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1916.09.27.Du ministre de France à Copenhague.Au ministre des Affaires étrangères
Lettre du ministre de France à Copenhague au ministre des Affaires étrangères27 septembre 1916Je remercie V. Exc. d'avoir bien voulu par sa dépêche du 2 de ce mois, me faire connaître les idées de M. le sous-secrétaire d'État pour la marine marchande touchant la représentation à Copenhague de la Compagnie française de navigation qui pourrait assumer après la guerre un service entre la France et les pays scandinaves.Il me semble qu'une impulsion assez sérieuse a été dans des derniers temps donnée au commerce français pour que, la guerre terminée, il cherche dans les pays du Nord, de nouveaux débouchés à ses produits. Dans le courant de l'hiver, j'ai vu des représentants du commerce français des huiles et des graines oléagineuses arriver ici pour y nouer des relations d'affaires stables pour après la guerre ; en ce moment, un autre Français, agent de grandes maisons s'occupant de la toilette de la femme, est ici cherchant de même à assurer, malgré la concurrence allemande, une forte emprise de cette importante branche du commerce français sur le Danemark. Mais tous ces pionniers sont d'accord pour penser qu'un des principaux éléments de succès est l'existence d'une ligne française de navigation. Être dépendant de la compagnie danoise Forenede qui n'a cessé durant la guerre de se montrer désagréable pour la France, est une perspective qui ne sourit à aucun commerçant français désireux de faire dans les pays scandinaves des affaires sérieuses.Sans contredit, comme le dit M. le sous-secrétaire d'État à la Marine marchande, il est très souhaitable qu'un Français puisse avoir ici la représentation de la future ligne de navigation, la colonie française actuelle ne paraît pas posséder le sujet bien qualifié pour tenir la place en question, mais quelqu'un de France pourrait venir.M. le sous-secrétaire d'État met en garde contre la candidature de M. Ingwersen, gérant à Copenhague de l'Adam's Express C° qui a pu obtenir d'être correspondant de nos Messageries maritimes, et je crois aussi de notre Compagnie transatlantique, M. Ingwersen qui est, en effet, en relations constantes avec l'Allemagne ne me paraît, à part cette tare fort grave, n'avoir aucune des qualités requises pour faire un bon agent de compagnie de navigation, c'est un brouillon, qui cherche surtout les occasions de paraître ; il se glisse dans tous les comités où il trouve la porte entrebaillée, et collectionne les titres, de même que les décorations, une représentation de compagnie de navigation serait pour lui matière à gloriole, et non pas à travail. C'est une candidature qui, si elle venait à être posée, devrait être immédiatement écartée.
1916.09.28.De Worms et Cie Bayonne
Worms & CieBayonne, le 28 septembre 1916Messieurs Worms & Cie - ParisMessieurs,Nous avons reçu vos lettres des 23 et 26 courant au sujet du projet de raccordement avec le tramway basque.Avant que vous puissiez prendre une décision, il nous paraît utile d'ajouter quelques explications, qui nous paraissent indispensables, car nous avons l'impression que, si sur le fond de l'affaire, vous reconnaissez que l'opération envisagée présente un intérêt indiscutable, nous ne la voyons pas tout à fait du même point de vue quant à la manière de la réaliser.En résumé, ce qui vous a frappé le plus, c'est la perspective d'un prix d'achat de terrain assez élevé, et, en second lieu, l'idée que, par un artifice de diplomatie on aurait pu avoir ou on pourrait obtenir des conditions d'achat éventuelles bien meilleures que celles que vous envisagez.Vous nous permettrez de vous parler en toute franchise, sans voir dans nos explications autre chose que la justification des moyens qui paraissent les plus propres à atteindre le but commercial cherché.Nous ne devons pas vous laisser ignorer que le signataire de la présente possède, personnellement, une connaissance assez ancienne et complète de la question des terrains dans le port de Bayonne. Il y a déjà une vingtaine d'années qu'il s'en occupe par suite de ses relations de famille, et il croit être assez bien placé pour posséder la question à fond. Depuis des années il a eu l'occasion de causer en voisin avec MM. Molinié ou Larran, et il connaît leurs dispositions habituelles d'esprit.Vous nous reprochez, comme une faute, d'avoir pris contact avec M. Molinié d'une part, et M. Larran de l'autre, et de leur avoir fait connaître que nous voulions acheter leurs terrains. Evidemment, le procédé classique consiste à employer un homme de paille ou à demander des offres au porteur par un officier ministériel. Nous ne nous sommes pas privés d'y avoir recours en d'autres circonstances quand cela nous a paru opportun. Mais, dans le cas qui nous occupe, et connaissant les dispositions antérieures de M. Larran ou de M. Molinié, la diplomatie la plus opportune nous a paru, et nous paraît encore être celle que nous avons employée.En ce qui concerne M. Molinié, il ne sait pas si la demande de prix que nous lui avons faite concerne la Maison Worms & Cie, ou personnellement M. Le Roy, propriétaire d'un terrain assez important situé à proximité du sien, et susceptible de lui être relié par un pont. Vous supposez bien que nous ne sommes pas encore tellement naïfs que nous nous soyons déboutonnés devant ces Messieurs comme avec vous. Et nous sommes même persuadés que si l'on avait demandé à M. Molinié une offre anonyme par un notaire ou par un étranger, comme vous le suggérez, il n'aurait même pas réduit le prix de 30 F le mètre qu'il a commencé à nous demander. C'est parce que nous lui avons fait comprendre que ce n'était pas la peine d'étudier une affaire nouvelle du moment que le prix d'acquisition la rendait impossible, et qu'il savait qu'il avait devant lui non un intermédiaire quelconque, ou un spéculateur, qu'il s'est décidé à baisser un peu la main. Nous ne disons pas que M. Molinié, ou ses héritiers, n'accepteraient pas une offre ferme à 20 F le mètre. Mais cela nous paraît fort douteux. Un renseignement rétrospectif, authentique, vous permettra d'en juger.En 1888, il y a donc 28 ans, M. Larran, père du propriétaire actuel des deux terrains contigus, voulut acheter la parcelle de M. Molinié ; il lui en demanda 60.000 francs. Depuis cette époque, M. Molinié n'a jamais descendu au-dessous de son prix, et ce n'est pas après 28 ans d'attente, alors que le quartier entre dans une nouvelle période de développement, qu'il faut s'attendre, quelle que soit la diplomatie que l'on emploie vis-à-vis de lui, à ce qu'il lâche son terrain au-dessous du prix de 20 à 2,5 F le mètre. Que ce soit en vue d'un échange ou d'une utilisation propre, il faut se rendre à l'évidence que, quiconque eût voulu ou voudrait disposer du terrain Molinié aura à payer 20 à 25 F le mètre au bas mot, et peut-être plus cher par la suite.Quant à M. Larran, les choses ne se sont pas passées telles que vous vous les représentez d'après l'exposé, forcément incomplet dans ses détails, fait par nous. M. Larran n'a pas fait marcher ou intervenir M. Plisson quand nous lui avons parlé de son terrain le Lundi 21 août dernier à 4 heures du soir : c'est parce que, le matin du même jour, nous avions appris d'une façon toute fortuite, par un ami commun qui nous parlait des projets de M. Plisson, que ce dernier était entré en pourparlers avec M. Larran pour les terrains dont il est question ici, au commencement du mois d'août. Il y avait là un danger immédiat pour l'existence même du plan que nous avions conçu, et nous avons dû nous inspirer de nos seules lumières pour agir sans retard. Comme M. Larran était de passage à Bayonne le même jour, nous nous décidâmes à le sonder, et voici quelles furent nos raisons, qui subsistent toujours : ou les velléités de M. Plisson se heurteraient aux prétentions élevées de M. Larran, et il abandonnerait les pourparlers entamés ; ou bien il s'accrocherait à l'affaire, et l'ouverture que nous faisions à M. Larran sous un prétexte très modeste(en vue d'une étude que nous voulions faire si le prix qu'il en demandait était raisonnable) aurait pour effet de rendre l'affaire plus onéreuse pour notre concurrent.Dans la première hypothèse, par suite de l'achat d'un autre terrain fait par M. Plisson dans la semaine suivante, M. Larran n'aurait plus que nous comme acheteurs éventuels lorsqu'il reprendra les pourparlers avec nous, et par conséquent, ce ne sont pas les velléités antérieures de M. Plisson qui pourront influer sur les prétentions définitives de M. Larran, s'il est disposé à réaliser maintenant.Dans la seconde hypothèse, c'est-à-dire s'il continue les pourparlers pour acheter ou louer, notre prise de position dans l'affaire encouragera M. Larran à ne pas lâcher la main, et la rendra plus onéreuse pour lui. Nous devons dire, d'ailleurs que ce raisonnement appliqué spécialement à M. Plisson, puisqu'il faut toujours parler de lui à l'heure actuelle, s'applique à tout autre charbonnier qui voudrait s'installer sur le petit terrain Larran contigu au nôtre. Nous avons, en effet, tout intérêt pour la bonne desserte de notre embranchement à ne pas être encombrés sur les voies de quai par le voisinage immédiat d'un autre charbonnier. C'est là un détail de pratique et d'exploitation qui résulte de l'expérience. Dussions-nous donc ne rien faire avec M. Larran que notre intérêt est de manoeuvrer pour en éloigner une maison de charbons quelconque.Mais ce sont là des raisons qui résultent de notre expérience personnelle et d'une longue pratique de la question, et ce n'est pas parce que nous vous les exposons tout au long que l'on doit en conclure que ces arguments là pèsent dans l'esprit de MM. Larran ou Molinié qui ignorent tout de nos affaires.Quant au prix des terrains Larran, ne croyez pas, comme vous pourriez le supposer, que c'est parce que nous avons posé ce jalon en vue de nous étendre un peu sur un point, qui ne doit pas paraître indispensable aux yeux de M. Larran (car nous pourrions à la rigueur nous étendre par ailleurs, bien que cela ne réponde pas du tout à notre plan actuel) quant au prix, disons-nous, il nous suffira de dire qu'au mois de février dernier M. Larran interrogé pour une demande de location ou d'achat de ses terrains, indiqua 30 F le mètre, ou une location qui correspondait à 2 F le mètre carré par an. Évidemment, ce n'était pas son dernier mot, et il est possible que, lui aussi, demanderait à réfléchir si un acheteur sérieux lui offrait ferme 20 F le mètre. En 1912, lorsque nous fîmes l'étude de l'achat de nos terrains actuels (dont le prix de revient dû à des circonstances particulières, ne doit pas être pris comme terme de comparaison des transactions courantes) M. Larran avait demandé 35.000 francs du petit terrain de 2.300 mètres, soit 15 F le mètre ; et il demandait 100.000 francs du terrain A contenant 4.500 mètres, soit 22 F le mètre. Il a donc augmenté sensiblement ses prétentions depuis mars 1912 jusqu'à février 1916, et encore une fois, ce n'est pas notre ouverture, entourée de certaines précautions oratoires, qui lui fera augmenter son prix définitif lorsque, voyant que M. Plisson, déjà nommé, renoncera à poursuivre l'affaire, il se retournera vers nous.Nous pensons vous avoir fourni amplement les raisons logiques de notre tactique qui n'eût pas été la même, si nous avions été moins bien renseignés que nous ne le sommes sur les positions respectives de toutes les pièces de l'échiquier.Comme conclusion, si vous estimez qu'il y a lieu de ne pas abandonner le projet de raccordement que nous avons conçu, deux lignes de conduite s'offrent à nous :La première consiste à ne pas bouger et à attendre un mois ou deux que nous ayons l'occasion de rencontrer M. Larran, et que l'affaire Plisson étant refroidie, il nous en cause lui-même. Cette attitude réservée et avantageuse pour causer avec M. Larran offre cependant l'aléa que nous vous avons déjà signalé : c'est que, malgré tout, notre compétiteur s'entende avec lui pour une vente ou location, et dans ce cas, même si nous tenions beaucoup à faire le raccordement projeté, nous n'aurions plus les mêmes facilités d'échange qu'aujourd'hui basées sur l'acquisition du terrain Molinié. Mais nous croyons que les chances de poursuite des négociations Plisson-Larran sont très fortement diminuées par le fait de l'acquisition que M. Plisson a faite un peu plus en aval depuis l'ouverture de ses pourparlers avec M. Larran.La deuxième attitude présenterait l'inconvénient de nous obliger à prendre une prompte décision sur le fait même de l'acquisition du terrain Molinié, car nous ne pourrions pas offrir à M. Larran la possibilité d'un échange, avantageux pour lui à première vue, des parcelles B & C de notre plan sans nous déclarer acquéreurs du terrain Molinié à 25 F le mètre, sauf à essayer au préalable de marchander un peu.Cette deuxième solution présente plus de certitudes pour nous, mais resterait encore soumise à l'aléa d'une discussion d'échange avec M. Larran.Notre plan était conçu depuis longtemps et nous l'eussions laissé dormir jusqu'à la fin de la guerre, ce qui n'eût pu que le laisser mûrir, si l'intervention inopinée de notre compétiteur ne nous avait mis dans la nécessité de prendre brusquement position. Vous voudrez bien admettre qu'il ne suffit pas souvent de se tracer une ligne de conduite pour pouvoir la suivre, pour ainsi dire, passivement. La marche des événements oblige quelquefois les gens, qui ont le souci de l'avenir, de prendre, sous leur responsabilité, des initiatives dont ils se dispenseraient volontiers.C'est à tout cela que nous faisons allusion dans notre lettre du 25 août dernier, écrite au moment où les visées de notre compétiteur venaient de nous être révélées, et où nous jugeâmes nécessaire de prendre des mesures de toute urgence pour les contrecarrer, tout en paraissant les ignorer.Agréez, Messieurs, nos sincères salutations
1916.09.29.De Robert Mackill and Co.Glasgow
Robert Mackill & C°Steam Ship Owners and Brokers 53, Bothwell StreetGlasgow, 29th Sept. 1916Messrs. Worms & Co. ParisDear Sirs,We had this pleasure yesterday.Marseilles. We have to-day applied for a Licence for the "Gijones" and hope to get a telegram from the War Trade Department in the morning that everything is in order, when we will get charter signed and copies issued.Andalusian Railway. We have a letter from Messrs. Burness this morning advising us you have a contract to supply this Railway with Welsh Coal, but cannot get the release of same from the Admiralty at present and that you would like to know what good locomotive Coal we could get here for the use of this Railway together with prices. In reply, the October price for Gartshore is 32/- per ton and for Russell's Polmaise 3l/6d per ton. Both of these Coals are suitable for locomotive purposes, perhaps the Hartshore the better of the two. We enclose you analysis of the Polmaise but unfortunately there is no analysis of Gartshore. We also send you analysis of Bannockburn which is favourably known on the Danish Railways and a Coal of good and uniform quality and well screened. The Colliery price of this is 32/- per ton FOB and they have a fairly good output, in fact there would be usually no difficulty in stemming 3.000 tons with the option of these three Brands.With regard to the steamers that are presently carrying Ore to the Clyde, quite a number of them are directed by the Admiralty but we do not think there is the slightest chance of the Admiralty directing tonnage to load Coal for any of the Spanish ports. Today the freight for Barcelona is 50/- per ton, in fact a 2.600 tonner is about fixed at this price and we should say that the rate for Malagga, Alicante and Almeria would just be about the same.If there is any further information you would like we are at your service, and shall be glad if you can make business for either of the above Coals.We think Messrs. Goodyear of Liverpool have a steamer coming round to Glasgow in the beginning of the week to load Gartshore Coal for Malagga but understand this cargo is for navigation purposes, viz., bunkering a line of steamers that calls there.We are, Dear Sirs,Yours faithfully,[Signature illisible]Messrs. Burness advise that the Andalusian Railway is amalgamated with the Southern Spanish Railway who export a large quantity of Ore consigned to Messrs. Baird and Messrs. Russell. Messrs. Baird are large importers of Iron Ore but Messrs. Russell are Coal Masters pure and simple.
1916.10.04.De James Burness and Sons.Londres
James Burness & SonsLondon and 3, Bute Crescent, Cardiff138, Leadenhall StreetLondon, 4th October 1916Messrs Worms & C° - ParisDear Sirs,Société minière du Tonkin. By your private letters of the 30th November and 2nd December, 1915 you were kind enough to give us some confidential information with reference to this concern, and you intimated in the latter favour that you would not be prepared to undertake coaling orders from them without knowing something further about them than you then did.At that time we were already committed through their Agents here to several orders for supplies at Aden and during the latter part of 1915 & up to date our friends at Aden & Colombo have made about a dozen supplies to their time chartered steamers amounting to about 3000 tons in all. The first draft was paid on presentation under discount and the others which have been accepted payable at the Banque belge pour l'étranger here, have all been met in due course.From the outset they have time chartered 7 or 8 Japanese steamers and one flying the American flag, but we understand that they secured several of the former at low rates and were able to relet them on their arrival in Europe to considerable advantage, so that they must have made money. We realise that it is very speculative business and that they may be caught when rates of freight fall away, but we do not think this will be just at present, and meanwhile in view of possible competition for their Colombo bunkering business for 191?, we should feel much obliged if you could obtain for us any information as to the present position of the Company, and whether we should be justified in giving them continued credit.Some of the correspondence in connection with supplies to the steamers has been conducted in the name of the Compagnie française minéralurgique, but the drafts have all been on the Société minière du Tonkin.We are, dear Sirs,Yours truly,James Burness & SonsIn as much as this is time chartered business, we should not have the usual lien on the ship through the Captain to fall back upon, but only be able to look to the personal credit of the Charterers.
1916.10.16.De Gaston Bouniols.Note
Note confidentiellePour qui observe attentivement la lutte de matériel qu'est devenue l'habituelle méthode de cette guerre, il apparaît que sous le rapport de l'artillerie et des munitions, les alliés ont réalisé de sensibles progrès.Mais dans le domaine maritime, il ne paraît pas en être de même : les sous-marins allemands continuent leurs destructions systématiques, aussi bien de navires alliés que de navires neutres avec un succès que rien jusqu'ici ne semble en mesure d'enrayer.Cette constatation est d'autant plus désolante que la destruction par sous-marin est, pour ainsi dire, la seule manifestation d'activité de la marine allemande.Une autre remarque s'impose : l'Allemagne construit des sous-marins en nombre considérable, les perfectionne sous les rapports, les confie à des commandants de plus en plus expérimentés et entraînés ; de sorte que le dommage causé devient tous les jours plus considérable et l'Allemagne fait le nécessaire pour l'augmenter continuellement sans se laisser arrêter par aucune considération de règlements internationaux ou d'humanité.La constatation journalière du nombre des bâtiments coulés et les cargaisons perdues démontre que les énonciations précédentes sont strictement exactes.Les rails commencent à manquer puisqu'on les enlève sur certaines voies existantes pour les employer en des endroits où ils sont requis et le charbon menace de devenir rare.L'ennemi a ainsi causé depuis deux ans par la guerre sous-marine des pertes très lourdes à un triple point de vue : navires, cargaisons, capital, étant entendu par là, les sommes considérables qui sont payées soit aux compagnies d'assurances à titre de primes contre les risques de guerre, soit par les compagnies d'assurances aux armateurs victimes des sous-marins.Il est indéniable que ces dommages sont énormes :1° - Navires. Il suffit de se reporter à la sténographie des débats à la Chambre, du 24 mars 1916, pour s'en convaincre. Le sous-secrétaire d'État a, en effet, indiqué que le déficit du tonnage à l'heure où il parlait était de 15 millions de tonnes sur les besoins mondiaux. D'autre part, l'amiral Inglefield a laissé publier par M. Huard, secrétaire du Lloyd, que les navires capturés ou détruits étaient au nombre de 652 alliés et 736 neutres, représentant trois millions de tonnes. Nous trouvons encore dans la déclaration du Dr. Macnamara, secrétaire parlementaire de l'amirauté, l'indication que les pertes totales anglaises en tonnage marchand depuis le commencement de la guerre jusqu'au 30 septembre 1916 atteignent 2,5% en ne comptant que les bâtiments de 1.000 tonnes et au-dessus ; cette déclaration contient encore le renseignement suivant : l'amirauté anglaise reconnaît que les sous-marins allemands se perfectionnent de jour en jour au point de vue accroissement de dimensions, armement et force de la coque.2° - Cargaisons. Les allemands exécutent un plan parfaitement clair et leurs sous-marins sont employés à réaliser le but suivant :1° Empêcher en France, Russie et Italie, l'importation des matières premières telles que l'acier, le cuivre, le charbon, de façon à arrêter ou à retarder la fabrication des armes et munitions. Ainsi, les puissances de l'Entente seraient partiellement affaiblies, au moment même où la fabrication des usines de guerre en Allemagne est portée au maximum d'activité.2° Empêcher en divers pays et surtout en Angleterre l'importation de matières premières servant à l'alimentation, (viande, grains, riz, sucre, café, thé) pour lesquelles ils sont tributaires des pays neutres ou de leurs propres colonies, dans le but d'affamer ces pays et de les contraindre à accepter la paix.3° Diminuer l'action des flottes de guerre de l'Entente en les occupant surtout à convoyer tous les transports et en les détournant ainsi de leur véritable objectif.4° Détruire la marine marchande des États neutres pour les terroriser et les empêcher de ravitailler les puissances alliées, ce qui amènerait, si l'on n'y remédie énergiquement, l'isolement des alliés et la diminution ou la suppression de leurs moyens de combattre.3° - Capital. Il n'est pas besoin d'insister sur cet élément de préjudice car le fret a augmenté dans des proportions invraisemblables tant à cause du grand nombre des navires détruits que du danger que courent tous les navires d'être torpillés. Et nous ne parlons pas des vies humaines qui représentent un capital inappréciable !Ces faits permettent de conclure :- que si l'on s'est armé contre les sous-marins et si l'on a réussi à détruire ou à capturer un certain nombre d'entre eux, on n'a pu jusqu'ici entraver suffisamment leur action pour conserver ou recouvrer la pleine liberté des mers,- qu'à l'effort illimité des allemands pour perfectionner leurs sous-marins, effort reconnu par le Dr. Macnamara et rapporté plus haut, n'a pas correspondu un effort illimité ou aussi puissant de notre part contre ces mêmes sous-marins.Personne aujourd'hui ne conteste l'avance considérable prise par l'Allemagne pour détruire sans merci par la guerre sous-marine les ressources des puissances de l'Entente.Aussi ces États qui luttent pour l'existence et la liberté ont-ils le droit et le devoir, de recourir à l'emploi de tous les moyens de défense et de salut, de consacrer tous leurs efforts à la découverte et à la mise en oeuvre rapide de ces moyens.S'il est malheureusement vrai que les efforts émanant des marines de guerre alliées ont été jusqu'à ce jour insuffisants, n'y aurait-il pas lieu de faire appel à l'union et à l'initiative de tous les intéressés, à l'intervention et à l'esprit d'invention de "tout le monde" sans considération de nationalité, de parti ou d'école, en un mot, de donner comme préoccupation constante à "tout le monde" la destruction ou la diminution d'action et de puissance des sous-marins allemands par des moyens appropriés dans tous les domaines ?L'émulation convenablement sollicitée peut faire des merveilles : Comment la solliciter ?Il existe déjà, dira-t-on, une commission présidée par un homme éminent, et qui est chargée de recevoir, et d'examiner les inventions intéressant la défense nationale. Elle est donc qualifiée pour proposer ce problème à la sagacité de tout le monde et c'est même déjà fait puisque toutes les inventions qu'on lui présente sont examinées.Oui, sans doute, mais ce n'est pas tout le monde qui ose présenter des projets à cette commission dont les suffrages vont, semble-t-il, de préférence à certains savants jouissant d'une autorité déjà reconnue ; les formalités y sont plus ou moins longues, la rémunération d'efforts quelquefois réels incertaine. Des inventeurs modestes peuvent être effrayés par la perspective d'une comparution devant une réunion de savants et leur timidité s'accommoderait mieux de rapports avec un groupement non officiel.C'est en effet cela que nous désirerions instituer, un groupe s'élevant, par la personnalité de ses membres et le but poursuivi, au-dessus des préoccupations purement scientifiques, accueillant au point de vue pratique toutes les idées et en tirant, le cas échéant, parti au mieux de l'intérêt général. Autre avantage, cette commission concentrerait ses efforts sur les inventions intéressant seulement les sous-marins ; un champ moins vaste risque d'être mieux exploré.Pour cela, il faut mettre en mouvement les principaux intéressés, c'est-à-dire ceux qui subissent plus directement les préjudices que nous énumérions en commençant, soit : les industriels, les armateurs, les compagnies d'assurances. Ces intéressés, groupés, admettraient l'idée d'un sacrifice pécuniaire important et réuniraient ainsi un fonds, administré par eux-mêmes, destiné à constituer des prix qui récompenseraient les auteurs d'une découverte ou d'un procédé reconnu pratique. Le groupement ferait appel à tous, alliés et neutres, dont il susciterait l'émulation par une propagande appropriée.Cette propagande devait être développée par tous les moyens possibles. Elle s'exercerait par la presse, par des affiches, par des notices adressées aux ingénieurs, aux inventeurs connus, aux associations, aux syndicats, aux écoles professionnelles. Pour pénétrer la masse, un moyen merveilleux de diffusion existe, qui touche tout le monde, petits et grands, c'est le cinéma. Il est aisé de concevoir un film montrant d'une façon saisissante les ravages des sous-marins, les pertes énormes qu'ils nous font subir et aussi les avantages matériels que seraient appelés à recueillir l'inventeur qui réussirait à les empêcher ou à les diminuer. On susciterait ainsi l'émotion et la sagacité de tous.En ce qui concerne le fonctionnement de ce groupe, nous ne pouvons que nous en rapporter à ce qu'il déciderait, lui-même, toute étude de détail, toute ébauche de règlement étant quant à présent prématurée.Toutefois, nous nous permettons d'indiquer que, dans notre pensée, il ne s'agirait pas d'un concours banal, clos après une découverte satisfaisante, mais bien d'un concours permanent ouvert pendant toute la durée de la guerre, quel que soit le résultat obtenu, de façon à ajouter à l'attention toujours en éveil un moyen qui l'excite, sans répit et sans interruption.Des primes seraient accordées par une commission qui, de par l'autorité de ses membres, pourrait recommander avec efficacité l'exécution du ou des projets adoptés, ou même favoriser par avance la mise au point ou la réalisation matérielle d'une idée reconnue a priori susceptible d'une application pratique. Les inventeurs abandonneraient à la commission la propriété de leur projet, ce qui permettrait à celle-ci d'amalgamer totalement ou partiellement plusieurs projets s'ils devaient assurer en commun le but poursuivi.Enfin, il ne s'agirait pas uniquement de découvrir un moyen de destruction, mais il faudrait accueillir et retenir tous les moyens de parer aux effets destructeurs des sous-marins ou de les amoindrir (soit par une protection plus efficace, soit par des moyens de découverte et d'avertissement plus précis ou plus sensibles, etc.) de sorte que l'esprit d'invention de tout le monde pourrait, avec un but unique et défini s'exercer dans ce domaine assez vaste.Dans la situation présente, l'appel à l'initiative générale ne semble pas devoir être négligé.Si l'on veut bien y recourir, la conscience du danger et la nécessité urgente de le conjurer sont des mobiles assez puissants pour susciter une découverte de nature à diminuer l'action des sous-marins.
1916.10.16.Note (sans signataire)
NoteParis, le 16 octobre 1916M. Gaston Bouniols vient me voir, il m'explique qu'il est membre du conseil de surveillance de la Banque russe du commerce et de l'industrie, l'autre membre de ce conseil de surveillance étant Gouin, de la Société des Batignolles ; il a déjeuné l'autre jour avec le prince Soukotoff, administrateur de la Banque russe du commerce et de l'industrie, qui en est du reste le Grand Manitou ; il paraît que le prince, qui était colonel au commencement de la guerre, a été démobilisé et spécialement chargé de venir en France pour s'occuper d'une ligne de navigation entre la France et la Russie, M. Bouniols ne croit pas que la banque voit ça du côté purement financier, mais bien comme une entreprise commerciale qu'elle désire tenter, elle ne semble donc pas avoir d'armateurs derrière elle.Le prince a toutes les recommandations possibles, et missions de son gouvernement qui a l'air de marcher entièrement avec lui, il a déjà vu à Paris le ministère de la Marine, le sous-secrétariat de la Marine marchande et peut-être également le ministère du Commerce, il a été également en rapport avec M. Breton, des Chargeurs réunis, et M. Plisson, des Chargeurs français, il veut nous voir, mais quelqu'un lui a dit (M. Bouniols ne sait pas qui), que pour nous voir il devait s'adresser à M. Jules Charles Roux, et d'après ce que M. B. me dit, le prince Soukotoff ne semble pas y tenir; M. B. semble croire même qu'il ne l'a jamais vu et qu'il le considère beaucoup plus comme le président du Comité central que comme armateur intéressé à la ligne de Russie. On a également dit qu'une subvention était nécessaire à la ligne, mais le prince ne comprend pas pourquoi.Le Prince Soukotoff viendra mercredi avec Bouniols et le directeur de la Banque russe du commerce et de l'industrie à Paris, un M. Kone.
1916.10.19.Du Comité central des armateurs de France
Comité central des armateurs de FranceMM. Worms & Cie45, boulevard Haussmann - ParisMessieurs,Représentation d'armateurs français à Copenhague. A toutes fins utiles, nous avons l'honneur de vous communiquer, ci-joint en copie, deux dépêches du sous-secrétaire d'Etat à la Marine et du ministre de France en Danemark, concernant la représentation éventuelle à Copenhague d'entreprises de navigation françaises.Ces documents viennent d'être communiqués au Comité par le département des Affaires étrangères.Nous croyons bien faire en rappelant ici que notre association a pour correspondant à Copenhague, à défaut d'un Français, une personnalité dont il semble que les sympathies et le dévouement pour la France ne sauraient être mis en doute.Nous voulons parler de M. Peter de Nully Brown, directeur de la Dampskisselskabet Norden, 43 Amaliegade, Copenhague, descendant d'émigrés français.M. Peter de Nully Brown avait été recommandé au Comité en 1904 par feu M. Goudchaux, le très regretté trésorier de notre association, qui le connaissait personnellement. A plusieurs reprises, depuis cette époque, notre correspondant nous a donné des témoignages personnels de sa sympathie, notamment en nous remettant des sommes importantes pour la Croix-Rouge française, en 1910 à l'occasion des inondations qui ont désolé la région parisienne, et au commencement de la présente année (notes de séance du conseil de direction du 10 mars 1916).Il y a quelques années, le ministre des Affaires étrangères a nommé M. Peter de Nully Brown, chevalier de la Légion d'honneur, et cette nomination avait été chaudement appuyée par le ministre de France à Copenhague.Veuillez agréer, Messieurs, l'assurance de nos sentiments dévoués.Le secrétaire général, Paul de RousiersLe secrétaire technique, Paul Houët
1916.11.01.De Me Touchet.A Worms et Cie Bordeaux
Bordeaux, le 1er novembre 1916M. G. Renaud, directeur de la Maison Worms & Cie,7, allées de Chartres, BordeauxM. le directeur,Comme suite à ma lettre du 22 mai dernier, vous remettant promesse de vente que m'a consentie M. Louis Faget, propriétaire de l'immeuble situé, quai Louis XVIII, à Bordeaux, et pour une durée de six mois, dont l'échéance aura lieu le 19, présent mois.J'ai l'honneur de vous remettre, inclus, promesse de cession du bail par le locataire d'une majeure partie dudit immeuble, le bail du locataire débit de vins sera terminé fin décembre 1917.M. Henri Lacourrège accorde trois mois pour accepter ses prétentions de vingt mille francs, et en plus six mois de loyers gratis.J'ai eu à lutter depuis cinq mois contre cette demande exagérée ; on m'opposait : "Nous ne trouvons pas de local sur les quais ayant la même surface." J'ai offert de voir si on lui louerait l'immeuble 132, quai de Bacalan, dès qu'il serait libre.Par sa lettre du 31 août dernier, M. Lacourrège m'informe que s'il pouvait avoir ce local, il réduirait ses prétentions à quinze mille francs.Me Touton, votre agréé, a plaidé la dissolution de la société Massol & Vve Mazières ; il espère que le Tribunal de commerce rendra demain son jugement, et que sous peu ce local sera libre.Si vous croyez utile que je demande à M. Louis Faget, une prorogation de sa promesse pour un ou trois mois, je ferai la démarche.Veuillez agréer, M. le Directeur, mes civilités empressées,B. Touchet
1916.11.02.De Worms et Cie Bordeaux
Worms & Cie7, allées de ChartresBordeaux, le 2 novembre 1916Messieurs Worms & Cie - ParisMessieurs,Nous avons l'honneur de vous remettre la copie de la lettre de M. B. Touchet, qui a enfin obtenu de M. Henri Lacourrège, locataire de l'immeuble du quai Louis XVIII, une promesse de cession de son bail qui finira le 31 décembre 1928, moyennant une somme de 20.000 F, plus six mois de loyer, soit F 1.600, et aussi, copie de cette cession de bail établie sur papier timbré, que nous conservons dans notre dossier.Vous remarquerez dans cette lettre que M. Lacourrège demande une somme aussi élevée dans la crainte de ne pas trouver un local convenable pour la continuation de son industrie, et M. Touchet nous suggère de lui louer le local dépendant des immeubles de Mme Delavigne, quai de Bacalan, qui était loué à la société Massol & Veuve Mazières, par bail, pour la résiliation duquel nous avons entamé un procès, parce que Massol s'est suicidé il y a deux ans, et le fils Mazières est mobilisé, de sorte que nous avons dû demander par jugement la résiliation de ce bail ; ce jugement doit être rendu ces jours-ci.M. Lacourrège, qui ignore le nom de l'acquéreur qui désire acheter l'immeuble Faget, proposerait une réduction de 5.000 F si cette location lui était faite, mais nous avons l'espoir que nous arriverions à obtenir au moins 10.000 F et, en ce cas, l'immeuble vous coûterait F 101.600.Nous vous prions de bien vouloir examiner cette affaire, et nous dire ce que vous en pensez, tout en vous faisant remarquer que l'échéance de la promesse de vente de M. Louis Faget échoit le 19 novembre 1916.Agréez, Messieurs, nos bien sincères salutations.[Signature illisible]
1916.11.09.De James Little and Co.Glasgow
James Little & C°
69 Buchanan Street, Glasgow
9th November, 1916
Mssrs Worms & Co
45, boulevard Haussmann - Paris
Dear Sirs,
We have observed, with pleasurable interest, a Report that you have purchased a large piece of ground on the river Seine for the erection of Shipbuilding Yards, to be known as "Les Ateliers et Chantiers de la Seine Maritime".
In this connection, it has suggested itself to us to inform you that we have influential shipbuilding friends in this neighbourhood who have under consideration the idea of joining forces with an Establishment in France upon the lines of an arrangement whereby they would undertake the technical part of the constructional work.
We should be much obliged if you would let us know whether, in principle, such an arrangement would be considered by you to be of interest in connection with the new Establishment with which you are identified, and we would then go closely into the matter with the Shipbuilders, and endeavour to submit it to you in more concrete shape.
[Signature illisible]
1916.11.10.De James Burness and Sons.Londres
James Burness & SonsLondon and 3, Bute Crescent, Cardiff138, Leadenhall StreetLondon, 10th November 1916Messrs Worms & C° - ParisDear Sirs,We have made some quiet & careful enquiries about the contemplated operations of the firm which you mentioned to us over the telephone yesterday and we are told that the report which appeared in the 'Times' of the 12th ulto. (of which we sent you a copy yesterday) is substantially correct, viz, that in conjunction with Messrs Grahams & Co's Indian Houses (Calcutta & Bombay) they propose endeavouring to capture the business formerly carried on by the Hansa Line. Then again they are credited with the intention of running a Line from a French Atlantic port to the United States; also a Line from the United States to the Mediterranean, and furthermore that they are believed to be contemplating a Line of steamers to Australia from a Northern European port. This is all the information we have been able to gather at present, and we think perhaps it is all we are likely to be able to obtain, but we will be on the 'qui vive' and if we are able to supplement it later we will certainly do so. They seem to have plenty of money at their disposal and are buying steamers of the tramp order left & right, but whether the steamers in question are likely to prove suitable for the purposes of a Line our informant seemed to be somewhat doubtful.Yours truly,James Burness & Sons
1916.11.23.De James Burness and Sons.Londres
James Burness & SonsLondon and 3, Bute Crescent, Cardiff138, Leadenhall StreetLondon, 23rd November 1916Messrs Worms & C° - ParisDear Sirs,Bordeaux & the General Situation. We beg to acknowledge receipt of your letter of the 20th inst. and are much obliged to you for posting us so fully with reference to the coal position in France, which we very much regret to see is even more serious than we had thought. We must confess that the impression conveyed to us by our recent interview with Mr. Barbier of the Bureau des charbons here is that, in his opinion at any rate, the scheme is working satisfactorily and although he did not say so in so many words he was of opinion that the scheme was working fairly well taking it as a whole and he hinted that in the past you had been somewhat generously dealt with and consequently there was a certain amount of leeway to make up to the other shippers to France. We hope we may be mistaken in taking this view.We were very pleased to hear today from your Cardiff House that it was rumoured no further licenses were to be granted to Spanish ports after this week and are hopeful that this may result in freeing tonnage for the French ports.When we went up today to endeavour to have an interview with Lieut. Thoumyre, it would appear that this gentleman was engaged at a meeting and Mr. Barbier came to see us as on previous occasions. He then told us that he did not know of the promise which had been made to you by Lieut. Thoumyre that a 2.000 tonner should be allocated to you for Havre in consideration of the undertaking you had given him in the meantime to supply the gasworks there with coal from your stock, but he promised later in the day to have a word with that gentleman and we are pleased to say he came through to us this evening to tell us that a 3.000 tonner had already been allocated to your Newcastle House. We thanked him for this but said although we had spoken to Newcastle several times in the course of the day they did not appear yet to have had a boat named to them. However on speaking to Mr. Torry this evening when he had just returned from the Committee he told us they had just received a letter from the Bureau des charbons confirming that the "Felix" 3.500 tons had been allocated to them, that the boat was described as being due Tyne to discharge but they rather thought she was still at Bayonne. This we shall mention to you when next on the telephone suggesting at Mr. Torry's request that perhaps you might be able to get some information from Bayonne as to her position.We are, dear Sirs,Yours truly,James Burness & Sons
1916.11.25.De Worms et Cie Cardiff
Worms & CieCardiff, 25th November 1916 SaturdayMM. Worms & C° ParisDear Sirs,We beg to confirm our letter of yesterday and are this morning in receipt of your favour of the 22nd inst. Situation. Tonnage remains exceedingly scarce, what there is available enquires for either Spanish or Egyptian Ports. Our Authorities are obviously again checking shipments to the former Country despite the fact that their needs of Iron Ore, etc., are greater than ever. Of course, they want to turn such tonnage to the French Atlantic Ports if possible. The Limitation Schemes Executive met yesterday in London but failed to arrive at any settlement of the demurrage question, and thus shipments for Italy are likely to be further postponed, as few Shippers, if any, will incur the responsibilities thrust on them by the new War Charter. At the same Meeting much optimism was expressed by the Authorities on the tonnage question for the near future, which we think was quite unjustifiable, and we now wait to learn whether you have been able to obtain any tonnage through the Bureau des charbons as suggested through Messrs Burness yesterday. One thing is very certain neither the Admiralty locally nor our Control Committee can obtain anything for us for Havre or Bordeaux, although we shall continue our efforts to obtain their assistance.The British Government held Conferences yesterday in London anent the threatened trouble with the Miners over wages. We believe that a way out will be found, even though a larger control of the Collieries and labour be forced upon the Government in order to keep things going. People violently opposed hitherto to such interference, would now gladly welcome same on the lines on which British Railways have been managed since the War began. Contracting for next year is thus, you can readily understand, practically in abeyance until the future can be more clearly forecasted, both by Buyer and Seller.Port Said. "Media" ss left La Pallice yesterday afternoon and we trust will be here Monday morning, in which case the Tredegar C° may give her very quick despatch. We are afraid some of our other steamers are falling back in readiness, and thus we are more anxious than ever to obtain another forward boat, nothing seems available although for mid December Owners are enquiring more freely. This we explained to Messrs Burness, who you have authorised to charter a Holt liner of about 5.000 tons, ready 10/23rd December, and we now wait to learn whether Owners will fix the steamer in the face of your warning that considerable detention may be her lot if her readiness be in any way deferred.Marseilles. "Noya" ss apparently cannot be finished before Monday. No tonnage prompt or distant enquires, and from what we can hear anything that comes on the Market will probably be "directed" by the Authorities to fix with the PLM Contractors.Algiers. "Saint Barnabe" ss ought to arrive in Barry by Monday and from present appearances should get good despatch. We note that you are not averse to shipping a further 2.500 tons by a later boat, and it is not improbable that we may arrange a shipment jointly with our neighbours, Messrs Corys and Agius, who both want further tonnage. Already we have a steamer in view.Havre. We made every arrangement possible with the Dock C° and labour to load SS "Knottingley" (which was then thought to be out in Barry Roads) by tonight, when we ascertained that the new Owners intended to dry dock her before loading. We are trying: to defer such dry docking, but owing to the non-arrival of the steamer nothing can be arranged. Needless to say the Collieries are very annoyed, and Mr. Jenkins from whom we yesterday, as a special favour, obtained the release of the cargo is by no means content... Unfortunately Owners have the right by charter of dry docking when required. We are making effort to find another boat or even two, and we shall secure the option of the Tancarville Canal if it can be obtained.Swansea. "Hiram" ss would have finished loading this afternoon and sailed tonight, unfortunately one of her steam pipes became leaky and consequently she would have to stay there until Monday night, therefore loading will suspended at 1 pm and only completed Monday noon. Captain is agreeable to go to the Tancarville Canal on the distinct understanding that doing so incurs no extra expense, and that he gets some gratuity for extra trouble. Mr. Jeffreys seems to have over-looked the fact that fees are payable for passing through the Gates which doubtless Mr. Fremont will arrange if you explain matters, as we tried to do at the telephone just now. Probably steamer will be offered for a second voyage in a day or so, but it takes sometime now to cable Norway.Bordeaux. "Château-Latour" ss you thought had left Bordeaux for Port Talbot last night. We have made all arrangements possible to load her quickly.Chartering. Absolutely nothing seems available, and up to the present the Powell Duffryn C° have failed to obtain the large steamer for which they were in treaty, nor has the "T.Pangalo" fallen into our hands, as we go confidently reckoned upon. As explained, Captain and Broker have evidently been playing the usual Greek game with us, for even the day after she was fixed to Messrs Moxeys for Port Said, they, as you know, came to see us with, we can now understand the idea of getting a large sum of money, relatively speaking, as demurrage under the last charter, which astute scheme was happily foiled by our Mr. Arthur. The lose of her for Bordeaux is most vexatious, and still more so, that they should have fixed her for Port Said, for which place we should have been only too delighted, to have chartered her ourselves. In these busy times it is quite inexcusable that people should be put to endless trouble day after day, and have hopes repeatedly held out that were fallacious through-out.SS "Empros". We enclose copy of letter from Broker asking for the names of your underwriters, which you promised to write us together with your value of cargo which is sure to be asked for later.Alicante. "Hansi" ss sailed for this Port at 6 pm yesterday, and we expect "Edda" ss to arrive here Monday next to load the Malaga cargo.Further tonnage. We may possibly on Monday or Tuesday be offered another boat for Malaga, and by then ought to have a reply from London anent licence.Messageries. We enclose herewith certificate of sailing from Newport at 9 am today of "Bellagio" ss. Messrs Herrings are still, without success seeking offers of other tonnage to follow. French Marine. You said that "Haut-Brion" ss may have left Brest last night for Barry Signal Station, and in due course you will let us know when "Pontet-Canet" ss and "Michel" ss may be expected here.State Railways. We presume "Saint-Eloi" ss will be leaving Fecamp shortly and we are having docking orders in readiness for her at Barry Signal Station.Goods Line. "Pomerol" ss will be leaving Swansea today, and "Bidassoa" ss Newport on Tuesday next.Chargeurs réunis. We were glad to hear through Messrs Burness that "Amiral Duperre" ss should leave Havre on the 26th. inst. and required 2.100 tons of Bunker coals. We have advised all concerned."Breton" ss. We shall in due course send you receipted invoice for Messrs John Shearman & C°'s a/c of £69-10-0."Barsac" ss repairs A/C may be presented by Messrs Mordey, Carney & C° at any moment. Messrs Nixon, Page & C° have been very throughly into matters, and effected substantial savings. We shall have to pay on presentation, although we shall try and consult you before doing so.Anthracite per "Cooee" ss. We thank you for endorsed B/L and have collected and already credited you the amount of freight due there under from Messrs Lamberts, to whom we have now handed that document.Customs Port said. We are just wiring "Freight 75/- Coals 32/6".Telephone. You were happily able to speak to us this morning to our mutual benefit; since then the information we gave you that "Istrar" ss sailed from Falmouth last Saturday direct for Port Said has been confirmed by her Brokers. Messrs Burness seem to be of the contrary opinion and are enquiring the real facts from Owners. Nowadays it is very hard to get full information of the movement of steamers for very obvious reasons. Again the Naval People told the Writer yesterday that "Empros" ss they understood was sunk, whereas your information was that she did not do so, and is still floating about, as a derelict dangerous to navigation.Messrs Burness wire they have fixed Mr. Holt's steamer "Oopack" 47/5200 tons, and we have arranged that such cargo shall be supplied, put on board, and trimmed by the Tredegar C°.War risks. We are informed by our Brokers that so far they have failed to get any Lloyds' underwriters to accept our sailings for December to North French and Bay Ports at 30/-%, and that today's rate is 40/-%. They are however going to sound the Market again on Monday, when they hope the position will be more favourable.Yours very truly,G. W. Moore
1916.11.28.De James Burness and Sons.Londres
James Burness & SonsLondon and 3, Bute Crescent, Cardiff138, Leadenhall StreetLondon, 28th November 1916Messrs Worms & C° - ParisDear Sirs,P & O Company at Marseilles. With reference to our other letter of this date upon the subject of our yesterday's conversation with you when you desired us to intimate to the P & O Co. that in consequence of the operation of the Limitation Regulations having prevented you from obtaining tonnage for your Marseilles requirements for about a month, you were very much afraid you might be short of coal there about 10/25th proximo & that you would be very much obliged to them if they could see their way to relieve you under the circumstances by taking as much coal as possible for the homeward bound boats at Port Said & for the outward bound boats here or at Gibraltar or elsewhere, we thought we had better see the Head of the Coaling Department upon the subject today so that they might not later on reproach us for not having given us longer notice about the matter. This we have done & the announcement seemed to give him rather an unpleasant surprise as he said their Port Said depot was also short of coal, and he enquired whether you suggested their falling back upon Oran in case of need. We told him that you made no suggestion but that you felt it would not be right to keep them in the dark about the matter for fear of subsequent disappointment. He said he would make a schedule of their requirements as they did in their memorandum of the 14th September last (a copy of which you will remember we sent you at the time) and when we receive this we will submit it to you for your further consideration & instructions.We are, dear Sirs,Yours truly,James Burness & Sons
1916.12.01.De James Burness and Sons.Londres
James Burness & SonsLondon and 3, Bute Crescent, Cardiff138, Leadenhall StreetLondon, 1st December 1916Messrs Worms & C° - ParisDear Sirs,Marseilles. When speaking to you this morning we were able to give you shortly the result of our interviews with the Board of Trade and Admiralty last night.Mr. Hipwood, the Assistant Secretary of the Marine Department of the Board of Trade, to whom we handed the letter a copy of which we sent you last evening, admitted to us the break-down of the Limitation scheme in its present form owing of course to the loss of numerous steamers by submarine & the consequent increase in the War Risk insurance and he fully realised the seriousness of your position at Marseilles having regard to your commitments to the P & O Co. in particular and the other steamers requiring bunkers there.We told Mr. Hipwood you were somewhat contemplating taking up boats on time charter if this could be allowed when he said it would be difficult for him to give you permission today to take up neutral boats on time charter but if you had to do so it would require to be done not through but on the same lines as Messrs Furness, Withy & Co. are now time chartering boats. We told him we thought perhaps you would be prepared to take up boats and to agree to bring home cargoes of ore which quite seemed to please him. The impression Mr. Hipwood gave us was that if we went to him on your behalf to ask permission to take up boats on time charter it would not be refused.We mentioned to Mr. Hipwood that we were going to the Admiralty to put the position before them when he said that perhaps they might be able to give you a boat or two and in any case we were to inform them of what he had just told us.At the Admiralty we were informed that they had no boats to give you so we mentioned what had taken place at the interview we had just had with Mr. Hipwood. We asked whether, in view of the fact that boats were being directed by the Admiralty to proceed to Australia, some such steamer could not be released to load for Marseilles instead of Port Said, mentioning that the deviation was not a serious one; however we were told that from an economic point of view it was better such a steamer should take the coal as far East as possible, viz. Port Said, but they admitted that if there were no orders for Port Said in the market then another port, such as Marseilles or the Italian ports, might receive consideration. We pressed them a little in view of the fact that your stocks would be exhausted about the end of December which gave you very little time to get a cargo or two to Marseilles by sayd the 20th/25th inst. and we said we hoped they would endeavour to give you one or two boats to allow time to go further into the proposal to take up boats on time charter. We were told that whereas they could release a boat to go to Marseilles it was not within their powers to direct the Owner to fix the steamer with anyone in particular but they asked to have in writing the particulars of your position for use in case of need when we promised to send them a copy of the letter we had just handed to the Board of Trade; this we are doing this evening.We have since seen Messrs Furness, Withy & Co. who tell us they are time chartering these boats for account of the British Government and on the outward voyages they are handed to the French or Italian Committees for allocation amongst the outward shippers; on the homeward voyages they load ore for the Ministry of Munitions. They enquired whether you would be willing to take over some of the boats which they had on time charter when we asked for & obtained a charter of one of the boats taken by them and we now enclose a copy of that per ss "Gratangen". We mentioned to you roughly the terms and that the war risk premium on the hull at the valuation of the steamer exceeding 1% per month has to be for charterers' account. You told us you would not agree to this in as much as if the steamer were lost you did not wish to have trouble with the Owner in connection with the collection of the insurance but you were quite willing that the Owner should cover the steamer and debit you with the premium thereon. Messrs Furness, Withy & Co. since tell us that in as much as the Owner has to do the insurance with the Government the matter is arranged in this way.We further mentioned that Messrs Furness, Withy & Co. have a 3.750 tonner, ready Monday/Tuesday next, and we pressed them for an offer of this or any other steamer for the outward voyage only which however they told us they could not give so we then asked for the offer of the boat on their best possible terras in order that you might keep your Depot at Marseilles supplied and to give us a little further time to communicate with you to explain the position, to you more fully. They promised to go into this.we have also spoken to Mr. J. S. Pyman, the late Owner of the ss "Abaris", who we now find has gone to the French Commission, to ask him whether in the event of the Admiralty releasing a boat for Marseilles he can arrange that she should be offered to you, Mr. Pyman seemed to think this might be possible and it is our intention to go to see him this afternoon and in case of need to ring up our Admiralty from there to endeavour to get them to release a boat.We are, dear Sirs,Yours truly,James Burness & Sons
1916.12.12.De James Burness and Sons.Londres
James Burness & SonsLondon and 3, Bute Crescent, Cardiff138, Leadenhall StreetLondon, 12th December 1916Messrs Worms & C° - ParisDear Sirs,Marseilles & time chartering. We beg to acknowledge receipt of your favor of the 9th inst. and are much interested in the interview which you had with Lieutenant Thoumyre with reference to taking up boats on time charter.We have had a further interview today both with Messrs Furness, Withy & Co. and with Mr. Holmden whom in the first instance we asked for advice as to how the "Storli" is to be managed, whether by Messrs Furness, Withy & Co. or by yourselves in Paris or by your Cardiff House. Mr. Holmden told us he hoped you were quite satisfied with the assurances you received in France before you agreed to take this steamer because he said there was no doubt that fresh regulations were to be issued shortly and in any case there was a new man at the head of the Board of Trade. Mr. Holmden is of opinion that Messrs Furness, Withy & Co. cannot protect you in the event of the Local Committee deciding, in spite of the instructions of the French Commission here, to allocate the boat to some other firm when your position would be that you would have to trade the steamer outwards, and home with ore, probably with a heavy loss; Mr. Holmden stated that the loss of bringing a cargo of ore home in say a 6.000 tonner at the present time charter rates might work out at say £10.000.We discussed the matter with you on the telephone this afternoon when we said we were inclined to advise waiting a day or two before deciding anything inasmuch as we thought that new regulations would "be issued fairly promptly and in any case the "Storli" would not he ready for her first outward voyage for say another ten days or so. We explained that Messrs Furness, Withy & Co. had not taken up many boats at over the authorised rate of 42s/6d but had taken a few recently because some of the number which they were authorised to fix had been sunk by submarine so that it was considered justifiable to replace them at the current rate. Of course it is known here that higher rates have been & are being daily paid for French account and our Authorities have not so far moved in the matter but they can, and we think will, control neutral tonnage, i.e. that unless the Norwegian Shipowners will agree to a maximum time chartered rate such Owners will be refused the facilities of bunkering everywhere.Since speaking to you, your Cardiff House have been through to say that at a Meeting held today the Committee were asked to vote whether a boat should be allocated or the Limitation Scheme suspended and allocation was decided upon; we are afraid that this makes matters still more difficult for those who have time chartered tonnage.The position changes from day to day and almost from hour to hour and in addition to the foregoing difficulties a new President of the Board of Trade has just been appointed whose decision has yet to be taken on all such matters as these.You told us you would make some further enquiries on your side but meantime you were quite willing to wait a little before deciding what to do in the case of the "Storli" and whether it was desirable to take up further tonnage.If the "Tosho Maru" should offer at 42s/6d we do not know whether this would be considered as within the limitation rate and we quite agree with your suggestion that your option of 6 or 12 months should not be declarable until the boat is ready if it can be arranged.We are, dear Sirs,Yours truly,James Burness & SonsYour Cardiff House tell us this evening that the allocation of tonnage regulations will probably not come into force before the 1st January.
1916.12.13.De James Burness and Sons.Londres
James Burness & SonsLondon and 3, Bute Crescent, Cardiff138, Leadenhall StreetLondon, 13th December 1916Messrs Worms & C° - ParisDear Sirs,Marseilles. When speaking to us this morning you told us you attended a Meeting at the Ministry of Public Works yesterday afternoon when the Chairman, Mr. Weiss, again emphatically said he had heard from M. Parent that the British Authorities would on no account allow time charters at any figure and would "blow up" those parties who had exceed the limitation rate; Mr. Weiss added he had no power whatever over the British Authorities. You said you take it from this that the assurances you have received from Lieutenant Thoumyre may not after all be definite but you thought the probability was the maximum rate would be increased when of course if it were made 47/6 you would be all right as regards the "Storli" but if it were only 42/6 or 45/- it would be better to give the boat back to Messrs Furness, Withy & Co. You further told us you had to attend another Meeting this afternoon.This afternoon we informed you that we thought Messrs Furness, Withy & Co. would be willing to take back the "Storli" and in any case it was evident that some alteration of the Limitation Scheme and time chartering generally would probably be brought into force shortly, also that as the "Storli" would not be ready for some days yet there was time perhaps to wait a little before deciding what to do.You referred to the fact that British boats had been taken on time charter at 35s/- when we explained that we knew the PLM had taken steamers on this basis but we thought it was due to the fact that the Admiralty had withdrawn from their service some boats which they had on time charter because they were large steamers and it was not an economic use of tonnage to bring large boats back in ballast from Marseilles; they were accordingly allowed to take up a smaller type of boat to replace them.We are sorry to say we have not been able to get any definite information as to the liabilities which exist if British steamers are taken on time charter but we cannot help thinking that of course these time charter boats are liable to requisition and could be withdrawn from the time charter at any moment; indeed we are told that a clause is inserted in the time charter providing it is cancelled in the event of this being done. There are one or two boats which are practically free from requisition, for instance a neutral steamer purchased & put under the British flag, but there must be some further regulations on the subject because you will remember the "Brunhilda's" time charter was cancelled because the rate was higher than the Authorities permitted.We were very pleased to tell you this afternoon that the owners of the "Verdala" had been granted a licence to proceed to Marseilles and we have this evening at their request wired to Messrs Smith, Imossi & Co. asking them to order the steamer to Marseilles to discharge; we are also writing Messrs Gow, Harrison & Co. asking them to be so kind also to wire the Captain confirmation that he is to discharge there.When telling you this we asked whether you approved, if it were possible, our trying to get the "Uganda" diverted to Marseilles, the circumstances being that this steamer has been handed back by the Commonwealth Government to the Admiralty who have taken her over but do not wish to interfere with her existing Port Said charter, indeed they had this morning notified your Cardiff House that they have 100 tons of waggons to ship on her deck to Port Said; you agreed that we should approach our Admiralty on the subject. We much regret however having been unsuccessful; in the first instance they told us that the shipment of the waggons was a matter of urgency when we pleaded again your position at Marseilles and that in our previous interviews they had said they would give you a boat if they had one to spare. A reference was then made to other departments of the Admiralty when it was decided that unfortunately they could not give you the boat because she is running uninsured and the Admiralty do not feel inclined to incur the extra risk of sending a boat of this type and of such value to Marseilles."Tosho Maru". The brokers tell us they have not yet received any cable instructions from Japan with reference to this steamer.We are, dear Sirs,Yours truly,James Burness & Sons
1916.12.14.Du Petit Havre.Article
M. Charles Delaporte, âgé de trente-cinq ans, contremaître mécanicien a été victime, mercredi matin, d’un douloureux accident. Alors qu’il travaillait à bord du steamer Thérèse-et-Marie, de la maison Worms, actuellement dans l’une des formes sèches du bassin de la Citadelle, une forte pièce de machine lui est tombée sur le pied droit et le lui a écrasé. M. Delaporte, qui habite, 47 rue Amiral Courbet, a été transporté à l’Hôpital Pasteur.