1951.00.00.Recueil d'informations.Janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence, dans :

  • la correspondance, les notes, rapports, circulaires, accords, traités... (originaux ou duplicatas) émanant de la direction générale de la Maison, des départements maritimes et combustibles, des Ateliers et Chantiers de Seine-Maritime (Le Trait), ainsi que des succursales françaises et étrangères. Les dossiers d'où proviennent ces pièces ont été classés "tels quels" par les services qui les ont produits. Répertoriés par objet et non par date, ils couvrent – ensemble – une période allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1960. Une notice située à la fin du présent article, reproduit le descriptif qui est fait des archives les plus significatives sur les bordereaux d'inventaire.

A ces informations s'ajoutent celles recueillies :

  • auprès des services administratifs : état civil, tribunal de commerce...
  • dans les annuaires et les minutes notariales...
  • dans la presse, les revues professionnelles et les ouvrages d'histoire...

Du fait de la nationalisation de la Banque Worms en 1982, les témoignages relatifs au département bancaire proviennent essentiellement du secrétariat général et de la direction de Worms & Cie, d'une part, et d'autre part, d'extraits de publications externes ou d'études conduites par la Maison Worms. Ainsi :

Les documents d'où sont extraits les renseignements rassemblés dans ce recueil sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé (en bleu + soulignement).

Inventaire chronologique des archives numérisées
et des renseignements ou extraits collectés dans les copies de lettres et les dossiers

[Informations sans dates précises]

Découverte du gaz de Lacq et du pétrole de Parentis (SNPA).
De Francis Ley, Banque Worms : [Extrait d'un historique sur les Services charbons en date du 18 octobre 1977]. En 1951, « la succursale d'Angoulême, dont les ventes s'élevaient au-dessus de 20.000 tonnes par an, a été absorbée en 1951 par la Sochama, société constituée entre Worms, Delmas-Vieljeux et Fouilland... » Cette même année, « la Maison Worms rachetait, en association avec Antargaz, la société Sogal (fondée par Antargaz, Rhin-Rhône, et Worms et Cie pour 15%). »
De Worms Compagnie maritime et charbonnière : [Extrait d'une fiche sur la société Lajugie & Cie, classée au 31 décembre 1961.] Achat de 500 actions pour un prix de revient de 468.000 F (= valeur d'amortissements - art. 40).
De Worms Compagnie maritime et charbonnière : [Extrait d'une fiche sur la société Lebègue de Bourdelière & Cie, classée au 31 décembre 1961.] Achat de 375 actions pour un prix de revient de 530.000 F (idem en valeur d'amortissements - art. 40).
De Worms Compagnie maritime et charbonnière : [Extrait d'une fiche sur la Société charbonnière et de manutention, Sochama, classée au 31 décembre 1961.] Augmentation de capital par apport de fonds de commerce, matériel, numéraire... à hauteur de 300 actions pour un prix de revient de 3.000.000 F et une même valeur d'amortissements (art.40). Participation = 600 actions pour un prix de revient de 6.000.000 F et une valeur d'amortissements (art.40) de 5.999.999 F. Avances à MM. Grédy, Leroy et Lecreux d'une action, chacun. Total ramené à 597 actions.
De Worms Compagnie maritime et charbonnière : [Extrait d'une fiche sur la Société Mancelle de réception et de manutention - Somarem, classée au 31 décembre 1961.] Achat de 500 parts. [Voir également un tableau intitulé "Participations au 31 décembre 1961" :] Entrée de Worms & Cie au capital de la SARL Société Mancelle de réception et de manutention - Somarem, située au Mans et spécialisée dans la réception et la manutention de combustibles.
Du commandant Yves Sellier : [Extrait d'un témoignage (non daté) classé au 16 janvier 1987.] S/S "Fronsac". « Dans les années 1951-1952-1953 et début 1954, ce navire était affecté à la ligne Bordeaux-Le Havre-Hambourg-Brême-Anvers. Il effectuait des chargements complets à Bordeaux : importants lots de vins en barriques, de caisses de vins, spiritueux de toutes sortes, sacs de noix et caisses de cerneaux à la saison, boyaux salés en fûts, peaux de mouton sèches provenant de Mazamet, et divers de toutes natures. Il y avait toujours un lot important (50 ou 60 tonnes) de caisses de vins, alcools et spiritueux et de cognac en fûts à destination du Havre pour transbordement sur les paquebots de la Compagnie générale transatlantique à destination de New York. Au retour, en plus du divers, constitué de produits manufacturés, le plus souvent en caisses chargées à Hambourg et à Brême, il fallait assurer le retour des barriques vides, ce qui posait parfois des problèmes très ardus par manque de place. A Anvers, nous prenions presque à chaque voyage, un fond de chargement (300 à 500 tonnes) d'anodes de cuivre pour Bordeaux. Ces anodes étaient ensuite transbordées sur wagons de la SNCF à destination d'Angoulême pour des usines de matériel électrique. Peu à peu cette ligne Bordeaux-Hambourg subit une forte concurrence des transports terrestres. »
[Extrait d'une note datée du 20 avril 1955] : Société des transports maritimes pétroliers. Capital porté de F 280.000.000 à F 560.000.000 en 1951.
De Roger Mennevée : [Extrait d'un article intitulé "La banque Worms en 1951 et les appels aux capitaux de son groupe d'affaires", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales, en janvier 1952.] Compagnie franco-malgache d'entreprises. « Après une augmentation de capital par réserves de 4.850.000 CFA à 9.000.000 CFA, augmentation de capital espèces de 9.700.000 à 25 millions CFA en 76.500 actions de 200 CFA émises à 220 CFA, soit en francs français 33.800.000 F. » Société de financement de participations et de gestion (ex-Marret Bonnin Lebel [et Guieu]). « Augmentation de capital de 140.250.000 F à 280.500.000 F, soit 140.250.000 F. [L'opération] portait sur l'émission de 51.000 actions de 2.750 F. Elle fut réalisée par 1.570 souscripteurs, parmi lesquels nous citerons : la banque Worms et Cie 15.285 actions, M. Worms et divers de ses associés ou directeurs : 840 actions ; la Société privée d'études 662 actions, MM. Foulonneau et Pitavino 748 actions, M. André Fauchier-Magnan, agent de change, parent de Worms 54 7 actions, M. Pierre Philippe à New York : 1.040 actions, la Mutuelle générale française 1.289 actions par sa branche vie et 514 actions par sa branche accidents, etc. » Union métropolitaine de banque (fusion de France-Estrellas avec l'Union métropolitaine et d'outremer). « Augmentation de capital de 200 à 400 millions, soit 200.000.000 F. L'opération portait sur 200 millions de francs, par l'émission d'actions de 100 francs. Il y eut 899 souscripteurs dont la banque Worms et Cie pour 1.770.752 actions, la Société de financement, de participation et de gestion pour 154.366 actions, M. Hypolite Worms pour 4.500 actions, M. Robert Labbé pour 750 actions et M. Raymond Meynial pour 303 actions, les 69.329 actions restantes étant réparties entre les 894 autres souscripteurs. » [Voir fin 1951.] Ateliers Moisant Laurent Savey. « Augmentation de capital de 50.000.000 F. Nous n'avons pas eu connaissance des résultats de l'augmentation de capital de 1951 des Ateliers Moisant Laurent et Savey. » Société de produits chimiques des terres rares. « Augmentation de capital de 219.295.000 F à 275 millions par 22.282 actions de 2.500 F émises à 2.700 F, 60.150.500 F. Le plus intéressant des souscripteurs fut la Caisse des dépôts et consignations, agissant pour le compte de l'État, qui souscrivit 31.759 actions. » Progil. « Augmentation de capital de 800 millions à un milliard, 200.000.000 F. Pour Progil, on constatait, dans l'émission antérieure que la banque Worms et Cie avait souscrit près de 1.100 actions, Hypolite Worms personnellement près de 600 actions tandis que deux filiales de Worms et Cie souscrivaient, la Société privée d'études 495 actions et la banque Foulonneau et Pitavino 576 actions. » Société nationale du Cameroun. « Augmentation de capital de 180 à 225 millions par 90.000 actions de 500 F émises à 525 F, soit 67.500.000 F. » Société des peintures Astral-Celluco. « Augmentation du capital de 184 à 368 millions par 73.600 actions de 2.600 F émises à 2.700 F, soit 198.720.000 F. » Établissements Fournier-Ferrier. « Augmentation du capital de 250 millions à 562.500.000 F par 125.000 actions nouvelles de 2.500 F à 3000 F, soit 375.000.000 F. »
Des Services bancaires : Participation dans la société Luchaire.
Du Ciave : [Extrait d'une plaquette de présentation de la société, document non daté et classé en juin 1970.] « L'origine de la société Ciave remonte à 1939, date de la création, par M. Jean Petit-Lagrange, de la Compagnie commerciale d'exportation et de compensation (Compensex) afin de réaliser initialement des opérations d'échanges, à laquelle en 1944 est venu se joindre le Comptoir international d'achats et de ventes à l'étranger (Ciave). Ces deux sociétés ont monté de nombreuses et importantes compensations, marchés liés ou simples trocs, tels que... Ces importants échanges ayant conduit à la signature d'accords bilatéraux entre un certain nombre de pays et la France, Ciave et Compensex ont pu, dans le cadre de ces accords, poursuivre la vente de matériels industriels français d'équipement. Ces ventes de biens d'équipement amenèrent Ciave et Compensex à participer à la création de grands ensembles industriels, en en assurant le financement. La première opération de ce genre, signée en 1951 (construction du chemin de fer Quito-San Lorenzo, en Équateur) a permis à Ciave d'être l'une des premières sociétés françaises à réaliser une oeuvre industrielle importante, comportant un financement, dans un pays en voie de développement. C'est à partir de ce moment que la Banque Worms & Cie prit une participation majoritaire dans le capital de Ciave-Compensex, dont l'activité s'orienta définitivement vers le financement de grands ensembles industriels... »
Du Ciave : [Extrait d'une plaquette de présentation des réalisations depuis 1951, document non daté et classé en 1970.] Réalisation en Équateur : chemin de fer 300 km Carchi-San Lorenzo - aménagement du port de San Lorenzo ; principaux promoteurs et actionnaires : Junta Autónoma del Ferrocarril Quito-San Lorenzo (gouvernement équatorien) ; engineering, entreprise générale ou principaux fournisseurs : Compagnie française d'entreprises - Sogreah - Sofrérails ; montant : US $ 25.000.000.
De Patrice de Corgnol, Banque Worms : [Extrait d'une note de mars 1992.] « En 1951, le département bancaire de Worms & Cie prend une participation majoritaire dans le capital du Ciave aux côtés de la Banque d'Indochine et du CIC. C'est à ce moment-là que le Ciave devient, sous la houlette de Worms représenté à son conseil par Raymond Meynial et Patrice de Corgnol, le plus important spécialiste français des financements de grands ensembles industriels à l'étranger. Son activité s'étend à des pays très variés grâce à son réseau de négociateurs qui voyagent à travers le monde en quête d'opérations à monter, principalement dans des pays d'Amérique du Sud (Argentine, Brésil, Équateur, Chili, Venezuela), d'Extrême Orient (Thaïlande, Philippines) et même d'Europe (Espagne, Portugal). La plupart de ces pays en raison de leur extrême pauvreté en devises étaient éligibles à la Coface, organisme chargé d'étudier les financements correspondants avec des garanties octroyées par le Trésor français moyennant une prime d'assurance variable suivant le risque assumé et dans des limites entre 80 et 90% du montant de l'opération. Les remboursements effectués suivant la technique fournisseur à 5 ans minimum et ultérieurement avec la technique du crédit-acheteur souvent pratiquée... Ces opérations permettaient à la Banque Worms de faire participer au coup par coup un certain nombre de banques dans les syndicats qui étaient montés, ces financements étant particulièrement recherchés... »
De Patrice de Corgnol, Banque Worms : [Extrait d'une note de mars 1992.] « En 1951 le président du Bon Marché propose à Jacques Barnaud, associé gérant de la Maison Worms, de réanimer la Banque Daniel Dreyfus qui appartient à 100% au Bon Marché mais qui n'est plus en fait qu'une coquille vide dont la seule activité consiste à tenir registre des actions nominatives du Bon Marché dont les titulaires bénéficient d'une réduction de 5% sur leurs achats. A cette occasion P. de Corgnol prend la vice-présidence puis ultérieurement la présidence de la société qui dispose dès le départ d'un excellent collaborateur, François Louis, qui devient administrateur directeur général. La société se transforme en Banque pour l'Union française puis modifie son appellation en Banque de l'Union Occidentale (BUO) qui obtient rapidement une bonne rentabilité... »
 
Début 1951
De Roger Mennevée : [Extrait d'un article intitulé "La banque Worms en 1951 et les appels aux capitaux de son groupe d'affaires", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales, en janvier 1952.] Entreprises Albert Cochery. « Augmentation du capital de 378.750.000 F à 480 millions par l'émission de 67.500 actions nouvelles de 1.500 F au pair, soit 101.250.000 F. Parmi les principales souscriptions (167 souscripteurs) on notera celles de la Compagnie générale industrielle pour la France et l'étranger (ex-Compagnie générale du gaz pour la France et l'étranger) 50.578 actions, soit près de 50% de l'émission ; de la Société lyonnaise des eaux et de l'éclairage (12.977 actions), la banque Worms et Cie n'étant portée que pour 2.003 actions. » [Voir mai 1951.] « Au début de 1951, la banque Worms et Cie a assuré l'augmentation du capital de 10 à 15 millions de sa filiale dite, Société privée d'études, qui, fondée à l'origine sous les auspices des banques Seligman et Cie et Worms et Cie, était passée depuis sous le contrôle plus direct de celle-ci. La récente opération l'a nettement confirmé puisque sur les 5.000 actions nouvelles de 1.000 F à souscrire, la banque Worms et Cie en a souscrit 4.382 ; les autres titres ayant été répartis entre les dix autres souscripteurs suivants : Raymond Bloch 266 ; Pierre Rosenstock 150 ; Roger Paringaux 83 ; Bernard Lacroix 69 ; Pierre de Villemejane 21 ; André Dalsace 12 ; Marcel Reybel 8 ; Alfred Reday 5 ; Gaston Pélissier 3 et Alice Rousseau 1. Les plus importants de ces souscripteurs sont les administrateurs et les directeurs de la société... Un peu plus tard, la banque Worms et Cie participa à la transformation en société en commandite par actions de la Société technique d'études industrielles et commerciales... La transformation de l'affaire en société en commandite par actions n'a modifié ni l'objet social, qui exclut toutefois les opérations se rattachant à la profession de banquier, ni le capital social de 90 millions, actuellement représenté par 9.000 actions de 10.000 francs devant rester obligatoirement nominatives et dont la cession à des tiers non déjà actionnaires est soumise à diverses restrictions. Les anciens co-gérants de la société à responsabilité limitée sont devenus ceux de la société en commandite par actions, dont la raison sociale est de ce fait : "Caudrelier-Denivelle-Favre-Gilly-Meynial et Mouton". Conformément aux prescriptions légales, il a été créé un conseil de surveillance de trois membres au moins pris parmi les associés et qui comprend actuellement, Pierre Bazy, Richard Carlet de la Rozière, Jacques Chastenet, Robert Demenge, Jean Guichard, Paul Grégory, Paul Isnard le France, Oswen de Kérouartz, Henri Lonchambon, Baudoin de Moustier et René Rouille. La société a une filiale au Maroc sous le titre de "Steic-Maroc" (Société technique d'études industrielles et commerciales) au Maroc. »

Janvier 1951
De Roger Mennevée : [Extrait d'un article intitulé "Les grandes banques privées parisiennes - La banque Worms & Cie - Ses modifications internes depuis 1954", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales, en mars 1959.] « Création d'une agence de commissionnaire-magasinage en transports comme établissement secondaire de Worms et Cie, à Paris, 24, place Charles Fillion. »

26 janvier 1951
De Stardis (Société de distribution des produits du pétrole), Paris, à Worms & Cie, service commercial Stardis, Nantes : « Nous vous serions obligés de vouloir bien... faire immatriculer notre société à Nantes en vue des règlements que nous aurons à effectuer, relatifs aux appointements qui seront réglés au nouveau personnel Stardis. »

29 janvier 1951
De Worms & Cie Bayonne : État des lieux de l'appartement situé au 65, Allées Marines.

Février 1951
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - De 1927 à la Libération", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en mars 1951.] « M. Pitavino a été fait chevalier de la Légion d'honneur, comme président-directeur général des Établissements Fournier Ferrier au début de février 1951. Robert Labbé, l'un des associés-gérants de Worms et Cie a été, au début de 1951, nommé chevalier de la Légion d'honneur, comme président de la Société des ateliers et chantiers de la Seine-maritime au Trait (Seine-Inférieure), département des constructions navales de Worms et Cie. Guy Brocard, directeur des Services bancaires de Worms et Cie a été nommé, à ce titre, au début de février 1951, chevalier de la Légion d'honneur par le ministre de l'Industrie et du Commerce. »
De Charles Limonier : [Extrait du livre "Les 110 ans de la Havraise péninsulaire - Histoire de la flotte.] En février, la NCHP rachète à l'armement Worms le "Château-Pavie" [voir également l'encart paru dans la Flotte marchande en 1953].

1er février 1951
De Worms & Cie : Note concernant les établissements sis en Grande-Bretagne et leur transformation en la société Worms & Co. Ltd. « En raison des événements de mai-juin 1940, Hypolite Worms, se trouvant en Angleterre, où il était investi de fonctions officielles par le gouvernement français, a décidé, avant de reprendre son poste à la tête de sa Maison en France, de constituer en compagnie Limited anglaise les établissements susvisés que la Maison Worms & Cie possédait en Angleterre. Ainsi a été constituée la société Worms and Co. Ltd qui a fait suite en Angleterre à la précédente organisation par succursales directes de la Maison Worms & Cie de France. »

3 février 1951
Entre les Raffineries françaises des pétroles de l'Atlantique et la banque Worms agissant pour le compte de la compagnie pétrolière Starnaphta : Avenant au contrat du 27 juin 1950. La banque Worms étend aux distributeurs de son groupe désigné par elle les droits à la production des Raffineries et précise la nature de sa clientèle organique : les stations propres exploitées par un employé de la banque Worms ou par un gérant, les pompistes revendeurs liés à la banque Worms par un contrat d'exclusivité de cinq ans minimum, les consommateurs en gros ou demi-gros liés à la banque Worms par un contrat de fourniture de 2 ans minimum.

10 février 1951
De Worms & Cie : Liste des navires Worms [non datée, classée ici d'après la date la plus récente mentionnée dans le texte]. Corrections et rajouts manuels apportés à une liste établie en 1929 et remaniée en 1938/1939. Selon les renseignements donnés, 20 navires seraient en service en 1951 : "Fronsac", "Listrac", "Pessac", "Château-Palmer", "Caudebec", "Jumièges", "Sauternes", "Léoville", "La-Mailleraye", "Cérons", "Pontet-Canet", "Barsac", "Château-Yquem", "Lussac", "Mérignac", "Médoc", "Pomerol", "Château-Larose", "Château-Pavie" et "Le-Trait". Le 10 février 1951, le "Château-Latour" est repris par la NCHP sous le nom de "Ville-de-Tuléar" [voir également l'encart paru dans la Flotte marchande en 1953].

13 février 1951
Des Services bancaires : Création par un groupe de banques de UCB, Union de crédit pour le bâtiment.
De Roger Mennevée : [Extrait d'un article intitulé "La banque Worms en 1951 et les appels aux capitaux de son groupe d'affaires", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales, en janvier 1952.] « Au début de 1951, la banque Worms et Cie participait à la constitution de l'Union de crédit pour le bâtiment, fondée par un groupe de grandes banques et d'entreprises de travaux, par acte du 13 février, dans le but de procéder à toutes opérations financières et de crédit ainsi que éventuellement toutes opérations commerciales susceptibles de faciliter et de développer la construction immobilière, notamment par l'attribution aux constructeurs de prêts, tant à moyen terme qu'à long terme et, en général, toutes opérations mobilières et immobilières s'y rattachant. Le capital social était de 200 millions de francs en 20.000 actions de 10.000 F, souscrites en espèces et libérées de moitié. Ces actions sont exclusivement nominatives et leur cession, même entre actionnaires, est soumise à l'agrément du conseil. La société est administrée par un conseil de 5 à 12 membres, élus pour 6 ans et possesseurs d'au moins 3 actions. Le premier conseil d'administration, composé des représentants des groupes fondateurs, comprend : André Bahuet, directeur de la Banque de l'union parisienne, Jacques Fouchier, directeur de l'Union des banques pour l'acceptation et les financements extérieurs, Jacques Fougerolles, entrepreneur de travaux publics et particuliers, administrateur de la Caisse générale de l'industrie et du bâtiment, Henri de Guichen, directeur à la Banque de Paris et des Pays-Bas, Robert Labbé, associé-gérant de Worms et Cie, Raymond Pabanel, entrepreneur, Robert Pradeau, entrepreneur, administrateur du Sous-Comptoir des entrepreneurs, Joseph Rougier, entrepreneur, Paul de Thomasson, directeur de la Banque de l'Indochine, et la Société mutuelle d'assurances de la chambre syndicale du bâtiment et des travaux publics. »

14 février 1951
De Worms & Cie : Dépôt au registre du commerce. Liste des succursales.

19 février 1951
De Roger Mennevée : [Extrait d'un article intitulé "La banque Worms en 1951 et les appels aux capitaux de son groupe d'affaires", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales, en janvier 1952.] « Une des affaires dans laquelle la banque Worms et Cie s'était antérieurement intéressée, a rencontré des difficultés financières qui l'ont amenée à déposer son bilan, et à solliciter le bénéfice de la liquidation judiciaire, ce qui lui a été accordé par jugement du tribunal de commerce de la Seine en date du 19 février 1951. Il s'agit de la Société des machines automatiques Bardet. Empressons-nous de préciser que l'épargne n'a pas été touchée par cette défaillance, la société ayant été une affaire familiale jusqu'au moment de l'intervention de la banque Worms et Cie, et étant restée, par la suite, une affaire "fermée". On s'est, en effet, demandé comment Worms et Cie, en particulier, avait pu laisser gérer et administrer cette affaire, soutenue au cours de ces dernières années par de puissants groupes financiers et industriels, de telle sorte qu'elle en fut amenée à déposer son bilan. La mise à l'écart ultérieure de M. Gérard Bardet exprimerait-elle le fait que c'est celui-ci qui en porte la responsabilité ? Le caractère "fermé" de l'affaire et la "discrétion" de la banque Worms ne permettent pas d'avoir à cet égard des précisions certaines. Nous nous bornerons donc à résumer les relations de la société avec la banque Worms et à essayer d'y trouver les éléments d'une conclusion logique. La Société des machines automatiques Bardet était présidée et animée, au moment de son entrée en relations avec la banque Worms et Cie, par M. Gérard Bardet, fils du fondateur de l'affaire, et c'est certainement par l'intermédiaire de celui-ci que ces relations se sont établies... Le passif s'élevait à 1.394.420.329 F (un milliard trois cent quatre vingt quatorze mille francs) avec un actif de même somme, ce qui veut dire clairement que les capitaux intégrés dans l'affaire sont perdus. Et c'est là l'un des points qui nous intéressent particulièrement en tant que historien de la banque Worms et Cie. »

Mars 1951
De Roger Mennevée : Article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Suite - Filiales et participations", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales. Chapitre intitulé "Fidei-commissaires et agents (suite)". Notice sur la Banque Foulonneau et Pitavino - Union d'études et de participations financières. Les dernières modifications internes de la Banque Worms & Cie. « M. Pitavino est devenu président-directeur général des Établissements Fournier-Ferrier et de la Société normande des corps gras et administrateur de la Société générale des matières grasses dont M. Foulonneau est le président-directeur général, en même temps que celui-ci est, en outre, administrateur, depuis 1947, de la Société normande d'huilerie... D'après les documents officiels connus, M. Pitavino serait toujours administrateur de la Société privée d'études... Recherches minières du Falta-Molybdène : M. Pitavino devint administrateur des deux sociétés et M. Foulonneau est au conseil de la première... Citons encore comme société liant Worms et Cie et M. Pitavino, la Compagnie nationale du Cameroun dont celui-ci est président et qui appartient au groupe Havraise Péninsulaire - Société générale d'armement, M. Foulonneau étant administrateur de cette dernière. » Liste des succursales et des fondés de pouvoirs (avec mention de leurs dates et lieux de naissance respectifs). [Les renseignements contenus dans cet article ont été référencés selon leurs dates dans les recueils annuels concernés.]
De Roger Mennevée : [Extrait d'un article intitulé "La banque Worms en 1951 et les appels aux capitaux de son groupe d'affaires", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales, en janvier 1952.] Union marocaine [et] d'outremer. « Augmentation de capital de 25.500.000 F. Capital déjà porté à 51 millions au début de 1950 et dont la succursale marocaine de Worms et Cie dirigeait en mars 1951 une nouvelle augmentation de capital à 76.500.000 F, mais que ses résultats étaient fort loin d'être brillants puisque pour l'exercice 1950 les bénéfices ne s'élevèrent qu'à 1.195.140 F pour un capital de 51 millions et dont l'actif n'était particulièrement représenté que par un portefeuille évalué à plus de 48 millions sans même que les frais de constitution de 2.065.355 F aient pu être amortis. Des annonces faites à l'époque (mars/avril 1951) en France tentèrent d'intéresser les capitalistes français à cette affaire. Les résultats ci-dessus n'étaient pas, on l'avouera, particulièrement encourageants. »

20 mars 1951
Du Journal des carburants : « Aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime. L'activité de ces Chantiers, fondés en 1917, a été considérable depuis la Libération. Les unités suivantes ont été achevées et livrées : le sous-marin l'"Africaine (lancé le 7 décembre 1946), les navires caboteurs "Barsac", "Cérons", "Tessala", les tankers la "Mayenne", la "Baïse", les chalands-automoteurs "Lutétia, "Courlis", "Djinn". Les navires mixtes "Ville-de-Tamatave" (lancé le 23 septembre 1949) et "Ville-de-Tananarive" (lancé le 31 mai 1950) sont les deux dernières unités sorties des Chantiers. Actuellement, sont en cours de construction les tankers de 16.500 tonnes "Champagne" et "Roussillon", ainsi que le navire mixte de 9.000 t. "Île-Maurice". Un troisième tanker de 16.500 t. sera mis sur cale ultérieurement. »
De Maurice Rengade : [Extrait d'une "note sur les conventions Worms et Antar", datée du 8 juin 1954.] « Antar ayant repris les droits de Serco (le 20 mars 1951), les produits de la raffinerie se trouvèrent répartis (indifféremment les liquides et les gazeux) : 90% Antar, 10% Worms. » [Voir 1er août 1951.]

21-22 mars 1951
De [Paris-Normandie] : Article intitulé "Lancement du caboteur de 850 tonnes, "Haut-Brion", aux Ateliers et Chantiers Augustin Normand".
De Pierre Darredeau : [Extrait d'une note datée du 21 octobre 1977]. Services maritimes. Au sujet du "Haut-Brion", lancé le 21 mars 1951 par les Ateliers et Chantiers Augustin Normand. « Les navires tels que "Barsac" ou "Haut-Brion", qui étaient des navires trop lents, de l'ordre de 10 noeuds, avec un tonnage insuffisant (de 850 à 1.000 tonnes de port lourd), n'étaient pas appréciés de la clientèle qui expédiait d'Alger ou d'Oranie des primeurs qui étaient le trafic essentiel vers Marseille surtout. »

1er avril 1951
De Worms & Cie : [Extrait d'un tableau daté du 19 mars 1953.] « Angoulême a cessé d'exister comme succursale autonome, par fusion au sein de la Sochama avec Delmas-Vieljeux et Fouilland. »

17 avril 1951
De Det Danske Kullkompagni, Copenhague : Note au sujet des charbons sud-africains.

27 avril 1951
De la direction générale des Services maritimes : [Extrait d'un tableau sur la valeur de la flotte, daté du 6 novembre 1956.] Date d'achat ou de mise en service du "Haut-Brion", navire de 1.209 tonnes de port en lourd.
"Haut-Brion" : Iconographie.

Mai 1951
De Roger Mennevée : [Extrait d'un article intitulé "La banque Worms en 1951 et les appels aux capitaux de son groupe d'affaires", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales, en janvier 1952.] Entreprises Albert Cochery. « Émission d'obligations 6,75 % de 10.000 F à 9.650 F, 96.500.000 F. » L'opération « eut lieu sous les auspices de la Société générale. On peut se demander si la Société des entreprises Albert Cochery n'est déjà pas en train de passer sous un contrôle autre que celui de Worms et Cie. » Société technique d'études industrielles et commerciales. « Au mois de mai dernier, la société à responsabilité avait comme associés-gérants : Étienne Caudrelier, René Favre-Gilly, Léon Denivelle, Roger Meynial et Roger Mouton. Parmi les commanditaires, on trouvait encore Jacques Barnaud pour un million, Gilles Barnaud pour un million ; Mme veuve Le Roy Ladurie pour 300.000 F, René Lauret pour 750.000 F et Roger Paringaux pour 300.000 F etc. On le voit, les "éléments" Worms et Cie ne manquaient pas dans cette affaire. »

Juin 1951
De Roger Mennevée : [Extrait d'un article intitulé "La banque Worms en 1951 et les appels aux capitaux de son groupe d'affaires", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales, en janvier 1952.] « Comme modifications internes, nous avons trouvé en juin 1951 la nomination, en qualité de fondé de pouvoirs de premier rang d'André Cherix, et celles comme fondés de pouvoirs de deuxième rang de Pierre Dunoyer de Ségonzac et de René Rambeau. »

1er juin 1951
De la Société des mines de Charrier : Acte social (incomplet). « M. le comte Hubert d'Hespel, au nom et pour le compte de la Société nouvelle des mines d'Aïn-Barbar, Société minière cirtéenne..., concède, sous la condition suspensive de l'autorisation du gouvernement, à la Société des mines de Charrier..., ce qui est ici accepté pour cette dernière par M. Jean Cantacuzène, tous les droits de la première société, à exploiter dans les termes du décret intervenu et de la législation en vigueur, la concession des mines d'Aïn-Barbar ci-dessus désignée. Avec lesdits droits d'exploitation se trouvent conférés à la société amodiataire, les bénéfices et charges des conventions intervenues ou à intervenir entre la société amodiatrice et l'État, l'Algérie et l'ECA, ainsi que tous les contrats existants ou à intervenir concernant l'exploitation. » Bail, durée, charges et conditions.

5 juin 1951
De la Préfecture de police de la Seine, à Hypolite Worms : Carte d'identité.

15 juin 1951
Des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime : [Extrait d'un historique daté du 19 mai 1959.] « Le 15 juin 1951, le capital de F 50.000.000 a été porté à F 100.000.000 par incorporation de F 25.000.000 sur la réserve spéciale de réévaluation, et de F 25.000.000 sur la réserve générale. »
Des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime : [Extrait du traité d'apport et des assemblées portant augmentation du capital, document daté du 4-5 janvier 1960.] Capital de 50.000 de F « porté ensuite au capital de cent millions de francs, en application des dispositions prises par l'assemblée générale ordinaire et extraordinaire du quinze juin mil neuf cent-cinquante et un, par incorporation d'une somme de cinquante millions de francs, prélevée : à concurrence de vingt-cinq millions de francs, sur la réserve spéciale de réévaluation. - Et à concurrence de vingt-cinq millions de francs sur la réserve générale et par élévation de la valeur nominale des actions de cinq mille à dix mille francs. Le procès-verbal de cette délibération enregistré à Paris, premier sous seings privés, le vingt-six juin mil neuf cent-cinquante et un, n°752 A. »
De Roger Mennevée : [Extrait d'un article intitulé "La banque Worms en 1951 et les appels aux capitaux de son groupe d'affaires", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales, en janvier 1952.] Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime. « Augmentation du capital de 50 millions à 100 millions, par incorporation directe au capital de 50 millions prélevés pour moitié sur la réserve spéciale de réévaluation et, pour l'autre moitié, sur la réserve générale, l'opération se réalisant ensuite par l'élévation de 5.000 à 10.000 F de chacune des dix mille actions composant le capital social. »

23 juin 1951
De Pechelbronn : Rapport annuel - exercice 1948 - assemblée générale ordinaire. Avec effet au 1er janvier 1950, Antar a absorbé la Société française des pétroles, essences et naphtes, PEN, d'où il résulte qu'Antar SAEP [société anonyme d'exploitation pétrolière] concentre toutes ses activités de distribution précédemment réparties entre la Société alsacienne des carburants, PEN et Antar. Nouvelle augmentation de capital d'Antar : 1.228.000.000 F. Lors du renouvellement des autorisations d'importation de trois ans, à partir du 1er septembre 1950, les anciennes licences de la Société alsacienne des carburants et de PEN ont été reportées sur Antar : droits sur 94.800 tonnes de carburants, 2.500 tonnes de pétrole lampant, 5.000 tonnes d'huile de graissage + droits complémentaires dus au rattachement avec les Raffineries françaises des pétroles de l'Atlantique. Les Raffineries françaises des pétroles de l'Atlantique ont traité 700.000 tonnes d'huiles brutes en 1950 contre 678.000 tonnes en 1949. Modernisation du matériel pour augmenter la production à 1.400.000 tonnes. Dans les limites des autorisations administratives qui, par décret du 25 octobre 1950, ont été renouvelées pour 13 ans sur la base de 295.000 tonnes d'essence contre 194.500 tonnes auparavant, les Raffineries françaises des pétroles de l'Atlantique pourront produire 11% du marché français des carburants. [Voir l'article de La Vie française daté du 27 avril 1956 et consacré à "Antar-Pétroles de l'Atlantique".]

27 juin 1951
D'Hypolite Worms : Préparation du discours prononcé le 29 juin 1951 aux Chantiers Wilton, La Haye, à l'occasion du lancement de "L'Orléanais". « Le magnifique bateau qui a été mis à l'eau aujourd'hui va venir renforcer la flotte de la Société française de transports pétroliers, dont j'ai l'honneur de présider le conseil d'administration. Cette Société est une société d'économie mixte, c'est-à-dire qu'elle associe dans sa gestion l'État et les armateurs privés, chacun y jouant son rôle et y remplissant sa mission dans le plein respect des droits des autres, et dans le plein exercice des responsabilités contractuellement acceptées. Pour cette société française, à la fois publique et privée, c'est un chantier hollandais qui a conçu et réalisé le pétrolier "Orléanais", comme il construira, dans les mois à venir, le "Camargue" et le "Poitou". Qu'on le prenne comme on le voudra, cet acte n'est rien d'autre qu'un geste de coopération économique entre l'économie française et l'économie néerlandaise. Nous sommes venus en Hollande parce que nous avons pu, plus vite et plus économiquement qu'ailleurs, construire les bateaux dont la France a le plus urgent besoin, pour son développement industriel, comme pour sa défense nationale. Nous avons fait travailler l'industrie des Pays-Bas, pour pouvoir mieux, demain, faire travailler celle de la France... » 

30 juin 1951
[Extrait d'un encart paru dans la Flotte marchande en 1953] : Immatriculation du "Sauternes" au Veritas, caractéristiques techniques de ce navire.

1er août 1951
Des Services charbons : Note. « Les statistiques d'expédition des producteurs en charbon destiné aux foyers domestiques et à la petite industrie montrent une incontestable augmentation par rapport à l'an dernier... On nous signale de toutes parts que les arrivages sont insuffisants pour satisfaire les demandes de la clientèle et que les stocks dans les chantiers demeurent au point bas. »
De Maurice Rengade : [Extrait d'une "note sur les conventions Worms et Antar", datée du 8 juin 1954.] L'ensemble des conventions réglées par le protocole conclu le 15 septembre 1951 par Antar et Worms (avec le concours de Rhin et Rhône) est prévu pour une durée de 30 ans à compter du 1er août 1951. [Voir 15 septembre 1951.]

27 août 1951
De Charles Limonier : [Extrait du livre "Les 110 ans de la Havraise péninsulaire - Histoire de la flotte", paru en 1992.] Le "Château-Pavie", acheté en février par la NCHP, est rebaptisé "Ville-de-Manakara", le cargo conserve sa vocation de stationnaire dans l'océan Indien.

7 septembre 1951
De Roger Mennevée : [Extrait d'un article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Suite - Ses opérations pendant l'occupation de 1940 à 1944 (suite)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales, en juin 1952]. « Au début de septembre dernier (voir particulièrement la presse quotidienne des 7 et 8 septembre) les journaux parisiens firent grand bruit autour d'un attentat au plastic contre les bureaux de la banque Worms, boulevard Haussmann, qui fit d'importants dégâts dans les bureaux du rez-de-chaussée... mais heureusement pas de victimes. Pendant deux jours, la presse consacra plusieurs colonnes à cet attentat, puis, en dehors de quelques petits échos dans certains hebdomadaires, ce fut le silence absolu. »

14 septembre 1951
De la Société française des transports pétroliers : Liste des agents consignataires. S'y trouvent Worms & Cie à Hambourg, Anvers, Gand, Bordeaux, Boulogne, Brest, Dieppe, Dunkerque, Le Havre, Lorient, Marseille, Rouen, Toulon, Cardiff, Grimsby, Newcastle, Swansea, Rotterdam, Alger, Alexandrie, Suez, Port-Saïd, Bizerte, Tunis, Beyrouth, Sidon. Delmas Vieljeux à La Rochelle ; Burness à Londres ; Shell à Gdansk ; CGT à Fort-de-France ; Texas à Baltimore ; Chargeurs réunis à Dakar ; Standard à [Centa] au Maroc espagnol ; Anglo Iranian Oil dans le Golfe persique ; Messageries à Colombo (Inde et Pakistan) ; Irak Petroleum à Haïfa.
De Maurice Rengade : [Extrait d'une "note sur les conventions Worms et Antar", datée du 8 juin 1954.] « "L'association en participation" entre RFPA et Sogal (Antargaz) fut constatée par un contrat daté du 14 septembre 1951. L'exposé par lequel débute cet acte rappelle très clairement l'intention commune tant des parties à cette association en participation que de Worms et d'Antar, de substituer Sogal (Antargaz) aux droits de Worms et d'Antar dans le contrat de reprise RFPA. II y est formellement déclaré que "dans tout ce qui suit Sogal (Antargaz) doit être considéré comme agissant en qualité de substitut d'Antar SAEP et de MM. Worms et Cie". L'association a pour objet "la fabrication et la mise en vente en gros et en détail des gaz liquéfiés de pétrole par mise en commun de la totalité des moyens de production, stockage, conditionnement et distribution des deux sociétés participantes". Les résultats, bénéfices ou pertes, sont à partager par moitié. L'association est créée pour une durée de 30 ans à compter du 1er août 1951. »
Entre les Raffineries françaises des pétroles de l'Atlantique et la société des gaz liquides de pétrole, Sogal : Contrat d'association en participation. (Sogal est une société anonyme au capital de 2.000.000 F, dont le siège social est situé 79, avenue des Champs-Élysées ; son président est Charles Lambert.) Article 8 - Les Raffineries sont la société de fabrication, Sogal est la société de distribution. Référence à l'accord du 27 juin 1950 et à ses avenants entre RFPA [Raffineries françaises des pétroles de l'Atlantique] et Antar (et accord avec Serco du 20 mars 1951), Antar dispose d'un droit de 90% sur la production des Raffineries en gaz de pétrole liquéfiés. Les Raffineries sa réservent un préciput de 3.000 tonnes de butane et 6.000 tonnes de propane. Worms possède un droit de 10%. Corrélativement à leurs prises de participation dans le capital de la Société des gaz liquides de pétrole, Sogal, Antar et Worms ont concédé le bénéfice de leurs droits relatifs à la reprise de la production en gaz de pétrole liquéfiés des Raffineries par contrat de 15 septembre 1951. Sogal dispose de 100% de la production des Raffineries françaises des pétroles de l'Atlantique en gaz de pétrole liquéfiés. De ce fait, établissement d'un contrat en participation : Sogal agit en qualité de substitut d'Antar SAEP [société anonyme d'exploitation pétrolière] et de Worms & Cie. Il est formé entre les sociétés une association en participation ayant pour objet la fabrication et la mise en vente en gros et au détail des gaz liquéfiés de pétrole par la mise en commun de la totalité des moyens de production, de stockage, de conditionnement et de distribution de deux sociétés participantes. RFPA met à la disposition de Sogal la totalité de sa production de GPL (moins les livraisons à Pec, Progil Electro-Chimie et celles à GDF). Sogal met à la disposition de l'association en participation la jouissance des entrepôts et du matériel de conditionnement et de distribution de son organisation commerciale ainsi que celle de ses associés, de ses licences d'importation ainsi que celle de ses associés. La convention s'applique sur le territoire de la France continentale. [Voir 15 septembre 1951.]
De Worms Compagnie maritime et charbonnière : [Extrait d'un tableau intitulé "Participations au 31 décembre 1961".] Entrée de Worms & Cie au capital de la SA Antargaz, située à Paris et spécialisée dans la distribution des gaz liquéfiés.

15 septembre 1951
De Maurice Rengade : [Extrait d'une "note sur les conventions Worms et Antar", datée du 8 juin 1954.] « Par un "protocole" en date du 15 septembre 1951, Antar et Worms (avec le concours de Rhin et Rhône) décident de "prendre ensemble le contrôle... et assurer l'exploitation et le développement au mieux de leurs intérêts sociaux respectifs" d'une société préexistante, Sogal, qui sous la nouvelle dénomination d'Antargaz allait devenir l'organisme unique de distribution des gaz produits par RFPA. Il résulte de ce protocole que le regroupement des intérêts des parties devait s'effectuer sur deux plans :... »
Prise de contrôle de la Société des gaz liquides de pétrole - Sogal - pour en assurer l'exploitation et le développement des intérêts sociaux respectifs. À des conditions dont Rhin et Rhône et Worms ont été informés, Antar s'est rendu acquéreur de 90% des actions de Sogal, soit 18.000 actions de 1.000 F. Le solde des 10% appartient à M. de Sainte Fare qui s'est réservé le droit de les céder à Antar qui s'oblige à les reprendre entre le 1er juillet 1952 et le 30 juin 1953. En vue de réaliser l'association, Antar se déclare d'accord pour céder ou faire rétrocéder par la Société commerciale des carburants à Rhin et Rhône et Worms qui acceptent : à Rhin et Rhône 7.500 actions Sogal (37,5% du capital), à Worms 3.000 actions Sogal (15% du capital) ; Antar contrôlant 37,5% du capital restant et M. de Sainte Fare 10%. Jouissance : 1er janvier 1951. Paiement : 15 septembre 1951, 30 juin 1952, 30 juin 1953. La convention doit assurer l'exploitation et le développement des activités commerciales de Sogal de telle manière qu'elle soit en mesure d'assurer la reprise totale et la distribution par elle-même ou à défaut la revente en gros des quantités non distribuées par elle, de la production totale en gaz de pétrole liquéfiés des raffineries de Donges. Production estimée entre 25 et 30.000 tonnes par an en 1954 pour le butane et à 5.000 tonnes par an pour le propane. Nécessité de doter Sogal des équipements complémentaires indispensables : bouteilles, conteneurs, camions, wagons et dépôts. Financement par des crédits à long et moyen terme et une augmentation de capital de 200 millions de francs au début de 1952. Les associés s'engagent à souscrire à cette augmentation. Antar et Worms concèdent à Sogal l'exclusivité de leurs droits totaux, assortis d'une obligation de reprise correspondante, à la production en gaz liquéfiés de pétrole des Raffineries tels qu'ils résultent de leurs accords particuliers avec RFPA [Raffineries françaises des pétroles de l'Atlantique]. Concession subordonnée à un contrat d'association en participation entre Sogal et RFPA. L'association est créée à compter du 1er juillet 1951 pour 30 ans. Rhin et Rhône - Antar fera rapport à Sogal de la totalité de son organisation actuelle de vente de gaz soit environ 110.000 bouteilles et une clientèle de 2.000 à 2.500 tonnes par an. Worms fera apport de son organisation de vente de gaz de pétrole direct ou indirect. Rémunération : Antar et Worms recevront une redevance fixée à 10% des bénéfices annuels de Sogal. [Voir 21 septembre 1951.]

18 septembre 1951
De la Revue nautique : [Extrait de l'article paru dans le numéro d'octobre 1951 et intitulé "Le Lancement du pétrolier Roussillon, construit par les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime (ACSM) pour la Société française de transports pétroliers (SFTP)". Caractéristiques du navire. Liste des invités. Discours du président des ACSM, Robert Labbé. « Après avoir fait l'éloge de la SFTP et avoir adressé des compliments à la marraine, Mme Cayrol, et des remerciements aux personnalités présentes, M. le président Labbé remercia particulièrement M. Cayrol, et souligna sa place éminente dans l'industrie du pétrole en France. Il parle ensuite de l'avenir de l'armement pétrolier :... » Discours de M. Cayrol. Lancement.

21 septembre 1951
De Maurice Rengade : [Extrait d'une "note sur les conventions Worms et Antar", datée du 8 juin 1954.] « La cession à Antargaz des droits d'Antar et de Worms aux gaz de RFPA fut elle-même constatée par un "contrat" daté du 21 septembre 1951, conclu pour une durée égale à celle prévue par le contrat d'association RFPA-Antagaz (à l'existence de laquelle le contrat est lié), et dont les clauses reproduisent les stipulations du protocole. "Antar et Worms concèdent à Antargaz la jouissance exclusive de leurs droits à la disposition de la totalité de la production de gaz de pétrole liquéfiés tels qu'ils résultent des contacts intervenus le 27 juin 1950 entre RFPA et Antar et Worms et de l'accord conclu le 20 mars 1951 entre Antar et Serco. En particulier..." »
Entre Antar SAEP [société anonyme d'exploitation pétrolière], Worms & Cie et Antargaz, société anonyme de distribution de gaz liquides de pétrole : Contrat. Par application des dispositions du 27 juin 1950 et avenants entre RFPA [Raffineries françaises des pétroles de l'Atlantique], Antar et Worms ainsi que par l'application de l'accord intervenu le 20 mars 1951 entre Antar et la Société française des pétroles Serco, les deux sociétés Antar et Worms disposent ensemble d'un droit, assorti d'obligations de reprise équivalente, sur la totalité de la production en gaz de pétrole liquéfiés de RFPA dans sa raffinerie de Donges et ce, après les livraisons à Apec (Atlantique Progil Electrochimie). Antar et Worms ont convenu avec Antargaz de lui concéder leurs droits et obligations résultant des accords précités avec RFPA et Serco, avec charge pour Antargaz de se substituer à Worms et Antar. Article 1 - en particulier Worms apporte à Antargaz la jouissance de son organisation commerciale de vente de gaz de pétrole tant en propre que par l'intermédiaire de ses adhérents charbonniers. Toutefois, en ce qui concerne l'exploitation commerciale du réseau existant ou à créer, constitué par ses adhérents charbonniers, Worms agira en qualité d'agent général de vente d'Antargaz et ce, dans le cadre de la politique générale de cette société (accord de collaboration entre Antargaz et Worms). Association créée le 1er juillet 1951 pour 30 ans entre RFPA et Antargaz ; échéance le 31 juillet 1981. Dans les droits et obligations apportés par Antar sont compris ceux dont l'association Rhin et Rhône - Antar possède la jouissance.
D'un entretien avec Jacques Robert Masson, ex-PDG de Worms Compagnie maritime et charbonnière, accordé en 1989 : « Worms est devenu l'agent général d'Antargaz dans certains départements situés à l'ouest de la France et agent ordinaire à Toulon. Agent général : commissions plus importantes, nomme les agents et sous-agents. Toulon est géré directement par la direction générale d'Antargaz. » [Voir 29 septembre 1951.]

27 septembre 1951
Entre Worms & Cie (Services charbons) et la Société pour l'exploitation rationnelle des agglomérés et des charbons : Convention. Sérac, société à responsabilité limitée au capital, de 5.000.000 de F, dont le siège social est à Paris, 25, rue Marbeuf, représentée par Monsieur Marcel Naphegyi, un de ses gérants. « MM. Worms & Cie accordent, par les présentes, à la Sérac le droit d'utiliser pour les besoins de son activité industrielle les biens ci-après désignés et d'en jouir pendant une durée de 3, 6 ou 9 années commençant à courir rétroactivement le 1er janvier 1950 : une usine située au Havre, quai de Graville, un chantier sis au Havre, 48, rue d'Arcole, un chantier [sis au Havre] dit des Briquettiers... Worms & Cie concèdent, en outre, à la Sérac pour la même durée, le droit de jouir de l'autorisation d'occupation qui leur est accordée par le Port autonome [du Havre] : pour le parc à charbon, clos, sis quai G. Raverat, pour le chantier clos à charbon, sis quai Colbert... »

28 septembre 1951
De Worms Compagnie maritime et charbonnière : [Extraits de deux tableaux, l'un daté du 6 novembre 1956 sur la valeur de la flotte et l'autre daté du 31 décembre 1960 sur le matériel naval.] Mise en service du "Sauternes". Cet opération est datée du 4 octobre 1951 [voir cette date] dans un encart paru en 1961 dans La Flotte marchande.
"Sauternes" : Iconographie.
[Extrait d'un encart paru dans la Flotte marchande en 1953] : Référence au "Sauternes" qui est ajouté (à la liste des navires Worms) ainsi que le "Haut-Brion". A cette date, sont radiés : "Margaux", "Pessac", "Normanville", "Caudebec", "Château-Latour" et "Château-Pavie". 2 cargos sont en construction : "Cantenac" et "Mérignac".

29 septembre 1951
De Maurice Rengade : [Extrait d'une "note sur les conventions Worms et Antar", datée du 8 juin 1954.] « L'exercice du droit de reprise avait été concédé par vous à Antargaz (ex-Sogal) en ce qui concerne les gaz liquéfiés de pétrole, par le protocole intervenu entre Antar, Rhin-Rhône et vous-mêmes, le 15 septembre 1951, et par le contrat intervenu entre Antar, Antargaz et vous-mêmes, le 29 septembre 1951... Pas plus que le contrat de reprise RFPA/ Worms n'est un bail, le contrat du 29 septembre 1951 entre Antar, Worms et Antargaz n'est une sous-location. C'est lui aussi une vente... Par le contrat passé le 29 septembre 1951 (en exécution du protocole antérieur, il faut le souligner) Antar et Worms ont chacun respectivement cédé à Antargaz leurs droits à recevoir les gaz liquéfiés qu'ils avaient antérieurement et d'avance achetés à RFPA. Ou, plus exactement, Antar et Worms n'ont pas "sous-cédé" les produits gazeux compris dans leur contrat de reprise. Ils se sont "substitué" Antargaz pour toute la durée du contrat (30 ans sauf tacite reconduction) (le mot substitut est en toutes lettres dans le protocole sinon dans le contrat). Entre Antar et Antargaz, est dès lors intervenu un contrat direct de vente ferme de ces produits gazeux pendant la même durée... A compter de l'entrée en vigueur du contrat du 29 septembre 1951 (donc à partir du 1er août 1951) et pour toute la durée de ce contrat, le contingent de gaz initialement cédé à Worms par RFPA s'est trouvé exclu du contrat de reprise du 27 juin 1950. » [Voir 30 mars 1953.]

Octobre 1951
De La Revue nautique : Article intitulé "Le Lancement du Roussillon". « Le pétrolier "Roussillon" a été lancé au Trait le 18 septembre, aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime, pour le compte de la Société française de transports pétroliers. » [Voir 18 septembre 1951.]

4 octobre 1951
De la Flotte marchande, encart daté de 1961 : Entrée en service du "Sauternes".

6 octobre 1951
Des Services bancaires : Fiche de renseignements sur la Société anonyme des mines de Sidi-Kamber. « Surveillance du dossier : M. Coquelin. Entrée en relation : 4 octobre 1951. Worms détient 70% du capital. Affaire minière en plein développement... En attendant les crédits de la Caisse de garantie mutuelle destinés à des achats de matériel, l'agence d'Alger avait été autorisée à consentir, pour le même objet, un découvert de 18.500.000 F à un compte dit "compte relais"... M. Cantacuzène a demandé que ce compte "relais" puisse également fonctionner à Paris.... »

13 octobre 1951
A la Banque industrielle de l'Afrique du Nord : « Demande de prêt à moyen terme - Financement de l'équipement du gisement d'Aïn-Barbar (dép. Constantine) - 60 millions de francs à amortir sur 5 ans. Le dossier comprend une étude générale et un "historique de l'affaire qui sollicite le crédit". "... Il s'agit d'une industrie extractive destinée à produire du zinc, du cuivre et du plomb... L'intérêt de cette production pour l'Algérie est double : - d'une part, en ce qui concerne le zinc et le plomb, les nouvelles productions réalisées accroîtront de manière très importante la production algérienne, contribuant ainsi, dans une mesure substantielle, aux besoins généraux, et notamment en ce qui concerne le zinc ; - d'autre part, et en ce qui concerne le cuivre, de mettre à la disposition de la viticulture algérienne, soit directement, soit indirectement, la contre-valeur, en matière première, d'environ 4.000 à 4.500 tonnes de sulfate de cuivre... Date de création : 17 novembre 1910. Emplacement de l'exploitation pour laquelle le crédit est sollicité : Aïn-Barbar - commune de Bugeaud (dép. de Constantine) Algérie. La société qui sollicite le crédit exploite déjà à La Prugne (Allier), commune dite de Charrier, une concession pour cuivre et plomb argentifère, accordée par décret du 3 juin 1872. Capital : Actuellement 55.000.000 F, divisé en 550.000 actions de 100 F, en cours de regroupement : 22.000 actions de 2.500 F. Il existe 20.000 parts de fondateur... Ayant achevé, fin 1949, le programme de mise en valeur de son exploitation de La Prugne, qui, grâce à l'équipement ultra-moderne dont elle a été dotée, a atteint un degré optimum de développement, la Société des mines de Charrier a décidé de poursuivre l'extension de ses activités, et en particulier en Algérie. C'est ainsi que les mines de Charrier : - ont pris une participation du tiers du capital dans la SARL Ampère qui possède le gisement du Kherzet-Youssef ; - ont entrepris le développement de l'important domaine minier de Sidi-Kamber ; - ont pris enfin, en amodiation, au 1er juin 1951, le gisement particulièrement intéressant d'Aïn-Barbar concédé pour cuivre, zinc et plomb. La mise en valeur de tout cet ensemble, qui déterminera dans les années qui viennent, un accroissement très important de la production de l'Algérie, représentera un effort financier considérable.... »
Des Services bancaires : Note intitulée "Position de la Société des mines du Charrier dans le département minier contrôlé par MM. Worms & Cie". « Ce département est composé de trois entités d'exploitation : Société des mines de Charrier, Société anonyme des mines de Sidi-Kamber, Compagnie minière des Montmins - et d'une entité d'études et de recherches : Société d'études et d'explorations minières - Setem. Dans chacun des conseils d'administration de ces sociétés, les représentants de Worms & Cie sont : (principalement, Guy Brocard, directeur général des services bancaires de Worms & Cie, et Maurice Desoubry, directeur des services financiers de Worms & Cie)... L'animateur de ce département est : Jean Cantacuzène, ingénieur civil des Mines, qui assume les fonctions de :.... »

Novembre 1951
De Worms & Cie : Circulaire. Remplacement de Jean Lecreux (décédé) par Max Borie à la direction des Services charbons de la succursale de Bordeaux.
De la direction générale des Services maritimes : Résultats au 30 septembre 1951 de Bordeaux, Boulogne, Brest, Caen, Dieppe, Dunkerque, Le Havre, Lorient, Marseille, Rouen et Toulon.

14 novembre 1951
De P. Reymond - Worms & Cie Port-Saïd : « Mémento sur les postes de mouillage des navires ayant des opérations commerciales à faire. II n'est pas possible d'isoler dans une partie du port les 12 navires britanniques qui fréquentent journellement Port-Saïd. II est également difficile de grouper dans une partie du port les 3 ou 4 navires non-britanniques qui demandent journellement à faire des opérations commerciales. »

15 novembre 1951
D'André Gaudaire, Le Caire, à Pierre Grédy, Paris : Note au sujet « des événements de la zone du Canal de Suez. Nous y nageons en pleine incohérence... Notre zone est dirigée par une bande d'énergumènes que nous pourrons appeler anarchistes, communistes, Frères musulmans, "Phalanges de la Libération"... Le fait le plus significatif sera certainement celui de mon action auprès de nos électriciens. Un matin je décide de les réunir à nos chantiers. Je me trouve en présence de braves gens qui ne demandent qu'à reprendre le travail... Cependant dans l'après-midi les électriciens me disent que quelques-uns d'entre eux désirent consulter les Frères musulmans, mais qu'ils ne doutent pas de la réponse et que le lendemain à midi ils cesseront leur grève. Le lendemain, ils reviennent. Ils ont reçu des lettres de menaces ; des individus armés de couteaux et de revolvers leur ont fait savoir que s'ils persistaient dans leur idée, ces armes seraient utilisées.

Décembre 1951
De Worms & Cie : Circulaire. Désignation d'André Vallaux, actuellement directeur de la succursale de Caen, comme directeur de la succursale de Brest en remplacement de Maurice Bouan, appelé à d'autres fonctions. André Vallaux continuera d'assurer la direction de la succursale de Caen.

4 décembre 1951
De la Commission nationale interprofessionnelle d'épuration : Attestation. « Le chef du secrétariat de la Commission nationale interprofessionnelle d'épuration certifie que le dossier ouvert au nom de la Banque Worms & Cie, 45, boulevard Haussmann, Paris VIIIe et concernant : MM. Hypolite Worms, Jacques Barnaud, associés-gérants, Le Roy Ladurie Gabriel, directeur des Services bancaires, a fait l'objet d'un classement en l'état du dossier, prononcé par la Commission nationale en ses séances des 12 février 1947 et 18 décembre 1950. »

5 décembre 1951
A la direction générale des Services charbons : Installation à Sète.
De la direction générale des Services maritimes : Résultats au 30 septembre 1951. Lignes, exploitations annexes et succursales. Alger. Tunisie. Société marseillaise de manutention. Sotranco. Consortium maritime tunisien.

10 décembre 1951
De Roger Mennevée : [Extrait d'un article intitulé "La banque Worms en 1951 et les appels aux capitaux de son groupe d'affaires", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales, en janvier 1952.] Société auxiliaire de Madagascar (ex-Wharf de Tamatave). « Après une augmentation de capital (doublé) par réserves, augmentation de capital de 2.420.000 CFA à 25 millions CFA (plus de 10 fois le capital) par 225.800 actions de 100 F CFA à 110 CFA, 49 .676.000 F. Cette opération n'a pas été faite directement par la banque Worms et Cie, mais par la Nouvelle Société havraise péninsulaire de navigation dont la Société auxiliaire est une filiale, mais qui est, elle-même, contrôlée par Worms et Cie.) (Bulletin des annonces légales obligatoires - Balo du 10 décembre 1951). » Compagnie industrielle et minière du Nord et des Alpes. « Augmentation en espèces du capital de 112.500.000 à 225 millions, par 45.000 actions de 2.500 F émises à 2.600 F, soit 117.000.000 F. La banque Worms et Cie absorba 13.942 actions. » « Participation Worms dans les 216 millions de l'augmentation de capital de la Société Pinguely Ville Gozet (Balo du 10 décembre 1951).

24 décembre 1951
De Roger Mennevée : [Extrait d'un article intitulé "La banque Worms en 1951 et les appels aux capitaux de son groupe d'affaires", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales, en janvier 1952.] « Sur l'ensemble des émissions autorisées au Bulletin des annonces légales obligatoires du 24 décembre, dont le montant total est de 1.350 millions en chiffres ronds, les affaires du groupe Worms réclamaient à elles seules un nominal de plus de 600 millions sans compter l'augmentation de capital de la Société française d'entreprises de dragages et de transports publics (377 millions) dont on peut considérer que la moitié relève de la Banque Worms. »

31 décembre 1951
De Roger Mennevée : [Extrait d'un article intitulé "La banque Worms en 1951 et les appels aux capitaux de son groupe d'affaires", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales, en janvier 1952.] Établissements Japy Frères. « Doublement du capital social de 475 millions à 950 millions par 190.000 actions de 2.500 F émises au pair, 475.000.000 F (Bulletin des annonces légales obligatoires - Balo du 31 décembre 1951). »

Fin 1951
De Roger Mennevée : [Extrait d'un article intitulé "La banque Worms en 1951 et les appels aux capitaux de son groupe d'affaires", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales, en janvier 1952.] « La banque Worms et Cie a procédé exclusivement pour les affaires de son groupe à de très importants appels de capitaux puisqu'ils ont dépassé deux milliards de francs (2.190.346.500 F). Pour être plus exact il nous faudrait ajouter à ces chiffres une fraction importante des émissions publiques - nous ne parlons momentanément que de celles-là - auxquelles la banque Worms a prêté ses guichets du fait qu'elle possédait d'importantes participations dans les sociétés intéressées, parfois des représentants aux conseils d'administration, comme, pour cette même année 1951, les augmentations de capital de la société Antar, Société anonyme d'exploitations pétrolières et la Société générale des cirages français, dont les opérations eurent lieu sous les auspices du Crédit industriel et commercial ; de la Fabrique des produits chimiques de Thann et de Mulhouse à Thann, conduite par la BNCI ; de la maison Bréguet, faites sous les auspices de la Banque de Paris et des Pays-Bas, de la Société Pinguely Ville Gozet, sous la direction du Crédit lyonnais, de la Compagnie générale des Transports en Afrique, et surtout celle de la Société française d'entreprises de dragages et de travaux publics, conduite actuellement par la Banque de l'Indochine, mais société dans laquelle la Banque Worms et Cie possédait, comme nous l'avons montré antérieurement, une participation de contrôle. Si bien que, tout compte fait, nous estimons rester dans un chiffre raisonnable en fixant à 2 milliards et demi les appels de capitaux faits dans l'épargne publique par les affaires du groupe Worms en 1951... L'Union métropolitaine de banque s'est intéressée à la constitution de la Compagnie des travaux mécaniques au premier conseil de laquelle elle est représentée par M. Henri Denez, son directeur général... C'est la seule banque privée qui pratique de tels appels à l'épargne publique. Le Bulletin des annonces légales obligatoires en est un témoignage irréfutable. Un autre point particulier de ces opérations, c'est que si les premières s'étendirent à peu près normalement au long de l'année financière, on a constaté, tout au contraire, une recrudescence de ces appels de capitaux au cours du dernier trimestre et même du dernier mois de l'année... Nous arrivons à un chiffre approximatif d'un milliard trois cents millions d'appels de capitaux faits ou envisagés par le groupe Worms dans le seul mois de décembre 1951. Ce qui est singulier, c'est cette nécessité massive de capitaux qui s'est manifestée, au cours des derniers mois, pour les affaires du groupe Worms... Nous nous sommes un peu étendus sur ces chiffres pour attirer l'attention sur l'importance des capitaux qui paraissent avoir été mis personnellement en oeuvre par la banque Worms et Cie puisque, dans une même période, elle souscrit parfois plusieurs centaines de millions de francs de titres qu'elle doit incontestablement libérer, la plupart de ces opérations n'étant pas précisées comme comportant une option de libération par espèces ou par compensation, et aussi celle que doit prendre, de ce fait, le portefeuille de la banque. Une fois de plus, nous sommes amenés à regretter la non publication des situations, au moins trimestrielles, de la banque Worms et Cie, car on y suivrait certainement avec beaucoup d'intérêt l'évolution des postes de participations, et du portefeuille titres, par exemple, et il est vraisemblable qu'on y trouverait des apaisements sur des questions que la trop grande discrétion de la banque n'est pas sans soulever parfois, comme nous le montrerons plus loin. »
Les Raffineries françaises des pétroles de l'Atlantique traitent 930.000 tonnes de brut.

 

 

Conteneur

B-A

Informations portées sur les bordereaux d'archivage
(B-A = boîte archives)

W/186

923

Armement - Offres d'achat et vente de navires (1920-1952)

W/189

939

Compagnie nantaise des chargeurs de l'Ouest - CNCO (1937-1957).
Collection des assemblées d'actionnaires (1941-1957).

W/210

1045

Société française des transports pétroliers (SFTP) - Divers (1938-1962) - Position de la flotte [Dossiers désordonnés]
Personnel navigant. Demandes d'embarquement, d'emploi à bord des pétroliers. Certains postulants sont des anciens de la Compagnie générale transatlantique.

W/222

1104

Services charbons - Divers (1924-1957).

 

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