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1856.10.10.De C. Mautin.Police d'assurance maritime du Séphora.Avenant.Original

Document originalPlace de ParisAssurances maritimesPolice du 19 août 1856Courtier : M. C. MautinAssuré : M. H. WormsNavire à vapeur SéphoraVoyage : douze mois de navigationAvenant. Convention.Monsieur H. Worms déclare que le vapeur Séphora est parti de Grimsby pour Bordeaux le 30 août dernier, jour auquel ont commencé les risques couvert par la police sus relatée.Ledit navire ayant été retenu pendant un mois à Bordeaux pour l'accomplissement des formalités de sa francisation, les consignées consentent, pour indemniser en partie l'assuré de ce retard, à prolonger gratuitement les risques de quinze jours.En conséquence, les risques couverts par la susdite police courront jusqu'au quinze septembre mil huit cent cinquante sept, inclusivement.Dont acte, à Paris, le dix octobre mil huit cent cinquante six.

1856.10.20.A Miège Frère.Bordeaux.Extrait

Origine : Copie de lettre à la presse n°87 - du 30 août 1856 au [date inconnue] ; n°88 - du [date inconnue] au [date inconnue] ; n°89 - du [date inconnue] au 12 novembre 1856[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°87 à 89 (30 août 1856 au 12 novembre 1856). Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 20 octobre 1856Monsieur Miège de DieppeChez Monsieur Dumoulin Neveu, place de la BourseBordeaux[...]Je ne puis encore aujourd'hui vous donner un tarif bien arrêté pour tous les points principaux du nord de l'Angleterre ; ce ne sera que vers la fin de la semaine que je serai en mesure de préciser prix et destinations. Mais en attendant, et pour vous mettre à même d'utiliser votre entrevu avec M. Dumoulin, je puis déjà vous donner du positif pour quelques points importants. Seulement je vous cote par prudence le prix le plus élevé en attendant une nouvelle réduction de transports sur chemins anglais, que je débats et que je me crois sûr d'obtenir.Pour simplifier les choses autant que possible, je réduis tout à un prix par tonne, comprenant transport, transit, déchargement, tout enfin sauf l'assurance non comprise.[...]Je vous prendrai : F 29 réductibles à F 26 (si j'obtiens ce que j'espère des chemins anglais) par tonne prise à Bordeaux et délivrée en gare à Hull, Manchester, Sheffield et Liverpool.Et je m'engage ainsi pour 3 mois.[...]Dans quelques jours, je serai en mesure pour vous fixer un prix pour Edimbourg, Glasgow, Dublin, Londres, et tous autres points que vous voudriez m'indiquer.Recevez...

1856.10.22.A A. Grandchamp Fils.Rouen

Origine : Copie de lettre à la presse n°87 - du 30 août 1856 au [date inconnue] ; n°88 - du [date inconnue] au [date inconnue] ; n°89 - du [date inconnue] au 12 novembre 1856[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°87 à 89 (30 août 1856 au 12 novembre 1856). Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 22 octobre 1856Monsieur A. Grandchamp FilsRouenJe viens relater, dans la présente lettre, les diverses conditions que nous avons arrêtées entre nous, aujourd'hui, de vive voix, relativement aux transports de marchandises.Nous mettons cette nouvelle opération en commun entre nous, de la manière suivante :1°) En ce qui concerne la part de l'opération dans laquelle M. F. de Loÿs de Rouen doit être intéressé à des conditions que vous êtes chargé de lui faire accepter, il reste entendu que vous et moi prélèverons, chacun séparément, notre part dans les bénéfices, soit chacun 1/3, l'autre 1/3 restant dévolu à M. de Loÿs, bénéfices résultant des prix d'ensemble de transport basés sur certains frets alloués à nos bateaux d'accord avec M. de Loÿs, et qui ne concernent que vous et moi.2°) Quant aux transports maritimes effectués par nos steamers, soit des marchandises auxquelles Loÿs prend part, soit de toutes autres marchandises qui ne concernent que nous deux, nous avons réglé comme suit nos intérêts :Conservant chacun à notre charge particulière les conditions que nous avons acceptées de la Compagnie anglo-française pour l'affrètement de nos hélices, nous mettons en participation, en tant que transport de marchandises autres que charbon, les trois steamers, ‘'Eugénie', ‘'Victoria' et ‘'Albert'.Des prix de fret que les marchandises diverses, soit de Loÿs, soit celles nous concernant seuls, paieront à nos bateaux, nous déduirons d'abord :F 10 - dix francs par tonne - sur Dieppe,F 12,50 - douze francs cinquante par tonne - sur Rouen, représentant le prix de fret sur le charbon remplacé par la marchandise.Ces 10 F ou 12,50 F resteront acquis à l'armement : c'est-à-dire à chacun de nos trois navires ci-dessus désignés, pour ce qu'ils auront porté.Tout ce que la marchandise aura rapporté en plus, au-dessus de ces frets charbon alloués aux navires, constituera le bénéfice de notre nouvelle opération transports.Ce qui précède s'applique à la marchandise venant d'Angleterre. Quant à la marchandise allant, sur nos steamers de Dieppe ou Rouen à Grimsby, les prix de fret que nous pourrons obtenir, soit pour notre marchandise particulière, soit pour la marchandise commune avec Loÿs, seront intégralement acquis à la participation et constitueront un nouveau bénéfice.La totalité de ces bénéfices, d'entrée et de sortie, seront partagés à raison de :2/3 pour vous, M. A. Grandchamp,1/3 pour moi, Hte Worms.Ces bénéfices seront nets, en dehors et en sus des frais et commissions alloués à chacun de nous comme agence à Rouen, Dieppe ou Grimsby.Le règlement de ces intérêts aura lieu par chaque navire et par chaque voyage.Ces accords commenceront leur exécution, pour ‘'Victoria' et ‘'Eugénie' après le chargement qu'ils prennent en ce moment à Grimsby pour Rouen, et pour ‘'Albert' dès son premier voyage. Veuillez me dire si nous sommes bien d'accord.Veuillez...

1856.10.25.Au Chemin de fer de l'Ouest.Paris.Extrait

Origine : Copie de lettre à la presse n°87 - du 30 août 1856 au [date inconnue] ; n°88 - du [date inconnue] au [date inconnue] ; n°89 - du [date inconnue] au 12 novembre 1856[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°87 à 89 (30 août 1856 au 12 novembre 1856). Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 25 octobre 1856Monsieur le chef du service commercial des Chemins de fer de l'OuestEn ville[...]Sans renouveler ici le débat pendant entre nous, ce qui serait sans aucune utilité, je me borne à vous dire que nous ne sommes pas encore aujourd'hui en mesure d'arrêter définitivement nos prix, ce qui ne nous empêche pas cependant de transporter déjà de la marchandise.Que des agents spéciaux partent aujourd'hui même pour l'Angleterre, et que dans 15 jours au plus tard, nous aurons pu fixer nos tarifs, et qu'à cette époque nous serons en mesure de vous préciser le concours que nous réclamons de votre Compagnie.Mais nous tenons à établir dès aujourd'hui ce que vous ont dit Messieurs Grandchamp et Rosseeuw, soit qu'en présence des efforts considérables que nous faisons à nous seuls et dont le résultat sera de vous amener un trafic qui emploie d'autres voies que les vôtres, nous devons espérer et espérons que la Compagnie de l'Ouest ne voudra pas nous traiter comme un chargeur quelconque qui lui versera quelques colis dans le cours de l'année.Nous sommes donc très désireux de nous entendre avec votre Compagnie pour faire un traité de correspondance maritime et nous sommes convaincus à l'avance qu'elle se montrera conciliante et bienveillante comme toujours.Recevez...

1856.11.00.Traité de navigation avec les Chemins de fer de l'Ouest.Projet.Original

Document original[Ce traité n'est pas daté. La correspondance échangée avec les Chemins de fer de l'Ouest permet de le situer vers le mois de novembre, sans certitude cependant. Voir notamment la date du 13 novembre 1856 d'A. Grandchamp Fils, Rouen, dans laquelle il est stipulé : « De Loÿs a admirablement manœuvré avec l'Ouest et l'Est. Le traité sera fait comme nous l'avions posé. »]Chemins de fer de l'OuestTraité avec [...]Service de correspondance maritime1° Obligations de l'entrepreneurObjet. - Le service qui fait l'objet du présent traité effectuera entre [Grimsby (Angleterre) et Dieppe ou Rouen] le transport par bateaux à vapeur des voyageurs et de leurs bagages ainsi que des finances, marchandises, bestiaux et voitures.L'entrepreneur se chargera, en outre, d'assurer sous son entière responsabilité le transport [...].Matériel. - Le matériel ci-après désigné sera spécialement affecté à ce service.- Victoria, moteur à hélice, [construit en] 1856, 80 chevaux vapeur, [pouvant transporter] 8 voyageurs et 600 tonnes de marchandises encombrantes ou lourdes, [à une vitesse de] 9 nœuds ;- Eugénie, moteur à hélice, [construit en] 1856, 80 chevaux vapeur, [pouvant transporter] 8 voyageurs et 600 tonnes de marchandises encombrantes ou lourdes, [à une vitesse de] 9 nœuds ;- Albert, moteur à hélice, [construit en] 1856, 80 chevaux vapeur, [pouvant transporter] 8 voyageurs et 600 tonnes de marchandises encombrantes ou lourdes, [à une vitesse de] 9 nœuds ;Si dans la pratique cet effectif est reconnu insuffisant, il sera augmenté de façon à pouvoir répondre aux besoins ordinaires du service.Service. - Le service effectuera régulièrement [huit] voyages, aller et retour, par [mois, soit 10 de Dieppe à Grimsby, aller et retour, et deux voyages aller et retour de Rouen à Grimsby.]Des tableaux, publiés au commencement de chaque saison, feront connaître les jours et heures de départ des bateaux[...]Délais - La durée de la traversée de [Dieppe à Grimsby] n'excédera pas [trente-six] heures [sauf cas de force majeure].Les bagages et finances ne seront amenés à bord qu'au moment du départ du bateau.Les marchandises transportées ou destinées à être transportées sur le Chemin de fer, soit à grande, soit à petite vitesse, devront être mises à la disposition du service au plus tard la veille du départ du bateau dans l'après-midi, quand ce départ sera fixé avant midi, et le jour même, le matin, quand le départ aura lieu le soir.L'entrepreneur entend, d'ailleurs, limiter à [50 000] kilos de marchandises de 1ère classe et [100 000] kilos de marchandises de 2ème classe, les quantités qui pourront, à chaque départ, lui être remises par ou pour le Chemin de fer.En ce qui concerne les bestiaux et voitures, l'importance de l'expédition devra être signalée 2 heures au moins à l'avance à l'entrepreneur, qui fera connaître alors le nombre d'animaux et de voitures dont il peut accepter le transport, et l'embarquement aura lieu le jour du départ du bateau.Les bagages, finances et marchandises transportés ou destinés à être transportés à grande vitesse sur le Chemin de fer, seront livrés tant à [Dieppe] qu'à [Rouen] dès l'arrivée des bateaux, et les marchandises à petite vitesse, dans les 24 heures de l'arrivée. Les bestiaux et voitures seront dans tous les cas livrés dès l'arrivée. Les délais dans lesquels seront effectués les transports entre [Liverpool, Manchester] et les localités ci-après désignées, n'excéderont pas, de leur côté, les limites suivantes, jour de départ et d'arrivée compris.[Strasbourg, Forbach, Mulhouse, Thann, Colmar, Bâle.]Tarif. - Les prix de transport sont fixés de la manière suivante : [Pour les marchandises mentionnées au tarif spécial du Chemin de fer de l'Est n°... entre Liverpool et les points d'entrepôt[Strasbourg, Forbach, Mulhouse, Thann, Colmar, Bâle : 116 - cent seize francs par mille kilogrammes].[Le tableau inclut l'exposé des conditions particulières.]Le tarif d'autre part n'est applicable qu'aux voyageurs, marchandises, bestiaux et voitures provenant ou à destination de [Grimsby et au-delà] et dont le transport sur le Chemin de fer a lieu aux conditions ordinaires du tarif. Les voyageurs, marchandises, bestiaux et voitures transportés sur le Chemin de fer aux conditions des tarifs communs établis avec d'autres chemins de fer ou partant d'une station autre que [...] seront soumis sur les bateaux à l'application du tarif ci-après :[Tableau vierge.]Dans le cas où l'entrepreneur viendrait à abaisser les prix de son tarif ordinaire, pour les transports autres que ceux provenant ou à destination du Chemin de fer, les différents prix d'autre part et ci-dessus indiqués seraient immédiatement abaissés dans la même proportion.Transmission. - Des billets directs comprenant le prix de transport sur le Chemin de fer et le prix dû au bateau seront délivrés aux voyageurs partant de [Paris] pour [Grimsby] et vice-versa.Ces billets seront composés de deux parties, dont l'une devra rester entre les mains des agents du Chemin de fer, et l'autre sera retenue par les agents du bateau. Le règlement des perceptions ainsi opéré de part et d'autre aura lieu à la fin de chaque mois.Les voyageurs partant ou à destination des points autres que [...] acquitteront séparément le prix de leur place sur le Chemin de fer et le bateau.Les frais revenant à l'entrepreneur pour le transport des finances, marchandises, bestiaux et voitures qu'il remettra au Chemin de fer, lui seront remboursés au moment de la remise, soit en espèces, soit en mandats payables après avis d'encaissement ; l'entrepreneur paiera au Chemin de fer de la même manière les frais et déboursés afférents aux remises qui lui seront faites,Publicité. - Les conditions du service seront portées à la connaissance du public :1° Par l'affichage permanent des tarifs dans les bureaux de l'entreprise de même que dans les bateaux ;2° Par des avis dans les journaux de [Paris, Rouen, Dieppe et Angleterre] ;3° Enfin, par des affiches spéciales et des bulletins à la main. Ces affiches et bulletins devront être préalablement approuvés par la Compagnie. Les agents du service à [Paris, Rouen, Dieppe et Angleterre] devront en outre faire distribuer ou afficher avec soin, dans leurs localités, de même que dans les localités voisines, tous les tarifs, affiches ou annonces que le Chemin de fer leur adressera.Interdiction. - L'entrepreneur ne pourra, sous aucun prétexte, ajouter aux prix du tarif du Chemin de fer une somme quelconque en dehors des sommes résultant de l'application du tarif d'autre part et des déboursés réels dont la marchandise se trouvera grevée à l'arrivée en gare ou des frais réels de livraison ou de réexpédition qu'elle aura ultérieurement à supporter en quittant la gare destinataire.Aucune publication de tarifs, cotes de prix ou circulaire ne pourra être faite sans avoir été préalablement soumise à l'approbation de la Compagnie.L'entrepreneur ne pourra enfin, sous peine de résiliation immédiate et de tous dommages et intérêts, grouper les articles destinés au Chemin de fer, ni conserver la moindre relation directe ou indirecte avec un service quelconque que !a Compagnie aurait lieu de croire hostile à ses intérêts.2° Obligations de la CompagnieFrais de publicité. - La Compagnie fera établir par ses fournisseurs ordinaires les affiches, tarifs ou circulaires que nécessitera le service, et ne réclamera à l'entrepreneur que 50 % des sommes qu'elle aura déboursées pour cet objet.Subvention. - La Compagnie allouera à l'entrepreneur, [...].3° Conditions communesDurée. - Le présent traité recevra son exécution à partir du [...].Sa durée sera indéterminée, la Compagnie restant libre, ainsi que l'entrepreneur, d'en provoquer la résiliation à toute époque par un simple avertissement donné[...] à l'avance.Contestation. En cas de contestation, le débat serait porté devant le Tribunal de commerce de !a Seine, auquel toute juridiction est dès à présent attribuée.Fait et signé double à Paris, le [...].Le présent traité proposé par [...].Le directeur de l'exploitation.AcceptéLes administrateurs de la CompagnieAcceptéL'entrepreneur du service.

1856.11.12.A M. Petit - Chemin de fer du Midi.Bordeaux

Origine : Copie de lettre à la presse n°90 - du 12 novembre 1856 au [date inconnue]ou n°91 - du [date inconnue] au 6 janvier 1857[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°90 et 91 (entre le 12 novembre 1856 et le 6 janvier 1857. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 12 novembre 1856Monsieur Petit, Agent commercial des Chemins de fer du Midià BordeauxAu mois de juillet dernier, j'ai eu le plaisir de vous faire une première visite à Bordeaux, et nous nous sommes entretenus d'une manière fort sommaire des combinaisons de transports que nous pourrions concerter entre nous dans un avenir prochain pour utiliser les retours de mes bateaux à vapeur sur l'Angleterre et amener un nouveau trafic à nos chemins de fer.Nous avions en vue alors d'exporter des produits du Midi sur la partie sud-ouest de l'Angleterre, soit par le canal de Bristol et Cardiff spécialement. Je me suis occupé de ce côté de la question, mais, cependant, je reçois depuis quatre mois 3 ou 4 bateaux à vapeur venant de Cardiff à Bordeaux, et y important environ 3.000 tonnes de charbon chaque mois. Il serait donc très important pour votre intérêt comme pour le mien, d'arriver à utiliser, au moins en bonne partie, une faculté de transport de 30 à 40.000 tonnes par an.Mais ce n'est pas de cette partie de l'Angleterre que je viens vous entretenir aujourd'hui.Outre les steamers que je reçois de Cardiff, j'en reçois un nouveau et vais bientôt en recevoir un second à Bordeaux, venant régulièrement tous les 12 ou 13 jours de Grimsby sur le Humber dans le Lincolnshire.Ce port de Grimsby se relie par les voies ferrées à Liverpool, Manchester, Sheffield et autres points considérables de l'Angleterre : il ouvre donc aux produits du Midi de la France une voie nouvelle, rapide et économique, pour l'exportation par Liverpool, et pour la consommation anglaise dans les centres les plus riches et les plus considérables. Et, de plus, au printemps prochain, des lignes de steamers partiront de Grimsby pour desservir toute la Baltique et le nord de l'Europe. Enfin, les produits de ces centres de l'industrie anglaise trouveront encore à Grimsby une voie avantageuse pour venir se consommer en France, ou y transiter pour l'Espagne par Bordeaux par vos chemins de fer.Ce rapide exposé vous met déjà à même de saisir l'importance du mouvement aller et retour, qui peut se créer entre Bordeaux et le nord de l'Angleterre, en combinant nos moyens de transport, et, pour mieux frapper votre esprit, je vous indique ici les points principaux pour lesquels je me suis déjà entendu avec les chemins de fer anglais. En voici la liste.Convaincu que je trouverai auprès de vous, Monsieur, le même empressement et le même concours que j'ai rencontré chez les directeurs anglais, je désire m'entretenir verbalement avec vous de ces questions importantes, et, dans ce but, je viens vous demander un rendez-vous. Je compte être à Bordeaux dimanche ou lundi prochain, et vous prie de me faire savoir à l'hôtel de France, l'heure à laquelle vous pourriez me recevoir mardi, 18 courant.J'ai voulu vous saisir de la question qui nous intéresse avant d'avoir le plaisir de la débattre avec vous. Vous aurez eu le temps d'y réfléchir et les choses en iront plus vite et mieux.Voici comment j'entendrais une combinaison à établir entre nous.Vous me remettriez une liste des denrées et marchandises qui sortent le plus habituellement de Bordeaux à destination de l'Angleterre.Vous m'indiqueriez leurs classements suivant vos tarifs, mais, autant que possible, je désire vivement qu'il n'y ait qu'une seule classe pour établir un prix uniforme.Enfin vous me fixeriez un ou des prix de transport pour ces diverses marchandises des lieux de production ou d'expédition jusqu'à Bordeaux, camionnage compris jusqu'au navire (quai vertical).Pour les marchandises venant le plus habituellement d'Angleterre en France pour le Midi, en consommation ou transit, vous me fixeriez également vos prix de transport, camionnage compris, jusqu'aux points principaux que desservent vos lignes - rendu à domicile.ll me resterait à combiner ces prix avec ceux des chemins de fer anglais, et ajoutant, au tout, le prix de fret nécessaire à mes hélices, je pourrais, ainsi offrir aux expéditeurs de France et d'Angleterre un prix de transport complet et direct pour les points les plus éloignés.Je compte assez, Monsieur, sur votre désir de déterminer un mouvement important sur vos lignes pour espérer que vous voudrez bien seconder par un tarif libéral les efforts que je fais seul de mon côté, pour créer entre notre Midi et l'Angleterre des moyens nouveaux et avantageux de communication.Attendant le plaisir de vous voir mardi prochain, je vous présente, Monsieur, mes salutations empressées.H. WormsAnnexe - Liste des points principaux d'Angleterre desservis via Grimsby par les hélices de M. Worms et les chemins de fer anglais : Manchester, Sheffield, Leith, Glasgow, Birmingham, Wolwer Hampton, Nottigham, Leicester, Derby, Bradford, Warrington, London, Bolton, Oldham, Preston, Leeds, Halifax, Liverpool.

1856.11.19.A A. Grandchamp Fils.Rouen.Extrait

Origine : Copie de lettre à la presse n°90 - du 12 novembre 1856 au [date inconnue]ou n°91 - du [date inconnue] au 6 janvier 1857[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°90 et 91 (entre le 12 novembre 1856 et le 6 janvier 1857. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 19 novembre 1856Monsieur A. Grandchamp Fils - RouenII résulte de vos avis et des miens, sur le mouvement des hélices, que ce mode de navigation, avec des avantages incontestables, présente des difficultés et des mécomptes sans nombre, et que les calculs établis sur le papier sont toujours différenciés par la pratique. Nous devons donc tenir compte de tout cela, à mesure que l'expérience nous vient, et demander plus que moins pour nos prix de transport. Tel prix qui nous paraît d'abord superbe, se trouve réduit par la consommation du charbon, par une navigation plus longue que nous ne l'avions évaluée. Par des causes quelconques que nous n'avions pas pu prévoir. J'épluche en ce moment, la plume à la main, toutes les opérations de ‘'Eugénie', ‘'Séphora' et autres, et je suis dégrisé sur le prix de revient des frets : ne prenons donc pas de nouveaux engagements sans bien savoir ce que nous faisons.Les irrégularités se produisent déjà dans les documents de nos expéditions marchandises. Je m'y attendais bien. Mais le mal ne sera pas grave, tant qu'il s'agira de cotons et laines. Et j'espère y remédier avant que nous n'abordions la marchandise générale, soit les petites parties.J'attends M. Worms vers la fin de la semaine et pense bien que mardi prochain lui conviendra comme jour de réunion à Paris. Nous avons encore bien des détails à couler à fond et des mesures à arrêter.[...]

1856.11.27.De Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Facture.Original

Courrier original[Page 1Monsieur Hte Worms - 46, Laffitte - ParisCourrier composté au Havre le 27 novembre 1856 ; Le Havre à Paris le 27 novembre 1856 et à Paris (illisible)Tampon : Hantier Mallet & Cie - Havre.Page 2Facture avec en-tête :]Charbon de terreanglaisen entrepôt de douaneet à l'acquitté- Briques anglaises -10, place de la Comédieau HavreMonsieur Hte Worms - Paris - doit àHantier Mallet & CiePour vente et livraison de ce qui suit :Navire "Maréchal Pélissier"1856 - novembre - 27 : 199 791 kilos charbon Newcastle à 29,50 le [...] : 5.893,85net sans escompte [...] 27 novembre 1856

1856.11.30.A Lemagnen - capitaine du Emma.Cardiff.Extrait

Origine : Copie de lettre à la presse n°90 - du 12 novembre 1856 au [date inconnue]ou n°91 - du [date inconnue] au 6 janvier 1857[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°90 et 91 (entre le 12 novembre 1856 et le 6 janvier 1857. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 30 novembre 1856Monsieur Lemagnen - Capitaine du steamer "Emma"Cardiff[...]M. Rosseeuw va s'embarquer demain ou après à Dieppe pour Grimsby sur le ‘'Séphora', avec le capitaine Trottel. Ces Messieurs auront le temps de causer ensemble et de bien examiner cette question des équipages.Mais, en attendant ces réformes et ces arrangements, qui ne peuvent pas se faire malheureusement du jour au lendemain, je vous déclare que je considère comme indispensable à la réussite de mon entreprise d'avoir des équipages d'élite et que je suis tout disposé à payer tout ce qu'il faut pour cela.Sans reproche, vous n'avez pas été heureux dans la composition de votre équipage jusqu'à ce jour. Je ne veux pas de la racaille ramassée sur le quai de Bordeaux. Je veux de bons et solides marins, honnêtes, et qui s'attachent à mon navire. Nourrissez-les bien et payez-les 60 francs, et plus, si cela vous paraît convenable ! Je m'en rapporte à vous pour cela. Je sais que nos bons matelots n'aiment pas ce cabotage et préfèrent le long cours. Mais payez bien, nourrissez bien les hommes, et vous en trouverez de bons ! Je veux être bien servi et tout le monde sera content de moi aussi.Vous me comprenez. Veuillez donc agir dans mon sens.[...]

1856.11.30.Aux Chemins de fer lombards-vénitiens.Paris.Extrait

Origine : Copie de lettre à la presse n°90 - du 12 novembre 1856 au [date inconnue]ou n°91 - du [date inconnue] au 6 janvier 1857[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°90 et 91 (entre le 12 novembre 1856 et le 6 janvier 1857. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 30 novembre 1856Monsieur le directeur des Chemins de fer lombards vénitiensEn villeMonsieur le directeur,Vous avez bien voulu me confier le soin d'une première expédition de 3 000 tonnes charbon à vapeur, de Cardiff, à faire dans un délai de deux mois, et à destination de Venise.Je vous remercie, Monsieur, de cette marque de confiance et viens vous relater ici les conditions que nous avons arrêtées pour l'exécution de cet ordre.Je suivrai dans tous ses détails la marche adoptée par l'administration des Messageries impériales.J'affréterai pour votre compte et au mieux de vos intérêts les navires nécessaires au transport de ces charbons.Je chargerai les mêmes charbons que j'expédie aux Messageries.[...]Vous m'allouerez une commission de un shilling par tonne expédiée, mais les assurances maritimes sur la valeur du charbon resteront à ma charge, ainsi que le soin de faire assurer les avances sur fret aux capitaines qui en paieront le coût. Vous n'aurez donc aucunement à vous occuper des assurances.A destination, Venise, votre agent prendra livraison, sous palan, des divers chargements, et réglera avec les capitaines, selon la teneur des chartes-parties, le solde restant dû sur le fret. Une commission de 2 % sur le montant brut du fret lui sera réservée par les chartes-parties. [...]Ma facture comprenant le coût du charbon, les avances faites au capitaine et ma commission, sera établie en francs résultant de la somme en livres sterling au change du jour, à Paris, augmentée de 5 centimes.Son montant sera payable, dans vos bureaux, à Paris, à 10 jours de sa date.Telles sont, Monsieur, les conditions et la marche adoptée pour mes fournitures aux Messageries impériales. La seule différence est dans la commission que vous avez bien voulu porter a un shilling au lieu de 6 pence par tonne. Cette différence est justifiée par une plus grande difficulté aux affrètements pour l'Adriatique et par le coût plus élevé des assurances restant à ma charge.Je vous serai reconnaissant, Monsieur, de me faire connaître le plus tôt possible si nous sommes bien d'accord sur toutes ces conditions.En attendant votre réponse, je passe, dès aujourd'hui, les instructions nécessaires à ma Maison de Cardiff.Veuillez agréer...

1856.12.04.Sur la Compagnie charbonnière du Nord et de l'Ouest réunis.Acte social

Origine : Copie de lettre à la presse n°90 - du 12 novembre 1856 au [date inconnue]ou n°91 - du [date inconnue] au 6 janvier 1857[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°90 et 91 (entre le 12 novembre 1856 et le 6 janvier 1857. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Société charbonnière du Nord et de l'Ouest réunis- Constituée le 10 janvier 1856- Siège Social : Paris, rue Papillon, n° 5 (faubourg Poissonnière)- Société en commandite par actions au capital de 2.500.000 francs, divisé en 10 séries de 250.000 francs, chacune, chaque série étant représentée par 500 actions de 500 francs chacune- Les deux premières séries d'actions, soit ensemble 1.000 actions, ont été souscrites par :M. Worms 317 actionsM. Grandchamp Fils 317 actionsLa Maison Hantier Mallet & Cie 316 actionsM. G. Couillard, gérant 50 actions- Signature sociale : G. Couillard & Cie- Gérant de la société : Gustave Couillard- Objet : fournir des charbons anglais à l'approvisionnement et à tous les besoins de la ville de Paris et de tout son rayon. Elle s'interdit de vendre au Havre, à Rouen et à Dieppe.- Conseil de surveillance : M. Worms, Président, M. Grandchamp Fils, M. Mallet.- La Société a été dissoute à dater du 4 décembre 1856.- Liquidateur : M. Couillard.N.B. La Société avait un chantier à la Villette.

1856.12.06.A Z.C. Pearson Coleman et Cie.Grimsby

Origine : Copie de lettre à la presse n°90 - du 12 novembre 1856 au [date inconnue]ou n°91 - du [date inconnue] au 6 janvier 1857[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°90 et 91 (entre le 12 novembre 1856 et le 6 janvier 1857. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, 6 décembre 1856Messieurs Z.C. Pearson Coleman & Cie - Great GrimsbyJ'ai bien reçu votre estimée du 4 et à laquelle je viens répondre.Je vous remercie des propositions que vous voulez bien me faire pour l'agence de mes steamers. J'ai un agent à Grimsby pour s'occuper de toutes mes affaires et particulièrement de mes steamers.M. H. Josse, mon agent, aura l'honneur de vous voir et je serai charmé d'apprendre qu'il ait pu s'entendre avec vous pour prendre les marchandises que vous auriez à nous donner pour nos lignes.Nos rapports pourront prendre surtout une certaine animation au printemps prochain. Nous aurons à l'ouverture de la Baltique des marchandises à expédier de France pour le nord de l'Allemagne et pour la Russie. Nous devrons pouvoir nous entendre à cet égard avec vous et nous souder avec les lignes que vous avez établies à Grimsby.Recevez...

1856.12.09.A Edouard Rosseeuw. Cardiff

Origine : Copie de lettre à la presse n°90 - du 12 novembre 1856 au [date inconnue]ou n°91 - du [date inconnue] au 6 janvier 1857[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°90 et 91 (entre le 12 novembre 1856 et le 6 janvier 1857. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Monsieur Ed. Rosseeuw - GrimsbyParis, le 9 décembre 1856J'apprendrai avec plaisir que, malgré le mauvais temps qu'il a fait, vous avez pu gagner le port de Grimsby sans trop de retard. Grandchamp m'assure que le vent était favorable et que vous avez dû arriver promptement.Mallet et Grandchamp étaient ici hier, la réunion n'a pas été trop orageuse. Ces MM. ont décidé la liquidation de la maison de Couillard sans aucune opposition de la part de ce dernier.Les traités avec les chemins de l'Ouest et de l'Est pour le transport des marchandises ne se feront pas sans difficulté. Henry, du Havre, organise un service de Liverpool au Havre et met des entraves à ce que les deux Compagnies nous accordent les mêmes avantages pour Dieppe que pour le Havre.Rien de nouveau en affaire. Josse m'a remis une charte-partie pour Bordeaux.Recevez...

1856.12.09.A Georges Schacher.Le Havre

Origine : Copie de lettre à la presse n°90 - du 12 novembre 1856 au [date inconnue]ou n°91 - du [date inconnue] au 6 janvier 1857[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°90 et 91 (entre le 12 novembre 1856 et le 6 janvier 1857. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Monsieur Schacher - HavreParis, le 9 décembre 1856Je suis favorisé de votre lettre du 8 courant et je vois avec plaisir que vous êtes d'accord avec M. D. [Currie], et que vous serez en mesure de quitter le Havre le 28 de ce mois pour être rendu à Bordeaux le 1er janvier.Je vous adresse inclus deux lettres, l'une pour mon agent de Cardiff, l'autre pour celui de Grimsby. Je donne des instructions à chacun d'eux directement pour qu'ils aient à vous fournir tous les renseignements qui vous sont nécessaires et je leur recommande de vous mettre à même de pouvoir tirer parti de vos investigations pour ce qui concerne votre future destination. Si vous avez besoin d'argent pour le voyage d'Angleterre, M. Mallet est autorisé à vous remettre ce que vous lui demanderez.Dans quelques jours je vous adresserai une lettre qui vous confirmera les conditions que nous avons arrêtées verbalement ici. En attendant je vous souhaite un bon voyage et j'apprendrai avec plaisir que vous ayez utilisé les quelques jours que vous allez passer en Angleterre.Recevez...

1856.12.09.A J. R. Smith - Hte Worms Cardiff

Origine : Copie de lettre à la presse n°90 - du 12 novembre 1856 au [date inconnue]ou n°91 - du [date inconnue] au 6 janvier 1857[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°90 et 91 (entre le 12 novembre 1856 et le 6 janvier 1857. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 9 décembre 1856Monsieur J. R. Smith à CardiffMes relations avec Bordeaux, ayant pris un accroissement notable depuis que j'y fais diriger les screw colliers de Grimsby et de Cardiff, j'ai dû m'assurer la coopération d'un jeune hommes actif et intelligent.Monsieur Schacher, qui vous remettra la présente, doit à partir au 1er janvier prochain prendre la direction de ces affaires, et, avant de se rendre à Bordeaux, j'ai désiré qu'il fît un voyage en Angleterre afin qu'il ait quelques notions sur la manière dont les affaires s'y traitent.Vous voudrez bien faire accueil à M. Schacher et le mettre en position de prendre toutes les informations désirables, de manière qu'arrivé à Bordeaux, s'il correspond soit avec vous, soit avec moi, il puisse le faire avec la connaissance des choses.Vous m'obligerez en ne négligeant rien pour assurer la réussite des investigations que se propose M. Schacher, et vous remercie par avance de ce que vous aurez fait pour lui.Recevez...N.B. Même lettre à M. Josse - Grimsby

1856.12.09.A Théodore Bouscasse.Bordeaux.Extrait

Origine : Copie de lettre à la presse n°90 - du 12 novembre 1856 au [date inconnue]ou n°91 - du [date inconnue] au 6 janvier 1857[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°90 et 91 (entre le 12 novembre 1856 et le 6 janvier 1857. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Monsieur Th. Bouscasse - BordeauxParis, le 9 décembre 1856[...]Je me borne à constater le fait et à vous dire que, pour continuer à procéder de cette manière, je m'expose à des pertes, qui, si elles se prolongeaient, conduiraient infailliblement à la ruine. II est temps d'apporter un remède à cette situation et je ne puis y arriver qu'en ayant avec moi un homme spécial, qui soit un autre moi-même et qui [...] constamment sur la brèche pour défendre mes intérêts, [...] je puisse exiger de lui ce que je ne pourrais réclamer d'un simple mandataire.Je suis donc bien décidé à prendre en mes mains le soin de mes navires et, à partir du 1er janvier prochain, j'aurai un jeune homme à moi qui sera spécialement chargé :1°) de signaler les heures de départ et d'arrivée de chaque navire, les heures employées au chargement et déchargement, ces renseignements me sont indispensables. Aujourd'hui je suis en contestation avec M. Miège et vos renseignements ne m'ont pas permis de vérifier l'exactitude de sa réclamation.2°) de vérifier à son arrivée l'état de chaque navire de la machine des chargements, voir les réparations à faire et les ordonner ; débattre les prix avec les constructeurs, toutes choses qui ont été laissées aux soins des capitaines jusqu'à présent.3°) s'assurer de la dépense du navire, celle de l'équipage, contrôler ses dépenses et adresser aux capitaines les observations utiles à mes intérêts.4°) voir quels sont les objets employés par le navire et l'équipage qu'il vaut mieux acheter en Angleterre qu'en France pour obtenir des économies, en un mot, apporter une surveillance spéciale.5°) débattre les prix avec les fournisseurs et ne pas se borner à acquitter les notes sans examen.6°) veiller au déchargement des navires et s'assurer à l'avance du nombre de gabares nécessaires pour décharger promptement.7°) veiller à la composition des équipages et ne pas faire ce qui a été fait dernièrement : embarquer des mauvais sujets qui sont exposés à avoir des démêlés avec la justice.8°) enfin avoir un homme à moi qui pourra donner du temps pour attirer les marchandises générales que j'ai l'intention de prendre pour l'Angleterre et toute la Baltique.Cet établissement à Bordeaux, pour être convenablement installé, nécessitera des frais. Pour couvrir ces dépenses, je prendrai en main le soin des navires qui doivent apporter les charbons au Midi et à Orléans. J'épargnerai les frais de commission. Mon représentant sera seul chargé du soin de ces navires.Reste mon commerce de charbon, comme je n'ai eu que de bons rapports avec vous, je verrais avec peine nos relations prendre fin. Je vous offre de continuer de vous charger de recevoir les charbons que j'ai l'intention d'expédier à Bordeaux pour la clientèle que vous avez alimentée jusqu'a présent. Cette affaire, qui aura une importance au moins égale à celle qu'elle avait avant mes expéditions pour les chemins de fer, vous sera exclusivement réservée. Les navires à voiles, qui viendront de Newcastle, Sunderland et Grimsby avec des charbons, viendront à votre adresse, comme par le passé, vous serez chargé de la vente aux conditions antérieurement arrêtées. Les charbons du nord, qui viendront par les hélices, seront aussi mis à votre disposition ; vous seul serez chargé de débarrasser les navires dans les délais voulus. Vous aurez à vous pourvoir des gabares nécessaires. Je verrais avec plaisir que, soucieux de mon intérêt, vous soyez bien pénétré de l'idée que je ne puis continuer à travailler comme je le fais depuis trois mois en perdant beaucoup d'argent - j'ai dû recourir à des moyens énergiques - et que la position que je vous laisse reste la même que celle qu'elle était il y a quelques mois, avant l'arrivée des hélices à Bordeaux. Vous aurez à réfléchir à ma proposition ; je suis bien décidé à prendre le soin de mes navires et de mes livraisons aux chemins de fer. C'est bien arrêté et invariable. Il n'y a pas à revenir sur cette détermination. Si vous consentez à continuer mes autres affaires charbon, je serai charmé et nos rapports se continueront. Dans le cas contraire, mes dispositions sont prises pour [...] en cas de refus de votre part, je suis en mesure au 1er janvier prochain de faire la reprise de cette affaire. Je n'ai pas besoin de vous dire que tous les marchés que vous avez souscrits seront respectés et que toutes les commissions y afférents, il vous en sera tenu compte.Vous aurez à me fixer le plus tôt possible et au plus tard le 15 courant, en attendant votre réponse je vous...

1856.12.14.A Théodore Bouscasse.Bordeaux

Origine : Copie de lettre à la presse n°91 - du [date inconnue] au 6 janvier 1857[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°90 et 91 (entre le 12 novembre 1856 et le 6 janvier 1857. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Monsieur Th. Bouscasse - BordeauxParis, le 14 décembre 1856Je vous accuse réception de votre lettre du 11 courant et je vois que vous refusez les propositions que je vous faisais de continuer nos relations pour le commerce de charbon à Bordeaux, me réservant d'envoyer sur votre place un agent chargé spécialement du déchargement des navires destinés aux chemins de fer et faire le nécessaire pour tout ce qui concerne l'expédition de mes navires à hélices particulièrement "Emma' et "Séphora".Vous vous refusez absolument à toute convention, autres que celles contenues dans votre lettre du 8 courant et, en cas de refus de ma part, vous désirez que nos relations cessent immédiatement.Tout en regrettant de voir nos rapports aussi brusquement rompus, je ne crois pas devoir, d'après vos injonctions précises, retarder plus longtemps la reprise de mes affaires en vos mains et je me décide à envoyer à Bordeaux, M. Paul Cruzel, attaché à ma maison. Il est porteur de ma procuration la plus étendue. Je le charge de vous voir et de s'entendre avec vous pour opérer le plus promptement possible la liquidation de toutes nos affaires.Recevez...M. Paul Cruzel sera à Bordeaux mercredi matin.

1856.12.26.A P. Constantin Aîné et Fils.Bordeaux

Origine : Copie de lettre à la presse n°91 - du [date inconnue] au 6 janvier 1857[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°90 et 91 (entre le 12 novembre 1856 et le 6 janvier 1857). Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 26 décembre 1856Monsieur P. Constantin Aîné & FilsBordeauxJe réponds, Messieurs, à la lettre que vous m'avez adressée le 23 courant et qu'avait apostillée Monsieur Lévylier de votre ville.Je vous remercie des offres que vous voulez bien me faire de vos services pour mon commerce de charbon. Mais je ne puis donner suite à vos ouvertures. Je suis décidé à donner un grand développement à mes affaires charbon à Bordeaux, et, dans ce but, je me suis décidé à y établir ma Maison, sous mon nom, et elle sera dirigée par un agent dont le choix est déjà fait. Malgré cette décision bien arrêtée, je ne verrai pas moins avec plaisir d'autres relations s'établir entre nous. Je reçois de Grimsby des charbons d'une qualité supérieure et s'il peut vous convenir d'en recevoir de moi. Les navires et documents vous étant adressés directement, je vous placerai de manière à vous laisser un avantage sur la clientèle qui vous est particulière.Agréez...

1856.12.31.Des Messageries impériales.Paris

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