 au 2 mai 1859 ; n°130 – du 2 mai 1859 au 18 mai 1859 ; n°131 – du 18 mai 1859 au 4 juin 1859 ; n°132 – du 4 juin 1859 au 29 juin 1859 ; n°133 – du 29 juin 1859 au 15 juillet 1859 ; n°134 – du 15 juillet 1859 au 7 août 1859 ; n°135 – du 8 août 1859 au 27 août 1859 ; n°136 – du 27 août 1859 au 16 septembre 1859 ; n°137 – du 16 septembre 1859 au 7 octobre 1859 ; n°138 – du 7 octobre 1859 au 26 octobre 1859 ; n°139 – du 21 octobre 1859 au 15 novembre 1859 ; n°140 – du 15 novembre 1859 au 5 décembre 1859 ; n°141 – du 5 décembre 1859 au 26 décembre 1859 et n°142 – du 26 décembre 1859 au 14 janvier 1860 ;
  • et les doubles du courrier reçu par le siège, à Paris, entre 1855 et 1864.

Dans le cadre de cette étude, la correspondance sélectionnée pour son intérêt historique a été résumée ou reproduite en intégralité ou partiellement sur des fiches manuscrites, qui se comptent par centaines. Les lettres les plus significatives ont été dactylographiées. (Ces copies sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé – en bleu + soulignement.) Ces sources ont en outre été synthétisées et commentées dans les notes suivantes :

  • "Historique de la Maison Worms & Cie (1848-1874)", classé en 1948
  • "Historique de Worms & Cie - 1ère partie (1848-1877)" daté de janvier 1948
  • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale d'Alger (1851-1892)", classé en 1948
  • "Historique charbons (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd (1857-1874)", classé en 1948

A ce corpus sont joints des extraits de documents originaux conservés par la Maison et des renseignements provenant notamment :

  • des services administratifs : état civil et tribunaux de commerce...
  • des annuaires et études notariales...
  • de la presse, des revues et ouvrages d'histoire...

1859.01.01.A Georges Schacher - Hte Worms Bordeaux.Extrait

Origine : Copies de lettres à la presse n°123 - du 14 décembre 1858 au 2 janvier 1859 Paris, 1er janvier 1859 Monsieur G. Schacher Bordeaux Nos lettres d'hier se sont croisées. Je réponds de suite à ce qui, dans la vôtre, concerne Hambourg. Diverses propositions m'étaient faites déjà pour cette navigation. Je me décide à la tenter pour mon compte, non comme ligne régulière encore, mais par quelques voyages d'abord, avec "Séphora", qui, je compte, doit être à Bordeaux le 18/20 courant. Donc, dès samedi prochain, recueillez des engagements dans le sens que vous m'indiquez : "Séphora" (sauf fortune de mer) partant 31 courant, pour Hambourg direct - 500 tonnes au moins assurées par voyage - fret F 95 et 10 %. Six jours ouvrables pour décharger à Hambourg (moins si vous le croyez possible). S'il y a des glaces, le capitaine, après avoir attendu huit jours à [Cuhaven], aura le droit de décharger à Glugstadt le fret acquis au navire, comme déchargeant à Hambourg. Et, au retour, je ferai un voyage charbon à Grimsby - fret F 10. Une seule chose me tourmente, c'est le permis de navigation relatif aux machines. Il est expiré et doit être renouvelé à Bordeaux. Avez-vous le temps du 30 au 31 et avons-nous quelque chose à redouter des expériences nouvelles, à subir peut-être ? Dites-moi comment vous pensez pouvoir arranger cela. Midi. Voyez un peu ce qu'il pense de Hambourg, mais ne prenez encore aucun engagement. S'il a des retours sur Bordeaux, je pourrai m'en charger, lui affectant une des cales de "Séphora" - mais toujours prenant mon charbon à Grimsby. Recevez... Ne vous engagez avec vos chargeurs que pour deux voyages. Fin janvier et fin février.

1859.01.01.A Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Extrait

Origine : Copies de lettres à la presse n°123 - du 14 décembre 1858 au 2 janvier 1859 Paris, 1er janvier 1859 Messieurs Hantier Mallet & Cie Le Havre Je vous transmets la lettre et le compte que je reçois ce matin de Rodocanachi. Et, d'abord, l'agence de la Compagnie en vos mains doit être une chose considérable et vous assurerait un bon débouché de charbon. Mais surtout, nous devons trouver auprès de la Compagnie russe quelque moyen d'utiliser nos bateaux en bonnes conditions, si, mieux encore, nous ne réussissons à les lui vendre à un bon prix - ce que je préfère toujours à toute combinaison possible. Sans avoir le temps de bien les approfondir, voici les premières idées qui se présentent à moi. On pourrait louer nos trois bateaux à la Compagnie. [...] II y aurait aussi possibilité d'une participation, mais là, bien des questions surgiraient. Je n'ai pas grande confiance, surtout pour la première année, dans la gestion prudente et intelligente de Messieurs les administrateurs, mais aussi on pourrait s'emparer peu à peu de la direction réelle, tout en laissant les apparences aux administrateurs russes. Enfin, on nous fait preuve de confiance, on sait que nous avons de bons bateaux et que nous pouvons les garder sans pleurer misère et faire une concurrence au printemps prochain. Nous pouvons donc, sans trop nous monter l'imagination, dire qu'il doit sortir quelque chose de bon pour nous de cette ouverture amicale. Depuis quelques jours Schacher me presse pour l'affaire de Hambourg et les démarches de Albrecht (que Schacher ignore) et celle des courtiers de Hambourg me prouvent qu'il y a quelque chose à faire. Je me décide donc à essayer, mais par moi-même, employant Schacher à Bordeaux et les courtiers français (non [Dirck] bien entendu) à Hambourg. Veuillez donc dire à cet agent, qui vous a entretenu de l'affaire, de se trouver lundi à Paris et je m'entendrai avec lui. N'entrez dans aucun détail avec cet agent. Dites-lui seulement de venir me voir. Dès aujourd'hui je donne à Schacher ordre d'agir. [...]

1859.01.06.De C. Mautin.Police d'assurances du Séphora.Avenant.Original

Document original

1859.01.07.A Cellier et Paran.Hambourg.Extrait

Origine : Copies de lettres à la presse n°124 - du 2 janvier 1859 au 22 janvier 1859Paris, 7 janvier 1859Messieurs Cellier & ParanCourtiers de navires à HambourgAinsi que votre agent, M. Grosos, a dû vous en prévenir déjà, je me décide à expédier mon steamer "Séphora", que vous connaissez, de Bordeaux à Hambourg.Je le mets en charge pour partir dès que la navigation de l'Elbe permettra d'entreprendre ce voyage avec sécurité. Veuillez donc me tenir avisé à ce sujet.Vous pouvez donc annoncer au commerce de Hambourg ce premier voyage comme certain et agir de manière à ce que vos gros négociants en vins donnent leurs ordres à Bordeaux de charger sur "Séphora".Je vous consignerai mon navire, comptant à l'avance sur tous vos meilleurs soins au succès de l'opération. Le résultat de ce premier voyage m'indiquera si je dois établir une ligne régulière, à laquelle j'affecterai un ou deux steamers selon les besoins du commerce.Veuillez m'adresser le plus tôt possible un compte simulé de tous les frais, votre commission comprise, que j'aurai à supporter.Supposons : [...]Veuillez aussi, dès à présent, vous mettre en mesure de préparer un fret de retour sur Havre et Bordeaux. Indiquez-moi quelles sont vos espérances, sans exagération aucune, comme quantités et comme prix, car si je ne trouvais rien de satisfaisant, j'ai emploi de mon navire en retour charbon d'Angleterre.Travaillez, donc, dans notre intérêt commun, à m'assurer des retours avantageux.Nous attendons une décision en réponse à l'offre faite pour le steamer "Gabrielle".Recevez...

1859.01.08.A Ferdinand de Lesseps - Compagnie universelle du canal de Suez.Paris

Origine : Copies de lettres à la presse n°124 - du 2 janvier 1859 au 22 janvier 1859Paris, le 8 janvier 1859Monsieur F. de LessepsPrésident du Conseil d'administration de la Compagnie Universelle du canal de Suezà ParisMonsieur le Président,Sans connaître aucunement la nature des travaux exigés pour l'exécution de votre entreprise, je dois supposer qu'ils nécessiteront l'emploi de quantités considérables de charbons et, en attendant que je puisse être renseigné sur l'époque où commenceront les besoins, je prends la liberté de vous offrir mes services pour cette fourniture que j'entreprendrais soit à forfait, soit à commission, sous la forme enfin qu'il vous paraîtrait la plus convenable d'adopter.Je m'occupe exclusivement de ce commerce de charbons anglais et de transports maritimes, et ma Maison est établie depuis dix ans en Angleterre, à Cardiff, Newcastle et Grimsby, points principaux pour l'exportation des charbons.Mon titre principal à la confiance que je réclame de vous, Monsieur, sera la recommandation de la Compagnie des Messageries impériales. Depuis le commencement de ses services maritimes, je suis le fournisseur exclusif des charbons nécessaires à ses steamers dans toutes ses stations, et cette honorable Compagnie pourra vous dire que je suis en position de satisfaire aux engagements que je pourrai prendre avec la vôtre.Veuillez agréer...

1859.01.12.A Pascal Puerto - Chemin de fer de Madrid à Saragosse et Alicante.Alicante.Extrait

Origine : Copies de lettres à la presse n°124 - du 2 janvier 1859 au 22 janvier 1859Paris, le 12 janvier 1859Monsieur Pascal PuertoAgent de la Compagnie des chemins de fer de Madrid à Saragosse et à AlicanteAlicanteJ'ai l'honneur de vous donner avis, Monsieur, que j'ai conclu avec la Compagnie des chemins de fer un marché pour la fourniture des charbons nécessaires à ses services.Déjà j'expédiais, à destination de votre port, des charbons anglais pour l'usine à gaz de Madrid, et je consignais mes navires à la respectable maison de votre fille, MM. A. Bopez & Cie. Cependant, pour ce nouveau contrat avec la Compagnie des chemins de fer, j'ai pensé ne pouvoir faire mieux que de confier le soin de mes livraisons à votre maison, déjà chargée de l'agence générale de la Compagnie.Je viens donc vous demander, Monsieur, s'il peut vous convenir que je vous adresse mes navires dont le chargement charbon serait destiné à la Compagnie des chemins de fer. [...]Je vous serai obligé de vouloir bien me faire connaître sans retard si mes propositions vous conviennent, auquel cas, je vous adresserai de suite les documents requis pour les navires :"Gothilda" 431 tonnes charbon de Cardiff"Anna"798 tonnes charbon de Cardiff"Worwarts"421 tonnes charbon de Grimsbyqui, tous trois, ont déjà pris la mer depuis quelques jours.[...]

1859.01.14.A la marine impériale.Marché.Singapour, Touranne, Hongkong.Original

Document originalParisCharbon de terreM. Hte WormsSoumissionnaireNotifié le 21 janvier 1859.Le chef du bureau des approvisionnements générauxSigné F. JacquesMarine impérialeMarché de gré à gréDate du marché :14 janvier 1859Indication du lieu de paiement,ParisPour la fourniture de dix-huit cents à deux mille tonneaux de charbon de terre en roches, d'origine anglaise, à effectuer à Singapore, à Touranne ou à Hongkong.Article premier.Je soussigné, Hippolyte Worms, négociant, demeurant à Paris, et y faisant élection de domicile, rue Laffitte, n° 46, m'engage envers le Ministre de la Marine, stipulant au nom de l'Etat à fournir et livrer à mes frais et risques, à Singapore, à Touranne ou à Hong-Kong, la quantité de dix-huit cents à deux mille tonneaux (de mille kilogr.) de charbon de terre, aux prix suivants :Pour les livraisons à faireà Singapore au prix de soixante-deux francs cinquante centimes, ci, 62 fr. 50 c. le tonneau,à Touranne au prix de soixante-dix francs, ci, 70 fr. le tonneau,à Hong-Kong au prix de quatre-vingts francs, ci, 80 fr. le tonneau,Art. 2.La quantité ci-dessus indiquée devra être expédiée à Singapore, avant le 31 mars 1859.Ce délai est de rigueur, et dans le cas où la quantité ci-dessus indiquée ne serait pas expédiée à l'époque spécifiée, une réduction de dix pour cent sera opérée de droit sur le prix du marché, sans préjudice des pénalités prévues par l'art. 15 ci-après, et sans qu'il y ait lieu à avertissement préalable.Art. 3.Comme garantie du présent marché, je verserai en numéraire, à la Caisse des Dépôts et Consignations à Paris, une somme de onze mille francs.Le récépissé constatant ce versement sera présenté au Directeur du matériel dans les cinq jours qui suivront la notification de l'approbation de mon marché par le Ministre.Art. 4.Les charbons devront provenir des mines de Newcastle ou de Cardiff, connues sous les dénominations suivantes :Charbons de Newcastle. - West-HartIey-Main, BuddIe's-West-HartIey, Carr's-Hartley, Davison's-West-HartIey, Darley-Main, Hoyland, Bebside-West-HartIey, Hoyland, Longridge-West-HartIey.Charbons de Cardiff. - Aberaman-Merthyr, Aberdare-Company, Nixon's-Merthyr, Hill's-Plymouth-Work, Thomas-Merthyr, Wayne's-Merthyr, Powell's-Duffryn, Blaengwawr-Merthyr, Fothergill's Aberdare, Sgwborwen-Merthyr, Bute-Merthyr, Carr's-Merthyr.Art. 5.L'origine des charbons, lorsqu'ils seront expédiés directement d'Angleterre, sera justifiée par la production de certificats délivrés, soit par les propriétaires de la mine, soit par la personne qui les représente à titre d'agent ou de cessionnaire de dépôt.S'il n'existe pas de dépôt reconnu par les propriétaires de là mine, je justifierai de l'origine des charbons par un certificat délivré par le vendeur, et dans lequel il sera dit qu'il n'existe pas de dépôt reconnu pour les charbons de cette mine.Ce certificat sera remis à l'autorité consulaire du port d'expédition.Si le chargement de charbon a lieu en France, l'origine devra en être constatée par l'Administration des Douanes au port d'expédition.Art. 6.Le transport des charbons, formant l'importance de cette fourniture, sera effectué exclusivement par navires français.Je serai tenu d'envoyer au Ministre de la Marine, au moment de l'expédition du navire chargé de combustible destiné pour l'exécution de celte fourniture, les pièces ci-après, savoir :1° Deux expéditions du connaissement du chargement passé à l'ordre de la Marine ;[La partie de la page correspondant à la suite de l'article a été découpée.]Art. 7.Les charbons seront en roches de première qualité, de fraîche extraction, exempts autant que possible de soufre ou de pyrites et de matières étrangères ; ils devront brûler vivement sans se coaguler et sans trop engorger les grilles des fourneaux.Les commissions feront, lorsqu'elles le jugeront convenable, des essais au feu pour apprécier la qualité du charbon et s'assurer qu'il est propre au chauffage des machines à vapeur.J'aurai la faculté de réclamer la même épreuve.Art. 8.Les capitaines des navires porteurs de charbons devront se rendre directement et sans faire d'escale à Singapore.Ils feront connaître leur arrivée au Chef du service de la Marine française en ce port, ou en son absence au Consul de France qui leur indiquera, dans les quarante-huit heures, s'ils doivent effectuer leur déchargement à Singapore ou relever pour Touranne ou Hong-Kong.Ceux qui devront opérer la livraison de leur chargement dans ces dernières localités feront route pour ces destinations dans les quarante-huit heures qui suivront la notification qui leur aura été adressée.Art. 9.[La partie de la page correspondant à cet article a été découpée.]Art. 10.Avant le déchargement, la Commission des recettes se rendra à bord du navire. Elle examinera, en présence de mon représentant, si le chargement satisfait aux conditions exprimées dans l'article 7, et ne contient pas trop de menu. Quant au charbon en poussière, il sera laissé pour le compte du fournisseur. Le débarquement du charbon ne sera opéré qu'après qu'elle en aura prononcé l'admission.Toutefois, si pendant le cours du déchargement on reconnaissait qu'une partie du charbon n'est pas de même qualité que celui d'après lequel l'admission du chargement a été prononcée, la Commission pourra ordonner le rejet de cette partie ou en ajourner la recette jusqu'à ce que de nouvelles épreuves en aient fait reconnaître la bonne qualité.Art. 11.Les charbons seront livrés sous palan à l'Administration de la Marine, de manière à ce qu'elle puisse les recevoir à sou choix, soit dans les allèges, soit à quai et le déchargement devra être conduit de manière à ce qu'il soit débarqué au moins quarante tonneaux de charbon par jour ouvrable et le temps le permettant.Art. 12.Les charbons seront reçus au tonneau de mille kilogrammes ; le pesage, s'il est Jugé nécessaire, sera effectué par les soins et aux frais de la Marine. Ces opérations... [La partie de la page correspondant à la suite de cet article a été découpée.]Art. 14.Le fret du lieu d'expédition jusqu'à celui de destination, les droits d'ancrage, les risques de mer et tous autres frais relatifs au navire, seront à ma charge.Art. 15.Les paiements auront lieu à Paris de la manière suivante :Moitié de la valeur du chargement après que j'aurai produit les pièces exigées par l'article 6, constatant le départ du navire, le complément après que j'aurai remis à l'Administration les documents constatant l'admission en recette des charbons expédiés.Je demeurerai responsable envers la Marine des avances qui me seront faites sur les chargements.Dans le cas où les navires porteurs des charbons viendraient à se perdre ou si des charbons présentés en recettes étaient rebutés, les avances qui m'auraient été faites seront remboursées par moi à la Marine au moyen d'un versement direct au Trésor public.Art. 16.Si cinq jours après l'époque fixée pour les expéditions, je n'ai pas adressé au Ministre les pièces exigées par l'article 6, ou si je n'ai pas produit des justifications d'empêchement de force majeure pour le retard apporté dans mes expéditions, le Ministre pourra faire acheter et expédier à mon compte la quantité de charbon dont l'envoi serait en retard, ou saisir mon cautionnement et résilier mon marché.Dans le cas d'achat à mon compte, la plus value, s'il y en a, sera retenue sur les paiements à me faire, et à défaut sur mon cautionnement.Art. 17.Si les navires porteurs des charbons font des escales volontaires, je serai passible soit d'une retenue de dix pour cent sur la valeur des charbons compris dans le chargement, soit delà saisie totale ou partielle de mon cautionnement.Art. 18.Je serai tenu de fournir à l'Administration de la Marine cinquante exemplaires du présent marché, dont un sur papier timbré.Art. 19.Conformément aux dispositions de l'article 23 de la loi de finances du 8 juillet 1852, il sera opéré au profit de la Caisse des Invalides de la Marine une retenue de trois pour cent sur tous les paiements à faire par suite de l'exécution du présent marché.Art. 20.Les conditions générales arrêtées par le Ministre le 30 mars 1847 sont applicables à la présente fourniture en tout ce qui n'est pas contraire aux stipulations qui précèdent.Fait à Paris, le 14 janvier 1859.Signé : Hyppolite Worms.Accepté par la Commission permanente des marchés,Paris, le 15 janvier 1859.Signé : de Soye, F. Jacques, Mangin, Bosse, Dalmas, Ballot-Beaupré, Inspecteur.Proposé à l'approbation du ministre :Paris, le 15 janvier 1859.Le Directeur du Matériel,Signé : Dupuy de Lome.Approuvé :Paris, le 17 janvier 1859.L'Amiral, Ministre de la Marine,Signé : Hamelin.Enregistré à Paris, le 22 janvier 1859, f° 86 v°, case 3, reçu deux francs, vingt centimes.Signé : Badereau.Pour copie conforme,Le directeur du matériel,

1859.01.16-17.A Cellier et Paran.Hambourg

Origine : Copies de lettres à la presse n°124 - du 2 janvier 1859 au 22 janvier 1859Paris, 16/17 janvier 1859Messieurs Cellier & Paran - HambourgVotre lettre du 10 courant ne m'est parvenue qu'hier, 15. La poste l'a tenue égarée pendant deux jours. Veuillez à l'avenir adresser à M. Worms, 46, rue Laffitte.Le temps se met au beau et au froid. Il est probable que le premier départ de "Séphora" ne pourra se faire que vers le 10/15 février, de Bordeaux. Nous avons donc le temps de lui préparer de bons frets de sortie et retour.De Bordeaux à Hambourg, direct, je demande :F. 35 et 15%. Cependant, pour vins communs, et selon l'importance en quantité, on pourrait réduire le prix jusqu'à F 30 et 15%.Quant au fret de retour sur Havre et Bordeaux, je veux bien vous laisser agir au mieux de mes intérêts, sans vous imposer de limites. Cependant je dois compter sur un minimum de 12 à 10.000 francs. Vous voyez que je ne suis pas trop exigeant, comptant que vous ferez mieux si les circonstances le permettent.En poids, le "Séphora" peut porter 550 à 600.000 kilogrammes. Basez-vous là-dessus pour composer votre chargement de retour.Le navire est divisé en plusieurs cales, il vous sera facile de réserver un emplacement spécial à la marchandise pour Bordeaux.Je prends note des frais que vous me détaillez à la charge du navire. Le Chemin de fer du Midi m'a déjà fait quelques ouvertures pour l'établissement d'une ligne régulière de Bordeaux à Hambourg. Et, en effet, il peut se créer un mouvement assez important en vue de la Méditerranée par Cette [Sète] et Marseille.Mais je connais depuis longtemps ces Messieurs du Chemin du Midi. Leur système est ceci : tout pour eux, rien pour les autres. Aussi, je me garderai bien de leur témoigner aucun empressement. Commençons par faire un premier voyage. Son résultat me fixera mieux que des volumes de correspondance sur les bons et mauvais côtés de l'opération.Cependant, à l'occasion, vous pourrez appuyer au près d'eux sur les avantages que présenterait une ligne régulière, et les pousser à un arrangement avec moi.Ne manquez pas de me tenir au courant de l'état de navigation de l'Elbe.Recevez...

1859.01.18.De Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Original

Document original[Page 1Monsieur H. Worms - 46, rue Laffitte - ParisCourrier composté au Havre et Le Havre à Paris le 18 janvier 1859 et à Paris le 19 janvier 1859.Tampon : Hantier Mallet & Cie - HavrePage 2Papier en-tête gaufré : Hantier Mallet & Cie - Havre]Havre, le 18 janvier 1859Monsieur H. WormsParisNous avons bien reçu, Monsieur, vos lettres des 15 et 17 courants.Suivant la première, nous vous débitons des F 62,05 que nous avons versés à Messieurs F. Dumont & Leclerc pour compte de Schacher.Par contre, nous vous créditons de :F 450 - vos paiements pour compte de notre Sieur Hantier. Nous prenons note de votre petit mandat sur nous de :F 321,40 - à vue de Bonnaire et l'acquitterons à votre débit lorsqu'il se présentera.Nous vous remettons inclus :45,25 Fbillet Ménard fils45,40 Fbillet du dit payable au Comptoir d'escompte73,50 Fbillet du dit à Paris à vue1.000,00 Fbillet Hébert fils Rouen 28 courant---------------1.164,15 Fensemble dont veuillez nous reconnaître.Nous vous prions de remettre à Pring pour notre compte £ 200 en nous indiquant la contre-valeur.Nous vous saluons, Monsieur, sincèrement.Hantier Mallet & CieVous devriez recevoir demain une réponse de Rodocanachi de Saint-Pétersbourg.[En marge :] Nous vous remettons encore : F 1.032,75 sur Bischoffsheim Goldschmidt & Cie Paris à vue dont veuillez nous reconnaître.

1859.02.10-11.De Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Original

Document original[Ce courrier comprend deux lettres ; l'une datée du 10 février (pages 2, 3 et 4) et l'autre du 11 février (pages 5 et 6).Page 1Monsieur Hte Worms - 46, rue Laffitte - ParisCourrier composté : Le Havre à Paris le 11 février 1859 et à Paris le 12 février 1859.Tampon : Hantier Mallet & Cie - HavrePage 2Papier en-tête gaufré : Hantier Mallet & Cie - Havre]Havre, 10 février 1859Monsieur H. WormsParisNous vous confirmons notre lettre de ce jour.Messrs Dumont et Leclerc viennent de nous remettre la balance des comptes steamers, la perte s'élève à :F 105 768,56 - valeur 10 courant.Leur ayant remis l'intégralité de cette somme, c'est donc avec nous que vous avez à compter. Les écritures ayant été tenues sous notre conteste, nous leur en avons donné décharge et par contre, pour la bonne règle, nous vous en demandons également décharge. Du reste, les livres sont à votre disposition .Du reste, sauf exceptions d'accord ensemble, les choses se réduisent par le fait aux sommes déboursées puisqu'il a été convenu entre nous que le total de la perte serait divisé par tiers pour être divisé entre chaque steamer par portions égales.La perte est donc de :105.768,56 Fde cette somme il convient de déduire de la répartition par tiers :F 15.371,20 - avaries "Gabrielle" lors de son abordageF 3.300,00 - travail neuf du haut de la chaudière du "Lucien"F 1.700,00 - coût de l'arbre de [couche] de l'hélice de rechange du "Séphora" fait par [Mazeline]- 20.371,20 FEnsemble--------------------85.397,36 Fsolde dont les 2/3 vous concernent, soit56.931,50 FA ajoutermoitié des avances "Gabrielle" de 15.371,20 F, soit7.685,60 Fmoitié du travail neuf du haut des chaudières du "Lucien" de 3.300 F soit1.650,00 Fla totalité du coût de l'arbre de [couche] de l'hélice de rechange du "Séphora"1.700,00 FEnsemble67.967,17 Fdont nous vous débitons valeur 10 courant et dont veuillez nous reconnaître.Par contre, il reste à bord de "Gabrielle" environ 40 [tonneaux] charbon de plus qu'à bord du "Séphora" et "Lucien". A 25 F cela fait : 1.000,00 FVous avez par le fait payé les 2/3 de ces 1.000 F soit666,66 Ftandis que vous ne devez en payer que la moitié soit- 500,00 FDifférence166,66 FDont nous vous créditons valeur 10 courant.Il reste aussi à bord de "Gabrielle" pour 200 ou 300 francs de provisions de bouche. Ayant encore quelques petits comptes à rentrer pour "Lucien", nous n'en parlons pas.Lorsque ces deux steamers seront à quai nous débarquerons de la vieille ferraille et un peu de vieux cuivre et vous créditerons des 2/3 du produit.De même il y a quelques comptes en retard à Saint-Pétersbourg, nous espérons recevoir un jour ou l'autre 1 500 ou 2.000 F par l'entremise de Messrs Dumont & Leclerc. Nous vous créditerons des 2/3 de de ce qui pourra rentrer.Voilà le résultat déplorable de cette malheureuse campagne qui nous a donnée tant de peines et de soucis.Nous vous saluons, Monsieur, amicalementHantier Mallet & CieHavre, 11 février 1859Monsieur H. WormsParisFaute de renseignements, nous n'avons pu vous envoyer hier notre lettre ci-jointe du 10.Il reste quelque matériel des steamers, un bateau de quai et 2 ponts ; nous verrons à nous en défaire au mieux et vous créditerons alors des 2/3 du produit.Quant au mobilier du bureau au-dessus de nous, nous l'avions estimé à un prix de vente, soit F 300, que nous avons payés à Messrs Dumont & Leclerc, ce mobilier se trouve donc notre propriété.Ci-inclus : la balance des comptes steamers arrêtés au 10 courant ainsi que la copie des écritures passées pour clôre le tout. Nous avons pensé que cela pourrait vous intéresser en vous donnant un aperçu de l'affaire.Nous avons essayé aujourd'hui les chaudières du "Lucien", tout a très bien été. Seulement la commission plus rigoureuse que la première fois nous force à changer nos fanaux anglais. C'est une dépense de 500 francs à avaler encore.Nous vous saluons sincèrement.Hantier Mallet & Cie

1859.02.14.De Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Original.(Pages manquantes)

Document original[Page 1Monsieur H. Worms - 46, rue Laffitte - ParisCourrier composté au Havre le 14 février et Le Havre à Paris le 14 février 1859 ; à Paris le 15 février 1859.Tampon : Hantier Mallet & Cie - HavrePages manquantes]... Et serions contrariés de ne pas avoir votre approbation, c'est un travail un peu minutieux et par conséquent assez long, il faudrait donc s'y mettre de suite.Nous avons causé aujourd'hui steamer avec M. de Loÿs ; son opinion comme la nôtre est que la navigation doit nécessairement se relever un peu plus tôt, un peu plus tard, que cela devra commencer par des steamers, surtout, pour les steamers comme les nôtres, qu'en réalité, il y en a peu en France et que du moment où il se présentera une ligne nouvelle à créer ou une vente dans une ligne actuelle, il devra se présenter des acheteurs.Ayons donc courage et tâchons en attendant de faire de temps à autre un bon fret s'il se présente.Nous vous saluons, Monsieur, sincèrementHantier Mallet & Cie

1859.02.16.De C. Mautin.Police d'assurances du Séphora.Original

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1859.02.22.A M. Trotel, capitaine du Séphora.Hambourg.Extrait

Origine : Copies de lettres à la presse n°126 - du 11 février 1859 au 4 mars 1859Paris, 22 février 1859Monsieur Trotel,Capitaine du steamer "Séphora" - HambourgVous aurez à m'aviser par télégraphe la date et l'heure de votre arrivée. M. Mallet me prie de vous poser les questions suivantes. Veuillez, dès que vous le pourrez, m'adresser votre réponse à Paris :1°) Combien votre navire tirait d'eau avant et arrière en quittant Bordeaux ?2°) Combien en arrivant à Hambourg ?3°) Combien avez-vous brûlé de charbon de Bordeaux à Hambourg ?Prenez le moins possible de charbon à Hambourg où il est généralement mauvais.M. Mallet estime que 60 tonnes dans vos soutes doivent suffire pour retour au Havre - soit une provision de 4 jours - et je pense que vous devez revenir facilement en 72 heures, cependant prenez plus que moins pour le cas de mauvais temps.Dans votre dépêche, avisant votre arrivée, dites-moi aussi si vous avez un plein chargement prêt pour retour.Recevez...

1859.02.25.A Cellier et Paran.Hambourg

Origine : Copies de lettres à la presse n°126 - du 11 février 1859 au 4 mars 1859Paris, 25 février 1859Messieurs Cellier et Paran - HambourgJe reçois votre lettre du 22. Son contenu me fait grand plaisir. "Séphora" a fait une jolie traversée qui doit encourager les chargeurs à nous confier leurs marchandises.Vous avez un chargement de retour tout prêt et complet. C'est au mieux. Il reste à voir si les prix de fret présenteront un ensemble convenable comme somme totale. J'espère que le navire quittera Hambourg au plus tard lundi.Oui, c'est une bonne chose que d'avoir mis à Bordeaux nos steamers aux mains de M. Ferrières."Lucien" a quitté Le Havre pour Bordeaux le 22 courant. Un plein chargement l'attend pour Hambourg. J'espère qu'il pourra partir le 1er mars. De votre côté, voyez déjà à lui assurer son retour pour le Havre et Bordeaux.Pour le steamer "Séphora", veuillez adresser tous vos comptes à ma maison de Bordeaux qui en conserve la direction spéciale.Voilà un bon commencement. Veuillez me dire si vous pensez qu'on puisse espérer un bon aliment à cette navigation pendant toute cette année.Recevez...

1859.02.25.De Pascal Puerto - Chemins de fer de Madrid à Saragosse.Alicante.Original

Document original[Page 1M. H. Worms - Rue Laffitte, 46 - ParisCourrier composté : Est Ambulante Ascendante le 25 février 1859 ; Espagne par Saint-Jean-de-Luz le 1er mars 1858 ; Bayonne à Bordeaux le 1er mars et Paris le 2 mars 1859.Page 2Papier à en-tête : Ferro-Carril de Madrid à Zaragoza. Agence de Alicante.]Alicante, 25 de Febrero 1859Sor Dn Worms, ParisMuy Sor moi : Juntamento con la grata de V. de 17 del actual, me quedo la copia de la que me dirigio en 19 de Enero ultimo, y en su contestacion veo congusto que el encargado de satisfacer los fletes de los buques que conduscan combustible para la Compania que represento en esta son estos SS Dn A. Lopez y Ca, no pudiendo yo hacerlo sin una especial orden del Sor Director de la misma.Obran en mi proder los conocimientos y contratas de fletamento del « Olinda » y « Mary & Ellen », los que a nellegodo se procedera a su descargo sin demora habiendo concluido la suya el « Gothilda », al que le hanfaltado 4 ton 1 499, estando lo verificando el « Anna », no habiendo parecido aun el « James Bales » ni el « Wolivars » supplicando le continueremes andome los documentos de los que vaya cargando, los que para la liquidacion de los fletes, entregare a los espresados.SS Lopez. Quedo de V. Af° SSL.S.M.B.Pascual Puerto & CaA la vueltasEstos SS Lafora e hijos consignatorios de los vapores Mesangerias Imperiales, me entregaron la de V ? del 19, a la que contestare cuando reciba ciertos datos que necesito.

1859.02.28.A Cellier et Paran.Hambourg

Origine : Copies de lettres à la presse n°126 - du 11 février 1859 au 4 mars 1859Paris, 28 février 1859Messieurs Cellier & Paran - HambourgJe reçois votre lettre du 26 courant et vous confirme la mienne du 27.Tout ce que vous me dites de la satisfaction de vos réceptionnaires des marchandises par "Séphora" me fait regretter la lettre que M. Schacher, mon agent de Bordeaux, vous adressait le 27 en vous autorisant à baisser le fret à 16 marks et 15 %.A quoi sert d'abîmer le prix quand les chargeurs sont tous satisfaits ?J'adresse mes reproches à M. Schacher et je viens vous prier, Messieurs, de maintenir le prix de 18 marks et 15 % à moins de raisons impérieuses.Je vais éviter de vous placer entre des ordres différents - les uns venant de Bordeaux, les autres de Paris, et puisque j'ai confié la direction à M. Schacher, vous suivrez ses instructions. Cependant je compte sur votre prudence et votre dévouement à mon intérêt pour ne pas gâcher volontairement les prix comme il me paraît inutile de le faire."Lucien" quittera Bordeaux avec plein chargement vendredi ou samedi 4/5 mars.Recevez...

1859.03.07.A M. Pfeiffer.Anvers.Extrait

Origine : Copies de lettres à la presse n°127 - du 4 mars 1859 au 24 mars 1859Paris, 7 mars 1859Monsieur Pfeiffer - AnversVous avez [désiré] faire un voyage pour le placement des charbons à expédier par ma maison d'Angleterre. Je viens vous donner mon consentement à cet effet, et vous devrez, pour débuter, commencer votre voyage par la Belgique et la Hollande. Vous vous êtes déjà mis en rapport avec mes maisons qui ont dû vous donner les prix et les conditions de fret. Autant que possible et pour le début, vous devrez vendre le charbon mis à bord en Angleterre. Agissant pour le mieux des intérêts de l'acheteur pour le prix des frets, je vous indique, en l'autre part, les quantités qui ont été expédiées en l'année 1858 pour les différents ports.[...]Les débuts en toutes choses sont assez difficiles ; le placement du charbon particulièrement ne doit pas être facile dans les divers ports que vous allez visiter. Ne vous laissez pas rebuter par les difficultés qui se présenteront. Mettez tout le temps nécessaire pour nouer des rapports et, si vous ne réussissez pas complètement au premier voyage, vous devrez tôt ou tard recueillir les fruits de votre travail et de votre persévérance.Charbons expédiés en 1858Anvers :17.000 tonnesAmsterdam :61.500 tonnesRotterdam :90.000 tonnesHambourg :480.000 tonnesBrême :16.000 tonnes

1859.03.14.De Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Original

Document original[Page 1Monsieur H. Worms - 46, rue Laffitte - ParisCourrier composté au Havre et Le Havre à Paris le 14 mars 1859 et à Paris le 15 mars 1859.Tampon : Hantier Mallet & Cie - Havre]Ci-inclus une lettre pour M. Hantier lorsque vous le verrez.Havre, 14 mars 1859Monsieur H. WormsParisNous vous confirmons notre lettre du 12 courant, sommes en possession de la vôtre de même date."Lucien". Nous venons de recevoir de Cellier & Parran la bonne dépêche suivante :"Lucien" entré hier, vient de [monter]. Le capitaine nous a affirmé que son navire n'avait pas fait d'eau malgré le gros temps. C'est une bonne traversée d'autant plus heureuse après l'accident.Nous avons transmis cette dépêche à Schacher qui pourra ainsi rassurer tout le monde.Nous n'en maintenons pas moins vos instructions à [Lan...] à savoir de passer une visite sur le [...] s'il peut le faire en ne perdant qu'un jour ou deux. Si examen fait, le navire n'a rien, comme nous ne réclamerons rien aux chargeurs pour avaries grosses, il serait peut-être malheureux cependant de ne pas nous faire payer de nos assureurs sur corps. Les comptes payés par Schacher s'élèvent à :F 1.200, de plus nous estimons àF 300 les avaries faites à bord, y compris le grelin cassé.F 1.500 ensemble. Nous estimons la valeur du chargement égale environ autant que nous pouvons en juger à celle du navire. Nos assureurs auraient donc F 750 à nous rembourser. De plus si on fait un compte égal cela entraînera 3 ou F 400 de frais avec les expertises, enregistrement, etc., soit en tout pour nos assureurs environ F 1.000. M. Hantier ne pourrait-il pas, (si le navire n'a pas d'avaries, il faudrait donc faire toutes réserves quant à cela) proposer et obtenir de nos assureurs une somme ronde pour éviter des frais soit 6 à 800 francs. D'un autre côté, ne vaut-il pas mieux ne plus parler de cet accident ? Ce qui autrement pourrait rendre plus difficiles les assureurs quand on leurs proposera des marchandises à assurer sur "Lucien". Veuillez causer de tout cela avec M. Hantier ; ce que vous déciderez, sera bien.La position est celle-ci : M. Hantier ne fera rien dans tous les cas afin que nous soyons positivement sûrs après examen que "Lucien" n'a rien. Admettant qu'il n'a rien, ce qui est plus que probable, les assureurs consentiraient-ils à nous payer une somme due pour un voyage sans autres formalités que productions des pièces de paiement et aussi n'est-il d'opinion que nous devions réclamer de nos assureurs."Séphora". Nous venons de recevoir une lettre de [Trotel] du 12 nous annonçant sa relâche à Cherbourg sans avaries à cause du gros temps, il allait continuer sa route aussitôt la mer plus calme. Nous nous y attendions car samedi, le bateau de Morlaix avait été obligé de rentrer.Nous vous saluons amicalement.Hantier Mallet & Cie [En marge, page 4 :]Nous vous envoyons sous ce pli ... effets : 1.010,88Paris - 26 maiVeuillez les faire présenter à l'acceptation et nous les 876,76Paris - 29 avrilretourner ensuite------------- F 1.889,64 [En marge, page 1 :] Vu le peu d'importance des deux effets ci-inclus, nous vous les endossons et vous prions d'en faire le décompte et nous créditer du net produit. Nous désirons qu'ils soient présentés à l'acceptation.

1859.03.29.A l'administration des Tabacs.Paris.Extrait

Origine : Copies de lettres à la presse n°127 - du 4 mars 1859 au 24 mars 1859Paris, le 29 mars 1859Monsieur le directeur général de l'administration des TabacsParisMonsieur,Je prends la liberté de m'adresser à vous dans le but de réclamer, en faveur du pavillon français, le transport au Havre des tabacs que votre administration tire de Saint-Pétersbourg.J'ai l'honneur de vous exposer que je suis armateur de trois steamers : "Séphora", "Gabrielle" et "Lucien", qui, l'année dernière, ont fait un service régulier du Havre à Cronstadt à la parfaite satisfaction du commerce.Cette année, les navires français sont menacés de la concurrence d'une ligne de bateaux russes, subventionnée par son gouvernement. Cependant, je ne réclame de votre bienveillance aucune faveur autre que celle d'être assuré, à prix égal, du transport de vos marchandises, et si vous voulez bien consulter à cet égard M. le Consul de France à Saint-Pétersbourg, il vous sera facile de vous convaincre que, sous tous les rapports, et comme régularité de marche et de service, mes bateaux sont bien supérieurs à ceux de la Compagnie russe.Mes deux premiers départs sont annoncés comme suit :"Lucien" - de Bordeaux le 10 avril prochain"Gabrielle" - de Bordeaux le 10 mai prochain, touchant au Havre, et partant directement de ce port pour Cronstadt, d'où ils reviendront directement au Havre.Je serai donc en mesure, dès les premiers jours de mai, si la navigation de la Baltique est déjà libre alors, de vous ramener au Havre et à Bordeaux les quantités plus ou moins importantes de tabacs dont vous pourriez disposer à cette époque.[...]

1859.03.31.Au ministre de la Guerre.Paris

Origine : Copies de lettres à la presse n°128 - du 24 mars 1859 au 13 avril 1859Paris, le 31 mars 1859À Son excellenceMonsieur le ministre de la Guerre - ParisMonsieur le ministre,J'ai l'honneur de porter à votre connaissance que je suis armateur et pourrais disposer, selon les besoins de votre administration, de quatre steamers à hélice sous pavillon français :"Gabrielle", portant en lourd 500 tonnes, "Séphora", "Lucien" et "Blanche" [qui appartenait à A. Grandchamp Fils], portant en lourd 600 tonnes, outre 90 à 100 tonnes de charbon dans les soutes.Ces navires sont en fer, de bonne construction, et de marche rapide comme transport de matériel ou marchandises.Il serait facile d'y installer tous aménagements pour transport de chevaux ou de troupes.Par l'entremise de mon agent à Gênes, relevant de ma maison établie à Marseille, je suis en mesure de me charger utilement de tous soins requis et de toutes fournitures quelconques aux troupes ou aux vaisseaux. Je me mets entièrement à votre disposition, M. le Ministre, si l'occasion se présentait d'utiliser mes services dans la Méditerranée ou dans l'Adriatique.Dès le début de la guerre de Crimée, M. le ministre de la Marine voulut bien me charger de la fourniture de tous les charbons dans la Mer noire et la Baltique. Il vous sera donc facile de savoir comment j'ai rempli le mandat qui m'était confié, et j'espère que les renseignements, que vous pourriez prendre sur mon compte, seront de nature à m'attirer la confiance que j'ose solliciter de votre part.Je vous prie...

1859.04.00.Entre H. Worms et Camille Polonceau - Chemin de fer de Paris-Orléans.Convention.Original

Document originalEntre les soussignés M. Camille Polonceau, ingénieur, régisseur de la traction du Chemin de fer de Paris à Orléans, agissant en ladite qualité, demeurant aux ateliers dudit chemin de fer, à Ivry, rue du Picard, n°2, d'une part, et M. Hypolite Worms, négociant, demeurant à Paris, rue Laffitte, nº46, d'autre part,il a été convenu et arrêté ce qui suit.Article 1erM. Worms s'engage envers M. Polonceau qui l'accepte, à lui livrer, à Bordeaux, du 1er mai prochain au 30 septembre suivant, 4.000 tonnes de charbon Coffyn, tout venant, à raison de 800 tonnes par mois.Article 2En cas de retard dans les livraisons et par le seul fait du retard, sans qu'il soit besoin d'aucun acte de mise en demeure, M. Polonceau aura le droit de se pourvoir des quantités manquantes, comme il l'entendra, aux frais, risques et périls de M. Worms.Article 3Le charbon sera livré par les soins et aux frais de M. Worms, chargé sur les wagons du chemin de fer, à la Bastide, et le poids sera constaté, aux frais de M. Polonceau, au moyen du pont à bascule établi près des fours à coke. M. Worms fera surveiller la constatation du poids par qui bon leur semblera.Article 4M. Polonceau ne sera, dans aucun cas, tenu de recevoir dans ses wagons plus de cinquante tonnes par jour ouvrable.Article 5Le charbon livré par chaque navire devra contenir au moins 20% de gros morceaux, dont les plus petits ne pourront passer à travers une pelle à grille, à barreaux ronds non quadrillés, ayant entre eux 5 centimètres d'écartement.Dans le cas où cette proportion de gros ne serait pas atteinte, M. Worms subirait une retenue de 20 centimes sur le prix de la tonne de charbon, par chaque 1% en moins.Article 6Le prix du charbon est fixé à 30,50 F les 1.000 kilos chargés sur wagons comme il est dit en l'article 3En cas de modification dans le tarif actuel des douanes, la diminution profitera à M. Polonceau, comme l'augmentation sera à sa charge.Article 7Si le charbon livré était reconnu n'être pas du Coffyn, M. Worms serait tenu de l'enlever immédiatement à ses frais du chantier de M. Polonceau et de le remplacer dans le délai convenu pour la livraison.Article 8M. Worms s'engage à opérer directement, toutes les fois que cela sera possible, le déchargement du navire dans les wagons, en amenant le navire en face du quai et, dans ce cas, M. Polonceau profitera de la diminution de frais qui en résultera.Article 9Dans les cinq premiers jours de chaque mois, M. Worms remettra à M. Polonceau la facture des quantités livrées dans le courant du mois précédent, visée pour la constatation du poids par le chef de traction de Bordeaux et le montant sera payé par la caisse d'Ivry dans les vingt jours, sans escompte.Article 10 et dernierToutes les contestations qui pourraient survenir à l'occasion des présentes conventions, seront soumises au jugement du tribunal de commerce de la Seine. À cet effet, les parties font élection de domicile en leurs demeures ci-dessus et indiquées.Fait double à Ivry, le... avril 1859.Approuvé l'écriture, Hypolite WormsApprouvé l'écriture [C. Polonceau]

1859.04.02.De Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Original

Document original[Page 1Monsieur H. Worms - 46, rue Laffitte - ParisCourrier composté au Havre le [...] et Le Havre à Paris le 2 avril 1859 ; à Paris le 3 avril 1859.Tampon : Hantier Mallet & Cie - HavrePage 2Papier en-tête gaufré : Hantier Mallet & Cie - Havre]Havre, le 2 avril 1859Monsieur H. WormsParisNous vous confirmons, Monsieur, notre lettre de ce matin ainsi que notre dépêche vous annonçant l'affaire terminée avec [Deconinck] pour leur bateau pour Tourane.Nous venons de signer la charte-partie et nous attendons la copie pour vous la remettre, si possible, par ce courrier.Nous attendions une dépêche de vous en réponse à notre proposition d'un autre navire ; mais nous n'avons rien reçu encore. Le courrier de demain nous fournira sans doute quelques explications.Nous avons en vue deux autres navires, attendus au Havre de 7 à 800 tonneaux chacun, qui sembleraient prêts à s'affréter pour [Tourane] et qui pourraient être prêts pour la fin de mai. Veuillez nous dire si vous croyez pouvoir les utiliser.Nous n'avons pu arriver aujourd'hui à temps pour faire partir "Lucien" demain matin, Messieurs Mazeline n'ayant pas été prêts pour les dernières machines, mais [page 3] nous le ferons partir lundi matin.Nous vous saluons, Monsieur, sincèrement.Hantier Mallet & CieNous avons reçu votre lettre d'hier nous remettant le récépissé du certificat déposé à la Compagnie Nationale. Nous vous en remercions et venons encore à la charge pour vous prier de payer les contributions de notre Sieur Hantier suivant la pièce ci-jointe et pour la totalité.Ci-inclus copie de la charte-partie du "Jules Cézard".

1859.04.23.De Edouard Rosseeuw et Hypolite Worms.Paris.A T.C. Muston.Gênes.Original

Document original[Rédacteurs : Édouard Rosseeuw (page 2 et 3) et Hypolite Worms (page 4).Page 1Monsieur T.C. Muston - Poste restante - Gênes - ItalieCourrier composté à Paris le 23 avril 1859 et à Gênes le 25 avril 1859 / Tampon : Hte Worms - Rue Laffitte 46 - ParisPage 2Papier gravé : Hte Worms - Paris]Paris, 23 avril 1859Monsieur T.C. Muston, GênesSans lettre de vous, je vous confirme la mienne d'hier.Ne vendez ni [Lebanon], ni [Sardes]. Ne faites aucune vente à livrer, ne prenez aucun engagement. Je viens de passer un marché avec la Marine pour votre port.Si [Lebanon] est arrivé, ou dès qu'il arrivera, télégraphiez, et par même voie, je vous donnerai des restrictions (à moins donc que vous l'ayez déjà vendu avant réception de la présente). Vous retarderez le débarquement, jusqu'à ma réponse télégraphique.Si vous trouvez à racheter les navires [Flottants] de Newcastle ou Cardiff, bonnes mines connues, achetez et payez jusqu'à F 35 ou 36 francs sur palan, payable en vos traites sur mai à 30 jours.Enfin si vous trouvez des navires attendus à Cardiff ou Newcastle, à affréter, prenez payant jusqu'à 20/ Cardiff, 22 à 23 livres Newcastle, 20 livres Grimsby.Attention ! Ne bougez pas de Gênes, ayez l'œil et l'oreille ouverts. Écrivez-nous tous les jours. Télégraphiez au besoin, tenez-moi bien avisé de ce qui va se passer. Recevez mes sincères salutations.Hte Worms / RosseeuwDonnez-moi votre adresse exacte. Soit votre domicile pour que je puisse l'indiquer si on me le demande, comme c'est possible.La Marine vient d'envoyer dans votre port un de ses commissaires ; son nom m'échappe, je ne pourrai vous le dire que mardi.Informez-vous en à l'ambassade française ! Mettez-vous en rapport immédiatement avec lui, ce qui vous sera facile en lui rappelant mon nom et que j'étais chargé de la fourniture des charbons pendant la guerre de Crimée et qu'il était lui-même à Constantinople. Dites-lui encore que je viens de traiter avec la Marine un marché de gré à gré de 10.000 tonnes à livrer dans votre port et que, dès aujourd'hui, vous mettez à sa disposition, vous et moi, pour tous services quelconques, et pour fournitures de quelque nature que ce soit.Enfin, ajoutez que si ma présence peut être de quelque utilité, vous avez ordre de m'appeler par télégraphe et qu'immédiatement je me rendrai à Gênes.Hypte Worms