1922.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence, dans :

  • les copies de lettres à la presse1,
  • les courriers, notes, rapports, circulaires, accords, traités... (originaux ou duplicatas) émanant de la direction générale de la Maison, des départements maritimes et combustibles, des chantiers de constructions navales du Trait, ainsi que des succursales françaises et étrangères. Les dossiers d'où proviennent ces pièces ont été classés "tels quels" par les services qui les ont produits. Répertoriés par objet et non par date, ils couvrent – ensemble – une période allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1960. Une notice située à la fin du présent article, reproduit le descriptif qui est fait des archives les plus significatives sur les bordereaux d'inventaire,
  • les synthèses réalisées par la Maison et notamment :
    • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
    • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec l'Égypte (1869-1948)", daté du 16 juin 1948.

A ces informations s'ajoutent celles provenant :

  • des services administratifs : état civil, tribunal de commerce...
  • des annuaires et minutes notariales...
  • de la presse, des revues professionnelles et ouvrages d'histoire...

Les documents d'où sont extraits les renseignements rassemblés dans ce recueil sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur l'intitulé de chacun d'eux (en bleu + soulignement).

1 : Ce corpus n'a pas fait l'objet d'un dépouillement exhaustif comme cela a été le cas pour les chronos de correspondance datant du 19ème siècle. Les copies de lettres reçues entre 1922 et 1929 manquent.

 

Inventaire chronologique des archives numérisées
et des renseignements ou extraits collectés dans les copies de lettres et les dossiers

[Documents pluriannuels]
1911-1943
De Worms & Cie Le Havre : Charbons. Amortissements (dont usine d'agglomération de Graville). Relevés annuels et correspondance échangée avec Paris sur le suivi des écritures comptables.
1er semestre 1916-2ème semestre 1923
Registre des chartes-parties.
1919-1927
Bilans annuels de la Maison.

[Informations sans dates précises]
Vers 1922
De Worms & Cie Marseille : Étude de marché concernant un projet de liaisons maritimes entre Marseille et les États baltes. Étude de trafic sur l'établissement de services combinés entre des compagnies marseillaises et le nord de l'Europe : Marseille, Gênes, Messine, Barcelone, Malaga, Séville, Lisbonne, Stockholm, ports de la Baltique. Liste des agents marseillais et des lignes. Otto Thoresen, compagnie soutenue par le gouvernement norvégien pour le transport de poissons, Det Forenede, Swenka Lloyd, Sloman Line, etc. Pas de fret suffisant depuis les ports méditerranéens pour assurer un service direct et régulier, à moins que les chargements d'oilcake, de bauxite et de phosphate se développent en direction de l'Europe du Nord. Référence à la UFA, société française d'armement, qui, dès avant la guerre, possédait une flotte de 3 steamers et faisait le service entre Alger-Tunis et Stetin-Dantzig. Rien n'est gagné mais il est possible qu'une connexion maritime stimule un courant d'affaires. États baltes entretiennent des contacts privilégiés avec leurs voisins scandinaves et allemands. Audit confirmant la capacité de MM. Worms de Marseille à monter cette ligne comme en Pologne avec la paraffine et Lenseed.
[D'une lettre adressée au ministre de la Marine marchande, Paris, en date du 24 juin 1932.] « Ce n'est qu'en 1922 que les circonstances économiques et politiques nous permirent de tenter la création d'une autre ligne sur les Pays baltes [après celle sur Dantzig et Königsberg créée en 1919], c'est-à-dire plus particulièrement sur Reval et Riga... De 1922 à 1927, en dehors de Dantzig et de Königsberg que nous avons desservis, le premier très substantiellement, le second, très suffisamment, nous avons réussi à toucher à peu près régulièrement Reval et aussi, quoique d'une façon moins fréquente, Riga : déjà, à cette époque, une publicité opiniâtre et coûteuse ne donnait, en ce qui concerne ce port, que des résultats très médiocres. »
De Roland Gada : [Extrait d'un témoignage daté du 14 décembre 1977] « En 1922, M. Longue, directeur de la succursale de Dantzig, fut partiellement remplacé par M. Morgat, directeur de la maison de Varsovie qui, avec le titre de sous-directeur, partagea avec M. Péquignot, passé lui-même de fondé de pouvoirs à sous-directeur, la responsabilité de la succursale. Le résultat de ces mesures n'ayant pas, à l'usage, donné satisfaction, je fus en 1922 appelé à la direction de la maison de Dantzig, M. François [Fombonne] prenant ma suite à Prague. La succursale de Dantzig avait été bien organisée, le personnel était compétent. L'immeuble abritant ses bureaux, parfaitement situé, avait été acquis par les soins de M. Longue, à l'époque du Mark allemand pour un prix inespérément bas. Les sérieuses difficultés auxquelles nous avions eu et avions encore à faire face provenaient surtout de nos accords avec notre transitaire polonais et du manque d'organisation de la vie économique de l'arrière-pays. Les choses s'améliorèrent lorsqu'à Dantzig même, le Florin remplaça le Mark, complètement déprécié, et que la Pologne adopta le Zloty. Les deux devises, au début, avaient la même valeur. L'activité de notre ligne était satisfaisante, surtout en sortie de Dantzig où les quatre navires qui lui étaient affectés trouvaient régulièrement leur plein grâce à nos contrats de cellulose et aux sciages qui nous arrivaient des forêts de Pologne. Nos navires faisaient aussi de fréquentes escales dans les ports voisins de : Königsberg, Memel, Libau, Riga, Reval où nous avions des agents actifs et compétents. »
Des ACSM : Note non datée. Les constructions navales en France

1 février 1922
Aux ACSM : Note Éclairage électrique Incomplet

25 février 1922
Des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime, Le Trait : Lancement du "Chef Mécanicien Armand Blanc" pour le compte de la Société commerciale du Nord. [Information mentionnée par Francis Ley, (Banque Worms) dans un historique sur la Banque Worms (1928-1978), daté du 10 avril 1978.]

27 février 1922
De L'Ouest-Éclair : « Lancement - Le Havre, 26 février. Les chantiers du Trait ont lancé hier le cargo charbonnier "Chef Mécanicien Blanc", de 4 700 tonnes, lequel est entré au Havre hier soir."  

Mars 1922
[Extrait d'une note non datée, sans émetteur ni destinataire, intitulée "Nos relations avec la Compagnie nantaise de navigation à vapeur" et classée au 29 août 1923.] « En mars 1922, la Compagnie nantaise (en étroites relations avec la Compagnie générale transatlantique) inaugure un service sur les ports compris entre Dunkerque et Bordeaux, en concurrence avec les nôtres, en donnant pour prétexte la disparition de la Compagnie Chevillotte, que, dit-elle, nous ne remplaçons pas au gré de la clientèle (surtout sur les petits ports bretons) ni au gré de la Transatlantique (lots de transbordement). M. Worms proteste auprès de M. Dal Piaz, et une entrevue est décidée entre M. Worms et M. Guillet, administrateur de la Nantaise. Elle a lieu le 15 mars 1922. La formation de la Compagnie nantaise est confirmée, avec des promesses d'un travail en bonne entente sur les frets, les points desservis, voire la perspective de services combinés, si nécessaire. Les conversations s'arrêtent à ce moment, et nous nous contentons alors de surveiller attentivement la concurrence, tout en organisant nos services, et en nous documentant de manière à tenir une position forte, lorsque les négociations reprendront - ce qui est inévitable -, car une telle situation ne peut durer. » [Voir décembre 1922.]

6 mars 1922
Des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime : Spécifications des modifications aux emménagements des cargos charbonniers de 4.700 tonnes.

10 mars 1922
Worms & Cie Le Havre : « Agences et représentations - Nous avons à vous accuser réception de votre lettre d'hier et nous vous remercions de nous avoir envoyé un exemplaire du travail que vous avez fait sur la liste des armements, compagnies d'assurances et autres associations, confiés aux succursales des Services maritimes... » Voir les listes ci-après.
De Worms & Cie Le Havre : Liste des armements maritimes et des succursales Worms qui les représentent.
De Worms & Cie Le Havre : Liste des succursales Worms et des armements maritimes qu'elles représentent - avec référence aux lettres d'engagement. Anvers, Bordeaux, Boulogne, Brest, Caen, Dantzig, Dunkerque, Hambourg, Lyon, Marseille, Nantes, Toulon, Prague, Rotterdam, Ruhrort, Rouen, Saint-Nazaire, Strasbourg, Toulouse, Varsovie, Kiel.

22 mars 1922
De Worms & Cie Le Havre : Worms & Cie ouvre une ligne entre Le Havre et la Lettonie avec le "Yainville".

25 mars 1922
Des Services maritimes : Annonce de la création de la Compagnie nantaise de navigation à vapeur qui touche au Havre. Si la primeur de la CNNV n'est pas contestée à Nantes, le problème se pose de savoir comment empêcher la Nantaise de conserver sa pôle-position à Brest et à Boulogne, la solution pouvant consister en l'achat d'un petit vapeur, du type de "La-Mailleraye", pour faire du tramping, plutôt que dans l'abaissement des tarifs.

Avril 1922
De Worms & Cie : [Extrait d'un historique de la flotte, daté du 29 mai 1937.] « Le vapeur "La-Mailleraye" (665 tonnes de port en lourd) est acheté en Hollande en avril 1922. C'est un petit caboteur chargeant facilement des fers en barres de grandes longueurs. »
"La-Mailleraye" : Iconographie.

1er avril 1922
De la direction générale des Services charbons : [Extrait d'une note en date du 27 octobre 1941.] Reprise par Asiatic Petroleum Cy, filiale du groupe Shell, de l'organisation que Worms & Cie avait constituée, en sa qualité d'agent général, pour assurer la représentation des intérêts de cette compagnie. Cette décision s'inscrit dans la politique d'installation directe, menée depuis la fin 1921 par Asiatic Petroleum, dans les pays où sont vendus ses produits.
De Worms & Cie : [Extrait d'une note du 7 mai 1945.] « La Maison Worms a été pendant 25 années (de 1899 à 1923) agent général pour l'Égypte, la Palestine et la Syrie, de la Shell Transport & Trading Cy et de l'Asiatic Petroleum Cy. Elle avait créé, pour compte de ces sociétés, 65 agences ou sous-agences dans le Moyen-Orient et ceci jusqu'au moment où ce groupe a estimé, devant l'importance des affaires traitées, devoir s'installer pour son propre compte dans cette partie de la Méditerranée. Elle continue depuis cette date à entretenir avec ces deux sociétés des relations particulièrement suivies en assumant dans ses succursales la consignation de leurs tankers et en en assurant le transit à travers le Canal. »

5 avril 1922
Note de Paris, sans émetteur ni destinataire : Charbons de la Sarre. Compte-rendu de deux entretiens avec M. Saillard, de l'administration des mines domaniales de la Sarre, qui, suite à une modification de tarifs et à la demande du ministère des Travaux publics, projette « de tenter un gros effort pour la vente du charbon de soutes dans la région de Marseille... pour enlever, avec son combustible, une partie de la clientèle s'alimentant actuellement en charbons anglais. » Informations sur l'exploitation et la production de ces mines dont « l'extraction atteint un million de tonnes par mois » et qui « ont un surcroît de production pour lequel elles cherchent des clients... Comme ce sont des mines d'État, M. Saillard, suivant en ceci les directives du ministre des Travaux publics,... ne veut pas entrer en concurrence avec les charbons français. II nous propose de travailler la question avec lui et nous disait être disposé à faire des expéditions par train complet sur Marseille, au cas où nous aurions de grosses affaires de charbon de soutes à exécuter... La combinaison à envisager est l'expédition par eau, les charbons étant transbordés à Lyon, expédiés de Lyon, via Port-Saint-Louis-du-Rhône, à Marseille, les péniches pouvant être amenées au poste du quai aux Anglais... Il faut tabler, pour la durée du transport depuis la mine jusqu'à Marseille, sur une durée de 6 semaines à 2 mois. L'H.P.L.M. pourrait fournir suffisamment de péniches pour permettre la constitution à quai d'un stock assez important ; il croit même que, dans certains cas, le stockage pourrait être évité et que le transbordement pourrait avoir lieu directement ex péniche sur vapeur. M. Saillard est tout disposé à nous garantir l'exclusivité des fournitures et des prix spéciaux pour les clients que nous aurons pu amener à prendre des charbons de la Sarre. Plusieurs maisons de Marseille se sont, paraît-il, adressées au ministère pour demander l'agence de ces mines et de travailler l'affaire comme on nous la propose, mais M. Saillard nous a dit (est-ce exact ?) que, connaissant le renom de notre Maison et sa puissance, c'était avec nous qu'il voulait essayer la tentative. »

5 mai 1922
Entre les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime et l'administration : Troisième acte additionnel au marché passé le 20 octobre 1919 pour la fourniture de 8 charbonniers.

10 mai 1922
Des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime, Le Trait : Lancement du "Capitaine Le Diabat" pour le compte de la Société commerciale du Nord. [Information mentionnée par Francis Ley, (Banque Worms) dans un historique sur la Banque Worms (1928-1978),daté du 10 avril 1978.]

12 mai 1922
De L'Ouest-Éclair : « Lancement - Le Havre, 11 mai. Le cargo "Capitaine Le Diabat" a été lancé hier avec succès des Chantiers du Trait pour le compte de la Marine marchande. Il est entré au Havre la nuit dernière. »

3 juillet 1922
Des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime, Le Trait : Lancement du "Capitaine Prieur" pour le compte de Jules Cavroy & Cie.

4 juillet 1922
De L'Ouest-Éclair : « Lancement - Le Havre, 3 juillet. Le cargo charbonnier "Capitaine Prieur" a été lancé ce matin des Chantiers du Trait et est entré au Havre cet après-midi. »

5 juillet 1922
De l'administration : Acte de francisation du steamer "Haut-Brion". « Francisé au Havre, attaché au port du Havre, immatriculé au quartier maritime dudit et jaugeant officiellement 537 tonneaux 65 centièmes... [Spécifications.] Il a été également constaté que ledit navire [...] a été construit à Newcastle en 1901, qu’il a été mis à l'eau en 1901, et qu'il a obtenu un premier brevet de francisation le 14 mars 1901, ainsi qu'il appert des justifications produites. [...] Vu aussi les soumissions et le titre du cautionnement déposés au bureau de douane du Havre le 5 juillet 1922 et relatés au registre des francisations sous le n° 5715, le présent acte est délivré par nous aux fins de conférer à l'impétrant le droit de faire naviguer ledit navire sous pavillon français. [...] Les justifications relatives au présent acte avaient été enregistrées au bureau de la douane du Havre le 14 mars 1901. Arrêté de M. le ministre des Finances en date du 17 septembre 1904 [...]. »

12 juillet 1922
Au ministre de la Marine, rue Royale, Paris : « Nous avons l'honneur de vous confirmer l'entretien que nous avons eu avec vous au sujet du contrat que l'amiral commandant la division navale en Syrie envisage de signer avec notre Maison pour l'approvisionnement des bâtiments à Beyrouth. Le prix que nous avons coté de 70/- par tonne, peut en effet sembler très élevé par rapport à celui auquel vous avez bien voulu approuver le marché que la Marine vient de conclure avec notre maison de Port-Saïd, mais nous nous sommes permis de vous faire remarquer que la comparaison, par un examen comparatif basé sur les différences de fret, frais divers, de manutention, de stockage et généraux, justifiait la plus-value du prix de Beyrouth par rapport à celui de Port-Saïd. II est possible de prendre, pour Port-Saïd, des vapeurs allant jusqu'à 10.000 tonnes de portée que les armateurs ont la certitude de voir déchargés avec une grande rapidité, les chartes-parties prévoyant un taux de déchargement de 700 tonnes par jour. Pour Beyrouth, on ne peut envisager, par suite de la faiblesse de la demande que des affrètements de vapeurs allant jusqu'à 3.000 tonnes et leur déchargement s'effectue à raison de 400 tonnes maximum et à ce taux, il n'est pas rare d'encourir de surestaries... »

25 juillet 1922
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Deuxième partie - Hypolite Worms (2e du nom)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en février 1949.] « D'après l'hebdomadaire parisien d'échos le "Guignol déchaîné" du 25 juillet 1922, l'un des associés-gérants de la société Worms et Cie pendant la guerre, M. Majoux - le même qui avait été appelé par M. de Monzie au "comité des Cinq" - dont la fortune atteignait à peine 200.000 F lors de la mobilisation d'août 1914, possédait, au moment de l'armistice, plus de 10 millions. »

1er septembre 1922
De L'Ouest-Éclair : « Lancement - Le Havre, 31 août. Les Chantiers du Trait lanceront dimanche prochain le steamer "Léoville". Son poids en lourd est de 1 100 tonnes et est destiné aux services côtiers de la Maison Worms. Le "Léoville" est le premier d'une série d'une douzaine de navires du type dénommé "Super-Listrac" dont la Maison Worms avait, l'année dernière, envisagé la construction. »

3 septembre 1922
Des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime, Le Trait : Lancement du cargo "Léoville" pour le compte de Worms & Cie.
De L'Ouest-Éclair : [Extrait d'un numéro du 5 septembre 1922.] « Lancement - Le Havre, 4 septembre. Le steamer "Léoville" lancé hier des Chantiers du Trait est entré au Havre ce matin et repartira demain pour faire des essais, puis rejoindra Boulogne. »
De Worms & Cie : [Extrait d'un historique de la flotte, daté du 29 mai 1937.] « Les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime ont entrepris en 1922 la construction de 4 navires étudiés, en accord avec le service technique de la direction générale des Services maritimes, dont le siège est au Havre, en vue de réaliser un type de navire côtier destiné spécialement au cabotage national, c'est-à-dire au trafic de marchandises diverses. Les deux premiers de cette série, le "Léoville" et le "Sauternes", furent mis en service en septembre et novembre 1922 et les deux autres "Barsac" et "Cérons" prirent rang dans la flotte en janvier et juin 1923. Ces 4 vapeurs ont une portée en lourd de 1.200 tonnes, ils sont du type à un pont avec long gaillard et dunette et château combinés, leur machine est située à l'arrière. Le pont du gaillard couvre un entrepont supérieur. II y a 5 cales et 3 panneaux, chacun d'eux desservi par une paire de mâts de charge. Ces vapeurs donnèrent aux essais une vitesse de 12 noeuds. »
"Léoville" : Iconographie.
De la direction générale des Services maritimes : [Extrait d'une note datée du 31 janvier 1949.] "Listrac", "Pessac" et "Léoville" (1909-1916), construits par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, « ont été à la base de la construction des 4 navires : "Léoville" [2ème du nom], "Barsac", "Cérons" et "Sauternes" au Trait, dont le type se rapproche beaucoup du leur, mais qui ont été notablement agrandis. »

7 septembre 1922
Des ACSM : Résultat des essais du vapeur "Léoville".

Octobre 1922
Mines domaniales de la Sarre : La Maison décide de ne pas conclure l'accord de représentation avec les Mines de la Sarre à Marseille et de rester un acheteur ordinaire, assurée par ces dernières des tonnages dont elle peut avoir besoin. Les navires étrangers, en effet, recherchent en priorité des charbons anglais ; la perspective d'écouler du charbon de soute sarrois apparaît donc très limitée. De plus, un nouveau concurrent, la Société nouvelle d'affrètement (subordonnée au PLM) s'installe à Marseille.

9 octobre 1922
De Worms & Cie Le Havre : Liste des succursales placées sous l'autorité de la direction des Services maritimes. Pasajes, Bayonne, Bordeaux, Saint-Nazaire, Nantes, Brest, Caen, Rouen, Le Havre, Dieppe, Boulogne, Dunkerque, Anvers, Rotterdam, Duisburg et Dantzig, direction des maisons de Pologne.

14 octobre 1922
De Worms & Cie Le Havre : Dossier sur le cargo "Léoville" et ses essais.

15 octobre 1922
De Georges Majoux : A l'Alliance d'hygiène sociale. Visite des ACSM

9 novembre 1922
Des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime, Le Trait : Lancement du cargo "Sauternes" pour le compte de Worms & Cie.
De Worms & Cie : [Extrait d'un historique de la flotte, daté du 29 mai 1937.] « Les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime ont entrepris en 1922 la construction de 4 navires étudiés, en accord avec le service technique de la direction générale des Services maritimes, dont le siège est au Havre, en vue de réaliser un type de navire côtier destiné spécialement au cabotage national, c'est-à-dire au trafic de marchandises diverses. Les deux premiers de cette série, le "Léoville" et le "Sauternes", furent mis en service en septembre et novembre 1922 et les deux autres "Barsac" et "Cérons" prirent rang dans la flotte en janvier et juin 1923. Ces 4 vapeurs ont une portée en lourd de 1.200 tonnes, ils sont du type à un pont avec long gaillard et dunette et château combinés, leur machine est située à l'arrière. Le pont du gaillard couvre un entrepont supérieur. II y a 5 cales et 3 panneaux, chacun d'eux desservi par une paire de mâts de charge. Ces vapeurs donnèrent aux essais une vitesse de 12 noeuds. »
"Sauternes" : Iconographie.
De la Direction générale des Services maritimes : [Extrait d'une note datée du 31 janvier 1949.] "Listrac", "Pessac" et "Léoville" (1909-1916), construits par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, « ont été à la base de la construction des 4 navires : "Léoville" [2ème du nom], "Barsac", "Cérons" et "Sauternes" au Trait, dont le type se rapproche beaucoup du leur, mais qui ont été notablement agrandis. »

20 novembre 1922
De la Scandinavian Shipping Gazette : Encart publicitaire - représentation de la Det Bergenske Dampskibsselskab.

22 novembre 1922
Entre les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime et l'administration : Quatrième acte additionnel au marché passé le 20 octobre 1919 pour la fourniture de 8 navires charbonniers.

23 novembre 1922
Des ACSM : Résultat des essais du vapeur "Sauternes".

27 novembre 1922
De Worms Le Havre : Lancement et essais du cargo "Sauternes"

Décembre 1922
De Worms & Cie : Circulaire. Modifications apportées à la direction de la maison du Havre par suite de l'extension des lignes de navigation. Robert Delteil, actuellement directeur de la maison de Marseille, est nommé co-directeur des Services maritimes en collaboration avec Charles Serret. [La nomination du Commandant Delteil constitue l'acte de fondation de la Direction générale des Services maritimes, ainsi que le laisse entendre une circulaire datée de juin 1927.]
[Extrait d'une note non datée, sans émetteur ni destinataire, intitulée "Nos relations avec la Compagnie nantaise de navigation à vapeur" et classée au 29 août 1923.] « A partir de décembre 1922, la Nantaise étend ses lignes à Bayonne, et touche Lorient et Concarneau, mais la régularité de ses horaires s'en ressent. Elle a, alors, en service 6 vapeurs, dont un affrété en time-charter, pour le service des petits ports bretons. Elle assure, de plus, au cabotage national, le trafic de transbordement de la Transatlantique et de la CHP, qui nous échappent ainsi. De plus, certains clients, trouvant leur avantage dans la baisse des frets, engendrée par la lutte, favorisent nos concurrents "pour les faire vivre". Mais, nous conservons l'avantage, et continuons à garder la majorité des tonnages (5 contre 1 pour les diverses - lots spéciaux et trafic de transbordement en dehors). » [Voir suite en mars 1923.]
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Troisième partie - Filiales et participations", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en mars 1949.] Les difficultés rencontrées par les Huileries de Roubaix et d'Odessa (l'exercice 1921 laissa un déficit de plus de 10 millions) provoquèrent une réorganisation financière, et, en fin de compte, la dissolution de la société à la fondation de laquelle elle avait contribué en 1918, à savoir la Société d'études industrielles et commerciales (où siégeait H. Worms) par anticipation suivant décision d'une assemblée extraordinaire tenue en décembre 1922.

16 décembre 1922
Entre les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime et l'administration : Cinquième acte additionnel au marché passé le 20 octobre 1919 pour la fourniture de 8 navires charbonniers.
 

Conteneur

B-A

Informations portées sur les bordereaux d'archivage
(B-A = boîte archives)

W/164

817

Worms & Cie Alger
- Opérations courantes de la succursale ; correspondance échangée avec James Burness & Sons (1922-1923).

W/164

817

Worms & Cie Alexandrie
- Correspondance et suivi des opérations (1921-1935).

W/165

819

Services maritimes - Pays baltes
- Reprise de l'exploitation des lignes d'avant-guerre (faute de fret) sur les pays baltes.

W/186

923

Armement - Offres d'achat et vente de navires (1920-1952).

W/188

935

Compagnie générale transatlantique - CGT (1922-1939)
- Des Services maritimes : Concurrence. Faute de passagers, la Compagnie générale transatlantique tente d'enlever à Worms & Cie, notamment, le trafic de marchandises sur la ligne de Dantzig, en vue d'alimenter ses services entre Bordeaux, les Antilles et l'Amérique centrale via Hambourg (1922-1924).

W/189

938

Compagnie nantaise de navigation à vapeur - CNNV (1922-1939)
- Des Services maritimes : Concurrence - Compagnie nantaise de navigation à vapeur - CNNV. Bordereaux par quinzaine et par mois établi par la CNNV dans les ports du Havre [voir janvier 1923], Boulogne, Dunkerque, Bordeaux, Nantes, Saint-Nazaire et Brest comptabilisant pour elle et Worms & Cie le nombre de vapeurs, le tonnage de marchandises (fer, huiles, ciment...) en provenance et à destination (transbordées par la Compagnie générale transatlantique dans certains cas) : ces éléments mettent en évidence la supériorité de Worms & Cie que ce soit en nombre de navires ou en tonnage (les écarts variant du tiers à la moitié) ; il arrive toutefois que la Maison n'ait aucun aliment (période du 15 au 30 septembre 1922 à Saint-Nazaire).
(Voir supra 22 mars 1922 et 25 mars 1922.)

W/197

978

Beyrouth - Alexandrette - Alexandrie - Mersina - Port Soudan - Périm (1918-1928)
- De Worms & Cie Beyrouth : Le contrat de manutention de charbon, de matériel militaire et de marchandises diverses, signé avec la Marine, s'applique également à l'armée. Son échéance est fixée à la fin juin. Repris par la maison M. Dalgue pendant 6 mois, il reviendra à Worms & Cie par la suite. La succursale fournit la Marine en briquettes notamment.

W209

1040

Services charbons - Charbons sarrois et allemands (1919-1929)
Mines domaniales de la Sarre (1921-1922) : (Voir, pour la représentation par Worms & Cie Marseille, infra 5 avril 1922 et octobre 1922.) - Worms & Cie Bordeaux. La succursale se renseigne sur les qualités produites. « Officiellement, les Mines ont un retard de 200.000 tonnes, mais, confidentiellement, si la demande émanait de nous, il y serait fait droit. » L'intérêt se porte sur les charbons flambants et les charbons gras. « Nous vous prions de commander pour nous 150 tonnes de ces catégories. Les flambants seront réservés à nos clients verriers (qui devant les prix élevés des charbons anglais ont fait appuyer par un député de Gironde une demande de ces charbons) et les gras pour les noisettes destinées aux forges. » L'intérêt de la succursale est adossé sur la part qu'elle pourrait prendre dans le transit à Bordeaux des poteaux de mines fabriqués dans les Landes et envoyés dans la Sarre via Dunkerque ou Anvers. L'impatience grandit. « La Régie du gaz de Bordeaux est en train de négocier une ou deux cargaisons ; France et Étranger va également recevoir une cargaison sur Tours. Les Mines domaniales ont un représentant sur place : il est de notre intérêt d'avoir le contrôle de toutes les livraisons dans les départements de la Gironde, Dordogne, Charente, Lot-et-Garonne et Basses Pyrénées. » (Voir décision du siège en 1923.)
- Trafic des poteaux des mines landais (1921-1924) vers la Sarre par l'intermédiaire de Worms & Cie Bordeaux et Worms & Cie Rotterdam, qui organise avec Duisburg et Anvers le transport des charbons sarrois sur la France.
- Charbons allemands (1919-1929) : Projet d'entente avec plusieurs mines allemandes.
- Documentation. Droit de préférence au pavillon français dans le transport (décret de février 1922).

W/210

1043

Services charbons - contrats divers (1913-1931)
- De Worms & Cie Cardiff : Contrats de remorquage (1918-1931). Depuis 1914 environ, Worms & Cie, Chargeurs réunis, Havraise, Messageries... et selon les années, Sud Atlantique, Maurel Frères, Armateurs français...sont liés par contrat à la Maison J. Davies qui assure les opérations de remorquage dans le port de Cardiff.
- Société gazière des achats en commun (1921-1927). Worms & Cie est son agent pour la réception et la manutention des cargaisons de charbon qui lui sont destinées à Rochefort, Bordeaux, Bayonne et Marseille. Dans ce dernier port, la succursale se charge d'approvisionner la Compagnie du gaz.
- France et Étranger. Échange de correspondance (1922-1926).
- Office des charbons des secteurs électriques (1922-1928). Transport de 30.000 tonnes d'Anvers sur Rouen. Transport de Gand à Rouen... Contrats avec les Armateurs français.

W/210

1046

Worms & Cie - Le Havre : Flotte (1906-1924)
- Achat du steamer "Sherpendrecht" qui deviendra "La-Mailleraye"
- Brochures des compagnies d'assurances : La Réassurance nouvelle, L'Océanide... (1922-1923).

W/210

1047

Service charbons - Succursales de Rochefort, Limoges, Bayonne, Pasajes, Strasbourg (1901-1928)
- Worms & Cie Rochefort : Parc de Mouillepied, concession de la Chambre de commerce ; référence à Delmas Vieljeux et à Faustin (1922-1924)
- Worms & Cie Rochefort : Worms & Cie Nantes est consignataire de la flotte Delmas. Accord : MM. Delmas s'interdisent d'importer du charbon de Newcastle et Worms s'abstient de faire venir du Cardiff. Type d'accord par lequel les maisons se répartissent des districts.

W/214

1067

Direction générale des Services charbons : Office commercial français aux Pays-Bas (1921-1935)
- Notes et correspondance.

 

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