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1856.03.13.De l'Anglo-French Steam Ship Cy Ltd.Statuts.Original
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1856.04.07.A Phocion Roque, chargé d'affaires de Grèce à Paris
Origine : Copies de lettres à la presse n°80 - du 18 mars 1856 au 15 avril 1856Paris, le 7 avril 1856Monsieur RoqueChargé d'affaires de Grèce20, rue du Cirque - En villeMonsieur,La visite, dont vous avez bien voulu m'honorer, avait pour but de me demander si j'étais encore disposé à donner suite aux propositions que j'ai soumises, l'an dernier, au gouvernement grec pour la construction d'un chemin de fer du Pirée à Athènes.Le terme, pendant lequel je restais engagé par mes propositions, était passé depuis le 4 novembre dernier, et je devais croire cette affaire tout à fait mise de côté par votre gouvernement, mais, puisqu'il paraît disposé à renouer les négociations relatives à cette entreprise, j'ai l'honneur de vous déclarer, Monsieur, que je suis prêt, comme par le passé, à contracter avec le gouvernement grec.Quant aux détails du contrat à intervenir, je n'ai qu'à me référer au contenu de la lettre que, sous la date du 10 septembre 1855, j'avais l'honneur d'adresser à Paris, à M. Spiliotakis, secrétaire général du ministère de l'Intérieur de la Grèce. Cette lettre acceptait quelques modifications que votre gouvernement avait désiré apporter à mes propositions du 4 juillet 1855, et arrêtait définitivement les conditions auxquelles j'étais et suis encore prêt à traiter pour la construction du chemin de fer projeté.Veuillez...
1856.04.07.Au Chemin de fer du Midi.Bordeaux.Extrait
Origine : Copies de lettres à la presse n°80 - du 18 mars 1856 au 15 avril 1856Paris, le 7 avril 1856M. l'ingénieur en chef du matériel et de l'attraction des chemins de fer du Midià BordeauxPar votre lettre du 5 courant, vous me faites connaître, Monsieur, que j'aurai à vous livrer du 20 juin prochain au 20 juin 1857 la quantité totale de 20.000 tonnes houille, soit une quantité de 1.600 tonnes par mois, divisée ainsi qu'il suit :1.000 tonnes de houille grasse, 600 tonnes de houille maigre.Je prends note, monsieur, de cet avertissement et mes dispositions sont assurées pour que ces quantités vous soient livrées mensuellement à partir du 20 juin prochain.Après avoir satisfait aux questions que vous me posiez, j'ai à vous témoigner, M. l'ingénieur en chef, l'impression fâcheuse que me font éprouver et le ton comminatoire de votre lettre, et les reproches injustes qu'elle m'adresse.Quant aux reproches que vous jugez à propos de m'adresser pour une fourniture de 6.000 tonnes, commencée en novembre 1854 et terminée en octobre 1855, et sur laquelle, jusqu'à ce jour, jamais aucune plainte n'avait été articulée, je vous répète, Monsieur, qu'ils ne sont nullement fondés.Je regrette profondément, Monsieur, de voir nos premiers rapports commencer sous de si fâcheux hospices ; mais, je dois à moi-même de relever dès le début, et avant même le début de mes livraisons, un ton de menace et de reproche que je n'ai jamais eu à subir de personne depuis sept ans que je traite honorablement avec le commerce, le gouvernement ou les compagnies les plus importantes de notre pays.Veuillez...
1856.04.12.De l'Anglo-French Steam Ship Cy Ltd.Assemblée générale extraordinaire.Original
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1856.04.12.De l'Anglo-French Steam Ship Cy Ltd.Location du vapeur Eugénie.Original
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1856.04.12.De l'Anglo-French Steam Ship Cy Ltd.Location du vapeur Victoria.Original
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1856.04.12.De Protalongo et Vignolo.Gênes.Original
Document original[Page 1Monsieur Hyppte Worms - ParisCourrier composté à Gênes le 13 avril et à Paris le 16 avril 1856.[Tampon : Protalongo & Vignolo - Gênes.]Gênes, 12 avril 1856M. Hte WormsParisNous avons reçu, Monsieur, votre honorée du 28 mars écoulé, dont le contenu nous a vivement surpris et affecté. Quoique le fait nous eut prouvé déjà que M. [Zerman] était une personne très équivoque, nous étions loin de penser qu'il pût pousser l'effronterie (nous sommes obligés de nous servir de ce mot dur) à nier que nous ne lui avons pas envoyé les quantités de coke portées par le certificat contenu dans notre lettre 6 janvier. Nous nous sommes occupés de suite de faire rédiger un autre certificat mais la longueur des employés du chemin de fer a été cause que nous avons mis tant de retard à répondre à votre susdite. Aujourd'hui ayant eu ce certificat, nous nous sommes empressés de le faire légaliser et nous vous le remettons ci-inclus. Vous verrez par là même qu'il n'y a rien de changé dans les quantités expédiées, portées dans notre lettre 6 janvier, savoir charbon :à Herman : 467 tonnesà Savigliano : 665 tonnesà Turin : 2.088 tonnesà [Vigerano] : 485 tonnesà [Novare] : 416 tonnesà [Biella] : 159 tonnes ----------------- 3.813 tonnesDont M. [Zerman] doit vous rendre compte, sauf à lui compenser après les tonnes 45.415 que nous avons fait arrêter à Vigerano et Novare. Quant aux tonnes 9.200 que notre employé nous assure avoir expédié à Turin du "Prima", il n'a été pas possible d'en trouver la trace et on ne sait pas ce que ce coke est devenu. Nous ne voulons, comme nous vous l'avons dit, permettre que d'autres souffrent des fautes de nous dépendant, et ne pouvant pas prouver que M. [Zerman] a reçu ce coke, nous le payerons de notre poche, et vous en donnerons crédit en compte courant.Nous vous remettons ci-inclus :1. Compte de retour et profit à une traite sur [Basetti].Bulletin C de 597 F au 8 décembre.2. Traite de F 4 sur [Zerman] à Turin au 23 octobre avec reçu de F 4.028,30 que nous avons remis à Messrs [Colans] afin de retirer notre négociation qui avait été impayée.3. Un extrait fait à la hâte de plusieurs articles de [lettres] de M. [Zerman] et si elles vous seront nécessaires nous vous enverrons les lettres originelles.Ceci pour ce qui touche aux parties de compte courant quant à la marchandise, le certificat que nous vous envoyons (à l'exception des tonnes 9.215 que nous payerons à ["Prima"]), nous justifie suffisamment et nous n'avons qu'à nous référer à notre lettre 6 janvier dernier sur le chargement du "Constance" il n'y a aucune différence car les tonnes 15.900 envoyées à [Biella] ont été couvertes par la remise des frères [Squindo] de ladite ville et fin février que nous vous avons remis et que vous aurez négocié.Nous devons vous dire pour simple éclaircissement que les 29.600 kilos coke du chargement du "Sofia" envoyés à Milan devaient appartenir au chargement du "Selvatore" ; mais comme, lorsque nous avons reçu l'ordre d'expédier ce dernier chargement, nous avions plusieurs allèges du "Sofia" que M. [Zerman] nous retenait ici, nous avons expédié le coke de ces allèges pour les débarquer et vous faire ainsi économiser des frais énormes en retenant après la même quantité ce qui au fond ne devait porter aucune différence, la qualité étant égale. Au reste ceci est un éclaircissement qui ne change rien du tout à l'affaire.Nous espérons, Monsieur, que tout cela suffira pour vous justifier complètement et pour abattre les arguments spécieux de M. Zerman. Ce qui est à déplorer, est que vous ayez eu un tel agent ; il était impossible pour nous, comme déjà nous vous l'avons prouvé, de nous régler autrement de ce que nous avons fait ; nous vous dirons même que les soins, les tracas et les peines que nous avons eus pour vous servir dans cette affaire sont sans nombre et sans nom. Ce qui nous affecte c'est qu'elles n'ont pas valu à sauvegarder vos intérêts.Voici deux acceptations de M. [Lanfranchi] de F 1.000 pour le 15 mai et F 1.000 le 15 juin, qui, avec F 1.005,10, qu'il nous a payé comptant, font le solde du compte de retour que vous nous avez envoyé en F 2.998.75. Ce règlement nous a aussi causé un grand embarras, mais nous l'avons fini. Notre première vous donnera le compte précis de cette opération ; le compte du [N.P.] des restes coke laissés à Novare et Vigerano que pour en finir nous avons cédé pour ce qu'on a pu, et enfin le compte courant définitif avec le solde qui vous reviendra. Nous n'attendons pour cela que la note des frais de Vigerano de sorte que nous vous enverrons tous ces comptes la semaine prochaine.Toujours prêts à l'honneur de vous servir nous vous saluons, Monsieur, avec estime et dévouement. Protalongo & Vignolo
1856.04.12.Entre l'Anglo-French Steam Ship, MM. Worms, Hantier, Mallet, Grandchamp.Contrat.Original
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1856.04.13.A Martin Samuelson et Cie.Hull
Origine : Copies de lettres à la presse n°80 - du 18 mars 1856 au 15 avril 1856Paris, le 13 avril 1856Messieurs Martin Samuelson & Cieà HullJe possède vos lettres des 19 et 20 courants. Je vous remercie de leur contenu et compte sur vos bons soins aux détails de la construction de mes navires.Je vous confirme ma lettre du 20. Je suis allé à Dieppe et j'ai des choses fâcheuses à vous dire.Votre navire 'Eugénie' est excellent comme navire ; le capitaine en est satisfait sous tous les rapports. Mais, il y a des inconvénients très graves comme distribution intérieure et pour tout ce qui est relatif au commerce du charbon auquel ces navires sont destinés.Le temps me manque pour vous donner des détails ; mais vous les aurez demain. Je vous enverrai copie du rapport que, comme directeur, actionnaire et affréteur de l'Eugénie', je dois envoyer à la Compagnie.Ce screw collier, tel que je l'ai vu à Dieppe, est tout à fait impropre au service d'un marchand de charbon, et jusqu'à nouvel avis de la Compagnie, vous devez immédiatement arrêter, dans la construction des autres navires, actuellement en chantier, tout ce qui a rapport aux distributions intérieures et au Water Ballast.La machine à décharger ne fonctionne pas convenablement ; elle ne peut enlever qu'un seul tub.Vos tubs sont beaucoup trop lourds et tout à fait inacceptables.Et, je vous déclare, dès à présent, soit en mon nom, soit au nom de la Compagnie, que je ne puis accepter à ma charge les conséquences des retards éprouvés au débarquement de 'Eugénie'.Veuillez...
1856.04.24.A Geo Copley - Anglo-French Steamship Cy.Grimsby
Origine : Copies de lettres à la presse n°81 - du 15 avril 1856 au 9 mai 1856Paris, le 24 avril 1856Messieurs les Directeurs de la Compagnie anglo-française de navigation à vapeurà GrimsbyMonsieur Copley, secrétaireJe vous adresse sous ce pli mon rapport sur le premier voyage du steamer 'Eugénie', de Grimsby à Dieppe.Je vous rends compte fidèle et impartial de tout ce que j'ai vu et constaté en présence de MM. Grandchamp et Mallet et des capitaines Lewis et Muller.Je fais ressortir le bien comme le mal, et tout en accusant les défauts de distribution intérieure relatifs au commerce du charbon, je suis heureux de rendre justice aux excellentes qualités, dont le navire a fait preuve, comme bonne marche et résistance à une tempête violente.Vous apprécierez les faits que je vous soumets, et il restera à décider les mesures à prendre.Mais, j'insiste à l'avance, pour qu'elles soient promptes et énergiques. Autrement, nous compromettrions, dès le début, l'entreprise à laquelle nous portons tous un si grand intérêt.Veuillez...Rapport à la Compagnie anglo-française de Navigation à vapeur de Grimsby sur le premier voyage du vapeur à hélice "Eugénie" de Grimsby à DieppeCe navire a quitté Grimsby le samedi 12 avril à 9 heures du soir et n'est entré dans le port de Dieppe que le samedi 19 avril au matin. Mais il était venu de Grimsby devant le port en 36 heures. On avait eu le tort de faire partir le navire un jour coïncidant avec la morte eau au port de Dieppe. Ce cas se présente 4 fois par mois, et le capitaine est prévenu des jours où il doit, à l'avenir, éviter d'arriver à Dieppe.Mais le retard éprouvé par l'Eugénie' a eu du moins cet avantage que le navire a pu prouver ses excellentes qualités ; il a subi une tempête violente qui l'a chassé loin de Dieppe. Il a parfaitement résisté aux vents et à la mer et le capitaine Lewis déclare n'avoir jamais monté un meilleur navire, gouvernant plus facilement.A l'entrée à Dieppe, une maladresse du pilote a occasionné des avaries à l'avant du navire, brisant le beaupré, mais c'est un dommage peu important de F 300 environ et le pilote sévèrement puni, ne sera en outre pas payé de son pilotage.Le lundi 21 courant, je suis arrivé à Dieppe.Le débarquement du charbon était déjà entrain, marchant fort mal et lentement par suite de causes qui seront expliquées ci-après.[...] chargements importés à Bordeaux et Dieppe, par navires à voiles ne contenant pas [...] % de menus.J'attribue ce mauvais état du charbon :1°) à un mauvais embarquement ;2°) à la distribution vicieuse de la cale de l'Eugénie', divisée par les compartiments en fer, pour lest à eau, sur lesquels le charbon vient se briser.DéchargementMalgré les meilleures mesures prises pour activer le débarquement, il ne s'opère qu'à raison de 120 tonnes environ par jour tandis que sur tous les autres screw colliers, on débarque 250 à 280 tonnes par jour de 12 à 15 heures de travail.La machine à décharger est trop faible, elle ne peut pas enlever les deux tubs à la fois.Le volant (ou flying wheel) est aussi trop petit.Les tubs sont d'un système absurde, ils pèsent 6 quintaux. [...]Boites à eau ou water ballastLe système de lestage par boîtes à eau, adopté pour 'Eugénie' est inadmissible pour un steamer destiné à porter du charbon. [...]Le système adopté pour les hélices, qui transportent du charbon à Bordeaux de Cardiff, est bien plus simple et préférable.[...]Nombre de tonnes embarquées'Eugénie' n'a reçu à bord, outre son charbon pour les machines, que 519 tonnes comme cargaison. Ce navire a été indiqué par les constructeurs comme devant porter 700 tonnes, différence 180 tonnes ou environ.[...] mais les capitaines Lewis & Muller déclarent que, jamais 'Eugénie', pour naviguer sûrement, ne pourra porter plus de 540 à 550 tonnes au plus, charbon en cargaison, et 60 tonnes pour les machines, soit 600 tonnes en tout. Et ils citent, pour exemple, les steamers 'Falcon', 'Bordeaux', 'Vulture', qui jaugent beaucoup plus qu'Eugénie', et ne portent que 550 tonnes en hiver et 600 en été.[...]RésuméTels sont, Messieurs, les faits qu'il était de mon devoir de vous signaler, comme l'un des directeurs de notre Compagnie, comme actionnaire et comme affréteur de l'Eugénie'.Ils m'ont paru si graves que, sans rien préjuger des conséquences, j'ai prié les constructeurs, MM. Samuelson & Cie, en leur envoyant copie de ce rapport, de ne rien faire comme distribution intérieure et water ballast sur les navires en construction avant d'avoir reçu vos instructions.Paris, 24 avril 1856
1856.04.27.A Ed. Watkin - Manchester and Sheffield Railway.Manchester
Origine : Copies de lettres à la presse n°81 - du 15 avril 1856 au 9 mai 1856Paris, le 27 avril 1856Monsieur Watkin, directeur du chemin de fer de Manchester & Sheffieldà ManchesterJe viens faire un appel direct à vous, Monsieur, dont l'énergie et l'influence me sont connues. Il faut que vous preniez vigoureusement en mains le soin de redresser les obstacles que rencontrent, au début, nos opérations charbon et navigation de Grimsby en France. Je compte sur vous, comme vous pouvez compter sur un concours énergique de ma part et de celle de mes amis. Nous avons en mains une belle affaire, nous ne devons pas la laisser péricliter.J'ai adressé à la Compagnie un rapport détaillé sur le premier voyage de 'Eugénie' à Dieppe. M. Copley, sans aucun doute, se sera empressé de vous le communiquer. Je n'ai donc pas à entrer dans les détails et je me borne à vous ajouter aujourd'hui copie d'une lettre de M. Grandchamp et la lettre du capitaine Lewis.Le résultat de tout cela est que, dans les conditions actuelles de distribution intérieure et de lestage, nos hélices ne peuvent pas naviguer avec l'économie voulue.Là est le mal : il faut y remédier de suite et sans retard, laissant de côté même pour le moment, la question de savoir qui devra supporter le dommage.Il faut remédier résolument au mal, et nous mettre à même de bien faire. Trois points principaux doivent attirer votre attention :1°) Le charbon est mal embarqué, mal déchargé. Il en résulte 20 % de menus au lieu de 3 à 5 %. Je supprime tous détails inutiles. Vous comprenez, sans cela, que nous ne pourrions plus lutter en France contre les charbons de Newcastle, auxquels la consommation est habituée.2°) La distribution de nos navires est vicieuse et le mode de lestage tout à fait mauvais.3°) Nos navires peuvent-ils porter 550 tonnes ou 650 tonnes ? C'est un point qui reste à fixer.Maintenant, il me reste à vous dire que les maisons qui s'occupent du commerce de charbon, essaieront sans doute de faire venir du South Yorkshire Coal.Nous devons compter, mes amis et moi, que nous trouverons, de votre part, un concours loyal et efficace pour récompenser les efforts que nous faisons, au détriment de nos anciennes relations, pour introduire et acclimater en France les charbons de vos mines. Nous ne voulons pas que vous refusiez la vente de vos charbons si on vous en demande pour France. Mais nous désirons que vous teniez ferme votre prix à 11/ la tonne comme c'était le cours il y a dix mois. Veuillez me dire si nous pouvons compter sur cette préférence que nous croyons juste de réclamer de vous.
1856.04.30.A Geo Copley - Anglo-French Shipsteam Cy.Grimsby.Extrait
Origine : Copies de lettres à la presse n°81 - du 15 avril 1856 au 9 mai 1856Paris, le 30 avril 1856Monsieur Geo CopleySecrétaire de la Compagnie anglo-française de Navigation à vapeur de Grimsby[...]II nous reste maintenant à nous occuper du règlement du fret du premier voyage de "Eugénie" et à adopter, de concert, une marche qui, pour l'avenir, précise d'une manière claire et régulière mes comptes avec la Compagnie.Et dans ce but, voici ce que, sauf meilleur avis de votre part, je voue propose aujourd'hui.Comme il vous serait très difficile, surtout dans le début d'établir par chaque voyage d'un steamer, les frais et dépenses, constituant le coût du fret, je vous offre de payer, pour chaque voyage d'Eugénie, un fret que nous fixerons provisoirement à 8/ par tonne.Et, lorsque vous aurez eu le temps de vous rendre compte des dépenses générales du navire, et d'en établir les notes régulières, vous m'en remettrez le compte, établissant ainsi ce que je dois à la Compagnie, par suite de la charte-partie de 'Eugénie'. Nous réglerons ainsi, tous les trois mois ou tous les six mois. Et, selon que le chiffre provisoire de 8/ par tonne, payé par moi à chaque voyage, sera augmenté ou diminué, d'après votre état de dépenses, nous nous tiendrons compte réciproquement de la différence.Et, à valoir au fret de 8/ que je propose de payer à chaque voyage, je vous remettrai la note des sommes que j'aurai payées à Dieppe pour le navire. M. Josse vous solderait en espèces la balance restant due.[...]
1856.05.09.De Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Original
Courrier original[Page 1Monsieur Hypte Worms - 46, Laffitte - ParisCourrier composté au Havre le 9 mai 1856 et à Paris le 10 mai 1856.Tampon : Hantier, Mallet & Cie - Havre.Page 2Papier gaufré : Hantier, Mallet & Cie - Havre.]Havre, 9 mai 1856Monsieur Hte WormsParisNous vous confirmons notre lettre d'hier et sommes en possession de la vôtre de même date. Nous envoyons à M. Grandchamp les pièces du meeting ainsi que le modèle d'une lettre à adresser par nous trois aux Samuelson.Relativement au marché [Meyer], nous sommes disposés à faire le Cardiff à 30 francs net, tant il serait bien utile de pouvoir livrer à notre choix à Dieppe ou le Havre, car par la voile les frets seront plus doux pour ce dernier port et par hélices nous trouverons peut-être, par la suite, plus d'un inconvénient à Dieppe. Du reste, quant à ça, faites pour le mieux. Quant à [Westhandpool] ce serait folie de demander moins de 13 F et même à ce prix nous perdrons si nous ne trouvons pas un hélicier à de bonnes conditions.Nous avons vu aujourd'hui MM. [Barte ou Barde et Morisse], très bien placés pour vous affréter des Américains. Ils ont même dû vous en affréter indirectement. Comme ces Messieurs sont les consignataires de la ligne [Gauthier] et que nous désirons beaucoup leur être agréables, nous vous prions de leur écrire directement et de leur donner vos instructions vous-mêmes ; nous nous retirons bien volontiers. Nous leur avons déjà indiqué vos prix ; ils trouvent que 20 F par jour sont tout à fait insuffisants pour de grands navires américains.Nous avons indiqué Marseille 39 F, Malte 29 [sh.], Milo 31 [sh]. Pour les Américains ils sont mieux placés que personne.Nous vous saluons, Monsieur, amicalementHantier Mallet & Cie"Victoria" vient de passer se rendant à Grimsby.
1856.05.17.A Thomas Lewis, capitaine de l'Eugénie.Dieppe
Origine : Copies de lettres à la presse n°82 - du 9 mai 1856 au 5 juin 1856Paris, le 17 mai 1856Monsieur Thomas Lewis - à DieppeCapitaine du steamer 'Eugénie'Je réponds à votre lettre d'hier et vous remercie des détails qu'elle me transmet. Vous avez bien fait de me communiquer vos observations et je vous prie d'en faire autant à l'avenir, à chaque voyage.Il est à regretter que vous ayez quitté Grimsby à une époque correspondant à la morte eau de Dieppe. Nous devons, à l'avenir, éviter pareille chose qui nous enlève tout le bénéfice d'une rapide traversée de 33 heures. Veuillez bien prendre les renseignements les plus exacts pour ces jours de morte eau.Du reste, cela ne doit pas vous inquiéter pour votre premier voyage, car je vous préviens, dès aujourd'hui, que, sauf avis contraire que vous trouveriez à Grimsby, je compte vous envoyer de Grimsby à Bordeaux, à l'adresse de mon agent et ami, M. Th. Bouscasse, qui soignera le nécessaire pour le prompt débarquement de votre navire 'Eugénie'.MM. Samuelson ont amélioré la machine à décharger, mais ils n'ont pas encore reculé votre pont, ce qui empêche d'enlever, avec les tubs, le charbon de la cale d'arrière.J'attends prochainement, à Paris, un des ces Messieurs pour m'entendre avec lui et remédier à tous les défauts que nous avons constatés ensemble au premier voyage d'Eugénie'. Tout cela finira par bien marcher.Quant à la capacité du navire, comme transport de charbon, c'est là le point principal, et auquel je ne vois pas de remède, malgré les assertions de MM. Samuelson.Veuillez, avant votre départ de Dieppe, me confirmer si vous pensez, comme honnête homme et bon capitaine, qu'Eugénie' puisse porter plus de 550 tonnes charbon cargaison, outre le charbon des machines. MM. Samuelson prétendent que ce navire peut et doit porter 650 tonnes cargaison.Recevez...
1856.05.31.De l'Anglo-French Steam Ship Cy Ltd.PV du conseil d'administration.Original
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1856.06.05.De Eug. Richard Duvallet et Cie.Alger.Avec comptes de ventes.Original
Document original[Page 1Monsieur Hypte Worms - 46, rue Laffitte - ParisCourrier composté à Alger le 5 juin 1856 et à Paris le 11 juin 1856.Tampon : Eug. Richard Duvallet & Cie - Alger.] Alger, le 5 juin 1856M. Hypte WormsParisNous vous confirmons notre lettre du 30 de l'écoulé vous portant à l'acceptation :F 2.000 F 1.000 du 30 mai à 60 jours de date----------F 3.000 ensemble avec prière de nous les retourner.Nous avions l'avantage de vous remettre aussi le compte de nos débours au navire "Jeune Elyse", capitaine [Pihorn] à F 3.699,85. Vous prions encore de nous en donner crédit.Le cargo [...] et la ["Cornille"] ont terminé et nous n'attendons plus que les capitaines de ces navires se présentent pour les régler.Voici inclus le compte des ventes de charbon menu pendant le mois de mai, soit la "Pauline", la "Ville d'Eu" & "Jeune Elyse". Ces trois navires ont produit F 1.564,05 à votre crédit.La position des magasins de la Marine à la fin du mois écoulé présentait 2 800 kilos de charbon, vos deux derniers navires compris.Depuis le vaisseau le "Napoléon", entré dans notre port, a dû faire un beau trou dans cette quantité. Si vous ne pouvez [1 mot manque] un peu vos affrètements, les approvisionnements de nos navires risquent beaucoup de tomber à néant.Nous vous engageons d'y penser. On nous a prévenu que l'Amiral devait vous écrire pour ce courrier au Ministre.Recevez l'assurance de notre parfaite considération.Eug. Richard Duvallet[Page 4]Comptes de vente et net produit à diverses parties charbon menu provenant des criblages et des chargements de navires dont les noms suivent et vendus pour le compte de M. Hypte Worms de Paris comme suit, savoir :Alger le 5 juin 1856"Pauline", capitaine Droneau : 22.568 kilo"Ville d'Eu", capitaine Beven : 15.883 kilo"Jeune Elyse", capitaine Pihour : 23.172 kilo --------------- 61.623 kilo61.623 k charbon menu à F 28 les 00/00 : 1.725.45Débarquement et mise à terre de 61.623 kà F 1 les 00/00 : 61.60Demi des frais de pesage et mesurageÀ 50 ct par tonneau : 30.80Courtage 1 % 17.25Commission et ducroire 3 % : 51.75 - 161.40 -------------Valeur le 30 juin 1856 : 1.564.05
1856.06.08.De A. Grandchamp Fils.Rouen.Original
Document original[Page 1Monsieur Hte Worms - rue Laffitte, 46 - ParisCourrier composté à Rouen le 8 juin 1856 ; Le Havre à Paris et à Paris le 9 juin 1856.Page 2]Rouen, le 8 juin 1856Mons. Hte Worms - ParisJe vous confirme ma lettre d'hier avec un mandat de F 5 480,16.Je reçois la vôtre de même date.Peut-être la sombre physionomie de notre marché a-t-elle déteint un peu trop en noir sur le tableau que je vous en ai tracé ? Mon habitude n'est point, vous le savez, de broyer du noir mais depuis le commencement de l'année, tout va si mal, vraiment, que je n'ai point lieu d'être gai.Je n'ai pas encore vu, depuis 7 ans que je suis établi, les affaires aussi mauvaises qu'elles le sont, voilà tout ce que je puis vous dire.Si le beau temps vient enfin, les esprits se rassureront et la situation s'améliorera. Mais il en est bien temps et si cela ne changeait pas, il y aurait bien des désastres.Vous pouvez être parfaitement tranquille pour Josse. Ainsi qu'il a été convenu déjà, tous les 25 de chaque mois, je solderai avec lui, soit que je lui adresse son solde en valeurs, soit que je l'autorise à disposer sur moi ; alors je vous dirai la somme qu'il aurait à disposer afin que vous lui envoyez avant le 30, la contrevaleur espèce pour qu'il puisse régler nos mineurs. Est-ce bien cela ?Faites-moi le plaisir, dans les affrètements d'hélices que vous ferez pour vous puisque vous avez des marchés et qu'il nous en faut affréter pour nous, de poser l'option de Cardiff et Swansea si possible à Dieppe. Si les affaires reprennent ; vous pourrez m'en céder quelques voyages qui, alors, me feront grand bien.Je reçois du Havre une lettre relative aux observations que nous avons à adresser à nos codirecteurs pour nos affrètements. Je l'ai contresignée et vous l'adresse dans ce pli pour que vous ayez, après l'avoir signée, à l'envoyer à nos amis.Recevez, Monsieur, mes bien cordiales salutations.A. Grandchamp Fils
1856.06.15.A John Chapman et Cie.Londres.Extrait
Origine : Copies de lettres à la presse n°83 - du 4 juin 1856 au 29 juin 1856Paris, le 15 juin 1856Messieurs John Chapman & CieLondres[...]Je ne puis mieux confier mes intérêts qu'à vous, Messieurs, et je vous en abandonne le soin absolu dans cette affaire. Mais, je vous parle à coeur ouvert ; cette malheureuse Société et les hélices ne sont pour moi, jusqu'à ce jour, qu'une source de pertes considérables et de désagréments graves de toute nature. Je m'y suis dévoué corps et âme, et je n'en retire que des déboires. Quant aux Samuelson, vous savez combien j'ai à me plaindre d'eux comme constructeurs : leurs navires tels que sont 'Eugénie' et les deux autres sont une ruine pour un commerçant en charbon - et je ne puis pas admettre qu'un constructeur de navires ne sera pas, en Angleterre, tenu de remplir ses engagements, comme un autre négociant. J'ai bien payé, je veux avoir des screw colliers en bonnes conditions.Il faut donc que MM. Samuelson réparent le dommage énorme qu'ils me causent chaque jour. Je ne demande que justice mais je la veux.Comme vous m'y engagez, je désire continuer de bons rapports avec les Samuelson, mais qu'ils n'oublient pas de leur côté que moi et mes amis faisons leur fortune et qu'ils ont plus besoin de nous que nous n'avons besoin d'eux. S'ils ne me donnent pas satisfaction, je saurai les retrouver et leur prouver que je puis leur faire du mal comme je leur ai fait du bien.Je vous remets sous ce pli une lettre pour le meeting, signée par mes amis et par moi, relative au tonnage des screw colliers que l'on peut augmenter un peu - mais sans atteindre encore un chiffre de 1.000 tonnes au-dessus. J'ai écrit à M. Watkin que, pour le moment, je ne conseillais pas encore ces gros navires.[...]
1856.06.17.De l'Anglo-French Steam Ship Cy Ltd.PV du conseil d'administration.Original
Document original[Traduction des lettres citées dans le texte et adressées à la Compagnie par Hypolite Worms, Hantier Mallet & Cie et A. Grandchamp, le 8 juin 1856, et par Hypolite Worms, le 9 juin 1856.]The following translated copies having been read:Letters from Messrs. Worms & Co respecting marine insurance.(Translated Copy.)Paris, June 9th, 1856Mr. Geo. Copley,Secretary to the Anglo-French Steam Navigation Company,GrimsbyI enclose you a letter from myself, and my friends at Havre and Rouen, to the directors of the Company, stating our objections to the Shipping account, sent me on the 19th of last month for the "Eugenie" from the 12th of April to the 12th May.I trust that you and the directors will give these objections your favorable consideration, and that you will reduce the amount £ 698 18s. 11 d. with which you have debited me.I may also add, that it does not appear to me just, to debit me with any insurance on the freight.Yours sincerely,Hypolite Worms(Translated Copy.)To the directors of the Anglo-French Steam Ship Company Limited Gentlemen,l have several observations to make on the account sent me by M. Copley for the first month of the "Eugenie" which I have no doubt you will consider just and reasonable; as you can have no wish to make us pay more than we ought.In the first place, you have insured the "Eugenie" for £14,000, instead of £13,100, being £900 more than her cost and the Company having thought proper to increase the amount of insurance, the premium on the excess should be placed to its account, and not to mine as in the event of the loss, of the ship, the Company would have the benefit of the £900 insured in excess. I have never understood that I should have to pay insurance on a larger sum than the amount of the purchase money, and it is therefore only just to deduct the insurance on the £900, together with a corresponding proportion of the charges on the policy.Permit me also to remark, that I do not see why the Company insures the vessels for more than their real value, as in the charter of the society it is stated to be the intention of the Company, to open at a future period an insurance account; and to incur on its own account a certain risk on each ship, therefore to insure at present more than the value, appears to us contrary to this avowed intention; and tends to lessen the net profits of the Company. I make this remark as a director, as it does not apply to my position as charterer.Secondly - The rate of insurance is £10 10s. less 10 per cent, for cash; it is therefore only just, that I should pay also the insurance, less this reduction of 10 per cent., for to insure, at £9 9s. net, payable in cash, or at 10 Guineas, less 10 per cent, will amount to the same. Now, I do not see that the Company in reality pays 10 Guineas (being less 10 per cent). But as I am only debited each month with, a twelfth of the insurance (that makes at 5 per cent, per annum, nearly 2 ½ per cent), I am not entitled to the full discount of 10 per cent, but only to that of 7 ½ per cent; so that the Company shall not be a loser, for having paid cash, whilst it is only reimbursed by me by twelfths.Thirdly. The policy of insurance bears the rate of 3 per cent "Free of Average"; my interests oblige me to make the following restriction, of which you will see the justice. I will suppose that the "Eugenie" sustains a loss to the amount of £393, if you insured her at her real value £13,100, you would be paid by the underwriters, and consequently I should sustain nothing from this loss; but owing to your insuring for £14,000, the amount at 3 per cent would be £420.You will understand that if such a thing were to occur, and in consequence of the sum insured by you, I should be precluded from recovering from the underwriter, the Company ought to bear the loss; for having insured for £14,000 instead of £13,000 the real value.Fourthly. You have insured as freight a sum of £3000 at a premium of £321 6s. and you debit me each month with one-twelfth of this £321 6s. It is understood that the ship is in a navigable state, and that in case of damage, I have nothing to pay whilst the ship is unfit for sea; but if no accident should occur to the "Eugenie" during the 12 months of my charter I shall have finally paid £321 6s. for insurance of freight, which becomes a very heavy charge. Be pleased to observe that the true meaning of the conditions of charter is, that we should pay a premium on the freight, in such a manner, as that if the ship should happen to be lost, the Company should receive from the underwriters a sum which would indemnify it for the Profit it might have realised, if my charter party had had its full effect during the whole year. But it never could have been intended, that the insurance should be made to fall more heavily on me, in order to give the Company a chance of profit over and above that of our real agreement. For instance, what is the real profit of the Company? 5 per cent, as interest, and 10 per cent, as profit - together 15 per cent - say on £13,100, or £1,965. Now, if the vessel should be lost in the first month, the Company would receive from the underwriters £3,000 - if in the second month, the Company would have received from me a sum equal to one-twelfth of the above £1,905 - if in the third month, two-twelfths and so on - so that if the "Eugenie" should happen, to be lost in the twelfth month, the Company would have received from me nearly the whole of the £1,965 - and would in addition receive £3,000 from the underwriters.Against this, the Company runs the risk of the vessel sustaining damage which might prevent her being navigated for a certain time; in which case she would be in port, and not receiving anything from me or from the underwriters, but this risk does not appear to me, to be in proportion to the chance of profit arising from the insurance of £3,000 in case of total loss.The real insurance I have to pay I consider to be this: I expect to make 2 ½ voyages per month, which according to my terms of charter with the Company will cost me about £880 per month - say £352 per voyage. Now, I think it would be easy for me to insure each voyage a sum of £353 on freight, at the rate of 1 ½ per cent - say £5 6s., which for 30 voyages will make in all £159; and which appears to me to be the real premium of insurance I have to pay the Company. At all events, it will be easy to enquire of the insurance Company what premium they would take on these conditions; and if it should exceed 1 ½ per cent, but which I do not expect, I should then in justice be bound to pay a higher premium.I believe you will find the foregoing remarks to be well grounded, and just in every respect.Accept, Gentlemen, the assurance of my high consideration,Hypolite WormsWe confirm all the foregoing observations, which apply also to the "Napoleon"; excepting the difference in the amount of the purchase money, which is only £12,000.Hantier, Mallet & CoI confirm all the foregoing observations, which apply to the "Victoria" exactly the same as to the "Eugenie".A. Grandchamp, Jun.[...]Paris, June 11th, 1856The Anglo-French Steam Navigation Company, GrimsbyBeing unable to attend the meeting of the 17th inst., we now give as desired, our opinion on the question, whether it would be desirable to in crease the size of the two last steamers to be built by Messrs. Samuelson & Co.Our opinion is that if these Gentlemen are reasonable in the price to be paid them in addition to that of the contract, it would be advantageous to the Company that these two last ships should be constructed to carry 800 Tons of coal in summer, and 750 Tons in winter; with storerooms for 100 Tons. The builders will have to consider whether 80 horse power would be sufficient for such vessels, or whether it would be necessary to increase it to 90 or 100, and Messrs. Samuelson should proceed on this basis: that although it be advantageous that these ships steam as fast as possible, the Company nevertheless does hot require vessels of great speed and as to their draught of water, it should be as little as possible, without sacrificing their speed and other qualities.As the charterers of the three first ships, and as probable charterers of those to follow, we now Gentlemen beg to represent, that some of the conditions of our charter party, are too restrictive to permit us to derive the greatest possible advantage from these ships and from this arises a question of great importance to the future prospects of the Company, seeing that if we succeed in employing the ships advantageously, it will be in our power to charter them from the Company on conditions more or less profitable.We are well aware, that besides the direct interests of the Company, there are others connected with it which have assisted in its formation; and to which we are disposed to give every consideration. All we wish, is to point out, that the absolute obligation to load at Grimsby for our ports, and to return direct to Grimsby, may sometimes prevent us from availing ourselves of certain profitable freights, which might occasionally offer, and also that in some of our French ports, circumstances might occur which would render the obligation to depart from and return to Grimsby, difficult and inconvenient.We beg then to be released from this absolute obligation in our three charter parties and that in this respect, you will grant us a certain liberty of action which we promise not to abuse of this you will always be enabled to judge, as well as to withdraw the privilege, if you should find that our commercial relations with Grimsby are not such as you may desire.We have no doubt, Gentlemen, that you will come to a resolution on this subject in conformity with our request.Be pleased to accept our highest regards,Hantier Mallet & CoA. Grandchamp, JuniorHypolite Worms
1856.06.28.De MM. Worms, Hantier, Mallet, Grandchamp.Au Chemin de fer de l'Ouest
Origine : Copies de lettres à la presse n°83 - du 4 juin 1856 au 29 juin 1856Paris, le 28 juin 1856Monsieur le chef de l'exploitation de la Compagnie des chemins de fer de l'OuestParisMonsieur,En conséquence de la notice que nous avons eu l'honneur de vous soumettre ce jour, expliquant les avantages que présentent le port de Grimsby et l'établissement d'une ligne de bateaux à vapeur de ce port à celui du Havre, en vue d'un grand roulage maritime accéléré, nous venons vous faire nos propositions pour les prix et conditions de transport par les hélices que nous avons à notre disposition.Nous prenons l'engagement de faire partir tous les six jours, sauf cas de force majeure, du Havre à Grimsby et vice-versa un hélice portant au moins 500 tonneaux en lourd. Ce service sera fait par les hélices "Napoléon", "Victoria", "Eugénie", navires neufs et en fer, ayant déjà accompli quelques voyages. Cependant nous pourrions ultérieurement les remplacer, au besoin, par d'autres offrant les mêmes conditions.Chaque navire devra recevoir son plein chargement de marchandises quelconques, à Grimsby, en trois jours francs de 24 heures (dimanches et fêtes exceptés).A l'arrivée au Havre, le débarquement se fera à nos peines et risques. Toutefois votre agent devra être toujours en mesure de prendre la marchandise vous concernant, du bord du navire et sans lui occasionner aucun retard.Chaque navire, une fois déchargé, sera mis à votre disposition pour, pendant trois jours ouvrables, y être embarqué toute la marchandise que vous aurez à lui donner.De retour à Grimsby, nous débarquerons le chargement à nos périls et risques, et là, comme au Havre, l'agent du chemin de fer devra procéder immédiatement à l'enlèvement de la marchandise.Notre prix de fret de Grimsby au Havre resterait fixé à seize shillings la tonne anglaise (1.015 k) pour le lourd, ou en proportion, suivant les tarifs en vigueur, pour la marchandise générale, sauf machines, locomotives et autres objets nécessitant des conditions à débattre.II est bien entendu que vous ne devrez aucun fret que sur marchandise embarquée par vous, n'étant pas tenu de compléter les chargements à Grimsby.Quant aux retours du Havre à Grimsby, qui sont entièrement à votre disposition, nous renonçons à charger aucune marchandise pour nous ou pour compte de tiers, nous vous soumettons deux propositions vous réservant la faculté d'accepter celle qui vous paraîtra la plus avantageuse.1°) Pour la libre disposition de nos hélices, vous nous allouerez par chaque voyage un fret fixe de cinq mille francs, navires vides ou remplis par vous,2°) ou vous nous allouerez une somme de trois mille francs pour chaque voyage et un fret de dix francs par mille kilos de lourd (ou la proportion), sur toutes marchandises embarquées, vous seul ayant droit de charger à bord.Les frais de chargement et de déchargement seront à votre charge en sus des prix énoncés ci-dessus, mais seulement pour la marchandise du Havre à Grimsby.Les assurances sur les marchandises embarquées par vous ne nous concernent pas.Nous vous présentons, Monsieur, nos salutations les plus distinguées.Hpte WormsPour M. Grandchamp Filset par son autorisation Hpte WormsHantier Mallet & Cie
1856.07.05.De Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Original
Courrier original[Page 1Monsieur Hypte Worms - 46, Laffitte - ParisCourrier composté au Havre le 5 juillet 1856 ; Le Havre à Paris le 5 juillet et à Paris le 6 juillet 1856.Tampon : Hantier Mallet & Cie - Havre.Page 2Papier gaufré : Hantier Mallet & Cie - Havre.]Havre, 5 juillet 1856Monsieur Hte WormsParisNous vous confirmons notre lettre d'hier et répondons à la vôtre du même jour.Du pli de votre susdite, nous avons retiré la copie de la notice que nous avons adressée au Chemin de fer de l'Ouest. Notre Sieur F. Mallet avait lui-même conservé cette copie et c'est celle de la lettre que nous avons adressée à M. G. de Laperrière que nous vous réclamions.Nous n'avons pas encore rencontré M. [Denouette], mais nous vous tiendrons au courant de ce qu'il pourra nous apprendre au sujet de notre affaire.Notre compte courant renfermé en votre susdite sera examiné et nous vous dirons le résultat de la vérification.Nous avons reçu de Josse une dépêche électrique qui nous annonce que le "Napoléon" devait quitter Grimsby ce matin ; nous attendons donc ce steamer demain soir ou lundi matin.Veuillez remettre £ 400 à Josse pour notre compte.Nous vous envoyons sous ce pli la charte-partie du navire "Simon" que nous avons affrété aux conditions convenues pour aller prendre à Cardiff un chargement de charbon pour Alger. Ce navire partira probablement demain.Recevez, Monsieur, nos sincères salutations.Hantier Mallet & CieIl [...] d'hier à nous bonifier 1% sur le fret du "Simon".Nous devons dans quelques jours recevoir environ £ 2.000 des Samuelson, que nous vous remettrons, ceci pour votre gouverne.