1930.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence, dans :

  • les copies de lettres à la presse1,
  • les doubles des courriers reçus par le siège, à Paris, entre 1930 et 19352,
  • la correspondance, les notes, rapports, circulaires, accords, traités... (originaux ou duplicatas) émanant de la direction générale de la Maison, des départements maritimes et combustibles, des chantiers de constructions navales du Trait, ainsi que des succursales françaises et étrangères. Les dossiers d'où proviennent ces pièces ont été classés "tels quels" par les services qui les ont produits. Répertoriés par objet et non par date, ils couvrent – ensemble – une période allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1960. Une notice située à la fin du présent article, reproduit le descriptif qui est fait des archives les plus significatives sur les bordereaux d'inventaire,
  • les synthèses réalisées par la Maison et notamment :
    • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
    • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec l'Égypte (1869-1948)", daté du 16 juin 1948.

A ces informations s'ajoutent celles recueillies :

  • auprès des services administratifs : état civil, tribunal de commerce...
  • dans les annuaires et les minutes notariales...
  • dans la presse, les revues professionnelles et les ouvrages d'histoire...

Du fait de la nationalisation de la Banque Worms en 1982, les témoignages relatifs au département bancaire proviennent essentiellement du secrétariat général et de la direction de Worms & Cie, d'une part, et d'autre part, d'extraits de publications externes ou d'études conduites par la Maison Worms. Ainsi :

Les documents d'où sont extraits les renseignements rassemblés dans ce recueil sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé (en bleu + soulignement).

1+2 : Ces corpus n'ont pas fait l'objet d'un dépouillement exhaustif comme cela a été le cas pour les chronos de correspondance datant du 19ème siècle.

 

Inventaire chronologique des archives numérisées
et des renseignements ou extraits collectés dans les copies de lettres et les dossiers

[Documents pluriannuels]
1911-1943
De Worms & Cie Le Havre : Charbons. Amortissements (dont usine d'agglomération de Graville). Relevés annuels et correspondance échangée avec Paris sur le suivi des écritures comptables.
1923-1947
Tableau [non daté, classé en 1947] : Tonnages annuels du cabotage national et international (entre la France et les Pays Baltes, Pologne, Allemagne, Belgique, Angleterre, Espagne, Danemark, Finlande, Irlande, Norvège, Suède, côtes occidentales d'Afrique).
1924-1932
Registre d'inventaire de la Maison.
1925-1930
De Worms & Cie Le Havre : Services charbons. Tableau évolutif des amortissements rubrique par rubrique.
1928-1937
Note [sans émetteur ni destinataire] datée du 4 juillet 1938 et intitulée "Exploitation des lignes de cabotage" : Évaluation des dépenses, recettes, pertes avant amortissements, amortissements, pertes après amortissements.
1930-1938
De Worms & Cie : [Extrait d'une note sur les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime - ACSM, en date du 11 juin 1941.] Hormis les navires de guerre, le pourcentage des lancements effectués aux Chantiers du Trait, en 1930, s'établit à 3,63 de l'ensemble des chantiers de constructions navales français, soit 3.664 Tx sur un total de 100.917 Tx.
1930-1941
De Worms & Cie : [Extrait d'une note datée du 21 janvier 1942.] Pourcentage des lancements de navires par les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime par rapport à ceux de l'ensemble des chantiers de constructions navales français - moyenne des années 1930 à 1939 : 10.415%.
Des Services maritimes [tableau non daté] : "Répartition des vapeurs entre les lignes après la mise en service des vapeurs neufs." Planning de janvier à juillet 1931 ; de juillet 1931 à janvier 1932 ; janvier à juillet 1932 ; après juillet 1932. Dessertes de Leningrad et Reval, Königsberg et Danzig ; des lignes Hambourg-Bordeaux, Hambourg-Rouen, Dunkerque-Bordeaux, Bordeaux-Anvers, Le Havre-Anvers-Rotterdam, Écosse, canal de Bristol, Dieppe-Grimsby, Bordeaux-Pasajes, Nantes-Boulogne, Nantes-Rouen, Lorient, Rouen-Bordeaux, avec les navires : "Normanville", "Lussac", "Château-Yquem", "Château-Lafite", "Jumièges", "Château-Palmer", "Château-Latour", "Caudebec", "Margaux", "Pontet-Canet", "Suzanne-et-Marie", "Barsac", "Léoville", "Cérons", "Burstow", "Pessac", "Cantenac", "Fronsac", "Haut-Brion", "Mérignac", "Bidassoa", "La-Mailleraye", "Pomerol". Vapeurs en réparation ou éliminés selon les années : cas des "Yainville" et "Sauternes".

[Informations sans dates précises]
De Francis Ley, Banque Worms : [Extrait d'un historique sur la Banque Worms (1928-1978), daté du 10 avril 1978.] Les Services charbonniers importaient, vers 1930, 15% de la houille polonaise introduite en France.
Note [non datée, sans émetteur ni destinataire] en anglais sur les charbons du Hongay : [Traduction partielle.] « La demande croissante d'anthracite depuis quelques années, causée par le développement du chauffage central, et les prix très élevés de ce combustible ont permis l'apparition sur le marché européen de nouveaux produits qui sont entrés en compétition avec les vieilles sortes réputées du pays de Galles. Ce fut d'abord, vers 1925, l'anthracite russe du bassin du Donetz. Ensuite, 1930, l'abaissement continu des frets au départ d'Extrême-Orient permit d'envisager le transport vers la France des anthracites coloniaux produits par les importants gisements d'Indochine. Tandis que le bassin du Dong-Trieu produit un anthracite très similaire au Russe, celui vendu par la Société française des charbons du Tonkin, sous le nom de Hongay, possède l'aspect physique et les caractéristiques d'analyse des Best Welsh. Cet anthracite est extrait partiellement par le Usual minig process, partiellement par l'exploitation à découvert de couches superficielles. Favorisé par le bas prix de la main-d'oeuvre locale, par la baisse des frets et par le contingentement des charbons en France, le charbon du Tonkin est capable de rivaliser avec l'anthracite gallois. »
De Worms Compagnie maritime et charbonnière : [Extrait d'un tableau intitulé "Participations au 31 décembre 1961".] Entrée de Worms & Cie au capital de la SA Sociéta Importazione Combustibili, située à Milan et spécialisée dans le négoce de combustibles.
De Simone Tournier : [Extrait d'un témoignage recueilli le 16 mai 1977.] Entrée dans les Services bancaires ; elle deviendra une proche collaboratrice de Gabriel Le Roy Ladurie. « La trilogie : Services charbons, Services maritimes, Services bancaires - vivait en bonne intelligence dans un 45, bd Haussmann très réduit par rapport à ce qu'il est maintenant. La Banque était dirigée par Ferdinand Vial qui se tenait dans le bureau voisin de la salle du conseil de l'époque. Les trois fondés de pouvoirs : Gabriel Le Roy Ladurie (devenu directeur général après le départ de M. Vial), Dufourcq-Lagelouse (qui reprit par la suite une affaire de famille) et Jean Ragaine (qui devint chef du personnel), occupaient ensemble la pièce d'après. La caisse (Fosset) et la position (Rameix) se trouvaient en face. J'étais installée, pour ma part (avant de prendre la direction du secrétariat dans un grand bureau de l'immeuble voisin où l'on avait percé une voie de communication), avec Roland de Leusse, dans un petit bureau dit "35", à gauche dans le couloir. Après le tournant, toujours à gauche : changes (Roger Billioud), portefeuille, titres (Verdier), comptabilité (Bellanger) ; à droite, le domaine de Guy-Erwin Marin et Edmond Rialan avec leur secrétaire particulière, Renée Cadet. MM. Hypolite Worms, Jacques Barnaud, Robert Labbé et Malingre, servis par Melle Becker, habitaient l'entresol dans les quatre bureaux qui se touchent. En 1930, les Services bancaires étaient donc encore à leurs débuts. Un seul gros dossier contentieux m'est resté en mémoire : celui de la Frankfürter Zeitung, que Gabriel Le Roy Ladurie, qui parlait la langue comme le français, alla brillamment régler en Allemagne. » Liste des participations des années 1929-1939. « Gabriel Le Roy Ladurie avait beaucoup d'amis. C'était même sa caractéristique de susciter I'amitié sincère, l'admiration et le dévouement sans conditions. L'éditeur Maximilien Vox lui écrivit à peu près ceci : "Votre confiance oblige celui qui en est le bénéficiaire à la mériter." C'était ainsi. Les êtres qu'il accueillait dans son cercle étaient vraiment galvanisés dans leur vie professionnelle et humaine. C'est comme s'ils avaient accédé à une dimension nouvelle dans laquelle l'égoïsme, la cupidité et le subjectivisme ne tenaient plus autant de place. Ils servaient désormais un idéal, quel qu'il fût, bien plus que leurs propres intérêts ou alors leur but réel, hypocritement caché, était facile à percer et ils ne demeuraient pas longtemps dans l'entourage de Gabriel Le Roy Ladurie. »
De Worms & Cie : [Extrait d'une note sur Félix Potin, datée du 11 juin 1941.] « En 1930, Messieurs Worms & Cie participent pour 10.000.000 de francs aux avances consenties par la Société générale à M. Defradas, président du conseil de Félix Potin, société constituée le 3 mai 1924, pour prendre la suite de la société en nom collectif et en commandite simple Potin & Cie. » M. Defradas est l'ex-administrateur délégué de la Société des économats du Centre, avec laquelle Félix Potin a effectué un rapprochement industriel en 1926.
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Troisième partie - Filiales et participations - Chapitre 3. De 1925 à 1940", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en juillet 1949.] « En 1930, Edmond Rialan, ancien ingénieur du génie maritime, directeur chez Worms et Cie, était nommé administrateur de la Société française de recherches au Venezuela (nomination ratifiée par l'assemblée générale ordinaire du 30 juin 1931). Cette société avait été créée en 1929, au capital de 30 millions dont 13.500.000 F d'apports en actions à vote plural, sous les auspices de Léon Wenger - en relations étroites, avec divers milieux pétroliers internationaux et particulièrement la Pétrofina --et M. Maxudian qui apportait à la nouvelle société divers droits d'exploitation de concessions pétrolières au Venezuela. Le groupe fondateur comprenait également l'Union des mines, le Crédit mobilier, la Banque nationale de crédit, dont les représentants figuraient au conseil en compagnie de Jacques Halphen (Société industrielle des pétroles), de M. Langrogne (Alsacienne Lorraine de recherches minières), de M. Schaller (Pechelbronn) et d'Émile Lambert (Banque syndicale de Paris). En 1930, le capital fut porté à 40 millions, opération à laquelle participa Worms et Cie. » [Voir 1932.]
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Les débuts de M. Hypolite Worms (2ème du nom)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en mai 1948.] Jacques Gustave Édouard Lebel devient administrateur et vice-président de l'Office International des Fabricants de Chocolats et Cacaos, fondé par le Congrès international de ces industriels.

1er semestre 1930
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Troisième partie - Filiales et participations - Chapitre 3. De 1925 à 1940", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en juillet 1949.] « En 1930, le capital de l'Union immobilière pour la France et l'étranger a été, dans le courant du premier semestre, porté à 5 millions par l'émission de 4.000 actions nouvelles de 1.000 F qui ont été souscrites à raison de 1.334 par Lazard Frères et 1.333 par Worms et Cie et par la Société générale. II semble cependant que le contrôle de l'affaire soit passé entre les mains de Worms et Cie, puisque, dans une inscription modificative portée au registre du commerce, le conseil d'administration comprenait alors André Pierre Guex, M. Ragaine, Roland de Leusse et Robert Labbé, tous directeurs ou fondés de pouvoirs de Worms et Cie. Le siège de la société avait été transféré 45, boulevard Haussmann, dans les bureaux de la maison Worms et Cie. »

Début 1930
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Troisième partie - Filiales et participations - Chapitre 3. De 1925 à 1940", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en juillet 1949.] « La Compagnie havraise péninsulaire de navigation à vapeur qui exploitait des lignes maritimes desservant, d'une part : l'Espagne, le Portugal et l'Algérie, d'autre part, l'océan Indien et Madagascar, et enfin l'océan Pacifique et la rive occidentale de l'Amérique du Sud avait rencontré, au cours de divers exercices, des difficultés importantes, à tel point que, lorsqu'en 1929, les comptes annuels se soldèrent par un déficit de près de 4 millions et demi, la société dut, pour éviter une défaillance totale, se faire renflouer par ses principaux clients et créanciers, (parmi lesquels la maison Worms et Cie figurait au premier rang) au début de 1930. Dans ce but, le conseil d'administration entamait des négociations qui aboutirent, le 10 avril suivant. » [Voir 10 avril 1930.]

1er janvier 1930
De Jacques Barnaud : [Extrait de son audition par le président Dhers en date du 2 mai 1950.] « Je suis devenu associé gérant de la Maison Worms au 1er janvier 1930 » [voir 21 et 31 décembre 1929.]
De Worms & Cie : Circulaire. Jacques Barnaud, qui occupait le poste de directeur général depuis le 1er mai 1928, est nommé associé-gérant de Worms & Cie, aux côtés d'Hypolite Worms et de Michel Goudchaux, qui occupent cette fonction depuis le 1er janvier 1911. [Information reprise dans un historique, non daté, classé en 1944.]
De Worms & Cie : Circulaire. Liste des signatures autorisées au siège social de la Maison. Les associés gérants sont Hypolite Worms, Michel Goudchaux et Jacques Barnaud. Joseph Robert Denis, secrétaire général ; Ferdinand Vial, chef des Services bancaires, et Louis Vignet, directeur des Services charbons, disposent d'une procuration générale. Gabriel Le Roy Ladurie figure parmi les détenteurs d'une procuration collective.
De Worms & Cie : Statuts des retraites du personnel.

6 janvier 1930
Des Services combustibles : Note sur la Société méditerranéenne de combustibles, d'affrètement et de transit, en cours d'augmentation de capital, gérée par Schiaffino & Cie (Sanpan).

22 janvier 1930
De la Compagnie Havraise Péninsulaire.

3 février 1930
A Worms & Cie Le Havre, Services combustibles : Entrée de M. Émo dans le conseil d'une société dunkerquoise de charbonnage pour y représenter les intérêts de Schiaffino & Cie. Accord pour confier à ladite société, en cours de formation, le charbonnage des vapeurs Worms à Dunkerque.

19 février 1930
De Worms & Cie : Acte déposé au Registre du commerce sous le n°11.182. Nomination de Jacques Barnaud en tant que associé gérant depuis le 1er janvier 1930 et de M. Vial en tant que chef des Services bancaires.
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - De 1927 à la Libération", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en juin 1948.] Extrait de la copie des inscriptions portées au registre analytique sous le n°24842 au nom de la Société Worms et Compagnie dont le siège social est à Paris, 45, boulevard Haussmann à Paris. Par voie modificative en date du 19 février 1930, Jacques Barnaud, né le 20 février 1893 à Antibes (Alpes Maritimes), n'est plus fondé de pouvoirs ; il devient associé-gérant. Jean Maurice Langevin cesse d'être fondé de pouvoirs. Nomination de nouveaux fondés de pouvoirs pouvant agir séparément : Joseph Robert Denis, secrétaire général, né le 27 mai 1878 à Limoges, Français ; Ferdinand Vial, chef des Services bancaires, né le 6 avril 1885 à Paris, Français ; Louis Vignet, directeur des Services charbons, né le 14 juin 1892 à Lyon, Français ; Ernest Létendart, directeur du bureau de Paris des Services maritimes, né le 23 mars 1876, à Dunkerque, Français. Fondés de pouvoirs ayant une procuration collective, deux signatures étant nécessaires pour engager la société Worms et Cie : Jean Borie, né le 28 juillet 1879 à Ussel, Français ; Lucien Dufourcq-Lagelouse, né le 28 juillet 1894 à Paris, Français ; André Hurpy, né le 30 juin 1877, à Gannat, Français ; Gabriel Le Roy Ladurie, né le 22 janvier 1898 à Châlons-sur-Marne, Français ; Maurice Ragot, né le 16 mars 1887 à Auffay, Français ; W. Deane Reece, né le 13 septembre 1888 à Londres, Anglais ; Victor Verdier, né le 18 février 1882 à Paris, Français.

16 mars 1930
D'Hypolite Worms, Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime, Le Trait : Discours prononcé lors du lancement du "Charles-Schiaffino", « premier bateau construit en France pour un armement algérien, la Société algérienne de navigation pour l'Afrique du Nord (Charles Schiaffino & Cie ». Remerciements à Louis Rollin, premier ministre de la Marine marchande. Renforcement des liens maritimes entre la France et son empire africain. « Il est essentiel que le pays comprenne qu'il doit posséder deux marines - toutes les deux nationales - l'une, qui est militaire, l'autre, qui est commerciale. » Remerciements aux personnalités invitées. Ancienneté et cordialité des relations avec la famille Schiaffino. « En 1891 - il y aura 39 ans au mois d'octobre - la Maison Worms & Cie ouvrait une succursale à Alger. La première personne avec qui elle traitait était Charles Schiaffino, le père de mon ami Laurent Schiaffino. » Histoire de cette lignée depuis le 18ème siècle. Aggravations de la situation de l'industrie des constructions navales en France. « S'il pouvait subsister un doute à ce sujet, il suffirait pour le dissiper de considérer la proportion des commandes françaises qui, dans les derniers mois, sont allées à l'étranger, malgré les lois bienfaisantes qui ont institué le Crédit maritime et allégé les charges fiscales. C'est ainsi que nous n'avons pu accepter la commande d'un second navire pour la Société algérienne de navigation pour l'Afrique du Nord, tant les conditions étrangères étaient meilleures. Tout récemment encore, [la Maison Worms] passait à des chantiers anglais un ordre de construction pour quatre cargos... La quasi-totalité des chantiers britanniques, des chantiers hollandais et allemands ont été interrogés et toutes les réponses reçues se sont échelonnées entre 28 et 32% au-dessous du prix de notre production... C'est ainsi que des armateurs-constructeurs français se sont trouvés dans la situation absurde d'être obligés de confier leurs commandes hors les frontières, alors que leurs propres chantiers seront peut-être sans travail dans deux ans ! » Question de la main d'oeuvre. Si « actuellement le chômage n'existe pas dans les chantiers français, il n'en reste pas moins qu'à maintes reprises, depuis la guerre, ils ont eu à le subir et la répétition, comme la durée de ces crises, ont eu pour résultat de provoquer une désaffection progressive de la main d'oeuvre spécialisée qui équivaut à une véritable perte de substance... Notre premier souci - la base de notre action - a été de stabiliser le personnel autant que faire se pouvait, en lui assurant un logement à proximité des chantiers : d'où une politique de l'habitation ouvrière. Ensuite, estimant qu'il fallait travailler, non point seulement pour aujourd'hui ou demain, mais bien pour un avenir moins immédiat, nous avons eu le souci de faciliter le recrutement futur, en attirant d'abord les familles nombreuses et en nous chargeant, tout naturellement, de la formation professionnelle des enfants lorsque sonne pour eux l'âge du travail. Enfin, pour parer malgré tout à l'insuffisance de la main d'oeuvre nationale, il a bien fallu se tourner vers la main d'oeuvre étrangère et c'est ainsi que nous avons eu à résoudre le problème d'une immigration avec toutes ses conséquences : adaptation à notre industrie des nouveaux venus et leur assimilation parmi la population française... Notre cité-ouvrière est l'oeuvre exclusive de l'initiative privée... Depuis la dernière loi Loucheur, notre personnel peut bénéficier des avances de l'État à un faible taux d'intérêt pour faire construire les maisons dont il deviendra propriétaire : notre Société de secours mutuels a constitué une section de crédit immobilier pour assurer le fonctionnement de la loi et nous prendrons à notre charge une partie des annuités que les titulaires de contrats de prêt auront à verser. 14 familles se proposent ainsi, dès cette année, de bénéficier de ces avantages pour se fixer au Trait. Nous avons voulu que nos cités fussent des cités-jardins. »

28 mars 1930
De Worms & Cie Le Havre, Services combustibles : Compagnie charbonnière dunkerquoise. Obtention auprès d'elle de conditions de vente analogues à celles accordées à l'armement Schiaffino. « Notre clientèle sera d'ailleurs intéressante puisque nous sommes conduits à faire prendre 90 tonnes tous les 15 jours au vapeur desservant la ligne Bordeaux-Dunkerque. »

28 mars 1930
De Worms & Cie Le Havre, Services combustibles : Compagnie charbonnière dunkerquoise. Louis Vignet y représente les intérêts de la Maison au conseil d'administration.

10 avril 1930
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Troisième partie - Filiales et participations - Chapitre 3. De 1925 à 1940", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en juillet 1949.] « Conclusion d'accords comportant la constitution de la Société d'exploitation de la compagnie havraise péninsulaire de navigation à vapeur par un groupe comprenant, avec Worms et Cie, fondateurs, (à qui était dû 5 millions), le Crédit foncier d'Algérie et de Tunisie, le Comptoir national d'escompte de Paris, la Compagnie générale des colonies, Schneider et Cie, etc. qui devait, en principe, exploiter pendant 15 ans les lignes de l'ancienne compagnie, dont elle louait les navires, les installations, l'organisation commerciale servant à l'exploitation, l'accord pouvant se résilier tous les cinq ans. Après paiement à ses propres actionnaires d'un intérêt de 5% du capital versé, les bénéfices nets de la Société d'exploitation devaient être versés intégralement et jusqu'à concurrence de huit millions, et ensuite des trois quarts à l'ancienne compagnie, le reste revenant à la société d'exploitation. » [Voir 26 mai 1930.]

15 avril 1930
Du journal Le Havre : « Le "Charles-Schiaffino" a fait des essais. On se souvient qu’en entrant au port, le nouveau steamer Charles-Schiaffino s’était fait de nombreuses avaries en heurtant un quai. Après réparations, le navire est sorti hier à 10 heures pour procéder à des essais. Il était de retour à 17 h 40. »

17 avril 1930
Du journal La dépêche coloniale : « Le nouveau cargo "Charles-Schiaffino" dont les réparations sont terminées doit procéder aujourd'hui à des essais avant son premier voyage sur l'Algérie. »

Mai 1930
De Roger Mennevée : [Extraits de deux articles parus sous le titre "La Banque Worms - Histoire générale", dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en février 1949 et en mars 1949.] La Compagnie charbonnière de manutentions et de transports et sa filiale, la Compagnie rouennaise de navigation, revinrent à Paris dans le premier semestre 1930 et s'installèrent 6 et 8, rue d'Aguesseau, dans le building du 56, Faubourg Saint-Honoré, où était déjà le siège de la Société française des mines de Powell-Duffryn. (Insertion Journal de la navigation du 29 mai 1930.) Hypolite Worms appartenait toujours à leurs conseils d'administration.

26 mai 1930
[Extraits d'un témoignage de Guy Brocard, recueilli le 9 février 1977, d'un historique de Francis Ley, sur la Banque Worms (1928-1978), daté du 10 avril 1978, et d'un article de Roger Mennevée, intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Troisième partie - Filiales et participations - Chapitre 3. De 1925 à 1940", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en juillet 1949.] Compagnie havraise péninsulaire de navigation à vapeur. Le 26 mai 1930, Hypolite Worms constitue, avec le concours du Crédit foncier d'Algérie et de Tunisie, le Comptoir national d'escompte de Paris, Schneider et Cie, la Compagnie générale des colonies et d'autres, la Société d'exploitation de la compagnie havraise péninsulaire de navigation à vapeur, au capital de 5 millions de francs, en 10.000 actions de 500 F souscrites par dix neuf personnes et sociétés, et libérées du quart. Le capital peut être statutairement porté à 25 millions. La société est administrée par un conseil de 7 à 15 membres, possesseurs de 25 actions et élus pour 6 ans. Le premier conseil comprend : Hypolite Worms, président, Jacques Barnaud (associé de Worms et Cie), Joseph Robert Denis (secrétaire général de Worms et Cie), Jean-Marie Cangardel, directeur des Armateurs français et vice-président de la Société commerciale de transports transatlantiques, Georges Odinet, armateur au Havre (Messageries maritimes), Xavier Loisy (Crédit foncier d'Algérie et de Tunisie), l'amiral Lacaze (Schneider et Cie), Georges Capet, administrateur de la Banque de Madagascar (Comptoir national d'escompte de Paris), Jacques d'Anglejean-Chatillon, administrateur-délégué de la Société de navigation danubienne et groupe des affaires de navigation de l'Afrique orientale, Gustave Gabriel Anduze-Faris, armateur, de la Société d'armement Grosos et Cie, René Legrand, directeur général de la Compagnie générale des colonies. Parmi les commissaires aux comptes figure André Hurpy, fondé de pouvoirs de Worms et Cie. [Voir 29 décembre 1933.]
De la Société d'exploitation de la compagnie havraise péninsulaire de navigation à vapeur, Paris : Statuts [non datés, classés au 26 mai 1930, date de la création de la société.
De la Société d'exploitation de la compagnie havraise péninsulaire de navigation à vapeur, Paris : Témoignages historiques.
D'Hypolite Worms : [Extrait d'un discours prononcé le 5 juin 1948 lors du lancement du cargo "Ille-et-Vilaine".] Au sujet des relations avec la société Scotto, Ambrosino et Pugliese. « C'est en 1930 que ma Maison ayant pris le contrôle de la Compagnie havraise péninsulaire, fut amenée tout naturellement à maintenir à ses agents, qui étaient alors la Maison Scotto, la confiance que lui avaient accordée nos prédécesseurs. »

30 mai-13 juin 1930
De Worms & Cie : [Extrait d'un historique de la flotte, daté du 29 mai 1937.] « En juin 1930 le "Pomerol" est vendu, mais un vapeur qui portera le même nom est en construction en Écosse et sera livré un mois plus tard, son sister-ship, "Médoc" est mis en service en juin 1930. Ces deux vapeurs sont du même type que le "Pontet-Canet" mais non semblables à ce vapeur, leur port en lourd est de 1.600 tonnes et leur vitesse en charge aux essais atteint 11,5 noeuds. » ["Médoc" (ex-"Saint-Émillion") et "Pomerol" figurent sur une liste manuscrite des unités lancées au Trait ; il y est précisé que ces deux cargos furent construits par MM. David & William Henderson & Co., à Glasgow, et lancés le premier le 30 mai 1930 et le second le 13 juin 1930. Ils mesurent 236 pieds de longueur.]
"Médoc" : Iconographie.
De Paris Normandie : [Extrait d'un article sur le "Pomerol" en date du 25 novembre 1954.] « Principalement affecté au service entre Le Havre et la Scandinavie, le "Pomerol" resta fidèle à cette ligne jusqu'en avril 1952. »
"Pomerol" : Iconographie.
Des Renseignements généraux : [Extrait d'un rapport sur la Banque Worms en date du 13 mai 1949.] Worms & Cie participe à la création d'une société de recherches pétrolières en Iran, au capital de 10 millions de francs, la Société franco-persane de recherches, aux côtés de la BUP, BNC, l'Union des mines, Pechelbronn, la Société de construction des Batignolles et l'Union européenne.
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Troisième partie - Filiales et participations - Chapitre 3. De 1925 à 1940", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en juillet 1949.] « En juin 1930, Worms et Cie participa à la constitution d'une nouvelle affaire de pétrole créée par le même groupe que la Société française de recherches au Venezuela - sous le titre de Société franco-persane de recherches, avec le même siège social, 16, rue Le Peletier à Paris, au siège de la Pétrofina française, dans l'immeuble de la Banque de l'union parisienne et dont l'animateur était également Léon Wenger. Elle avait pour objet la recherche et la prospection des gisements de tous combustibles, solides, liquides ou gazeux, en tous pays et notamment en Perse, et éventuellement l'extraction, l'industrie et le commerce des dites substances et de leurs dérivés. Le groupe fondateur comprenait notamment la Banque de l'union parisienne, la Banque nationale de Crédit, l'Union des mines, PecheIbronn, la Société de constructions des Batignolles, l'Union européenne et Worms et Cie. Au moment où elle a été créée, la société avait acquis du groupe fondateur, moyennant l'attribution de 5.800 actions A de 500 F chacune entièrement libérées : 1° - le bénéfice des études et travaux effectués pour reconnaître l'existence de terrains pétrolifères dans la région de Sommann (Perse) et dans les régions situées au sud de la Mer caspienne ; 2° - le bénéfice des démarches et tractations engagées avec les gouvernements russe et persan en vue d'obtenir la faculté d'acquérir une participation d'un tiers dans le capital de la société persane Kevir-Khurian, ayant pour objet l'extraction et l'exploitation du pétrole dans une région située au sud de la mer Caspienne, les deux autres tiers du capital étant attribués aux deux gouvernements intéressés. Elle faisait suite au Syndicat d'études franco-persanes. Le capital était de 10 millions de francs en 20.000 actions de 500 F dont 10.000 actions A et 10.000 actions B. Worms et Cie avait souscrit 350 actions A et 300 actions B, Michel Goudchaux 85 actions B, et Edmond Rialan 50 actions B. Le premier conseil d'administration comprenait Léon Wenger, président, R. Ratigne, administrateur délégué, E. Cahen-Fuzifr (Banque de l'union parisienne), Paul Gravier, P. Passerat de la Chapelle (de Pétrofina), A. Pellissier (de Pechelbronn), E. Riallan (Worms et Cie). Au cours du premier exercice, le conseil se compléta d'Henri Bousquet (Banque nationale de crédit et Crédit mobilier français) et de J. Schaller (Pechelbronn). »

Juin 1930
Du "Journal corporatif - Le mutualiste de la voie ferrée" : Article intitulé "Voyage d'études au Trait & au Havre".

1er juin 1930
De la Compagnie havraise de navigation à vapeur, Paris : « Nous avons l'honneur de vous informer qu'à dater de ce jour, l'exploitation de la flotte de notre compagnie est assumée par la Société d'exploitation de la Compagnie havraise péninsulaire de navigation à vapeur, fondée au capital de 5 millions de francs, et dont le siège social est à Paris, 10, rue de Châteaudun. Toute la correspondance ainsi que les documents concernant les opérations que vous confierez à nos vapeurs devront dorénavant être adressés à la Société d'exploitation qui en assurera la bonne exécution. Nous vous prions également de noter que notre agence au Havre, précédemment confiée à M. Odinet, est installée depuis ce jour chez MM. Worms & Cie, 138-140, boulevard de Strasbourg. » [Ce document est reproduit dans Le journal de la Compagnie navale Worms (1882-1892), page 37.]
D'Anatole Bucquet, directeur général de la Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire : [Extrait de sa déposition devant le juge Thirion, en date du 7 décembre 1944.] « Créée en 1882, la Compagnie havraise péninsulaire de navigation (CHP) a connu jusqu'après la première guerre mondiale une activité prospère. C'est vers 1924 que son activité, par suite d'une gestion défectueuse, commença à décliner. Au mois de mai 1930, la CHP était à la veille d'une faillite, avec un passif d'obligataires et créanciers chirographaires de soixante-douze millions. A la demande du gouvernement de l'époque et de l'armement français, c'est-à-dire sous la double intervention politique et professionnelle, H. Worms accepta de tenter de renflouer l'affaire dans laquelle, jusque-là, sa maison n'avait eu aucun intérêt. C'est ainsi que fut constituée en 1930, la Société d'exploitation de la compagnie havraise péninsulaire de navigation à vapeur (SECHP), société en gérance provisoire. » [Voir février 1934.]
De Charles Limonier : [Extrait du livre "Les 110 ans de la Havraise péninsulaire", P. Tacussel éditeur, 1992.] Constitution de la Société d'exploitation de la compagnie havraise péninsulaire, SECHP, sous l'égide de Worms & Cie, du Crédit foncier d'Algérie et de Tunisie, du Comptoir d'escompte, de la Compagnie générale des colonies et de Schneider & Cie, à l'effet d'exploiter par une location de longue durée les lignes de la Compagnie havraise péninsulaire sur l'océan Indien. [L'action de Worms & Cie dans la réorganisation de la Havraise Péninsulaire est exposée dans divers documents, parus notamment en 1941 et en 1944, voir les recueils annuels concernés, le discours prononcé par Hypolite Worms le 23 septembre 1933, au Trait, le rapport de recherches pour l'ouvrage "Maison Worms, un siècle et demi d'histoire", mars 1992.]

4 juin-24 novembre 1930
Entre la Compagnie havraise péninsulaire de navigation à vapeur et la Société d'exploitation de la compagnie havraise péninsulaire de navigation à vapeur : Contrat de location.

6 juin 1930
De la Société d'exploitation de la compagnie havraise péninsulaire de navigation à vapeur, Paris, aux Services bancaires : Demande d'ouverture de compte.

Second semestre 1930
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Troisième partie - Filiales et participations - Chapitre 3. De 1925 à 1940", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en juillet 1949.] « Dans le second semestre 1930, la maison Worms et Cie prit une participation importante dans la Société lyonnaise des eaux et de l'éclairage qui, prenant un développement de plus en plus important, crut devoir ouvrir son conseil d'administration aux représentants des groupes qui s'y associaient. C'est ainsi que M. Jacques Barnaud, associé-gérant de Worms et Cie, devint administrateur de la Société lyonnaise. Sa nomination, en cette qualité, fut ratifiée par l'assemblée générale du 24 juin 1931. »

Août-septembre 1930
De Worms & Cie : [Extrait d'un historique de la flotte, daté du 29 mai 1937.] David & William Henderson & Co. Ltd (Glasgow) « ont en construction pour la Maison Worms & Cie deux vapeurs de 2.560 tonnes de port en lourd du type "Château-Palmer" amélioré ; ils sont livrés en août et septembre 1930 et reçoivent les noms de "Château-Larose" et "Château-Pavie". Ces vapeurs sont pourvus des derniers perfectionnements de l'époque, leur vitesse aux essais à pleine charge atteint 12,6 noeuds. Des essais ultérieurs à demi-charge ont prouvé que la vitesse de 14 noeuds pouvait être atteinte dans ces conditions. » ["Château-Larose" et "Château-Pavie" figurent sur une liste manuscrite des unités lancées au Trait ; il y est précisé que ces deux cargos furent construits en Écosse et lancés le premier le 10 juillet 1930 et le second le 11 août 1930. Ils mesurent 274 pieds de longueur.]
"Château-Larose" : Iconographie.
"Château-Pavie" : Iconographie.

14 août 1930
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Deuxième partie - Hypolite Worms (2e du nom)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en février 1949.] « A la suite de la création du Mérite maritime, M. Hypolite Worms figura dans les premières nominations au grade d'officier, en sa qualité de chef de la Maison Worms et Cie" (décret du 14 août 1930 - Journal officiel du 15 août). »

Octobre 1930
De Worms & Cie : Circulaire. « Nous avons décidé de nommer directeur de notre succursale d'Anvers Paul Potocki, précédemment adjoint au directeur de ladite succursale, en remplacement d'Henri Dumard, appelé à d'autres fonctions. »
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Troisième partie - Filiales et participations - Chapitre 3. De 1925 à 1940", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en juillet 1949.] « En octobre 1930, Worms et Cie prirent des intérêts dans l'Omnium colonial, à l'occasion d'une réorganisation financière comportant la réduction, puis l'augmentation du capital, cette opération était garantie par un syndicat comprenant : le Comptoir financier de crédit, la Banque Adam, la Banque de Genève, la Banque régionale du centre, la Banque Charpenay (de Grenoble), la Société financière générale, Worms et Cie et la société d'armement E. Grosos et Cie. L'intervention de ces deux dernières maisons dans l'affaire était motivée par les intérêts que l'Omnium colonial possédait - par l'intermédiaire de sociétés filiales - à Madagascar et qui n'étaient pas sans toucher l'activité de la Compagnie havraise de navigation. C'est Edmond Rialan qui représentait Worms et Cie au nouveau conseil de l'Omnium colonial. La nouvelle gestion de celui-ci ne se révéla pas très heureuse, elle fut particulièrement grevée par des dépenses somptuaires qui ne s'imposaient vraiment pas. »

25 octobre 1930
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Troisième partie - Filiales et participations - Chapitre 3. De 1925 à 1940", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en juillet 1949.] « Par acte du 25 octobre 1930, Hypolite Worms fondait, avec Alfred Jourdanne, banquier, administrateur-directeur du Crédit foncier d'Algérie et de Tunisie, et Armand de Saint-Sauveur, du groupe Schneider, la Compagnie financière maritime, sorte de holding financière ayant pour objet toutes opérations relatives à la souscription, l'achat, la vente d'actions, obligations, bons, parts ou valeurs mobilières quelconques de toutes entreprises commerciales maritimes ou industrielles ainsi que la participation directe ou indirecte dans toutes opérations d'avances ou de crédits des dites entreprises, etc. Le siège social était 49, rue Cambon à Paris. Le capital était de 6 millions de francs en 6.000 actions de 1.000 F souscrites en numéraire et libérées du quart. Le capital pouvait être statutairement porté à 20 millions. La société était administrée par un conseil de 3 à 8 membres élus pour six ans, propriétaires de 25 actions. Le premier conseil d'administration comprenait les trois fondateurs. »

29 octobre 1930
[Extrait d'une note de Worms & Cie, classée au 25 octobre 1950.] Historique sur les terrains de Massy. Achat de la propriété Guyot. Accord intervenu entre M. Bernheim, administrateur, et Unife.

Fin octobre 1930
De Worms & Cie : [Extrait d'une note sur les Établissements Marret, Bonnin, Lebel & Guieu classée en 1941.] « Fin octobre 1930, [la branche bancaire spécialisée dans les opérations traitées avec les diamantaires] fut durement touchée par le krach qui frappa l'industrie diamantaire et le commerce des perles et pierres précieuses. Les Établissements Marret, Bonnin, Lebel & Guieu se trouvèrent bloqués par 70 millions d'effets pris à l'escompte et en grande partie réescomptés auprès des banques de la place. Nous étions nous-mêmes réescompteurs de 2 millions environ de ce papier. Un moratoire fut accordé par les banques créancières. Il permit la liquidation des services bancaires de la société. En fin de moratoire, 50% des effets en souffrance furent remboursés, les banques créancières décidèrent ensuite d'apurer l'arriéré par un aménagement du capital des Établissements Marret, Bonnin, Lebel & Guieu. » [Voir 7 février 1938.]

6 novembre 1930
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Troisième partie - Filiales et participations - Chapitre 3. De 1925 à 1940", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en juillet 1949.] « Compagnie centrale des prêts fonciers. Fin 1930, Worms et Cie participait à la constitution, à Amsterdam, sous les auspices du groupe international Lazard Frères, de la NV Algemeene Maatschappig voor Grondcrédiet (alias Compagnie centrale des prêts fonciers) fondée le 6 novembre, au capital de 10 millions de florins, en vue d'effectuer en Hollande et dans tous les autres pays des prêts sur hypothèques ainsi que des prêts gagés aux collectivités publiques, services publics et entreprises de services publics. Le siège social était à Amsterdam (Hollande) 516/518 Heerengracht. Les principaux fondateurs étaient Lazard Frères et Cie (de Paris), la Société générale (de Paris), la Banque de l'union parisienne, la Banque nationale de crédit, l'Amsterdamsche Bank, l'International Bank (d'Amsterdam), Kreuger and Toll (de Stockholm), le Crédit suisse (de Zurich), la Zivnostenska Banka (de Prague) et Lazard Brothers and Co. (de Londres). La majorité était entre les mains de Lazard Frères. Y participaient, en outre, d'importantes maisons allemandes et américaines. »

21 novembre 1930-3 décembre 1930
De Jean Fontaine, agence des mines d'anthracite de Willem-Sophia, Hollande : Demande de prix à adresser au Comptoir belge des charbons industriels, à Bruxelles, pour le fret et le transbordement sur wagon au Havre d'un bateau de 1.300 à 1.500 tonnes de briquettes, chargé à Anvers. La cargaison est destinée aux Chemins de fer de l'État qui est susceptible de commander 20.000 tonnes de briquettes. Transmission de la demande à Worms & Cie Le Havre (Services maritimes), le 22 novembre 1930 : La Maison se dit très intéressée. Réponse du Havre, le 28 novembre 1930 : « L'intervention de notre succursale des Services maritimes pour le transit au Havre n'est pas à envisager. Elle a toujours considéré que les opérations de transit et de manutention de charbons étaient, dans notre port, du ressort de la succursale Charbons. Vous nous avez expliqué pour quelles raisons il était préférable que ce département n'intervienne pas... La meilleure solution serait que notre maison d'Anvers traite les transports de briquettes par affrètements et qu'elle consigne les navires de la CCMT. » Courrier du Havre du 3 décembre 1930 : Tous les manutentionnaires de la place ont été consultés par Jean Fontaine ; l'opération sera confiée au mieux offrant.

Décembre 1930
De Worms & Cie : Circulaire. Anatole Bucquet, fondé de pouvoirs à la direction des Services maritimes, est nommé directeur de la succursale du Havre, en remplacement de Charles Serret.
De Worms & Cie : Circulaire. Henri Bouteloup est nommé fondé de pouvoirs pour assister le directeur général des Services maritimes, Robert Delteil, en remplacement d'Anatole Bucquet, nommé directeur de la succursale du Havre.
De Worms & Cie : Circulaire. Christian Rognerud est nommé directeur de la succursale de Caen, en remplacement de Monsieur Dureau.
De Worms & Cie Le Havre : Services combustibles. Tableau des amortissements.
De Worms & Cie Marseille : Services combustibles. Solde du compte pertes et profits.
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Deuxième partie - Hypolite Worms (2e du nom)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en février 1949.] « En décembre 1930, M. Hypolite Worms était nommé l'un des premiers administrateurs de la Compagnie financière maritime, petite holding financière fondée par la société Worms et Cie, le Crédit foncier d'Algérie et de Tunisie et le groupe Schneider. Elle fut dissoute au début de 1939, mais la maison Worms et Cie s'en était désintéressée auparavant. »

Conteneur

B-A

Informations portées sur les bordereaux d'archivage
(B-A = boîte archives)

W/164

817

Worms & Cie Alexandrie
Correspondance et suivi des opérations (1921-1935).

W/186

923

Armement - Offres d'achat et vente de navires (1920-1952)

W/186

924

Armement - Vente de navires Worms & Cie (1925-1942)
Vente du "Pomerol" à la Compagnie maritime France-Afrique.
Offres d'achat et projets de vente de divers navires (1925-1938). "Séphora", "Normanville", "Jumièges", "Château Larose", "La Mailleraye", "Listrac", "Cantenac", "Pontet Canet", ["Margana".]

W/188

935

Compagnie générale transatlantique - CGT (1922-1939)
Worms & Cie représente la CGT à Nantes (1929-1930).
Des Services maritimes : Concurrence. Après les accords de 1928, la CGT relance la concurrence sur le trafic entre la France et la Baltique.
Worms & Cie Dantzig représente la CGT (1930-1939).

W/188

936

Compagnie générale transatlantique - CGT : Dossier de base (1929-1932)
Renseignements sur la Compagnie générale transatlantique : Statuts, plaquettes annuelles, rapports d'activités et rapports techniques.

W/209

1039

Armement - Demandes d'embarquement (1929-1949)
Matelots, timoniers, lieutenants, mécaniciens, officiers, élèves officiers, pilotins...

W/210

1043

Services charbons - contrats divers (1913-1931)
De Worms & Cie Cardiff : Contrats de remorquage (1918-1931). Depuis 1914 environ, Worms & Cie, Chargeurs réunis, Havraise, Messageries... et selon les années, Sud Atlantique, Maurel Frères, Armateurs français...sont liés par contrat à la Maison J. Davies qui assure les opérations de remorquage dans le port de Cardiff.

W/214

1067

Direction générale des Services charbons : Office commercial français aux Pays-Bas
Notes et correspondance (1921-1935).
Rapports d'étude sur l'économie hollandaise (1928-1935).

W/222

1103

Services charbons - Divers (1920-1941)
Charbons de soute (1926-1939) : Soutes et charbonnages dans les différents ports. Le Havre, Grimsby, Bordeaux, Calais, Brest. Variations des stocks par année ; correspondance ; mais sans récapitulatifs. Chauffe au charbon pulvérisé des navires. Documentation. Correspondance avec Worms & Cie Marseille et les chantiers du Trait (1929-1930
A Jacques Barnaud : Note Affaire au sujet de la Société de navigation de charbonnage, Shipping & Co.al Cy.

W/222

1104

Services charbons - Divers (1924-1957)
Opération de charbons. Concours que les succursales maritimes peuvent apporter aux affaires de la direction charbons.

 

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