1927.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence, dans :

  • les copies de lettres à la presse1,
  • les courriers, notes, rapports, circulaires, accords, traités... (originaux ou duplicatas) émanant de la direction générale de la Maison, des départements maritimes et combustibles, des chantiers de constructions navales du Trait, ainsi que des succursales françaises et étrangères. Les dossiers d'où proviennent ces pièces ont été classés "tels quels" par les services qui les ont produits. Répertoriés par objet et non par date, ils couvrent – ensemble – une période allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1960. Une notice située à la fin du présent article, reproduit le descriptif qui est fait des archives les plus significatives sur les bordereaux d'inventaire,
  • les synthèses réalisées par la Maison et notamment :
    • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
    • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec l'Égypte (1869-1948)", daté du 16 juin 1948.

A ces informations s'ajoutent celles recueillies :

  • auprès des services administratifs : état civil, tribunal de commerce...
  • dans les annuaires et les minutes notariales...
  • dans la presse, les revues professionnelles et les ouvrages d'histoire...

Du fait de la nationalisation de la Banque Worms en 1982, les témoignages relatifs au département bancaire proviennent essentiellement du secrétariat général et de la direction de Worms & Cie, d'une part, et d'autre part, d'extraits de publications externes ou d'études conduites par la Maison Worms. Ainsi :

  • l'historique réalisé par Francis Ley et daté du 10 avril 1978.

Les documents d'où sont extraits les renseignements rassemblés dans ce recueil sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur l'intitulé de chacun d'entre eux (en bleu + soulignement).

1 : Ce corpus n'a pas fait l'objet d'un dépouillement exhaustif comme cela a été le cas pour les chronos de correspondance datant du 19ème siècle. Les copies de lettres reçues entre 1922 et 1929 manquent.

 

Inventaire chronologique des archives numérisées
et des renseignements ou extraits collectés dans les copies de lettres et les dossiers

[Documents pluriannuels]
1911-1943
De Worms & Cie Le Havre : Charbons. Amortissements (dont usine d'agglomération de Graville). Relevés annuels et correspondance échangée avec Paris sur le suivi des écritures comptables.
1919-1927
Bilans annuels de la Maison.
1923-1947
Tableau [non daté, classé en 1947] : Tonnages annuels du cabotage national et international (entre la France et les Pays Baltes, Pologne, Allemagne, Belgique, Angleterre, Espagne, Danemark, Finlande, Irlande, Norvège, Suède, côtes occidentales d'Afrique).
2ème semestre 1923-2ème semestre 1927
Registre des chartes-parties.
1924-1932
Registre d'inventaire de la Maison.
1925-1930
De Worms & Cie Le Havre : Services charbons. Tableau évolutif des amortissements rubrique par rubrique.

[Informations sans dates précises]
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Les débuts de M. Hypolite Worms (2ème du nom)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en mai 1948.] En 1927, « Jacques Gustave Édouard Lebel fut un des animateurs du premier Congrès national de l'organisation métropolitaine et coloniale, au cours duquel furent présentés des projets de réformes politiques et économiques. M. Jacques Lebel participa, au titre des affaires qu'il dirigea, à la constitution de la Banque des produits alimentaires et coloniaux, fondée sous les auspices de la Banque de Paris et des Pays-Bas et dont il restera administrateur jusqu'à sa mort survenue en 1935. A la même époque, M. Lebel fut vice-président de la Caisse de compensation de la région parisienne, et administrateur de la Société des cités jardins de la région parisienne. »
[D'une lettre adressée au ministre de la Marine marchande, Paris, en date du 24 juin 1932.] « De 1922 à 1927, en dehors de Dantzig et de Königsberg que nous avons desservis, le premier très substantiellement, le second, très suffisamment, nous avons réussi à toucher à peu près régulièrement Reval et aussi, quoique d'une façon moins fréquente, Riga : déjà, à cette époque, une publicité opiniâtre et coûteuse ne donnait, en ce qui concerne ce port, que des résultats très médiocres. A partir de 1927, si nos Services ont pu être maintenus nombreux sur Dantzig, plus rares mais suffisants sur Königsberg et Reval, malgré des conditions économiques devenant très défavorables et une concurrence très âpre, ils ont été de plus en plus espacés en ce qui concerne Riga et nous devons reconnaître que des mois se sont écoulés parfois sans qu'aucun de nos navires puisse se montrer dans ce port. »
De Francis Ley, Banque Worms : [Extrait d'un historique sur la Banque Worms (1928-1978), daté du 10 avril 1978.] De 1925 à 1929, Hypolite Worms siège au conseil d'administration de la Société française d'entreprises de dragages et de travaux publics - SFEDTP qui fait alors partie du groupe Homberg.

Début 1927
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Les débuts de M. Hypolite Worms (2ème du nom)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en mai 1948.] « D'après un document émanant de la Maison Worms et Cie, celle-ci faisait, au début de 1927, l'armement, le transit, la consignation, les manutentions, l'importation des charbons anglais, les fournitures de soutes, les agglomérés de houille. Elle avait des lignes régulières de navigation à vapeur, de cabotage national entre les ports français de la mer du Nord, de la Manche et de l'Atlantique, et de cabotage international avec l'Espagne, l'Angleterre, la Belgique, les Pays-Bas, la Tchécoslovaquie, l'Allemagne, la Pologne, la Lettonie et l'URSS. La direction de ses Services maritimes était au Havre, 138, boulevard de Strasbourg, et, en dehors de ses comptoirs personnels, elle avait comme agents et correspondants : MM. Salmon Frères à Lorient, la Compagnie Delmas frères et Vieljeux à la Rochelle, MM. C.M. Powilewicz à Nice, M. E. Arnaud à Mazamet, M. Louis Villeneuve à Sète, en France, The Steven Line à Édimbourg, MM. James et Hoder à Bristol, John Moses (Newport) Ltd à Newport, MM. L.G. Joffreys et Cie à Swansea, MM. Browne Gevelke et Co. à Londres, MM. John Sutchiffe and Son à Birmingham, MM. David Alexander and Sons à Dundee, MM. W. Mac Calla and Co. à Belfast, MM. John O'Sullivan and Sons à Port-Talbot, en Angleterre, M. Minhe à Gand (Belgique), SA de Varsovie pour le Commerce et l'Industrie à Lods (Pologne), Det Bergenske Dampskibsselskab à Bergen (Norvège), MM. Steimeyer & Co. à Brême, M. Heinrich à Berlin (Allemagne). »

1er février 1927
Des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime, Le Trait : Lancements des morutiers "Adriatique" et du "Caucasique" pour le compte de La Morue française & Sécheries de Fécamp.

16 février 1927
Du Journal de la marine marchande : Article. « Les ports maritimes et le problème du charbon. ». Suite à la demande d'augmentation des droits de douane sur le charbon, présentée par le Comité central des houillères, l'Union des chambres de commerce maritimes et des ports français ainsi que la Chambre de commerce de Bordeaux prient instamment le gouvernement de repousser cette mesure ; d'examiner s'il ne convient pas, au contraire, eu égard aux variations des conditions respectives de production des industries houillères nationale et étrangère, depuis l'avant-guerre, de réduire ou de supprimer les droits actuels dans l'intérêt des consommateurs comme dans l'intérêt général du pays ; et de bien vouloir prendre, avant toute décision, l'avis du Conseil national économique. L'Union s'est prononcée, d'autre part, contre le maintien de la tarification de faveur accordée aux mines frontières. »

17 février 1927
De l'Union des chambres de commerce maritime, Paris : Compte-rendu au sujet des tarifs de transports des charbons et rapport de M. Victor Miral.

Mars 1927
De Worms & Cie : Note historique intitulée "Marine française", relatant le début des fournitures de soutes par la Maison Worms à la Marine nationale.

7 mars 1927
Des Services charbons : Conversation avec M. Le Besnerais. Étude de l'importation par mer des charbons français dans le port de Bordeaux et de l'exportation des poteaux de mines des Landes sur Calais (la Maison est consultée pour avis). Dommages causés au port girondin par l'usage de la traction électrique pour la Compagnie du Midi et projet des Houillères du Nord d'alimenter, grâce à des tarifs ferroviaires extrêmement bas, la région sud-ouest. Le Paris-Orléans et le Midi, alléchés par l'espoir d'un trafic nouveau, sont disposés à consentir une réduction considérable sur le trafic en vigueur.

17 mars 1927
Du Journal de la marine marchande : Article intitulé "Une protestation de l'Union des chambres de commerce maritimes et des ports français". L'Union des chambres de commerce maritimes et des ports français vient de terminer l'examen de la nouvelle tarification applicable aux transports par fer des charbons des houillères du Nord, du Pas-de-Calais et de la Sarre, à destination de la région ouest de la France.

22 mars 1927
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Deuxième partie - Hypolite Worms (2e du nom)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en février 1949.] « Rapport de la Société financière française et coloniale à l'assemblée du 22 mars 1927 : "A la suite de divergences de vues que, malgré notre bonne volonté réciproque, nous n'avons pu complètement aplanir, les représentants de MM. Lazard Frères dans notre conseil : MM. David-Weill et Raymond Philippe ont donné leurs démissions d'administrateurs. Nous nous sommes séparés d'eux, ainsi que de M. Hypolite Worms, non pas seulement amiablement, mais tout à fait amicalement." »
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - Troisième partie - Filiales et participations - Chapitre 3. De 1925 à 1940", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en juillet 1949.] « La banque Lazard Frères et M. Worms quittèrent ainsi le conseil de la Société financière française et coloniale, ce dont il semble qu'ils n'eurent qu'à se féliciter puisque quelques années après (fin 1930), cette dernière société enregistra un krach grave et dut subir une importante réorganisation financière... Après la scission Lazard-Worms - groupe Homberg, la maison Worms n'abandonna pas tout de suite la Société française d'entreprises de dragages et de travaux publics. Ce n'est que fin 1929 que M. Worms en quitta le conseil d'administration. » Vital Hicquet demeura au conseil de la Société française d'entreprises de dragages et de travaux publics ; il mourut en juillet 1928.

23 mars 1927
De Worms & Cie : Note historique intitulée "Relations de la Maison Worms avec la Marine marchande pendant la guerre de Crimée".

4 avril 1927
D'Hypolite Worms, Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime, Le Trait : Discours prononcé à l'occasion du lancement du pétrolier "Loing" pour le compte de la Marine nationale. « Ce fut au moment où la bataille de Verdun faisait rage que ce Chantier fut conçu... En 1921, avait lieu le lancement de la première unité construite ici : un cargo charbonnier, le "Capitaine-Bonelli", commandé par la Marine marchande. A cette occasion, le jeune chantier était "consacré" par Monsieur Rio, le sous-secrétaire d'État à la Marine marchande. "Le-Loing" représente le premier effort des Chantiers du Trait pour la Marine nationale : l'amiral Salaün, chef d'état-major général, a bien voulu, en présidant ce lancement, y représenter le ministre de la Marine... C'est en 1848 que notre société fut créée... Le 1er mars 1850, le ministre de la Marine lui achetait, pour Cherbourg, 2.050 tonnes de charbon. Il fallut 18 navires pour transporter ce lot "impressionnant". Pendant la guerre de Crimée, ces relations deviennent plus étroites : en 1854, la flotte française du Levant est ravitaillée par la Maison Worms, à Milo, au Pirée, à Gallipoli, à Constantinople, à Bëicos. C'est à cette époque que l'Amirauté britannique ayant désigné M. L. G. Gillespy, la Marine française choisit Hypolite Worms pour effectuer, à l'exclusion de tous autres, les affrètements nécessaires aux approvisionnements des deux pays avec mission d'enrayer la hausse des frets provoquée par la guerre : ils y réussirent d'ailleurs parfaitement. En même temps sa flotte naissante servait au transport du matériel de la Marine, particulièrement en Baltique qui est restée un des principaux champs d'activité de son armement... L'intérêt que vous voulez bien nous témoigner, m'autorise à vous dire en quelques mots rapides ce qu'un "constructeur de navires moyen" pense de la situation difficile de son industrie et des remèdes que l'on y propose... Une industrie des constructions navales ne peut subsister en France sans le concours attentif et bienveillant des pouvoirs publics... Même dans les conclusions auxquelles a abouti le 4 février dernier, après de laborieux et méthodiques travaux, la Commission extra-parlementaire de la Marine marchande, des divergences subsistent... Si le voeu présenté par M. le député Morinaud et adopté à l'unanimité se prononce en faveur du rétablissement des primes à la construction, il admet l'éventualité d'un certain nombre de mesures provisoires : exonération d'impôts, exonération de droits de douane et organisation du Crédit maritime. Or, notre industrie ne pourra peut-être pas attendre aussi longtemps que semble le désirer le gouvernement, la substitution des mesures définitives aux mesures temporaires... Je ne puis croire que notre pays désire voir péricliter ses chantiers et que le parlement ne puisse accepter l'idée de discuter du rétablissement des primes si celui-ci est vraiment comme je le crois avec beaucoup d'autres, indispensable au relèvement de la construction navale. » Situation de l'industrie navale en Angleterre, Allemagne et Italie. « Pour juger de notre véritable situation, il ne faut point s'illusionner sur les avantages que nous avons pu retirer des commandes reçues de l'étranger, dont l'ère semble d'ailleurs suspendue pour une longue période de temps au moins pour la Marine marchande... Il n'est désirable pour personne que nous nous appauvrissions au point de ne pouvoir entretenir et renouveler notre matériel ni suivre les progrès de la technique moderne ; il faut également éviter que les capitaux ne se détournent définitivement d'une industrie susceptible de jouer en défense nationale un rôle de premier plan... Certaines industries soeurs n'ont peut-être pas encore compris complètement tout ce qu'elles pouvaient faire pour nous sans qu'il leur en coûtât un bien gros sacrifice. La métallurgie doit pouvoir nous fournir les tôles et les profilés, non point seulement au cours mondial d'exportation, mais même au-dessous de ce cours... Le seul fait que nous sommes prospères rend prospères avec nous une foule d'autres constructeurs et permet l'absorption d'une main d'oeuvre totale considérable. »

5 avril 1927
Du Journal de Rouen : Article (incomplet) Lancement du "Loing"

19 avril 1927
Des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime, Le Trait : Lancement du "Keret", pour le compte de Det Norsk Russiske D/S A/S - Det Bergenske Dampskibsselskab A/S - (Norvège).

20 avril 1927
Des Services charbons : Conversation avec M. Nasse.

Mai 1927
De Gladys Worms, épouse d'Hypolite Worms : [Extrait d'un entretien accordé le 4 mars 1977.] En 1927, « deux hauts fonctionnaires du ministère des Finances, eux-mêmes très amis, semblaient désireux de pantoufler ; il s'agissait de MM. Paul Baudouin et Jacques Barnaud, tous deux anciens élèves de l'École polytechnique et inspecteurs des Finances. M. Barnaud fut engagé par M. Worms comme directeur général de Worms & Cie, et, parallèlement, M. Baudouin fut pris par M. Thion de la Chaume comme directeur général de la Banque de l'Indochine, poste que ce dernier occupa de 1927 à 1940. »
De Jacques Barnaud : [Extrait de son audition par le président Dhers en date du 2 mai 1950.] « En 1927, étant inspecteur des Finances et directeur adjoint du Mouvement des fonds au ministère des Finances, j'ai donné ma démission de ces différentes fonctions au mois d'avril et je suis entré à la Maison Worms comme directeur général au mois de mai 1927 [voir la circulaire du 1er mai 1928.] » Sur sa carrière avant son entrée chez Worms & Cie. Durant la guerre de 14-18, « j'ai commandé successivement une batterie d'artillerie de tranchée et une compagnie de chars d'assaut. J'ai terminé cette guerre à 25 ans, comme capitaine, chevalier de la Légion d'honneur et titulaire de sept citations. » Au sujet de Paul Reynaud : « Je l'avais connu, depuis très longtemps, dans les postes que j'avais occupés lorsque j'avais été inspecteur des Finances et directeur adjoint du Mouvement des fonds. J'avais gardé des relations très cordiales avec lui. »
De Jacques Barnaud : [Extrait d'une note datée, classée en 1945.] « Né le 24 février 1893, à Antibes ; grand-père maternel : commissaire général de la Marine ; père : vice-amiral, mort en 1909 ; un frère tué pendant la guerre 1914-1918 ; un autre frère actuellement vice-amiral. Marié, quatre fils. Reçu à l'École polytechnique en 1913, mobilisé comme sous-lieutenant, le 2 août 1914, au front pendant toute la guerre de 1914-1918 ; commanda successivement une batterie de crapouillots et une compagnie de chars d'assaut. 6 citations, chevalier de la Légion d'honneur en octobre 1918. 2ème année de Polytechnique en 1913. Reçu à l'inspection générale des Finances en juin 1920. Affecté au ministère des Finances, direction du mouvement général des fonds en 1923. Nommé directeur-adjoint du mouvement général des fonds en 1926. Entre-temps, chef du cabinet technique de MM. Painlevé, Loucheur et Doumer, ministres des Finances. Missions à Londres pour le règlement des dettes de guerre, notamment avec MM. Caillaux et Raoul Péret, ministres des Finances. Nommé officier de la Légion d'honneur par Monsieur Poincaré en 1927. Démissionnaire en avril 1927. » [Voir le portrait brossé par Renaud de Rochebrune et Jean-Claude Hazera, dans "Les Patrons sous l'Occupation. II", éditions Odile Jacob, 1995, coll. Opus 1997. « Jacques Barnaud n'impressionne pas par son aisance. Mais c'est "un homme intelligent, fort intelligent, écrit Henri du Moulin de Labarthète [dans "Le Temps des illusions".] Ancien élève de l'École polytechnique, inspecteur des Finances (et l'un des as du corps), brillant combattant de l'autre guerre, il s'est élevé, par sa seule valeur, à l'un des postes les plus en vue de la hiérarchie bancaire". »]
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - De 1927 à la Libération", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en juin 1948.] Informations sur Joseph Jacques Léon Barnaud : Extrait de naissance, ascendants, formation, cursus militaire, carrière dans la fonction publique (11 juillet 1920-mars 1926). Jacques Barnaud a épousé le 21 novembre 1919, à Antibes, MeIle Violante, Pauline Marie Bernardette Arnal, fille de feu M. Pierre Arnal, ancien consul de France, et de Mme née Schlumberger. Par décret du 25 février 1927 (Journal officiel du 1er mars), il a été, au titre de directeur adjoint au mouvement général des fonds, promu officier de la Légion d'honneur. II est domicilié 53, avenue Bosquet à Paris, venant du 13, rue Cortambert où habite encore sa mère (Ségur 33.42) et a à Juan-les-Pins, par Antibes (Alpes-Maritimes), une propriété appelée le "Chalet Delphine". A partir de son entrée comme directeur général chez Worms et Cie, « il représenta cette maison dans les diverses grandes affaires françaises et internationales auxquelles Worms et Cie devait s'intéresser ».
[Extraits d'un témoignage d'Henri Nitot, recueilli le 28 avril 1977, et d'un historique de Francis Ley sur la Banque Worms (1928-1978), daté du 10 avril 1978.] Avant de prendre ses fonctions de directeur général, Jacques Barnaud effectue un "tour de Maison" qui le conduit aux Ateliers et Chantiers du Trait, puis dans les agences implantées en Angleterre et en Égypte.

10 mai 1927
Des Services charbons : Compte-rendu d'une visite à la Marine qui demande une réduction sur la fourniture de 83.000 tonnes à Brest, Cherbourg et Toulon. « Nous ne sommes pas les premiers des fournisseurs anglais. »

Juin 1927
De Worms & Cie : Circulaire. Confirmation de Robert Delteil dans ses fonctions de directeur général des Services maritimes qu'il occupe, en fait, depuis 1922. Désignation d'Anatole Bucquet comme fondé de pouvoirs pour assister M. Robert Delteil. Charles Serret remplit les fonctions de directeur de la succursale du Havre dépendant de la direction des Services maritimes.

23 juin 1927
Du Journal de la marine marchande : Article intitulé "La politique du charbon. M. Tardieu donne l'assurance aux ports que le régime des licences ne vise que les charbons destinés aux services publics".

25 juin 1927
Du Journal de la marine marchande : Article intitulé "Les licences d'importation de charbons". « Au déficit de combustible dû à la grève anglaise, lit-on dans l'exposé des motifs, déficit partiellement compensé par une surproduction des autres pays, a succédé une surabondance de production qui a nettement inversé la situation du marché charbonnier européen. »

Juillet 1927
De Worms & Cie : Circulaire. Sam J. Arthur succède à G. W. Moore comme directeur de la succursale de Cardiff.
De Worms & Cie : Circulaire. Suite au décès de L. G. Jeffreys et au retrait de L. G. Jeffreys & Co., qui furent les agents de la Maison à Swansea, Worms & Cie décide d'y ouvrir une agence dont la direction est confiée à C. Guy Godfrey Taylor.
Des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime, Le Trait : Lancement de l'automoteur citerne "Marne", pour le compte de l'Union normande.

7 juillet 1927
Des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime, Le Trait : Lancement de l'automoteur citerne "Meuse", pour le compte de l'Union normande.

22 et 25 juillet 1927
Des Services charbons : Transport par mer des charbons des mines du Nord. Le siège social invite Boulogne à s'occuper de ce trafic afin qu'il ne tombe pas à la concurrence et laisser les houillères s'occuper de ce moyen de faire arriver le charbon à Boulogne (par fer ou canal). La Compagnie des chemins de fer du Nord annonce la réduction de 50% sur le trafic. « Nous cherchons à participer au trafic que les pouvoirs publics et les Chemins de fer du Nord désirent faire passer par ce port. »

28 juillet 1927
De l'Association normande : Visite du Trait

1er août 1927
Des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime, Le Trait : Lancements de l'automoteur citerne "Moselle" et du "Seine", pour le compte de l'Union normande.

Septembre 1927
De Worms & Cie : Circulaire. Jacques Révoil est nommé directeur de la succursale de Marseille en remplacement de Gabriel Brezet, prématurément disparu.

2 septembre 1927
De Klöckner Reederei & Kohlenhandel GmbH : Charbons allemands. Envoi de ses conditions de vente. Il semble que cette société soit devenue l'intermédiaire de Worms & Cie pour ses approvisionnements. Au reste, il est notable que la conjecture a agi à l'encontre du Kohlen Syndikat, campé sur des positions rigides, alors que l'engouement des consommateurs pour les charbons anglais s'est maintenu, voire renforcé.

6 septembre 1927
A la Société algérienne de navigation pour l'Afrique du Nord : « Nous avons l'honneur d'accuser réception de votre lettre du 1er courant par laquelle vous nous conseillez comme suite à la notre du 11 de l'écoulé, de nous mettre en rapport avec votre Sieur L. Schiaffino pour régler avec lui la question du 1/3 de 5% de courtage de vos vapeurs.
Nous avons eu l'occasion de voir M. L. Schiaffino à Paris à différentes reprises et le 24 août dernier, à la suite de l'entretien que nous avons eu avec lui, nous avons donné les instructions suivantes à notre Maison de Cardiff... »

29 octobre1927
De Worms & Cie Bayonne : Conditions d'admission des navires dans le port de Bayonne (bateaux de 3.000 à 5.000 tonnes) : tirant d'eau, praticabilité du port, dragages. Conclusion : le dédommagement que la succursale verse à l'armateur dont les marchandises sont momentanément immobilisées procure à celui-ci un bénéfice supplémentaire "au point de vue mathématique".
 

Conteneur

B-A

Informations portées sur les bordereaux d'archivage
(B-A = boîte archives)

W/164

817

Worms & Cie Alexandrie
Correspondance et suivi des opérations (1921-1935).

W/186

923

Armement - Offres d'achat et vente de navires (1920-1952)

W/188

935

Compagnie générale transatlantique - CGT (1922-1939)
La CGT assure le trafic entre la Tchécoslovaquie et les États-Unis ; le transport du nickel entre la Manche de Bristol et New York via Le Havre. Elle décide de supprimer l'escale de Dunkerque. Worms & Cie représente la CGT à Douarnenez.

W/197

978

Beyrouth - Alexandrette - Alexandrie - Mersina - Port Soudan - Périm (1918-1928)
De Worms & Cie Port-Saïd : Alexandrie. Agence de la Maison Klöckner : réception, déchargement des navires et mise sur wagons. Le contrat porterait sur 20.000 tonnes par an.

W/209

1040

Services charbons - Charbons allemands (1919-1929)
[Voir 2 septembre 1927.]

W/209

1041

Service charbons : Charbons polonais (1925-1929)
Correspondance générale.
Correspondance et notes de Worms & Cie Dantzig (1925-1928).

W/210

1043

Services charbons - contrats divers (1913-1931)
De Worms & Cie Cardiff : Contrats de remorquage (1918-1931). Depuis 1914 environ, Worms & Cie, Chargeurs réunis, Havraise, Messageries... et selon les années, Sud Atlantique, Maurel Frères, Armateurs français... sont liés par contrat à la Maison J. Davies qui assure les opérations de remorquage dans le port de Cardiff.
Société gazière des achats en commun (1921-1927). Worms & Cie est son agent pour la réception et la manutention des cargaisons de charbon qui lui sont destinées à Rochefort, Bordeaux, Bayonne et Marseille. Dans ce dernier port, la succursale se charge d'approvisionner la Compagnie du gaz.
Office des charbons des secteurs électriques (1922-1928). Transport de 30.000 tonnes d'Anvers sur Rouen. Transport de Gand à Rouen... Contrats avec les Armateurs français.
Gaz de Nice. Contrat de 24.000 tonnes de Rotterdam sur Nice.

W/210

1047

Service charbons - Succursales de Rochefort, Limoges, Bayonne, Pasajes, Strasbourg (1901-1928)
Worms & Cie Bayonne v/s concurrents (1924-1928) : Compagnie française des mines Powell Duffryn, cf. Soudières de l'Adour. Meyler & Cie, compétition sur l'Espagne.
Worms & Cie Bayonne : Bulletins de la Chambre de commerce (1926-1927).
Worms & Cie Bayonne : Projet de reconstruction de l'usine après incendie.
Worms & Cie Bayonne : Compagnie du Bourdonnais dont Worms est le fournisseur attitré (charbons à gaz). « L'idée accréditée que vous aviez à Bayonne un monopole de fait. » Intérêt également à Bône.

W/214

1066

Direction générale des Services charbons : Office commercial français aux Pays-Bas (1925-1928)
Rapports d'étude sur l'économie hollandaise.

W/214

1067

Direction générale des Services charbons : Office commercial français aux Pays-Bas (1921-1935)
Notes et correspondance.

W/222

1103

Services charbons - Divers (1920-1941)
« Surabondance de charbon. » En Allemagne, 87 mines ont été fermées ; aux États-Unis la production qui était de 618 millions de tonnes en 1918 et de 500 millions en 1927 ce qui correspond à son niveau de 1913 ; la Pologne, grâce à l'exploitation des mines dont le rendement est le meilleur, arrive en tête des puissances européennes. 1927 : année record.
Charbons de soute (1926-1939) : Boulogne. Transport par mer des combustibles français en provenance des mines du Nord et du Pas-de-Calais à destination des ports de la Manche et de l'Atlantique. Création souhaitée par la Compagnie du Nord d'un trafic entre Boulogne et les ports de l'Atlantique, Maison Worms : « Nous ne sommes pas négociants en charbons français ». Elle définit son rôle comme transitaire et comme transporteur. [Voir 22 et 25 juillet 1927.] Articles de presse (1927-1929).
[Voir mars 1927.]
[Voir 7 mars 1927.]
[Voir 20 avril 1927.]
[Voir 10 mai 1927.]
[Voir 22 et 25 juillet 1927.]

W/222

1104

Services charbons - Divers (1924-1957)

 

Retour aux archives de 1927