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1861.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence. Il reprend notamment un important travail d'analyse effectué par la Maison Worms dans les chronos de correspondance – préalablement à la rédaction du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie –, et plus particulièrement, en ce qui concerne l'année 1861, dans :

  • les copies de lettres à la presse du 29 décembre 1860 au 17 janvier 1861 ; du 17 janvier 1861 au 6 février 1861 ; du 6 février 1861 au 23 février 1861 ; du 23 février 1861 au 14 mars 1861 ; du 14 mars 1861 au 4 avril 1861 ; du 4 avril 1861 au 21 avril 1861 ; du 22 avril 1861 au 11 mai 1861 ; du 11 mai 1861 au 30 mai 1861 ; du 30 mai 1861 au 19 juin 1861 ; du 19 juin 1861 au 6 juillet 1861 ; du 6 juillet 1861 au 25 juillet 1861 ; du 26 juillet 1861 au 16 août 1861 ; du 16 août 1861 au 4 septembre 1861 ; du 4 septembre 1861 au 23 septembre 1861 ; du 23 septembre 1861 au 9 octobre 1861 ; du 9 octobre 1861 au 26 octobre 1861 ; du 26 octobre 1861 au 15 novembre 1861 ; du 15 novembre 1861 au 3 décembre 1861 ; du 3 décembre 1861 au 20 décembre 1861 et du 20 décembre 1861 au 19 janvier 1862,
  • et les doubles du courrier reçu par le siège, à Paris, entre 1875 et 1902.

Dans le cadre de cette étude, la correspondance sélectionnée pour son intérêt historique a été résumée ou reproduite en intégralité ou partiellement sur des fiches manuscrites, qui se comptent par centaines. Les lettres les plus significatives ont été dactylographiées. (Ces copies sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé – en bleu + soulignement.) Ces sources ont en outre été synthétisées et commentées dans les notes suivantes :

  • "Historique de la Maison Worms & Cie (1848-1874)", classé en 1948
  • "Historique de Worms & Cie - 1ère partie (1848-1877)" daté de janvier 1948
  • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale d'Alger (1851-1892)", classé en 1948
  • "Historique charbons (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec la P&O, Burness, Stapledon (1861-1875)", classé en 1948

A ce corpus sont joints des extraits de documents originaux conservés par la Maison et des renseignements provenant notamment :

  • des services administratifs : état civil et tribunaux de commerce...
  • des annuaires et études notariales...
  • de la presse, des revues et ouvrages d'histoire...

1861.02.01.A Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 17 janvier 1861 au 6 février 1861Paris, le 1er février 1861Messieurs Hantier Mallet & Cie - Havre[...][Schiller] sort du bureau - c'est un rude et impudent menteur [...].En résumé, il insiste pour maintenir le cher [Dicks]. J'ai répondu que je n'avais pas à discuter cette question, que MM. Muller & Crémieux avaient été chargés par tous les intéressés d'arrêter les conditions et un plan d'acte de la fusion, que ces deux messieurs faisaient une condition sine qua non du renvoi de [Dicks], et que je me le tenais pour dit. Là-dessus, Schiller me quitte à 3 heures pour aller voir M. [Goyetche] et je fais dire à Crémieux de me venir voir à son tour.Schiller ne m'a parlé de rien d'autre, ce qui nous prouve son désir de conserver Dicks.Je vois par votre lettre que l'on accepte les F 25.000 de Gabrielle - assurances comptées en dépense, en [...] des 20%.Veuillez...Crémieux sort de mon bureau. Je l'ai chargé de vous exposer lui-même ce qu'il me chargeait de vous dire. Voici sa lettre.Paris, vendrediMon cher Monsieur Mallet,Je sors de la Compagnie. M. Schiller fait à nouveau des pieds et des mains pour M. Dicks, mais M. Goyetche, voyant l'impossibilité de vous vaincre, malgré son grand désir d'être agréable à M. Schiller, passera outre. Vous pouvez considérer cela, à mon avis, comme coulé.D'accord aussi pour le "Gabrielle". Le compte à ½ paiera l'assurance, en sus des 25.000 francs par an, étant bien entendu que l'entretien et les réparations de toute espèce vous concerneront, ainsi que l'armement.Reste une seule question : celle de la mise en route du ‘'Gabrielle', dès à présent, pour le compte à ½. La Compagnie me charge, à cet égard, d'insister auprès de vous. Elle se croit fondée à vous demander cela, sans avoir rien à vous compter comme indemnité et je vous assure que je suis de son avis. Songez-y bien et probablement vous verrez que je n'ai pas tort. Répondez-moi à cet égard par retour du courrier et donnez-moi une bonne solution. Ce sera la première fois que j'irai à la place [Vendôme] sans avoir quelque chose à arracher à M. Goyetche en votre nom. Ne soyez pas trop dur et songez que du 29 janvier au 31 décembre, époque probable à laquelle nous arrêterons le compte à ½, vous n'aurez perdu de vos 25.000 francs que 27 à 28 jours, ce qui n'est guère.La rue Laffitte, d'où je vous écris, n'est pas éloignée de mon opinion.Puisque vous voulez bien vous occuper du traité, j'attends votre envoi chez M. Worms, et vous reviendrai avec les observations de la Compagnie générale maritime.Tout à vous.G. Crémieux

1861.02.01.De C. Mautin.Police d'assurances du Séphora.Original

Document original

1861.02.17.A Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 6 février 1861 au 23 février 1861Paris, 17 février 1861Messieurs Hantier Mallet & Cie - Le Havre[...]Je n'examine pas aujourd'hui comment nous devrons régler, entre vous et moi, nos intérêts en cas de participation avec nos concurrents. Je crois que cette fusion projetée et tant débattue n'aura pas lieu.Je veux examiner seulement ce qu'il y a de mieux à faire entre nous seuls, pour le meilleur emploi de nos trois steamers, et le mode que vous me proposez ne me satisfait pas encore.Nous ne devons pas rester deux armateurs distincts mais fondre les intérêts des deux armateurs dans les mains d'un seul.En effet, quel que soit l'esprit d'équité et de justice que nous voulions chacun apporter dans nos rapports, l'intérêt personnel nous poussera toujours, même sans que nous nous en rendions compte, à favoriser directement ou indirectement les bateaux qui nous sont propres. Nos agents et capitaines feront encore plus que nous dans cette voie et croiront accomplir leur devoir en agissant ainsi.J'ajoute que, pour ma part, je n'ai ni bateaux, ni l'expérience, ni les moyens matériels possibles (puisque je suis à Paris) de surveiller ma chose et mes hommes. Je reste donc forcément et injustement dans une condition d'infériorité à laquelle je ne puis remédier.Pour couper court à tous ces tiraillements, d'une part, et à cette lésion de mes intérêts par manque de surveillance possible de ma part, il n'y a qu'un moyen de fondre complètement nos intérêts et voici comment je l'entends et le veux sincèrement. [...]Vous vendre (par supposition) la ½ de "Séphora" serait donc nous mettre sur un pied réel d'égalité parfaite - les trois bateaux seraient à nous. [...]Je voudrais, dans votre intérêt comme dans le mien, que tout fut égal et la chose est bien simple et pratique. Je conserve la propriété de "Séphora" mais je le mets en communauté absolue avec vous. [...]Le bateau devient nôtre. Vous le dirigez, manoeuvrez, comme vous faites de "Lucien" et "Gabrielle". Vous pourvoyez à toutes les dépenses quelconques et nous partagerons par moitié tous les résultats bons ou mauvais de l'exploitation de nos trois bateaux.Cette combinaison me semble si équitable et si facile dans l'exécution que j'espère qu'elle vous conviendra comme à moi.Et si nous l'adoptons entre nous, je ne vois pas pourquoi nous ne l'adopterions pas également dans le cas de fusion avec les concurrents.[...]

1861.03.16.A Desbrières - Chemins de fer algériens.Paris.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 14 mars 1861 au 4 avril 1861Paris, le 16 mars 1861Monsieur DesbrièresIngénieur du matériel de la Compagnie des chemins de fer algériensParis[...]Mes agents de Barsac et de Bordeaux me confirment que, chaque jour, les exigences de M. Héquily, à la réception de mes traverses, deviennent plus injustes et plus intolérables. Il rebute sous tous prétextes, et, bientôt, il ne voudra plus rien admettre. Et voilà, maintenant, qu'il va jusqu'à vouloir refuser des traverses injectées qu'il avait reconnues et acceptées avant l'injection.Il est temps de mettre un terme à de pareilles vexations, et je vous préviens que je ne suis nullement disposé à les tolérer. Le jeu que joue la Compagnie des chemins de fer algériens est par trop clair, et si, parce qu'elle ne tient pas ses engagements envers l'Etat, elle a besoin de créer des difficultés pour gagner du temps, ce n'est pas aux dépens des fournisseurs qu'elle doit et peut agir ainsi. Pour ma part, je ne me laisse pas mener ainsi, et je saurai m'adresser plus haut que la Compagnie pour me faire rendre justice.Je viens donc vous prévenir, Monsieur, que dès lundi prochain, je recommence mes travaux d'injection à Barsac, et que, si je rencontre encore de la part de votre agent, M. Héquily, des difficultés systématiques et injustes, j'assignerai immédiatement Sir Morton Peto, avec lequel j'ai traité et auquel je remets copie de la présente lettre. Sir Morton Peto vous appellera en cause et nous ferons nommer par qui de droit un ingénieur ou une commission qui fera bonne justice de ce système trop commode pour la Compagnie de gagner du temps en écrasant des fournisseurs honorables dont elle compromet, sans souci aucun, les intérêts.Je vous présente, M...

1861.05.13.De Paul Cruzel - Hte Worms Marseille.Original

Document original[Page 1Monsieur H. Worms - 46, rue Laffitte - ParisCourrier composté à Marseille le 13 mai 1861 ; [Lyon] à Paris le 14 mai et à Paris le 15 mai 1861.Tampon : Hte Worms - Marseille.Page 2Papier en-tête gaufré : Hte Worms - Marseille]Marseille, le 13 mai 1861Monsieur H. Worms à ParisJe vous ai écrit ce matin pour vous remettre les 2 connaissements ["Iris-Spartan"] et une lettre de [Renault] de Toulon.Votre lettre 12 est en mon pouvoir.Huiles de lin : hier seulement, j'ai donné autorisation à Lyon de vendre jusqu'à concurrence de 50 tonnes à 98 F - escompte 1% comme la vente à Basset & Rousset. Je crois qu'on n'aura pu rien faire même à ce prix ; toutefois j'augmente ma limite de 1.50 par ce courrier. M. [...] arrive demain matin avant les affaires.Je détaille celles de l'alma : 20 b[arriques] sont expédiées de Genève d'où j'attends de nouveaux ordres ; 3 barriques sont placées ici aujourd'hui à 79 ; demain j'apercevrai, j'espère, d'autres ventes qui sont en train, j'estime que le prix de 79 laissera de 30 à 40 F.Affrètement : je n'ai que ["Feresa"] de Grimsby et ["Concorde"] de Cardiff en mer ; à peu près 150 tonnes Newcastle en magasin et 100 tonnes menus Cardiff ; il ne me reste pas 100 tonnes sur "Alma".Puisque Pring ne trouve rien, que Josse tâche de terminer les deux navires dont vous me parlez.Finances : dans ma lettre du 11, relative aux finances, j'ai commis une erreur, au lieu de 32.000 F qui vont être dûs par Hor Roux, [...] la moitié 16.000 F ; j'oubliais les traites fournies à valoir.Aujourd'hui j'envoie 10.000 F à Cette [Sète] ; vous trouverez sous ce pli :N° 1.811F 6 517.45 sur Paris au 20 maiN° 1.812F 7.000.00 sur Paris au 20 maiF 13 517.45 ensemble dont veuillez me donner crédit.Recevez mes salutations empressées.PPon Hte WormsP. Cruzel

1861.05.25.A Vve Couillard Fautrel, ses Fils et Neveu.Paris.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 11 mai 1861 au 30 mai 1861Paris, le 25 mai 1861Messieurs Vve Couillard Fautrel, ses Fils & NeveuEn villeJe viens, Messieurs, résumer ce que nous avons arrêté verbalement entre nous.Je mets à votre disposition, dans mon terrain de Bacalan, à Bordeaux, la surface nécessaire (environ 1.000 m2), à l'installation d'une usine propre à la fabrication des briquettes ou charbons agglomères.Je n'aurai droit à aucune redevance pour loyer de ce terrain pendant toute la durée de notre exploitation qui doit être de douze années.Sur ce terrain, et avec vos propres fonds, et sans apport de ma part, vous établirez une usine propre à la fabrication des briquettes et pouvant en produire de 40 à 45 tonnes par dix heures de travail.[...]Vous vous engagez à monter et mettre en marche régulière et continue, à vos frais, toutes les machines et accessoires, et mes engagements suivants ne deviendront exécutoires que lorsque l'établissement sera prêt à fonctionner complètement et parfaitement.[...]Je procurerai les hommes et contremaîtres nécessaires. Une comptabilité spéciale, régulièrement tenue et toujours à votre disposition, établira le compte de mes avances. Elles me seront productives d'intérêt à raison de 6% l'an.Je m'occuperai seul de l'écoulement des produits de la fabrication, et les résultats bons ou mauvais de l'opération seront partagés ou supportés entre nous par moitié.[...]Si par suite de cession ou tout autre emploi, je voulais disposer de mon terrain de Bacalan, je m'en réserve la faculté, à la charge par moi de transporter, à mes frais, l'usine sur un autre terrain dont le loyer serait à mes frais personnels.Veuillez...

1861.05.25.De C. Mautin.Police d'assurances du Séphora.Avenant.Original

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1861.06.01.De Edouard Rosseeuw.Paris.Contrat

Origine : Copie de lettres à la presse du 30 mai 1861 au 19 juin 1861Joseph Barrot - AlexandrieJe soussigné, Ed. Rosseeuw, agissant au nom et comme fondé de pouvoirs de la Maison Hte Worms, de Paris, 46, rue Laffitte, et qui a sa succursale établie à Newcastle-on-Tyne, en Angleterre,m'oblige à fournir au gouvernement égyptien aux lieu et place de M. Joseph Barrot, qui doit me transférer le contrat qu'il tient lui-même dudit gouvernement :1°) vingt deux mille cinq cents tonnes de coke2°) sept mille cinq cents tonnes de charbon.Ces cokes et charbons devront être de première qualité de Newcastle.Ils devront être expédiés d'Angleterre de manière à ce que la moitié de la fourniture soit effectuée à Alexandrie du premier octobre prochain au premier juillet 1862, et l'autre moitié du 1er juillet 1862 au 1er juillet 1863, jour auquel la livraison de la totalité de la fourniture devra être terminée.Ces charbons et cokes seront délivrés par moi, sous palan des navires à Alexandrie. Les prix sont fixes comme suit - coût, fret et assurances seulement à ma charge.Le coke : soixante francs la tonne anglaise - le charbon : quarante francs la tonne anglaise. Payable comptant, sans escompte, au fur et à mesure de chaque chargement, livré en espèces courantes de France ou d'Angleterre.L'engagement qui précède me lie jusqu'à mercredi prochain, 5 courant inclusivement, mais ne sera valable que lorsque M. J. Barrot m'aura donné communication du contrat qu'il déclare tenir du gouvernement égyptien et qui doit confirmer les conditions sus relatées - sauf les prix.Et que M. Hte Worms, présentement en Angleterre, aura pu ratifier le présent engagement, aussi pour mercredi prochain au plus tard.Paris, 1er juin 1861RosseeuwParis

1861.06.15.A Vve Couillard Fautrel, ses Fils et Neveu.Paris.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 19 juin 1861 au 6 juillet 1861Paris, le 15 juin 1861Messieurs Vve Couillard Fautrel, ses Fils & NeveuParisAinsi que nous en sommes convenus verbalement, je vais soumissionner la fourniture à la Compagnie de l'Ouest, à Dieppe, de 32.000 ou 24.000 tonnes charbon Cardiff, plus 8.000 tonnes briquettes (soit donc 40.000 tonnes ou 32.000 tonnes de combustible en tout, selon la décision de M. Mayer, l'ingénieur de la traction).[...]La totalité de l'opération, charbon et briquettes, sera de compte à demi entre vous et moi. Toutes chances, bonnes ou mauvaises, supportées par portion égale, de moitié chacun, dans les conditions suivantes :Je reste chargé de l'exécution de l'opération en tant que fourniture charbon, et ferai venir à Dieppe les quantités nécessaires à la fourniture suivant le cahier des charges, et ferai les livraisons à la Compagnie.Cependant, vous vous engagez à fournir à la participation un steamer hélice au fret 8/6 la tonne, plus les frais.[...]Après avoir livré le gros charbon à la Compagnie de l'Ouest, je vous livrerai les menus charbons résultant des criblages imposés par le cahier des charges. Ces menus seront par vous convertis en briquettes pour le compte de la participation et à ses frais, avec les appareils que vous vous chargez de faire installer vous-mêmes à vos frais.[...]Toutes les briquettes, résultant des menus de mes livraisons à la Compagnie de l'Ouest, seront livrées au Chemin de fer et notre participation profitera de l'excédent de poids résultant de l'addition du brai aux menus.[...][Note manuscrite :] Attention ! N'ont-ils pas fait faillite ?

1861.06.27.A J. Talabot.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse du 19 juin 1861 au 6 juillet 1861Paris, le 27 juin 1861Monsieur J. TalabotJe viens, Monsieur, vous préciser quelles sont la nature et les dimensions des traverses de rebut, que j'ai eu l'honneur de vous proposer par ma lettre du 15 courant :Traverses de bois de pin des Landes - sainDimensions : 2 m 50 à 2 m 70 de longueur, 20 à 24 centièmes de base sur 10 à 12 de hauteur.Ce serait, quant à la largeur, une moyenne de 20 à 24 cent, sans que je puisse préciser les quantités de chacune de ces deux dimensions.Je me suis occupé des minerais fer de Bône. Quelques compagnies anglaises n'ont même pas voulu examiner de plus près l'affaire quand on leur a eu énoncé le prix de revient, F 40 à 45 la tonne.L'une des plus importantes cependant, sans s'engager aucunement à répondre que si toutes les conditions de qualité spécifiées étaient réelles, il y avait lieu à examen, mais que rien n'était possible sans des essais répétés, et que une 10e ou 15e de tonnes au moins seraient nécessaires pour faire des expériences concluantes.Mon avis est, Monsieur, que dans l'intérêt de la Compagnie des mines de Bône, il serait convenable de faire venir à Newport un chargement, le plus petit possible, de ces minerais. Je les ferai expérimenter par trois ou quatre compagnies, des plus importantes de cette partie de l'Angleterre, et comme vous êtes sûr des qualités extraordinaires de ce minerai, je ne fais aucun doute que de ces essais pourraient résulter des demandes considérables.Je me suis également occupé de la question du transport de ces minerais en Angleterre et j'ai déjà quelques renseignements assez favorables.Je vous prie d'agréer...

1861.07.30.A Vve Couillard Fautrel, ses Fils et Neveu.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse du 26 juillet 1861 au 16 août 1861Paris, le 30 juillet 1861Messieurs Vve Couillard Fautrel, ses Fils & NeveuHavreSuivant ma lettre du 22 janvier dernier et la vôtre du 2 février, vous vous êtes engagés à décharger et à livrer au chemin de fer tous les charbons que pourraient apporter au Havre les steamers que j'ai affrétés pour l'exécution de mes engagements avec la Compagnie de l'Ouest. Vous avez pris l'engagement de les décharger dans un délai de [...] moyennant une somme de [...] comprenant les frais de port et courtages desdits steamers.En présence de la position précaire de votre Maison et afin d'éviter tout désagrément pour moi, j'ai prié, depuis deux voyages, mes amis, MM. Hantier Mallet & Cie, de recevoir pour mon compte les chargements apportés par le steamer "Greatham Hall", en vous chargeant du déchargement comme précédemment, et aux mêmes conditions - sauf qu'ils règlent directement le courtier, et une diminution de £ 4, quatre livres sterling, en leur faveur, pour la commission de consignation, pour leurs peines et soins pour les déclarations de douane, d'octroi etc., travail dont vous vous trouvez ainsi déchargés.En agissant ainsi, je n'ai eu qu'un motif : celui de mettre mes intérêts à couvert en cas de malheur. Mais j'ai toujours entendu et j'entends encore exiger de vous la continuation du déchargement des steamers. Je n'ai fait ces affrètements que par suite de votre engagement vis-à-vis de moi. Si donc, Messieurs, votre faillite venait à être déclarée, je vous engage vivement à obtenir de votre syndic la continuation de ce travail, qui, du reste, vous est avantageux, car autrement j'aurais à me porter comme créancier pour tout le préjudice qui me serait cause par suite de l'impossibilité où je serais d'exécuter les clauses de mes chartes-parties.Recevez...

1861.08.02.A T.C. Muston - Hte Worms Gênes

Origine : Copie de lettres à la presse du 26 juillet 1861 au 16 août 1861Paris, le 2 août 1861Monsieur Muston - GênesSuivant le contenu de ma dépêche de ce matin, je viens vous prier de souscrire à l'emprunt italien cent mille livres de rente et, à cet effet, je vous remets inclus une délégation sur la Banque nationale de Gênes de cent quarante mille livres pour faire le premier versement.Vous savez sans doute que le taux de l'émission étant de 70,50, cela devrait faire une somme de 150.000 F pour le premier versement, mais le gouvernement italien, accordant une bonification d'un demi aux souscriptions de cent mille de rente, la somme à verser se trouve ainsi réduite à 140.000 F.Vous voudrez bien souscrire en mon nom, à moins qu'il y ait des difficultés à craindre pour le retrait des titres et de la somme qui serait remboursée par suite de réduction. Dans ce cas ou dans tout autre qui pourrait créer des obstacles lors de la répartition, vous souscririez en votre nom.Il est entendu que je vous adresserai une procuration en règle après la souscription si vous souscrivez en mon nom.Comme la souscription ferme le lundi 5 courant, vous n'avez pas de temps à perdre, et je compte sur votre diligence ordinaire pour mener cette affaire à bien.Recevez...Copie de ma dépêche de ce matin :« Préparez-vous à souscrire emprunt italien cent mille F - souscription des banquiers - lettre par courrier avec délégation sur Banque de Gênes. Réponse télégraphique. »

1861.08.08.A Morton Peto.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse du 26 juillet 1861 au 16 août 1861Traverses facturées par M. Morton Peto Célestine2.450Hortense3.340Amélie3.156Clémentine1.375Aunt & Albert1.604Intimes750Nlle Union500Joseph & Marianne4.418Régina Coeli3.410Consant3.411Joseph & Marie2.929 27.343

1861.08.20.De C. Mautin.Police d'assurances du Séphora.Avenant (01).Original

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1861.08.20.De C. Mautin.Police d'assurances du Séphora.Avenant (02).Original

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1861.08.24.De C. Mautin.Police d'assurances du Séphora.Avenant (01).Original

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1861.08.24.De C. Mautin.Police d'assurances du Séphora.Avenant (02).Original

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1861.09.30.De A. Thiellement - Hte Worms Gênes.A T.C. Muston.Naples.Original

Document original[Page 1Signor T.C. Muston - Hôtel de Russie - NaplesCourrier composté à Gênes le 30 septembre 1861 et à Naples le 3 octobre 1861.Tampon : Hte Worms Gênes.]Gênes, 30 septembre 1861Monsieur T.C. Muston - NaplesJe vous confirme mes différentes lettres, qui, je l'espère, sont toutes en votre pouvoir et j'ai reçu la vôtre du 25, dont j'ai remis un extrait à Paris.Livourne. Le nécessaire sera fait à Grimsby pour Palerme. Je reçois aujourd'hui une lettre de ce dernier me demandant le prix du Newcastle à Gênes ; ce charbon manque toujours et je lui réponds en conséquence, lui offrant du Newcastle en soute à F 39, sous palans à Gênes, valeur comptant à l'arrivée des navires.Naples. Je serais bien aise d'apprendre que vous avez pu racheter à bons prix et commencer à livrer. Les avis de Newcastle sont toujours les mêmes, rien à faire pour Naples à £ 22 ; on paie journellement £ 22.10 gratifications.Porto Torres. Smith ne trouve toujours pas de navires même à 21/ ; tous les capitaines refusent ce port, qui n'a presque pas d'eau et est dangereux, disent-ils.Palerme. Inclus lettre reçue de [Canevara] et à laquelle je vous laisse le soin de répondre de Naples, peut-être avez vous l'intention de pousser jusqu'en Sicile pour terminer cette vieille affaire ; mon opinion est qu'il vaudrait mieux vendre de suite et terminer pour ne pas laisser plus longtemps la marchandise sur les frais.Marine. J'ai reçu votre dépêche pour livrer "Lydia" mais ce navire n'a pas encore paru. Je suis en train de livrer 250 tonnes, dont 150 Cardiff et 100 Newcastle du magasin ; on me demandait certificats d'origine, j'en ai fait voir donc de Bebride à M. [Piausso] et le charbon est admis. J'attends de vos nouvelles et je vous salue sincèrement.A. [Thullement][... Portal]. M. Worms m'écrit que Robinson abandonne l'affaire et perd le cautionnement déposé. Y aura-t-il là quelque chose à faire pour la maison ? Dois-je faire quelques démarches et près de qui ?

1861.10.14.Au Chemin de fer de l'Ouest.Paris.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 9 octobre 1861 au 26 octobre 1861Paris, le 14 octobre 1861Monsieur le directeur de la Compagnie des chemins de fer de l'OuestParisJe prends la liberté, Monsieur, d'appeler toute votre attention sur les faits que je vais avoir l'honneur de vous signaler et qui ont pour votre Compagnie un intérêt direct et considérableLa mise en vigueur du nouveau traité de commerce avec l'Angleterre date à peine de quelques jours et déjà il en résulte un mouvement considérable de marchandises des districts manufacturiers d'Angleterre vers nos ports du nord de la France.Mon associé de Rouen et Dieppe, Monsieur A.Grandchamp Fils, au moyen de sa ligne de steamers existant depuis quelques années déjà, s'était préparé à ce développement d'affaires et comptait dériver sur Dieppe et vos lignes ferrées la majeure partie de cette nouvelle matière de transports, vers Paris et l'Intérieur. Et, dès le premier jour, il a su s'en attirer plus de moitié, surtout dans le commerce des tissus.Mais il faut vous le dire franchement : il est loin de trouver dans votre administration le concours et les ressources nécessaires pour l'aider à donner toute satisfaction au commerce. La marchandise arrive rapidement et régulièrement à Dieppe, mais de Dieppe à Paris, les lenteurs du service, l'insuffisance du matériel et les tiraillements de l'administration ont paralysé, dès les premiers jours, tous nos efforts et nos réclamations ont été fort mal accueillies.Le résultat n'a pas tardé à se faire sentir : le commerce s'est plaint vivement à nous qui avions sollicité et su obtenir la préférence de ces transports par Dieppe, et les ordres se reportent immédiatement sur Boulogne et Dunkerque, qui ne se font pas faute d'exploiter les plaintes portées contre nos retards, irrégularité, etc. Nous voyons donc avec regret, malgré nos relations et nos efforts, une quantité considérable de marchandises abandonner notre voie. C'est à vous, Monsieur, de voir si vous voulez laisser le Chemin du Nord profiter - au détriment de votre Compagnie -des transports qui reviennent naturellement à nos bateaux et à votre ligne.[...]

1861.10.18.De John Kirkhoper.Ardrossan.Original

Document original[Page 1Hte Worms Esq. - 46, rue Laffitte - ParisCourrier composté à Ardrossan le 18 octobre 1861 et "NGL" Calais le 20 octobre 1861.]Ardrossan, 18 october 1861Hte Worms Esq.Dear Sir,I wrote you yesterday and I have today received your letter of 16th enclosing bill on London for £ 550, due 24/27 inst. The charges on it are 6/ stamp and 9/6 interest in all 15/6 at your debit.If you desire it I can ship you Iroon coals at 6/ less 2 ½% qualities known as "Hurlford", "Bourtrehill", "Duke of Portland" but these are useless for [...], the quality "Holmes & Galston" and "Barleith Dollars" are taken. I have lately bought for your Bordeaux House Iroon Coals as low as 5/9 less 2 ½% but quality is inferior and condemned by Mr Schacher. You have therefore I hope no cause to put orders past me.[Bighou] has advanced 1/ per ton ([Gartsheirie] n°1 - 58 other brands in proportion.Yours faithfully,John KrikhoperParis

1861.11.14.De Paul Cruzel - Hte Worms Marseille.Original

Document original[Page 1Monsieur H. Worms - 46, rue Laffitte - ParisCourrier composté à Paris le 16 novembre 1861.Tampon : Hte Worms - Marseille.Page 2Papier en-tête gaufré : Hte Worms - Marseille]Marseille, 14 novembre 1861Monsieur H. Worms à ParisJe possède votre lettre d'hier et vous confirme la mienne du même jour."Reine Blanche". Il est fâcheux que M. Smith n'ait pas pu détourner ce navire.Je vous retourne ce décompte de bordereau de négociation qui regarde la maison de Bordeaux à laquelle je n'ai pas occasion d'écrire.Arrivages : sont entrés aujourd'hui :"Jeune Colombe","Lévrier","Spécimen".Vous voyez que ces navires viennent en 15 à 20 jours ; le "Jeune Colombe" est vendu à Valéry ; le "Spécimen" va être livré à Vor Roux ; mais il me reste à placer "Ponthieu" et "Lévrier" - plus de 400 tonnes et il n'existe aucun besoin.Je comptais livrer 200 tonnes à une Compagnie qui me les a arrêtées depuis un mois pour le 20 novembre, mais je suis obligé de reculer cette livraison au 20 décembre ; d'un autre côté, je dois plus de 300 tonneaux à Valéry, qu'il m'a prêtés à diverses fois, que je comptais aussi lui rendre avec "Ponthieu" et "Lévrier", mais malheureusement cette compagnie se trouve encombrée par 3 chargements, dont un vendu par nous, "Jeune Colombe".L'encombrement de notre port est tel qu'il n'est pas possible d'avoir des places à quai ni même des embarcations, je ne sais vraiment comment je vais me tirer de là.Les capitaines français surtout sont des gens très difficiles à manier et ils ne veulent rien comprendre.Je suis forcé à regret de leur faire une querelle d'allemand en me mettant à cheval sur les conditions des chartes-parties qui sont bonnes pour moi heureusement en cette circonstance.Je vais néanmoins, vous posez la question :L'usage de notre port est que les équipages sont tenus de rendre à quai quand on n'a pas stipulé que le chargement serait pris le long du bord par le receveur ; or, on n'a pas stipulé cette dernière condition, mais les chartes-parties portent : « le capitaine délivrera son chargement à l'endroit qui lui sera indiqué par le consignataire ».« Le chargement du navire se fera à raison de 25 tonnes par jour ouvrable, commençant à courir le lendemain du jour où le navire sera en place pour décharger. »J'ai donc prévenu les capitaines d'avoir à prendre leur place à quai, et comme ils n'auront pas cette place d'ici un mois peut-être, vous voyez dans quel embarras nous sommes, et remarquez qu'il n'y a pas même d'embarcations pour faire une livraison.Cette situation nous facilite, je vous assure en ce moment l'envoi des navires porteurs de pitch à la gare maritime, car les capitaines voient qu'en ce moment il n'y a que ce moyen pour aller un peu vite*.Recevez mes sincères salutations,P. Cruzel* Je redoute cependant le manque de matériel de chemin de fer ; ce matériel est absorbé par les céréales.

1861.12.03.De Paul Cruzel - Hte Worms Marseille.Original

Document original[Page 1Monsieur H. Worms - 46, rue Laffitte - ParisCourrier composté à Marseille le 3 décembre 1861 et à Paris le 5 décembre 1861.Tampon : Hte Worms - Marseille.Page 2Papier en-tête gaufré : Hte Worms - Marseille]Marseille, 3 décembre 1861Monsieur H. Worms à ParisJe vous confirme ma lettre d'hier."Uranes". Vous voudrez bien m'envoyer un deuxième connaissement, la charte-partie et le décompte du fret."Octavie". Aussi un deuxième connaissement déjà réclamé.Finances. Veuillez créer traites sur Vor Roux & Cie :[En marge :] P. décompteF 7.816.40 au 9 février prochain, à valoir sur cargaison "Uranes".F 5.339.75 au 25 février prochain, à valoir sur cargaison "Octavie".Veuillez aussi fournir sur [Touache] & Cie :F 6.792.15 au 24 février, pour valeur en charbons et avances au Havre, "Ernst & Christine".J'ai votre lettre 2 courant.Boghead. Probablement je prierai demain M. Muston d'expédier 10.000 kilos à Genève, j'attends une réponse.["Latona"]. Dès que je connaîtrai la composition exacte du chargement, je vous le ferai savoir. Le nom du capitaine est Geo [Ferrow]. Je ne puis répondre exactement à vos autres questions que sous quelques jours.Charbons. Les Messageries impériales m'ont demandé 200 tonnes ; la Marine m'a fait demander mes [exigences]. Je crois qu'on va demander des charbons anglais, car les français ne suffisent pas, par suite de manque de matériel du chemin de fer.Mon traité avec Altaras, tout Cardiff est à 36.50 soutes. Si je pouvais accrocher 3 à 400 tonnes par mois, ce serait bon. Les bons résultats proviennent en partie de l'importance du mouvement.Cardiff. J'ai besoin de 2 ou 3 petits chargements échelonnés le mieux possible (5 à 800 tonnes) à F 19 ou 20 F au plus de fret pour Marseille.[En marge :] [Bodenhowen] affrète à Cardiff.Il a un ordre pour Alger.Je lui ai demandé offres pour chargement Oran, un Tunis. J'attends les connaissements et facture pour Smyrne.Newcastle. Avant l'arrivée de votre lettre, j'avais reçu une dépêche de Pring m'annonçant "Prudent", m'offrant un gros navire que j'ai accepté à L. 19, car je n'ai que 3 à 400 tonnes en magasin en Grimsby ou Newcastle que je n'ai pas voulu rendre [ou vendre] à cause de mes engagements, ne voyant en mer que "Countess".Cependant si j'avais comme "Prudent", je n'aurais pas accepté un si gros navire à L. 19 ; par ma dépêche j'ai dit à Pring d'obtenir mieux si possible.M. Pring a un chargement pour Smyrne à faire, pour lequel je suis déjà en retard ; il a aussi un ordre pour Toulon en [Leverson].Grimsby. M. Josse a un ordre pour Cette [Sète] depuis bien longtemps, et un pour Marseille. Plus de quatre fois déjà les navires qu'il croyait tenir ont échappé.Quant à Marseille, rien ne presse maintenant. Cette [Sète] est plus pressé.Roux. Je n'ai pu encore le voir. A demain.Smith. Je vous retourne sa lettre, il est bien évident pour moi qu'à Cardiff il se commet des erreurs fréquentes dans les poids ; il y a un vice quelconque à l'embarquement. Pour pouvoir retenir des capitaines la valeur du charbon non livré, il faut faire réformer les jurisprudences de nos tribunaux, Marseille, Alger, Bordeaux, lesquels admettent comme déchet de route 2% en faveur des capitaines.J'ai écrit cela bien des fois, pas un capitaine ne se rend compte du charbon que reçoit son navire. Tous signeront une déclaration dans ce sens ; les moyens de vérifier leur cargaison ne sont pas, disent-ils, à leur disposition et on les force à signer les connaissements sans réserves. La plupart des capitaines font des [protets].En ce moment : "Ponthieu" laisse 9 à 10 tonnes de perte, "Lévrier" laisse 6 à 7 tonnes de perte.J'ai réussi à faire payer ces capitaines, mais quel mal il faut avoir et quelle perte de temps ! Cela produit le plus fâcheux effet et je vous avoue franchement qu'en exigeant le remboursement de ces déficits, j'ai la conviction que j'exige une chose injuste.Il existe un vice à l'embarquement et nous tous qui y sommes étrangers, vos agents en Angleterre comme les autres, en subissons les plus mauvais effets. En un mot, on croit que c'est nous qui trompons. Il y a là-dessous peut-être une intrigue de quelque concurrent.Je reprendrai votre lettre demain, l'heure presse.Recevez mes sincères salutations.P. Cruzel

1861.12.05.Aux Messageries impériales.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse du 3 décembre 1861 au 20 décembre 1861 Paris, le 5 décembre 1861 Messieurs les administrateurs de la Compagnie des Messageries impériales Paris J'ai reçu, Messieurs, la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser le 4 courant, sous le n°3277, relative à votre nouveau service entre Suez et Calcutta. Les craintes, que vous éprouvez sur la hausse des frets, pouvant résulter du conflit anglo-américain, ne me semblent malheureusement que trop fondées. Elles sont confirmées par les avis de mes agents d'Angleterre. Voici extrait de la lettre reçue de Cardiff, ce matin même. Par courrier de ce jour, je transmets à mon agent de Cardiff, votre lettre n°3277 en original, lui recommandant de la lire avec toute réflexion et d'en garder copie. J'appelle spécialement son attention sur le secret qui doit présider à toutes ses démarches, dans ces affrètements nouveaux pour ma Maison, qui peuvent laisser facilement deviner pour compte de qui ils se font. Mais M. Smith saura prendre toutes les mesures de prudence pour que ces affrètements ne soient connus que lorsqu'ils pourront l'être sans inconvénient. Il demeure entendu que les conditions ordinaires de nos accords seront applicables aux affrètements pour les mers des Indes. Les ordres que vous voulez bien me confier, pour ce nouveau service, se compose de : 2.500 tonnes à destination d'Aden 3.600 tonnes à destination de Pointe de Galles 1.500 tonnes à destination de Calcutta. Ainsi que vous me le recommandez, et pour obvier aux éventualités de navigation, deux navires au moins seront expédiés sur chacun des trois ports ci-dessus désignés, sans tenir absolument compte des quantités indiquées. Suivant votre désir, je dis à mon agent de Cardiff de se mettre immédiatement en rapports avec Messieurs Geo & A. Herring & Cie de Londres, et de se concerter avec cette maison dans le but de vous procurer les navires nécessaires dans les meilleures conditions possibles. J'espère, comme je le désire, que nos rapports avec Messieurs Herring amèneront un résultat favorable à vos intérêts. Veuillez me permettre, Messieurs, de vous exprimer ici ma profonde gratitude de la nouvelle preuve de confiance et de bienveillance que vous me donnez en cette occasion. Tous mes efforts tendront, comme depuis 10 ans déjà révolus, à rester digne de la préférence que vous voulez bien m'accorder. Agréer, je vous prie, Messieurs, l'assurance...