25 résultats

1862.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence. Il reprend notamment un important travail d'analyse effectué par la Maison Worms dans les chronos de correspondance – préalablement à la rédaction du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie –, et plus particulièrement, en ce qui concerne l'année 1862, dans :

  • les copies de lettres à la presse du 20 décembre 1861 au 19 janvier 1862 ; du 19 janvier 1862 au 28 janvier 1862 ; du 28 janvier 1862 au 11 février 1862 ; du 12 février 1862 au 1er mars 1862 ; du 1er mars 1862 au 20 mars 1862 ; du 20 mars 1862 au 7 avril 1862 ; du 7 avril 1862 au 28 avril 1862 ; du 28 avril 1862 au 16 mai 1862 ; du 16 mai 1862 au 4 juin 1862 ; du 4 juin 1862 au 22 juin 1862 ; du 22 juin 1862 au 12 juillet 1862 ; du 12 juillet 1862 au 31 juillet 1862 ; du 31 juillet 1862 au 20 août 1862 ; du 20 août 1862 au 9 septembre 1862 ; du 9 septembre 1862 au 25 septembre 1862 ; du 25 septembre 1862 au 10 octobre 1862 ; du 10 octobre 1862 au 27 octobre 1862 ; du 27 octobre 1862 au 12 novembre 1862 ; du 12 novembre 1862 au 28 novembre 1862 ; du 28 novembre 1862 au 16 décembre 1862 et du 16 décembre 1862 au 5 janvier 1863,
  • et les doubles du courrier reçu par le siège, à Paris, entre 1875 et 1902.

Dans le cadre de cette étude, la correspondance sélectionnée pour son intérêt historique a été résumée ou reproduite en intégralité ou partiellement sur des fiches manuscrites, qui se comptent par centaines. Les lettres les plus significatives ont été dactylographiées. (Ces copies sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé – en bleu + soulignement.) Ces sources ont en outre été synthétisées et commentées dans les notes suivantes :

  • "Historique de la Maison Worms & Cie (1848-1874)", classé en 1948
  • "Historique de Worms & Cie - 1ère partie (1848-1877)" daté de janvier 1948
  • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale d'Alger (1851-1892)", classé en 1948
  • "Historique charbons (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec la P&O, Burness, Stapledon (1861-1875)", classé en 1948

A ce corpus sont joints des extraits de documents originaux conservés par la Maison et des renseignements provenant notamment :

  • des services administratifs : état civil et tribunaux de commerce...
  • des annuaires et études notariales...
  • de la presse, des revues et ouvrages d'histoire...

1862.00.Conclusions du procès contre MM. Mialhe et Delpech.Bordeaux.Original

Document originalPremière chambreWormsMialhe et DelpechBoudiasConclusionsPour M. Hypolite Worms, demandeur, ayant pour avoué M. Boudias.Contre le sieur Mialhe, défenseur, ayant pour avoué M. Godart.Et le sieur Delpech Junior, défenseur, ayant pour avoué M. Chassaing.Attendu que depuis environ six ans, le sieur Worms a fondé à Bordeaux une maison d'armement de navires et de commerce de charbon ; que cette maison sous la gérance du sieur Schacher, avait pour caissier depuis quatre ans et demi un sieur Ariés Jeune dont le frère aîné était teneur de livres dans la même maison.Attendu qu'Ariès Jeune avait des appointements de 225 F par mois, soit des appointements annuels de 2700 FF ;Attendu que le neuf juillet dernier, M. Worms reçut une dépêche ainsi conçue : ‘'Votre présence à Bordeaux est indispensable ; affaire très grave ; n'annoncez pas votre arrivée à Schacher, venez par le premier train. Télégraphiez 10, rue Franklin. Ariès'Attendu qu'arrivé le lendemain 10 à Bordeaux, M. Worms apprit d'Ariès lui-même, qui du reste, lui avait écrit une lettre adressée à Paris, qu'il avait détourné une somme considérable de la caisse dont il était chargé ; que cette somme fixée par lui à 209.000 F avait été perdue dans des jeux de bourse ; que deux agents de change de Bordeaux avaient été les fauteurs de toutes les spéculations auxquelles il s'était livré ; que, liée d'amitié avec un employé de [...] de ces agents, il avait été par leur intermédiaire admis auprès d'eux et qu'après quelques opérations peu importantes et heureuses, il avait depuis le 15 août 1858 jusqu'au 30 juin 1861, perdu chez Monsieur Delpech Junior la somme de 75.725 F 75 c composée de 33.289 F 70 c de courtages et de 42.432 F 05 c de différences ; et depuis le 31 août 1859 jusqu'au 30 juin 1861, perdu chez Monsieur Mialhe la somme de 102.275 F composée de 36.117 F 80 c de courtages et 64.137 F de différences, qu'il avait aussi perdu chez M. Rodriguez, agent de change à Paris, une somme importante.Attendu qu'atterré par ces aveux qu'Ariès a d'ailleurs renouvelés par lettre, M. Worms, après avoir reconnu avec le sieur Schacher la réalité et le chiffre des détournements, qu'il a constaté être de 224, crût devoir faire proposer aux agents de change de lui restituer les sommes qu'ils avaient perdues, mais que les tentatives de conciliation n'amenèrent aucun résultat.Attendu qu'il adressa une plainte à M. le procureur impérial de Bordeaux, relatant les faits qui viennent d'être exposés ; que, sur cette plainte, Ariès Jeune prit la fuite, se dérobant ainsi personnellement à la poursuite criminelle que le ministère public suit contre lui.Attendu que toutes les tentatives de conciliation auprès de MM. Mialhe et Delpech ont échoué devant leur résistance à réparer les préjudices qu'ils ont causés à M. Worms.Attendu que ces deux agents de change se sont rendus coupables d'une faute lourde qui les soumet à cette réparation et que toute leur conduite amène à reconnaître que cette faute a tous les caractères du vol.Attendu, en effet, que pour le compte Ariès jeune, caissier de M. Worms aux appointements de 225 par mois, connu de leurs agents et connu d'ailleurs dans la ville de Bordeaux comme caissier et comme étant sans fortune, ils se sont livrés l'un et l'autre à d'incroyables opérations de bourse, qui se sont élevées en moyenne à un million par mois, devant une rétribution mensuelle de 225 F ; que ces opérations se sont soldées par des pertes considérables en dehors de toute proportion avec les facultés pécuniaires d'Ariès Jeune.Attendu qu'il est établi que ces spéculations illicites, qui ont roulé sur le chiffre fabuleux de 40 millions, n'étaient alimenté et soldées qu'au moyen de fonds que le caissier volait dans la caisse de M. Worms.Attendu qu'il est évident qu'en recevant d'Ariès jeune, soit leurs courtages qui se sont élevés à plus de 70.000 F, soit les différences qui se sont élevées à plus de 107.000 F, les deux agents de change savaient qu'Ariès jeune n'avait aucun moyen d'acquitter de pareilles sommes ni aucune somme quelconque pour y faire face.Attendu que tous deux ont ainsi violé la loi et les règlements de leur profession ; qu'un effet de la loi interdit d'une manière absolue aux agents de change de prêter leur ministère à des opérations de jeu, qu'elle considère comme un délit ; qu'ici, la question de savoir s'il y avait jeu dans ces spéculations n'est pas même discutable et que les deux agents de change en ont tiré un profit considérable aux dépens du patron, dont le commis volait la caisse à leur profit et trouvait dans leur complaisance rétribuée, toutes les tentations qui l'amenaient à continuer ses vols.Attendu que si par impossible, ils soutenaient qu'ils n'ont pas connu la situation et la qualité d'Ariès Jeune, ils auraient manqué alors aux règles de la prudence la plus vulgaire qui devient d'ailleurs un principe absolu dans leur profession, règles qui leur prescrivent de s'assurer de l'individualité, de la position et des ressources des personnes qui s'adressent à leur ministère, l'intérêt public et privé leur faisant une obligation de ne pas se prêter facilement aux spéculations que se permettent des comptables ou des caissiers.Mais attendu que les défenseurs sont d'autant plus répréhensibles qu'il est impossible qu'il n'ait pas su la qualité d'Ariès Jeune, qu'en effet, outre que, dans le commerce de Bordeaux, la maison Worms, fondée depuis quatre ans alors, et ses agents étaient parfaitement connus, Ariès Jeune était lié d'amitié avec le sieur Dulac, l'un des employés de la maison Delpech, avec Brousseau, l'un des employés de la maison Mialhe, qui mangeait à la même table que lui ; que l'un et l'autre ont présenté leur ami chacun dans la maison où ils étaient employés de sorte qu'on avait qu'à les interroger pour savoir quel était Ariès Jeune et qu'il n'est pas possible qu'ils n'aient pas pris cette précaution si simple et que, s'ils ne l'ont pas prise, leur faute est d'autant plus considérable.Attendu d'ailleurs que, pendant deux ans et plus qu'ont duré ces relations de bourse, la raison ne peut admettre que les agents de change n'aient pas connu ce client si affairé, qui leur payait des courtages et des différences importantes ; qu'il y a eu de leur part le tort le plus grand à se prêter ainsi pendant aussi longtemps à des opérations multipliées d'un jeu désordonné, qui se réglaient par de telles différences, une imprudence aveugle à recevoir ainsi mensuellement ou par quinzaine des sommes d'argent qui ne pouvaient à leurs yeux provenir des ressources de ce jeune homme, caissier, et devant naturellement puiser dans la caisse de son patron.Attendu enfin que ce qui ne laisse aucun doute sur la volonté continuelle et préméditée des agents de change de suivre avec Ariès Jeune, ces spéculations qui reposaient sur le vol et le détournement, c'est l'introduction dans les paiements de MM. Soula de Trimaud Latour, chez lesquels ont été reçues des sommes dépassant 46.000 F, maison évidemment choisie entre les agents de change et Ariès Jeune pour que les bordereaux ne fussent pas envoyés et les paiements réclamés à la caisse de la maison Worms.Attendu dès lors que sous tous les aspects, il y a dans l'espèce faute lourde commise par Mialhe et Delpech Junior au préjudice de Worms, et qu'ils en doivent la réparation ; que cette réparation est d'autant plus légitime qu'une grande partie ne sera que la restitution d'un profit illicite obtenu pour prix de leur courtage et au grand préjudice de Worms.Attendu que, sans qu'il soit besoin de recourir à d'autres recherches, il résulte des lettres d'Ariès jeune et des bordereaux produits au procès que Delpech Junior a reçu d'Ariès Jeune :1° En courtages33.289,702° En différences42.432,0575. 721,75Que Mialhe a reçu d'Ariès Jeune:1° En courtages38.117,802° En différences64.137,55102.255,35Que ces sommes ont été volées par Ariès jeune dans la caisse de Worms et que Delpech Junior et Mialhe ont reçu en paiement les produits de ce vol domestique. Qu'il a été établi ci-dessus que leur complaisance rétribuée a évidemment maintenu le caissier dans la mauvaise voie où il s'était engagé ; qu'il y a donc lieu de soumettre les deux agents de change à restituer et rendre au patron volé, en réparation du dommage qu'il a subi, les sommes ainsi détournées par le caissier et remises dans leurs mains.Attendu qu'il y a lieu d'ordonner le paiement même avec contrainte par corps.Par ces motifs condamnons Delpech Junior à payer à Worms par toutes les voies de droit même par corps la somme de 75.721,75 Fet Mialhe la somme de 102.257,37 F avec intérêt du jour de la demande.Et les condamnons aux dépens.Sous toutes réserves.

1862.01.04.A Paul Cruzel - Hte Worms Marseille.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 20 décembre 1861 au 19 janvier 18624 janvier 1862Transports à AlgerLa Compagnie des chemins de fer algériens me demande une proposition pour le transport de Paris à Alger de partie de son matériel roulant et de son matériel fixe.Je suis entrain de m'entendre avec la Compagnie de Paris Méditerranée pour le transport par terre, et je viens vous demander à vous, M. Paul, quel prix vous pensez convenable de demander pour le transport par mer par voiliers.[...]Voici la note des objets à transporter :- 12 voitures mixtes montées- 12 voitures de troisième classe montéeset les pièces de rechange de ce matériel roulant à venir de Paris.[...]- 4 chariots roulants pour voitures- 1 chariot roulant pour locomotives- 20 mâts signaux avec accessoires- 9 gabarits de chargement- 5 réservoirs de 50 m3 en tôle- 6 grues hydrauliques- 1 machine d'alimentation et ses pompes- 700 à 800 mètres de conduites d'eau.Tout le petit outillage et mobilier industriel des stations et ateliers d'une ligne de 50 kms.Ces transports devront d'effectuer du 1er mai au 15 septembre.

1862.01.12.A Geo et A. Herring et Cie.Londres.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 20 décembre 1861 au 19 janvier 1862Paris, le 12 janvier 1862Messieurs Geo. &. A. Herring & C°LondresJe possède, Messieurs, votre lettre d'hier et vous confirme les deux miennes du même jour.Vous m'entretenez des tenders à déposer pour charbon à livrer à Pointe de Galles et Australie.Le premier seul, comme vous le dites, m'intéresse au point de vue des Messageries.Il serait inutile de chercher à relier la Compagnie à ces opérations directement ou indirectement. Ses statuts lui imposent l'obligation de rester étrangère à toutes opérations en dehors de ses services maritimes.Mais, depuis quelques jours, j'avais entretenu le directeur de ces contrats prochains pour la Compagnie P. & O. et il m'a été répondu qu'on nous verrait avec plaisir entreprendre ces fournitures qui, dans nos mains, ne peuvent que favoriser l'intérêt des Messageries.J'accepte donc avec plaisir l'ouverture que vous me faites à ce sujet, et je vous autorise à déposer demain, pour notre compte à demi, un tender pour la fourniture des 6.000 tonnes à livrer à Pointe de Galles.Le tender serait fait en votre seul nom, mais je m'engage avec vous, Messieurs, par la présente lettre, à partager de compte à ½ avec vous les charges et avantages de l'opération.[...]

1862.02.08.Du cabinet de l'empereur.Palais des Tuileries.Original

Document originalCabinet de l'EmpereurPalais des Tuileries, le 8 février 1862Monsieur,L'Empereur a lu avec intérêt la lettre où vous lui faîtes le récit d'un événement de mer et exprimez les conséquences que l'on pourrait en déduire. Sa majesté me charge d'avoir l'honneur de vous exprimer ses remerciements. Recevez, Monsieur, l'assurance de mes sentiments distingués.Pour le secrétaire de l'Empereur, chef du cabinet et par autorisationLe sous-chef[Jacaley]M. Hipp. Worms

1862.02.17.A Draneht Bey - Chemin de fer égyptien.Paris.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 12 février 1862 au 1er mars 1862Paris, le 17 février 1862Monsieur Braneht Bey5, rue Godot de MauroyParisAinsi qu'il a été convenu entre nous, je viens, Monsieur, vous soumettre mes propositions pour la fourniture de charbons à Alexandrie.Je vous offre de vous livrer, pendant l'année courante, moitié Cardiff, moitié Newcastle, au prix commun de F 37,50 la tonne anglaise, suivant le prix des connaissements, rendue sous Palan à Alexandrie (coût fret et assurance), valeur comptant dès la livraison effectuée.[...]Si cette proposition peut vous convenir, il nous restera à déterminer les quantités à fournir et les époques d'expédition, et à régler entre nous les conditions d'un compte courant pour mes factures et vos remises.Autrement je vous fais une seconde proposition : soit celle de vous livrer les charbons soit à Cardiff, soit à Newcastle au prix uniforme de huit shillings et six pence (8/6) la tonne franco à bord, valeur à 90 jours de la date des connaissements. J'affrète les navires suivant vos instructions - au mieux de vos intérêts - et je ferai aux capitaines les avances nécessaires.[...]Enfin, je vous offre également de vous fournir des cokes de Newcastle, soit à F 54 la tonne, rendue sous palan à Alexandrie soit à dix shillings six pence (10/6) la tonne, à bord, à Newcastle ou Sunderland.

1862.02.21.De C. Mautin.Police d'assurances du Séphora.Avenant.Original

Document original

1862.02.24.Au directeur des Colonies.Paris.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 12 février 1862 au 1er mars 1862Paris, le 24 février 1862Monsieur le conseiller d'État, directeur des ColoniesParisLorsque j'ai eu l'honneur de conférer avec vous, Monsieur, du projet de chemin de fer de Karikal, vous avez bien voulu me dire qu'une objection restait à combattre.La Compagnie, qui offre de se charger de la construction de ce chemin de fer, réclame de l'État la garantie de six pour cent (6%) par an sur les sommes dépensées. Ce taux semblerait trop élevé et on désirerait le réduire à cinq pour cent (5%) l'an.Je prends la liberté de vous soumettre quelques considérations, qui, je l'espère, auront à vos yeux plus de poids que l'objection alléguée.Selon le point de jonction qui sera adopté, la dépense totale doit varier de quatre (4) à cinq (5) millions de francs. Or, si le gouvernement français reconnaît utile de doter notre établissement de Karikal d'une voie de communication rapide, qui le relie à l'intérieur de contrées immenses et riches de produits naturels qui nous manquent, ce n'est pas une dépense hypothétique de quarante (40) à cinquante (50) mille francs par an qui arrêtera la réalisation de son idée. C'est là cependant toute la portée de l'objection : un pour cent de différence sur le taux d'intérêt à desservir, peut-être, sur une somme de quatre à cinq millions de francs, soit 40 à 50 mille francs par an.Mais si cette considération ne pèse, comme je le pense, que médiocrement dans les conseils du gouvernement, elle est au contraire d'un intérêt majeur aux yeux des personnes appelées à faire les fonds de l'entreprise.La certitude d'un placement de capital à six (6) pour cent l'an, et garanti par l'État, décidera l'apport des sommes nécessaires qui, sans cet avantage, chercheront d'autres emplois.Il ne faut pas perdre de vue que chez nous, en France, les capitaux sont timides pour les entreprises lointaines et que les Indes orientales ne sont pas chez nous connues, je dirai familière à l'esprit de tous, comme elles le sont en Angleterre. Et cependant le gouvernement anglais a dû, pour attirer les capitaux nécessaires à l'établissement de ses chemins de fer dans l'Inde, garantir aux capitaux un loyer plus élevé que celui qu'ils trouvent en Angleterre.[...]A l'appui de mon raisonnement, je prendrai pour point de comparaison, les chemins de fer algériens. Le gouvernement français a garanti un intérêt de cinq pour cent l'an (5%), et cependant le capital n'a pu être complété, et les actions de cette Compagnie sont aujourd'hui cotées à la Bourse à 10 ou 15%, et au-dessous, de leur cours d'émission.[...]J'ai la ferme conviction que le chemin de fer de Karikal couvrira, par ses propres ressources, toutes ses dépenses, et assurera à vos actionnaires un bénéfice raisonnable, sans avoir recours à la garantie d'intérêts que les fondateurs doivent cependant, par prudence, solliciter du gouvernement.[...]

1862.02.26.A H. Richard Koenig.Alexandrie.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 12 février 1862 au 1er mars 1862Paris, le 26 février 1862Monsieur H. Richard KoenigA Alexandrie - ÉgypteVous confirmant ma lettre du 3 courant, j'ai le plaisir de vous annoncer que les dix tonnes de fer, que vous m'aviez demandées de Cardiff, sont déjà en mer, chargées sur le navire "Reays" à votre destination.[...]Ma lettre était terminée, comme me parvint la vôtre du 17 courant.Nous sommes donc d'accord sur les diverses conditions qui doivent régler nos rapports. De mon côté, je ferai tout ce qui dépendra de moi pour donner de l'importance à ces relations.Voici les prix auxquels je puis vous facturer les charbons, la tonne franco à bord :Newcastle - neuf shillings (9/) - Escompte 2½ pour cent comptant,Cardiff - neuf shillings (9/) - Escompte 2½ pour cent comptant,Grimsby - neuf shillings et 6 pence (9/6) - Sans escompte comptant.Ce dernier charbon est plus cher mais le port présente des occasions de fret à prix avantageux.Coke de Newcastle pour locomotives : onze shillings (11/) la tonne - Escompte 2 ½ pour cent comptant.Quant aux produits chimiques, dont vous me demandez les prix, je suis obligé de me renseigner auprès de ma Maison de Newcastle, et, dans quelques jours, une nouvelle lettre de moi vous portera les renseignements que vous demandez.Recevez...

1862.03.03.A Emile Pereire.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse du 1er mars 1862 au 20 mars 1862Paris, le 3 mars 1862Monsieur Émile Pereire - ParisMonsieur,Dans une conversation trop tôt interrompue, j'ai eu l'honneur de vous exposer mon regret de me voir depuis longtemps privé de prendre part au mouvement d'affaires de la Compagnie générale maritime, et vous avez bien voulu me dire que vous verriez avec plaisir une occasion se présenter pour moi de m'y rattacher.Cette occasion me semble se présenter naturellement par suite des besoins considérables de charbons nécessaires au service des nouveaux steamers de la Compagnie pour la ligne des Antilles et du Mexique.Je suis convaincu que je puis être utile à la Compagnie en mettant à sa disposition, immédiatement, une organisation toute montée en Angleterre et fonctionnant depuis bientôt onze ans pour le service de la Compagnie des Messageries impériales et je vous demande la permission d'entrer dans quelques détails à ce sujet.Pour assurer les approvisionnements de votre Compagnie au point de départ de France et dans ses diverses stations, il faut, ou se mettre dans les mains de courtiers en Angleterre, ou y établir une agence. Le premier moyen présente des inconvénients graves. Le courtier est l'homme des armateurs et des capitaines ; leur intérêt passe toujours avant celui de l'affréteur. Je n'ai pas besoin d'entrer dans de plus longs détails.Etablir une agence n'est pas chose facile et, quelles que soient l'intelligence et l'honorabilité des hommes que l'on peut envoyer en pays étranger fonder un établissement de ce genre, il se passera bien du temps avant qu'ils aient pu connaître leur terrain et les choses et les hommes qu'ils seront appelés à pratiquer. En outre, l'importance même des affaires nécessite de la part de la Maison de Paris une grande confiance et une grande surveillance de tous les détails de cette comptabilité à l'étranger.Si la Compagnie générale maritime, au contraire, après mûr examen de ma proposition, voulait me confier le soin de ses intérêts en Angleterre, elle profiterait immédiatement de ma position acquise dans tous les ports d'Angleterre spéciaux pour le commerce des charbons, et je lui éviterais les embarras et les dangers de toute nature que je viens de vous exposer sommairement.Je prends donc, Monsieur, la liberté de vous proposer de me charger de toutes les expéditions de charbons nécessaires aux services de la Compagnie générale maritime.Mes conditions avec elle seraient celles pratiquées, depuis 10 ans et plus, entre la Compagnie des Messageries impériales et moi. Moyennant une commission très modeste, agissant d'ailleurs d'après les instructions directes de la Compagnie, je la débarrasserais de tous les soins de correspondance, de l'affrètement, de l'embarquement, des avances aux capitaines et de tous mouvements d'argent à l'étranger, et aussi du soin des assurances, dont le coût est couvert par les commissions que m'alloue la Compagnie des Messageries.Je ne m'étendrai pas plus longuement sur les avantages réels que je crois pouvoir offrir, et si ma proposition vous semble mériter un examen plus approfondi, je serais heureux d'en discuter à fond les détails avec M. votre Frère, qui, je crois, s'occupe plus spécialement de ces affaires maritimes.Veuillez...

1862.03.14.A John Chapman.Londres.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 1er mars 1862 au 20 mars 1862Paris, le 14 mars 1862Monsieur John Chapman - LondresHier j'ai eu l'honneur d'être appelé par le Ministre de la Marine, duquel relève la question de Karikal, et je m'empresse de vous faire connaître le résultat de cette audience.Somme toute, l'accueil a été bienveillant et le Ministre est favorable à l'affaire.Après être entré dans les détails et m'avoir expliqué les études faites, les objections mises en avant et détruites par l'examen, le Ministre m'a dit que le gouvernement acceptait le projet - sauf l'examen définitif du Conseil d'État - que la préférence serait donnée au parcours le plus long, soit celui de Trivalur à Karikal, et que la somme demandée de cinq millions de francs serait acceptée comme raisonnable et nécessaire à la complète installation de ce chemin.Mais ma demande d'une garantie de l'intérêt à raison de 6% l'an paraît inadmissible au Ministre. Ce n'est pas lui personnellement qui la repousserait. Il produira ma demande telle quelle, si je persiste à la maintenir, mais il est convaincu, à l'avance, qu'elle sera refusée par le Conseil d'État. [...]Jamais le Conseil d'État ne consentirait à autoriser une garantie au-dessus de 5% et par esprit d'économie, et par respect pour le crédit et la dignité du pays.Cette question du taux d'intérêt à garantir est la seule objection sérieuse qui fasse obstacle à la réalisation de nos projets. Mais l'obstacle est insurmontable. Il nous faut donc réduire nos prétentions à 5% l'an si nous voulons réussir.Avec un intérêt de 6% garanti, j'aurais réuni facilement à Paris la somme totale de cinq millions. Avec 5% seulement, j'échouerais complètement et ce serait un échec irréparable. Il s'agit donc de voir entre nous si vous pouvez trouver à Londres le capital nécessaire et je pense que vous devez y réussir. [...]Comme je l'ai dit en commençant, le gouvernement français paraît disposé à accepter le chiffre de cinq millions de francs, et M. Bruce, l'entrepreneur, a déclaré se charger à forfait de l'installation complète moyennant 180.000 £, soit 4 500.000 francs. La différence entre ces deux chiffres est de 500.000 francs, somme qui doit couvrir le bénéfice des [...] de l'entreprise, les commissions à allouer aux banquiers et autres dépenses prévues et imprévues, [soit dans le nombre ces dernières,] les intérêts peut-être perdus pendant la construction du chemin, sur les capitaux déboursés, question qui reste à examiner.Ce chiffre de 500.000 francs semble donc, à premier aspect, le très rond et très satisfaisant. [...]Vous aurez donc à examiner, avant de rien engager sérieusement, si M. Bruce a bien dit son dernier mot, et s'il ne consentirait pas à réduire d'une manière importante le chiffre de 180.000 £ qu'il demandait en 1858. [...]

1862.04.01.De C. Mautin.Police d'assurances du Séphora.Avenant.Original

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1862.04.08.Au ministre de la Marine et des Colonies.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse du 7 avril 1862 au 28 avril 1862Paris, le 8 avril 1862Monsieur le Ministre de la Marine et des ColoniesParisMonsieur le Ministre,Dans l'audience dont vous avez bien voulu m'honorer le 13 du mois dernier, vous avez eu l'extrême bonté d'examiner avec moi dans tous ses détails, le côté financier du projet de chemin de fer destiné à relier notre possession de Karikal aux lignes de chemins de fer anglais.Toutes choses vous paraissaient, sauf approbation du Conseil d'État, acceptables par le gouvernement, moins cependant un obstacle que vous regardiez comme insurmontable.Ma demande de garantie d'un intérêt de 6% l'an vous paraissait inadmissible - même à vos yeux, et surtout inadmissible par le Conseil d'État.Les raisons et arguments que je pris la liberté d'opposer à votre opinion ne purent la modifier et vous eûtes la bonté de m'engager à étudier de nouveau la question.Depuis ce temps, M. le Ministre, j'ai pris de nouveaux renseignements auprès de mes amis d'Angleterre, et je vais vous en soumettre le résultat.Je puis vous affirmer, aujourd'hui, qu'en Angleterre toutes les garanties coloniales, sauf une exception, offrent aux capitaux un intérêt de 6% l'an, et que, malgré cet avantage, les diverses actions des colonies anglaises restent encore au-dessous du pair. Il serait donc de toute impossibilité de trouver en Angleterre le capital nécessaire que je vous ai déclaré nettement ne pouvoir trouver en France, avec une garantie de 5% l'an seulement.C'est donc sur le marché français seulement que je dois compter pour trouver les capitaux nécessaires à l'entreprise projetée, et je dois ajouter de suite, et sans aucun détour, que même avec la garantie d'un intérêt de 6% l'an, garantie coloniale et non du gouvernement, je ne compte encore nullement sur le succès. Quelques démarches déjà tentées, légèrement il est vrai, m'ont fait entrevoir des difficultés sérieuses. Nos capitaines français, ainsi que j'ai déjà eu l'honneur de vous l'exposer, sont timides aux opérations lointaines.Dans cette position, que j'ai dû vous exposer en toute sincérité, il vous reste à examiner, M. le Ministre, si vous croyez convenable de donner suite au projet, et si le résultat, à en espérer un jour pour nos établissements de l'Inde, mérite que le gouvernement le prenne sous sa protection et lui vienne en aide par la garantie d'un intérêt élevé offert aux capitaux.Si telle est votre pensée, j'aurai l'honneur de recevoir vos nouvelles instructions, et, autorisé par vous à compter sur une garantie de 6% l'an, je donnerai, sans perte de temps, suite sérieuse aux négociations, que je n'ai fait encore qu'effleurer, auprès des établissements de crédit placés pour mener à bien pareille entreprise.Veuillez bien agréer, M. le Ministre, l'assurance de ma parfaite considération.

1862.04.10.A Weisweiller et Bauer.Madrid.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 7 avril 1862 au 28 avril 1862Paris, le 10 avril 1862Messieurs Weisweiller & Bauer - MadridJe prends, Messieurs, la liberté de vous entretenir des fournitures charbons que le gouvernement espagnol demande pour ses possessions des Philippines et de Cuba.Je n'ai pas l'honneur d'être connu de vous, mais je pense paraître à vos yeux compétent dans ces sortes d'affaires en vous exposant qu'en 1859 et en 1860, j'ai fourni les charbons à la Compagnie des chemins de fer de Madrid à Saragosse et à Alicante, et que ce contrat m'est échu pour cette année courante, que je suis le fournisseur exclusif des Messageries impériales pour tous leurs services maritimes de la Méditerranée et de l'Inde, et que j'ai fait des fournitures considérables à la Marine de France, tant qu'elle a demandé des charbons anglais. Ma maison est établie depuis douze ans à Cardiff et Newcastle et sur d'autres points de l'Angleterre.Le gouvernement espagnol demande donc aujourd'hui 50.000 tonnes de charbon. L'affaire en elle-même est déjà considérable, mais, en outre, le cahier des charges est hérissé de détails et impose des conditions si exorbitantes que cette entreprise ne peut être raisonnablement tentée que par des maisons hors ligne, comme la vôtre, et dont la force financière et la haute position peuvent aplanir des difficultés insurmontables pour les fournisseurs ordinaires.C'est en appréciant ces conditions générales que j'ai reculé devant l'idée de me mettre sur les rangs, et que j'ai songé à vous offrir mon concours honnête et expérimenté. S'il pouvait vous convenir d'aborder une affaire de cette nature, peu de concurrents se présenteront, je le pense du moins, et les chances, en ce cas, sont belles pour obtenir un prix largement rémunérateur.Supposant donc qu'il puisse vous convenir d'entreprendre ces fournitures, je mettrais à votre disposition mes moyens d'exécution en Angleterre et me chargerais de l'entier accomplissement des expéditions pour votre compte.Comme le temps presse, je n'attendrai pas votre réponse à l'ouverture, que j'ai l'honneur de vous soumettre, pour vous exposer quels seraient les prix probables de revient aux deux destinations indiquées : les Philippines et Cuba.Je désire vivement, Messieurs, que ces détails puissent être de quelque intérêt à vos yeux, et si vous vous décidez à tenter ces opérations, je serais heureux de me voir chargé de vos intérêts. Je me crois en position de les servir utilement. Je me serais rendu exprès à Madrid en vue de vous entretenir verbalement de ces fournitures mais une affaire de haute importance pour moi nécessite impérieusement ma présence à Paris.[...]

1862.04.10.De C. Mautin.Police d'assurances du Séphora.Original

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1862.04.19.A Henry Josse - Hte Worms Grimsby

Origine : Copie de lettres à la presse du 7 avril 1862 au 28 avril 1862Paris, 19 avril 1862Monsieur H. Josse - GrimsbyNos lettres du 17 se sont croisées.Voici les chaleurs qui semblent vouloir commencer. Je pense donc qu'il nous faut renoncer à expédier du Pitch à Marseille.Voici la marche que vous devez suivre pour votre consulat.Écrivez au Consul général de France à Londres une lettre dans laquelle vous lui exposerez que les exportations de produits manufacturés par Grimsby, destination de Dieppe, ont pris une grande Importance, que le manque d'un agent consulaire français à Grimsby apporte des entraves sérieuses à la régulière expédition des marchandises par les steamers, dont la direction vous est confiée, et que le commerce de Rouen et de Paris ont adressé une pétition dans le but de faire établir à Grimsby un agent consulaire français dont la présence ferait disparaître toutes les difficultés subies jusqu'à ce jour et permettrait la plus prompte expédition des steamers, que, dans cette position, vous, sujet français, établi depuis 10 ans en Angleterre, représentant de M. Worms à Paris, Grandchamp de Rouen et [pouvant] vous recommander de tout le commerce de Grimsby et des administrateurs de chemins de fer qui y aboutissent, vous sollicitez de lui, M. le Consul général, d'examiner cette question d'un consulat à établir à Grimsby, et que, si comme vous le pensez, il reconnaît l'utilité de cette [...] vous espérez qu'il voudra bien vous recommander à M. le Ministre des Affaires étrangères à Paris pour que les fonctions d'agent consulaire vous soient confiées.Vous me préviendrez quand votre lettre sera partie, et alors je demanderai à M. Esnault Peltrie, de Paris, d'appuyer votre démarche auprès du Consul de Londres.E[...] Marseille. Note de réclamation incluse de Paul, pour laquelle je vous débite de £ 1.7.5.Recevez...

1862.04.30.A Henry Josse - Hte Worms Grimsby.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 28 avril 1862 au 16 mai 1862Paris, 30 avril 1862Monsieur H. JosseGrimsbyJe vous confirme ma lettre d'hier avec remise : £ 1.168.8.9.Voilà copie de la réponse du Consul général de Londres à M. Esnaut Peltrie : l'affaire va donc bien de ce côté. Je vais tâcher de faire avancer la question ici au Ministère.CopieLondres, le 29 avril 1862J'ai reçu en son temps ta lettre du 25 courant. Effectivement ton recommandé m'avait déjà soumis l'opportunité qu'il pourrait y avoir à établir un vice-consulat français à Grimsby. Avant d'appelé à ce sujet l'attention du Ministère des Affaires étrangères et de demander moi-même l'autorisation de conférer le brevet, je viens de poser à M. Josse quelques questions préalables sur l'importance de notre navigation dans le port de sa résidence. Si son Excellence approuve cette nouvelle création, tu ne doutes pas de l'empressement avec lequel je proposerai ton candidat, et il y a toute probabilité qu'il serait nommé. Ce ne serait en tous cas qu'un emploi sans rétribution fixe, c'est-à-dire qu'il ne rapporterait que certains droits assez insignifiants. Mais je suppose que M. Josse fait cette demande dans le but d'ajouter à la considération qu'il s'est déjà acquise et que la question d'intérêt est ici secondaire.Paris, le 30 avril 1862

1862.05.16.A Joseph Stein de Trieste.Paris.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 28 avril 1862 au 16 mai 1862Paris, le 16 mai 1862Monsieur Joseph Stein de Trieste à ParisVous avez bien voulu m'exposer, dans notre conversation, qu'il y aurait avantage réciproque pour nous à trouver en Angleterre des navires qui, en même temps qu'ils affrèteraient pour porter des charbons à Trieste et Venise, traiteraient pour un fret de retour sur Angleterre ou France avec chargement de céréales. Ces navires devraient s'arrêter à Cork ou à Falmouth pour, là, recevoir les ordres de destination définitive.Pour faciliter ces affrètements liés et pouvoir choisir dans le nombre des navires ceux qui conviendraient le mieux pour la classification au transport des grains, il serait utile d'assurer un mouvement de sortie de charbon Cardiff, à destination de Trieste ou Venise. Vos relations avec MM. les directeurs du Lloyd autrichien à Trieste et de la Compagnie des chemins de fer lombards vénitiens à Venise, vous mettent à même d'atteindre ce but, et de mon côté, je vous autorise à vendre 6.000 tonnes de charbon Cardiff à vapeur, livrables sous palan à Trieste et Venise.[...]En affrétant les navires pour le transport du charbon, je les fixerais aussi pour un retour de grains, ainsi qu'il est expliqué plus haut et selon les instructions et limites que vous me donneriez alors.[...]Je désire, Monsieur, que nous puissions créer un commencement de relations et je serais heureux de le voir ensuite se développer plus largement.Veuillez...

1862.07.26.De Hte Worms Newcastle.Charte-partie.Original

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1862.07.29.A Trivulzi, Hollander et Cie.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse du 12 juillet 1862 au 31 juillet 1862Paris, le 29 juillet 1862Messieurs Trivulzi Hollander & CieEn villeLa présente a pour but de régulariser entre vous, Messieurs, et moi les conditions de l'opération des 50.000 (cinquante mille) fusils à fournir au gouvernement italien.En suite des entrevues à Turin de Monsieur Trivulzi avec mon agent, M. Muston, il a été convenu que nos deux maisons suivraient cette affaire de compte à demi. Nous avons autorisé M. Muston à déposer une soumission collective. Elle a été acceptée par le Ministre le 26 courant, et il ne reste plus qu'à obtenir la ratification, par le Conseil d'État du gouvernement Italien, du marché dont je vous remets, sous ce pli, la copie reçue de mon agent, M. Muston.Je vous prie, Messieurs, de vouloir bien me confirmer que nos deux maisons restent engagées pour l'exécution de ce marché et qu'elles en courront de compte à demi les chances, bonnes ou mauvaises.Je vous prie aussi de m'indiquer dans quels termes mon agent, M. Muston, doit nous engager envers la personne de Turin qui nous a facilité l'obtention de ce marché. Monsieur Trivulzi a discuté l'affaire avec cette personne ; il saura donc mieux que moi dicter les conditions à arrêter avec elle.Dès que le Conseil d'État aura donné sa sanction au marché, je vous en informerai et nous aurons à nous entendre, vous, Messieurs, et moi sur la marche à suivre pour sa meilleure exécution.Veuillez agréer, Messieurs, l'assurance de ma parfaite considération.H. Worms

1862.08.07.De C. Mautin.Police d'assurances du Séphora.Avenant.Original

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1862.09.05.A Accosato Peirano et Cie - Compagnie des bateaux pour le service postal.Gênes

Origine : Copie de lettres à la presse du 20 août 1862 au 9 septembre 1862Paris, le 5 septembre 1862Messieurs Accosato Peirano & Cie(Compagnie des paquebots pour le service postal)GênesDans mon entrevue à Gênes, avec vous, Messieurs, je vous ai témoigné tout mon désir de pouvoir m'entendre avec vous pour la fourniture des charbons nécessaires au service de vos steamers. Aujourd'hui, j'ai l'honneur de vous soumettre mes idées et mes propositions pour l'exécution de cette fourniture.Les variations fréquentes dans les prix des frets pour les divers ports qui vous intéressent, rendent un marché à forfait dangereux pour votre compagnie et pour le fournisseur. La Compagnie des Messageries impériales, dont je suis le fournisseur exclusif depuis la création de ses services maritimes, soit depuis onze années révolues, a reconnu ce danger. Depuis neuf années, j'agis pour le mieux de ses intérêts, à titre de commissionnaire, et l'expérience de ce mode a déterminé la compagnie à le suivre invariablement.Je vous propose donc, Messieurs, d'adopter ce système, et voici comment nous aurions à procéder :Chaque mois, vous me donneriez vos ordres d'affrètement et d'expéditions pour vos différents dépôts de charbons.J'affréterais les navires nécessaires, au mieux de vos intérêts, suivant le cours des frets, hâtant ou ralentissant mes affrètements selon l'urgence de vos besoins et la probabilité de hausse ou de baisse sur les frets.Je chargerais les charbons les meilleures mines de Cardiff ou de Newcastle, selon vos indications. Les mêmes que ceux que je livre aux Messageries.Je vous facturerais ces charbons, soit Cardiff, soit Newcastle, aux prix uniforme de 8/6 - huit shillings et six pence - la tonne anglaise.H. Worms

1862.10.17.Entre A. Grandchamp Fils et H. Worms.Acte social.Rouen

Origine : Copie de lettres à la presse du 10 octobre 1862 au 27 octobre 1862Copie 196, page 220Joint à la lettre à A. Grandchamp Fils du 17 octobre 1862.Entre les soussignés, Monsieur A. Grandchamp Fils et Monsieur H. Worms, a été convenu ce qui suit :La société en commandite existant entre eux, sous la raison sociale A. Grandchamp Fils, et devant expirer au 30 juin 1863, est prorogée d'un commun accord, pour une nouvelle période de huit années, qui expireront au 30 juin 1871, avec les modifications suivantes :Le cercle des opérations de la première société est étendu. Elle aura maintenant pour but :1°- Les armements maritimes,2°- Les transports par terre et sur mer,3°- Le commerce du charbon de terre.Le capital social reste fixé à quatre cent mille francs, qui seront fournis comme suit :- Deux cent soixante mille francs par M. A. Grandchamp Fils,- Cent quarante mille francs par M. H. Worms à titre de commandite.Les écritures seront tenues comme il a été dit dans l'acte en date du 30 juin 1853, et le partage des bénéfices aura lieu comme suit :- 50% pour M. A. Grandchamp Fils- 30% pour M. H. Worms- 20% pour M. E. Leblanc, à titre d'intéressé.Messieurs A. Grandchamp Fils et E. Leblanc prélèveront, en outre, chacun une somme de six mille francs par an pour leur travail, le premier comme gérant, le second comme vendeur et fondé de pouvoirs. Dans le cas où les bénéfices de l'année n'atteindraient pas la somme de douze mille francs, Monsieur A. Grandchamp Fils n'aurait pas droit à ce prélèvement de six mille francs.Chacun des associés s'engage à ne pas prélever chaque année plus de la moitié de ses bénéfices, l'autre moitié devant servir à augmenter sa mise de fonds jusqu'à concurrence du capital élevé à six cent au lieu de quatre cent mille francs.Monsieur Grandchamp est autorisé à acheter ou faire construire pendant le cours de la société un ou plusieurs navires à vapeur de même qu'il pourra les revendre s'il le juge convenable.En cas de décès de H. Grandchamp, la société sera dissoute.En cas de décès de M. Worms, la société continuera avec ses héritiers.Toutes les autres conditions relatives au commerce du charbon restent comme dans l'acte en date du 30 juin 1853, sauf toutefois les modifications suivantes :- Aucune rente ne sera plus servie à M. Chabert à partir du 1er juillet 1863.- M. Grandchamp ne sera plus tenu de se servir spécialement des agents de M. Worms en Angleterre pour l'expédition du charbon ni pour l'affrètement des navires. Dans ce cas et en prévenant M. Grandchamp trois mois à l'avance, M. Worms aura le droit d'exiger la dissolution de la société et M. Grandchamp aurait une année devant lui pour rembourser à M. Worms le montant de sa commandite.

1862.10.20.Entre Vincenzo Fogliano et H. Worms.Turin.Original

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