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1856.07.22.De Eug. Richard Duvallet et Cie.Alger.Télégramme du 13.07.1944.Original
Courrier original[Page 1Monsieur Hypte Worms - 46, rue Laffitte - ParisCourrier composté à Alger le 24 juillet 1856, Marseille à Lyon et Lyon à Paris le 25 juillet 1856. Timbre de 1896 (?).Tampon : Eug. Richard Duvallet & Cie - Alger.]Alger, le 22 juillet 1856Monsieur H. Worms, 46, rue Lafitte, ParisVotre lettre du 12 courant est en notre pouvoir. Nous en avons extrait un redressement à notre compte courant, sur lequel vous faites à votre tour une petite erreur. Vous avez été en effet reconnu de F 10,35, coût de deux projets ; mais quant aux 6.70, erreur sur les agios. C'est à notre crédit et non à notre débit qu'ils doivent être portés. Ci-joint un nouveau redressement explicatif, soldant à votre débit par 170,20 F que nous portons à nouveau. Veuillez nous dire si nous marchons d'accord.Votre dite lettre nous remet les documents de :1° ["Jeanne Louise"] porteur de 184 tonnes Cardiff2° ["Thorwaldson"] porteur de 400 tonnes Newcastle3° ["Suzanna D..."] porteur de 339 tonnes de Newcastle4° ["Guillaumin"] porteur de 190 tonnes de CardiffDont nous soignerons la livraison à l'administration de la Marine à l'heureuse arrivée.Par notre prochaine, nous vous donnerons de plus amples explications relativement au plein des chargements.Nous avons aujourd'hui le plaisir de vous annoncer l'heureuse arrivée de la [France] Cape [Queno]. Nous allons immédiatement mettre la main au débarquement avec pesage à bord, sur la réquisition du capitaine.Les cinq frères viennent seulement de terminer le débarquement et ce n'est pas sans peine. Toutes les observations, les supplications et même les sommations judiciaires, ont été impuissantes pour lui faire activer son débarquement. Nous avons dû recourir à ce dernier moyen pour nous mettre en garde contre la mauvaise foi du capitaine qui aurait pu après coup nous demander des surestaries. Nous sommes donc obligés d'ajourner au prochain courrier pour vous remettre le compte de frais. Heureusement ce navire étant seul au débarquement, le mal n'est pas grand.Agréez, Monsieur, nos saluts empressés.Eug. Richard Duvallet & Cie
1856.08.06.A Ed. Watkin - Manchester Sheffield et Lincolnshire Railway.Manchester
Origine : Copies de lettres à la presse n°85 - du 14 juillet 1856 au [date inconnue]et n°86 - du [date inconnue] au 30 août 1856[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°87 à 89 (30 août 1856 au 12 novembre 1856). Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 6 août 1856Monsieur WatkinDirecteur des Chemins de fer de Manchester à SheffieldManchesterOn me demande à quel prix par tonne anglaise, je puis me charger de transporter des marchandises de Manchester à Dieppe, Rouen, Havre.Des marchandises seraient :FilsTissus de filsQuincaillerieFaïences et porcelaines.Elles seraient livrées à Manchester en gare (station).Veuillez me dire quel serait votre prix de transport par chemin de fer : marchandises délivrées devant mes steamers à Grimsby, embarquement à ma charge.J'établirai ma demande en conséquence de la vôtre. Je n'ai pas besoin de vous recommander le prix le plus bas possible. Je serai moi-même modeste dans mes prétentions. Je tiens à vous amener ce nouveau trafic.A quel prix peut-on transporter une tonne de 20 quintaux anglais coton en balles de Liverpool à Grimsby ?J'espère arriver à détourner ces cotons pour la Suisse via Grimsby - Ouest et Est railways de France combinés ensemble.Recevez...H. WormsJ'ai eu aujourd'hui une seconde entrevue avec le directeur du chemin de l'Ouest. J'espère arriver à tomber d'accord pour une combinaison qui relierait le chemin de Manchester avec Paris. Sous peu de jours je vous en écrirai plus longuement.
1856.08.09.A Miège Frères.Dieppe.Extrait
Origine : Copies de lettres à la presse n°85 - du 14 juillet 1856 au [date inconnue]et n°86 - du [date inconnue] au 30 août 1856[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°87 à 89 (30 août 1856 au 12 novembre 1856). Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 9 août 1856Messieurs Miège FrèresDieppeJe n'ai pas répondu hier à votre lettre du 7 courant. J'attendais et je reçois ce matin de [...] une lettre qui me fixe enfin sur l'époque où le [...] hélice "Séphora" pourra prendre la mer.La semaine prochaine, ce steamer sera sans disposition, mais ce premier voyage ne pourra s'effectuer en vue de nos arrangements à vous et à moi. Je compte expédier ce navire de Grimsby à Bordeaux et retour à Grimsby, sous pavillon anglais, comme voyage d'épreuve, avant de solder le constructeur complètement, ce n'est donc qu'au second voyage à Bordeaux que je pourrai faire franciser "Séphora" et que ce navire quittera Bordeaux à destination de Dieppe, pour votre compte. Ce n'est donc que vers le 15 septembre que nous pouvons espérer ce premier départ sur Dieppe.Quant au deuxième navire que je dois mettre à votre disposition, aux mêmes conditions que pour "Séphora", j'espère qu'il me sera fourni en temps utile pour la francisation. Si je n'étais pas prêt à temps, je ne pourrais pas vous affréter le navire. Mais, dès aujourd'hui, je vais faire ma déclaration pour deux bateaux à franciser et la porter moi-même au directeur général des douanes.[...]C'est pour trois ans que nous traitons, avec faculté à vous de déclarer, chaque année, trois mois à l'avance, si vous entendez continuer l'année suivante.[...]Si je dirigeais d'autres navires, francisés sur Bordeaux, ils ne vous sont pas engagés mais je ne pourrais pas les employer ou laisser employer de manière à vous faire concurrence à Dieppe.[...]Tout le reste marche bien d'accord et je vous renvoie, sous ce pli, le projet de charte-partie, paraphé par moi. Vous voudrez bien m'en remettre les copies signées, que je signerai également,[...]Enfin je ne m'engage que tout et autant que le "Séphora" pourra naviguer, et sous pavillon français.Recevez, Messieurs...
1856.08.09.Charte-partie vierge au nom de Worms
Copie dactylographique effectuée lors du dépouillement des chronos de correspondance dans les années 1930-1940.
W… à M…
Son bateau hélice à vapeur français, le…, naviguant constamment de Grimsby à Bordeaux pour le retour de Bordeaux à Dieppe aux conditions suivantes :
À la traversée soit vide ou plein pour la somme de 5 000 F, payable comptant, sans escompte par chaque voyage à Dieppe.
M… pourra mettre à bord toutes marchandises qu'il voudra, ne compromettant pas la sûreté du navire.
A Dieppe le navire devra toujours être déchargé dans un bassin à flot.
II est alloué à M…, pour charger à Bordeaux, 72 heures, commençant du moment où le capitaine lui aura déclaré être prêt à recevoir la marchandise à bord.
Et, pour décharger à Dieppe, 84 heures, commençant du moment où le navire est entré dans le port.
Ces 156 heures réversibles d'un port sur l'autre et dimanches et fête exceptés.
Passé ce délai de 156 heures, les surestaries courront à raison de 20 F par chaque heure le 1er jour et de 50 F par chaque heure les jours suivants.
La machine à vapeur pour charger et décharger devra fonctionner aux frais du navire.
L'équipage ne sera employé ni au déchargement ni au chargement, ni à l'arrimage des marchandises. L'arrimage se fera sous la surveillance du capitaine ou de son représentant.
Les frais de port, feux, pilotage resteront à la charge du navire.
La présente charte-partie aura force et vigueur pour tout et autant de voyages que ledit navire pourra en accomplir pendant les douze mois qui suivront le premier départ de Bordeaux pour Dieppe.
En cas de non exécution de la présente charte-partie, la pénalité reste fixée à 20 000 F.
W… se réserve la faculté de charger pour son compte sur ledit navire et par chaque voyage jusqu'à concurrence de 100 tonneaux de Bordeaux à Grimsby payant à M…, à l'arrivée à Dieppe, le fret des quantités embarquées à raison de 15 F la tonne.
1856.08.19.De C. Mautin.Police d'assurance maritime du Séphora.Original
Document original[Recueil des principales informations]Police d'assurance maritime de ParisEn date du 19 août 1856Courtier : M. C. MautinNavire à vapeur : Séphora - Somme assurée : 325 000 FVoyage : 12 mois de navigationAssurance à partir du jour du départ de Hull.Permission accordée au navire de naviguer au nord du parallèle de Dunkerque en toute saison, cependant la navigation dans la Mer baltique donnera lieu à une surprime.« Il demeure convenu que, si le navire à son arrivée à Bordeaux n'est pas coté de première classe par les experts du Véritas, les assureurs auront droit de faire résilier l'assurance à l'année... »W... à M...Son bateau hélice à vapeur français, le..., naviguant constamment de Grimsby à Bordeaux pour le retour de Bordeaux à Dieppe aux conditions suivantes :À la traversée soit vide ou plein pour la somme de 5 000 F, payable comptant, sans escompte par chaque voyage à Dieppe.M... pourra mettre à bord toutes marchandises qu'il voudra, ne compromettant pas la sûreté du navire.A Dieppe le navire devra toujours être déchargé dans un bassin à flot.II est alloué à M..., pour charger à Bordeaux, 72 heures, commençant du moment où le capitaine lui aura déclaré être prêt à recevoir la marchandise à bord.Et, pour décharger à Dieppe, 84 heures, commençant du moment où le navire est entré dans le port.Ces 156 heures réversibles d'un port sur l'autre et dimanches et fête exceptés.Passé ce délai de 156 heures, les surestaries courront à raison de 20 F par chaque heure le 1er jour et de 50 F par chaque heure les jours suivants.La machine à vapeur pour charger et décharger devra fonctionner aux frais du navire.L'équipage ne sera employé ni au déchargement ni au chargement, ni à l'arrimage des marchandises. L'arrimage se fera sous la surveillance du capitaine ou de son représentant.Les frais de port, feux, pilotage resteront à la charge du navire.La présente charte-partie aura force et vigueur pour tout et autant de voyages que ledit navire pourra en accomplir pendant les douze mois qui suivront le premier départ de Bordeaux pour Dieppe.En cas de non exécution de la présente charte-partie, la pénalité reste fixée à 20.000 F.W... se réserve la faculté de charger pour son compte sur ledit navire et par chaque voyage jusqu'à concurrence de 100 tonneaux de Bordeaux à Grimsby payant à M..., à l'arrivée à Dieppe, le fret des quantités embarquées à raison de 15 F la tonne.
1856.08.22.A l'Anglo-French Steam Ship Cy.Grimsby.Extrait
Origine : Copies de lettres à la presse n°85 - du 14 juillet 1856 au [date inconnue]et n°86 - du [date inconnue] au 30 août 1856[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°87 à 89 (30 août 1856 au 12 novembre 1856). Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.] Paris, le 22 août 1856Messieurs les directeurs de la Compagnie anglo-françaisedes Navires à vapeuren assemblée, le 30 présent mois, à GrimsbyMessieurs,Dans votre dernière assemblée, le 2 août courant, vous avez arrêté (résolution n° 201) de me fréter le steamer "Lucien" pour deux voyages à titre d'essai de Grimsby à Bordeaux, aux conditions que je vous avais proposées.Depuis, j'ai conclu, pour mon navire "Séphora" des arrangements qui m'amènent, aujourd'hui, à vous faire de nouvelles propositions pour le "Lucien".J'ai fait franciser le "Séphora", ce qui lui permet de faire le cabotage dans nos ports de France. Ce steamer ferait un service régulier de Grimsby à Bordeaux, et retour à Grimsby, touchant d'abord à Dieppe, et pourra rapporter des marchandises de Bordeaux et Dieppe à Grimsby.Appliquant ainsi un de mes navires au port de Grimsby, je vous demande, pour me le remplacer. [...]"Lucien", pour voyager régulièrement de Cardiff à Bordeaux, au lieu de Grimsby à Bordeaux. Les conditions de cet affrètement seraient les mêmes que celles de ma charte-partie du "Vulture", que je vous ai soumise, soit quatorze francs la tonne, moins quatre pour cent de commission au profit de mes agents à Cardiff et à Bordeaux. Le "Vulture", moins bon marcheur que nos bateaux, a accompli, depuis le 9 avril, 9 voyages, soit 24 voyages par an, et encore, il a perdu 6 jours par suite de réparations et grève d'ouvriers.Ma présente proposition est faite pour 12 mois à partir du premier voyage du "Lucien".[...]
1856.08.25.A John Chapman.Londres
Origine : Copies de lettres à la presse n°85 - du 14 juillet 1856 au [date inconnue]et n°86 - du [date inconnue] au 30 août 1856[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°87 à 89 (30 août 1856 au 12 novembre 1856). Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 25 août 1856Monsieur John Chapman à LondresJ'espère, Monsieur et ami, que ma présente lettre vous trouve de retour à Londres et en bonne santé. Je l'apprendrai avec plaisir.Depuis que je n'ai eu le plaisir de vous voir, j'ai trouvé pour mon "Séphora" une combinaison assez avantageuse, rendue possible par la francisation de ce steamer.J'ai affrété ce navire à une maison de Dieppe pour un, deux ou trois ans, à son choix, pour les retours de Bordeaux à Dieppe. C'est-à-dire que "Séphora" chargera à Grimsby des charbons pour Bordeaux et chargera à Bordeaux des vins ou autres marchandises pour Dieppe. De Dieppe, il continuera sa route pour Grimsby. De cette manière, j'utilise le retour sur lest de Bordeaux à Dieppe.Et je me suis réservé la faculté de mettre à bord, à chaque voyage, jusqu'à concurrence de 100 tonnes marchandises de Bordeaux à Grimsby, et j'espère bien, en outre, prendre de la marchandise à Dieppe, soit pour les chemins de fer, soit pour les lignes de steamers de Grimsby, à destination, et de l'intérieur de l'Angleterre et de la Baltique.Je suis engagé avec cette maison de Dieppe pour un second steamer "Emma" ou autre que je ferai aussi franciser, de manière que, avec ces deux hélices, je ferai 30 ou 32 voyages par an, de Grimsby à Bordeaux, tandis que, avec "Lucien" ou tout autre steamer de la Compagnie, affrété par moi, pour Bordeaux, je ne faisais que 20 à 22 voyages.Mais, pour arriver à ce résultat avantageux pour la Compagnie et lui assurant la présence à Grimsby de deux hélices auxquels elle n'a aucun droit, je détourne de mon trafic de Cardiff à Bordeaux, "Séphora" et "Emma" pour lesquels j'avais des engagements pris pour la fourniture de charbons aux chemins de fer. Il faut donc que je les remplace, et, dans ce but, j'adresse aux directeurs de la Compagnie anglo-française la lettre incluse que je vous charge, vous, mon avocat habituel, de leur soumettre, le 30 courant.[...]
1856.08.30.De l'Anglo-French Steam Ship Cy Ltd.Rapport à l'assemblée générale.Original
Document original
1856.09.05.A Ed. Watkin - Manchester Sheffield et Lincolnshire Railway.Manchester
Origine : Copie de lettre à la presse n°87 - du 30 août 1856 au [date inconnue] ;n°88 - du [date inconnue] au [date inconnue] ; n°89 - du [date inconnue] au 12 novembre 1856[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°87 à 89 (30 août 1856 au 12 novembre 1856). Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Monsieur Watkin à ManchesterM. Worms, toujours malade au Havre, regrette beaucoup de n'avoir pas pu assister au meeting du 30 août. Il trouve que, si on lui fait beaucoup de louanges dans les articles de journaux, et que, si devant les actionnaires on rend hommage à l'utilité de son concours pour la Compagnie, on passe très légèrement sur ses commandes, qui cependant sont faites dans un intérêt commun. Il se réserve de discuter prochainement avec vous ces questions.En attendant, prenant en considération votre insistance pour obtenir la disposition du steamer "Lucien", et désirant pouvoir vous être utile, M. Worms me charge de vous dire qu'il vous laisse libre de l'employer à deux voyages encore sur Hambourg, à condition, bien entendu, que ce steamer sera de retour à Grimsby du 25 au 30 courant, au plus tard, et chargera alors pour Bordeaux pour son compte.D'ici à la fin de septembre courant, M. Worms aura eu le plaisir de vous voir et de couler à fond les questions de l'affrètement du "Lucien" pour Cardiff Bordeaux le remplaçant par ses steamers à lui.Recevez...
1856.09.05.A John Chapman.Londres.Extrait
Origine : Copie de lettre à la presse n°87 - du 30 août 1856 au [date inconnue] ;n°88 - du [date inconnue] au [date inconnue] ; n°89 - du [date inconnue] au 12 novembre 1856[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°87 à 89 (30 août 1856 au 12 novembre 1856). Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 5 septembre 1856Monsieur John Chapman à LondresJe reçois réponse de M. Worms à la demande de M. Watkin.Quoique cela dérange nos combinaisons à Bordeaux, M. Worms met le "Lucien" à la disposition de M. Watkin pour encore deux voyages à Hambourg, mais à condition expresse que ce steamer sera de retour à Grimsby du 25 au 30 septembre au plus tard, et chargera alors pour mon compte à destination de Bordeaux.[...]Quant à la solution de l'affaire Samuelson, M. Worms vous remercie de nouveau et bien sincèrement de votre bonne intervention et défense de ses intérêts. Mais il se trouve, lui et nos amis, volés pour ces constructions.[...]En ce qui me concerne personnellement, puisque vous avez bien voulu me demander mon avis, je regrette infiniment la visite que nous firent, il y a un an, les promoteurs de la Compagnie. Il n'en est résulté, pour nous, que trouble dans notre commerce et pertes sensibles d'argent. Nous nous sommes attelés vigoureusement et loyalement à l'affaire. Nous avons lutté pour faire connaître et réussir le charbon de South Yorkshire et donner la vie au port de Grimsby. Nous avons exporté 30 000 tonnes en quelques mois. Nous avons pris le 1/3 du capital. [...]Enfin, on nous a livré du mauvais charbon, mauvaise mesure. On nous a laissé manquer de charbon, et personne n'est prêt à réparer les dommages que nous avons supportés. Nous sommes les plus utiles, les seuls utiles, et nous sommes les plus maltraités.Paris, le 5 septembre 1856
1856.09.05.A Trotel - capitaine du Séphora.Bordeaux
Origine : Copie de lettre à la presse n°87 - du 30 août 1856 au [date inconnue] ; n°88 - du [date inconnue] au [date inconnue] ; n°89 - du [date inconnue] au 12 novembre 1856[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°87 à 89 (30 août 1856 au 12 novembre 1856). Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 5 septembre 1856Monsieur Trotel - capitaine du "Séphora"BordeauxJe pense que, de concert avec M. Bouscasse, vous aurez bientôt terminé la composition de votre équipage. Je recevrai avec plaisir vos renseignements à ce sujet.J'espère que nous obtiendrons de la douane la permission de faire un voyage pendant la mise en règle de la francisation du "Séphora". Vous irez donc à Cardiff prendre un chargement de charbon pour Bordeaux.Je viens dès aujourd'hui appeler votre attention sur un fait important. Les constructeurs de "Séphora" sont engagés envers moi à ce que ce steamer doit porter 700 tonnes charbon, outre le charbon des soutes : 60 à 70 tonnes. En tout 760 à 770 tonnes.Je sais bien que, selon les usages, MM. les constructeurs ne tiendront pas cet engagement, mais je veux savoir ce que le navire peut réellement porter et voir si j'ai droit à réclamation.A Grimsby, "Séphora" a pris en tout 672 tonnes charbon, mais c'était un premier voyage, le capitaine ne connaissait pas son navire. On a chargé, me dit mon agent de Grimsby, moins que le navire ne peut porter.Vous aurez donc à voir à Cardiff à faire embarquer le plus possible de charbon, autant que la prudence le permettra, et vous me rendrez compte de vos observations à ce sujet, pour que je puisse, avec connaissance de cause, me plaindre à mes constructeurs s'il y a lieu."Eugénie" vient de faire un joli voyage et prompt débarquement. J'espère que "Séphora" ne restera pas de l'arrière.Veuillez...
1856.09.16.A l'Anglo-French Steam Ship Cy.Grimsby
Origine : Copie de lettre à la presse n°87 - du 30 août 1856 au [date inconnue] ; n°88 - du [date inconnue] au [date inconnue] ; n°89 - du [date inconnue] au 12 novembre 1856[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°87 à 89 (30 août 1856 au 12 novembre 1856). Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 16 septembre 1856Messieurs les directeursde la Compagnie anglo-française des Navires à vapeuren assemblée, le 20 du présent moisà GrimsbyMessieurs,Je crains que, lors de votre dernier meeting du 30 août, le temps vous ait manqué pour bien apprécier la demande que je vous adressais de me fréter le steamer "Lucien", pendant douze mois, pour le voyage de Cardiff à Bordeaux, aux conditions de la charte-partie de "Vulture". Je viens donc vous renouveler ma demande à ce sujet, regrettant que la maladie m'empêche d'aller moi-même vous exposer mes raisons à l'appui.D'abord, dans nos premiers arrangements, il fut convenu, que, pourvu que 3 des 9 steamers de la Compagnie restassent attachés au service de Grimsby, nous pourrions, mes amis et moi, faire naviguer les autres de tous autres points d'Angleterre. Ce serait donc à tort que l'on objecterait que je détourne "Lucien" de Grimsby, puisque "Eugénie", "Victoria", "Napoléon" et bientôt un quatrième, le "Albert", continueront à charger à Grimsby.Mais, laissant de côté cette raison, je vous fais observer que, si j'emprunte à la Compagnie le steamer "Lucien" pour un service de Cardiff à Bordeaux, je le remplace de suite par deux hélices, "Séphora" et "Emma", à moi appartenant, et que rien ne m'oblige, par conséquent, à affecter au port de Grimsby. Mes deux navires ensemble feront donc 30 voyages à Grimsby dans une année tandis que "Lucien" seul en ferait 20 à 24.Donc, loin de souffrir de cet échange, la Compagnie trouvera dans ma proposition l'avantage de plus de mouvement dans le port de Grimsby et d'une exportation plus considérable de charbon.Enfin, Messieurs, vous voudrez bien remarquer que, dans la position actuelle, nos spouts et les mines ont peine à fournir le charbon nécessaire, et que, sans compter "Lucien", vous allez avoir à fournir au chargement de :"Eugénie""Victoria""Napoléon""Séphora""Emma""Albert"et de quelques navires à voiles que je prends à l'occasion.Nous devons éviter de créer des embarras et des retards à nos hélices, et l'absence de "Lucien" sera, sous ce rapport, un avantage au lieu d'un dommage pour la Compagnie.En résumé, Messieurs, je vous demande donc de m'affréter le "Lucien" pour le service de Cardiff à Bordeaux pendant un an, et je remplacerai ce steamer par les deux miens.Le premier voyage de Grimsby à Bordeaux se fera aux conditions que je vous avais proposées et que vous aviez adoptées à titre d'essai pour deux voyages dans le meeting du 2 août dernier.Veuillez...
1856.09.22.A Théodore Bouscasse.Bordeaux.Extrait
Origine : Copie de lettre à la presse n°87 - du 30 août 1856 au [date inconnue] ; n°88 - du [date inconnue] au [date inconnue] ; n°89 - du [date inconnue] au 12 novembre 1856[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°87 à 89 (30 août 1856 au 12 novembre 1856). Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 16 septembre 1856Messieurs les directeursde la Compagnie anglo-française des Navires à vapeuren assemblée, le 20 du présent moisà GrimsbyMessieurs,Je crains que, lors de votre dernier meeting du 30 août, le temps vous ait manqué pour bien apprécier la demande que je vous adressais de me fréter le steamer "Lucien", pendant douze mois, pour le voyage de Cardiff à Bordeaux, aux conditions de la charte-partie de "Vulture". Je viens donc vous renouveler ma demande à ce sujet, regrettant que la maladie m'empêche d'aller moi-même vous exposer mes raisons à l'appui.D'abord, dans nos premiers arrangements, il fut convenu, que, pourvu que 3 des 9 steamers de la Compagnie restassent attachés au service de Grimsby, nous pourrions, mes amis et moi, faire naviguer les autres de tous autres points d'Angleterre. Ce serait donc à tort que l'on objecterait que je détourne "Lucien" de Grimsby, puisque "Eugénie", "Victoria", "Napoléon" et bientôt un quatrième, le "Albert", continueront à charger à Grimsby.Mais, laissant de côté cette raison, je vous fais observer que, si j'emprunte à la Compagnie le steamer "Lucien" pour un service de Cardiff à Bordeaux, je le remplace de suite par deux hélices, "Séphora" et "Emma", à moi appartenant, et que rien ne m'oblige, par conséquent, à affecter au port de Grimsby. Mes deux navires ensemble feront donc 30 voyages à Grimsby dans une année tandis que "Lucien" seul en ferait 20 à 24.Donc, loin de souffrir de cet échange, la Compagnie trouvera dans ma proposition l'avantage de plus de mouvement dans le port de Grimsby et d'une exportation plus considérable de charbon.Enfin, Messieurs, vous voudrez bien remarquer que, dans la position actuelle, nos spouts et les mines ont peine à fournir le charbon nécessaire, et que, sans compter "Lucien", vous allez avoir à fournir au chargement de :"Eugénie""Victoria""Napoléon""Séphora""Emma""Albert"et de quelques navires à voiles que je prends à l'occasion.Nous devons éviter de créer des embarras et des retards à nos hélices, et l'absence de "Lucien" sera, sous ce rapport, un avantage au lieu d'un dommage pour la Compagnie.En résumé, Messieurs, je vous demande donc de m'affréter le "Lucien" pour le service de Cardiff à Bordeaux pendant un an, et je remplacerai ce steamer par les deux miens.Le premier voyage de Grimsby à Bordeaux se fera aux conditions que je vous avais proposées et que vous aviez adoptées à titre d'essai pour deux voyages dans le meeting du 2 août dernier.Veuillez...
1856.09.23.De Ruyssenaers Frères.Alexandrie
Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1849-1864Ruyssenaers FrèresAlexandrieAlexandrie, le 23 septembre 1856Monsieur Hypolite Worms46, rue LaffitteParisNous n'avons pas répondu plus tôt, Monsieur, aux deux lettres dont vous nous avez favorisés les 15 juillet et 2 août m.d. parce que nous avons cherché depuis lors à pouvoir vous donner quelque avis favorable au sujet des propositions que renfermait votre dernière.Nous venons aujourd'hui vous donner des avis et vous fixer sur la position des choses en Égypte, en ce qui concerne les charbons.Le gouvernement égyptien avait jusqu'ici l'habitude de faire des contrats à livrer avec des maisons de commerce pour ses approvisionnements de charbons, mais il s'est aperçu qu'il arrivait toujours que lorsque la marchandise était chère sur les lieux de production, et lorsque les frets y étaient élevés, on trouvait constamment des prétextes pour ne pas livrer et qu'ensuite, lorsque les conditions de prix et de nolis devenaient meilleures pour les contractants, la marchandise lui arrivait alors en masse.Comme le gouvernement répugne à recourir à l'autorité consulaire, il s'ensuivait qu'il était toujours la victime, et qu'avec des achats importants à livrer et échus, il se trouvait très souvent complètement dépourvu, ne recevant rien du tout et forcé alors de subir la loi des détenteurs de la place.Le vice-Roi, dégoûté de cette manière de faire, a renoncé pour le moment à ces contrats qui lui devenaient onéreux et comme il s'était prononcé très clairement à ce sujet en présence de notre sieur W. Ruyssenaers, le moment actuel eut été mal choisi pour lui faire des ouvertures au sujet des mêmes opérations contre lesquelles il s'était monté, non sans raisons.Le gouvernement égyptien a acheté ces temps derniers sur place ce qui lui était nécessaire et à des prix assez élevés ; il veut continuer le même système d'achats suivant ses besoins et comme ses besoins sont constants et qu'ils tendent à progresser, nous pensons que ce serait matière à spéculation convenable d'avoir constamment disponibles quelques chargements de bon Newcastle ou Cardiff adaptés à la consommation des bateaux à vapeur et notre position auprès dudit gouvernement nous donnerait des facilités pour pouvoir écouler promptement la marchandise qui nous serait consignée. En apportant des soins dans la composition de ces chargements, on pourrait être assuré en outre, que lorsque le gouvernement reviendra au système des contrats, on sera admis à traiter des affaires considérables par la suite.Toutefois, par conséquence des quantités considérables, dit-on, des marchandises attendues et des contrats en cours d'exécution qu'on suppose devoir être bientôt satisfaits par les contractants, ce qui arrêtera les achats de gouvernement sur place, l'article est calme et les prix ont éprouvé de la baisse, puisqu'on pourrait acheter aujourd'hui à 40/- de la bonne marchandise.Mais dès que les besoins se feront de nouveau vivement sentir, nous pensons que les prix remonteront promptement, car le charbon est un article très élastique en Égypte.Nous pensons donc que lorsqu'une maison comme la vôtre, Monsieur, qui est si bien placée pour ces marchandises trouvera des conditions convenables de fret et de prix, elle fera bien de nous diriger quelques chargements. Nous ferons tous nos efforts pour vous en tirer bon parti et nous serons très heureux de prouver ainsi à Monsieur Saint Hilaire tout le cas que nous faisons de la recommandation qu'il vous a donnée auprès de nous. Agréer, Monsieur, nos civilités empressées.RuyssenaersComme d'un moment à l'autre une circonstance peut se présenter de contracter avec le gouvernement, nous vous prions de nous tenir au courant par chaque courrier des variations de vos frets pour Alexandrie et nous saisirons la première occasion pour conclure une fourniture. Si vos offres nous étaient parvenues 6 mois plus tôt nous aurions pu les mettre à profit mais dans ce moment le gouvernement est indisposé contre les fournisseurs.R.
1856.09.26.A Clément Daninos.Alexandrie.Extrait
Origine : Copie de lettre à la presse n°87 - du 30 août 1856 au [date inconnue] ; n°88 - du [date inconnue] au [date inconnue] ; n°89 - du [date inconnue] au 12 novembre 1856[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°87 à 89 (30 août 1856 au 12 novembre 1856). Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 26 septembre 1856Monsieur Clément Daninos - AlexandrieÉgyptePar sa lettre en date du 19 courant, M. votre Père m'a chargé de vous faire expédier, de Newcastle, un chargement charbon à vapeur, première qualité. [...]Depuis la date de ces ordres, j'ai inutilement offert le fret de £ 26 à 26.10 le keel (de 26 [ou 21] tonnes 4 quintaux anglais). Nous sommes convenu avec M. votre Père d'aller jusqu'à £ 27 et j'ai passé mes nouvelles instructions à ma Maison de Newcastle. Mon agent espère réussir à cette limite. Suivant la demande de M. votre Père, vous transmets quelques renseignements sur le charbon à coke.[...]Je crois vous avoir indiqué tout ce qui peut vous être utile pour ce commerce de combustibles, et désire vivement, Monsieur, pour vous et pour moi, que mes renseignements puissent vous aider à créer quelques affaires. Vous pouvez compter que, de mon côté, comme je l'ai promis à M. votre Père, je ferai de mon mieux pour vous seconder.[...]Les charbons de Cardiff pour bateaux à vapeur sont préférés depuis quelques années au Newcastle. Leur prix, qui était 9/6 la tonne, il y a deux mois, a monté à 11/ la tonne.Le fret de Cardiff se raisonne à la tonne, non au keel. Le prix actuel est 23 shillings par tonne franco à bord - sans droits de ville.Les contrats, que vous pourriez lier avec les compagnies du gaz, chemins de fer et bateaux à vapeur [...] port simple...
1856.09.27.Entre H. Worms et divers propriétaires de mines de Grimsby.Accord.Original
Document originalMemorandum of agreement made by this 27th September 1856 between the several undersigned parties hereto as follows:M. Worms to take a minimum quantity during the next 12 months of 80.000 tons of steam coal from the undersigned Coal owners.The pit price to be as already arranged viz 5/6 per ton of 20 cwt and the price free on board at Grimsby to be 9/6 per ton.The several pits to supply in this proportion named in the minutes of 21 August 1856 at Grimsby as follows:Woonbwell10Elsecar10Hoyland7Edmund Main7Worsbro Pank4North Gaubro10if possible R. Thorp & C°Kilnhurst10if possible J. & J. C.Darley Main10if possible S. S.The maximum not to exceed 3.000 tons a week.The coal to be supplied regularly so as to avoid demurrage of ships.Field & Coopersppn S. W. DayRichard Thorp & C°C. BartholomewChas WebsterBen BiramJ. A. MiddlenessEd. Watkin pr W. S & L. C°Joseph MitchellJ. & S. CharlesirwthJohn HallSamuel Sharp
1856.09.29.Aux Messageries impériales.Paris
Origine : Copie de lettre à la presse n°87 - du 30 août 1856 au [date inconnue] ; n°88 - du [date inconnue] au [date inconnue] ; n°89 - du [date inconnue] au 12 novembre 1856[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°87 à 89 (30 août 1856 au 12 novembre 1856). Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 29 septembre 1856Messieurs les Administrateurs de la Compagnie des Messageries impérialesParisMessieurs,Répondant à la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser le 27 courant sous le n° 1920, je m'empresse de vous remettre sous ce pli les lettres d'introduction à Newcastle et à Cardiff que vous me demandiez pour Messieurs les agents supérieurs de la Compagnie qui se rendent en Angleterre dans l'intérêt de vos services.Le but de ce voyage étant, notamment, d'étudier les procédés de manutention usités dans les ports d'Angleterre, je crois bien faire en vous adressant une troisième lettre d'introduction auprès de mon agent à Great Grimsby, près Hull, sur le Humber.Grimsby est un port nouvellement installé et muni, en fait d'appareils de chargement et déchargement, de tout ce que la science et l'expérience ont produit de mieux en Angleterre jusqu'à ce jour. Je suis convaincu qu'une visite au port de Grimsby sera d'un grand intérêt pour Messieurs vos agents supérieurs chargés d'examiner ces questions de manutention.Je serai fort heureux, en tout cas, Messieurs, si le concours de mes agents en Angleterre, peut en quoi que ce soit faciliter les démarches de MM. Rostand, Delacour et de Vernon.Veuillez...
1856.09.30.A A. Grandchamp Fils.Rouen.Extrait
Origine : Copie de lettre à la presse n°87 - du 30 août 1856 au [date inconnue] ; n°88 - du [date inconnue] au [date inconnue] ; n°89 - du [date inconnue] au 12 novembre 1856[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°87 à 89 (30 août 1856 au 12 novembre 1856). Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 30 septembre 1856Monsieur A. Grandchamp Fils - RouenJe vous confirme ma lettre d'hier et reçois, ce matin, de vous, les détails de ce qui s'est passé à l'assemblée des mineurs. A ma grande surprise, je vois qu'on aurait fixé un minimum de 80.000 tonnes et, si c'est d'accord avec vous, je le regrette doublement.En premier lieu, je ne vois pas, aujourd'hui du moins, débouché à pareille quantité.[...]Mais la considération la plus grave à mes yeux est celle-ci.En acceptant un minimum de 80.000 tonnes, vous n'avez pas réfléchi que c'est nous mettre dans la dépendance de la Compagnie anglo-française et nous forcer, pour ainsi dire, de lui affréter tous ses hélices et la laisser compter sur un débouché énorme, comme chose facile, tandis que notre rôle vrai était de lui faire espérer petit à petit un débouché toujours augmentant.En agissant ainsi, nous avons été du premier bond au bout de nos forces, et la Compagnie n'a plus rien à espérer de nous et notre influence, déjà très médiocre, se trouve ainsi réduite à zéro. Et les directeurs nous malmèneront plus encore qu'ils ne l'ont fait.Je considère donc, comme très fâcheux, un engagement de 80.000 tonnes et, pour ma part, je vous déclare que je ne suis en mesure d'y participer, aujourd'hui, que dans une mesure de 15.000 tonnes, non seulement parce que je n'ai encore le débouché assuré que pour pareille quantité, mais aussi parce que, si je dois les dépasser comme je l'espère, je veux me faire valoir et discuter aussi mes conditions, au lieu de subir toujours la loi de messieurs du board.
1856.09.30.De C. Mautin.Police d'assurance maritime du Séphora.Original
Document originalPlace de ParisAssurances maritimesPolice du 19 août 1856Courtier : M. C. MautinAssuré : M. H. WormsNavire à vapeur SéphoraVoyage : douze mois de navigationAvenant. Convention.Sur la demande de Monsieur H. Worms, et d'un commun accord avec les soussignés, assureurs des machines et des corps du navire à vapeur Séphora, il est convenu que :Si, après avoir échoué, le navire est remis à flot, les assureurs rembourseront sans retenue leur prorata aux frais de renflouement.Dont acte, le trente septembre mil huit cent cinquante six.
1856.10.00.De A. Grandchamp Fils.Rouen.Circulaire.Original
Document originalRouen, le [...] octobre 1856.M...J'ai l'honneur de vous informer que la Compagnie anglo-française de navigation à vapeur, avec le concours de la Compagnie des chemins de fer de Manchester, Sheffield et Lincolnshire, et de M. Hte Worms, de Paris, a établi un service régulier par bateaux à vapeur de Rouen et de Dieppe pour Hull, Manchester, Leith, Liverpool, Glasgow, Édimbourg et tous les principaux points de l'Angleterre et de l'Écosse, par la voie de Grimsby, et que la direction de ce service m'est confiée à Rouen et à Dieppe.Les départs auront lieu (le temps le permettant) : tous les 15 jours de Rouen, tous les 5 jours de Dieppe. Et vice-versa.Les bateaux affectés à ce service sont :Victoria, capitaine Poingdestre, du port de 600 tonneaux.Eugénie, capitaine Lewis, du port de 600 tonneaux.Albert, capitaine Larbalestier, du port de 700 tonneauxCes navires sont entièrement neufs, à hélice, d'une marche supérieure et font le trajet de Rouen en 36 heures, et de Dieppe en 28 heures.Veuillez vous adresser, pour plus amples renseignements :A ParisMM. Hte Worms, rue Laffitte,46. A. Fournier, rue des Marais-Saint-Martin, 62.A RouenMM. A. Grandchamp Fils, rue Lenôtre, 23,G. Smith et Bettencourt, courtiers maritimes.A DieppeMM. A. Grandchamp Fils, rue d'Écosse, 7.Léon Delarue, courtier maritime.Le tarif du fret est établi sur des bases très modérées ; j'aurai incessamment l'honneur de vous le soumettre.J'espère que vous voudrez bien m'adresser vos envois, et je vous prie, M..., de vouloir bien agréer mes salutations empressées.A. Grandchamp Fils
1856.10.01.A Trotel, capitaine du Séphora.Bordeaux
Origine : Copie de lettre à la presse n°87 - du 30 août 1856 au [date inconnue] ; n°88 - du [date inconnue] au [date inconnue] ; n°89 - du [date inconnue] au 12 novembre 1856[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°87 à 89 (30 août 1856 au 12 novembre 1856). Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 1er octobre 1856Monsieur Trotel, capitaine du steamer 'Séphora'à BordeauxMonsieur Bouscasse m'annonce que toutes les difficultés sont enfin levées, et que 'Séphora', dûment francisé, est maintenant prêt à prendre la mer.Vous allez donc vous rendre à Cardiff pour votre premier voyage. Là, vous vous adresserez à mon agent, M. J. R. Smith, qui vous délivrera votre chargement charbon pour Bordeaux.Le moment est donc venu de me faire vos preuves, et je compte à l'avance que vous saurez soutenir l'honneur du pavillon. Mes amis d'Angleterre me blâment d'avoir francisé mes steamers ; j'espère leur prouver que nous pouvons, sous tous les rapports, faire aussi bien que les Anglais.Deux choses surtout appellent toute votre attention : célérité dans la marche et dans toutes vos manoeuvres, économie dans les dépenses. Sans ces deux conditions constamment remplies, un navire à vapeur ne peut laisser de bon résultat à son armateur.Le steamer anglais "Vulture", que j'ai affrété pour un an, marchait à ma satisfaction. 'Eugénie' est venu ensuite et a marché plus rapidement que 'Vulture'. J'espère que, sous votre commandement, le 'Séphora' marchera mieux encore que 'Eugénie'.De retour à Bordeaux, vous vous mettrez à la disposition de M. Dumoulin, associé de MM. Miège Frères de Dieppe, et vous commencerez alors le service régulier pour lequel j'ai frété mon navire : Grimsby, Bordeaux et Dieppe.Recevez...
1856.10.07.A Ed. Watkin - Manchester Sheffield et Lincolnshire Railway.Manchester
Origine : Copie de lettre à la presse n°87 - du 30 août 1856 au [date inconnue] ; n°88 - du [date inconnue] au [date inconnue] ; n°89 - du [date inconnue] au 12 novembre 1856[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°87 à 89 (30 août 1856 au 12 novembre 1856). Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 7 octobre 1856Monsieur Ed. Watkin - ManchesterJe vous confirme, Monsieur, ma lettre du 3 courant.D'accord avec nos amis du Havre, nous sommes convenus que nous pouvons nous engager positivement à prendre 65.000 tonnes charbon à vapeur South Yorkshire de Grimsby en 12 mois à partir du 1er courant.Nous ferons nos efforts pour atteindre et dépasser même le chiffre de 80.000 convenu avec les mineurs, et nous nous réservons le droit de prendre tout ce que nous voudrons jusqu'à 150.000 tonnes.Vous pouvez donc, Monsieur, disposer dès à présent de 15.000 tonnes environ pour compléter le chiffre de 80 000 à assurer aux mineurs, ainsi que l'indique la fin de votre lettre du 30 septembre, mais deux choses restent à convenir entre nous :1°) Ces 15 000 tonnes ne pourraient pas être chargées pour France ;2°) La bonification de 1 ½ penny par tonne, que vous vouliez bien nous offrir sur 80.000 tonnes, nous sera acquise de même pour le chiffre de 65.000 auquel nous nous engageons seulement tout en espérant bien le dépasser.Nous avons reçu vos renseignements sur les prix de transport marchandises diverses, nous nous occupons de cette affaire que nous espérons rendre importante, et vous en reparlerons prochainement.Recevez... Hte WormsP.S. Il est bien entendu qu'il devra se trouver à Grimsby du charbon en quantité suffisante pour que les navires puissent charger sans retard. Dans le cas où, pour quelque cause que ce soit, les navires viendraient à être retenus faute de charbon pour les charger, les surestaries seraient à la charge de la Compagnie. [Note manuscrite :] Ed. Watkin semble être le general manager du Manchester Sheffield & Lincolnshire Railway.
1856.10.08.A Miège Frères.Dieppe
Origine : Copie de lettre à la presse n°87 - du 30 août 1856 au [date inconnue] ; n°88 - du [date inconnue] au [date inconnue] ; n°89 - du [date inconnue] au 12 novembre 1856[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°87 à 89 (30 août 1856 au 12 novembre 1856). Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.] Paris, le 8 octobre 1856Messieurs Miège Frères à Dieppe[...]Enfin, après des tribulations sans nombre, mon steamer 'Séphora' a été francisé à Bordeaux et a quitté ce port à destination de Cardiff samedi dernier, 4 courant ; il doit donc être de retour prochainement à Bordeaux, et je compte que, du 15 au 19 courant, il sera mis à votre disposition pour prendre [...] mon représentant, M. Bouscasse, en a déjà prévenu M. Dumoulin et votre service va pouvoir prendre un cours régulier.Le steamer "Emma" doit arriver aussi à Bordeaux vers le 15 courant au plus tard. J'espère que sa francisation ne prendra plus autant de temps que celle du 'Séphora'. Et je suppose que tout sera mis en règle vers le 31 courant.Je commencerai, comme pour 'Séphora', par lui faire faire un voyage ou deux à Cardiff, de manière à mettre ce second steamer à votre disposition vers la fin de novembre. Nous aurons en tout cas à régler les départs de Bordeaux de manière à ce que vous puissiez avoir un navire en charge de quinzaine en quinzaine. Je pense que cet arrangement doit vous convenir.Veuillez...