24 résultats

1906.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence, dans :

  • les copies de lettres à la presse1,
  • les doubles des courriers reçus par le siège, à Paris, entre 1903 et 19082,
  • la correspondance, les notes, rapports, circulaires, accords, traités... (originaux ou duplicatas) émanant de la direction générale de la Maison, des départements maritimes et combustibles, ainsi que des succursales françaises et étrangères. Les dossiers d'où proviennent ces pièces ont été classés "tels quels" par les services qui les ont produits. Répertoriés par objet et non par date, ils couvrent – ensemble – une période allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1960. Une notice située à la fin du présent article, reproduit le descriptif qui est fait des archives les plus significatives sur les bordereaux d'inventaire,
  • les synthèses réalisées par la Maison et notamment :
    • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
    • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec l'Égypte (1869-1948)", daté du 16 juin 1948
    • "Historique de Worms & Cie – 2ème partie (1877-1911)", daté du 27 avril 1948.

A ces informations s'ajoutent celles recueillies :

  • auprès des services administratifs : état civil, tribunal de commerce...
  • dans les annuaires et les minutes notariales...
  • dans la presse, les revues professionnelles et les ouvrages d'histoire...

Les documents d'où sont extraits les renseignements rassemblés dans ce recueil sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur l'intitulé de chacun d'eux (en bleu + soulignement).

1+2 Ces corpus n'ont pas fait l'objet d'un dépouillement exhaustif comme cela a été le cas pour les chronos de correspondance datant du 19ème siècle.

1906.01.01.De Worms et Cie.Circulaire.Original

Document originalWorms & Cie45, boulevard HaussmannParis, le 1er janvier 1906M.Nous avons l'honneur de porter à votre connaissance que M. Jules Silvain est entré à la date de ce jour dans notre Maison pour y occuper la place d'associé qui était restée vacante depuis 1903, et sans que cela apporte d'ailleurs aucune modification à la constitution de notre société.Nous vous prions de prendre note de sa signature que vous trouverez ci-dessous et d'agréer l'assurance de notre considération distinguée.Worms & CieM. Jules Silvain signera : [signature]

1906.01.15.A Ch. Hischemoller.Rotterdam

Courrier retranscrit sur une fiche manuscrite Le Havre, le 15 janvier 1906Cher Monsieur Hischemoller,J'ai bien reçu votre lettre du 11 et m'informant de l'établissement d'un service entre Rotterdam et la Finlande par la Finska Angfortygas Aktrebolog. Mais même si cette Compagnie combine ce service avec ceux qu'elle fait déjà dans la saison au départ des ports français, je considère qu'elle n'aura, en raison du peu de fréquence et de l'irrégularité de ses départs, aucune chance de concourir avec les lignes établies pour le fret au départ de Bordeaux et du Havre pour Rotterdam.Je viens maintenant vous donner le résultat de ma conférence avec les chefs de ma maison au sujet de l'affaire qui a motivé mon voyage à Rotterdam, conférence dans laquelle nous avons examiné et pesé de la manière la plus approfondie tous les aspects de la question.En résumé, celle-ci se pose de la manière suivante :1°) II n'y a aucune raison d'établir un nouveau service régulier entre Bordeaux et la Hollande, ceux qui existent assurant des communications bien suffisantes pour l'importance du trafic et fonctionnant à la parfaite satisfaction de la clientèle.2°) La situation plus avantageuse de votre port à l'égard de la région du Rhin peut être une raison de chercher à augmenter, au détriment d'Amsterdam, la part prise par Rotterdam à ce trafic. Mais, c'est une raison locale qui ne saurait déterminer les armateurs étrangers, le service d'Amsterdam étant entre les mains d'une puissante Compagnie qui ne se laissera pas déposséder de son trafic acquis, et la lutte dans laquelle il faudra entrer avec elle devant absorber et au-delà tout le bénéfice des avantages du port de Rotterdam.3°) II est vrai que nous aurions d'excellentes raisons d'absorber le service entre Bordeaux et Rotterdam, puisqu'en l'amalgamant avec ceux que nous assurons déjà, nous pourrions augmenter le nombre des départs tout en réalisant une sérieuse économie d'exploitation. Mais puisque nous n'avons pu décider amiablement les possesseurs du service actuel à nous le céder ou à entrer dans une combinaison avec nous, nous ne pouvons que nous incliner avec regret. Il répugnerait à ma maison de se livrer à une agression pour arracher par la violence ce qu'elle ne peut obtenir par la persuasion. Son principe est en effet, que du moment où ses voisins font, comme elle-même, ce qui est nécessaire pour donner complète satisfaction aux besoins du commerce, elle doit respecter leur terrain comme elle est toujours résolue à faire respecter le sien.Dans ces conditions, ma maison a le vif regret de ne pouvoir donner suite à vos projets en organisant directement ou en soutenant indirectement, une concurrence à la ligne de la maison Smith & Cie. Mais si d'autres prenaient cette initiative, et si un nouveau service concurrent s'établissait, elle considérerait alors qu'il n'y a plus là un terrain gardé, et se réserve entièrement de prendre dans ce cas et à ce moment, la position qu'elle jugera conforme à ses intérêts dans l'avenir.En ce qui concerne Nantes-Rotterdam, ce service pourrait avoir quelque intérêt si l'on pouvait le combiner avec un autre en faisant de Nantes une escale;mais il est certain qu'il ne pourrait à lui seul alimenter un steamer, et il faut donc y renoncer en même temps.Avec l'expression de tous les regrets que j'éprouve à manquer ainsi l'occasion de nouer avec votre maison d'agréables relations permanentes, et dans l'espoir que cette occasion se présentera à nouveau sans trop tarder, je vous prie, Cher Monsieur Hischemoller, de vouloir bien me rappeler au bon souvenir de Monsieur votre père et d'agréer pour vous-même l'expression de mes sentiments cordiaux.Monsieur Chr. Hischemoller,de la maison Johs Otten & Zoon, Rotterdam

1906.02.16.Thérèse Jenny Goudchaux.Naissance

Document originalNB : Certificat établi le 9 octobre 1940.

1906.03.00.De Worms et Cie Marseille.Original

Document original

1906.03.20.Roger Paul Francis Leroy.Naissance

Document originalNB : Certificat établi le 17 octobre 1940.

1906.07.05.A Daher et Cie.Marseille.Extrait

Courrier retranscrit sur une fiche manuscriteLe Havre, 5 juillet 1906Messieurs Daher & CieMarseilleMessieurs,Comme suite aux accords intervenus entre M. Majoux et nous, nous avons le plaisir de vous informer que nous confierons volontiers à votre succursale de Dunkerque, l'agence dans ce port de notre nouvelle ligne entre Dunkerque et Hambourg, étant bien entendu que nous ne prenons par là vis-à-vis de vous aucun engagement matériel ni moral, et que vous trouverez tout naturel que nous reprenions à tout moment notre liberté d'action pour nous installer nous-mêmes à Dunkerque, soit que le service que nous allons organiser, avec la collaboration de votre succursale, prenne une extension justifiant cette mesure, soit que nous entreprenions d'autres affaires sur la place de Dunkerque.Nous comptons sur votre bon concours pour travailler très activement le trafic en vue du succès de notre nouvelle entreprise; nous désirons que vous le fassiez le plus possible en notre nom, et notamment que vous apposiez à l'extérieur de vos Bureaux une plaque portant notre raison sociale, et une indication de nos services à convenir entre nous ; que vous ayez du papier à lettres et des cartes pour visiter la clientèle, portant comme mention principale « Worms & Cie, agence de Dunkerque » ; que les inscriptions sur les installations devant servir à l'exploitation de notre ligne, soient également à notre nom.[...]Nous vous prions d'agréer,

1906.07.07.De la Compagnie des bateaux à vapeur du Nord.Dunkerque.A Worms et Cie Le Havre

Courrier retranscrit sur une fiche manuscriteCompagnie des bateaux à vapeur du NordDunkerque, le 7 juillet 1906Messieurs Worms & CieLe HavreMessieurs,Nous avons l'avantage de vous accuser réception de votre lettre du 6 courant.Nous regrettons votre décision, en raison des bonnes relations que nous avons avec M. E Cellier et les autres expéditeurs de Hambourg depuis de nombreuses années.Nous croyons devoir vous informer, à titre de simple renseignement, que la Maison Julius Rudert, de Hambourg, répand le bruit qu'il est d'accord avec notre Compagnie pour établir un service rapide sur Hambourg. M. l'inspecteur principal du Chemin de fer du Nord à Dunkerque a reçu, il y a quelques semaines, de M. Rudert une longue communication dans ce sens.Nous profitons de l'occasion pour vous déclarer que ces renseignement sont complètement inexacts, étant donné que nous ne connaissons pas M. Julius Rudert et que nous n'avons pas l'intention d'établir un service sur l'Allemagne.Veuillez agréer...

1906.07.13.A Eugène Cellier.Hambourg.Extrait

Courrier retranscrit sur une fiche manuscrite M. Eugène Cellier à HambourgNouvelle ligne - Nous prenons bonne note de ce que vous nous écrivez à ce sujet.Si le renseignement qui vous a été donné émane de la Maison Julius Ruddert, nous ne nous en inquiétons guère. Nous savons en effet que ce Monsieur a fait courir le bruit de l'établissement d'une ligne entre Dunkerque et Hambourg et qu'il a fait des démarches auprès de la Compagnie des chemins de fer du Nord pour obtenir son appui, mais, comme en même temps, il a raconté qu'il était d'accord avec la Compagnie des bateaux à vapeur du Nord, laquelle ne l'a jamais vu et n'a jamais eu aucune espèce d'intention de se mettre sur Hambourg, comme d'autre part, il parlait d'un service rapide destiné à transporter des passagers, ce qui est tout au moins une exception bizarre des éléments de trafic à attirer à cette ligne, nous pensons que ce projet n'a jamais existé que dans ses rêves.Nous ne croyons guère qu'il soit dans les intentions de la Forenede, à laquelle nous ne voyons aucune raison de compléter sa ligne Baltique-Rouen par la double escale de Dunkerque et de Hambourg, si elle avait eu l'intention d'adjoindre votre port à ce nouveau service sur la France, il me semble qu'elle l'aurait fait tout de suite.Quoi qu'il en soit, nous sommes bien aises d'avoir pris les devants, et vous pouvez nettement prendre position en annonçant notre service semi-hebdomadaire de Hambourg sur Dunkerque comme si nous étions décidés à faire régulièrement l'escale dans les deux sens, ce que nous n'hésiterions pas à faire si les bruits de concurrence se confirmaient et ce que nous serons amenés à faire, comme vous le faites remarquer, au moment des expéditions de légumes qui suivront de près l'inauguration du service.En ce qui concerne le concours à obtenir de la Compagnie des chemins de fer du Nord, nous y avons déjà songé, et notre agence de Dunkerque doit faire une démarche auprès de l'Inspecteur dans ce port pour sonder le terrain.13 juillet 1906

1906.07.15.Du Det Forenede Dampskibs-Selskab.Copenhague.A Worms et Cie Le Havre.Extrait

Courrier retranscrit sur une fiche manuscriteDet Forenede Dampskibs-SelskabCopenhague, le 15 juillet 1906Particulière et confidentielleMessieurs Worms & CieLe HavreMessieurs,Nous prenons la liberté de par la présente rappeler au souvenir de votre estimée maison les différentes occasions pendant les dernières 3/4 années, nous avons eues de nous adresser à vous à cause de litiges entre vos agents et les nôtres dans les différents ports de charges de France.Cependant, nous avons eu toujours le désir de ne pas, à aucune condition, voir s'empirer nos relations, et comme au printemps passé, nous avons reçu de la part d'agents et d'exportateurs une invitation à établir une ligne hebdomadaire de Dunkerque à Hambourg, tandis qu'en même temps, les mêmes personnes nous procurèrent des offres de chargement de retour d'autres ports pour les bateaux à employer dans ledit service, nous nous décidâmes après mûres réflexions provisoirement à nous désister de ce projet pour la seule raison de ne vouloir en aucune manière être mis dans une position douteuse vis-à-vis de votre société. Les offres qui nous furent faites, restent cependant en vigueur ce jour d'hui.A notre plus vif regret, nous n'avons pas trouvé de la part de votre honorée Maison les mêmes égards, ce qui nous est démontré par les annonces et circulaires que vous venez de publier sur l'établissement de ce même service à partir de cette fin d'été, et dans lesquelles vous faites du reste remarquer d'une façon sautant aux yeux que vous signez des connaissements à forfait pour tous les ports allemands de la Baltique etc., etc.Inutile de vous expliquer notre position dans le trafic français ; elle vous doit être connue dans tous ses détails, et il ne nous est donc non plus nécessaire de vous expliquer, que la dernière démarche de votre Maison en combinaison avec ce qui précède ne peut être considérée que comme un envahissement de territoire.Avant de prendre cependant des démarches pour user des représailles, nous aimerions d'apprendre ce que vous auriez peut-être à dire à cette occasion et, en attendant de vous lire à bref délai, nous vous présentons, Messieurs, nos salutations distinguées.

1906.07.18.Au Det Forenede Dampskibs-Selskab.Copenhague.Extrait

Courrier retranscrit sur une fiche manuscriteLe Havre, le 18 juillet 1906Messieurs les Administrateursdu Det Forenede Dampskibs-SelskabCopenhagueParticulière et confidentielleMessieurs,Nous vous savons infiniment de gré du désir que vous exprimez de ne voir, à aucune condition, s'altérer nos relations et notamment du sentiment dans lequel vous avez décliné l'offre d'établir une ligne entre Dunkerque et Hambourg; cette mesure, étant données les relations que nous avons toujours entretenues avec ces deux ports, aurait été, comme vous le dites fort bien, de nature à rendre douteuse notre position réciproque, et vous aviez bien pressenti que nous y songions depuis longtemps nous-mêmes par suite de la nécessité toujours grandissante pour nous de contrôler le trafic entre la France et Hambourg dans le plus grand nombre possible de ports français.Mais nous serions absolument désolés si vous pouviez penser que vous ne trouveriez pas auprès de nous les mêmes égards, et que nous songerions jamais à nous intéresser par exemple, dans une ligne partant d'un port français, même non actuellement desservi par vous directement pour Copenhague et les ports de la Baltique. Il ne nous est pas venu un instant à l'esprit que vous pourriez considérer en quelque façon que ce soit l'établissement de notre nouveau service comme dirigé contre vos intérêts. Si nous avons mentionné dans nos annonces parmi les villes d'Allemagne pour lesquelles nous délivrerons des connaissements directs au départ de Rouen et de Dunkerque comme nous l'avons fait de tout temps au départ du Havre et de Paris, les ports de la Baltique, c'est uniquement pour pouvoir répondre à l'ensemble des demandes qui nous sont faites le plus souvent par les mêmes clients, chargeurs pour l'Allemagne.Veuillez agréer...

1906.07.21.Au Det Forenede Dampskibs-Selskab.Copenhague.Extrait

Courrier retranscrit sur une fiche manuscrite Le Havre, le 21 juillet 1906Messieurs les directeursdu Det Forenede Dampskibs-SelskabCopenhagueMessieurs,[...]Nous vous savons beaucoup de gré du désir que vous exprimez de ne voir, à aucune condition, s'altérer ces relations et notamment du sentiment dans lequel vous avez décliné l'offre d'établir une ligne entre Dunkerque et Hambourg ; cette mesure aurait été, comme vous le dites fort bien, de nature à rendre douteuse notre position réciproque, et vous aviez bien pressenti que nous y songions depuis longtemps nous-mêmes. Ayant créé il y a de cela un nombre considérable d'années une ligne maritime directe entre la France et l'Allemagne par Hambourg, nous considérons comme une obligation d'étendre ce service toutes les fois qu'il nous est démontré qu'un mouvement d'affaires existe ou peut être amené entre un port français quelconque et Hambourg ; nous allons aujourd'hui relier ce port de Hambourg à Rouen et Dunkerque, et il est possible que dans l'avenir nous allions de la même façon dans d'autres ports français pour les rattacher à Hambourg au moyen d'une ligne de vapeurs.Vous ne pouvez donc considérer en quelque façon que ce soit l'établissement de notre nouveau service comme dirigé contre vos intérêts. Si nous avons mentionné dans certaines annonces, parmi les villes d'Allemagne pour lesquelles nous délivrerons des connaissements directs au départ de Rouen et de Dunkerque (comme nous l'avons fait de tout temps au départ du Havre et de Paris) les ports allemands de la Baltique, c'est uniquement pour pouvoir répondre à l'ensemble des demandes qui nous sont faites le plus souvent par les mêmes clients, chargeurs pour l'Allemagne. Mais nous avons donné des instructions formelles à nos diverses agences pour qu'en aucun cas, il ne soit jamais fait à qui que ce soit, en vue d'enlever du trafic passant actuellement par vos lignes, une offre inférieure aux prix que vous pratiquez. Ceci est la politique que nous pouvons prouver avoir toujours suivie scrupuleusement et ouvertement à votre égard, politique pour laquelle nous nous sommes toujours contentés de vous demander la réciproque, et la seule qui nous paraisse possible entre nous, étant donné les rayons de pénétration communs à nos lignes.

1906.07.21.Du président de la Chambre de commerce d'Alger.A Worms et Cie Alger.Original

Document originalAlgérieChambre de commerce d'Alger Alger, le 21 janvier 1906Le président de la Chambre de commerceà MM. Worms & CieNégociants - AlgerMessieurs,Un projet de construction d'une cale de carénage au nord des cales existantes a été établi par le service des Ponts et Chaussées à la demande la Chambre de commerce.Avant de donner suite à ce projet, la Chambre de commerce serait désireuse de connaître l'avis des compagnies de navigation et des armateurs.Je vous serais dès lors très obligé de bien vouloir prendre connaissance des pièces du dit projet, dans les bureaux de notre secrétariat et me faire part des observations que cet examen pourrait vous suggérer, notamment en ce qui concerne la pente prévue (0,0625 m) et la côte du seuil (1 m 50 sous le zéro, soit 1 m 75 environ de profondeur en temps ordinaire).Par la même occasion, je vous communique la lettre suivante de M. le gouverneur général relative à l'augmentation de l'effectif des pilotes du poste d'Alger en vous priant de bien vouloir me donner votre avis sur les divers points que soulève cette lettre.Veuillez agréer, Messieurs, l'assurance de ma considération distinguée.Le président,[Signature illisible]Lettre de M. le gouverneur généralM. le président,Dans sa séance du 21 décembre 1905, la commission administrative de la station de pilotage d'Alger a demandé que le nombre des pilotes de cette station soit porté de 9 à 12.En me transmettant cette demande, M. le contre-amiral commandant la division navale de la marine en Algérie a émis un avis favorable sur la suite à y donner.Afin qu'il me soit possible d'examiner utilement cette proposition, je vous serais obligé de vouloir bien, après avoir pris l'avis des compagnies de navigation, des armateurs et des courtiers maritimes d'Alger, me faire connaître si le fonctionnement du service du pilotage ne leur donne pas toute satisfaction et quels sont les résultats à attendre de la mesure proposée.Tout en étant animé du désir d'améliorer le service du pilotage par une augmentation du nombre des pilotes, l'administration a le devoir, en restreignant les dépenses de ce service, de veiller à ce que les droits de pilotage perçus sur les navires dans le port d'Alger, droits qui grèvent assez lourdement la navigation, ne soient pas accrus.Je vous demanderai au besoin d'appeler, au cours de l'enquête à laquelle vous procéderez, l'attention des intéressés sur la possibilité de diminuer ces droits afin de favoriser la fréquentation du port d'Alger par les navires de commerce.Vous voudrez bien me faire parvenir les résultats de votre enquête avec l'avis de la Chambre de commerce sur les questions dont il s'agit, dans le plus bref délai possible.

1906.08.18.De Worms Rouen.A l'ingénieur des Ponts et Chaussées

Rouen, le 18 août 1906 À Monsieur l’ingénieur en chef des Ponts & Chaussées Rouen Monsieur l’ingénieur en chef, Par votre lettre en date du 21 avril dernier, vous avez bien voulu nous accorder d’utiliser pour notre trafic, la partie de quai comprise entre les bornes n° 60 et 74. Depuis cette époque, nous avons créé un service régulier sur Hambourg & Rotterdam qui fonctionne déjà et qui à partir du mois prochain, deviendra hebdomadaire pour le 1er port et bi-mensuel pour le second. Nos installations sur le quai, remontant à l’origine de nos services, sont depuis longtemps déjà, manifestement insuffisantes pour le tonnage et la nature de notre trafic et nous forcent à laisser dehors sous bâches, des marchandises délicates comme des conserves, sucres, etc. Elles ne répondent donc plus à nos besoins ; maintenant surtout que, recevant de l’étranger des marchandises soumises à des droits élevés, la douane exige que nous les mettions à couvert sous sa surveillance. Nous venons donc solliciter de votre haute bienveillance, l’autorisation de remplacer les deux petites tentes et les deux petits bureaux que nous occupons actuellement, par une seule et unique tente, que nous édifierions sur le terre-plein existant entre la ligne des tramways et la voie ferrée, dans l’espace compris entre les bornes n° 66 à 71. Sur cet emplacement, à la hauteur de la borne n° 69, se trouve un petit édicule à usage de latrines publiques, qu’il serait nécessaire de faire déplacer en le reportant soir en amont, soit en aval de la place qu’il occupe actuellement, ce dont nous vous serions obligés de vouloir bien vous charger, d’accord avec la municipalité et entièrement à nos frais, bien entendu. Contre notre tente nord, se trouve aussi un petit bureau appartenant à la Cie, la Seine et qu’il faudrait reporter en amont, à la hauteur de la borne 71 ; nous sommes également à votre entière disposition pour le faire enlever et le replacer à l’endroit que vous nous indiqueriez. Ces travaux sont de toute urgence, à l’approche de la mauvaise saison et nous espérons que vous voudrez bien, dans la mesure du possible, abréger les délais après lesquels il nous sera permis de les commencer. Nous avons l’honneur de vous remettre inclus les plans de notre tente projetée. Dans l’attente d’une réponse favorable. Nous vous prions d’agréer, Monsieur l’ingénieur en chef, l’assurance de notre considération distinguée. P. Pon Worms & Cie Signé Sury

1906.08.24.Plan.Worms Rouen.Occupation temporaire du domaine public

Plan présentant les installations de Worms & Cie Rouen sur le quai du Havre, à Rouen.

1906.08.24.Rapport du conducteur subdivisionnaire.Worms Rouen

A Rouen, le 24 août 1906 Port de Rouen Occupations temporaires du domaine public Modification d’installations, quai du Havre Demande de MM. Worms et Cie Rapport du conducteur subdivisionnaire Par pétition du 18 août 1906, MM. Worms et Cie demandent l’autorisation de remplacer diverses constructions, établies sur le terre-plein du quai du Havre, par un bâtiment unique à usage de magasins et de bureaux. Les pétitionnaires, qui avaient déjà un service régulier sur Bordeaux et sur Bayonne, viennent de créer deux nouvelles lignes : Rouen-Hambourg et Rouen-Rotterdam ; ils espèrent ainsi augmenter notablement leur trafic qui, en 1905, a atteint 80.477 tonnes ; ils ont du reste créé une agence locale à Rouen et, récemment, ils ont repris à la Cie « La Seine », qui était auparavant leur consignataire, deux tentes et deux bureaux établis quai du Havre par cette dernière société. Ces installations, qui étaient à peine suffisantes pour recevoir les marchandises fragiles arrivant par un bateau seulement, seront beaucoup trop exiguës lorsque la Compagnie Worms aura deux navires à quai en même temps ; c’est pourquoi elle voudrait établir une tente unique de 50 m. de longueur, dont la partie amont serait affectée aux lignes de Hambourg et de Rotterdam et la partie aval aux lignes de Bordeaux et de Bayonne ; cette tente contiendrait en outre deux bureaux pour les employés aux écritures. Elle serait placée entre les bornes 65 et 70, car, après examen des lieux avec le représentant des pétitionnaires, nous avons reconnu que, par suite du voisinage des voies de la Compagnie du Nord et des tramways, il était impossible de la mettre entre les bornes 66 et 71 comme le demandent MM. Worms et Cie dans leur pétition ; il a même fallu, pour ne la redescendre que d’une borne, ramener la largeur de sa face amont à 11 m. 50. La surface couverte, qui est actuellement de 161 m2 71 sera portée à 587 m2 50, soit une augmentation de plus de 400 m2. Nous pensons qu’il est préférable, pour la bonne utilisation des terre-pleins, de substituer une construction unique aux quatre locaux actuels, car l’espace réellement occupé par un bâtiment est en fait augmenté des passages que l’on ménage tout autour pour son accès, de sorte qu’il y a beaucoup de terrain perdu pour le dépôt des marchandises. Toutefois, si l’installation projetée atténue cet inconvénient, elle entraîne le déplacement des latrines publiques (H), d’un bureau (F) appartenant à la Cie HPLM et d’un autre bureau (J) appartenant à M. Durand, camionneur. Ces déplacements devront être effectués aux frais de MM. Worms et Cie, après entente avec les propriétaires des installations. Nous sommes officieusement d’accord avec le directeur des travaux de la ville pour reporter les latrines à hauteur de la borne 73, près de l’urinoir ; quant aux deux bureaux, on peut sans inconvénient les accoler à la face amont de la tente projetée, en F’ et J’. Nous proposons donc de transmettre l’affaire à la Chambre de commerce pour avoir son avis sur les modifications demandées par MM. Worms et Cie. Le conducteur subdivisionnaire. Signé illisible.

1906.08.30.De Worms et Cie Le Havre.Au Det Forenede Dampskibs-Selskab.Copenhague.Extrait

Courrier retranscrit sur une fiche manuscriteLe Havre, le 30 août 1906Messieurs les directeursdu Det Forenede Dampskibs-SelskabCopenhagueMessieurs,[...]Accuse réception lettre du 2 courant, avons revu toute la correspondance échangée avec vous jusqu'en 1894.Dans toutes ces lettres nous n'avons pas cessé de témoigner notre désir de ne pas marcher sur vos brisées ; nous vous avons signalé nous-mêmes la nécessité d'augmenter la fréquence et la régularité des départs pour la Baltique en vue de répondre aux plaintes de la clientèle ; nous avons renoncé à deux reprises, sur votre affirmation que vous pouviez entièrement suffire à assurer les besoins du trafic, soit entreprendre par le canal de Kiel une ligne directe sur la Baltique, dont vous aviez d'ailleurs accueilli l'annonce sans songer à revendiquer un monopole quelconque de ce trafic, soit à établir d'accord avec vous un service combiné tantôt via Copenhague, tantôt via Hambourg. Mais en même temps nous vous avons toujours manifesté l'absolue nécessité pour nous de surveiller le courant nouveau de trafic que l'ouverture du canal de Kiel pouvait créer pour la Baltique via Hambourg et de ne pas vous en désintéresser complètement malgré votre optimisme à l'égard de la préférence que vous pensiez pouvoir toujours retenir à la voie de Copenhague, ce que nous avions prévu est arrivé dans une certaine mesure, la voie de Hambourg a été recherchée, et il s'est établi un petit courant de trafic, beaucoup moins considérable que vous ne le dites mais indéniable cependant. Nous ne vous I'avons jamais caché et toute notre correspondance depuis 1900 montre que nous vous avons tenus au courant de cette situation, que vous avez considérée comme naturelle et inévitable.D'ailleurs il s'est créé également pour Hambourg, et sans aucun effort de notre part, un petit trafic à destination de ports de la Scandinavie non desservis par vous au départ de France, malgré l'existence de lignes directes dont les départs ne sont pas assez fréquents et réguliers.Or, nous contestons formellement qu'il ait été jamais coté des frets inférieurs aux vôtres ; chaque fois que vous l'avez cru, nous vous avons prouvé qu'il n'en était rien et vous vous êtes toujours déclarés satisfaits de nos explications.Mais nous vous demandons s'il est raisonnable, étant donnée notre situation bien connue dans le grand port de l'Elbe de vouloir que nous nous apprêtions à détourner de lui en le refusant désormais au profit de Copenhague, un trafic qui lui est venu tout seul et sans que nous courions après, grâce aux facilité qu'il a su offrir le premier !?En ce qui concerne Dunkerque, nous n'avons attaché aucune importance à la mention dans quelques annonces parmi les ports desservis, que nous avons indiqués aussi nombreux que possible pour attirer l'attention sur notre nouveau service pour Hambourg, des ports allemands de la Baltique. Comme nos agents dans ce port ont reçu instructions de ne jamais coter de prix inférieurs à ceux de M. Ferron et de Clebsattel et que nos départs n'ont lieu que tous les 14 jours tandis que les vôtres sont hebdomadaires, il est bien certain que nous n'y récolterons rien, à moins de cas exceptionnels peu probables où les chargeurs auraient des raisons spéciales d'expédier par Hambourg, et vous n'avez donc nullement à craindre que votre terrain soit atteint.C'est pourquoi et malgré ces termes absolument formels de votre part, nous nous permettrons de vous faire remarquer que nous ne vous avons jamais demandé de refuser par Copenhague le fret qui peut vous être donné à prix égal pour aucuns des ports ou villes d'Allemagne que nous desservons, trouvant très légitime que si les chargeurs y voient plus de commodités, vous ne les en priviez pas. Cette politique qui consiste uniquement à ne pas imposer au commerce une voie autre que celle qu'il préfère, nous semble la seule raisonnable si l'on ne veut pas amener de mécontentements justifiés. Réciproquement et loyalement appliquée, elle nous semble la seule praticable entre nous, tout au moins jusqu'au jour où se découvrirait la possibilité d'établir entre nous un service combiné d'une façon plus étroite et de réaliser des économies d'exploitation dont nous pourrions partager le profit.Veuillez agréer...P. Pon Worms & CieH. Follin[Au sujet d'une conférence.] Nous serons très heureux d'aller vous rendre visite à Copenhague la prochaine fois que quelqu'un de nos associés ou de la direction aura l'occasion de se rendre à Hambourg mais nous ne pouvons prévoir à quelle époque ce serait.

1906.09.27.A Const. D. Nicolaidi.Paris

Courrier retranscrit sur une fiche manuscrite 27 septembre 1906Monsieur Const. D. NicolaidiGrand HôtelParisMonsieur,Suivant le désir que vous nous avez exprimé, ce matin, nous venons vous donner la copie d'un document confidentiel qui avait été établi au commencement de 1894 dans une réunion des mines de charbon à gaz du Durham et qui divise les divers charbons de cette région en 3 catégories, comme suit :Londonderry & Wearmouth ;Boldon, Holmside, Mickley, New Pelton, Peareth, Springwell, Pelaw Main, New Leversons, Pelton, Lambton, Ravensworth, Pelaw, Leversons Wallsend, Usworth, Townley, West Leversons,Burnhope, Brandon (Brancepeth), East Pontop, Felling-Main, Hebburn, New Pelaw (South Pontop), Dean Primrose, North Pelton, Medomsley (Sacristan).Nous devons ajouter qu'il y a entre les divers charbons du n°2 et ceux du n°3 respectivement des différences très importantes de qualités et de prix, et que le fait pour des charbons figurant de la seconde catégories ou dans la troisième n'implique nullement qu'ils aient la même valeur à aucun point de vue.On admet généralement que les deux charbons de la première catégorie valent autant l'un que l'autre.Agréez, Monsieur, nos salutations distinguées.Worms & Cie

1906.10.11.De la Chambre de commerce de Rouen.Modification des installations de Worms Rouen

Chambre de commerce de Rouen Séance du 11 octobre 1906 Modifications d’installation quai du Havre Demande de MM. Worms & Cie Rapport présenté par M. Gloria au nom de la Commission du port Messieurs, Dans sa séance du 6 octobre courant, votre Commission du port a été saisie d’une lettre, accompagnée d’un plan et d’un rapport du service de la navigation, relativement à une demande de modification d’installation formulée par MM. Worms & Cie sur le terre-plein de leur concession, sise quai du Havre. Le rapport sus-visé expose qu’à la date du 18 août dernier, MM. Worms & Cie ont demandé l’autorisation de remplacer diverses constructions établies sur le terre-plein du quai du Havre, par un bâtiment unique à usage de magasin et de bureaux auxiliaires. La requête des pétitionnaires est motivée par la création de deux lignes nouvelles Rouen-Hambourg, Rouen-Rotterdam, dont le trafic, joint à celui de l’ancien service Rouen-Bordeaux, Rouen-Bayonne, qui, à lui seul, a atteint en 1905 le chiffre de quatre-vingt mille tonnes, nécessitera une extension des locaux destinés à abriter les marchandises fragiles ne pouvant, sans danger pour leur conservation, séjourner sur les quais. La tente, dont la construction est projetée, aurait une longueur de 50 mètres et une largeur de 12 mètres, soit une surface de 600 mètres carrés. La partie amont serait affectée aux lignes de Hambourg et Rotterdam, la partie aval aux lignes de Bordeaux et Bayonne. Édifiée entre les pieux 65 & 70, cette tente contiendrait deux bureaux pour les employés aux écritures. Après examen du plan joint au rapport du service de la navigation, votre Commission du port, prenant en considération en même temps que l’ancienneté sur place de la maison Worms & Cie, l’activité et le développement de son trafic, l’importance du fret de retour confié à ses navires ; Considérant, d’autre part, que les pétitionnaires s’engagent, après entente avec les propriétaires, à acquitter les frais de déplacement d’un bureau appartenant à la Cie HPLM ; d’un second bureau dont le possesseur est M. Durand, camionneur ; qu’il en sera de même pour le déplacement de latrines publiques, sises en cet endroit, et que la direction des travaux de la ville consentirait à reporter près de la borne 75 ; qu’aucun dommage ne serait, en conséquence, infligé aux occupants actuels, ni aucune gêne au public des quais ; Considérant qu’il importe de seconder les efforts des armateurs des lignes régulières ayant leur point d’attache au port de Rouen, A l’honneur de vous proposer d’émettre un avis favorable à la demande formulée par MM. Worms & Cie, mais à la condition expresse que la dimension de la tente à édifier ne pourra, sous aucun prétexte, sauf le cas de force majeure, justifier l’encombrement des terre-pleins, en dehors des pieux limitant la concession, récemment augmentée de MM. Worms & Cie ; et que, d’autre part, il sera formellement entendu que les bureaux à installer à l’intérieur de la tente auront le caractère de bureaux auxiliaires destinés à faciliter le travail à effectuer sur les quais. La Chambre de commerce de Rouen, après avoir entendu la lecture de ce rapport, en adopte des conclusions et le transforme en une délibération qui sera adressée à M. l’ingénieur en chef des Ponts & Chaussées, chargé du service de la 4e section de la navigation de la Seine. Pour copie conforme L’ingénieur ordinaire Pour copie conforme Le vice-président, Signé : P. Turpin

1906.11.10.Certificat à Jean Rivière, patron de gabares de Worms & Cie.Original

Document original Worms & Cie - armateurs - Bodeaux Charbons anglais - cokes & fontes Transit Lignes de vapeurs entre Bordeaux, Le Havre et Hambourg - Rouen et Paris - Anvers et touts la Belgique - Brème - Bilbao, Santander, Pasagès Bordeaux, 7, allées de Chartres Je, soussigné, chargé de la Direction des gabares de la Maison Worms & Cie, certifie que le nommé Rivière Jean a servi en qualité de patron de gabares du 6 mai 1891 au 18 octobre 1906 et qu'il a toujours bien rempli ses fonctions. Le 10 novembre 1906 [Signature illisible]

1906.11.21.De Worms Rouen.Au directeur de l'enregistrement des domaines

Rouen, le 21 novembre 1906 Monsieur le directeur de l’enregistrement et des domaines Rouen Monsieur le directeur, En raison de l’encombrement continuel et absolu des quais, il nous est impossible – quant à présent – de songer à édifier la nouvelle tente que nous avions sollicité l’autorisation d’élever et qui fait l’objet de la décision favorable de votre administration, énoncée ci-dessus. Nous sommes donc obligés de remettre à une date ultérieure et que nous ne pouvons encore préciser, l’exécution de ces travaux. En conséquence, nous venons vous prier, Monsieur le directeur, de bien vouloir ne nous imposer le paiement de la redevance prévue par l’arrêté de votre direction générale en date du 13 novembre dernier, qu’à partir de l’époque où il nous sera possible d’élever cette construction, nous engageant jusqu’à cette époque à payer la redevance telle qu’elle est imposée à la Compagnie générale de navigation HPLM. Dans l’espoir que vous accueillerez cette requête. Nous vous prions d’agréer, Monsieur le directeur, l’assurance de notre respectueuse considération. P. Pon Worms & Cie Sury

1906.12.07.Rapport de l'ingénieur ordinaire.Worms Rouen

Rouen, le 7 décembre 1906 Port de Rouen Occupations temporaires du domaine public Occupations de MM. Worms et Cie Rapport de l’ingénieur ordinaire Le 18 juin 1906, la Compagnie générale de navigation HPLM a présenté une demande en vue d’obtenir le transfert, au nom de MM. Worms et Cie, d’une partie des installations qu’elle avait été autorisée à conserver sur le terre-plein du quai du Havre suivant arrêté préfectoral du 26 juin 1894. Nous avons présenté les 27 juillet – 8 août 1906 des propositions tendant à autoriser le transfert sollicité ; mais avant que l’arrêté soit pris, MM. Worms et Cie ont demandé à substituer aux anciennes installations de la Compagnie HPLM, des installations nouvelles beaucoup plus vastes. Nous avons adressé dans ce but des propositions en date des 15 – 18 – 20 octobre 1906. MM. Worms et Cie, invités par M. le directeur des domaines à souscrire la soumission réglementaire relative à la redevance à payer, ont fait connaître qu’en raison de l’encombrement des quais, ils renonçaient quant à présent, à donner suite à leur projet et qu’ils étaient décidés à maintenir les installations actuelles qui leur ont été cédées par la Compagnie générale de navigation HPLM. Dans ces conditions, il y a lieu de reprendre nos propositions des 27 juillet – 8 août 1906, et nous proposons à M. le préfet de bien vouloir prendre, après avoir consulté M. le directeur des domaines, un arrêté conforme au projet ci-annexé qui est une copie légèrement modifiée de celui joint à nos propositions précitées. L’ingénieur ordinaire Signé illisible.

1906.12.27.De Daher et Cie.Dunkerque

Courrier retranscrit sur une fiche manuscriteServices maritimes de la Maison Worms & CieLigne régulière de steamers entre Dunkerque et Hambourg et vice-versaen correspondance à Hambourg avec les lignes pour :Les États-Unis et le Canada, les Antilles et le Centre Amérique, le Brésil et La Plata, le Pacifique, l'Afrique occidentale et orientale, l'Extrême-Orient et l'Australie, la Méditerranée et le Levant et pour tous les ports de la Scandinavie et de la Baltique.Connaissements directs pour Berlin et toutes les villes de l'Allemagne.Agence de DunkerqueDaher & Cie, 12 quai de la VisiteDunkerque, le 27 décembre 1906Messieurs Worms & CieParisMessieurs,Nous avons l'honneur de vous informer que les prénoms de Monsieur Majoux sont Georges Édouard, et ceux de Monsieur Sourdat Charles Marie Joseph.Monsieur Majoux, actuellement alité, nous charge de vous faire cette communication en réponse à votre demande téléphonique de cette après-midi.Veuillez agréer, Messieurs, nos salutations distinguées.Daher & CieMerlen

1906.12.29.Worms Rouen.Soumission et engagement de payer une redevance domaniale

Soumission et engagement de payer une redevance domaniale Les soussignés Worms & Cie, Armateurs, rue Jeanne d’Arc à Rouen s’engagent à verser au bureau des domaines à Rouen la somme de six cent huit francs treize centimes à titre de redevance annuelle pour l’occupation du domaine public faisant l’objet de ma demande, savoir : Autorisation de conserver sur le quai du Havre à Rouen 1° Une tente rectangulaire (100 m2 62) 2° un bureau (5m2 06) 3° un autre bureau de forme carrée de 2m de côté 4° une tente rectangulaire (52 m 03) les dites installations existant entre la cale St Eloi et la borne n° 69. Cette redevance commencera à courir du 1er janvier 1907 les deux janvier et premier juillet de chaque année ; elle sera payable en deux termes et d’avance ; elle sera révisable pour la première fois le 1er janvier 1912, et ensuite tous les cinq ans. Ils s’engagent, en outre, à payer les frais de timbre et d’enregistrement auxquels la concession donnera ouverture, y compris le coût de l’expédition de l’arrêté d’autorisation qui me sera délivrée et de celle qui sera remise à l’administration des domaines. Ils s’obligent pour le surplus à me conformer aux conditions générales énoncées dans l’arrêté ministériel du 3 août 1878 (IG n° 3600). Ils s’engagent en outre, le cas échéant, à payer dans les trois premiers mois de chaque année tous les impôts autres que la contribution foncière afférente au sol nu. Rouen, le 29 décembre 1906 P. Pon Worms & Cie Signature : illisible Certifié conforme pour le receveur des domaines, soussigné