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1944.04.14.De l'inspecteur divisionnaire du travail.Au ministre du travail
Rouen, le 14 avril 1944,
L'inspecteur divisionnaire du travail à monsieur le ministre, secrétaire d’État au travail et à la solidarité nationale
Direction de la formation professionnelle
Objet : Demande de subvention (décret du 6 mai 1939)
Référence : Dépêche ministérielle du 29 mars 1944
Par dépêche ministérielle du 29 mars écoulé, vous avez bien voulu me demander de vous faire parvenir mon avis motivé sur les conditions dans lesquelles est actuellement organisée la promotion ouvrière, aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime Worms et Cie, au Trait (Seine-Inférieure) en vue d'une décision à prendre relative à l'attribution des subventions qu'elle sollicite en conformité des dispositions des décret et arrêté du 15 février 1943. .
J'ai l’honneur de vous rendre compte que la promotion ouvrière organisée par les ACSM fonctionne régulièrement depuis le 19 avril 1943 en application des décret et arrêté du 15 février 1943.
Les conditions générales dans lesquelles les cours de formation professionnelle ont été organisés ont été définies par la note de service N° 347 du 14 avril 1943 diffusée parmi le personnel du Trait et que vous voudrez bien trouver ci-jointe.
1°) Il y a lieu de distinguer le reclassement au rythme journalier et la formation professionnelle proprement dite.
Les chantiers Worms ont toujours continué à pratiquer le reclassement professionnel au rythme journalier, c'est-à-dire avec une participation productive aux travaux effectués. En 1943 pour un semestre (d'avril à octobre) 26 ouvriers qui n'étaient que des manœuvres ont pu être classés ouvriers spécialisés ; 10 ouvriers spécialisés ont été proposés pour des essais qualifiés.
2°) La formation professionnelle proprement dite porte sur une partie du personnel préalablement sélectionnée et suivant des cours pratiques et théoriques, en principe dans un local particulier et sans participation le ces ouvriers à la production. Ce sont des ouvriers ou des manœuvres dont l’âge varie de 18 à 30 ans. Au moment de la conception du centre de formation professionnelle, il avait été prévu que les ouvriers en stage exécuteraient dans chaque quinzaine des travaux productifs pendant la première semaine et des exercices pendant la deuxième. Cette alternance de travaux productifs (travaux simples d'ajustage) et non productifs apparaît dans la note de service précitée, mais ce programme, qu'il eut été possible de réaliser en période normale de travail, ne l'a pas été pour la raison suivante :
Les constructions en cours n’offraient pas, de par leur nature, la possibilité de prélever ces travaux simples d'ajustage dont il est question. Il s'agissait dans la majorité des cas, de pièces de machines à vapeur qui devaient nécessairement être exécutées par des ouvriers professionnels. De plus, la main-d’œuvre professionnelle était à peine alimentée car l’usinage n'avait pas sur l'ajustage l'avance qu'il aurait dû avoir, les circonstances actuelles rendant problématiques les rentrées de pièces à l'atelier. Faire exécuter certains travaux par les reclassés eût été priver d'autant la main-d’œuvre professionnelle.
D'autre part, les travaux divers, en dehors des constructions de machines n'auraient pas permis d’occuper chacun des stagiaires à peu près le même temps, condition indispensable pour ne pas fausser l'emploi du temps fixé.
En fait, depuis l'ouverture de la première série des cours, c'est-à-dire depuis le 19 avril 1943, les ouvriers appelés à un stage de formation professionnelle n'ont jamais participé à la production pendant la durée de leur stage.
a) les travailleurs assujettis au reclassement perçoivent pendant les heures employées à leur rééducation, un salaire horaire moyen résultant de celui qu'ils ont perçu pendant le dernier mois où ils ont travaillé à la production, primes sur bons de travaux comprises.
b) Ateliers ouverts.- À proprement parler, il n’existe pas de local spécial, les cours installés d'abord dans l’atelier des machines ont été transférés à l’atelier d’ajustage - armement après la destruction du premier atelier.
Les dégâts énormes subis par les installations au cours des bombardements des 4 août et 11 septembre 1943, amplifiant ceux qui avaient été déjà occasionnés par les bombardements de 1941 et 1942 n'ont pas permis jusqu'à présent d'envisager d'autres installations.
c) Professions enseignées.- Ce sont essentiellement celles d'ajusteurs et de tourneurs ; les conditions de formation accélérée doivent être étudiées, et précisées pour les tuyauteurs et d'autres professions.
d) Cantine. - Comme tout le personnel, les ouvriers en reclassement bénéficient de la cantine.
e) Effectif des élèves.- L'effectif total des ACSM était de 650 en 1943 ; il est actuellement de 592. Les ouvriers à reclasser en 1945 étaient groupés en une promotion de 8 par trimestre. En 1944, le nombre d'ouvriers prévu par promotion est de 16.
f) Personnel instructeur.- Un contremaître particulièrement qualifié est chargé de la formation pratique du personnel à former. Les cours théoriques sont professés par un ingénieur qui assure naturellement la coordination des cours pratiques avec son enseignement.
g) Durée des cours. - La durée hebdomadaire totale des cours est de 50 h. 30 réparties suivant l'horaire porté à la note de service N° 347 ci-jointe. La durée complète des cours est de 15 semaines pour les ajusteurs, 19 semaines pour les tourneurs.
h) Programmes. en voici les grandes lignes :
Cours pratiques
Formation de base commune aux ajusteurs et aux tourneurs suivant la méthode Carrard - durée 3 semaines.
Formation spéciale - section ajusteurs : exercices progressifs échelonnés sur 6 quinzaines.
Section tourneurs - exercices progressifs échelonnés sur 8 quinzaines.
Ces exercices figurent dans des recueils rédigés par M. Barollier et remis au contremaitre chargé des cours.
Cours théoriques
Période d'initiation.
notions simples de géométrie - constructions simples utilisées pour les tracés - dessin - projections, échelles, cotes, lecture du dessin.
Technologie générale.
Cours spéciaux se rapportant également à la géométrie aux constructions simples utilisées pour les tracés, au dessin, à la technologie générale et détaillée.
i) Emplois occupés par les ouvriers formés.- Les ouvriers formés sont versés dans des ateliers de production correspondant à leur rééducation. Ainsi, à titre d'exemple, dans la promotion sortie au mois de décembre, on comptait trois ouvriers dont l'atelier d'origine ne correspondait pas aux possibilités qu'ils offraient après rééducation. Ces ouvriers n'ont point été réintégrés dans leurs anciens ateliers, mais au contraire sont passés :
- le premier de l'atelier des coques à l’atelier entretien mécanique.
- le second de l'atelier de maçonnerie à l'atelier d'entretien mécanique.
- le troisième de l'atelier de gréement à la serrurerie d'armement.
Tous les autres sont retournés dans leurs ateliers d'origine qui correspondaient déjà à des travaux d'ajustage ou de tour.
j) Résultats obtenus
La première série de cours de formation professionnelle a porté sur 7 ouvriers : 6 ajusteurs et 1 tourneur.
Une deuxième série, du 2 Août 1943 au 4 Janvier 1944 a porté sur 7 ouvriers, 5 ajusteurs et 2 tourneurs.
Une troisième série, de cours organisée pendant le premier trimestre 1944 a porté sur 8 ajusteurs.
Les conclusions de l'ingénieur des ACSM, M. Rialland, sont formelles : il estime que les résultats obtenus par ces stages sont très satisfaisants tant au point de vue pratique que théorique.
Il semble donc qu’il y aurait lieu de ne pas décourager la direction des ACSM des efforts qu'elle accomplit avec succès dans le domaine de la promotion ouvrière pour satisfaire aux obligations du décret et de l'arrêté du 15 février 1943 et il me paraît souhaitable de lui accorder le bénéfice des subventions prévues à l'article 5 du décret précité.
L’inspecteur divisionnaire
Directeur régional
1944.04.19.De K.A. de Belfrage - délégué du gouvernement suédois.Alger
CopieLe délégué du gouvernement de SM le roi de SuèdeJe soussigné, K.A. de Belfrage, délégué du gouvernement suédois auprès du Comité français de la libération nationale, certifie que, par télégramme en date du 25 avril 1944, le ministère royal des Affaires étrangères à Stockholm m'a autorisé, après enquête de la commission de commerce de Stockholm, à déclarer :Que toutes les marchandises originaires de l'Afrique française, dont le règlement par compensation amiable a été autorisé de juin 1940 à novembre 1942, soit sur listes métropolitaines, soit sur listes algériennes ou marocaines, présentées par la Sveriges Utrikeshandels Kompensations A.B. (Sukab) ou par ses correspondants, en particulier l'Union d'exportateurs française pour l'Europe du Nord (UEFEN) et les représentants de celle-ci en Afrique du Nord, ont bien été importées en Suède pour les besoins du marché intérieur et qu'elles n'ont pas fait l'objet d'autorisation de réexportation vers d'autres pays.La présente attestation s'applique, en particulier, aux exportations nord-africaines visées par la liste de la Sukab dont copie ci-jointe et dont le règlement aux exportateurs intéressés n'a pas encore pu être effectué à ce jour par l'Office des changes.En ce qui concerne les vins algériens (référence Sukab Ial 31-38-35-32-40-41), je suis également autorisé à confirmer qu'ils ont été livrés au monopole suédois des vins (Ab vin et Spritcentralen) pour la consommation intérieure en Suède.Fait en quatre exemplaires à Alger, le 19 avril 1944.K.A. de Belfrage
1944.05.00.Rapport d'enquête sur le groupe Worms
CopieNB : Certaines informations données dans ce document, reproduit en pages 15 à 37, recoupent celles fournies dans une note datée du 2 février 1945. Note sur le Groupe WormsOrigineCe que l'on appelle couramment le groupe Worms est en réalité une société en nom collectif et en commandite simple dont nous examinons plus bas la constitution exacte.Les origines de la société Worms remontent à 1848, date à laquelle M. Hypolite Worms, grand-père de l'associé-gérant actuel, a créé une maison de commerce ayant pour but le négoce de charbons, et en 1858, un service des transports maritimes. Nous examinerons lors de l'étude des différents départements de cette société la création et le fonctionnement de ces diverses branches.Le 1er janvier 1874 fut constituée la société Worms & Cie qui continuait les opérations de la maison de commerce précédente.Ses statuts actuels découlent d'un acte en date du 11 janvier 1940.Forme actuelleLa forme actuelle de la société Worms & Cie est celle d'une société en nom collectif et en commandite simple au capital de 40.000.000 de francs dont le siège social est à Paris, 45 boulevard Haussmann. Le pacte social fait l'objet d'un acte en date du 11 janvier 1940, reçu par Me Delarue, notaire à Paris, et publié dans la Gazette des tribunaux du 21-27 janvier 1940.Une modification fut apportée le 18 octobre 1940 (acte reçu par Me Rivière, notaire à Paris) et publiée dans la Gazette des tribunaux n°55 24-28 octobre 1940, modification résultant de la démission d'un des trois gérants.Répartition du capital socialLors de la constitution actuelle de la société, soit au 11 janvier 1940, le capital était réparti comme suit :Associés-gérantsM. Hypolite Worms12.307.69230.77%M. Michel Goudchaux7.076.92417.69%M. Jacques Barnaud1.846.1534.62%21.230.76953.08% Associés-commanditairesMme E. Fauchier Delavigne3.076.9237.69%Mme A. Fauchier Magnan3.076.9237.69%Mme J. Lebel3.076.9237.69%Mme Jean Labbé4.000.00010.00%Mme Marcel Razsovich2.769.2316.92%M. Roger Leroy822.6012.06%M. Raymond Leroy822.6012.06%M. Michel Leroy822.6012.06%Consorts Leroy, M. Paul Leroy, usufruitier301.4280.75%18.769.23146.92% 40.000.000100.00%Après la démission de M. Michel Goudchaux et après certaines modifications résultant de diverses donations, le capital social se trouve réparti comme suit :Associés-gérantsM. Hypolite Worms12.307.69230.77%M. Jacques Barnaud1.846.1534.62%14.153.84535.39% Associés-commanditairesMme A. Fauchier Magnan3.076.9237.69%Mme E. Fauchier Delavigne3.076.9237.69%Mme J. Lebel3.076.9237.69%Mme Marcel Razsovich2.769.2316.92%M. Robert Labbé2.600.0006.50%M. Léon Labbé1.400.0003.50%M. Roger Leroy822.6012.06%M. Raymond Leroy822.6012.06%M. Michel Leroy822.6012.06%Consorts Leroy, M. Paul Leroy, usufruitier301.4280.75%Mme Patrick Blanchy2.358.9755.90%Mme Jacques Desforges2.358.9755.90%Mme Christian Boccon Gibod2.358.9745.90%25.846.15564.61%40.000.000100.00%De ce qui précède, il résulte que deux sortes d'associés composent la société Worms, ainsi que, d'ailleurs, il en est pour toutes les sociétés en nom collectif et en commandite simple. Dans cette forme de société, les associés-gérants sont les dirigeants absolus de la société, un peu comme si ils en étaient les seuls participants. Ils ont des pouvoirs très étendus, beaucoup plus grands que ceux des dirigeants (président du conseil et directeurs général) d'une société anonyme.Quant aux associés-commanditaires, ils n'ont droit à aucune part dans la direction de l'entreprise. Leur rôle se borne à l'encaissement de leur part dans les répartitions lorsque les associés-gérants le décident. Ils n'ont pas Ie droit de discuter les comptes sociaux et ils n'ont pas à renouveler les pouvoirs des gérants qui en sont détenteurs jusqu'à leur décès ou leur démission.Parmi les associés-commanditaires de la Maison Worms, nous n'avons pu en trouver que deux, MM. Robert Labbé et Michel Leroy - qui font partie des éléments de direction du groupe, le premier en tant que fondé de pouvoirs du siège social le second en tant que fondé de pouvoirs des services charbons.Par contre, M. Gabriel Le Roy Ladurie, directeur des services bancaires, n'a, contrairement à ce que nous avions pensé, aucune participation dans la Maison, que ce soit à titre d'associé-gérant ou d'associé-commanditaire. De même, on ne le retrouve dans aucun conseil d'administration des entreprises contrôlées par le groupe Worms ou même de celles dans lesquelles il a des participations non majoritaires.Question juiveOn s'est souvent étonné de la continuation de l'activité du groupe Worms que l'on considérait comme juif.Une entreprise économique est définie comme juive par les autorités d'occupation lorsqu'elle se trouve dans les conditions prévues par la deuxième ordonnance du 18 octobre 1940 concernant les mesures contre les juifs (publication 20 octobre 1940, [...] page 112). Dans cette ordonnance, une société en nom collectif est considérée comme entreprise juive si un des associés est juif (paragraphe 1er). Toutes les entreprises qui se trouvaient dans ce cas après la date du 23 mai 1940 devaient en faire la déclaration auprès du préfet de police, à Paris. Cette déclaration devait faire ressortir, entre autre, les faits sur la base desquels l'entreprise était ou avait été juive après le 23 mai 1940 et lorsqu'une modification ayant amené la disparition du caractère de cette entreprise s'était produite, l'exposé des faits ayant fait disparaître ces présomption (paragraphe 2 de l'ordonnance précitée).Le 29 octobre 1940, la société Worms & Cie a fait une déclaration reçue sous le n°45 par le commissaire de police du quartier de la Chaussée d'Antin, déclaration par laquelle elle précisait les faits suivants :Au 23 mai 1940, la société Worms & Cie comportait trois associés en nom collectif :MM. Hypolite Worms, Michel Goudchaux, Jacques Barnaud.M. Michel Goudchaux était le seul des trois associés qui devait être considéré comme israélite au sens des dispositions de l'ordonnance du 27 septembre 1940. Toutefois, ce dernier avait donné sa démission le 15 octobre 1940, acte reçu par Me Rivière, notaire à Paris, le 18 octobre 1940 (publication Gazette des tribunaux n°55 des 24-28 octobre 1940).De plus, M. Goudchaux cessait même d'être simple commanditaire ayant fait, en date du 25 octobre 1940, une donation de l'intégralité de ses droits dans la société Worms & Cie à ses trois filles qui sont aryennes tant dans le sens des ordonnances allemandes que de la législation française. II semble d'ailleurs que depuis cette époque il n'ait plus eu aucune relation avec le groupe.La Maison Worms & Cie n'était donc plus, suivant la définition retenue par l'ordonnance du 18 octobre 1940, une entreprise juive.Néanmoins, le paragraphe 4 de l'ordonnance du 18 octobre 1940 prévoyait que toutes opérations juridiques effectuées après le 23 mai 1940 et disposant des biens d'israélites pouvaient être déclarées nulles par le chef de l'administration militaire en France. Deux commissaires furent désignés par le Militärbefehleshaber in Frankreich : ce furent M. von Ziegesar puis M. von Falkenhausen.L'ordonnance du 20 mai 1940 de laquelle découlaient les pouvoirs des commissaires (articles 2 et 3) leur donnait les pouvoirs les plus étendus, entre autres : tous paiements d'une somme égale ou supérieure à 100.000 francs doivent être soumis à l'agrément des commissaires, cet agrément étant constaté par un visa sur le double du document ; tout changement affectant la nationalité d'un navire appartenant à l'entreprise, tous marchés ou transactions sur les charbons d'une valeur de plus de 1.000.000 de francs devaient être soumis à l'agrément des commissaires ; de plus, il devait être fourni à ces derniers la liste des avoirs bloqués à l'étranger, la liste des avoirs en France et des avoirs libres à l'étranger ; la balance mensuelle devait leur être soumise dès son établissement, etc. etc.Les commissaires ont notamment eu à s'assurer de l'aryanisation régulière de la participation de M. Michel Goudchaux dans la société comme aussi, mais subsidiairement, de celle de Mme Jean Labbé, née Goudchaux (transmise par acte du 19 octobre 1940 à ses deux fils aryens au sens des ordonnances allemandes et de la législation française) bien que le caractère racial de Mme Labbé, simple commanditaire, n'ait pas à être retenu pour la qualification de la société elle-même. De ce qui précède, il semble donc découler que plus aucun membre de la société, qu'il soit associé-gérant ou associé-commanditaire, n'est juif au regard des deux législations d'occupation et française. II semble peu probable qu'une aryanisation irrégulière ait pu être faite étant donné la présence des deux commissaires allemands sus-visés.Par ailleurs, de l'ensemble des renseignements que nous avons pu recueillir, il résulte que déjà depuis de longues années avant la guerre aucun titulaire de procuration de la société ni même aucun employé a un titre quelconque que ce soit au siège ou dans les succursales et établissements ne se trouvait être de race juive.Activité de la sociétéSi, comme nous l'avons indiqué au début de cette note, à l'origine la Maison Worms ne s'était occupée que du négoce de charbons, depuis sa création, elle a constitué d'autres branches tout aussi importantes.L'ensemble de ces branches ou services est dirigé par le :Siège socialcomposé, en ce qui concerne les éléments dirigeants de :- deux associés-gérants : MM. Hypolite Worms et Jacques Barnaud- un fondé de pouvoirs : M. Robert LabbéSecrétariat généralLe secrétariat général est adjoint à la direction. Il est dirigé par :- un secrétaire général : M. Philippe Simoni(qui a pris la succession de M. Joseph Denis, décédé en février 1943)- deux fondés de pouvoirs : MM. Jean Borie et André Hurpy.Services charbonsComme nous l'avons indiqué plus haut, le négoce des charbons fut à l'origine de la Maison Worms et a donc été créé en 1848.Le but de ce service était l'achat à l'étranger du charbon, le transport maritime et la vente en gros, demi-gros et détail de ce charbon.La Maison n'a jamais eu aucune participation dans aucune mine, ceci semblant être une décision de principe, la politique de la société se bornant à faire uniquement du négoce et du transport.Autant que nous avons pu le reconstituer, la vente en France était assurée tant par la direction de Paris que par les nombreuses succursales de la société.Des succursales existaient également à l'étranger pour l'achat des charbons, entre autres à Duisburg, Dantzig, Cardiff, Newcastle, Swansea.Worms se ravitaillait surtout à l'étranger : Allemagne, Grande-Bretagne, Pologne, Belgique, Hollande. Il s'était assuré la distribution en France des charbons de l'État turc, par l'intermédiaire et pour le compte de la société commerciale franco-turque. Il était également l'importateur des anthracites de la Société française des charbonnages du Tonkin.Il ne semble pas que Worms travaillait beaucoup avec les mines françaises. Nous avons juste pu trouver qu'il était agent général pour le sud-ouest des mines de Blanzy.Il semble que les transactions faites par Worms étaient assez importantes puisqu'en 1937 et 1938 les Services charbons ont vendu environ 1.500.000 tonnes. Toutefois, par rapport au chiffre total de l'importation des combustibles minéraux en France, cela représente un pourcentage assez peu élevé, c'est-à-dire 5 à 6% environ. Le département Worms charbons contrôlait en plus un certain nombre de sociétés, à savoir : la Société d'approvisionnement pour le chauffage central à Paris, la Compagnie charbonnière du Midi à Antibes, Cannes et Golfe-Juan, les Combustibles montois à Mont-de-Marsan et les Charbonnages de Provence à Toulon. Nous indiquons ces participations pour la bonne règle car il s'agit de sociétés sans grande importance commerciale.Depuis les hostilités et surtout la fin des hostilités, l'activité de Worms charbons a entièrement cessé. Par contre, afin d'assurer du travail à son nombreux personnel et maintenir une activité à ce département, Worms a ouvert des exploitations forestières et des chantiers pour la carbonisation du bois. Il a également mis en exploitation des tourbières dans le Finistère, la Loire-inférieure, le Maine-et-Loire, l'Indre-et-Loire, la Charente et les Basses-Pyrénées. Nous n'avons aucun renseignement sur le fonctionnement de ces exploitations.La direction de ce service est assurée par :M. Louis Vignet, directeur généralet par :MM. Paul Dufour, Gérard Grédy, Michel Leroy, Edmond Le Roy, Jean Lecreux, Jacques Révoil, Francis Bedel.Services maritimesAutant que nous avons pu le savoir c'est vers 1854 que naquit chez M. Worms l'idée de créer un service maritime.En effet, à cette époque, la Maison avait été chargée par le gouvernement français du ravitaillement en charbon des deux flottes françaises qui participaient à la guerre dite de Crimée, en Méditerranée et en Baltique.Ce n'est toutefois qu'en 1857 qu'on trouve les premières traces de Worms armateur par la prise de contrôle de l'armement havrais Hantier Mallet & Cie.D'après les renseignements que nous avons, les débuts de l'activité maritime de la Maison Worms se sont presque intégralement cantonnés dans un trafic avec l'Allemagne. Ainsi en 1857, la Maison traite des cargaisons de charbon avec la Compagnie du gaz de Hambourg et avec la Compagnie des vapeurs Hambourg-Brésil.En décembre 1858, est organisé un service régulier de transport de marchandises entre Bordeaux et Hambourg avec le vapeur "Séphora".En 1870, les hostilités interrompent cette ligne qui reprend aussitôt la conclusion de la paix. Il y a quatre départs par mois avec des bateaux plus gros. Certains comme "Michel" avaient une portée en lourd de plus de 3.000 tonnes.Comme en 1870, la guerre 1914-1918 a amené l'interruption du trafic mais, dès 1919, la ligne fut reprise et la Maison Worms estimant que l'activité allait être suffisamment importante, créait une succursale à Hambourg.En 1928, M. Hypolite Worms met sur pied une formule de pool avec le Norddeutscher Lloyd et la filiale de ce dernier, la Roland Line.En 1934, l'accord est renouvelé avec quelques modifications sans importance.En dehors de cet accord particulier, la flotte de MM. Worms & Cie se composait, au 1er septembre 1939, de 24 navires représentant 31.235 tx de jauge brute :"Barsac""Château-Yquem""Margaux""Bidassoa""Fronsac""Médoc""Caudebec""Jumièges""Mérignac""Cérons""La-Mailleraye""Normanville""Château-Larose""Le-Trait""Pessac""Château-Latour""Léoville""Pomerol""Château-Palmer""Listrac""Pontet-Canet""Château-Pavie""Lussac""Sauternes"Cette flotte ne représentait d'ailleurs qu'un très petit pourcentage de la flotte française : 1.03%.Elle assurait les services suivants :A/ Cabotage nationalI - Lignes de cabotage desservant tous les ports français de la mer du Nord, de la Manche et de l'Atlantique entre Bayonne et Dunkerque.II - Lignes entre les mêmes ports et Marseille, et vice-versa (escales éventuelles dans les ports portugais et espagnols).III - Lignes entre Le Havre, éventuellement Cherbourg, et les ports algériens et tunisiens.B/ Cabotage internationalI - Lignes entre les ports français de l'Atlantique, de la Manche et de la mer du Nord, d'une part, et Brème et Hambourg, de l'autre, avec prolongements éventuels sur les ports de la Baltique.II - Lignes entre les ports français de la Manche et de la mer du Nord, et les ports insulaires et continentaux des mêmes mers.III - Escales éventuelles dans les ports espagnols et portugais des navires des lignes de grand cabotage qui unissent Marseille et les ports d'Algérie et de Tunisie aux ports français de l'Ouest.IV - Lignes des ports français de l'ouest sur les ports du nord de l'Espagne, et vice-versa.Bien entendu, et en dehors des succursales françaises, MM. Worms & Cie avaient des succursales à l'étranger, entre autres, Dantzig, Hambourg, Rotterdam, Anvers, Newcastle, Grimsby, Swansea, Cardiff.La direction des Services maritimes de MM. Worms & Cie est assurée par :M. Lucien Émo, directeur général,Et par MM. Robert Malingre, Louis Péquignot, Edmond Le Roy, Achille Ribeyre, Raymond Delteil, Raymond Bouterre, Jean Destouches, Henri Bouteloup.Société française de transports pétroliers - SFTPCette société fut constituée en septembre 1938 sous forme de société anonyme au capital de 30.000.000 de francs -statuts déposés chez Me Rivière, notaire à Paris.Siège social : 41, boulevard Haussmann à Paris.Objet socialToutes les opérations d'achat, d'armement et d'exploitation de navires-citernes.Toutes les opérations de navigation, d'armement, d'affrètement, de consignation et de commission et généralement toutes les opérations maritimes, commerciales et industrielles ainsi que toutes prises d'intérêts par voies de participation ou autrement dans des opérations ayant traité directement ou indirectement à l'industrie des transports et de la navigation.La construction, l'acquisition, la location, la vente de tous immeubles, chantiers et usines nécessaires à la bonne marche de la société.D'après les renseignements que nous avons, la constitution de cette société a été effectuée sur une mission du gouvernement français. En effet, dès 1938, les autorités compétentes s'étaient penchées sur le problème du ravitaillement de la France au point de vue des essences et du pétrole. A la suite de divers travaux préparatoires et des enquêtes faites à ce sujet, le projet présente par la Maison Worms au gouvernement reçut l'approbation de ce dernier. MM. Worms & Cie eurent mission de constituer la société en question.Capital socialA l'origine, le capital était de 30.000.000 de francs répartis de la façon suivante :État français (ONCL)18.000 actionssoit F 9.000.000Messieurs Worms & Cie13.000 actionssoit F 6.500.000Messieurs Desmarais Frères7.000 actionssoit F 3.500.000Messieurs Louis Dreyfus & Cie7.000 actionssoit F 3.500.000La Compagnie auxiliaire de navigation5.500 actionssoit F 2.750.000la Compagnie navale des pétroles(filiale de la Compagnie français des pétroles)5.500 actionssoit F 2.750.000Saint Gobain, Chauny & Cirey4.000 actions60.000 actionsSoit F 30.000.000La part de MM. Louis Dreyfus & Cie fut répartie en 1940 par les soins de l'État.Au moment de la création de la société, comme on peut le voir d'après les chiffres indiqués ci-dessus, elle avait pour actionnaires : l'État pour 30%, les intérêts privés pour 70%. Quant à la Maison Worms, elle détenait, avec sa participation de 13.000 actions, 21,66% du capital.Deux administrateurs nommés par l'État représentent le secrétaire d'État à la Marine au sein du conseil d'administration ; en outre, l'État a désigné deux commissaires du gouvernement ayant rang et prérogatives d'administrateurs et qui possèdent un rôle de contrôle et d'inspection des plus étendus.En raison du rôle de l'État dans la constitution et le fonctionnement de la société, il lui a été attribué 12.000 parts bénéficiaires sans valeur nominale, qui ont droit à 25% des super bénéfices.En exécution du programme fixé, la société a acheté, entre le mois de septembre 1938 et le mois d'avril 1939, huit navires-citernes :- "Bourgogne" 14.850 tonnes de port en lourd- "Champagne" 14.883 tonnes de port en lourd- "Languedoc" 15.250 tonnes de port en lourd- "Lorraine" 15.250 tonnes de port en lourd- "Roussillon".15.055 tonnes de port en lourd- "Franche-Comté" 14.850 tonnes de port en lourd- "Saintonge" 14.850 tonnes de port en lourd- "Touraine" 10.027 tonnes de port en lourd.En juin 1942, la société a procédé à une émission de 40.000 obligations de 5.000 francs (autorisation de M. le ministre secrétaire d'État aux Finances en date du 7 juillet 1942). A notre connaissance, cette émission a été couverte mais nous n'en connaissons pas la répartition exacte.Conseil d'administrationComposé actuellement de :Président : Monsieur Hypolite WormsReprésentants de l'État :Commissaires du gouvernement : Monsieur François Ollive, Monsieur Henri Zaffreya, directeur de l'Économie généraleReprésentants de l'État :Marine marchande : Monsieur Letourmy, directeur de la flotte de commerce,Marine nationale : Monsieur le commissaire général Gagin, directeur central de l'intendance maritime.Représentants du groupe privé :Messieurs Worms & Cie, Monsieur Jacques Barnaud, de la Maison Worms & CieMessieurs Desmarais Frères, Monsieur Robert Cayrol, Directeur généralCompagnie auxiliaire de navigation, Monsieur Yves Desprez, Directeur généralCompagnie navale des pétroles, Monsieur Roger Gasquet, Directeur généralManufacture des glaces et produits chimiques de Saint-Gobain, Chauny & Cirey, Monsieur E. Angot, président de la raffinerie de BerreActivités industriellesLes renseignements qui nous ont été fournis, nous indiquent qu'à fin 1938, la flotte de la société avait accompli 10 voyages complets. Les importations de combustibles par les soins de ladite flotte étaient de l'ordre de 135.000 tonnes environ.A fin 1939, malgré l'état de guerre, 62 voyages complets avaient été effectués et environ 825.000 tonnes de combustibles liquides avaient été importées.Au 1er mai 1940, la flotte de la société était composée de huit navires.Depuis cette date, la SFTP, comme d'ailleurs toutes les sociétés d'armement françaises, se trouve en veilleuse et semble même avoir perdu la totalité de sa flotte, tant du fait des torpillages que des confiscations, soit par les alliés, soit par les Allemands.II est à noter que la totalité des flottes, tant du groupe Worms que des sociétés contrôlées ou amies, est, soit coulée (ceci en plus grosse partie), soit confisquée tant par les puissances anglo-saxonnes que par la Kriegsmarine, ce qui fait qu'à l'heure actuelle l'activité de cette branche du groupe Worms est absolument nulle, ce groupe ne possédant plus aucun navire.Société nantaise de consignation et de géranceIl s'agit d'une société au capital de 800.000 francs, réparti en 16.000 actions de 500 francs, dont la moitié est détenue par la Maison Worms & Cie, l'autre moitié par la Compagnie nantaise des chargeurs de l'Ouest.Il s'agit d'une affaire sans grande envergure et sans grand intérêt que nous ne mentionnons que pour bon ordre.Cette société fut constituée en février 1939 par MM. Worms & Cie et la Compagnie nantaise des chargeurs de l'Ouest, les deux maisons ayant depuis longtemps des relations d'affaires.Conseil d'administration, composé de :Monsieur Anatole Bucquet, président, représentant la NochapMonsieur Henri Lecour Grandmaison, vice-président, représentant la Compagnie nantaise des chargeurs de l'Ouest.Monsieur Lucien Émo, représentant la Maison Worms & Cie,Monsieur Léon Jamin.Son siège social se trouve 10, quai de la Fosse à Nantes.Nouvelle compagnie havraise péninsulaire de navigation - NochapObjet socialLe but de la société, tel qu'il est défini par le prospectus d'émission de 220.000 actions nouvelles en janvier 1944, est le suivant :La société a pour objet, directement ou indirectement, en France, dans les colonies, pays de protectorat ou sous mandat français et à l'étranger :- l'exploitation de différentes lignes ayant appartenu à la Compagnie havraise péninsulaire de navigation à vapeur (en liquidation)- l'armement et l'exploitation, la mise en construction, l'achat, la vente, la location et l'échange de tous navires, bateaux, pontons ou gabares.D'après nos renseignements, cette société fut créée en 1932 et 1933 sur les instances des Pouvoirs publics de l'époque. En effet, le gouvernement ne tenait pas à voir disparaître, même momentanément, la liaison avec l'océan Indien qu'assurait la Compagnie havraise péninsulaire de navigation à vapeur qui se trouvait être au bord de la faillite et dont la disparition aurait entraîné la suppression de ce service. C'est ainsi que la Maison Worms et plusieurs sociétés procédèrent à la création de la Nochap, évitant ainsi la faillite de l'ancienne société.Capital socialLe capital social à la création était de 22.000.000 de francs entièrement libérés. Il était représenté par 29.600 actions "A" de 500 francs et 72.000 actions "B" de 100 francs. Existent également 72.000 bons de récupération remboursables à 400 francs sur les excédents de bénéfices et 100.000 parts bénéficiaires participant aux résultats à partir d'un niveau déterminé.MM. Worms & Cie détenaient 23.714 actions "A" et 1.395 actions "B", soit environ 55% du capital social.Par ailleurs, en janvier 1944, la Nochap a procédé à une émission de 220.000 actions nouvelles de 100 francs à souscrire contre espèces au prix de 120 francs par action.Activité socialeLa flotte de la Société se composait, au 1er septembre 1939 de neuf navires : "Bourdonnais", "Condé", "Ville-d'Oran", "Ville-de-Majunga", "Ville-de-Metz", "Ville-de-Reims", "Ville-de-Rouen", "Ville-de-Tamatave", "Ville-du-Havre" - jaugeant au total 48.302 tonneaux, ce qui représente 1,60% de la flotte française. L'État lui avait, en outre, confié la gérance d'un navire à moteur, "Le-Malgache".Outre son activité sur l'océan Indien, la Nochap exploite une ligne Le Havre/Algérie et vice-versa.Ateliers et Chantiers de la Seine maritime (Worms & Cie)Date de constitution :Entre 1917 et 1921.Lieu :Le Trait (Seine inférieure)Description :Ils couvrent une superficie est de 24 hectares et comportent 8 cales de construction. Lors de leur établissement, ils ont été équipés avec un outillage très moderne. Il était possible de construire dans leurs ateliers des navires ayant jusqu'à 18.000 tonnes de port en lourd et 180 mètres de longueur.Les ateliers comprenaient :un atelier de coquesun atelier de chaudières marinesun atelier de machines marinesune tuyauterieun atelier d'ajustage d'entretien et une grosse forgedes ateliers de menuiserie et de modelage et une scierieun atelier de souduredes stations centrales électrique, hydraulique et pneumatique.Les cales étaient équipées de grues Titan de quatre et huit tonnes.Les chantiers possédaient également un grand appontement et une station de sous-marins.En plus des constructions navales proprement dites, ces Chantiers étaient également spécialisés dans le stockage des combustibles liquides. Ils s'étaient également assuré le monopole pour la France, les colonies, protectorats et pays sous mandats, des différents brevets de la firme américaine Chicago Bridge & Iron Company (toits flottants, respirants et ballons Wiggins, sphères et sphéroïdes Horton).PersonnelEn janvier 1941, près de 1.100 personnes étaient employés sur le Chantier.uvres socialesUne cité-jardin avait été créée sur une longueur de 4 kilomètres et avec 595 logements.De nombreuses autres uvres sociales, entre autres des cours professionnels et d'apprentissage, fonctionnaient depuis 1921.Il est à noter que les Ateliers et Chantiers de la Seine maritime furent bombardés par les Anglo-saxons dès 1941. Ce furent même les premières destructions industrielles sérieuses effectuées en France. Depuis et au cours d'une dizaine de bombardements, ces ateliers furent intégralement détruits.Le peu de personnel qui y est conservé travaille au déblaiement des décombres mais aucune activité industrielle réelle n'existe et l'on peut dire que cette branche se trouve entièrement en sommeil.Services bancairesLa multiplicité des services du groupe Worms les a amenés à constater la nécessité d'un service bancaire propre à la Maison, lequel fut créé en 1929.Ce service avait pour but principal d'assurer la trésorerie des différents départements de la Maison Worms et des maisons amies avec toute l'activité qui en découlait.Deux filiales furent créées à Marseille et à Alger.Depuis 1936, la direction de ce service est assurée par Gabriel Le Roy Ladurie dont il semble bien que ce soit la seule activité dans la Maison puisqu'ainsi que nous l'avons indiqué plus haut, nous ne trouvons aucune trace de sa participation, soit à la Maison Worms & Cie, soit à une société filiale ou amie quelconque.Dirigeants du serviceDirecteur - M. Gabriel Le Roy LadurieDirecteur-adjoint - M. Raymond MeynialSous-directeur - M. Guy BrocardFondés de pouvoirs - (1er rang) MM. Georges Baudenon, André Bellenger, Maurice Desoubry, Joseph Ducoulombier, Élie Enquebec, André Guex, Michel Lefébure, Jean Ragaine, Victor Verdier, Albert VienneyFondés de pouvoirs - (2ème rang) MM. Jehan de Cargouet, Ernest Rameix, Edmond Sansot.Mai 1944
1944.05.11.A l'abbé Renaud.Paris.Note
CopieParis, le 11 mai 1944Mon cher abbé,Je vous remets ci-joint un certain nombre de certificats du cimetière de Passy attestant que le père de Monsieur Hypolite Worms repose dans la concession catholique de la famille Houcke, ce qui confirme que l'influence religieuse dans le ménage des parents de notre ami ait été exercée exclusivement par sa mère.Abbé Renaud12, rue de PhalsbourgParis (17ème)
1944.05.25.D'Henri Du Moulin de La Barthète - journal Le Curieux.Article
Coupure de presse
La copie image de ce duplicata n'a pas été conservée.
Extrait du journal suisse "Le Curieux"25 mai 1944
La Synarchie françaisepar Philippe Magné (alias Dumoulin de La Barthète)
D'un mot français peu courant mais dont les racines grecques restent apparentes, le dictionnaire Larousse donnait, il y a quelques années, la définition suivante : « "Synarchie" : Gouvernement simultané de plusieurs princes administrant les diverses parties d'un État ».Y eut-il, dans l'histoire du monde, un gouvernement de ce genre ? Seul, peut-être, le professeur Pirenne nous l'apprendrait. Mais, dans la mémoire des Français, le terme de "synarchie" restera longtemps associé à l'une des conceptions les plus récentes et les plus troubles de la direction des affaires publiques par une équipe d'industriels et de financiers.L'expérience dura près de 18 mois, de février 1941 à septembre 1942. Elle apparaît comme intimement liée aux essais de collaboration économique franco-allemande. Elle offrit, au regard du public, l'aspect d'une projection, sur le plan politique, des intérêts d'une banque d'affaires. Elle s'entoure, encore, du mystère que l'on prête aux sociétés secrètes. Elle s'abritera, dans la légende, sous les ailes d'une sorte d'"Internationale fasciste du patronat européen" dirigée par l'Allemagne.La vérité est plus simple et mérite d'être contée.Le 22 février 1941, trois hommes connus de longue date à Paris : Jacques Barnaud, François Lehideux et Pierre Pucheu pénètrent dans les conseils du gouvernement. Le premier est l'un des trois associés de la Banque Worms, le second fut, pendant 6 ans, administrateur-délégué des Automobiles Renault, le troisième vient de quitter le Comptoir de la sidérurgie française. Ce sont des hommes d'une quarantaine d'années, sans expérience politique mais de bon renom industriel, que l'amiral Darlan entraîne à sa suite, sur la seule caution de leurs mérites professionnels. Barnaud est nommé délégué général du gouvernement pour les relations économiques franco-allemandes, Lehideux, délégué général à l'Equipement national. Pucheu prend le portefeuille de la Production industrielle. Les uns et les autres entrent au Conseil des ministres.A leurs côtés, mais à un échelon inférieur, l'amiral appelle deux de leurs amis, deux publicistes, Paul Marion et Jacques Benoist-Méchin, qu'il nomme secrétaires généraux adjoints à la vice-présidence du Conseil.Que représentait au juste cette équipe ? Il faut, pour s'en rendre compte, se reporter aux années 1937 et 1938, à l'échec du Front populaire, aux difficultés rencontrées sur les terrains diplomatique et financier par le Cabinet Chautemps, au discrédit dont le Parlement semblait définitivement atteint. Les menaces d'un conflit extérieur, d'une guerre civile, d'un effondrement du franc, entraînaient la jeunesse française dans des directions nouvelles et confuses. Le mouvement néo-socialiste fondé par Déat, Renaudel et Marquet, tentait d'arracher les jeunes socialistes à la dialectique diaprée mais figée de Léon Blum. Jacques Doriot s'évertuait à rassembler, de l'extrême gauche à l'extrême droite les communistes repentis de Saint-Denis et les électeurs désabusés de la Fédération républicaine. Il trouvait, sur son chemin, les troupes du colonel de la Rocque, anciens Croix de Feu groupés sous l'égide du Parti social français. De récents adeptes du terrorisme, dirigés par Deloncle, recrutaient enfin pour l'action directe, des "hommes de main" que le caractère secret de leurs attentats apparentait à l'ancienne Cagoule.Entre tous ces groupes, sauf chez les Croix de Feu, de nombreux traits communs : un même mépris des transitions, un même goût de la violence, d'évidentes sympathies pour le fascisme et l'hitlérisme, de grands besoins d'argent...C'est alors que Jacques Barnaud fonde sa revue, une petite revue jeune : les Nouveaux Cahiers.Ancien élève de l'Ecole Polytechnique, beau combattant de l'autre guerre, Barnaud trouvait difficilement dans le haut poste qu'il occupait à la banque l'occasion de satisfaire tous ses goûts. La politique le tenta. Mais, gêné par sa timidité, desservi par une rare faiblesse de moyens oratoires, mystique de surcroît, il n'aborda la politique que de biais. L'heure lui paraissait venue d'associer les meilleures têtes d'une élite assez large à l'étude des problèmes les plus graves du destin français. Ne pourrait-il faire de sa revue une sorte de tribune où de jeunes financiers, des intellectuels en quête de relations, d'authentiques chevau-légers du monde des affaires, quelques aventuriers aussi se grouperaient pour constituer les cadres d'un État nouveau.Ses intentions, très vite, sont comprises : les collaborations affluent. De Guillaume de Tarde à Boris Souvarine, de Bertrand de Maudhuy à Drieu de la Rochelle, de Laurat à Detoeuf, de Coutrot à Bernard de Plas, des frontières de l'Action française à la banlieue du bergerysme, en passant par les radicaux émancipés, les francs-tireurs de la Nouvelle Revue française, les Dominicains de l'écoute, des hommes de talent se présentent, que n'unissent aucune doctrine, aucune foi conmunes, mais qui s'entendront sur les lignes essentielles d'un "pragmatisme" français.Car telle est bien la pensée profonde de Jacques Barnaud. Nul a priorisme ne le guide. Ce technicien n'est pas un théocrate. Il aime les idées claires, les tempéraments vifs, les exposés précis. Il a les yeux au ciel mais les pieds sur la terre. Un peu d'idéalisme, le goût des responsabilités, la connaissance des bilans composeront une éthique nouvelle, appropriée aux exigences du moment.Ses amis lui ressemblent par certains côtés mais possèdent des dons d'expression qui lui font défaut. Gabriel Le Roy Ladurie, le sphinx, l'augure, l'éminence grise de la Banque Worms, grand gaillard au masque sombre mais d'humeur intrigante, qui ne quitte guère pendant 3 ans les antichambres ministérielles et que Paul Reynaud accueille parfois sans méfiance. Pierre Pucheu, normalien brillant, athlète courageux, égocentriste puéril, que la métallurgie met en valeur et que la tribune déjà séduit mais qu'une étrange instabilité de caractère pousse à se faire, en moins de 2 ans, le transfuge de deux partis politiques (PSF et PPF), Paul Marion, ancien collaborateur de "L'Humanité", adepte récent du facisme, orateur de grand style dont la tenue négligée et la gouaille faubourienne détonnent dans ce salon des élites. Jacques Benoist-Méchin, historien militaire, musicographe et critique d'art, tout imprégné déjà de germanisme, qui n'a quitté la presse Hearst que pour le Cabinet des estampes de l'état-major allemand et dont le visage glabre, les lèvres serrées, la démarche équivoque laissent une curieuse impression de malaise. Arrighi, ancien lieutenant d'Abd-el-Krim au Maroc, imagination vive, tête solide et membres courts, un "dur" prêt à toutes les besognes, exagérant jusqu'à la provocation ce côté d'"affranchi" qui n'était chez Barnaud et Pucheu que le faux masque d'une émotivité refoulée.Tels sont ces nouveaux "guides" de l'intelligence française, ces dauphins de l'efficience, ces intellectuels de la production et des affaires, hommes jeunes encore, de talent réel et d'une incontestable classe humaine, que l'avant-guerre n'a mis qu'assez peu en relief mais qui se retrouveront au lendemain de l'armistice prêts à quitter leurs usines, leurs bureaux, prêts aussi à se faire libérer des camps allemands pour s'assurer les chances et les prestiges du pouvoir.L'histoire prononcera peut-être un jour, sur le passage de Pierre Pucheu au ministère de l'Intérieur (ce fut sa seconde expérience du gouvernement) un jugement plus motivé, plus équitable, plus empreint de sérénité que celui du Conseil de guerre d'Alger. Ce n'est d'ailleurs pas de son activité propre qu'il est ici question mais du rôle général de l'"équipe".Or, sur ce rôle, les témoignages sont précis, concordants. Les 5 équipiers manifestèrent, pendant plus d'un an, un esprit d'étroite solidarité. Liés de longue date les uns avec les autres, prenant ensemble la plupart de leurs repas, ils firent bloc au Conseil des ministres sur presque tous les grands problèmes. Leurs tempéraments leur proposèrent cependant des rythmes d'action différents. Benoist-Méchin, l'instigateur secret de Montoire, le courtisan gourmé d'Abetz et Paul Marion, qu'un mépris instinctif des hésitations bourgeoises laissera sans défense devant les appels des sirènes brunes prendront, assez vite, la têté du peloton. Ils donneront, dès le mois de septembre 1941 à la "collaboration politique" un caractère de franche détermination, de rapide foulée.Pucheu, Lehideux et Barnaud se partageront, avec plus de pondération, le secteur économique. Ils auront, à ce titre, à prendre chaque jour l'attache de l'Hôtel Majestic où siégeaient les experts économiques de l'armée d'occupation (général Michel). Le procès-verbal de leurs entretiens avec les Allemands n'a pas été conservé. Et c'est bien dommage. On y aurait vu sans doute que si Barnaud et surtout Lehideux luttèrent au début, contre les exigences de l'OKW, s'ils réussirent à freiner, pendant quelques mois, les livraisons de métaux et de matières premières, les réquisitions de bétail et fourrages, les transferts de main d'oeuvre, s'ils parvinrent même à limiter le montant des participations allemandes dans les entreprises françaises, ils furent, en définitive, débordés et refoulés.
1944.05.26.De l'Office de répartition des produits chimiques.A la Société de l'hyperphosphate Réno
CopieNB : Ce document est classé dans le dossier sur la Société tunisienne des hyperphosphates Réno et la Compagnie sétoise, en date du 4 janvier 1945. S'y reporter pour en consulter la reproduction.Office central de répartition des produits chimiquesSection de la chimieProduits minéraux PG/JTPhosphates naturels d'importation22430Paris (XVI°) le 26 mai 1944Société tunisienne de l'hyperphosphate Réno47, rue de LiègeParisMessieurs,Le ministre de la Production industrielle, par lettre de la direction dea Mines, réf. P/DM/M/N°8.328/S5 - en date du 4/5/44 me prie de régulariser par des ordres de transfert les livraisons de phosphates naturels d'importation effectuées sur ses instructions par les détenteurs français au bénéfice de la Rohphosphat Gesellschaft.La présente lettre constitue, conformément au décret du 15 juin 1940, ordre de transfert pour la quantité d'environ 1.573 tonnes (mille cinq cent soixante treize) que vous aviez livrée à la date du 24 février 1944 dans la zone occupée et zone sud. [Tableau donnant le détail de la livraison selon les sites de production.]Les tonnages que vous auriez livrés depuis cette date jusqu'à ce jour, ou seriez appelés à livrer par la suite étant compris dans de nouvelles tranches globales de fournitures à la Rohphosphat Gesellschaft, feront l'objet d'une régularisation ultérieure.Veuillez agréer, Messieurs, l'assurance de mes sentiments distingués.Office central de répartition des produits industrielsLe répartiteur, chef de la section de la chimie.
1944.06.07.Du ministre secrétaire d’Etat au travail.Au directeur des ACSM
7 juin [1944]
Le ministre secrétaire d’Etat au travail et à la solidarité nationale à M. le directeur de l’entreprise Worms & Cie
Le Trait (S. Inférieure)
Après examen des états de salaires établis en application de l’arrêté et du décret du 15 février 1943 par l’entreprise Worms et Cie et afférents aux 2°, 3°, 4° trimestres 1943 et au 1er trimestre 1944 ; j’envisage d’attribuer à votre société une subvention de :
Soixante-sept mille soixante-six francs (67.066 francs)
qui se répartit ainsi :
2ème trimestre 1943 : 16.968-21
3ème trimestre 1943 : 16.711-85
4ème trimestre 1943 : 18.294-80
1er trimestre 1945 : 15.091-50
67.066 - 36
Je vous prie de me faire savoir avant le 15 juin 1943 votre accord sur la subvention envisagée ou le cas échéant vos observations.
Sans réponse de votre part à la date précitée toutes mesures utiles seront prises pour attribuer à l’entreprise Worms & Cie la somme de 67.066 francs.
P. le ministre, secrétaire d’État, et par autorisation,
Le directeur de la formation professionnelle
1944.06.09.Des ACSM.Déclaration de sinistre
Secrétaire d’État aux communications.
Commissariat à la reconstruction
Déclaration de sinistre
Renseignements concernant le sinistre :
Nom ou raison sociale : Worms & Cie
Prénoms ou forme de la société : société en nom collectif en commandite simple
Date et lieu de naissance ou de construction : 16 mars 1894 originairement sous la raison Hypolite Worms & Cie prorogée à diverses reprises et en dernier lieu le 11 janvier 1940.
Profession ou objet social : construction et armement de navires, l’importation et le commerce de charbons, les opérations de banque, etc.
Adresse actuelle du siège social : 45 boulevard Hassmann à Paris
Adresse de l’établissement sinistré : Ateliers & Chantiers de la Seine Maritime – Le Trait
Catégorie de l’établissement sinistré :
Adresse à laquelle doit être envoyé l’accusé de réception : Ateliers & Chantiers de la Seine Maritime – Le Trait (Seine-Inférieure)
Renseignements complémentaires concernant l’entreprise sinistrée :
Nationalité : française
Reg. Du commerce ou des métiers : n° Rouen B.106 Seine 24.842
Capital nominal : 40 millions
Capital versé : 40 millions
Renseignements concernant le signataire de la déclaration :
Nom : Abbat
Prénom : Pierre
Date et lieu de naissance : 18 mai 1898 à Toulon s/Mer
Profession : directeur
Adresse : Le Trait
Qualité dans laquelle il agit : directeur
Comités d’organisation auxquels ressortit l’entreprise : comité d’organisation de la construction navale et comité d’organisation des machines thermiques et hydrauliques.
Date, origine et circonstances du sinistre : bombardement du 30 mai de la ville de Rouen – destruction d’une camionnette Renault, charge utile 2.500 kgs, équipée avec gazogène SUCA et immatriculée sous le n° 6621-XB.1
Le sinistre a-t-il entrainé des destructions totales ou partielles, de bâtiments : non ; d’outillage : oui ; de stocks : ; de petit outillage :
Renseignements sur la propriété des bâtiments et de l’outillage :
Le déclarant agit-il en qualité de :
Exploitant de l’entreprise : oui
Propriétaire des bâtiments : oui
Propriétaire de l’outillage : oui
Le Trait, le 9 juin 1944
P. Pon Worms & Cie
Signé Abbat
Le Trait, le 13 juin 1944,
Monsieur l’ingénieur en chef des ponts et chaussées
Délégué du commissariat à la reconstruction
Boulevard des Belges
Rouen
Monsieur l’ingénieur en chef,
Nous avons l’honneur de vous remettre ci-joint, diverses déclarations de sinistre intéressant notre outillage et un immeuble de notre cité.
Nous nous excusons de vous les présenter avec un peu de retard. Ce dernier est complètement indépendant de notre volonté et provient des circonstances qui ont entraînées notre éviction soudaine de nos chantiers du Trait. Les déclarations préparées en temps voulu en ont été retardées dans leur expédition.
Nous espérons que vous voudrez bien cependant nos en donner acte et les considérer comme régulières et vous en remercions très vivement à l’avance.
Veuillez agréer, monsieur l’ingénieur en chef, l’expression de notre haute considération.
P. Pon Worms & Cie
Signé Abbat
1944.06.09.Des ACSM.Déclaration de sinistre
Secrétaire d’État aux communications.
Commissariat à la reconstruction
Déclaration de sinistre
Renseignements concernant le sinistre :
Nom ou raison sociale : Worms & Cie
Prénoms ou forme de la société : société en nom collectif en commandite simple
Date et lieu de naissance ou de construction : 16 mars 1894 originairement sous la raison Hypolite Worms & Cie prorogée à diverses reprises et en dernier lieu le 11 janvier 1940.
Profession ou objet social : construction et armement de navires, l’importation et le commerce de charbons, les opérations de banque, etc.
Adresse actuelle du siège social : 45 boulevard Hassmann à Paris
Adresse de l’établissement sinistré : Ateliers & Chantiers de la Seine Maritime – Le Trait
Catégorie de l’établissement sinistré :
Adresse à laquelle doit être envoyé l’accusé de réception : Ateliers & Chantiers de la Seine Maritime – Le Trait (Seine-Inférieure)
Renseignements complémentaires concernant l’entreprise sinistrée :
Nationalité : française
Reg. Du commerce ou des métiers : n° Rouen B.106 Seine 24.842
Capital nominal : 40 millions
Capital versé : 40 millions
Renseignements concernant le signataire de la déclaration :
Nom : Abbat
Prénom : Pierre
Date et lieu de naissance : 18 mai 1898 à Toulon s/Mer
Profession : directeur
Adresse : Le Trait
Qualité dans laquelle il agit : directeur
Comités d’organisation auxquels ressortit l’entreprise : comité d’organisation de la construction navale et comité d’organisation des machines thermiques et hydrauliques.
Date, origine et circonstances du sinistre : bombardement du 30 mai de la ville de Rouen – destruction d’une camionnette Renault, charge utile 2.500 kgs, équipée avec gazogène SUCA et immatriculée sous le n° 6621-XB.1
Le sinistre a-t-il entrainé des destructions totales ou partielles, de bâtiments : non ; d’outillage : oui ; de stocks : ; de petit outillage :
Renseignements sur la propriété des bâtiments et de l’outillage :
Le déclarant agit-il en qualité de :
Exploitant de l’entreprise : oui
Propriétaire des bâtiments : oui
Propriétaire de l’outillage : oui
Le Trait, le 9 juin 1944
P. Pon Worms & Cie
Signé Abbat
Le Trait, le 13 juin 1944,
Monsieur l’ingénieur en chef des ponts et chaussées
Délégué du commissariat à la reconstruction
Boulevard des Belges
Rouen
Monsieur l’ingénieur en chef,
Nous avons l’honneur de vous remettre ci-joint, diverses déclarations de sinistre intéressant notre outillage et un immeuble de notre cité.
Nous nous excusons de vous les présenter avec un peu de retard. Ce dernier est complètement indépendant de notre volonté et provient des circonstances qui ont entraînées notre éviction soudaine de nos chantiers du Trait. Les déclarations préparées en temps voulu en ont été retardées dans leur expédition.
Nous espérons que vous voudrez bien cependant nos en donner acte et les considérer comme régulières et vous en remercions très vivement à l’avance.
Veuillez agréer, monsieur l’ingénieur en chef, l’expression de notre haute considération.
P. Pon Worms & Cie
Signé Abbat
1944.06.14.Rapport sur la synarchie
[Note manuscrite sur papier volant :] Ce document a été extrait des scellés Dupuy et Parain intéressant à consulter car il permet de voir comment était appréciée la Banque Worms dans certains milieux "collaborationnistes".
Synarchie
Parmi les sociétés secrètes qui ont exercé une influence particulièrement pernicieuse sur la vie mondiale et spécialement européenne, il faut noter une branche de la franc-maçonnerie extrêmement secrète : "La synarchie".La "synarchie" se présente également comme une émanation de l'esprit de la Compagnie de Jésus. Le mot "synarchie" signifie gouvernement par l'ensemble des associations reconnues comme groupements philosophiques, culturels, ethniques, politiques, religieux, mais, en réalité, il s'agit, comme nous allons le voir ci-dessous, d'imposer par une système économico-politique particulier l'hégémonie mondiale de la Juiverie.La "synarchie" a sa source dans une vieille secte de francs-maçons teintée d'illuminisme, le "martinisme" dont le fondateur était autre que le juif Martinez de Pascalis.Le "martinisme" eut, à la fin du siècle dernier, pour I grand maître, le docteur Saint-Yves d'Alveydre, polytechnicien de la promotion de 1842. Saint-Yves, devenu marquis d'Alveydre, par décision pontificale, avait vécu de nombreuses années en Angleterre où il avait fait la connaissance de la veuve de Fabre d'Olivet (auteur de la Langue hébraïque restituée, traduction de la cosmogonie de Moïse et Théodoxie universelle) ; à son contact, il s'était imprégné de sentiments très hébraïsants. Il avait, par la suite, épousé la comtesse Keller, veuve morganatique d'Alexandre II.Saint-Yves d'Alveydre devint grand maître du "martinisme" en 1889 et publia, entre 1880 et 1890, une série d'études sociales connues sous le nom de "Mission des souverains", "Mission des ouvriers", "Mission des Juifs", etc.Le successeur de Saint-Yvez d'Alveydre fut le docteur Gérard Encausse, dit "Papus", qui donna un regain d'activité incommensurable au "martinisme". "Papus" était très introduit à la cour de Russie - il y a lieu de noter que pendant son séjour à Saint-Pétersbourg, de 1802 à 1816, Joseph de Maistre y avait créé un centre "martiniste" dont l'influence s'exerçait encore un siècle après et que c'est parce qu'ils appartenaient au "martinisme" que la plupart des princes balkaniques restèrent fidèles à l'alliance française au cours de la guerre de 1914-1918.Le mouvement "martiniste" tomba en léthargie à la suite de la mort de "Papus" survenue au cours de la Grande Guerre (1914). Ce mouvement "martiniste" était spécifiquement dominé par la pensée juive.Il reprit de l'activité vers 1922 et recruta dans les milieux polytechniciens et financiers (inspection des Finances, Cour des comptes, conseil d'État, etc.) ; il prit le titre de "Convention synarchique révolutionnaire" (CSR) ou de "Mouvement synarchique d'Empire" (MSE).Les rapports du MSE avec l'ordre des martinistes peuvent suggérer trois hypothèses :
1°)- le MSE est du "martinisme" pur, adapté aux temps modernes,
2°)- le MSE a initié le "martinisme",
3°)- le MSE est une dissidence "martiniste".
Cette dernière hypothèse est la plus probable.Le MSE est né "du besoin de définir par la pensée, par l'expérience et par l'action, le sens de l'actuelle révolution mondiale".La proposition n°83 reconnaît : "que le bolchévisme convient actuellement aux peuples eurasiens, comme le fascisme aux peuples italiens, le nazisme aux peuples germaniques et le parlementarisme aux peuples britanniques, etc."Cette synarchie composée d'hommes émanant de groupements de la haute finance et de l'industrie lourde, provenant, en majeure partie de l'École polytechnique, s'affirma être une véritable société polytechnicienne.
Rapports du MSE avec Coutrot et le CSAR
Coutrot fut certainement un membre dirigeant du MSE et a probablement rédigé le document fondamental lui-même.Trois semaines après le décès de Coutrot, l'hebdomadaire "L'Appel" du 5 juin 1941 a annoncé sa mort subite et mystérieuse en indiquant qu'il appartenait à la plus secrète et la plus nocive des loges maçonniques : la "Synarchie".Coutrot avait probablement été "Cagoulard" en 39/38.Depuis une dizaine d'années, il avait fondé les groupements suivants, en choisissant, parmi eux, des membres pour son association ultrasecrète :1 - X "Crise", fondée en 1932, transformée en 1934 en Centre polytechnicien d'études économiques, secrétaire général Bardet Gérard, (gendre du F. Pouderoux, général des pompiers de Paris, président d'honneur des Officiers de réserve républicains),2 - Centre polytechnicien d'études économiques,3 - Comité national d'organisation française, fondé en 1934, siège, 57, rue de Babylone,4 - École d'organisation scientifique du travail, fondée en 1934, directeur Penthière, 2bis, rue d'Aguesseau.5 - Centre d'organisation scientifique du travail (Cost), créé par décret du 25 novembre 1936, signé Blum et Spinasse et siégeant au ministère de l'Économie nationale.6 - Centre d'études des problèmes humains (CEPH) 9, rue Lincoln. Membres : Coutrot, Focillon, Dr Carrel, Alexis, (collaborateur et ami du F. Lindbergh, lequel était premier vice-président de l'Association maçonnique internationale), Aldus Hexley, G. Guillaume, J. Branger, Gillouin, Dr Martiny, S. Milhaud, Sauvy, J. Ullmo, P. Rivoire.7 - Institut de psychologie appliquée (Ipse), 1938, 9, rue Lincoln. Mêmes personnalités que ci-dessus, plus Docteur Arthus, Docteur Held et P. Planus.Ces manifestations :- Journées de l'Abbaye de Pontigny et les déjeuners hebdomadaires du restaurant Alexandre, rue des Cannettes, pendant la guerre où se réunissaient, avec Coutrot : Mme Forbin, Braibant, Branger, Couturaud, G. Guillaume, Mirles, Pelorson, Polin, Raybaud, Simon, Estebe, Heurteaux, Yvonne Michel, etc.Ces groupements avaient pour but de réunir des intellectuels de milieux différents, de les étudier et de recruter, parmi eux, les membres du MSE.L'examen des personnalités qui commanditent les mouvements synarchiques, pousse l'enquêteur à examiner si de puissants intérêts catholiques ne se dissimulent pas derrière l'équipe au pouvoir.Coutrot fut le conseiller de Spinasse à partir de 1936 et fit échouer les essais d'organisation socialiste tentés par Spinasse et lui en proposa d'irréalisables.Le travail de Coutrot était uniquement orienté vers la désagrégation ; Coutrot allait souvent à l'étranger et en 1938/39 notamment, en Angleterre et en Suède. Il finançait lui-même tous les groupements dont il était l'animateur et vivait sur un pied de 800.000 F par an refusant tous traitements de l'État.Jean Coutrot, ancien élève d'École polytechnique, promotion 1913, industriel et ancien membre de l'Action français, en mai 1941 fut trouvé mort sur la voie publique, au bas de son domicile sans que l'on pût jamais dire s'il s'était suicidé par somnifère ou en se jetant par la fenêtre.C'est également pour avoir voulu dévoiler les secrets de la "Synarchie»* que Mme Coutrot, ancienne secrétaire de son mari et très au courant de ses affaires, disparut mystérieusement après la mort de ce dernier puis fut retrouvée dans une maison de santé en Suisse.Le secrétaire de Coutrot, Yves Moreau, mourut lui-même un mois après. Il avait succédé à Thealet.Notons également qu'Henri Brule, beau-frère de Coutrot, mourut peu après.On met encore au compte de la "Synarchie", avec toutes les apparences de preuves, l'attentat perpétré contre Laval et Déat le 27 août 1941 à Versailles, où ils venaient passer en revue le premier contingent de la LVF. Il est plus que certain qu'Eugène Deloncle, membre de la Synarchie, chef du Mouvement social révolutionnaire, ancien chef du CSAR, plus vulgairement appelée "Cagoule", a joué un rôle prépondérant dans la préparation de cet attentat.Jean Coutrot était l'ex-dirigeant de la Maison Gaut et Blancan à Paris, où il avait des intérêts par alliance. Il avait abandonné son activité industrielle pour l'action administrative à la suite des mouvements de 1936 où il avait été placé par Léon Blum aux côtés de Vincent Auriol et de Spinasse comme soi-disant animateur du Comité de l'organisation scientifique.Coutrot était flanqué de deux juifs, l'un Hollandais, nommé Hymans, l'autre d'origine allemande, se disant Autrichien et dont le nom réel est inconnu. Hymans était l'homme de la "Royal Deutsch", l'autre de Rothschild.M. Eugène Deloncle, ancien polytechnicien, dont nous avons parlé plus haut, était partisan des méthodes qui coïncident exactement avec l'esprit du Mouvement synarchique d'empire. Une futile coïncidence rapproche les initiales du mouvement que dirigeait M. Deloncle avec celles du Mouvement synarchique : MSE ou CSR, d'un côté, et MSR et CSAR, de l'autre.
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La famille Le Roy Ladurie est connue pour être farouchement antirépublicaine et soutenant les intérêts matériels de l'Église.Les banquiers Worms représentent actuellement les intérêts des Rothschild. L'église a toujours protégé la famillte Rothschild.La Banque Hippolyte Worms est une émanation du groupe bancaire familial Rothschild pour lequel elle exécute certaines opérations. A noter, en outre, que la Banque Rothschild gère environ cent milliards pour le compte du Vatican.Monsieur Gabriel Le Roy Ladurie en est le directeur politique. Il semble bien être par ailleurs le chef du Mouvement synarchique, comme tel, c'est le personnage le plus important de France à l'heure actuelle.Dès la liquidation de la Banque Rothschild, Gabriel Le Roy Ladurie qui avait déjà exercé une grosse influence sur la politique française en subventionnant différents partis tels que le PSF du colonel De La Roque et que le PPF de Jacques Doriot, sentit ses ambitions croître démesurément.Assez récemment, est apparu un nouveau groupe (Synargie) qui est généralement représenté aux industriels comme étant indépendant de la Synarchie. Il n'en est rien.La combinaison Worms est en rapport étroit avec le synarchisme. On retrouve dans les deux combinaisons les mêmes chefs de file. Tous les grands représentants du synarchisme en France appartiennent, de près ou de loin, à la Banque Worms. La Banque Worms, banque juive, dont le directeur est Hippolyte Worms, a son siège 45, bd Haussmann, à Paris.
Yves Bouthiller, né en 1901, inspecteur des Finances, chef de Cabinet de François Pietri, Germain Martin et Georges Bonnet, directeur du budget en 1935, membre du Brains Trust, c'est-à-dire des conseillers de Pierre Laval. En 1935, il prépare les fameux décrets-lois du chef du gouvernement, ministre des Finances du gouvernement Reynaud, Mandel...Il présenta M. Dumoulin de la Barthète au maréchal Pétain, quand celui-ci fut nommé ambassadeur à Madrid. Depuis, M. Dumoulin de la Barthète est devenu un intime du Maréchal et a protégé en retour nombre de gens de l'entourage de Bouthillier. C'est aussi ce dernier qui, en principe, choisissait les membres de la "Synarchie".M. Édouard Chaux, président du Comité d'économie générale du Rassemblement national populaire (RNP), président fondateur du Cercle européen, était directeur, en 1936, du "Comité du plan" sur lequel il publia un livre que préfaça Marcel Déat.Un ami d' Édouard Chaux, Paul Rives, rédacteur en chef de l'"Effort" faisait partie de la loge maçonnique de l'ingénieur Navachine, disparu mystérieusement et conseiller intime de M. Spinasse, lorsque celui-ci était ministre de l' Économie nationale sous Léon BluM. M. Paul Rives, également directeur politique du nouveau journal "Germinal", est l'homme qui renseigne M. Déat sur la politique intérieure de Vichy. Les fonds de l'"Effort" semblent avoir été fourni par le ministère de l'Intérieur.D'autre part, il fut étonnant de constater l'accord politique conclu entre les personnalités aussi différentes que M. Deloncle (ancien polytechnicien) et M. Déat, dont la réputation de politicien trop souple est fâcheuse.Ajoutons qu'Édouard Chaux, ancien élève de l'École des hautes études commerciales et de l'École libre des sciences politiques, licencié en droit, était directeur des services techniques du ministère de l'Économie nationale, lorsque Raymond Patenotre et Georges Bonnet furent les titulaires de ce portefeuille. Il fut, il y a quelques années, mêlé d'une façon plus ou moins intime à la déconfiture de l'Hôtel d'Albe.M. Guillaume, directeur du CEPH, 9, rue Lincoln, semble être l'agent secret de liaison des groupes synarchiques internationaux. Il se déplacerait jusqu'à New York, en Suisse et au Cap. Il semble bien que la section française de ce groupement ait pour chef : Hippolyte Worms.
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Recrutement des membresComme nous l'avons vu plus haut, les éléments dirigeants du MSE viennent de certains milieux bancaires et de certains éléments du haut patronat. Une majorité d'anciens élèves de Polytechnique, quelques éléments de Centrale, quelques éléments de Normale supérieure, de nombreux inspecteurs des Finances, de nombreux éléments du Conseil d'État et quelques médecins, ayant fait leurs preuves et ayant prêté serment d'obéir à des directives déterminées qui doivent diriger leur action publique.Le MSE a recruté ses hommes ou les a introduits :
- en 36 : au ministère de l'Économie nationale,- en 37 : au ministère des Finances,- en 38 : aux Travaux publics,- en 39 : pendant la guerre : à l'Armement chez Dautry, - avant l'armistice : chez Laurent-Eynac, Reynaud et Meny,- depuis Juillet 40 : au cabinet civil du Maréchal, aux Finances, à l'Économie nationale, à la Production industrielle, Communications, Travail, PTT, Commerce, Équipements industriels, Relations franco-allemandes. De plus, leviers de commandes dans les autres départements, par le truchement d'un inspecteur des Finances.
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Principaux affiliés depuis 1935
Jean Bichelonne : X 1923 - Ingénieur des Mines - Administrateur des Chemins de fer départementaux, ministre, secrétaire d'État à la Production industrielle.Jacques Gérard : du Groupe des assurances , secrétaire général auprès du chef du gouvernement.Bruneton : Ingénieur des Arts et Manufactures, ingénieur conseil en propriétés industrielles - Commissaire général au travail en Allemagne.Briat : Contrôleur d'armées, délégué général du commissaire général au Travail obligatoire.Robert Gibrat : X 1922 - Directeur de cabinet de de Monzie. Ancien secrétaire d'État aux Communications.Le juif Jean Ullmo : X 1924 - Répétiteur à l'École polytechnique.Pierre Chasserat : Maître des requêtes au Conseil d'État. Directeur général de la gendarmerie.Jacques Barnaud : Depuis février 1941, délégué général aux Relations franco-allemandes.Jean Berthelot : X 1919 - ancien chef de Cabinet de de Monzie et ancien ministre secrétaire d'État aux Communications.Yves Brehant de Boisanger - Directeur de la Banque de France.Jacques Branger : Directeur adjoint de la Caisse des marchés.Henri Coquenot : Directeur de la sidérurgie à la Production industrielle.Contrôleur général Pharamond : Directeur du service des administrateurs provisoires au Commissariat des affaires juives.Henri Laffont : Secrétaire général de l'Energie (Production industrielle).Azema, dit Assemat : Directeur de la Caisse nationale des marchés (41).Paul Baudouin : Ministre des Affaires étrangères, jusqu'en février 1941 (depuis 1940).Benoist-Méchin : Ancien ministre de l'Intérieur. Fondateur de la Légion tricolore. Nouvelle forme qu'il voulait donner à la Légion des volontaires français contre le bolchevisme.Vieil-PicardBorotra : Ancien ministre des Sports.Bouthillier YvesBrunet : Directeur du Trésor en 1941.Édouard Chaux :du RNP.Général Colson : Ministre de la Guerre en 1940.Général Delatre de TassignyEugène DelonclePierre PucheuAndré Fanton d'Andon : Directeur des mines au ministère de la Production industrielle.Filippi : Représentant le ministre des Finances en zone occupée.Pierre Bouffiagues : Directeur du cabinet du ministre des Finances, Cathala.Henri Focillon : Professeur à l'université de Paris, en mission aux États-Unis.De Font-Réault : Premier chef du cabinet civil du Maréchal.Cardanez : Commissaire du gouvernement au comité de la Marine marchande.Gillouin : Ancien ministre.Général GeorgesGeorges Guillaume : Sujet Suisse, agent de liaison international.Francis Hekking : Ancien attaché au ministère de l'Armement. Actuellement en mission aux États-Unis.HymansGeorges Lamirand : Ancien ministre de la Jeunesse. Ancien directeur commercial des Messageries Hachette.Yves Le Correc : Membre du conseil d'administration de Pechelbronn.Gabriel Le Roy Ladurie :De Largentaye : Polytechnicien d'influence considérable en Espagne et au Portugal.Georges Libersart: Chef adjoint, cabinet de Bouthillier.MartinyPaul Meny: Secrétaire d'État à l'Air en avril 1940.Million : Secrétaire général de la main-d'oeuvre.Du Moulin de la BarthèteFrancis Netter: X 1926 - actuellement contrôleur au ministère de la Production industrielle - descendant de Charles Netter, fondateur en 1860 de l'Alliance israélite universelle.Luc : Directeur de l'Enseignement technique.Maurice Olivier : Président du Comité d'organisation de la fonderie.Pelorson : Ancien secrétaire de la propagande au ministère de la Jeunesse.De Peyerimoff : Président du Comité des houillères.Pietri : Ambassadeur.Pinault : Directeur des carburants (Production industrielle).Paul Planus : Ancien attaché au ministère de l'Armement.Charles Rebuffel : Président conseil d'administration aux Grands Travaux de Marseille (père d'Hélène de Portes).Roujon : Directeur à l'administration générale du Travail.Jacques Rueff : (Juif). Ancien attaché financier à Londres. Chef du Mouvement des fonds sous Reynaud.Alfred Sauvy : Membre du cabinet Bouthillier, sous-directeur de la statistique de France, frère de Titayna et demi-juif comme sa soeur.Paul Louis Weiler : (Juif).Jacques Branger : X 1927 - Directeur de la Caisse des marchés de l'État.Marcel Marcero : Administrateur de sociétés coloniales dont les capitaux sont fournis par des Anglais. Ex-officier d'ordonnance du juif Mandel.Le Maignen : Administrateur de Sociétés coloniales - gendre du baron de Nervo.Baron de Nervo : Le baron de Nervo serait d'ascendance juive. Il fut au début de ce siècle l'un des créateurs du Comité des forges.Fosserier : Administrateur de sociétés coloniales. Maire de Deauville.Hippolyte Worms: Banquier.Yvan Martin : Maître des requêtes au Conseil d'État. Était directeur du cabinet d'Hubert Lagardelle.Pouillot : Directeur de l'organisation sociale au ministère du Travail.Mourre : Directeur de l'Économie générale.Schwartz : Conseiller d'État. Inspecteur général des Ponts et Chaussées, secrétaire général des Tramways Transports.Louis Formery : Inspecteur des Finances, commissaire du pouvoir.
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Les membres du MSE ne sont ni de "droite", ni de "gauche", ni "socialistes", ni "réactionnaires", mais ils sont les individus à la solde de la judéo-maçonnerie ; c'est ce qui explique l'acharnement et la virulence avec laquelle ils mettent tout en oeuvre pour favoriser le développement du communisme en Europe et faciliter le débarquement anglo-saxon, ce qui leur permettrait de procéder à la prise du pouvoir.Ne pouvant attaquer les Allemands sur le plan militaire les "Synarchistes" le font sur le plan économique grâce à la complicité de Jean Bichelonne qui a mis à la tête de tous les services "clés" de l'État et des Comités d'organisation professionnelle des "Synarchistes" dont la liste, qui serait très longue à établir, mériterait cependant de l'être car elle aurait le mérite de fournir des éclaircissements utiles sur le sabotage économique actuel qui sévit en France et dont les répercussions se font considérablement sentir sur les commandes destinées à l'armée d'occupation.Il a été créé, dans le but de conseiller utilement les pouvoirs officiels sur l'instigation de Jean Bichelonne, un Conseil supérieur de l'économie industrielle et commerciale dont l'animateur est le "Synarchiste" Gérard Bardet qui puise ses conseils auprès du Frère Dauphin Meunier de la loge "La Fidélité", neveu du juif Finaly.Les membres de ce Conseil supérieur de l'économie industrielle et commerciale sont, dans leur majorité, presque tous gaullistes, d'accord avec Bichelonne, ils organisent le marché noir des matières premieres et de tous les produits industriels par le canal de leurs amis situés à la tête des Comités d'organisation et des grandes industries ; ils procèdent, lors des inventaires établis à la demande des armées d'occupation à la fourniture de faux renseignements et disent que tout ce qui est vendu au marche noir ne servira pas à l'armée d'occupation et permettra aux Anglo-Saxons de gagner la guerre.Le moyen envisagé par la Synarchie consiste à donner à chaque pays une constitution politique et une économie nationale organisées en vue de :1°) - placer le pouvoir politique entre les mains de mandataires des groupes intéressés,2°) - réaliser une concentration maximum dans chaque branche d'industrie, afin de supprimer la concurrence,3°) - être maître des prix pour toutes marchandises,4°) - enfermer l'ouvrier dans un cadre juridique et social ne lui permettant plus aucune action extrémiste ou même revendicatrice,Les moyens d'actions furent :a) - le CSAR, qui, après avoir échoué en 1934 et en 1937, réussit en juillet 1940 par un chantage au désastre,b) - quant au MSE, il avait préparé les voies d'accès au pouvoir par un noyautage de la haute administration, de l'industrie et la finance depuis 1938, par les organismes multiples créés par Coutrot.Buts poursuivis par le MSE» depuis juillet 19401°) - Faire échec à la politique du Maréchal en ce qui concerne la Révolution nationale, pour tout ce qui serait susceptible d'instaurer un régime socialisant au sein du pays.2°) - Saper, à la base, tout effort social pouvant avoir pour résultat d'affaiblir les groupes financiers internationaux et chercher, par tous les moyens, à renforcer la position de ces éléments, jusqu'à ce qu'ils détiennent tous les leviers essentiels de la production industrielle.3°) - Sauvegarder les intérêts financiers juifs, par tous les moyens et dans tous les domaines intéressant l'économie ainsi que les intérêts anglo-saxons, liés avec les groupes financiers intéressés au mouvement.4°) - Faire échec à toutes les tentatives d'organisation économique et douanière d'inspiration exclusivement européenne et ayant pour conséquence de rendre l'Europe continentale indépendante des importations anglo-saxonnes.L'exécution de ce programme fut facilitée par la loi du 17 juillet 1940, suspendant le statut des fonctionnaires et permettant de les remplacer par décret.Le chef du mouvement serait, comme nous l'avons vu plus haut, M. Le Roy Ladurie et le grand exécuteur ne saurait être que M. Bouthillier, secondé par M. Barnaud, Lehideux, Belin, Bichelonne, Laffont, Berthelot, de Peyerimoff, Pucheu (dixit) de Pharamond et de quantités d'autres fonctionnaires très importants.Son programme immédiat comprenait :Sur le plan économique :Promulgation par Belin sous les directives de Yves Bouthillier, de la loi du 18 août 1940 qui créa les comités d'organisation, et de répartition, ce qui fait que toute l'activité économique du pays peut être contrôlée par un petit nombre de banquiers et d'industriels.Sur le plan politique :Élimination du gouvernement des personnalités à tendances révolutionnaires ou à sympathie nationales socialistes : M. Adrien Marquet à l'Intérieur, M. Alibert, suspect d'être révolutionnaire sur le plan juridique, M. Pierre Laval, suspect d'être national-socialiste.Toutes les opérations politiques pour l'éviction de ces trois suspects ont été dirigées par M. Bouthillier et ses seconds et la victoire finale a été obtenue le 13 décembre avec le concours de M. Peyrouton qui a été l'exécuteur ignorant des plans du groupe synarchique.Sur le plan, collaboration franco-allemande :Le mot d'ordre est de rechercher, avec les firmes allemandes, une série d'accords apportant sur le plan financier des avantages réels et de créer, avec les chefs de l'industrie allemande, une solidarité d'intérêts très étroits pouvant s'étendre de l'autre côté de l'Atlantique le cas échéant, le tout fortement charpenté et susceptible :a) - de se souder aux groupes anglo-saxons dès la fin de la guerre. M. P. E. Flandin serait le lien et le conseil juridique de ces sortes d'ententes,b) - de faire échec à toute tentative d'extension du socialisme dans le programme hitlérien,c) - d'empêcher une union douanière européenne, contraire aux intérêts anglo-saxons.Des mots d'ordre ont été donnés pour qu'on réveille, par tous les moyens, les "intérêts capitalistes" des industriels et des chefs d'industrie allemands et pour que l'on conçoive des accords financiers entre groupes français et allemands, de façon à unir :- les pétroles et leurs ersatz,- les textiles artificiels et les groupes cotonniers,- les mines et la grosse métallurgie,de telle façon que leurs intérêts les conduisent à faire pression sur leur gouvernement pour que les intérêts judéo-saxons soient intégralement sauvegardés.Des renseignements venus d'une source tout à fait différente indiquent d'une façon très nette que la réalisation de ce plan se poursuit méthodiquement et il semble que dans le textile et les mines les négociations évoluent favorablement, les représentants allemands mettant une certaine complaisance. On signale que M. Gillet, du groupe France-Rayonne serait arrivé à un résultat remarquable entre I-G Farben et France-Rayonne-Dupont de Nemours pour l'Amérique.Les négociations ont été menées en zone occupée à Lyon et à Bâle par M. Gillet, les dirigeants de l'I-G et un attaché de l'ambassade américaine à Vichy.Pour les pétroles et les carburants de remplacement, l'animateur est le juif Mesnye, agissant sous la direction de M. de Peyrimhoff, par le truchement des ex-dirigeants de Pechelbronn.
Sur le plan internationalSon but essentiel a été le renversement de tous les régimes démocratiques du monde en vue de substituer des gouvernements plus forts et aussi plus dociles, dont les leviers de commande, au sein de chaque nation, soient puissamment centralisés dans la main de quelques affiliés appartenant au grand patronat et groupés, sur le plan international, sous l'obédience d'une haute banque qui en coordonne l'articulation générale entre les divers pays.Il représente donc essentiellement, à la fois, un épisode de la lutte du capitalisme international contre le socialisme et une tentative puissante d'impérialisme financier visant à assujettir toutes les économies des différents pays à un contrôle unique exercé par certains groupements de haute banque, lesquels s'assureraient ainsi, sous couvert de la lutte contre le communisme, un monopole de fait sur toute activité industrielle, commerciale et bancaire.Sur le plan françaisLe noyautage par le MSE de la banque, de la haute industrie et des administrations de l'État s'est poursuivi méthodiquement depuis 1922. Cependant que, parallèlement à ce mouvement, le recrutement du CSAR au sein des hauts cadres de l'armée, se développait avec faveur.Il est avéré que divers crimes, restant actuellement encore inexpliqués, ont été exécutés par les hommes de main du CSAR. Notamment les crimes suivants :- Assassinat de Navatchine, le 26 janvier 1937.- Frank Thealet, secrétaire de M. Jean Coutrot, meurt dans des circonstances mystérieuses le 23 avril 1941.- Aussitôt après sa mort, un cambriolage savamment exécuté fait disparaître ses documents personnels.La disparition de Coutrot, Moreau, Brule, Mme Coutrot dont nous avons parlé précédemment ainsi qu'une des secrétaires de Deloncle, Mme Masse.
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D'autre part, il faudrait examiner si ce mouvement synarchique est en relation avec l'action d'une société secrète américaine, La Kuhn Loebe, à la tête de laquelle se trouvent : Ford, Chevrolet et Dupont de Nemours. Cette société très puissante aurait pour but la soumission de tous les capitalistes mondiaux au capitalisme américain.Le Mouvement synarchique est directement aux ordres du capitalisme international anglo-saxon par l'entremise de Worms et ses hommes ont habilement empêché toute collaboration réelle avec le national-socialisme.Comme on l'a vu, la Synarchie fut appuyée dans son action, par deux puissants groupes bancaires :1°) - La Banque Hippolyte Worms2°) - La Banque du crédit industriel et commercial dont les multiples intérêts se situent principalement sur la partie nord du continent africain (Tunisie, Algérie, Oranie, Maroc).La Banque du crédit industriel et commercial groupe neuf banques provinciales; elle est essentiellement catholique et gère surtout des fonds d'Église.On découvre par là, l'orientation de la synarchie, dont le but avoué était de créer, en Europe, un ensemble de gouvernement, après avoir usé, au maximum et jusqu'à épuisement, les régimes démocratiques en paralysant et en canalisant leur action, par l'utilisation des antagonismes des différents partis ou des classes.Dès sa création, la Synarchie a recherché, surtout, les postes dirigeants des différents ministères : la solidarité existant entre les anciens de Polytechnique, véritable Franc-maçonnerie de classe sociale, les a beaucoup aidés en France.L'inspection des Finances, notamment, a été travaillée de telle sorte que, pour arriver à un poste en vue, les inspecteurs des Finances, émanation de Polytechnique, devaient être synarchistes.Plaçant çà et là, des personnages de choix, la Synarchie se montrait donc impitoyable pour ceux de ses membres qui semblaient l'abandonner.
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Sur le plan français, en 1937, les affiliés du MSE étaient fort nombreux déjà. Mais le CSAR échoua dans sa tentative insurrectionnelle de prise de pouvoir (arrestation de Deloncle le 25 décembre 1937).La révolution ayant ainsi avorté, un accouchement aux fers devenait nécessaire : il fut pratiqué par l'armée allemande lors de sa promenade militaire du 10 mai au 25 juin 1940.Le 15 juillet 1940, presque tous les conjurés du MSE étaient en place, il y eut donc peu à changer dans le haut personnel de l'État. Il ne reste plus qu'à renvoyer les membres du parlement dans leur foyer et à récompenser le zèle de quelques officiers généraux ayant su, avec habileté, faciliter une révolution par un désastre.L'exploitation du pouvoir suivit avec une remarquable rapidité qui traduit et met d'ailleurs en évidence l'existence du plan préalablement établi et mûrement concerté.Un mois à peine après la prise du pouvoir (18 août 1940) une loi organise la formidable pyramide des Comités d'organisation et de répartition, qui réalise la concentration de toute l'industrie française entre les mains de quelques affiliés. Onze mois plus tard (8 juillet 1941) une loi sur la réforme bancaire coiffe solidement le sommet de cette pyramide en plaçant l'organisation et le contrôle de toute l'activité bancaire entre les mains de quelques financiers appartenant au même groupement.Un peu plus d'une année aura donc suffi pour que la signification profonde de la "drôle de guerre" de 1939-40 apparaisse enfin en pleine lumière : une révolution camouflée, dissimulée sous un désastre militaire, obtenu par une bataille truquée, en vue de concentrer l'économie du pays entre les mains de groupes au service de puissants intérêts financiers internationaux qui peuvent se répartir comme suit :Politique et financesJ. Barnaud,Guérard,De Largentaye JeanDu Moulin de LabarthèteBouthillierH. Ardant : Directeur administrateur de la Société générale. Un organisateur de la corporation de la banque d'accord avec Bouthillier et Pucheu.Ardant Gabriel : A la Direction générale des finances, marié à la juive Bernheim.Barbier Jean ; Membre du Comité de l'union générale des banques.Formory : Nommé par Lehideux, chargé de la question du chômage.Groupe industrielPucheu PierreLe Roy LadurieMoreau NéretTassin de MontaiguMeny Jules (Juif, de son vrai nom Menj : chef de tous les pétroles français)Casquet Roger : Bras droit d'Ernest Mercier, de l'Électricité, son confident, anglophile acharnéGroupe commercialFossonier Robert : Marié à l'actrice américaine Marie MorganLemaignen Robert : Gendre du baron de NervoMangeron Marcel : Officier d'ordonnance pendant la guerre du juif Mandel et du demi-juif Frossard, fuyard du MassiliaBaron de Nervo : D'ascendance juive, fut au début de ce siècle l'un des créateurs du Comité des forges, de plus, administrateur d'une quantité de grosses affaires. Actuellement une des personnalités les plus importantes dans l'économie française, anglophile convaincu.Bastit Charles : Président de la Société des houilles Delmas Vieljeux et Gaicola.
Conclusion
Ce que nous venons d'étudier provient de la compilation de plusieurs rapports sur la "Synarchie" desquels il a été dressé un document unique aussi homogène qu'il était permis de le réaliser avec des éléments disparates.Il serait aussi difficile de dire que tout ce qui précède correspond à la stricte réalité que de prétendre le contraire.L'analyse la plus sévère permet toutefois de conclure affirmativement sur la majorité des noms qui sont présentés comme signalant des "synarchistes". On peut être moins affirmatif quant aux profondes finalités politiques poursuivies par cette organisation.Ce qu'il faut admettre, c'est que la Synarchie proprement dite existe puisque la matérialité et l'authenticité du Pacte est indéniable. Il est également vrai qu'il s'agit d'une société secrète, puisque cela est écrit dès les premières pages de son "Manifest". Il est enfin certain que ce Pacte ait pu être trouvé en possession ou chez tous ceux dont le nom est donné dans le rapport qui précède.Si cela existe "effectivement" il est certain que c'est là le seul lien secret entre "synarchistes".La "Synarchie" fait l'effet de jouer dans tout cela le rôle de la coquille du Bernard l'ermite, soit que cette formule doive servir des hommes politiques en mal de thèse réelle, et qui voudraient qu'on les prît au sérieux, surtout au dehors, soit qu'elle cache des intentions beaucoup plus concertées, telles que menées capitalistes, politiciennes, conspiratrices, anglophiles, ou même qu'elle serve d'épouvantail.Le fait est qu'en France, avant et depuis la guerre, un certain nombre de pactes ont été distribués, pactes sur l'authenticité desquels aucun doute n'est permis.Il s'en trouve, en circulation, une centaine d'exemplaires s'il n'en a pas été imprimé de copies.Chaque ouvrage a été remis ou expédié anonymement à tel ou tel personnage, si bien que chacune des cent personnes pût se considérer, à juste titre, "synarchistes", sans bien savoir ce que cela voulait dire et souvent même sans avoir lu l'ouvrage.Il est possible que le secret qui accompagnait les envois ait inspiré quelqu'un ou même ait servi à cacher ou à justifier une action déterminée. Mais de là à engendrer l'idée d'une règle commune, ce n'est pas possible, pour la simple raison que les détenteurs de Pacte synarchique ne se connaissent généralement pas entre eux.Qu'une demi-douzaine soit effectivement parvenue à se connaître ou se reconnaître, c'est possible, mais plus on peut en douter.Au pas où on y va, bientôt il n'y aura plus de secret autour des cent noms, du fait même qu'ils appartiennent à ce monde qui fait de la politique ou qui en fit, avec quelque succès, entre 1939 et 1940. Et l'expérience permet de dire que l'équipe qui est aujourd'hui au pouvoir dépend, dans beaucoup de cas, des noms qui se faisaient déjà connaître il y a quelques années.Il aura suffi à quelqu'un, vaguement au courant de la règle du jeu, d'emmener tous ceux que l'on dénombre sur les marches du gouvernement et les baptiser synarchistes pour ne pas être loin de la vérité.Le tout est de savoir si les Anglo-Saxons se sont emparés de la formule et s'ils ne s'en servent pas. Il serait si facile d'utiliser les rapports comme base anonyme et efficace d'un magistral chantage. Cela ne pourrait-il pas expliquer bien des choses ? Bien des choses qui ne peuvent s'expliquer autrement.
Paris, le 14 juin 1944.
1944.06.24.Des ACSM Abbat.Au ministre du travail
Le Trait, le 24 juin 1944,
Monsieur le ministre
Secrétaire d’État au travail et à la solidarité nationale
Direction de la formation professionnelle
3° bureau
Paris
Monsieur le ministre,
Nous avons l'honneur d'accuser réception de votre lettre du 7 courant arrivée le 20, nous informant que vous envisagiez l'attribution d’une subvention de 67.066 Frs pour les 2°, 3° et 4° trimestres 1943 et 1° trimestre 1944, au titre de la formation professionnelle et en application du décret du 15 février 1943.
Bien que les éléments de détail nous manquent pour reconstituer exactement cette somme, nous vous donnons accord sur le montant qui nous est alloué et dont le règlement pourra nous être effectué à notre compte postal Rouen 54.59.
Veuillez agréer, monsieur le ministre, avec nos remerciements, l'assurance de notre haute considération.
P. Pon Worms & Cie
P. Abbat
Directeur
1944.07.00.De la Société des mines de Sidi-Kamber.Bilans
Copie de note
Société des mines de Sidi-Kamber
La majorité de cette société a été acquise par la Setem, pour elle-même ou pour compte de qui il appartiendra par achat de 720 droits Sidi-Kamber à F 3.565,05 = F 2.566.000.
Le capital a été ensuite porté de F 600.000 à F 4.500.000 (13 actions nouvelles pour 2 anciennes).
Le capital s'est trouvé en définitive ainsi réparti :
- Groupe Gustu 4.260 actions
- Groupe Setem 4.680 actions
- Worms & Cie pour actionnaires absents 60 actions
9.000 actions
Le financement de l'achat des droits et de l'augmentation de capital a été assuré par les Services bancaires qui se sont fait remettre en garantie par la Setem les 4.654 actions Sidi-Kamber qui lui appartiennent en propre.
Bilan de Sidi-Kamber au 31/12/43
Actif
- caisse 11.264,73
- banque 3.086.175,72 3.097.440,45
- débiteurs et stocks 328.908,45
- approvisionnement 588.699,35
- immobilisations 722.779,11
- résultat 1941 5.860,56
- résultat 1942 204.098,26
- résultat 1943 289.598.53 499.557,35
5.257.384,81
Passif
- capital 4.020.000,00
- capital amorti 480.000,00
- réserve légale 151.921,66
- cons. diverses 356.221,77 5.008.143,43
- comptes exigibles et comptes d'ordre :
fournisseurs 31.754,50
Worms 186.796,85
divers 70.605,65
salaires de juin 400.815,00 690.032,00
5.698.175,43
Depuis le 30 juin les Services bancaires ont porté leur avance à F 1.000.000.
Par contre la mine a obtenu fin septembre une lettre d'agrément de F 2.000.000 pour ses travaux de recherches.
La situation de SK est actuellement mauvaise.
La trésorerie provenant de l'augmentation de capital a été absorbée et de plus, les Services bancaires ont dû consentir une nouvelle avance de F 1.000.000 pour éviter les conséquences graves (d'ordre politique) qu'auraient entraînées pour la Maison le renvoi massif de 250 ouvriers.
Le prix de revient du minerai s'établit à 10/12.000 F la tonne, pour une production de 150 tonnes par mois et sur la base d'un salaire journalier de F 100 par ouvrier. Le prix de vente homologué est de 4.500 F environ. Mais en juin la production de démarrage n'était que de 50 tonnes. Les ingénieurs pensent la pousser à 100 tonnes à la fin de l'année. Mais les Services bancaires sont d'avis de mettre progressivement la mine en veilleuse en liquidant peu à peu le gros du personnel. De toute façon, la mine a été bien préparée en vue d'une reprise d'exploitation future. Mais nos ingénieurs renâclent devant cette décision énergique.
Sidi-Kamber tout comme les autres mines algériennes supportent terriblement les conséquences de la politique de salaires suivie par le gouvernement provisoire. Le coefficient d'augmentation de salaires a été de 2,6 de mars à juin 1944 pour Sidi-Kamber, - et ils entrent pour 60% dans le prix de revient du minerai.
Passif
- créanciers 79.168.03
- salaires 114.326,45
- alloc. familiales 35.707,00 229.201,48
- capital 4.020.000,00
- capital amorti 480.000,00
- réserve légale 151.921,66
- provisions diverses 356.221,77 5.008.143,43
5.257.344,90
Situation des mines de SK au 30/6/1944
Actif
- immobilisations 3.374.023,46
- amortissements 2.421.374,00 952.649,46
- disponible caisse et banques 848.725,25
- réalisable :
approvisionnements 1.404.422,62
minerai marchand 495.353,00
minerai entreposé 2.666,00 1.902.441,62
- débiteurs [illisible]
- clients 417.955,65
- exploitation 1.076.841,90
- résultats antérieurs 499.557,36
5.698.175,43
A noter également que les rapports entre nos ingénieurs et M. Casti ne sont pas excellents. Ce dernier n'a jamais approuvé la politique d'investissements poursuivie dans la période présente.
1944.07.00.Rapport (sans émetteur).Synarchie
CopieLa copie image de ce document, de mauvaise qualité, n'a pas été conservée.Date : Juillet 1944Source : Alon 3.105/3ERapport sur la société secrète polytechnicienne dite Mouvement synarchique d'empire - MSE - ou Convention synarchique révolutionnaireChapitre 1 - Généralités- Document fondamentalCette société secrète relie les individus ayant adhéré à la convention synarchique révolutionnaire (CSE) ou encore, ce qui est entièrement équivalent, au mouvement synarchique d'empire (MSE).Ses buts apparents sont exposés dans un document ronéotypé de plus de cent pages, format grand in. 8, pourvu d'une reliure de grand luxe, constituée par un brochage fort de papiers dorés.- Les buts apparents du MSELe document fondamental énonce les treize points fondamentaux et les 598 propositions de la SSSE. Le but déclaré du MSE est d'instaurer dans l'empire français un régime synarchique approprié (page 6 du document). La notion de synarchie n'y est cependant pas définie, et de cet étrange document se dégage une impression de complexité et d'obscurité qui semble voulue.- Date de la création du MSELe MSE est né en 1922, "du besoin de définir par la pensée, par l'expérience et par l'action le sens de l'actuelle révolution mondiale". Corrélativement, il y a lieu de noter que le fascisme italien a été fondé à Milan le 13 mars 1919, et que le 27 octobre 1922 les fascistes ont effectué leur marche sur Rome.- Analyse de quelques propositions fondamentalesLa proposition n°80 élève un violent réquisitoire contre le parlementarisme français, ce pot pourri politique issu de la constitution de 1875. Il lui est notamment reproché d'être "un régime de parasitisme et de laisser-aller qui a détendu les ressorts de l'État jusqu'à mettre en péril les destinées françaises, régime d'impéritie gouvernementale et de routine, incapable d'ailleurs de se rénover lui-même, non plus que d'offrir au peuple les ressources politiques et les installations scientifiques nécessaires au redressement révolutionnaire imposé par les bouleversements mondiaux".Quant à la proposition 83, elle reconnaît que le bolchevisme convient actuellement aux peuples eurasiens "comme le fascisme au peuple italien, le nazisme au peuple germanique, le parlementarisme au peuple britannique, etc."- Origine historique de la notion de synarchieLa notion de synarchie qui s'oppose à celle d'anarchie a été employée pour la première fois vers 1860, par Saint-Yves d'AIveydre, dans son ouvrage "Mission des Juifs". L'auteur y précise notamment page 443, "ainsi la forme de gouvernement instituée par Moïse, sur le conseil, sur l'ordre que lui donne son initiateur Jethre, au nom de Ievre, est bien la synarchie, c'est-à-dire trois pouvoirs sociaux dont aucun n'est politique". La forme synarchique de gouvernement serait donc d'origine divine et issue de la révélation mosaïque."- La curieuse personnalité de Saint-Yves d'AlveydreSaint-Yves fut polytechnicien de la promotion 1842 -vivement épris d'occultisme, il a acquis un certain renom à l'époque. Devenu marquis d'Alveydre par décision pontificale, Saint-Yves fut en outre franc-maçon, puis martiniste. II devint même en 1889, grand maître de l'ordre martiniste, charge dans laquelle Papus (le docteur Encausse) devait lui succéder à son décès.II épousa la veuve morganatique d'Alexandre II. Sous le nom de Saint-Yves d'Alveydre, il publia en 1860 et 1890, plusieurs importants ouvrages imprégnés de prophétisme, notamment "Mission des Souverains" par l'un d'eux, "Mission des ouvriers", "Mission des Juifs", etc.Le MSE est-il le réveil du synarchisme de Saint-Yves ?En aucune façon. Le mouvement synarchique dessiné à la fin du siècle dernier par Saint-Yves d'Alveydre, n'est qu'un vieil habit sorti pour la circonstance d'une garde-robe poussiéreuse en vue de reconstituer, de camoufler un mouvement de pensée entièrement différent et nouveau.Chapitre II - Forme de l'AffiliationL'affiliation martiniste est la plus secrète qui existe. Elle se fait d'homme à homme, selon les rites particuliers, le nouvel initié étant seul, face à face avec son interlocuteur. Chaque nouvel initié reçoit deux numéros, le sien et celui de son initiateur. Ce mode de recrutement s'appelle "l'affiliation par chaîne" et il est spécifiquement martiniste. Il en résulte que chaque membre ne connaît du groupement auquel il appartient que son initiateur et les quelques sujets qu'il lui a été permis d'initier lui-même.Un tel ordre de recrutement présente notamment un avantage et un inconvénient majeur : d'une part, l'avantage de réaliser un secret à peu près parfait, d'autre part, de permettre des immixtions malheureuses donnant ultérieurement naissance à des chaînes d'esprit dissidentes.- L'affiliation du MSE est-elle du type martiniste ?Dans l'affiliation du MSE, l'initiateur remet au nouvel adhérent un exemplaire du document fondamental, que ce dernier revêt de sa signature ; ce document porte deux numéros : celui de l'initiateur et celui de l'initié. Cette affiliation spécifiquement martiniste accrédite la probabilité du lien qui existe entre le MSE et l'ordre dont Saint-Yves d'Alveydre était le grand maître en 1889.- Rapport entre le MSE et l'ordre des martinistesLa nature des rapports existant entre le MSE et l'ordre des martinistes ne peut donner lieu qu'à trois hypothèses :- première hypothèse : le MSE est le martinisme vrai,- deuxième hypothèse : le MSE a imité le martinisme,- troisième hypothèse : le MSE est une dissidence du martinisme.Cette dernière hypothèse est la plus vraisemblable.Chapitre III - Rapports du MSE avec M. Jean Coutrot et avec le CSARMonsieur Jean Coutrot fut un des dirigeants du MSE.Monsieur Jean Coutrot est certainement un membre et un membre dirigeant. Notre affirmation repose sur trois faits :1/ l'exemplaire du document fondamental de cette secte parvenu entre nos mains émanait d'un familier de Jean Coutrot,2/ la lecture attentive de ce document permet d'y retrouver à chaque page la terminologie si spéciale de Coutrot, les formes verbales qui caractérisent ses écrits d'une façon si caractéristique. De toute évidence, Coutrot a collaboré à la rédaction du document, s'il ne l'a pas lui-même assurée tout entière,3/ trois semaines environ après le décès de Coutrot, le journal hebdomadaire "L'Appel", du 5 juin 1941, a publié l'entrefilet suivant : "Mort subite et mystérieuse. Il y a quelques jours est mort subitement à Paris, 51, rue Raynouard, un certain J. Coutrot. Ce M. Coutrot avait joué un rôle important dans la néfaste politique de Pierre Cot et Guy La Chambre et autres saboteurs de notre aviation. Oui, ce Jean Coutrot ayant beaucoup trafiqué dans l'aviation, n'appartenait-il pas à la plus secrète et nocive des loges maçonniques, la Synarchie ? Cela expliquerait peut-être sa mort mystérieuse."Le rédacteur de cette note, visiblement, ne disposait que de renseignements médiocres et partiellement inexacts. Toute correction faite, d'évidente exactitude, Coutrot, il est bien affirmé, appartenait au mouvement synarchique d'empire.- M. Jean Coutrot et le CASRDans les milieux polytechniciens, des ministres des Finances et de l'Éducation nationale, Coutrot passait pour cagoulard. Le fait nous fut confirmé en 1937 et en 1938, confirmé par P. I. ; le 9 juin 1941, au cour d'un déjeuner, sur l'étrange activité de Coutrot depuis une dizaine d'années.Depuis environ une dizaine d'années, Coutrot manifestait une activité extraordinaire. Cette activité, par certains de ses aspects, était nettement insolite. Elle prit fin en mai 1941, à son décès survenu dans des conditions mystérieuses.Cette activité peut être analysée de la façon suivante, en distinguant successivement :1/ les groupements fondés par Coutrot,2/ le sabotage du ministère de l'Économie nationale en 1936-37 (Spinasse)3/ la tendance idéologique générale,4/ les voyages de Coutrot,5/ la mort de Coutrot.- Les groupements fondés par Coutrot1/ Le groupement de "X-crise", fondé vers 1932, se proposait l'étude de la crise mondiale qui sévissait alors, dans ses causes et ses remèdes. Son secrétaire était M. Bardet, 145, av. du général Michel Bizot.2/ Centre polytechnicien d'études économiques (CPEE), résulte de la transformation du groupement précèdent effectuée vers 1934. Siège 12, rue de Poitiers, Paris.3/ Comité national de l'organisation française, association sans but lucratif, fondée vers 1934. Siège 11bis, rue d'Aguesseau, puis transférée rue Babylone.4/ École d'organisation scientifique du travail, créée par le décret du 26 novembre 1936, Journal officiel du 27, signé Blum et Spinasse. Siège ministère de l'Éducation nationale, 1, rond-point des Champs-Élysées - comprend un bureau technique permanent dont la présidence était assurée par Coutrot.5/ Centre d'études des problèmes humains (CEPH), fondé en 1936, siège 9, rue de Lincoln, Paris. Comité exécutif : Faussid, Lon, Coutrot, Dr Carrel, A. Heuxley, G. Guillaume. Membres conseillers : Jean Millaud, Alfred Sauvy, René Gillouin, Dr Martigny, Jacques Brager, Jean Ulmot, etc. Secrétaire administratif : Paul Rivoire.6/ Journées de l'Abbaye de Pontigny, réunions organisées à l'Abbaye de Pontigny chaque année depuis 1936, une ou deux ou trois fois durant chaque année, pendant trois ou quatre .jours.7/ Institut de psychologie appliquée, fondée en 1938, siège 9, rue Lincoln, membres conseillers notamment MM. André Arthus, Bardet, Coutrot, le professeur Fossillon, Georges Guillaume, Thijemans, Pierre Lévy, Paul Planus.8/ Groupement non conformiste, fondé en 1939 - pendant la guerre. Déjeuner hebdomadaire au restaurant Alexandre, 18, rue Ca... Paris (18e). Principaux membres : Mme Fobin, MM. Breband, Branger, Couturaud, Coutrot, Guillaume, Mirlos, Potin, Reybaud, Simon Estève, Heurthaux et Melle Yvonne Michel.- Buts de ces groupementsCes groupements divers, multiples, formés toujours des mêmes personnalités dans les comités directeurs, n'avaient qu'un seul but : attirer le plus grand nombre possible d'intellectuels des milieux différents, recrutés parmi eux, par un choix sévère, des membres du MSE.En résumé, ces groupements constituaient pour Coutrot à la fois un mode de pénétration et de recrutement.- Le sabotage du ministère de l'Économie nationaleJean Coutrot, ex-dirigeant de la Maison Caut et Blancan à Paris, où il avait des intérêts par alliance, en 1936, a abandonné son activité industrielle pour l'action administrative. Introduit auprès de M. Spinasse, lorsque celui-ci prit le portefeuille de l'Économie nationale, Coutrot devient rapidement conseiller écouté. L'action de Coutrot fut double :1/ il introduisit dans l'administration le plus grand nombre possible de ses adhérents du MSE : Granger, Hekking, etc ;2/ il fit échouer tous les essais d'organisations socialistes de l'Économie française, tentés par Spinasse et lui en a proposé d'irréalisables. En bref, il a torpillé le portefeuille de l'Économie nationale dont le principe ne survécut pas à cette tentative tout au moins sous la forme d'un ministère autonome.- La tendance idéologique générale de CoutrotÉtalée dans ses écrits, conférences et colloques, la tendance idéologique de Coutrot a été fort singulière. Il se disait socialiste mais anti-marxiste, anti-socialiste. Bref, en opposition avec toute nuance socialiste connue. Son travail était exclusivement orienté vers la désagrégation. La démolition de tout socialisme constructif, quelle que soit son étiquette, désagrégation d'autant plus efficace qu'elle s'exerce au sein de milieux cultivés, accès sur le patronat et l'administration des ministères d'ordre économique, en définitive, travail de sape au bénéfice du grand patronat.- Les voyages de CoutrotCoutrot allait souvent à l'étranger, sous couvert d'organisation scientifique du travail, en 1938 et 1939, il se rendit plusieurs fois en Angleterre et en Suède ; d'après J. J..., 9 juin 1931. II fréquentait en Angleterre A. Heuxley, écrivain de tendance pro-nationale socialiste.Il était en relations en Suède avec l'Organisation des socialistes suédois, dite SSS, de même tendance.- D'où venait l'argent ?Coutrot finançait lui-même tous les groupements dont il était l'animateur et le fondateur. Dans chaque cas, il faisait face aux dépenses de secrétariat, personnel et matériel, de locaux, locations, entretien, chauffage et éclairage, de rétributions de ses collaborateurs directs. II finançait les revues publiées par certains de ces groupements, les journées de l'Abbaye de Pontigny ; les ouvrages qu'il publiait, ses propres voyages à l'étranger. Dans son entretien personnel et familial, une femme et cinq enfants, une puissante automobile, un standard de vie assez dispendieux.Depuis 1936, il avait cessé toute activité industrielle privée. II n'a jamais accepté de recevoir un centime de traitement ou d'indemnité de l'État pour son activité au COST ou auprès d'une administration quelconque. Ses dépenses annuelles devaient atteindre au bas mot 800.000,- francs par an.- La mort de CoutrotSurvenue aux environs de mai 1941, elle fut tenue secrète et ne parut pas dans la presse. Ce n'est que le 5 juin 1941 que le journal "L'Appel" lui consacra l'entrefilet paru plus haut. Aux dires de MTV, questionné le 6 juin, Coutrot se serait suicidé par absorption d'une dose de somnifères et aurait été trouvé mort dans son lit un matin, à son domicile, 51, rue Raynouard. Selon une autre version, émanant d'un de ses familiers, et plus sérieuse, il se serait suicidé en se précipitant par la fenêtre. Au surplus, cette mort a suivi à huit jours d'intervalle, celle de son jeune secrétaire et collaborateur, T. Healet.Ce qu'il y a de certain, c'est que le maréchal Pétain avait reçu, au début de mai 1941, un important dossier contenant des photographies et des documents originaux, concernant l'existence et l'activité du MSE et que ces documents avaient pu lui être remis à raison d'indiscrétions à l'origine desquelles se seraient trouvés Coutrot et son secrétaire. Ces indiscrétions donnèrent lieu au sein du groupement à des dissentiments violents, immédiatement suivis de la mort des responsables, aux environs du 15 mai 1941. La mort de l'économiste Navachine, le 25 janvier 1937, ne serait elle-même pas sans lien avec l'activité du MSE. Conseiller écouté de Spinasse, il contrecarrait les plans du groupement. De plus, franc-maçon et martiniste authentique, il avait découvert l'existence de cette étrange dissidence et en surveillait étroitement le développement et l'action souterraine.Chapitre IV - Milieux de recrutement et principaux membres du MSE- Milieux de recrutementLes éléments dirigeants du MSE paraissent, en ce qui concerne la France, dépendre de deux milieux distincts mais très étroitement liés :a) certains milieux bancaires, notamment banque Worms et banque Lehideux, etc.b) certains milieux du haut patronat, notamment appartenant aux comités des houillères, à certains groupements pétroliers, à certaines sociétés de constructions mécaniques et métallurgiques et à certaines sociétés de grands travaux.Le recrutement de leurs affiliés a été activement poussé dans les milieux suivants :1/ anciens élèves de l'École polytechnique, c'est la grande majorité appartenant à l'administration, à la banque et à l'industrie,2/ certains élèves de l'École centrale ; quelques éléments,3/ anciens élèves de l'École des Sciences politiques (inspection des Finances),4/ conseillers d'État ; assez nombreux,5/ anciens élèves de Normale supérieure, quelques éléments,6/ quelques médecins et personnalités diverses.- Organismes de [dé]noyautageCertains organismes paraissent avoir été exclusivement même composés de membres du MSE. Ce sont notamment :- Ie Comité central d'organisation professionnelle, 23, rue Chauchat,- le Centre d'organisation scientifique du travail,- le Comité d'études des problèmes humains, déjà nommé, etc.- Leviers de commande dont dispose actuellement le MSEII a successivement introduit et recruté des hommes au sein des organismes suivants :- 1936, ministère de l'Économie nationale, Spinasse,- 1937, inspection des Finances, puis cabinet du ministre des Finances, et de tous les ministères et secrétaires d'État aux Finances successifs,- 1938, ministère des Travaux publics,- 1939, pendant la guerre, ministère de l'Armement (Dautry)- 1940, avant l'armistice, ministère de l'Air (Laurent Eynac et Meny) puis ministère de la guerre Reynaud.Depuis juillet 1940, entourage du maréchal Pétain, quelques éléments au sein du cabinet civil. Ministère de l'Économie nationale et des Finances en entier, Finances proprement dites, Économie nationale, Production industrielle, Communications, Travail, PTT, Commerce, Équipement industriel, Relations économiques franco-allemandes.Au surplus, leviers de commande dans tous les autres départements ministériels sans exception par la présence d'un inspecteur des Finances placé à chaque secrétariat administratif ou à chaque poste de contrôle financier.- Principaux affiliésLes affiliés les plus marquants paraissent les suivants :- Assemat, chef du cabinet du ministère des Finances en 1938, directeur de la Caisse nationale des marchés de l'État en 1940 et 1941,- Barnaud, administrateur de la Banque Worms, inspecteur des Finances, ancien directeur du cabinet du ministre du Travail (Belin), en juillet 40, puis délégué général pour les relations économiques franco-allemandes depuis le 23 février 1941,- Baudouin, ancien X, administrateur de la Banque de l'Indochine, Belin, Benoit Méchin, Bichelonne, Berthelot, Bouthillier, Jacques Branger, Bréa de Boisanger, Brunet, Chaux, Coquejeniet, Deloncle, de Faramand, Philippi, de Font Reaulx, Gardenez, Gibrat, Gillouin, Gérard, Guillaume, Hekking, Laffont, Lamirand, Le Borrec, Lehideux, Le Roy Ladurie, Libersar, Martigny, Meny, du Moulin de Labarthète, Olivier, de Peyrimoff, Pietri, Pineteau, Planus, Pucheu, Rebuffel, Rougeau, Rueff, Sancy, Wiedller.- Principaux leviers de commande aux mains du MSEEn fonction des affiliés qui viennent d'être nommés, les principaux leviers de commande dont dispose actuellement les membres du MSE, en juillet, peuvent se classer ainsi :1/ Entourage du chef de l'ÉtatDu Moulin de Labarthète, de Font Reaulx, René Gillouin, Lehideux.2/ Ministres secrétaires d'ÉtatBouthillier, Pucheu, Berthelot, Barnaud, Benoist Méchin3/ Secrétaires générauxLamirand, Berthelot, Bichelonne (à la Production), Lafond (à l'Énergie)4/ Directeurs et chefs de services administratifsde Boissanger (banque), Brunet (trésor), Rueff (finances), Assemat (marchés), Branger (marchés), Philippi (finances), Libersac (finances), Sancy (finances), Coquejeniet (sidérurgie), Fauton d'Andon, Gibrat (électricité), Pinot, Rougeau (travail), de Farnaud (questions juives).5/ Industries, banques, comités d'organisation et répartition,Baudouin (Indochine), Gérard, Gardenez (marine marchande), Le Roy Ladurie (sociétés immobilières), Le Gorec et de Wiedller (Pechelbronn), de Périmoff (Houillères et Forges), Olivier (fonderies), Meny (pétroles), Rebuffel (grands travaux).6/ A l'étrangerPietri, Hekking, Guillaumin, Ornp, Deloncle, Ed. Chaux, Docteur Martini.Chapitre V - Action du MSE en FranceLe mouvement synarchique est un mouvement de caractère international créé au lendemain du traité de Versailles, financé et dirigé par certains groupes financiers appartenant à la haute banque internationale.Il se propose essentiellement de renverser dans tous les pays où ils existent les régimes parlementaires jugés insuffisamment dévoués aux intérêts de ses groupes et, par ailleurs, trop difficiles à manoeuvrer en raison du nombre étendu de personnes dont il s'agit de s'assurer le concours. II se propose, en outre, de leur substituer des régimes autoritaires jugés plus dociles et plus facilement manoeuvrables dans lesquels tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains du grand patronat et des représentants dûment mandatés de groupements bancaires spécialement désignés pour chaque pays.En gros, le moyen envisagé consiste à donner à chaque pays une constitution politique et une économie nationale de structures particulières organisées conjointement en vue :1/ de placer le pouvoir politique directement entre les mains des mandataires de groupes intéressés, afin d'éliminer tout parasitisme intermédiaire,2/ de réaliser une concentration maximum dans chaque branche d'industrie afin d'y supprimer toute concurrence ruineuse,3/ d'être maître des prix pour toutes les marchandises, matières premières, produits semi finis et houilles,4/ d'enfermer l'ouvrier dans un cadre juridique et social ne permettant plus aucune action extrémiste ou même revendicatrice de sa part.Les moyens d'action utilisés en France furent multiformes. Les deux principaux sont :1/ Le CSAR, Comité secret d'action révolutionnaire ou Mouvement social révolutionnaire,2/ le CSR, Convention synarchique révolutionnaire ou le MSE.Le CSAR, après avoir échoué dans sa tentative de prise de pouvoir par l'insurrection de 1934 et de 1937, réussit en juillet 1940 par un chantage au désastre, greffé sur une défaite militaire savamment organisée et accélérée.Quant au MSE, il avait préparé les voies d'accès de la prise de l'exercice éventuel de pouvoir par un noyautage persévérant de la haute administration, de la haute industrie et de la finance depuis 1922.Le CSAR et le MSE ne sont que les deux aspects d'un seul et même mouvement.- Camouflage de l'action du MSE en FranceLa pénétration du MSE dans les milieux dirigeants de l'administration, de l'industrie et de la Banque fut conduite en France d'abord par l'emploi du lien personnel, puis par les organismes multiples créés par Jean Coutrot.Le prétexte invoqué a été la lutte contre le communisme par la création d'une nouvelle idéologie révolutionnaire rejetant toutes les autres dans l'arsenal des théories surannées et pernicieuses.Quant au camouflage, il fut trouvé dans la vieille notion de synarchie autrefois définie dans les oeuvres de Saint-Yves d'Alveydre, réhabilitée pour la circonstance au rang d'organisation future du genre humain. Ce choix singulier résulte d'ailleurs de circonstances fortuites ; Saint-Yves d'Alveydre, en 1889, affilia au martinisme vrai, bon nombre de polytechniciens de son entourage, lesquels formèrent par la suite des chaînes polytechniciennes d'affiliés. En 1922, certains de ceux-ci adhérèrent au mouvement qui prenait alors naissance et c'est cette circonstance qui explique à la fois :1/ comment un aspect du CSAR se camoufle sous cette étrange idéologie de la synarchie,2/ pourquoi l'affiliation martiniste fut adoptée par eux pour le recrutement propre,3/ enfin, l'opinion formulée par l'historien maçonnique Wart indiquant qu'en France, à cette époque, le martinisme s'égarait hors des chemins traditionnels.- But poursuivi par les membres du MSE depuis leur accession au pouvoir en juillet 1940Au pouvoir en France, depuis juin 1940, date à laquelle un de leurs chefs, M. Bouthillier se vit confier le portefeuille des Finances par le maréchal Pétain, les buts poursuivis par les membres du MSE ont été les suivants :1/ faire échec à la politique du nouveau gouvernement en ce qui concerne la Révolution nationale pour tout ce qui serait susceptible d'instaurer un régime jugé trop socialisant au sein du pays,2/ saper à la base tout effort social pouvant avoir pour résultat d'affaiblir la position de certains groupes financiers internationaux, jusqu'à ce qu'ils détiennent tous les leviers de la production industrielle,3/ sauvegarder par tous les moyens et dans tous les domaines intéressant l'économie, les intérêts, même juifs, liés avec les groupes financiers liés au mouvement,4/ faire échec à toute tentative d'organisation économique ou douanière, d'inspiration exclusivement européenne ayant pour conséquence de rendre l'Europe continentale indépendante des importations américaines.L'exécution de ce vaste programme nécessite la nomination de membres du MSE à tous les postes importants des divers départements ministériels, et notamment des ministères d'ordre économique, Finances, Économie nationale, Travaux publics, Travaux, etc., ce qui fut fait dans les plus brefs délais par la promulgation immédiate de la fameuse loi du 17 juillet 1940 suspendant le statut des fonctionnaires et permettant de les révoquer et de pourvoir à leur remplacement sans autre formalité qu'un simple décret.Les membres du MSE mis en place, la réalisation des plans concertés commence immédiatement.- Action sur le plan économiqueLe groupe synarchique procéda également très rapidement à l'éviction des conseils du gouvernement de certaines personnalités qui marquèrent une activité jugée trop socialisante ou dangereusement révolutionnaire. Ce furent successivement :1/ M. Adrien Marquet, à l'Intérieur, suspect de tendresse pour le national socialisme, trop socialiste,2/ M. Allibert, jugé révolutionnaire sur le plan politique,3/ M. Pierre Laval, suspect de sympathie pour un régime proprement national socialiste et pour une autarcie économique européenne.Toutes les opérations politiques pour l'éviction de ces trois suspects ont été dirigées par M. Bouthillier et ses seconds et la victoire finale qui a été obtenue le 13 décembre avec la collaboration de M. Peyrouton, qui fut l'exécuteur ignorant du groupe synarchique. M. Peyrouton a réalisé la performance, qui restera sans doute fameuse dans les annales de l'Intérieur en France, d'avoir été à la fois ministre chargé de faire la chasse aux sociétés secrètes - loi du 13 août 1940 - et le jouet au sein même des conseils gouvernementaux d'une mafia dont il a toujours ignoré l'existence.- Action sur le plan de la collaborationSur le plan de collaboration franco-allemande, le mot d'ordre a été de rechercher avec les firmes allemandes une série d'accords en leur offrant sur le plan financier des avantages réels ou de créer, avec les chefs de l'industrie allemande, une solidarité d'intérêts très étroits, susceptible de s'étendre éventuellement de l'autre côté de l'Atlantique, le tout fortement charpenté et conçu dans le but de se mieux souder aux groupes américains dès la fin de la guerre.M. Flandin serait le lien et le conseil pour que ces sortes d'entente fassent échec à toute tentative d'extension du socialisme, tant dans le programme hitlérien que dans la législation française, et empêchent l'union douanière européenne contraire aux intérêts américains. Des mots d'ordre ont été donnés pour que l'on réveille par tous les moyens les apathies capitalistes des industriels et chefs d'industries allemandes et pour que l'on conçoive des accords financiers entre les peuples français et allemands, de façon à unir les pétroles et leur ersatz, les textiles artificiels et les groupes cotonniers, les mines et la grosse industrie de façon telle que leurs intérêts les conduisent à faire pression sur leurs mouvements pour que les intérêts judéo-américains soient entièrement sauvegardés.La réalisation de ce plan se poursuit méthodiquement. Il semble notamment que dans les mines et les textiles les négociants évoluent favorablement, les représentants allemands mettant une certaine complaisance ; M. Gillet, du groupe France-Rhône serait arrivé à des résultats remarquables entre IG Farben, France-Rhône et Dupont de Nemours pour l'Amérique. Les négociations ont été menées en zone non occupée à Lyon, à Bâle, par M. Gillet, les dirigeants de IG et un attaché d'ambassade américain à Vichy.Pour les pétroles et les carburants de remplacement, l'animateur et le juif Meny, agissant sous la direction de M. de Peyerimoff, par le truchement de certains dirigeants de Pechelbronn. Des efforts ont été faits pour amener le président du conseil d'administration de cette société à démissionner et à le remplacer par M. Langeron en vue d'intégrer cette firme dans une compagnie française d'obédience américaine et groupant toutes les sociétés pétrolières françaises.ConclusionLe mouvement synarchique d'empire, créé en France en 1922, parallèlement au CSAR et très étroitement lié à lui, comme nous l'avons vu, n'est que l'aspect français d'un mouvement international de grande envergure organisé et financé dans tous les pays par certains éléments du grand patronat et de la haute banque.Sur le plan international, son but essentiel a été le renversement de tous les régimes démocratiques du monde en vue de leur substituer des gouvernements plus forts et aussi plus dociles dont les leviers de commande au sein de chaque nation [soient] puissamment centralisés entre les mains de quelques affiliés appartenant au grand patronat et groupés sur le plan international sous l'obédience d'une haute banque qui coordonne l'articulation générale entre les divers pays.II représente donc essentiellement, à la fois, un épisode de la lutte du capitalisme international contre le socialisme et une tentative puissante d'impérialisme financier visant à assujettir toutes les économies des différents pays à un contrôle unique exercé par certains groupements de haute banque, lesquels s'assureraient ainsi sous couvert de la lutte contre le communisme, un monopole de fait sur toute activité industrielle commerciale et bancaire.Sur le plan français, le noyautage par le MSE, de la banque, de la haute industrie et des administrations de l'État s'est poursuivi méthodiquement depuis 1922, cependant que, parallèlement à ce mouvement, le recrutement du CSAR au sein des autres cadres de l'armée se développait en leur faveur.En 1937, les affiliés du MSE étaient fort nombreux déjà en place, au sein et à la tête des grands organismes d'État, mais le CSAR échoua dans sa tentative insurrectionnelle de prise de pouvoir. La révolution ayant ainsi avorté, un accouchement aux fers devenait nécessaire. II fut pratiqué par l'armée allemande lors de sa promenade militaire du 10 mai au 25 juin 1940, nombre de chefs militaires français facilitant l'opération grâce à une conception prévoyante du patriotisme, qui devenait officielle et nationale deux mois plus tard.Le 15 juillet 1940, presque tous les conjurés du MSE étaient en place, il n'y eut donc rien à changer dans le haut personnel de l'État. Il ne resta plus qu'à renvoyer les membres du Parlement dans leurs foyers et à récompenser le zèle de quelques officiers généraux ayant su, avec habileté, faciliter une révolution par un désastre, l'exploitation du pouvoir suivit, avec une remarquable rapidité qui traduit et met d'ailleurs en évidence, l'existence d'un plan préalablement établi et mûrement concerté.Un mois à peine après la prise du pouvoir, une loi organise la formidable pyramide d'organisations et de répartition qui réalise la concentration de toute l'industrie française entre les mains de tous les affiliés. Quatre mois plus tard, une loi sur la réforme bancaire coiffe solidement le sommet de cette pyramide en plaçant l'organisation et le contrôle de toute l'activité bancaire entre les mains de quelques financiers, exploitation combien facile avec la nouvelle structure de l'État. Les grandes administrations du pays sont devenues les services extérieurs de la banque Worms et le Journal officiel sert de véhicule à son conseil d'administration, dont les hauts fonctionnaires ne sont plus que les agents d'exécution.Une année aura donc suffi pour que la signification profonde de la "drôle de guerre de 1939/1940" apparaisse enfin en sa pleine lumière : une révolution camouflée, dissimulée dans un désastre militaire, obtenu par une bataille truquée, en vue de concentrer l'économie du pays dans les mains d'une mafia au service de puissants intérêts financiers internationaux et ceci réalisé sous le haut patronage de l'Église, complice du drame immense de par le fanatisme de certains membres de son clergé ou simplement victime de l'aveuglement de certains autres, en tout cas, étroitement associée au bénéfice de l'opération.
1944.07.10.Des ACSM.Etat des salaires des ouvriers en formation
Tableau présentant l'état des salaires versés aux ouvriers en formation professionnelle dans l'entreprise Worms & Cie ACSM - Le Trait pendant le 2ème trimestre 1944 et ne participant pas à la production.
1944.07.10.Des ACSM.Feuille d'émargement des salaires
Tableau présentant la feuille d'émargement des salaires perçus par les ouvriers des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime au cours de leur formation professionnelle. Salaires du 20 mars au 2 juillet 1944.
1944.07.12.Des Services maritimes.Note
CopieParis, le 12 juillet 1944Note sur les dépenses à prévoir pour la reconstruction de la flotteI - A la veille de la guerre la flotte de MM. Worms & Cie comprenait 24 navires à vapeur, d'un port en lourd total de 41.400 tonnes ; le plus ancien de ces navires, le s/s "Bidassoa", avait été construit en 1901 ; le plus récent, le s/s "Le Trait" en 1934.La situation de ces différents navires se présente actuellement comme suit :1° - Navires officiellement perdus (5 navires) : "Barsac", "Cérons", "Jumièges", "Château-Yquem", "Château-Larose".2° - Navires officieusement perdus (3 navires) : "Fronsac", "Listrac", "Pontet-Canet".3° - Navires présumés ne pas devoir nous être rendus à la fin des hostilités (4 navires) : "La-Mailleraye", "Château-Palmer", "Lussac", "Mérignac".4° - Navires en U.K. ou en Afrique du Nord présumés devoir nous être rendus à la fin des hostilitésa) - Hors d'âge (7 navires) : "Bidassoa" (1901)[1], "Caudebec" (1910), "Château-Latour" (1914), "Léoville" (1922), "Margaux" (1912), "Pessac" (1907), "Sauternes" (1922).b) - Pouvant continuer ou reprendre leur service (5 navires) : "Château-Pavie" (1930), "Le Trait" (1934), "Médoc" (1930), "Normanville" (1921), "Pomerol" (1930).Nous sommes ainsi amenés à envisager la construction en première urgence de 12 navires, pour remplacer ceux perdus ou considérés comme tels ; en deuxième urgence, de 7 navires, certains d'entre eux comme "Caudebec", "Château-Latour" et "Margaux" étant d'ailleurs susceptibles de continuer à rendre de bons services pendant quelques années, au lendemain de la cessation des hostilités, moyennant, il est vrai, une charge d'entretien et de réparations relativement élevée.Nous ajouterons que l'hypothèse ainsi retenue nous semble assez conservatrice ; peut-être, parmi les navires actuellement en U.K. ou en Afrique du Nord, certains auront-ils disparu au jour de la cessation des hostilités ; mais par ailleurs nous avons considéré comme perdus "La-Mailleraye", "Lussac" "Mérignac" et "Château-Palmer", actuellement sous contrôle allemand dont certains pourraient être récupérés par nous.Au demeurant, si le nombre des navires hors d'âge qui nous seraient en définitive restitués était inférieur à celui envisagé ci-dessus, la charge financière que nous chiffrons ci-après serait réduite, puisque jouerait alors l'article 11 de la charte-partie d'affrètement et non pas seulement, comme dans notre évaluation, la responsabilité entière de la Maison.II - Les navires dont la construction est envisagée pour remplacer nos unités perdues, présumées perdues ou hors d'âge, sont les suivants :1° - Caboteur à vapeur de 2.560 t., prototype mis au point par les Chantiers de la Méditerranée, au Havre.Ce navire, remarquablement adapté à notre trafic, constitue en fait une mise au point de "Château-Pavie", lui-même dérivé de "Château-Latour". L'amélioration technique de ce prototype par rapport à ses prédécesseurs, bien qu'appréciable, n'entraînerait que des frais supplémentaires peu élevés.En fonction des renseignements en notre possession et sur la base des prix actuels estimés, des Chantiers français, son coût serait de 51.100.000.- contre, pour un "Château-Pavie", 47.400.000 F.2° - Caboteur à moteur de 1.500 t., prototype non encore étudié.Son prix, selon une estimation faite comme ci-dessus, serait de 36.800.000.- contre, pour un "Le-Trait", de caractéristiques commerciales très voisines, un prix de 33.800.000.3° - Caboteur à moteur de 850 t., prototype mis au point par les Chantiers Augustin Normand, au Havre.Son prix, selon une estimation faite comme ci-dessus, serait de 24.500.000.- contre, pour un "Mérignac", de caractéristiques commerciales très voisines, un prix de : 21.300.000.-.4° - Caboteur à moteur de 450 t.. prototype étudié pour la Société Havraise de Transit et de Transport, par les Chantiers Augustin Normand au Havre.Son prix, selon une estimation faite comme ci-dessus, serait de 17.300.000.- contre, pour un "La-Mailleraye", de caractéristiques commerciales légèrement supérieures, un prix de 17.100.000.- F.5° - Charbonnier à vapeur de 2.550 t.. prototype étudié pour l'Armement Lamy, par les Ateliers et Chantiers de France.Son prix, selon une estimation faite comme ci-dessus, serait de 38.700.000 F. contre, pour un "Jumièges", de caractéristiques commerciales très voisines, un prix de 36.300.000 F.6° - Caboteur à vapeur de 2.100 t., construit par les Chantiers Cockerill d'Anvers.Ces navires seraient moins rapides que le prototype de 2.560 t. et leur port en lourd inférieur ; par contre, leur capacité cubique est sensiblement plus élevée et leur construction avec un pont shelter les rendrait particulièrement aptes au trafic d'Afrique du Nord, notamment en ce qui concerne les primeurs.Le prix indiqué sous toutes réserves, serait de 26.000.000.-, à rapprocher de celui de 51.100.000.- pour le prototype de 2.560 t.7° - Cargo à moteur de 1.175 t. - ACSM -Ces navires, au nombre de trois, seraient l'adaptation au trafic de paix de bateaux en construction pour compte allemand. Intermédiaires entre nos prototypes de 1.500 t. et 890 t., ils présenteraient essentiellement l'avantage de nous procurer très rapidement trois unités d'un modèle dont le prototype voisin n'a pas été retenu pour la première urgence.Son prix serait de l'ordre de 31.700.000.- à rapprocher d'un prix de 27.800.000.- pour un "Sauternes", de caractéristiques commerciales très voisines.III - La disparition de tout trafic au cabotage pendant plus de cinq ans nous oblige, contrairement à ce qui se passe pour le long-cours où les navires ne sont pas strictement spécialisés par ligne, à fonder nos calculs sur des hypothèses théoriques.Nous en avons choisi deux :1° - exploitation de lignes ayant la même contexture que celles d'avant-guerrePar un meilleur aménagement des dessertes et des rotations nous utiliserions une flotte de 22 navires seulement :6 - types Château (ou Cockerill)6 - 1.500 t.7 - 850 t.1 - 450 t.2 - charbonniers.Nous insistons d'ailleurs sur le fait que l'expérience due à la reprise du trafic pourrait conduire soit à une augmentation, soit à une diminution de ces prévisions.2° - Même hypothèse qu'en 1°, mais nouvelle ligne Sète/Afrique du Nord, avec départ hebdomadaire.Deux "Château" supplémentaires seraient nécessaires, d'où une flotte totale de 24 navires.Nous devons en outre tenir compte de la possibilité ou nous serons ou non d'obtenir, soit la construction de 5 vapeurs Cockerill, soit l'affectation à notre profit des trois cargos à moteur ACSM.Pour ne pas alourdir cet exposé, nous nous en sommes tenus aux deux variantes subsidiaires suivantes :A - construction de navires uniquement selon les prototypes du programme de l'Amirauté française.B - construction de 5 navires Cockerill, de 3 cargos ACSM et pour le reliquat, de navires prototypes[2].Le tableau ci-après donne globalement les 4 chiffres correspondant aux sommes restant à la charge de la Maison et permet d'apprécier ainsi la "fourchette" des hypothèses retenues.1ère variante (prototypes français)2ème variante (5 Cockerill + 3 ACSM + prototypes français)1ère hypothèse22 navires (1)241.225.000168.025.000 (2)2ème hypothèse (1)341.835.000268.625.000 (2)(1) - En supposant les Cockerill affectés en priorité aux remplacements T.M.(2) - Nous avons supposé pour les cargos Cockerill que les soultes se calculeraient non par rapport au prix français, mais par rapport au prix belge du navire à remplacer.IV - Nous avons, dans le cadre des hypothèses et variantes précédentes, évalué l'échelonnement dans le temps des dépenses nous incombant. Le tableau ci-dessous résume ces indications :EchelonnementDécompositionTotal1 - hyp. prototypes1ère période - 2 ans - 4 nav.en rempt T.M. 2 "Châteaux" + 2.850 t.19.100.00019.100.0002ème période - 3 ans - 9 nav.en rempt T.M. 2 Châteaux + 1.850 t. + 1 charbonnierA nos frais 2 Châteaux (1) + 2.850 t. + 1.450 t.30.800.000165.125.000195.925.000(1) Algérie 100.600.000.-.EchelonnementDécompositionTotal3ème période - 3 ans - 6 nav. en rempt T.M. 3 x 1.500 t.à nos frais 1 Château + 2 x 850 t.27.900.00098.900.000126.800.000Total341.825.000II - hyp. ACSM et Cockerill1ère période - 2 ans - 11 nav.T.M. 4 Cockerill + 3 ACSM + 2 x 850 t.à nos frais : 2 Châteaux (Algérie)18.000.000100.600.000118.600.0002ème période - 3 ans - 7 nav.T.M. 1 charbonnier + 1 x 850 t.à nos frais : 1 Cockerill + 3 x 850 t. + 1 x 450 t.11.800.000113.925.000125.725.0003ème période - 1 an - 1 nav.à nos frais : 1 x 850 t.24.300.00024.300.000Total268.625.0004ème période - Remplacement des 5 navires actuellement exploitables. Pour mémoireV - Nous avons enfin, à titre indicatif, calculé la fourchette correspondant aux hypothèses extrêmes à prévoir ; ces hypothèses sont les suivantes :1ère hypothèse (dépense minimum) - Les navires exploitables nous sont rendus, les navires hors d'âge nous sont remplacés par les T.M.2ème hypothèse (dépense maximum) - Les navires exploitables sont supposés perdus et remplacés par les T.M., les navires hors d'âge nous sont rendus et doivent être remplacés à nos frais.Nous nous plaçons dans le cas où la nouvelle flotte comprend 24 navires. Dans la 1ère variante, tous les nouveaux navires sont construits en France à partir des prototypes ; dans la 2ème variante, nous retenons les 3 cargos ACSM, les 5 cargos Cockerill ; nous complétons avec des prototypes.1ère variante2ème variante1ère hypothèse127.225.00055.325.0002ème hypothèse489.700.000340.300.000Moyenne308.000.000198.000.000VI - Deux cas particuliers sont, en outre, signalés pour mémoire :1° - Celui où il serait possible d'obtenir l'affectation aux navires hors d'âge de cargos Cockerill au lieu de prototypes de 2.560 t. Cette substitution entraînerait une diminution de dépenses, au cas de la création d'une ligne Métropole/Afrique du Nord (2ème hypothèse, 2ème variante) de 31.900.000.-2° - Celui où le "Château-Pavie" restant affecté au cabotage de Madagascar, sa prise en charge par la Nochap et la construction d'un "Château" supplémentaire devraient être envisagées.[1] Date de construction : Nous considérons le "Léoville" et le "Sauternes" comme devant être hors d'âge en raison des travaux extrêmement importants que nécessiterait leur remise en état, en raison de leur affectation militaire depuis 1939.[2] Dans cette variante, un cargo ACSM. remplacerait un 1.500 t. et 2 cargos ACSM 2 850 t.
1944.07.13.Contrat.Entre l'Etat et les ACSM
Contrat n° 782 du 13.7.44 pour l’exécution de travaux exceptionnels (loi n° 261 du 19 mai 1944)
Entre l’État français, représenté par le ministre, secrétaire d’État à la production industrielle et aux communications d’une part, et les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime Paris, exploitation : Le Trait (S. I.)
Représentée par monsieur Nitot, directeur général (désignée au présent contrat par l’entreprise) d’autre part,
Il a été convenu ce qui suit :
Article premier :
Le bénéficiaire du contrat s’engage à faire exécuter par son personnel ouvrier, convenablement encadré, des travaux utiles pour l'entreprise.
Article 2 : Définition des travaux.
Les travaux prévus à l’article ler seront exécutés, soit à l’intérieur, soit à l’extérieur des chantiers de l’entreprise. Ils ne nécessiteront pas d’utilisation de courant électrique et n’entraîneront qu'une faible consommation de matières premières.
Ils comprendront
Entretien du matériel
Entretien de la cité ouvrière
Création et culture de jardins ouvriers collectifs
Travaux de distribution d’eau
Déblaiement divers
Exploitation d’une tourbière
Coupes forestières
Travaux de défense passive
Aménagements sportifs
Article 3 : Exécution des travaux
Les travaux ci-dessus énumérés seront exécutés sous la direction technique de l’Entreprise qui en prendra toute la responsabilité. Us seront contrôlés par l’inspection Générale de la Production Industrielle- L’Entreprise sera tenue de donner aux représentants de l’inspection Générale toutes facilités pour exercer ce contrôle.
Article 4 : Personnel affecté aux travaux
Pourra être maintenu au travail dans les conditions fixées par le présent contrat le personnel ouvrier de l’Entreprise, à l’exception :
1°) de celui qui sera mis sous forme d’équipes encadrées à la disposition d’organismes officiels ;
2°) des bénéficiaires des dispositions de la loi n° 259 du 20 mai 1944.
L’effectif maximum à utiliser par l’entreprise pour l’exécution des travaux énumérés à l’article 2 est fixé à 490.
La liste nominative du personnel ouvrier employé aux travaux exceptionnels est annexée au présent contrat. Tout changement d'effectifs sera immédiatement signalé à l’inspecteur général de la production industrielle.
Article 5 : Durée du travail
L’entreprise s’engage à employer les ouvriers affectés aux travaux exceptionnels pendant une durée de 40 heures égale à la durée de travail hebdomadaire moyenne de l’entreprise pendant 1943 et dans la limite d’un maximum de 40 heures.
Article 6 : Salaires payés aux ouvriers
L’entreprise s’engage à payer, à partir de la mise à exécution du présent contrat, à chacun des ouvriers employés aux travaux exceptionnels, son salaire horaire normal actuel, abondé des accessoires de salaires assurances sociales, allocations familiales, assurances-accidents, congés payés, reversements au fonds de compensation. Par salaire horaire normal actuel, il faut entendre le salaire horaire moyen des deux dernières quinzaines de travail effectif payées à l’ouvrier à l’exclusion des primes ou heures supplémentaires.
Article 7 : Participation de l’État
La participation de l’État aux frais occasionnés par des travaux faisant l’objet du présent contrat sera calculée en faisant la somme des deux postes suivants :
a) Salaire du personnel ouvrier.
La somme remboursée à l’entreprise est fixée 60 % du montant des salaires bruts (à l’exclusion des charges sociales énumérées à l’art. 6) et payés aux ouvriers en conformité des articles 5 et 6 ci-dessus.
b) Frais généraux.
La sommé remboursée à l’entreprise est fixée 50 % du montant brut des salaires calculés comme il est prévu au paragraphe précédent.
Article 8 : Durée du contrat
Le présent contrat est valable à compter du « sera fixé en accord avec l’entreprise et l’inspecteur général de Rouen » pour une durée de 14 jours calendaires. Il se continuera par tacite reconduction et au maximum pour une nouvelle période de 14 jours. Il pourra être résilié par le ministre, secrétaire d’Etat à la production industrielle et aux communications avec un préavis de 24 heures. L’entreprise pourra également obtenir la résiliation du contrat, après un préavis de 3 jours, et après agrément de l’inspecteur général de la production industrielle.
Article 9 : Reprise de l'activité normale en cours d’exécution du contrat.
En cas de reprise partielle de l’activité de l’entreprise ou d’une reprise totale de durée inférieure à 14 jours, le contrat continuera à avoir effet. Toutefois, pour les ouvriers dont le salaire donne lieu au remboursement prévu à l’article 7, on défalquera, soit sur la période de 14 jours en cours, soit éventuellement sur la période suivante, du nombre d’heures pouvant être remboursées au titre du contrat, le nombre d’heures exécutées au titre de cette reprise d’activité.
Les heures de travail productif ainsi effectuées seront laissées entièrement à la charge de l’entreprise.
L’entreprise devra signaler immédiatement, par lettre recommandée, à l’inspection général de la production industrielle, les dates de reprise et d’arrêt du travail productif.
Il faut entendre par travaux productifs ceux qui relèvent de l’activité normale de l’entreprise.
Article 10 : Paiement des sommes dues à l’entreprise.
Les paiements résultant de l’application du présent contrat seront assurés, à la fin de chaque quinzaine correspondant à une paye par la régie d’avances du ministère de la production industrielle et des communications, 21, rue de Berri à Paris, sur production de relevés spéciaux dont le modèle sera remis à l’entreprise par l’inspecteur général de la production industrielle.
Ces paiements seront effectués par : chèque sur le Trésor ou virement au compte chèque postal.
Article 11 :
L’entreprise est tenue d’assurer à son personnel pendant toute la durée d’exécution du contrat les avantages sociaux spéciaux à l’entreprise dont il bénéficie actuellement (repas à la cantine, etc.). Les frais en résultant ne peuvent donner lieu à une bonification de remboursement pour frais généraux.
Article 12 :
En exécution des prescriptions du décret du 13 octobre 1939, le présent contrat est dispensé du timbre. Il sera enregistré gratuitement par les soins du ministre, secrétaire d’Etat à la production industrielle et aux communications.
Fait à Paris, le 2 août 144
L’entreprise
Le directeur général
P. Pon
H. Nitot
Le ministre, secrétaire d’État à la production industrielle et aux communications
Par délégation, l’ingénieur général Bourkaïb
Liste des ouvriers devant exécuter les travaux prévus au présent contrat
Ouvriers appartenant à la catégorie 7 : 1
Ouvriers appartenant à la catégorie 6 : 141
Ouvriers appartenant à la catégorie 5 : 165
Ouvriers appartenant à la catégorie 4 : 65
Ouvriers appartenant à la catégorie 3 : 127
Total : 499
Taux moyen horaire des salaires des ouvriers ci-dessus : 12,20.
1944.07.13.Des ACSM.Liste du personnel pour le contrat Bourkaïb
Travaux extraordinaires
N° et date de la convention : 782 du 13 juillet 1944
Désignation de l’entreprise : Ateliers et Chantiers de la Seine Maritime – Worms & Cie – Le Trait (S. Inf.)
Liste du personnel
N° matricule
Catégorie
Nom
Prénom
Profession
Année de naissance
Taxe horaire
301
6
Quemin
Raymond
Traceur
1897
14,90
303
6
Sauzereau
Léon
Traceur
1914
15,80
304
6
Clérenbeaux
André
Traceur
1906
16,55
305
6
Clérenbeaux
Albert
Traceur
1905
13,10
307
7
Olliveaud
Jean
Traceur
1905
17,05
308
6
Maréchal
Augustin
Traceur
1905
15,85
309
6
Vasse
Ulysse
Traceur
1911
18,65
310
6
Salaun
Raymond
Traceur
1915
15,85
311
6
Loger
Marcel
Traceur
1906
13,85
313
5
Huré
Robert
Traceur
1924
10,80
315
6
Durieux
Louis
Traceur
1888
14,40
316
6
Haynau
Auguste
Traceur
1892
17,35
317
5
Senichon
Georges
Traceur
1922
13,15
318
6
Lootvoet
Marcel
Traceur
1919
16,10
319
5
Buron
Georges
Traceur
1923
12,35
320
5
Nigra
André
Traceur
1924
13,75
321
5
Dupuis
Robert
Traceur
1924
10,60
322
6
Salaun
Jean
Traceur
1917
12,20
323
5
Loquin
André
Traceur
1911
13,45
324
5
Petit
André
Traceur
1920
12,70
325
5
Legras
Fernand
Traceur
1921
11,65
327
3
Denis
Jean
Traceur
1924
11,05
328
5
Aoustin
Pierre
Traceur
1926
13,75
329
5
Delahays
Jean
Traceur
1925
14,70
330
6
Lecoq
René
Traceur
1916
14,05
416
3
Foloppe
Raymond
Monteur
1924
8,60
417
3
Préaux
Claude
Monteur
1926
6,65
419
5
Chevalier
Gaston
Monteur
1903
17,85
420
5
Aoustin
Félicien
Monteur
1913
12,10
421
5
Leprévost
Augustin
Monteur
1904
12,70
422
5
Devaux
Jean
Monteur
1916
12,55
423
5
Guéguen
Joseph
Monteur
1899
15,05
424
5
Gestin
Joseph
Monteur
1893
13,85
425
3
Catelle
André
Monteur
1917
10,10
426
5
Devaux
Joseph
Monteur
1889
14,15
427
5
Bouquet
Charles
Monteur
1899
13,25
428
5
Cazier
Léon
Monteur
1914
12
429
3
Argentin
Roger
Elingueur
1924
10,95
430
5
Boulais
Turenne
Monteur
1910
12,55
432
5
Dhieux
Jean
Monteur
1912
11,10
433
5
Dumouchel
Joseph
Accoreur
1887
13,25
435
5
Hinfray
Fernand
Monteur
1921
12,35
437
5
Dacher
Alexandre
Monteur
1914
13,05
439
3
Morice
Pierre
Élingueur
1881
10,80
440
3
Bunaux
Georges
Monteur
1885
12,70
443
4
Baudry
Emile
Élingueur
1897
14,10
444
3
Cotrel
Gaston
Monteur
1921
9,90
445
3
Leclerc
Pierre
Monteur
1919
10,90
450
4
Genet
Gustave
Monteur
1909
14,20
451
3
Petit
Alphonse
Monteur
1904
10,70
453
5
Goguyec
Marcel
Monteur
1913
14,50
458
5
Delaplanche
Marcel
Monteur
1909
13,85
459
3
Le Dantec
Jean
Monteur
1924
11,15
466
5
Mauger
Jules
Monteur
1908
13,80
469
3
Pain
Joseph
Monteur
1912
11,15
501
6
Prieur
Charles
Formeur
1895
15,85
504
6
Legoff
Pierre
Forgeron
1913
16,20
505
6
Montier
Lucien
Formeur
1908
16,25
507
3
Nourry
Lucien
Frappeur
1906
13,10
508
3
Debuigny
Lucien
Frappeur
1904
11,45
509
3
Maquin
Henri
Frappeur
1915
13,30
510
3
Andrieu
Jules
Frappeur
1904
11,75
514
6
Vaillant
Jean
Forgeron
1898
15,80
515
6
David
Amédée
Forgeron
1893
15,60
516
6
Foutrel
Albert
Forgeron
1900
16,95
517
6
Morand
Gabriel
Forgeron
1906
13,95
518
3
Houard
Marcel
Frappeur
1900
11,60
519
5
Rigault
Auguste
Frappeur
1893
12,95
521
3
Fontaine
Albert
Frappeur
1908
13,65
525
3
Larcon
Georges
Frappeur
1912
11,45
527
5
Lechien
André
Formeur
1913
12,80
530
3
Baron
Roger
Frappeur
1908
9,90
601
4
Ray
François
Poinçonneur
1893
13,60
602
3
Guillot
Roger
Poinçonneur
1910
10,25
603
3
Viger
Alfred
Poinçonneur
1897
11,45
605
3
Vincent
Joseph
Cisailleur
1893
12,70
607
3
Jense
Maurice
Poinçonneur
1903
10,40
608
3
Schweitzer
Marcel
Perceur
1894
12,10
609
4
Auber
Anatole
Raboteur
1898
12,80
611
3
Haudinet
André
Poinçonneur
1903
10,40
612
5
Berthelot
Auguste
Poinçonneur
1900
13,40
613
5
Questier
Armand
Forgeron
1899
14,10
615
3
Thierry
Roger
Monteur
1919
10,90
616
3
Douillère
Clément
Frappeur
1885
11,80
617
3
Bersoult
Noël
Poinçonneur
1904
11,75
6XX
5
Hamel
Joseph
Raboteur
1909
15,55
6XX
3
Héricher
Joseph
Monteur
1895
12,00
626
3
Pézeron
Eugène
Formeur
1884
12
627
3
Ollivier
Arsène
Poinçonneur
1898
10,20
630
4
Lavoine
Emile
Poinçonneur
1909
13,45
701
6
Métayer
Hubert
Menuisier
1898
14,15
702
5
Duboc
Jean
Menuisier
1912
12,75
704
6
Delabarre
Roger
Couvreur
1912
14,45
705
3
Bréant
Robert
Maçon
1906
10,95
706
6
Fleury
Eugène
Couvreur
1907
14,80
708
3
Ozanne
Francis
Couvreur
1907
10,90
709
3
Colombel
Adrien
Chauffeur
1905
10,50
714
3
Lemaire
Jean
Couvreur
1921
10,15
801
5
Vallet
Roger
Teneur de tas
1914
12,80
802
5
Kysoski
Waclaw
Riveur
1901
13,65
803
4
Petit
Robert
Perceur
1924
11,80
804
4
Blondel
Roger
Riveur
1924
10,25
805
5
Peuot
Albert
Riveur
1893
14,90
806
5
Moyon
Joseph
Riveur
1894
12,80
807
5
Lemoine
Marceau
Riveur
1904
11,35
809
5
Vallée
Albert
Riveur
1901
15,10
810
5
Fontaine
Julien
Riveur
1905
14,15
811
4
Vincent
Joseph
Riveur
1896
13,15
812
3
Dupin
Léon
Riveur
1926
9,65
814
4
Ponty
Henri
Riveur
1925
12,50
815
4
Leblond
Raoul
Riveur
1924
11,35
816
3
Foutrel
Georges
Aléseur
1920
10,65
817
4
Foutrel
Raymond
Riveur
1925
9,55
819
4
Tieurcelin
René
Riveur
1925
11,05
824
5
Gibouin
Eugène
Chanfreineur
1897
13,35
825
5
Arnaud
Edouard
Mateur
1890
12
826
5
Bonhomme
Emile
Mateur
1892
13,70
828
5
Larchevêque
Florentin
Mateur
1906
12,25
830
5
Dupuis
Albert
Mateur
1899
11,45
831
5
Delahaye
Louis
Mateur
1894
13,35
832
5
Baudry
Julien
Chanfreineur
1904
13,90
833
4
Jagger
Gustave
Perceur
1895
13,75
834
5
Sergent
Charles
Perceur
1896
14,05
835
5
Plouidy
Yves
Perceur
1900
14,80
836
5
Malheuvre
Paul
Teneur de tas
1890
13,40
837
5
Serveau
Louis
Perceur
1888
13,80
838
3
Desportes
Joseph
Perceur
1901
13
840
3
Dufresne
Eugène
Perceur
1920
14,40
843
3
Frémont
Albert
Teneur de tas
1885
14,45
844
3
Lefebvre
Henri
Perceur
1901
11,15
845
3
Basille
Raymond
Perceur
1911
11,10
850
4
Lemoine
Fernand
Teneur de tas
1905
12,20
851
5
Cornilly
Alain
Riveur
1896
13,45
852
5
Houillère
Marius
Riveur
1896
14,90
854
5
Vigreux
Louis
Riveur
1898
15,05
855
5
Deschamps
Jean
Chanfreineur
1915
12,85
858
4
Pisios
Henri
Riveur
1899
12,60
862
3
Van Arrshoot
Pierre
Riveur
1893
11,80
864
5
Coguyec
André
Chanfreineur
1905
13,75
869
5
Lenoir
Alexandre
Chanfreineur
1917
13,60
871
5
Levillain
Marcel
Riveur
1898
15,30
1001
5
Prost
Jean
Forgeron
1908
14,50
1002
6
Rousset
André
Forgeron
1906
15,30
1003
3
Delaplanord
Joseph
Frappeur
1898
12,80
1010
5
Pisios
Georges
Pilonnier
1923
12,85
1101
6
Olliveaud
Jules
Charp. fer
1903
15,50
1102
6
Demester
Alexandre
Charp. fer
1887
14,50
1103
6
Maclard
Bernard
Charp. fer
1914
14,55
1104
6
Kachzmarzyk
Anton
Ajusteur
1898
12,50
1105
5
Brunet
André
Serrurier
1924
12,75
1106
6
Thomas
Louis
Serrurier
1891
15
1107
5
Préaux
Georges
Chanfreineur
1888
12,75
1108
5
Kabanoff
Guy
Élingueur
1921
13
1109
5
Cazier
Charles
Chanfreineur
1909
13,75
1114
5
Lecanu
Julien
Ajusteur
1921
12,35
1116
3
Candela
Joseph
Chanfreineur
1925
9,80
1118
6
Préaux
Roger
Serrurier
1915
14,60
1119
6
Arthore
Fernand
Serrurier
1916
14,25
1120
5
Lesueur
Julien
Serrurier
1922
12,55
1121
5
Préaux
Bernard
Serrurier
1915
13,80
1122
3
Sturtenagen
Robert
Monteur
1912
12,10
1123
3
Leroy
Georges
Ser. D’armement
1923
13,55
1124
3
Préaux
Jacques
Ser. D’armement
1923
11,10
1125
3
Tassery
Robert
Ser. D’armement
1917
12,15
1126
6
Boudin
Robert
Charp. fer
1918
15,85
1127
4
Harel
René
Serrurier
1925
10,60
1128
3
Lefebvre
Louis
Serrurier
1925
10,85
1130
3
Chébu
Lucien
Serrurier
1923
11,80
1301
6
Allard
Marcel
Élect. bord
1902
13,60
1302
6
Dallain
Henri
Élect. bord
1910
14,45
1303
5
Burel
Auguste
Élect. bord
1902
12,95
1305
3
Amand
Paul
Élect. bord
1905
10,90
1306
3
Dumoulin
Lucien
Élect. bord
1916
9,90
1307
3
Simon
Pierre
Élect. bord
1920
10,90
1308
6
Enault
Amédée
Élect. bord
1907
13,70
1311
6
Fécamp
Albert
Élect. bord
1901
12,90
1314
3
Boushet
Léon
Monteur
1896
11,65
1315
5
Héricher
Charles
Électricien
1923
12
1316
6
Boulanger
André
Électricien
1913
12,90
1318
5
Linder
Henri
Électricien
1923
12,05
1319
5
Lamour
André
Électricien
1912
12,10
1320
5
Colignon
René
Électricien
1922
12,25
1321
6
Boutroue
René
Électricien
1918
13,80
1322
4
Frey
Raphaël
Électricien
1913
10,20
1401
6
Marion
Jules
Voilier
1908
14,90
1402
6
Chevalier
Cyrille
Gréeur
1902
14
1403
6
Duclos
Georges
Gréeur
1910
15,10
1405
5
Levitre
Jean
Gréeur
1922
12,55
1406
5
Julien
René
Voilier
1924
12,40
1408
6
Gourlaouen
Henri
Gréeur
1903
13,70
1502
6
Sanko
Anton
Peintre
1898
15,70
1503
3
Poignane
Albert
Peintre
1895
11,05
1505
6
Lappel
Théodule
Peintre
1909
13,30
1506
6
Cornillot
Jean
Peintre
1906
16,30
1507
5
Lebourg ?
Louis
Peintre
1890
12,15
1508
4
S ?
Marcel
Peintre
1905
12
1511
6
Hébert
Roger
Peintre
1902
16,90
1512
6
Bonmartel
Paul
Peintre
1903
15,40
1513
3
Le Callec ?
René
Peintre
1911
10,15
1514
5
Jonas
Marcel
Peintre
1912
13,75
1518
3
Lenormand ?
Roger
Peintre
1920
12,05
1523
6
?
Louis
Peintre
1895
16,70
1601
6
Vlc
Joseph
Maçon
1905
13,95
1602
6
Penna
Michel
Cimentier
1892
14,45
1603
?
?
Marcel
Cimentier
1899
13,90
1604
6
?
Henri
Cimentier
1905
15,70
1605
3
Lootvoet
Emile
Cimentier
1898
9,80
1606
5
?
Maurice
Maçon
1912
12,05
1607
3
?
Joseph
Ferrailleur
1882
11,05
1609
5
Vilais
René
Poseur de voies
1896
12,30
1611
6
?
?
Maçon
1897
14,85
1612
3
?
Albert
Maçon
1899
11,35
1614
3
Bénard
Albert
Frappeur
1897
11,10
1615
3
Delahaye
Jean
Maçon
1909
10,90
1616
5
Niel
Albert
Maçon
1918
12,05
1617
3
?scot
Jean
Maçon
1915
11,10
1618
3
Marchand
Jacques
Maçon
1916
10,70
1619
3
Fontaine
Marcel
Monteur
1910
11,20
1620
3
Langevin
Raymond
Maçon
1900
11,40
1621
3
Drangile
Maurice
Maçon
1915
11,15
1623
3
Genet
Eugène
Maçon
1911
11,40
1624
3
Durand
Fernand
Maçon
1911
11,05
1625
3
Boisset ?
Gilbert
Scieur
1914
11,30
1628
3
Lacapelle
Paul
Maçon
1915
10,90
1633
6
Delestre
?
Maçon
1905
14,45
1634
3
?
Lucien
Maçon
1923
10,60
1635
6
Vandamme ?
Ernest
Maçon
1901
13,05
1701
4
Mahé
Alexandre
Conduct. grue
1912
12,05
1702
3
Skryfoczka
André
Manutentionnaire
1896
11,35
1704
3
Bu ?uet ?
Pascal
Elingueur
1890
10,90
1705
4
Billaux
Emile
Elingueur
1896
12,65
1706
3
Picard
Ernest
Monteur
1887
11,45
1709
4
Bidaux
Paul
Monteur
1907
12,25
1801
6
Tardiff
Emile
Zingueur
1906
14,70
1802
3
Auber
Etienne
Tuyauteur
1912
11,60
1803
6
Rivière
Maurice
Tuyauteur
1904
15,45
1804
6
Couvez
Georges
Chaudronnier
1904
15,75
1807
4
Leclerc
Adolphe
Tuyauteur
1902
12,30
1808
4
Courselle
Auguste
Tuyauteur
1892
11,35
1810
4
Jourdainne
Charles
Tuyauteur
1898
11,35
1811
5
Twardowski
Edmond
Chaudronnier
1904
15
1813
5
Rebourg
André
Chaudronnier
1907
13,15
1814
5
Tetelin
Georges
Tuyauteur
1881
12,15
1815
4
Mordet
Henri
Monteur
1894
12,65
1817
4
Levitre
Bernard
Chaudronnier
1924
11,35
1818
6
Berichon
Fernand
Tuyauteur
1891
14,35
1819
6
Van de Verre
Pierre
Chaudronnier
1899
12,70
1820
5
Chemin
Roger
Chaudronnier
1920
13,15
1821
7
Ruault
Louis
Chaudronnier
1891
16,45
1823
5
Aoustin
Adolphe
Chaudronnier
1900
14
1824
6
Langlois
Gaston
Chaudronnier
1896
13,90
1825
5
Barbey
Pierre
Chaudronnier
1925
10,35
1827
5
Praud
Louis
Chaudronnier
1891
13,70
1829
6
Leclerc
André
Chaudronnier
1913
14,90
1832
5
Edde
René
Chaudronnier
1895
12,05
1833
5
Bideaux
Raymond
Chaudronnier
1924
12,65
1834
5
Gohé
Frédéric
Chaudronnier
1889
14,55
1836
5
Grutin ?
Jean
Chaudronnier
1924
11,20
1837
4
Jouen
Emile
Chaudronnier
1899
10,65
1838
4
Goudriau ?
Jean
Chaudronnier
1917
11,80
1839
4
Voiment ?
Roger
Tuyauteur
1919
11,65
1841
3
Cobre ?
Hervé
Tuyauteur
1907
10,35
1842
4
Delafenestre
Julien
Chaudronnier
1908
13,75
1843
4
Vatel ?
Eugène
Tuyauteur
1919
11,60
1845
5
Avenel
Jean
Chaudronnier
1925
10,55
1846
5
Martel
Georges
Chaudronnier
1917
12,10
1847
4
Martel
Gaston
Chaudronnier
1910
10,90
1848
3
Aoustin
Alfred
Chaudronnier
1925
9,90
1850
3
Bourdet
Jules
Frappeur
1906
11,40
1853
5
Herbain ?
Georges
Tuyauteur
1915
12,05
1855
6
Daens
Louis
Tuyauteur
1912
14,45
1856
5
Billaux
Norbert
Tuyauteur
1922
11,20
1857
4
Janet
Raymond
Tuyauteur
1915
11,85
1859
4
Bouteiller
Jules
Chaudronnier
1911
11,15
1860
5
?
Yves
Tuyauteur
1911
11,85
1861
5
Lecanu
Julien
Tourneur
1898
13,50
1862
4
Lepetit
Léon
Tuyauteur
1890
11,70
1863
6
Aoustin
Eugène
Tuyauteur
1910
14,15
1865
5
Ridel
André
Chaudronnier
1904
13
1866
5
Senard
Jean
Chaudronnier
1918
12,35
1868
5
Corpgrand ?
Robert
Chaudronnier
1904
12,70
1871
4
Skeron ?
Jean
Chaudronnier
1910
11,45
1873
5
Sussex
Roland
Tuyauteur
1914
11,90
1874
6
Gripfon
Emile
Tuyauteur
1912
12,95
1875
5
Sirblakski ?
Sygmunt
Forgeron
1917
13,40
1876
4
?
André
Tuyauteur
1914
12
1877
5
Leclerc
Ernest
Chaudronnier
1918
12,75
1878
4
?ierre
Emile
Chaudronnier
1913
10,15
1880
5
Yon
Roger
Tuyauteur
1920
12,65
1882
5
Cornillot
Georges
Tuyauteur
1917
12,65
1883
4
Leporc
Louis
Chaudronnier
1915
11,90
1884
4
Thierry
Roger
Chaudronnier
1923
11,40
2001
6
Sauzereau
Gabriel
Modeleur
1911
19,35
2002
6
Delabarre
Charles
Modeleur
1897
17,35
2003
6
Douillet
Alphonse
Modeleur
1907
17,15
2004
6
Sinaeve
Edgard
Modeleur
1909
16,10
2006
3
Sauvage
Raymond
Modeleur
1923
10,95
2101
6
Caban
Adrien
Menuisier
1907
13
2102
5
?
Roger
Menuisier
1924
11,10
2103
6
Petit
Aimable
Menuisier
1890
14,90
2105
3
Guidon
Robert
Menuisier
1899
10,90
2106
5
Caban
Hubert
Menuisier
1908
12,60
2108
6
Bessier
André
Menuisier
1906
14,45
2109
6
Buquet
Alphonse
Toupilleur
1890
14,75
2110
6
Mikulka
Florian
Menuisier
1909
14,75
2111
4
Foucault
Auguste
Menuisier
1910
12,90
2113
6
Petit
Fernand
Menuisier
1902
14,10
2114
5
Fournier
André
Menuisier
1914
12,65
2116
6
Linder
Louis
Menuisier
1895
14
2117
5
Biville
Pierre
Menuisier
1921
13,55
2118
5
Bertreux
Stanislas
Menuisier
1897
12,20
2120
5
Nolleau
Robert
Vernisseur
1894
11,65
2121
3
Chesnel
Albert
Menuisier
1900
10,75
2122
6
Auber
Paul
Menuisier
1906
15,10
2123
6
Devarieux
Joseph
Menuisier
1914
14
2124
4
Foucault
Roger
Menuisier
1912
11,30
2125
5
Leporc
Robert
Menuisier
1923
12,55
2126
5
Foure
Gaston
Menuisier
1904
12,35
2127
5
Caban
Francis
Menuisier
1922
13,80
2129
4
Jourdainne
Roland
Modeleur
1924
12,85
2132
6
Dossier
Roger
Menuisier
1910
14
2133
3
Yvelin
Irénée
Élingueur
1913
11,40
2201
6
Klukacic
Maté
Charp. bois
1898
14,15
2203
6
Yon
Gustave
Charp. bois
1895
14,05
2204
6
Auger
René
Charp. bois
1906
15,15
2205
5
Bunaux
Bernard
Charp. bois
1923
13,25
2206
5
Banbar
Jean
Charp. bois
1886
16,35
2207
6
Deconihout
Georges
Charp. bois
1910
15,90
2208
5
Clabaut
Henri
Charp. bois
1883
13,15
2209
5
Douville
Henri
Échafaudeur
1904
13,35
2212
3
Lemoine
Alexandre
Charp. bois
1903
14,90
2218
3
Anthouard
Irénée
Charp. bois
1898
9,90
2221
5
Delalandre
André
Échafaudeur
1908
14,95
2224
5
Cavaro
René
Échafaudeur
1918
13,80
2225
5
Leblanc
Emile
Échafaudeur
1916
11,95
2501
6
Pellegrin
Charles
Fraiseur
1895
14,30
2502
7
Collignon
Gaston
Ajusteur
1891
16,50
2503
4
Guyader
Jacques
Tourneur
1925
10,15
2504
4
Bourgeois
Gaston
Ajusteur
1924
10,55
2505
6
Graverand
Charles
Tourneur
1900
14,40
2507
6
Buignet
Jacques
Ajusteur
1922
14,60
2509
5
Jouen
Pierre
Ajusteur
1926
8,90
2512
6
Resse
Emile
Raboteur
1898
14,60
2514
6
Cavelier
André
Ajusteur
1902
15,35
2516
5
Moisan
André
Tourneur
1909
12,55
2517
6
Orgin
Miro
Ajusteur
1903
14,35
2518
5
Boutroue
Bernard
Ajusteur
1924
11,05
2519
6
Bizard
Raymonde
Ajusteur
1921
13,85
2520
5
Dubosq
Bernard
Ajusteur
1905
13,65
2522
5
Duriez
Léon
Ajusteur
1882
13,05
2523
4
Vimard
Emiile
Riveur
1891
12,65
2524
6
Biville
René
Tourneur
1912
14,25
2527
6
Roger
Lucien
Tourneur
1904
13
2528
6
Hinfray
René
Aléseur
1899
13,65
2530
6
Delabarre
Alexandre
Tourneur
1911
14,95
2538
3
Masson
René
Monteur
1904
12,30
2601
6
Legros
Octave
Ajusteur
1902
14,35
2602
5
Leveille
Jean
Ajusteur
1906
13,80
2603
4
Delabarre
Lucien
Ajusteur
1888
12,90
2604
6
Nectoux
Joseph
Ajusteur
1896
13,70
2605
6
Delesque
Henri
Ajusteur
1902
14,65
2606
5
Cauvare
Lucien
Ajusteur
1923
12,30
2607
6
Risas
Jean
Ajusteur
1908
13,65
2608
3
Sionville
Jean
Ajusteur
1916
9,40
2612
6
Bellot
Jean
Ajusteur
1911
11,40
2613
5
Leroy
Raymond
Charp. fer
1911
13,45
2614
6
Lainé
Jules
Ajusteur
1911
14,05
2615
5
Sidaner
Auguste
Ajusteur
1897
12,70
2616
6
Senard
Louis
Ajusteur
1905
14,40
2617
5
Dumouchel
Lucien
Ajusteur
1923
12,70
2618
2
Bellot
Jean
Monteur
1882
10,35
2619
6
Foutrel
Robert
Ajusteur
1904
14,40
2621
5
Beaudoin
Marcel
Ajusteur
1903
11,45
2623
6
Rougeolle
Emile
Ajusteur
1902
13,85
2624
5
Rougeolle
André
Ajusteur
1904
12,80
2627
5
Conchis
Mario
Traceur
1914
13,65
2630
5
Gislette
Robert
Ajusteur
1919
12,70
2632
5
Verstraten
Raymond
Traceur
1919
12,65
2638
5
Leroux
Robert
Ajusteur
1908
12,55
2639
2
Duhamel
Henri
Ajusteur
1887
9,85
2640
6
Lemoine
André
Ajusteur
1914
14,20
2641
5
Lamour
Lucien
Ajusteur
1909
12,15
2642
3
Bersoult
Georges
Ajusteur
1915
10,70
2645
5
Declerck
René
Ajusteur
1919
12,65
3001
5
Hurtrel
Jacques
Ajusteur
1923
?
3002
3
Blondel
Henri
Monteur
1893
13,05
3003
6
Moulin
Marcel
Tourneur
1900
14,40
3004
5
Le Bourgocqs
Louis
Ajusteur
1925
9,90
3005
4
Guillo
Georges
Ajusteur
1908
11,30
3006
3
Delestre
Jules
Ajusteur
1921
10,90
3007
5
Moyon
Maurice
Ajusteur
1922
12,60
3008
6
Sinaeve
André
Tourneur
1912
14,55
3009
5
Edde
Roland
Ajusteur
1920
12,70
3010
5
Gabedoche
André
Ajusteur
1926
9,90
3011
6
Sainsaulieu
Marcel
Traceur
1909
14,05
3012
4
Deuzet
Lucien
Décolleteur
1902
11,75
3014
6
Prestaut
Arsène
Ajusteur
1902
14,85
3015
6
Guérillon
Jacques
Tourneur
1913
14,15
3016
6
Morel
Robert
Tourneur
1906
16,85
3017
6
Schamme
Henri
Aléseur
1909
14,45
3018
6
Beauchamp
Albert
Fraiseur
1900
14,15
3019
5
Pinel
Fernand
Tourneur
1924
12,20
3020
5
Belloncle
René
Tourneur
1917
11,25
3022
6
Bonte
Isidore
Raboteur
1908
13,90
3023
5
Petit
Marius
Ajusteur
1902
12,50
3024
6
Hiter
Jean
Ajusteur
1903
14,55
3026
3
Buchy
Marcel
Ajusteur
1898
11,65
3027
6
Legras
André
Traceur
1920
13,95
3028
5
Chevalier
André
Ajusteur
1925
10,65
3029
6
Buquet
René
Tourneur
1912
14,15
3030
4
Dijon
Maurice
Décolleteur
1910
11,50
3033
5
Dagorn
Pierre
Tourneur
1923
14,60
3035
5
Cornet
Raymond
Ajusteur
1923
12
4001
3
Lebourgeois
Emile
Chaudronnier
1916
11,15
4002
6
Aoustin
Benoît
Traceur
1908
14,65
4003
5
Lanchec
Yves
Tourneur
1900
13,40
4006
5
Houyvet
Fernand
Chaudronnier
1896
14,25
4007
5
Verstraeten
Michel
Chanfreineur
1901
13,25
4008
5
Baudet
Gaston
Perceur
1910
14
4009
5
Avenel
Roland
Traceur
1924
11,65
4010
3
Marchand
Emile
Riveur
1921
11,20
4014
6
Lefebvre
Georges
Formeur
1901
14,70
4016
3
Huré
Alfred
Frappeur
1903
12,70
4018
4
Aubin
Pierre
Ajusteur
1888
11,50
4019
4
Houlière
Auguste
Décolleteur
1909
13,15
4020
3
Avenel
André
Traceur
1922
12,95
4025
4
Courselle
Charles
Ajusteur
1922
12,95
4026
5
Durand
Maurice
Traceur
1923
12,95
6002
6
Godefroy
André
Soudeur
1901
13,85
6004
6
Pisios
Casimir
Soudeur
1904
14,05
6006
6
Dupéroux
Joseph
Soudeur
1906
13,90
6007
6
Callais
André
Soudeur
1908
14,50
6008
6
Verstraeten
Auguste
Soudeur
1907
13,50
6009
6
Conchis
Henri
Soudeur
1912
16
6013
5
Cordier
Louis
Soudeur
1911
11,05
6015
6
Falaise
Jules
Soudeur
1906
13,65
6016
5
Collin
Alexandre
Soudeur
1903
13,60
6017
5
Dumontier
Daniel
Soudeur
1903
11,80
6018
5
Ponty
Albert
Soudeur
1914
12,70
6019
6
Luce
Marius
Soudeur
1911
14,50
6021
6
Rovaris
Alexandre
Soudeur
1907
12,05
6025
6
Riaux
André
Soudeur
1912
13,55
6027
6
Leroux
André
Soudeur
1911
14,80
6030
6
Bunaux
Georges
Soudeur
1915
13,05
6031
6
Prieur
Paul
Soudeur
1911
14,40
6032
5
Varin
André
Soudeur
1904
12,05
6033
6
Prévost
Julien
Soudeur
1917
13,45
6050
5
Dessolle
Jules
Galvaniseur
1904
12,45
6056
4
Cordier
François
Soudeur
1896
9,80
6057
3
Dereillers
Marcel
Soudeur
1913
11,15
6058
3
Dupuis
Emile
Soudeur
1917
11,20
6063
5
Emringer
Gaston
Corroyeur
1903
13,65
7001
6
Holvoet
Georges
Garnisseur
1894
14,40
7002
6
Chevalier
Henri
Ajusteur
1896
13,75
7005
4
Leber
Marcel
Machiniste
1899
11,55
7007
4
Thierry
André
Chauffeur loc
1897
12,60
7008
3
Julien
Fernand
Graisseur
1903
12,40
7010
6
Vanhoove
Joseph
Affûteur
1891
14,35
7011
4
Simonet
Paul
Ajusteur
1916
10,90
7012
3
Larcon
René
Ajusteur
1914
13,15
7014
3
Durand
Robert
Ajusteur
1908
9,65
7016
3
Garcia
Raymond
Riveur
1887
11,35
7018
4
Dudout
Georges
Frappeur
1915
10,20
7019
4
Nion
Jacques
Ajusteur
1922
11,30
7020
6
Renault
Alfred
Ajusteur
1902
14,05
7022
3
Bersoult
Jean
Ajusteur
1921
11,65
7023
5
Lebrun
Léon
Ajusteur
1903
12,25
7024
6
Gallay
Georges
Ajusteur
1904
13,35
7025
5
Louvet
René
Ajusteur
1921
11,85
7027
6
Moyon
Maurice
Ajusteur
1898
14,05
7028
3
Leteurtre
René
Découpeur
1920
11,30
7029
4
Percepied
Eugène
Conduct. grue
1906
11,40
7030
5
Conchis
Albert
Ajusteur
1906
13,20
7035
3
Besse
Auguste
Ajusteur
1908
11,05
7037
6
Marie
Marcel
Ajusteur
1910
13,50
7039
3
Boulais
Bayard
Ajusteur
1912
11,15
7101
6
Gogendeau
Marcel
Electricien
1912
13,85
7103
5
Desevre
Marceau
Electricien
1903
12,15
7104
4
Lecointre
Paul
Conduct. pont
1897
11,65
7105
6
Guichaoua
Louis
Électricien
1904
14,65
7106
3
Munsch
René
Électricien
1920
9,40
7107
3
Noël
Marcel
Électricien
1914
11,30
7108
6
David
Maurice
Électricien
1885
13,90
7109
3
Hale
Marceau
Électricien
1915
10,90
7110
6
Jouin
Auguste
Électricien
1906
14
7111
5
Orsaud
Jean
Électricien
1925
12,20
7112
6
Adam
Roger
Électricien
1915
17,80
7113
6
Boulanger
Oscar
Électricien
1899
12,50
7114
3
Bloszak
Stanislas
Électricien
1885
11,55
7115
3
Tassel
Marcel
Conduct. pont
1912
11,25
7116
4
Harel
Eugène
Conduct. grue
1890
14,05
7118
3
Marchand
Emile
Pontonnier
1897
11,30
7119
4
Billaux
André
Conduct. grue
1895
13,05
7120
5
Crevel
Louis
Électricien
1925
11,10
7121
3
Lefebvre
René
Conduct. pont
1909
11,25
7123
3
Cadinot
Marius
Conduct. pont
1910
11,20
7124
5
Le Loir
Armand
Électricien
1924
10,25
7125
3
Maingot
Marcel
Conduct. pont
1904
11,15
7129
3
Vincent
Jean
Électricien
1921
10,15
7130
4
Marécal
Georges
Électricien
1890
10,75
7133
4
Pigny
Lucien
Conduct. pont
1912
11,75
7134
6
Desevre
Fernand
Électricien
1918
13,65
7135
4
Laquerrière
Alphonse
Conduct. pont
1912
12,30
7137
5
Leseigneur
André
Électricien
1912
13,20
7139
3
Mommaert
Fernand
Conduct. pont
1894
12,30
7141
5
Coquin
Claude
Électricien
1923
11,95
7201
5
Caban
Gérard
Forgeron
1919
12,45
7203
3
Dufils
Marcel
Frappeur
1906
12,25
7204
6
Masson
Louis
Affûteur
1904
14,40
7206
6
Guillouet
Victor
Forgeron
1891
14,55
7207
3
Delalandre
Achille
Forgeron
1913
10,90
7208
6
Lenormand
Gaston
Forgeron
1892
13,90
7209
5
Guegaden
Jean
Ajusteur
1923
12,15
7210
5
Skrypoczka
Tadeusz
Ajusteur
1925
11,40
7212
4
Vincent
André
Ajusteur
1924
10,65
7213
4
Guine
Roger
Ajusteur
1921
10,90
7217
5
Seysen
Fernand
Tourneur
1915
13,50
7220
3
Depuydt
Emile
Tourneur
1885
10,55
7221
6
Peyrot
René
Rectifieur
1908
15,05
1944.07.13.Des ACSM.Récapitulatif du personnel
Contrat n° 782 du 13.7.44
1°) Nom du bénéficiaire : Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime Paris
2°) Comité principal : C.O.C.M. Exploitation du Trait (S.I.)
3°) Effectif total de l’entreprise :
Ouvriers : 590
Personnel payé au mois : 360
Total : 950
4°) Nombre d’ouvriers employés aux travaux : N = 499
5°) Effectif de l’encadrement prévu : 40
6°) Montant total des salaires prévus pour une quatorzaine : S = 487.024
7°) Pourcentages accordés
Art. 7 A ) x % = 60
Art. 7 B ) y% = 50
8°) Prévision de la dépense à la charge de l’Etat
S (x + y) / 100 = 535.726
La date du commencement des travaux sera fixée par l’ingénieur général de Rouen. Le salaire détaillé des ouvriers sera également fourni par l’inspecteur général.
Prière de m’aviser dès que la date sera fixée.
28.7.44
Signé illisible
1944.07.15.De la Société immobilière du Trait.A l'ingénieur des ponts et chaussées
Le Trait, le 15 juillet 1944
Monsieur l’ingénieur en chef,
Nous avons l’honneur de vous remettre ci-inclus une formule de déclaration de sinistre concernant le bombardement aérien du 13 juillet 1944.
Nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir nous en adresser accusé de réception habituel et vous en remercions par avance.
Veuillez agréer, monsieur l’ingénieur en chef, nos salutations distinguées.
Société immobilière du Trait
Administrateur
P. Abbat.
1944.07.20.Arrêté.Ministre du travail.ACSM
Arrêté
Le ministre, secrétaire d’État au travail,
Vu le décret du 6 mai 1939 modifié par le décret du 27 janvier 1940 portant codification des textes sur le chômage et modification de certaines de leurs dispositions et plus spécialement les articles 129 à 158 relatifs aux Institutions de promotion ouvrière et aux centres de reclassement professionnels de chômeurs,
Vu le décret et l’arrêté du 15 février 1943 pris pour l’application du titre IV de la loi du 4 septembre 1942 relative à l’utilisation et l’orientation de la main-d’œuvre,
Sur la proposition du conseiller d’État, secrétaire général du travail,
Arrête :
Article 1er
II est alloué à l’entreprise Worms & Cie, Le Trait (Seine-lnférieure) une subvention de quinze mille quatre-vingt-onze francs (15.091 frs) représentant en application de l'article 5 du décret du 15 février 1943, la participation du ministère du travail, calculée conformément aux barèmes annexés à l’arrêté du 15 février 1943, aux dépenses de formation des ouvriers rééduqués pendant le 1er trimestre 1944.
Article 2
Le dépense résultant de l’attribution de cette subvention sera imputée sur les crédits ouverts au chapitre LF paragraphe 9 (subventions aux entreprises faisant de la promotion ouvrière en application du décret et de l’arrêté du 15 février 1943) du budget, titre II, du ministère du travail peur l’exercice 1944.
Article 3
Le directeur de le formation professionnelle est chargé de l’exécution du présent arrêté.
Paris, le 20 juillet 1944
Le contrôleur des dépenses engagées,
Le ministre, secrétaire d’État au travail et à la solidarité nationale