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1941.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence, dans :

  • les copies de lettres à la presse1,
  • les doubles des courriers reçus par le siège, à Paris, entre 1936 et 19412,
  • la correspondance, les notes, rapports, circulaires, accords, traités... (originaux ou duplicatas) émanant de la direction générale de la Maison, des départements maritimes et combustibles, des chantiers de constructions navales du Trait, ainsi que des succursales françaises et étrangères. Les dossiers d'où proviennent ces pièces ont été classés "tels quels" par les services qui les ont produits. Répertoriés par objet et non par date, ils couvrent – ensemble – une période allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1960. Une notice située à la fin du présent article, reproduit le descriptif qui est fait des archives les plus significatives sur les bordereaux d'inventaire,
  • les synthèses réalisées par la Maison et notamment :
    • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
    • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec l'Égypte (1869-1948)", daté du 16 juin 1948.

A ces informations s'ajoutent celles recueillies :

  • auprès des services administratifs : état civil, tribunal de commerce...
  • dans les annuaires et les minutes notariales...
  • dans la presse, les revues professionnelles et les ouvrages d'histoire...

Du fait de la nationalisation de la Banque Worms en 1982, les témoignages relatifs au département bancaire proviennent essentiellement du secrétariat général et de la direction de Worms & Cie, d'une part, et d'autre part, d'extraits de publications externes ou d'études conduites par la Maison Worms. Ainsi :

Les documents d'où sont extraits les renseignements rassemblés dans ce recueil sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé (en bleu + soulignement).

1+2 : Ces corpus n'ont pas fait l'objet d'un dépouillement exhaustif comme cela a été le cas pour les chronos de correspondance datant du 19ème siècle.

1941.00.De Worms & Cie département combustibles.Brochure Four Turpin

Brochure publiée par « Worms & Cie - département combustibles » présentant la carbo-distillation en forêt et le four Turpin.

1941.00.De Worms & Cie.Four à carboniser Turpin.Dépliant publicitaire.Original (nd)

Four à carboniser et à distiller le bois - Système Turpin Breveté SGDG Le four Turpin est l'appareil que tous les carbonisateurs attendaient, parce que : Il traite indifféremment du bois vert ou du bois sec. Démontable rapidement en éléments dont le poids n'excède pas 250 kg, il peut aussi bien fonctionner en forêt, comme les fours ordinaires, que dans un chantier fixe. Son rendement est aussi élevé que dans la carbonisation en usine. On procède au premier détournement de charbon trois heures seulement après l’allumage du four. Son système breveté de détournement permet de ne retirer le charbon de bois qu'après carbonisation parfaite. Le charbon de bois produit est pratiquement conditionné; il peut être ensaché directement des étouffoirs dans les sacs en papier. Grâce à son système de dégoudronnage et de condensation, il permet de récupérer complètement et de séparer, d'une part, les goudrons, d'autre part, les pyroligneux avec tous leurs sous-produits. En raison de sa simplicité de conduite, il n’exige pas de main- d'œuvre spécialisée. Contrairement à la plupart des fours mobiles, ce n'est pas en brûlant du bois qu’il obtient la chaleur nécessaire à la carbonisation; seuls, les gaz incondensables la lui fournissent. Il utilise la charbonnette coupée à la longueur normale de 66 cm ; donc pas de tronçonnage ni dépense de force motrice. Son fonctionnement en marche continue, de jour et de nuit, en fait une véritable petite usine mobile, assure un meilleur rendement de la main-d’œuvre et une vidange rapide des coupes. Le soin apporté à sa construction, joint aux qualités énumérées ci-dessus permet son utilisation prolongée et un amortissement rapide. Vue en plan [Voir PDF] Rendement 1° Charbon de bois : 23 à 28 % du poids de bois traité, suivant sa nature et son état de siccité ; 2° Goudron et pyroligneux environ 40 % du poids du bois traité, sur du bois feuillu sec. De 500 à 900 kg de charbon de bois par 24 heures suivant nature et état de siccité du bois traité correspondant à un volume de 5 à 8 stères de charbonnette, ou 2 000 à 3 500 kg de bois par 24 heures. Le charbon de bois produit par le four Turpin mis en sacs papier dès sa sortie des étouffoirs est sec, sans poussière, sans goudron et réactif ; c’est le combustible idéal pour gazogènes. Producteurs : Worms & Cie (Département combustibles) 45, boulevard Haussmann - Paris-9e Téléphone : Opéra 62-50

1941.00.De Worms et Cie.Note (non datée) sur Compagnie minière coloniale

CopieNB : Ce document, non daté, est classé après les notes sur Estrellas mining finance corporation et la Société française des sablières, qui est elle-même classée après la note sur la Société française d'entreprises de dragages & de travaux publics, datée du 12 décembre 1941.Compagnie minière colonialeObjet socialLa Compagnie minière coloniale a été fondée en 1934, sous l'égide de la Banque d'Indochine (acte déposé aux minutes de Maître Tibierge, notaire à Paris le 1er août 1934, en vue de la recherche et de l'exploitation de toutes mines de toutes natures dans toutes les colonies françaises, pays sous protectorat français et territoires sous mandat français.Le capital social a été l'objet d'augmentations successives et à l'heure actuelle est de 10 millions de francs.ActivitéLa Compagnie minière coloniale a envoyé un certain nombre de missions tant en Guyane qu'en Afrique occidentale et équatoriale.Elle a, à la suite de ces missions, constitué plusieurs sociétés principalement en vue de l'exploitation de gisements aurifères.Aucune de ces sociétés n'est encore, à l'heure actuelle, en période d'exploitation normale.Capital socialMM. Worms & Cie détiennent actuellement 2.988 actions de 500 francs, soit 14,94%, sur un total de 20.000 actions.Conseil d'administrationLe conseil d'administration est composé des personnalités suivantes :Président directeur général : M. de FlersAdministrateurs (représentant la Banque de l'Indochine) MM Catalogne et Rolloy ; (représentant la Maison Worms & Cie), M. R. Labbé ; MM. Bénédic et Plouin.[Pièce jointe :] Bilan au 31 décembre 1940 [voir PDF].

1941.00.De Worms et Cie.Note (non datée) sur Estrellas mining finance corporation

CopieNB : Ce document, non daté, est rangé après la note sur la Société française des sablières, qui est elle-même classée après la note sur la Société française d'entreprises de dragages & de travaux publics, datée du 12 décembre 1941.Estrellas mining finance corporationEsrellas mining est une société anonyme canadienne constituée en 1927 par la compagnie Las Dos Esrellas qui avait pour objet de reprendre le portefeuille, c'est-à-dire les réserves de la compagnie minière Las Dos Esrellas, compagnie qui exploitait au Mexique des mines d'or et d'argent. Les actions de l'Esrellas mining ont été remises à titre de dividendes, aux actionnaires de la compagnie minière Las Dos Esrellas.D'une part, la société est une société de portefeuille qui comprend des fonds d'état, obligations municipales et industrielles françaises, anglaises et américaines, des actions de préférence et des actions ordinaires.D'autre part, elle s'est également intéressée à l'exploitation de mines en Indochine et en Afrique.Le capital de la société est divisé en 300.000 actions sans valeur nominale. Ces actions étaient cotées uniquement à Paris au marché en banque (comptant et terme).Du fait des relations personnelles entretenues avec les dirigeants de la compagnie Estrellas mining par quelques dirigeants de la Maison Worms, cette dernière a acheté, sur le marché des titres de la compagnie et elle détient actuellement, tant directement que par ses filiales, 18.887 actions soit environ 6% du capital.La Maison Worms est représentée au conseil d'administration par M. Raymond Meynial, président, et M. Jean Brieule.Au 31 décembre 1938, dernier bilan de la société, l'actif net était égal à 2.100.000 $ canadiens.[Pièces jointes :] Plaquette de l'assemblée générale du 7 juillet 1939 [qui n'a pas été numérisée.]

1941.00.De Worms et Cie.Note (non datée) sur l'Union d'exportateurs français pour l'Europe du Nord

CopieNB : Ce document, non daté, est classé avec la note sur la Société centrale d'achats pour le nord de l'Europe, après celles sur la Compagnie Air France, la Société industrielle et minière du Nord et des Alpes, la Société nationale du Cameroun, qui est elle-même classée après la note sur Félix Potin, datée du 11 juin 1941.Union d'exportateurs français pour l'Europe du NordHistoriqueSociété anonyme à capital variable. Capital actuel : 200.000 francs. Fondée le 5 juin 1939 avec l'agrément de l'État français donné par décret du 24 juin 1939.ActivitéCe groupement d'exportateurs, constitué dans le cadre du décret du 24 mai 1938, a pour but d'accroître les ventes françaises sur les marchés des pays de l'Europe du Nord en coordonnant les efforts de ses actionnaires, en facilitant la prospection des marchés, en réorganisant le système des ventes, etc.La création de cette société est trop récente pour qu'elle ait pu donner des résultats. Elle s'efforce actuellement de développer l'exportation française par la voie de la compensation.Pourcentage Worms & Cie dans le capital : 84%.Personnalités qui représentent les intérêts Worms : Messieurs Hennessy, Geoffray, Guérin.

1941.00.De Worms et Cie.Note (non datée) sur la Compagnie Air France

CopieNB : Ce document, non daté, est rangé après la note sur la Société industrielle et minière du Nord et des Alpes, elle-même classée après la note sur la Société nationale du Cameroun et celle sur Félix Potin, datée du 11 juin 1941.Compagnie Air FranceObjet socialL'organisation et l'exploitation des services de transports de voyageurs, messageries et poste au moyen de tous appareils aériens et par tous autres modes de transports maritimes ou terrestres qui pourraient être nécessaires pour assurer l'exploitation des lignes ; la demande de concession de toutes lignes aériennes ; la recherche et la centralisation de tous renseignements techniques industriels, commerciaux et financiers, pouvant intéresser la locomotion aérienne sous toutes ses formes.En général, directement ou indirectement, toutes opérations pouvant être nécessaires à la réalisation de I'objet de la société.HistoriqueSociété anonyme française constituée le 30 août 1933 pour une durée de 99 ans en vue de grouper les activités des compagnies de navigation aériennes existant à cette époque :- Compagnie Air-Orient- Compagnie Air-Union- Compagnie générale aéropostale- Compagnie internationale de navigation aérienne- Société générale des transports aériens.La constitution d'une compagnie unique chargée d'exploiter l'ensemble des lignes de transports aériens, subventionnée par l'État français, a son origine dans la décision prise par le ministre de l'Air, le 14 avril 1933, en application de la loi du 11 décembre 1932 fixant le statut de l'aviation marchande.La Compagnie Air France a fonctionné conformément au cahier des charges en date du 25 avril 1933, complété par une convention intervenue le 31 mai 1933 entre l'État français et la Société centrale pour l'exploitation des lignes aériennes qui, quelques mois plus tard, est devenue la Compagnie Air France.Des avenants à cette convention signés antérieurement ont modifié les lignes, les conditions d'exploitations ainsi que le montant des subventions allouées par l'État, différentes pour chaque ligne et proportionnelles au nombre de kilomètres.Capital120 millions de francs représenté par 240.000 actions de 500 francs chacune, dont 239.400 actions entièrement libérées ont été attribuées aux actionnaires des anciennes sociétés (600 actions seulement ont été souscrites en numéraire). En outre de ces actions de capital, il a été créé 80.000 actions de jouissance sans valeur nominale qui ont été attribuées à l'État français conformément à la loi du 11 décembre 1932. Les actions sont obligatoirement nominatives et ne peuvent être cédées qu'avec l'agrément du ministre chargé de l'Aéronautique civile.Notre part dans le capital social de la Compagnie Air France est de 9.990 actions, soit environ un pourcentage de 4%.ReprésentationNotre Maison est représentée au conseil d'administration de la Compagnie Air France par Monsieur Jacques Barnaud, associé-gérant.[Pièces jointes :] Compte des pertes et profits de l'exercice 1938 [voir page 5], bilan au 31 décembre 1938 [voir PDF].

1941.00.De Worms et Cie.Note (non datée) sur la Compagnie minière et électrique des Landes

CopiesNB : Ce document, non daté, est classé après les notes sur les sociétés immobilières, datées du 11 juin 1941. Il est reproduit en pages 3 et 4.Société minière et électrique des LandesSociété au capital de 100.000.000 de francs divisé en 200.000 actions de 500 francsSiège social à Paris, 32, rue La BoétieA pour objet l'exploitation d'un gisement de lignite qui lui sert de combustible pour alimenter la centrale d'énergie électrique d'Hostens à 60 km au sud de Bordeaux.Notre part dans le capital (39.305 actions, soit 20%) a été acquise entre 1937 et 1939. Nos représentants au conseil sont Monsieur Raymond Meynial, directeur adjoint de nos Services bancaires et Monsieur Jean Brieule, directeur de notre succursale de Marseille.L'activité de la société se borne à produire de l'énergie électrique qu'elle met à la disposition de l'Union des producteurs d'électricité des Pyrénées-Orientales qui, elle-même répartit cette énergie entre les différentes sociétés de distribution (notamment l'Énergie électrique du Sud-Ouest). La centrale d'Hostens est en outre une centrale thermique d'appoint qui sert de réserve à la production d'énergie hydraulique des Pyrénées.Bien entendu, cette société n'a pu avoir aucun contact avec les autorités d'occupation et, par ailleurs, la Maison Worms n'a qu'une influence très indirecte dans cette affaire.Compagnie minière et électrique des LandesLa Société minière et électrique des Landes a été créée en 1929, par la reprise de la Société des mines & produits agglomérés de Laluque. Cette dernière société, qui était au capital de 4 millions de francs, a été transformée en 1929 au capital de 72.400.000 francs pour exploiter les gisements de lignite des Landes. Elle avait d'autre part pour objet de construire sur le carreau de la mine une centrale électrique qui devait alimenter en électricité la région du sud-ouest.Cette centrale a été construite et est entrée en exploitation au début de 1931. Elle a, petit à petit, augmenté sa capacité de production qui est passée de 30 millions de KwH à l'origine à 100 millions de KwH en 1940. Ceci représente environ 0,75% de la production électrique de la France qui est actuellement évaluée entre 12 et 15 milliards de KwH.La Maison Worms, du fait de sa position dans le sud-ouest de la France et des relations qu'elle entretenait avec les dirigeants de cette affaire, a acheté un certain nombre de titres de cette société au cours des années dernières. Actuellement, elle possède 20.305 titres, soit environ 15% du capital.Elle a dernièrement désigné pour la représenter au conseil de la société M. Raymond Meynial et M. Jean Brieule.[Pièce jointe :] Plaquette de l'assemblée générale ordinaire du 23 septembre 1940 [qui n'a pas été numérisée].

1941.00.De Worms et Cie.Note (non datée) sur la Société centrale d'achats pour le nord de l'Europe

CopieNB : Ce document, non daté, est classé avec la note sur l'Union d'importateurs français pour l'Europe du Nord, après celles sur la Compagnie Air France, la Société industrielle et minière du Nord et des Alpes, la Société nationale du Cameroun, qui est elle-même classée après la note sur Félix Potin, datée du 11 juin 1941.Société centrale d'achats pour le nord de l'EuropeHistoriqueSociété anonyme au capital de 1.000.000 de francs, libéré de moitié. Fondée le 25 mai 1939.ActivitéLe but de cette société est de favoriser par une organisation et des méthodes appropriées le développement des exportations françaises vers les pays de l'Europe du Nord et principalement la Scandinavie et la Finlande.Cette société, sans activité de fin 1939 au début de 1941, reprend maintenant ses opérations.Pourcentage Worms & Cie dans le capital : 41%.Personnalités qui représentent les intérêts Worms : Monsieur Geoffray.

1941.00.De Worms et Cie.Note (non datée) sur la Société des produits chimiques des Terres Rares

CopieNB : Ce document, non daté, est classé après la note sur la Compagnie minière et électrique des Landes, qui est elle-même classée après les notes sur les sociétés immobilières, datées du 11 juin 1941.Société des produits chimiques des Terres RaresLa Société des produits chimiques des Terres Rares a été constituée en 1919 pour traiter chimiquement le sable monazité en vue de la fabrication du thorium et de tous autres métaux du groupe des Terres Rares.La société, notamment, a fait construire à Serquigny une usine de traitement des sables monazités et y a constitué un laboratoire très important qui, depuis 1919, a travaillé avec succès à la recherche des métaux contenus dans les sables monazités des Indes et du Brésil. Sa principale activité est la fabrication du ferrocerium (pierres à briquets), des oxydes de cerrium (auparavant utilisés principalement pour la peinture et pour les émaux) du thorium et du mésothorium (produit de remplacement du radium). D'autre part, cette société a pris des participations dans les usines de produits chimiques de Thann & Mulhouse et ce, avec la Société commerciale des potasses, principalement spécialisée dans la fabrique des titanes et oxydes de titane.La Société des produits chimiques des Terres Rares représente une infime proportion de l'industrie des produits chimiques en France : le total de son bilan s'élevait au 31 décembre 1938 à 26 millions, alors que l'ensemble de ceux des principales sociétés d'industrie chimique se chiffrent pour plusieurs dizaines de millions. La place tenue par la Société des produits chimiques des Terres Rares dans l'industrie chimique française est donc certainement inférieure à 1%.Le capital de la société est de 3.750.000 francs divisé en 37.500 actions de 100 francs.La Maison Worms n'a dans cette société aucune influence en tant qu'actionnaire ; elle lui a, par contre, permis d'exécuter son programme de développement de son usine de Serquigny par les avances de plusieurs millions qu'elle lui a consenties.En rémunération de son concours, elle a reçu une option sur un certain nombre d'actions de la Société des produits chimiques des Terres Rares. Elle a acheté dernièrement 5.000 actions, ce qui représente 15% du capital de la société.La Maison Worms n'est actuellement pas représentée dans le conseil de la Société des produits chimiques des Terres Rares. [Pièce jointe :] Plaquette de l'assemblée générale ordinaire du 30 décembre 1940 [qui n'a pas été numérisée].

1941.00.De Worms et Cie.Note (non datée) sur la Société française de sablières

Copies de notesNB : Ce document, non daté, est classé après la note sur la Société française d'entreprises de dragages & de travaux publics, datée du 12 décembre 1941.Société française des sablièresObjet socialLa société a pour objet l'acquisition, l'amodiation, la prise de concession, la prise à bail, la location avec droit d'extraction et l'exploitation de tous terrains propres à l'extraction de salie, de pierres et de tous matériaux, ainsi que de toutes carrières de ces matériaux en France métropolitaine, coloniale et pays de protectorat et à I'étranger, et spécialement l'acquisition et l'exploitation de terrains sablonneux situés à Gennevilliers (Seine), lieu dit La Bertrane ; l'achat, la vente, l'extraction, la fabrication, le commerce et la mise en œuvre de tous matériaux quelconques.Historique et activitéConstituée en 1920, elle a constamment, conformément à son objet social, exploité des sablières situées dans une boucle de la Seine à Gennevilliers. Par suite d'erreur de jugement dans l'orientation de l'exploitation, la société s'est trouvée en 1931 dans une situation financière qui paraissait inextricable. L'administration de la société était basée sur le principe suivant : acheter des terrains, en extraire le sable, remblayer le terrain avec des matériaux de démolition, terres de fouille, etc., revendre le terrain ainsi reconstitué et avec le produit de la revente racheter des terrains vierges.La revente des terrains fouillés se révéla irréalisables. La société pour attendre des temps meilleurs accumula dettes sur dettes, si bien qu'en 1932 elle se trouva hors d'état de trouver de nouveaux crédits pour racheter des terrains vierges.Elle s'adressa alors à Messieurs Worms & Cie qui renflouèrent l'affaire avec l'aide de nouveaux actionnaires. Il s'ensuivit une amélioration très nette qui permit en 1935, 1936, 1937, de distribuer des dividendes de 7,8 et 9%.En 1938 et 1939 la société met en application un vaste programme d'achats rendu nécessaire pour poursuivre l'exploitation de terrains et - notamment par l'électrification - modernise ses installations. La guerre arrêta l'exploitation pendant 3 mois, celle-ci reprit en septembre non sans difficulté.L'exercice 1941, à la date du 31 mai, se présente très favorablement malgré le grave problème posé par le manque de carburant et de pièces de rechange principalement pour Ies camions. Un mètre cube de sable pèse entre 1.600 et 2.000 kg et partant exige des moyens de transport importants.Bilans(Voir bilan et compte de profits et pertes de 1940 joints. [Documents manquants.])En 1939, dernière année normale, la société a vendu 165.000 m3 de sable ; les ventes en 1940 se sont effondrées à 75.000 m3. Elles se sont élevées à 46.000 m3 au cours des cinq premiers mois de 1941.CapitalF. 5.000.000 divisé en 50.000 actions de 100 F. Notre Maison possède 8.570 actions, soit environ 18% du capital.ReprésentationNous sommes représentés au sein du conseil d'administration de la Société française des sablières par deux de nos fondés de pouvoirs, Monsieur Guy Brocard et Monsieur Jean Streichenberger.Le conseil comprend en outre Messieurs Robert Jourdain et Charles Millot.Actifa/ IndustrielLa société possède un très important matériel moderne d'extraction et de traitement de sable et un parc de 13 camions ayant une charge utile de 10-12 T. Elle s'est intéressée en 1941 à la constitution d'une société d'enrobage de gravillons.b/ TerrainsLa société est propriétaire de plus de quarante hectares à 8 km du centre de Paris dont 10 hectares de terrains vierges représentant une réserve de sable d'environ un million de mètres cubes. L'actif immobilier constitué par les terrains fouillés et remblayés ne peut faire l'objet d'une estimation exacte. Il devra pouvoir être réalisé dans des conditions intéressantes ultérieurement quand les perspectives d'extension de Paris - notamment du port - auront pris corps.[Pièces jointes :] Procès-verbal de l'assemblée générale du 13 juin 1941, bilan au 31 décembre 1940 [qui n'ont pas été numérisés.]

1941.00.De Worms et Cie.Note (non datée) sur la Société industrielle et minière du Nord et des Alpes

CopieNB : Ce document, non daté, est rangé après la note sur la Société nationale du Cameroun, elle-même classée après la note sur Félix Potin, datée du 11 juin 1941.Société industrielle et minière du Nord et des AlpesSociété créée en 1920, et qui a pour objet la construction et l'exploitation du zinc métallurgique (meubles métalliques spécialement) et de produits chimiques.C'est à ce dernier objet que la société s'est principalement intéressée au début de sa formation, prenant des participations dans des sociétés de produits chimiques :- Société des produits chimiques des Terres Rares, notamment,- puis, Raffineries de Berre. Cette dernière participation a été distribuée aux actionnaires de la société en 1936, sous forme d'attribution d'actions des Raffineries de Berre contre un coupon des actions Minière Nord et Alpes.Dernièrement, la société a vendu sa participation dans Terres Rares et son activité se trouve maintenant limitée à :1°/ - l'exploitation de deux petites usines, l'une aux environs de Paris et l'autre dans le nord de la France, qui fabriquent des meubles métalliques (classeurs, bibliothèques, étagères, meubles de bureau, etc.),2°/ - ses participations dans :- la Compagnie continentale des matelas Simmons (matelas métalliques construits sur un brevet américain),- une usine de ciment, fermée depuis plusieurs années.La Maison Worms n'a qu'une très faible participation dans cette affaire puisqu'elle détient 1% du capital, mais elle a ouvert à cette Société des crédits assez importants garantis par des délégations de marchés sur les administrations publiques françaises.Le compte débiteur de la société s'éleva au 31 mai à F 13.619.000.-La Maison Worms n'est pas représentée dans le conseil.[Pièce jointe :] Plaquette du 14 juin 1939 [qui n'a pas été numérisée].

1941.00.De Worms et Cie.Note (non datée) sur la Société nationale du Cameroun

CopieNB : Ce document, non daté, est classé après la note sur Félix Potin, datée du 11 juin 1941.Société nationale du CamerounHistoriqueSociété anonyme au capital initial deF 1.000.000porté par diverses augmentations àF 10.000.000réduit en 1931 àF 4.000.000porté en 1939 àF 5.000.000fondée en 1919 pour l'exploitation de bois au Cameroun.ActivitéLa société exploite principalement les palétuviers de l'estuaire du Cameroun, dont elle tire des traverses, des piquets et surtout des merrains.Elle détient à cet effet une concession trentenaire renouvelable.Elle est titulaire également d'une concession forestière et propriétaire d'une palmeraie. Elle y exploite divers bois durs, notamment l'azobé.Worms & Cie ont eu l'occasion de financer ou de cautionner quelques marchés de bois de moyenne importance.Pourcentage Worms & Cie dans le capital : 1%.Personnalité qui représente les intérêts Worms : néant.[Pièce jointe :] Bilan au 31 décembre 1938 [voir PDF].

1941.00.De Worms et Cie.Note (non datée) sur Marret Bonnin Lebel et Guieu

CopieNB : Ce document, non daté, est classé après la note sur les Établissements Japy Frères, datée du 14 juin 1941.Établissements Marret Bonnin Lebel & GuieuSociété anonyme au capital de 25.500.000 francs siège social : 220, rue Saint-Martin - Paris.La société actuelle a été constituée le 10 décembre 1924, à la suite de transformations successives de la Maison Duplessy datant du début du dix-neuvième siècle, devenue par la suite la société Duplessy & Hinque.En 1899, il est formé une société en nom collectif sous les noms successifs de :- Hinque, Marret & Bonnin- Marret Bonnin & Lebelet enfin Marret, Bonnin, Lebel & Guieu.La société anonyme actuelle débuta, sous la même raison sociale, avec un capital de F 4.000.000.L'année suivante, en 1925, le capital était porté à 36.000.000 francs, puis en 1929 à 50.000.000.C'est pour assurer la réalisation de cette dernière augmentation que les Établissements Marret Bonnin Lebel & Guieu demandèrent à MM. Worms & Cie de prendre la gérance du syndicat bancaire constitué pour l'émission des actions nouvelles.MM. Worms & Cie prirent en conséquence pour eux-mêmes une participation à l'augmentation du capital et se firent représenter au conseil de la société par M. G. Erwyn Marin.Cette augmentation de capital des Établissements Marret Bonnin Lebel & Guieu était principalement destinée au développement de la branche bancaire spécialisée dans les opérations traitées avec les diamantaires.Fin octobre 1930, cette branche fut durement touchée par le krach qui frappa l'industrie diamantaire et le commerce des perles et pierres précieuses.Les Établissements Marret Bonnin Lebel & Guieu se trouvèrent bloqués par 70 millions d'effets pris à l'escompte et en grande partie réescomptés auprès des banques de la place.Nous étions nous-mêmes réescompteurs de 2 millions environ de ce papier.Un moratoire fut accordé par les banques créancières. Il permit la liquidation des services bancaires de la société.En fin de moratoire, 50% des effets en souffrance furent remboursés, les banques créancières décidèrent ensuite d'apurer l'arriéré par un aménagement du capital des Établissements Marret Bonnin Lebel & Guieu.Le 7 février 1938, une assemblée générale extraordinaire des actionnaires de la société décidait de réduire le capital de 50 à 20 millions et de procéder à une augmentation de ce capital à F 25.500.000 par l'émission de 55.000 actions nouvelles de priorité de F 100 nominal.Cette émission était réservée, partie aux anciens actionnaires, partie aux banques créancières, le produit permit aux Établissements Marret Bonnin Lebel & Guieu de se libérer intégralement de leurs comptes débiteurs.Dans le syndicat de garantie constitué en vue de l'émission réservés aux anciens actionnaires, Messieurs Worms & Cie intervenaient pour assurer le placement de 20.000 actions, dont 4.043 seulement furent effectivement souscrites par les ayants-droits.En fin d'opération, Messieurs Worms & Cie se trouvaient possesseurs de 26.766 actions nouvelles de priorité.La part revenant de la liquidation du syndicat de garantie, soit 15.957 actions de priorité, fut acquise par la Wester Financiering Maatschappij conformément à nos accords avec cette société.CapitalLe capital des Établissements Marret Bonnin Lebel & Guieu est donc actuellement de F 25.500.000, divisé en 255.000 actions de F 100 dont :- 200.000 actions ordinaires- 55.000 actions nouvelles de priorité.Nos intérêts dans ce capital s'établissent :actions ordinairesactions de prioritéMessieurs Worms & Cie29.7676.766Wester Financiering Maatschappij15.957Clientèle (titres en dépôt chez  Worms & Cie)27.9461.366Ensemble57.71344.089soit un pourcentage de :28,85% des actions ordinaires80,16% des actions privilégiéeset 38,35% de la totalité du capital.Conseil d'administrationAndré Bonnin, président honoraireG.E. Marin, président directeur généralMaurice Marret, administrateurFrançois Lebel, administrateurEdmond Rialan, administrateurGuy de Feuilhade de Chauvin, administrateur.Messieurs Worms & Cie sont représentés au conseil par Messieurs Guy Erwin Marin et Edmond Rialan.Objet socialLa société a pour objet :1/ L'exploitation d'un fonds de commerce de fonte, affinage, apprêts, transformation et négoce des métaux précieux et divers (nickel, cuivre, tungstène, bronze, maillechort.Ce fonds de commerce est situé au siège social à Paris, 220, rue Saint-Martin.La société a des succursales à Lyon et à Marseille.2/ L'exploitation d'une usine à Noisy-le-Sec, 51, rue de Paris, faisant partie de l'actif de la société.(Antérieurement au 31 octobre 1930 : Toutes opérations de banque, de change et de bourse dont l'exploitation s'exerçait 1, rue de Châteaudun à Paris, l'activité de cette branche a été suspendue jusqu'à nouvel ordre par décision de l'assemblée générale extraordinaire en date du 28 février 1933).Activité industrielle1/ Fonte de tous métaux précieux et de métaux divers non ferreux2/ Affinage d'or, argent, platine, cuivre3/ Broyage et traitement des cendres4/ Transformation des métaux précieux purs ou alliés ou métaux divers non ferreux : nickel, cupro-nickel, maillechorts, tungstène, cuivre, zinc, bronzes spéciaux, etc., laminés, tréfilés, tubes ; décolletage, découpage et estampage ; apprêts bijouterie ; doublés.Spécialités1/ Tissage de toiles métalliques, platine, platine rhodié, etc., contacts pour l'électricité, l'automobile, etc. ; filières pour la soie artificielle ; objets de laboratoire ; bilames.2/ Fabrication de flans monétaires.3/ Produits chimiques et métaux céramiques : Sels d'or, d'argent, de platine, de palladium, d'osmium. Ors et argents liquides (pour la céramique). Masses catalytiques.4/ Tungstène : poudre pour carburation. Pur pour fils et contacts.Situation des Établissements Marret Bonnin Lebel & Guieu par rapport aux autres maisons spécialiséesTrois maisons principales exercent en France la même industrie :Caplain Saint AndréSociété nouvelle du comptoir Lyon-AllemandÉtablissements Marret Bonnin Lebel & GuieuII existe en outre quelques maisons secondaires.a) métaux précieuxEn tête se trouve le Comptoir Lyon-Allemand. Les deux autres sociétés sont à égalité.En matière d'affinage, Marret Bonnin Lebel & Guieu vient en deuxième place, après Lyon-Allemand.Pour toutes les autres branches d'activité industrielle, les Établissements Marret Bonnin Lebel & Guieu tiennent la première place sauf en matière de nitrate d'argent où les deux autres sociétés traitent un chiffre supérieur.b) métaux divers non ferreuxLes Établissements Marret Bonnin Lebel & Guieu sont nettement en tête, notamment pour la métallurgie du tungstène qu'ils sont seuls à traiter de façon complète en partant du minerai de Wolfram.BilanCi-joint, en annexe, les derniers résultats publiés. Ils se rapportent à l'exercice 1939.Le compte de profits et pertes fait apparaître un solde bénéficiaire de F 3.974.685,78. Mais, sur ce montant F 3.149.810,80 ne représentent qu'un bénéfice purement comptable dû à une réévaluation, en fin d'exercice, du stock métaux précieux.Très prudemment, le conseil a proposé à l'assemblée du 18 décembre 1940 d'inscrire cette somme au poste de réserve spéciale : variations du cours des métaux.Le solde a été réparti :- 5% à la réserve légale, soit F 198.734,30- 5% aux 55.000 actions de priorité, soit F 275.000.De ce fait, les actions de priorité ont touché au titre de l'exercice 1939 :au porteur net F 3,25nominatif net F 4,10 et 3,65suivant les catégories de porteurs, personnes physiques ou personnes morales.L'exercice 1940 s'est ressenti des événements qui ont frappé l'économie nationale et internationale. Le blocage du commerce libre des métaux précieux notamment, a gêné considérablement la principale activité de la société. Mais sa situation reste très saine, à la sortie d'une crise personnelle sérieuse. Ses possibilités d'avenir sont intactes.[Pièce jointe :] Bilan au 31 décembre 1940 [voir PDF].

1941.00.De Worms et Cie.Notes (non datées) sur la Société tunisienne de l'hyperphosphate Réno

Copies de notesNB : Ce document, non daté, est classé après la note sur la Manufacture centrale de machines agricoles C. Puzenat, datée du 17 juin 1941.Société tunisienne de l'hyperphosphate RénoFormationLa Société tunisienne de l'hyperphosphate Réno a été constituée le 4 février 1929, sous la forme anonyme, pour une durée de 33 années (1962).Elle avait pour objet la fabrication, la vente et l'exportation ou l'importation de tous produits destinés à l'agriculture, notamment : le traitement des phosphates de chaux pour l'emploi direct à l'agriculture, la fabrication et la vente de l'hyperphosphate Réno (monture des phosphates et fabrication des engrais composés).Son siège social était à Tunis, 160, avenue de Paris, puis fut transporté à Sfax (Tunisie), quai des Phosphates. Ses bureaux : 47, rue de Liège à Paris.Le capital social était de F 2.600.000, divisé en 2.600 actions de F 1.000 dont 1.000 entièrement libérées, ont été attribuées en rémunération d'apports à Messieurs Auguste Raynaud, Walter Raynaud et Gabriel Datcharry.L'exercice social allait du 1er janvier au 31 décembre.Pour le conseil d'administration et les assemblées générales, clauses habituelles.Les fondateurs étaient : MM. Auguste Raynaud, Walter Raynaud, Gabriel Datcharry.ÉvolutionI - 1929-1936Fondée en 1929, la société a été fortement concurrencée par les entreprises d'exploitation classique du phosphate : les superphosphaties. Cette concurrence amenait la société à contracter une première augmentation de capital de F 500.000 en 1931, par l'émission au pair de 500 actions de numéraire de F 1.000 chacune. Le capital fut ainsi porté à F 3.100.000.La crise atteignit son point culminant en 1936. Les pertes dépassaient la moitié du capital social. La société se trouvait donc en état de faillite virtuelle.C'est à ce moment que se produit l'intervention de Worms, lequel avait, dès le 4 juin 1935, consenti à la société l'ouverture d'un compte-courant.II - 1936-1937Le 25 mai 1936, le capital social est réduit de F 3.100.000 à F 775.000 par la réduction de 1.000 à F 250 du nominal de chaque action.Worms garantissait peu après une augmentation de capital de F 775.000 à F 1.000.000 par l'émission de 900 actions de numéraire de F 250 chacune.La société créait également 8.000 parts bénéficiaires sans valeur nominale, donnant droit chacune à 1/8.000ème du pourcentage de 25% du disponible des bénéfices nets, après prélèvement de 5% pour la réserve légale, 5% pour son premier dividende aux actions et 10% pour les tantièmes du conseil. Ces parts, groupées en une association de porteurs de parts, pouvaient être rachetées par voie de mesure générale.Elles furent attribuées :- 4.000 à Worms,- 4.000 à tous les actionnaires tant anciens que nouveaux,à raison d'une part par action ancienne ou par action nouvelle.En conséquence de ces opérations, les statuts furent modifiés. La répartition des bénéfices fut fixée de la façon suivante : 5% à la réserve légale, 5% aux actions, à titre de premier dividende. Sur le surplus : 10% au conseil. Et le solde, sauf prélèvements en faveur des fonds de prévoyance et de réserve : 75% aux actions et 25% aux parts.La liquidation prévoyait l'amortissement complet du capital actions et la répartition du surplus (après prélèvement et répartition aux actionnaire du montant du fonds de réserve spécial qui aurait pu être constitué sur leur part dans les bénéfices) : 75% aux actions et 25% aux parts.III - 1937-1939A partir de cette date, la société commence à remonter la pente. L'exercice 1936 s'était soldé par une perte de F 392.351,21. L'exercice 1937 laisse au contraire un bénéfice de F 566.810,61. En 1938, les bénéfices montent à F 967.211,18 et, en 1939, à F 1.420.153,87.Ce développement conduit la société à augmenter son capital, qui est porté à F 2.000.000 le 13 mai 1937 par l'émission de 4.000 actions de numéraire de F 250 chacune et à F 4.000.000 le 29 avril 1939 par l'émission de 8.000 actions nouvelles au même nominal de F 250.La société est donc, en 1939, en plein développement. Sa production atteint 160.000 tonnes, dont 50.000 sont vendues sur le marché européen et 110.000 à l'exportation lointaine (au-delà de Suez et de Gibraltar). Elle a une usine à Sfax (Tunisie) et 4 usines en France dont une en construction à Sète.C'est à ce moment que la frappent la guerre et la débâcle de juin 1940.lV - Situation actuelle (avril 1940)A - ExportationLa défaite française a pour résultat l'arrêt complet des exportations lointaines et l'impossibilité d'intensifier la vente sur le marché français, la flotte française, sous le contrôle de l'État, ne transportant plus que 75% du tonnage d'avant-guerre. La seule possibilité d'exploitation demeure l'Italie (15.000 tonnes par an) et la Belgique (quelques milliers de tonnes).Un palliatif de cette situation très grave a été heureusement procuré par les anciens concurrents de l'hyperphosphate, les superphosphates. Ceux-ci, en raison de leurs droits acquis, reçoivent la majorité du transport autorisé, mais ils sont incapables de traiter leurs phosphates selon le procédé des superphosphates, par suite du manque d'acide sulfurique. Ils ont donc été amenés à reconnaître l'excellence du procédé de l'hyperphosphate Réno et à demander à cette société, seule possesseur d'installation de broyage, de broyer pour eux. Dans ce but, un premier contrat a été passé avec Saint-Gobain, assurant à ce dernier l'exclusivité du broyage pour une première tranche de 50.000 tonnes.En outre, l'usine de Sète était mise en route au début d'octobre avec un groupe de pulvérisateur. Un deuxième groupe a été mis en route fin novembre.B - Situation financièreLa situation financière à la fin de 1940 était approximativement la suivante :- Compte débiteur chez Worms & Cie13.800.000- Amorti par la cession des actions Sétoise2.200.000Reste11.600.000Les seules rentrées importantes sur lesquelles pouvaitcompter la société dans un délai assez rapproché étaient :environ 80% sur créances algériennes1.600.000liquidation partielle stock du Tréport2.000.000Reste3.600.000ce qui ramenait la créance de Worms à8.000.000La contrepartie de ce chiffre se trouve, à 250.000 francs près, immobilisée dans :trop-plein stock Sfax4.000.000net réalisable sur cargaison du Njegos3.000.000stocks Antilles Conakry750.0007.750.000II semble donc, à la fois, que les capitaux avancés par Worms ne sont pas en péril, mais qu'un secours financier important devra être maintenu à la société pendant une durée encore assez longue.Cependant, la société a marqué depuis 1936 un redressement remarquable, et les dispositions qu'elle a prises pour parer à la crise semblent lui permettre de réaliser, malgré les difficultés actuelles, des bénéfices substantiels.En ce qui concerne l'avenir, une inconnue subsiste, qui est la valeur même du procédé hyperphosphate : de nombreuses années d'exploitation suivie pourront seules révéler, en effet, si les terres supportent bien cet engrais, ou si elles en sont lentement empoisonnées.C - Administration de la sociétéLe conseil d'administration comprend actuellement :MM. Arrighi, présidentJoseph Camman, administrateurFernand Lavit, administrateurJean Nelson-Pautier, administrateurRené Chaplain, administrateurPierre Valla, administrateurJ.B. Datcharry, administrateur.Le directeur général est Monsieur Gabriel Datcharry.Commissaires aux comptes : Marcel Chatelain et la Compagnie fiduciaire maritime et coloniale.La société est en règle avec la loi du 16 novembre 1940. En vertu de cette loi, elle a conféré une délégation de pouvoirs à Monsieur Nelson-Pautier, une délégation spéciale à Monsieur Pierre Valla pour l'usine de Sfax, et elle a créé un Comité de délégation comprenant :MM. Arrighi (président), Lavit (administrateur), Datcharry (directeur général), Caillard (directeur technique).[Voir PDF, note relative à la place de la STHR sur le marché des engrais.]Société tunisienne de l'hyperphosphate RénoÉtat des actionnaires de la Société tunisienne de l'Hyperphosphate RénoWorms & Cie8.805A. Datcharry3.137Camman1.066De Tristan300Valla291Van des Bergh250H. Datcharry215Arland200Lonel & Cie180Lavit125Arrighi 125Nelson-Pautier125Vve Datcharry125R. Datcharry120Candelier120Verrier100Netter100Lefébure10071 divers51689 actionnaires16.000 actions[Pièces jointes :] Plaquettes des assemblées du 25 mai 1938, 23 mars 1939 et 9 mai 1940 [qui n'ont pas été numérisées].

1941.01.14.De l'ingénieur Balland, Direction centrale des industries navales.Aux ACSM.Courrier

[Document correspondant à la pièce annexe n° 20 de la partie consacrée aux ACSM dans le rapport du 31 décembre 1945 établi par l'expert Gaston Bernard.] Confidentiel Secrétariat d’État à la Marine Direction centrale des industries navales Délégué à Paris du directeur central 3, avenue Octave Gréard – Paris 7 Paris, le 14 janvier 1941 M. le directeur des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime Worms & Cie 45, boulevard Haussmann – Paris Objet : continuation de bâtiments de guerre M. le directeur, Vous avez présenté une demande de licence de fabrication de matériel de guerre pour : - l’achèvement du sous-marin "L’Africaine" Conformément aux ordres que j’ai reçus de l’amirauté, j’ai l’honneur de vous faire connaître que la remise de l’aboutissement est subordonnée à l’aboutissement des négociations en cours à Wiesbaden. Aucun visa de licence ne peut donc être donné pour le moment. Dans la situation présente, je vous invite : a) à n’apporter aucun changement à votre attitude actuelle pour les commandes dont les licences sont ainsi ajournées, b) à répondre aux questions qui vous seront posées que les instructions du gouvernement français sont de n’entreprendre aucun nouveau travail pour l’achèvement des bâtiments de guerre jusqu’à ce que les pourparlers en cours à Wiesbaden aient abouti. Veuillez agréer, M. le directeur, l’assurance de ma considération distinguée. L’ingénieur en chef des industries navales Délégué à Paris du directeur central Signé : Balland

1941.01.22.A la Direction générale des Services maritimes.Nantes.Note

CopieNB : Ce document provient d'un dossier intitulé "Département maritime" et daté du 7 décembre 1944.[Cinquième pièce jointe à la déposition de Lucien Émo, devant le juge G. Thirion, en date du 7 décembre 1944]Messieurs Worms & Cie - 45, bd HaussmannParis le 22 janvier 1941,Messieurs Worms & CieDirection générale des Services maritimes - NantesMessieurs,Départ éventuel pour Casablanca des navires immobilisés à BordeauxNous avons à vous accuser réception de votre lettre du 20 janvier, qui nous confirme ce que nous savions déjà au sujet de l'envoi des navires qui se trouvent inutilisés dans les ports de l'Atlantique, sous une latitude plus basse.Nous vous serions obligés de faire l'impossible pour donner satisfaction aux instructions de la Marine avec toute la célérité possible, car nous avons tout intérêt à ce que nos navires rejoignent le Maroc, où ils trouveront plus de chance d'être utilisés vers la Méditerranée.Nous désirerions vous voir prier la Maison de Bordeaux d'exécuter très vite les ordres qui pourront être donnés.Sans doute, si la Commission d'armistice de Wiesbaden donne son accord pour l'utilisation de deux ou trois navires entre l'Espagne et la France, pour le trafic des poteaux de mines, d'une part, et des charbons de l'autre, faudra-t-il les faire remonter, mais rien n'est certain et comme, en tout cas les pourparlers peuvent durer longtemps, il est souhaitable que ces navires soient utilisés et à l'abri pendant ce temps.Nous avons appris avec plaisir que "Le-Trait" était déréquisitionné ; nous savons que les Transports maritimes s'occupent du cas de "Pontet-Canet".Quant à "Lussac" nous avons bien noté que son état ne lui permettait pas de prendre la mer.Nous profitons de la première occasion téléphonique pour attirer votre attention sur notre désir. C'est fait.Recevez...

1941.02.03.De l'Agence commerciale de l'Indochine en Algérie.Ravitaillement de l'Afrique du nord en charbons indochinois

Ce document est conservé aux Archives nationales d'Outre-mer sous la cote FM AGEFOM/941. Éventualité d’un ravitaillement de l’Afrique du Nord en charbons indochinois La source indochinoise ne serait à utiliser que si les charbons d’Amérique ne pouvaient plus venir, soit pour des raisons politiques ou pour des raisons d’économie de devises. En effet, la houille indochinoise devrait passer par le Cap et ce long périple, qui entraîne des frets élevés et une longue immobilisation de tonnage, condamne du point de vue économique l’importation de cette houille en Afrique du Nord. Il ne saurait y être recouru que si les industries nord-africaines étaient menacées d’arrêt complet. Dans ce cas, il y aurait lieu de s’adresser au gouvernement anglais qui ne s’oppose pas à l’importation en Afrique du Nord de charbons venant de France, pour lui demander la même tolérance à propos de charbons venant d’une colonie française. Si les navires indispensables étaient obtenus, les difficultés qui tiennent au manque de bateaux pourraient être sans doute résolues par accord avec des compagnies maritimes japonaises. En supposant toutes les difficultés aplanies, voici quelques chiffres qui montreront l’importance des ressources à attendre de l’Indochine : Exportation de houille indochinoise 1937 Tonnes 1938 Tonnes 1939 Tonnes Houille maigre 1.532.774 1.573.000 1.780.000 Dont sur la France 250.000 200.000 170.000 Dont sur la Chine 260.000 440.000 507.000 Dont sur Hong-Kong 112.000 134.000 190.000 Dont sur le Japon 800.000 675.000 675.000 Houille agglomérés 14.000 8.000 9.000 Les mines de charbon en Indochine sont pour la presque totalité exploitées par deux grandes sociétés : la Société française des charbonnages du Tonkin et la Société des charbonnages du Dong-Trieu. Voici quelques renseignements sur les charbons produits par ces sociétés : 1°/ Société française des charbonnages du Tonkin : Le charbon produit par cette société, connu sous le nom de charbon de Hongay (principal siège de l’exploitation) est un anthracite qui contient un fort pourcentage de carbone fixe et un faible pourcentage de matières volatiles. La température de fusion des cendres est supérieure à la température des foyers des chaudières. Les cendres ne laissent pas de scories et n’encrassent pas les grilles. Sa faible teneur en soufre, de même que sa forte teneur en carbone fixe le recommandent spécialement pour la métallurgie. Il ne ronge pas les grilles, tuyaux, tubes et surfaces de chauffe. Il brûle en entier et sans fumée, et peut être facilement comparé au meilleur anthracite du Pays de Galles. Son pouvoir calorifique très élevé est souvent utilisé pour augmenter le rendement des charbons avec lesquels il est mélangé. Il convient aussi bien pour les chaudières que pour le chauffage domestique : il est utilisé au mieux dans toutes les chaufferies disposant de tirage forcé. Analyse Les caractéristiques du charbon de Hongay, telles qu’elles résultent de centaines d’essais faits journellement et qu’elles sont reconnues par le Service des mines du Gouvernement général de l’Indochine, sont les suivantes : Analyse sur charbon sec Matière volatiles 6 à 11 % Cendres 3 à 10 % Carbone fixe 80 à 90 % Soufre Moins de 0,5 % Pouvoir calorifique 7.350 à 8.200 calories Calibrages Le charbon de Hongay est divisé en plusieurs calibrages Standard : Criblé Supérieur à 50 m/m Noix 30/50 m/m Noisettes (grosses) 15/28 m/m Noisettes (petites) 10/18 m/m Grains 6/12 m/m Menu ordinaire 0/30 m/m Menu fin 0/10 m/m Tout venant : mélange moitié noix supérieure à 30 m/m et moitié menu ordinaire. En outre de ces calibrages standard, les mines peuvent fournir tout autre calibrage demandé, qui sera spécialement criblé et préparé suivant le désir du client. En d’autres termes, la société est organisée pour fournir n’importe quel mélange de charbon comprenant une proportion quelconque des divers calibrages. Utilisation du charbon de Hongay Criblés et noix : Ces charbons, qui sont extrêmement propres (3 à 5 % de cendres) et d’un pouvoir calorifique très élevé, conviennent tout spécialement pour le chauffage domestique, ainsi qu’aux chaudières. Ce sont les meilleurs combustibles pour les installations de chauffage central, car ils dégagent une chaleur considérable et brûlent lentement et régulièrement. Ils s’adaptent très bien aux chaudières à tirage forcé. Pour les chaudières à tirage normal, on obtient de meilleurs résultats en mélangeant du criblé de Hongay avec du charbon gras, afin d’améliorer le pourcentage nécessaire de matières volatiles. La plus grande partie de la production des criblés est absorbée par le chauffage domestique. Dans ce dernier cas, la noix est préférable, car elle n’a pas besoin d’être concassée avant usage. Noisettes et grains : Les différentes sortes de noisettes de Hongay sont lavées afin d’être livrées particulièrement propres. Leur pourcentage de cendres n’atteint pas 7 %. Elles conviennent tout spécialement à l’alimentation des gazogènes : les grosses noisettes sont également utilisées par les navires et les chaudières fixes. Elles n’ont pas besoin de grilles spéciales. Il est seulement nécessaire de créer un tirage forcé qu’il faut augmenter quand on utilise de petites noisettes. Les mines de Hongay ont trouvé dernièrement un débouché considérable pour ces produits dans l’industrie électrochimique. Ils conviennent parfaitement à la fabrication du carbure de calcium et produits dérivés. Menus : Le menu ordinaire et le menu fin de Hongay sont principalement utilisés pour les centrales électriques équipées avec des grilles automatiques. Ils sont également très demandés pour les cimenteries, les raffineries d’étain et constituent un excellent charbon de réduction des minerais. Ils sont largement employés pour la préparation des agglomérés par mélange, dans de certaines proportions, avec des charbons plus gras et des brais. Tout-venant : Cette catégorie, quand elle est mise à bord des navires, ne vient pas directement des mines. Elle est reconstituée par mélange de criblé et de menu ordinaire en parties égales. Dans tous les cas, c’est le meilleur combustible existant pour les navires quand il est mélangé en bonne proportion avec du tout-venant gras (2/3 de tout-venant Hongay et 1/3 de tout-venant gras, par exemple). Le mélange a un pouvoir calorifique plus élevé que le charbon gras. Il n’encrasse pas les grilles et peut servir pour toutes les chaudières avec ou sans ventilation. Il est de plus en plus demandé dans la marine marchande. Agglomérés : Une grande partie du menu produit par la société est transformé en briquettes ou boulets aux usines de Hongay et Campha-port, où l’on fabrique les différents types suivants : 1°) Briquettes de guerre (spécialement utilisées par la marine de guerre) : Matières volatiles 17 à 19 % Cendres 6 à 7 % Carbone fixe 74 à 77 % Soufre 0,75 % Pouvoir calorifique 8.100 calories 2°) Briquettes marine Matières volatiles 16 à 18 % Cendres 7 à 8 % Carbone fixe 74 à 77 % Soufre Moins de 1 % Pouvoir calorifique 7.700 à 7.800 calories Les briquettes de Hongay sont bien connues dans tout l’Extrême-Orient. Elles sont le principal combustible des importantes lignes de navigation françaises en Indochine, des chemins de fer indochinois et de l’escadre française de l’Extrême-Orient. Leur poids est de 6 kgs et elles sont très faciles à manier. De plus, elles peuvent être fabriquées à la marque particulière du client. 3°) Boulets gras : Ils ont la même composition et rendent les mêmes services que les briquettes marine. SI on les compare aux briquettes, ils prennent, à poids égal, plus de place dans les soutes, mais ont, par contre, l’avantage d’éliminer la perte par la casse dans le chargement de la chaudière. Le feu est aussi plus facile à tenir vu leur petite dimension uniforme. 4°) Boulets maigres : Leur pourcentage en matières volatiles est, en moyenne, de 14 %. Ils brûlent lentement et sans fumée et constituent un excellent combustible pour les foyers domestiques à grilles ouvertes. Coke : Le coke de Hongay est le produit de la distillation d’un mélange de charbon de Hongay avec du menu gras. Il est utilisé dans toutes les fonderies du Tonkin. Son analyse est en moyenne la suivante : Matières volatiles 1,2 à 2,5 % Humidité 1 à 1,5 % Cendres 10 à 13 % Pouvoir calorifique 7.150 à 7.200 calories 2°) Société des charbonnages du Dong-Trieu Analyse de l’anthracite Dong-Trieu Densité 1,65 Matières volatiles 4 % Cendres 3 % Carbone fixe 88-90 % Soufre Traces Pouvoir calorifique 8.000 à 8.200 Mode d’emploi dans les différents appareils Le meilleur rendement du Dong-Trieu est fonction du calibrage. Voici celui que nous préconisons : Petits poêles Grains 15/25 Poêles et chaudières (jusqu’à 6 radiat.) Noisette 20/30 Chaudières (jusqu’à 15 radiat.) Noix 30/50 Chaudières (de 12 à 40 radiat.) Gailletin 50/90 Grosses chaudières (plus de 40 radiat.) Gailletin 90/120 L’Agence commerciale de l’Indochine en Algérie avait remis des échantillons de charbon tonkinois à une société algéroise la Société continentale de combustibles qui en a fait faire des essais par son agent à Sétif et son représentant à Oran. L’agent de Sétif a conclu que : L’anthracite d’Indochine est nettement supérieur à l’anthracite marocain qui dégage une odeur de soufre très désagréable. Le représentant d’Oran dit : L’anthracite du Tonkin a très bel aspect et son rendement est très satisfaisant bien que moins facilement inflammable que l’anthracite anglais. Possibilités d’un accord de troc avec les États-Unis Il est une solution diplomatique et commerciale qui serait susceptible de lever la mauvaise volonté anglaise et de supprimer en partie les difficultés de transport : Par suite d’un accord récent entre les États-Unis et l’Angleterre, celle-ci a retiré des mers d’Extrême-Orient toute sa flotte tant de guerre que de commerce pour laisser aux États-Unis le soin et le bénéfice de la surveillance maritime et du trafic commercial. La flotte américaine qui ne marche pas toute au mazout aura à se ravitailler en charbon, les ports donnant abri à cette flotte auront aussi besoin de houille, ne serait-ce que pour assurer la marche des industries d’entretien et de réparation de navires. Or, les charbons indochinois, en raison des circonstances se trouvent être à peu près les seuls disponibles en Extrême-Orient, compte tenu bien entendu du tonnage à exporter au Japon en vertu de l’accord commercial nippo-indochinois en cours. Dans ces conditions, ne pourrait-il être proposé aux États-Unis de leur livrer en Extrême-Orient du charbon qu’ils compenseraient par des livraisons de charbons américains dans les ports de l’Afrique du Nord ? L’accord présenterait des avantages maritimes pour les deux parties et les États-Unis ne manqueraient pas d’arguments pour faire entendre raison aux Anglais. Du côté japonais, rien ne s’opposerait à un tel accord, aussi longtemps du moins que la guerre n’existerait pas officiellement entre l’Amérique et les trois pays de l’Axe. Je crois savoir qu’une entente, au moins tacite, du même ordre existait avant l’armistice entre la France et l’Angleterre : Depuis novembre 1939, les charbons indochinois ne franchissaient plus le canal ; ils étaient utilisés pour les besoins des flottes alliées en Extrême-Orient et dans l’Océan indien, les anthracites anglais compensaient en France l’absence des anthracites tonkinois. Au surplus, le ministère compétent en France n’a pas dû se désintéresser de la question, une production de 1.800.000 tonnes de charbon n’étant pas négligeable et le cas échéant la proposition ci-dessus pourrait lui être soumise pour en connaître les possibilités de réalisation. Alger, le 3 février 1941 Le directeur André Gauthier  

1941.02.11.A l'inscription maritime.Le Havre

Copie 11 février 1941 M. l'administrateur en chef de l'inscription maritime Le Havre M. l'administrateur en chef, Récompense aux équipages. Bien que nous n'ayons pu encore obtenir de tous nos capitaines, ou des personnes pouvant les remplacer, des précisions sur les actes accomplis par nos équipages au cours de la guerre, nous avions, le 30 novembre dernier, éprouvé le besoin d'attirer l'attention de M. l'amiral de la flotte, sur les actes de courage et d'énergie accomplis par un nombre important de nos capitaines, de nos officiers et de nos marins. Pour éviter toute répétition et vous tenir au courant, nous vous remettons sous ce pli, copie de la lettre que notre Sieur, H. Worms, avait crû devoir adresser à cette date, personnellement au contre-amiral, sous-chef d'État-major de la Marine (pièce n°1) ci-jointe (pièce n°2), nous faisant savoir que l'amiral d'escadre Oddend'hal était chargé par le secrétariat de la Marine, des enquêtes de l'espèce et qu'il lui était nécessaire d'avoir, à l'origine des dossiers, un document émanant d'une autorité maritime, par exemple, comprenons-nous, l'administrateur du quartier où les bateaux sont immatriculés. Pour la quasi-totalité de notre flotte, il s'agit du Havre, et c'est pourquoi nous prenons la liberté de bien vouloir établir, si vous le jugez équitable et opportun, un rapport sur les faits qui, jusqu'à ce jour, ont été portés à notre connaissance. Désireux de ne point nous écarter de l'objectivité, nous nous contentons de vous remettre sans commentaires, pour chaque unité en cause, les rapports écrits que nous avons pu recevoir soit des capitaines, soit d'officiers du bord, en nous réservant à vous adresser dès qu'ils nous parviendraient, tous nouveaux renseignements qui nous paraîtraient intéressants. Mais nous n'avons pas crû devoir attendre plus longtemps dans la crainte qu'un retard de notre part n'eût pour conséquence une omission, même momentanée, dans l'attribution des récompenses que l'amiral de la flotte, ministre, secrétaire d'État à la Marine, jugerait bon de décerner à des états-majors et à des équipages dont nous sommes très fiers. Nous avons classé les navires de la façon suivante : - d'abord ceux pour lesquels les actes signalés ont été accomplis alors qu'ils étaient sous réquisition militaire, non militarisé, - ensuite, ceux qui étaient sous affrètement par les Transports maritimes, - puis, les bateaux libres, - et enfin, ceux qui appartiennent à la flotte auxiliaire. Mais, pour ceux-ci, nous n'avons que fort peu de renseignements : il n'est d'ailleurs pas douteux que le département en possède davantage que pour les autres, puisqu'ils faisaient partie d'unités tactiques, commandées par des officiers généraux ou supérieurs, qui n'ont pas manqué de faire tenir à jour, de façon précise, l'historique des opérations et de faire classer tous les rapports envoyés à leur sujet. La première catégorie comprend les navires réquisitionnés par la Marine militaire, mais non militarisés, savoir : "Bidassoa" qui fait l’objet de la pièce n°3. "Fronsac" qui fait l’objet de la pièce n°4. "Margaux" qui fait l’objet de la pièce n°5. "Château-Palmer" qui fait l’objet de la pièce n°6. "Normanville" qui fait l’objet de la pièce n°7. "Mérignac" qui fait l’objet de la pièce n°8. "Château-Pavie" qui fait l’objet de la pièce n°9. "Kerkena" qui fait l’objet de la pièce n°10. La deuxième catégorie comprend les navires affrétés par les Transports maritimes, savoir : "Pontet-Canet" qui fait l’objet de la pièce n°11. "Lussac" qui fait l’objet de la pièce n°12. "Guilvinec" qui fait l’objet de la pièce n°13. La troisième catégorie comprend les bateaux libres, savoir : "La-Mailleraye" qui fait l’objet de la pièce n°14. La quatrième catégorie comprend les bateaux de la flotte auxiliaire, savoir : "Barsac" qui fait l’objet de la pièce n°15. "Cérons" qui fait l’objet de la pièce n°16. Veuillez agréer, Monsieur l'administrateur en chef, l'assurance de notre considération la plus distinguée. Signé : Worms & Cie    

1941.02.11.De Worms et Cie.Note

CopieComme les statuts de la société en commandite Worms & Cie le font ressortir, les droits des associés gérants sont divisés en deux : la part leur revenant dans le capital de la Maison et la part à laquelle ils ont droit par le fait de leur gérance.La première leur est due en tout état de cause ; en cas de décès, elle est transmissible aux héritiers.La seconde, qu'ils tiennent du fait de leur gérance, tombe dans la masse lorsque l'associé gérant disparaît soit par décès, soit par démission ; elle doit servir à rémunérer de nouveaux associés.C'est ainsi qu'en ce qui concerne Monsieur Michel Goudchaux, les 18% auxquels il avait droit comprenaient 11% de part dans le capital et 7% comme gérant.Ce sont les 11% de sa part de capital qu'il a transmis à trois de ses filles par donation entre vifs à la date du 25 octobre 1940. Il ne pouvait pas disposer des 7% de sa part de gérance qui sont tombés dans la masse par suite de sa démission.II y a lieu de remarquer que les trois filles auxquelles Monsieur Michel Goudchaux a fait don des 11% de sa part dans le capital de la Maison Worms & Cie sont nées aryennes, ayant deux grands-parents aryens et ayant toutes trois épousé un catholique.En admettant même que cette mutation de droits puisse être contestée, il y a lieu de remarquer que le pourcentage des intérêts en jeu n'est que de 11%.11 février 1941

1941.02.13-14.De Nutter McClennen and Fish.A Georges F. Doriot.Boston.Notes

Copies de notesFebruary 13, 1941My recommendation is this: That Eastern Provinces recognise that question may be raised by one or more individuals or governments or corporations as to the extent of Eastern Provinces' authority in the first place with respect to the administration of these funds, and secondly as to paying them over to anyone. Among the people whom it is suggested might have some interest are the following:The Boston CorporationFininvestImafisaSome one hundred individualsOne or more Dutch governmentsThe Swiss governmentOne or more French governmentsThe Canadian Foreign Funds ControlThe United States Foreign Funds Control.Possibly there are others.The degree of confidence with which any one of the foregoing, or others, might be asserted as the possible tender entitled to these assets varies with the persons suggesting it and the considerations which move them. But this statement of the situation seems to me important as indicating that Eastern Provinces should recognise that there is a problem and, having recognised that there is a problem, that there should be a determination, as nearly as may be, as to who is ultimately entitled to these funds.The safest course which it could adopt, it seems to me, is not to take instructions from any one or more of the foregoing, or to seek instructions from any of them, but wholly to ignore them until such time as an actual claim is made or until the international situation becomes stabilised. At that time it should be possible, at the very worst by payment of the funds into the courts of the countries in which they are actually located to get what is known in the law as a judgment in rem, i.e., judgment against the particular assets, such a judgment, if proceeded by notice to all known possible contenders and by publication, would be binding on everyone concerned and on the assets and should protect everyone concerned.In the meantime my suggestion is that Eastern Provinces should take all possible steps to preserve the assets in its hands and, lacking some new circumstances indicating authority to change investments and, perhaps, lacking particular circumstances in which it is incontrovertible that a shift of assets will result to the benefit of the fund, no changes in investment - and, of course, no withdrawals - should be made or permitted.[En-tête de Nutter McClennen & Fish]February 14, 1941Professor Georges P. DoriotHarvard Graduate School of Business AdministrationSoldiers Field Cambridge, MassachusettsDear Georges:I am enclosing two copies of the memorandum prepared in Montreal last night in relation to the recommendation made at the meeting of Directors of Eastern Provinces.Yours very truly,[Signature illisible]

1941.02.13.De Me Rivière.Paris.Procuration à Raymond Meynial.Original

Document originalPar-devant Me Maurice Rivière, notaire à Paris, soussigné, ont comparu : Monsieur Hypolite Worms, négociant armateur, officier de la Légion d'honneur, demeurant à Paris -avenue Émile Deschanel, n°4.Et Monsieur Joseph Jacques Léon Barnaud, négociant, armateur, officier de la Légion d'honneur, demeurant à Paris - square Lamartine - numéro 9.Agissant au nom et comme seuls associés gérants en nom collectif et ayant la signature sociale de la société Worms et Compagnie, dont le siège est à Paris, boulevard Haussmann n°45.Ladite société constituée originairement sous la raison "Hypolite Worms et Compagnie" continuée et prorogée sous la raison Worms Josse et Compagnie, puis sous la raison Worms et Compagnie et enfin modifiée et prorogée à nouveau et existant actuellement sous la même raison sociale Worms et Compagnie, pour une durée expirant le trente septembre mil neuf cent soixante-cinq aux termes de trois actes reçus par Me Rivière, notaire à Paris, soussigné, les trente juin mil neuf cent vingt-cinq, trente et un décembre mil neuf cent vingt-neuf et onze janvier mil neuf cent quarante entre les comparants comme associés en nom collectif plusieurs commanditaires pour l'affrètement et l'armement des navires et des bâtiments de navigation et de transport de toute espèce, la construction l'achat et la vente des navires, le commerce des charbons et les opérations de banque et de change national et international, ainsi que tous autres genres de commerce ou d'industrie que les associés jugeront convenables d'y joindre et plus spécialement pour la continuation des opérations de la société actuelle Worms et Compagnie et des anciennes et précédentes sociétés, Worms et Compagnie, et Worms Josse et Compagnie.Le tout publié conformément à la loi.Lesquels ont par ces présentes constitué pour leur mandataire et mandataire de la société Worms et Compagnie Monsieur Jacques Marie Raymond Meynial, directeur adjoint des services bancaires de ladite société Worms et Compagnie, demeurant à Paris, avenue Mozart, n°123.A qui ils donnent con jointement pouvoir de pour eux et en leurs noms et au nom de la société Worms et Compagnie :Régir, gérer et administrer tant activement que passivement toutes les opérations commerciales de ladite société Worms et Compagnie tant en son siège social à Paris qu'en tous autres lieux en France, dans les colonies françaises, pays et protectorat français et pays sur lesquels la France exerce ou exercera un contrôle, ainsi que dans tous pays étrangers.En conséquence, toucher et recevoir toutes les sommes qui sont et pourront être dues à ladite société à tel titre et pour telle cause qu ce puisse être, notamment tous billets, lettres de change, reconnaissance, mandats et ordonnancements souscrits au profit de ladite société, toucher également tous intérêts frais et autres accessoires, traiter avec tous créanciers, débiteurs ou simples comptables, entendre, débattre, clore et arrêter tous comptes actifs ou passifs, en fixer les reliquats, les toucher ou payer, acquitter et payer également toutes autres sommes.Continuer et faire toutes les opérations de commerce de ladite société, faire tous achats et ventes de marchandises aux prix, charges et conditions que le mandataire avisera, se charger de toutes commissions et fournitures aux gouvernements, aux compagnies de chemins de fer, sociétés de navigation, armateurs et aux autres administrations françaises ou étrangères, passer tous marchés, les exécuter, faire tous chargements, fréter tous navires, prendre toutes assurances, toucher toutes indemnités, révoquer tous employés.Soumissionner toutes fournitures de marchandises et tous marchés, remplir à cet égard toutes les formalités qui sont exigées, souscrire à toutes conditions, obliger ladite société à leur exécution ou les exécuter.Soumissionner à toutes adjudications qui auraient lieu à la requête des administrations de la guerre, de la marine, d'établissements publics et privés quelconques et ce, aux prix que le mandataire avisera et aux charges et conditions qui seront arrêtées en tous cahiers d'enchères préalablement dressés, obliger la société Worms & Cie à l'exécution de toutes ces charges et conditions, accepter et faire toutes déclarations de command, signer tous actes et procès-verbaux, substituer et procéder à toutes réadjudication ou offres de rabais.Tirer et accepter tous traités, chèques et lettres de change, signer tous endossements et avals, arrêter tous comptes courants, et autres comptes de commerce, faire tous protets, dénonciations, comptes de retour, signer tous mandats sur tous banquiers, correspondants, négociants particuliers et sur toutes caisses publiques ou privées françaises ou étrangères, signer tous bordereaux, les présenter à l'escompte de la Banque de France, donner tous reçus ou mandats sur ladite Banque, remettre ou retirer toutes pièces, de tous reçus ou remises de pièces, donner quittance, acquits et décharges, signer la correspondance.Retirer de toutes administrations des postes, télégraphes, messageries, roulages, chemins de fer, navires, de la douane et autres administrations, tous paquets, ballots et lettres chargées ou non chargées, marchandises transportées par grande ou petite vitesse, colis postaux, compris qu'elle soient adressées en gare ou à domicile, en port dû ou en port payé, se faire remettre tous dépôts, donner du tout décharge.Faire toutes déclarations dans les bureaux de la douane, de la marine, et autres administrations, retirer tous permis, payer tous droits, faire à ce sujet toutes réclamations, demander toutes réductions, présenter toutes requêtes et pétitions.Prendre tous engagements vis-à-vis de la douane, souscrire toutes commissions pour crédits de droits, soit comme principaux obligés, soit comme cautions.En cas de faillite de la part de quelques débiteurs, prendre part à toutes assemblées et délibérations de créanciers, nommé tous agents et syndics provisoires et définitifs, vérifier, admettre ou contester tous les titres qui seraient produits, présenter ceux de la société, les affirmer sincères et véritables, signer tous concordats, contrats d'union et d'atermoiement, faire toutes remises, accepter tous transports, cessions, délégations et abandons de biens meubles et immeubles, consentir et concourir à la vente de ces biens, toucher les parts et dividendes attribués à la société.En cas de contestations quelconques et à défaut de paiement, exercer toutes les poursuites, contraintes et diligences nécessaires, citer et comparaître devant tous juges de paix, traiter, transiger, se concilier, sinon assigner et défendre devant tous tribunaux et cours compétents, obtenir tous jugements et arrêts, les faire mettre à exécution par tous les moyens et voies de droit, notamment par la saisie immobilière ou s'en désister, produire à tous ordres et distributions, toucher le montant de toutes collaborations.De toutes sommes reçues ou payées, donner ou retirer quittances et décharges, consentir mentions et subrogation  sans garanties, faire main-levée et consentir la radiation de toutes inscriptions, saisies, oppositions et autres empêchements, désister ladite société de tous droits, de privilèges, hypothèques et actions résolutoires, le tout avant ou après paiement, remettre tous titres et pièces.Aux effets ci-dessus, passer et signer tous actes, élire domicile, substituer en tout ou en partie des présents pouvoirs et généralement faire le nécessaire quoique non prévu aux présentes, promettant l'avouer et le ratifier au besoin.Dont acte.Fait et passé à Paris, boulevard Haussmann, nº 45, à la société Worms & Cie, l'an 1941, le 13 février et, après lecture faite, les comparants ont signé avec le notaire.Suivent les signatures.Ensuite est écrit : « enregistré à Paris (14e notaires) - volume 107A, folio 11, case 23, le 17 février 1941. Reçu 35 francs. Signé Derville. Pour expédition.

1941.02.19.De Worms et Cie Bayonne.Note

CopieWorms & Cie Bayonne19 février 1941Messieurs Worms & CieServices Charbons - ParisMessieurs,Je réponds à votre lettre du 11 février concernant l'utilisation des services de M. Mazière depuis fin décembre.Ainsi que le signataire l'avait expliqué à M. VYignet, il s'agissait pour lui d'étudier à fond la clientèle du département des Landes, tout en établissant les références que nous avions à présenter au G.C.D. de ce département, travail considérable, et, nanti de toute la documentation nécessaire, d'aller agir auprès du G.C.D. des Landes où beaucoup de choses avaient et ont encore besoin d'être redressées.Les manœuvres de certains grossistes bordelais qui se sont incrustés dans le conseil d'administration du G.C.D. des Landes avaient eu certaines conséquences absolument contraires à nos intérêts comme à ceux de nos confrères grossistes. C'est sur ce point très particulier que va porter l'action de M. Mazière.En outre, nous l'avons chargé de prospecter toute la clientèle industrielle rattachée à l'O.R.C de Bordeaux, de façon à obtenir d'elle qu'elle nous désigne comme intermédiaires dans le circuit O.R.C et que nous puissions, de la sorte, nous intercaler dans l'organisation de la distribution des charbons à l'industrie, en obtenant des mines la commission qui nous sera reconnue. La chose est grandement facilitée par l'organisation financière que vous avez mis sur pied avec votre succursale de Saint-Cyprien et la Société générale de Sarlat, puisqu'elle nous permet d'apporter à cette clientèle un service constitué de 2 éléments principaux : la possibilité pour le client de ne payer que le port à l'arrivée et de ne nous payer la valeur de la marchandise qu'à la fin du mois, en zone occupée ; d'autre part, d'économiser sur la réception de chaque wagon les frais de remboursement pour le retour des fonds.M. Mazière s'est livré à un gros travail pour le recensement complet de la clientèle et l'établissement définitif des références sur les nouvelles bases qui n'a été terminé qu'il y a quelques jours et il est parti aussitôt pour Mont-de-Marsan où, sans trop préjuger de l'avenir, nous pensions le voir rester environ un mois, tant à Mont-de-Marsan qu'aux environs. Suivant la tournure des événement, il pourrait, soit abandonner sa mission si sa présence ou son utilisation était nécessaire ailleurs comme vous nous le faites supposer, soit être amené à rester quelque temps de plus pour mener cette mission à bonne fin.Nous ne vous cachons pas que, malgré l'indigence des tonnages que nous manipulons, notre travail administratif et de bureau s'est compliqué d'une façon singulière et, malgré l'ardeur de tous, on n'arrive pas à se mettre à flot, loin de là. On passe son temps, depuis des mois, en statistiques continuelles : celles relatives aux référencée exigent un soin particulier et un travail considérable. C'est là un de nos principaux sujets de préoccupation actuels.Veuillez agréer, Messieurs, nos sincères salutations.P. Pon Worms & Cie

1941.02.25.De Gabriel Auphan - Marine nationale.Au CCAF

Pièce annexe n°39 - rapport de Gaston Bernard - page 201 Marine marchande Section d'études Vichy, le 25 février 1941 Le président du Comité central des armateurs de France 73, bd Haussmann - Paris Objet : Résiliation de la charte-partie et du contrat de gérance du 15 septembre 1940 Monsieur le président, Vous avez bien voulu me faire connaître par votre lettre du 4 janvier 1941, les raisons d'ordre juridique et conventionnel pour lesquelles vous estimiez que ne se justifiait pas ma décision de résiliation des contrats relatifs aux bâtiments réquisitionnés ou saisis par une puissance étrangère ou qui ne se trouvent plus sous contrôle de l'État. Je ne partage pas votre manière de voir sur ce point et je vous l'ai fait savoir par ma lettre n°0014 MM.SE du 14 janvier 1941. Au cours des entretiens que nous avons eus les 5 et 6 février, vous m'avez exposé que l'armement pourrait, de ce fait, se trouver dans une situation difficile. Tenant compte de ces considérations, je vous propose la solution suivante : L'indemnité prévue par notre accord du 30 décembre 1940 sera ramenée à compter du 20 janvier 1941 de 43% à 20%, taux déterminés pour les navires perdus. Toutes les indemnités que percevront les armateurs de la part des autorités étrangères devront, comme convenu, être intégralement remboursées au compte des Transports maritimes. Toutefois, il doit rester entendu que ce remboursement ne devra porter que sur l'excédent de cette indemnité sur le pourcentage de 43% prévu à l'accord du 30 décembre 1940, compte tenu des indemnités versées conformément aux dispositions de la présente lettre. Je vous serais obligé de me faire parvenir votre accord sur ces propositions. Je vous prie d'agréer... [Signé :] Auphan