73 résultats

1850.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence. Il reprend notamment un important travail d'analyse effectué par la Maison Worms dans les chronos de correspondance – préalablement à la rédaction du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie –, et plus particulièrement, en ce qui concerne l'année 1850, dans :

  • les copies de lettres à la presse : n°9 – du 11 novembre 1849 au 9 janvier 1850 1850 ; n°10 – du 9 janvier 1850 au 28 février 1850 ; n°11 – du 1er mars 1850 au 5 avril 1850 ; n°12 – du 5 avril 1850 au 13 mai 1850 ; n°13 – du 13 mai 1850 au 22 juin 1850 ; n°14 – du 22 juin 1850 au 31 juillet 1850 ; n°15 – du 31 juillet 1850 au 13 septembre 1850 ; n°16 – du 13 septembre 1850 au 6 novembre 1850 ; n°17 – du 6 novembre 1850 au 6 décembre 1850 ; et n°18 – du 6 décembre 1850 au 17 janvier 1851 ;
  • et les doubles du courrier reçu par le siège, à Paris, entre 1848 et 1854.

Dans le cadre de cette étude, la correspondance sélectionnée pour son intérêt historique a été résumée ou reproduite en intégralité ou partiellement sur des fiches manuscrites, qui se comptent par centaines. Les lettres les plus significatives ont été dactylographiées. (Ces copies sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé – en bleu + soulignement.) Ces sources ont en outre été synthétisées et commentées dans les notes suivantes :

  • "Historique (dépouillement des copies de lettres)", daté du 20 janvier 1938
  • "Origines de la Maison Worms & Cie (septembre 1842-décembre 1851)", document classé en 1948
  • "Historique de  la Maison Worms & Cie (1848-1874)", classé en 1948
  • "Historique de Worms & Cie - 1ère partie (1848-1877)" daté de janvier 1948
  • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948.
A ce corpus sont joints des extraits de documents originaux conservés par la Maison et des renseignements provenant notamment :
  • des services administratifs : état civil et tribunaux de commerce...
  • des annuaires et études notariales...
  • de la presse, des revues et ouvrages d'histoire...

1850.01.02.A Edouard Rosseeuw.Newcastle

[b]Origine :[/b] Copie de lettres à la presse n°9 - du 11 novembre 1849 au 9 janvier 1850 -page 83 Paris, le 2 janvier 1850 Monsieur Rosseeuw à NewcastleJe compte recevoir demain une lettre de vous qui m'annoncera votre heureuse arrivée à Newcastle. Je désire que vous mettiez votre séjour à profit pour arriver à établir nos rapports avec ce pays sur des bases plus rationnelles que celles sur lesquelles nous marchons depuis notre début dans le commerce de charbon. Je vous rappelle que j'ai une réclamation ou plutôt un compte à fournir à M. Carr pour majoration du compte à demi. Cette affaire qui a été conçue par Cruzel est restée là depuis le départ de ce dernier, lui seul la connaît bien, j'attends son arrivée à Paris pour qu'il la tire au clair. Veuillez seulement dire à M. Pring qu'à l'occasion il la rappelle à M. Carr afin qu'il ne pense pas que j'ai perdu de vue cet objet. Chabert a prévenu M. Pring que chaque fois qu'il trouverait des petits navires de 4 à 6 keels pour Rouen de ne pas les laisser échapper. II lui a aussi donné un ordre pour un petit navire Helton. Chabert m'annonce avoir à peu près terminé une vente de 10 à 11 keels Cowpen pour Dieppe. J'aurai demain une lettre de lui qui me dira si c'est une affaire conclue. J'enverrai demain ou après une remise en livres Sterling à Pring qui devra servir à solder la facture que j'attends. Chabert vous a adressé une lettre qui vous explique toutes les observations relatives aux difficultés qu'il éprouve dans les opérations. Examinez les attentivement pour y porter remède si c'est possible. Recevez mes cordiales amitiés.H. Worms

1850.01.09.A M. Chabert.Rouen

Origine : Copie de lettres à la presse n°9 - du 11 novembre 1849 au 9 janvier 1850 - page 2Paris, le 9 janvier 1850Monsieur Chabertà RouenJ'ai reçu votre lettre du 8 courant. Votre compte est débité de :138,20 que vous avez reçus de Fabre24,00 que vous avez reçus de [Houtefort]46,00 que vous avez reçus de Houel208,20 ensembleJe reçois à l'instant une lettre de M. E. Rosseeuw de Newcastle. Il a conclu un traité avec M. Carr de 10 000 chaldrons composés à notre choix de :Cowpen-HartIey à 16/6 escompte 21/2 pour cent, sans bonification, extra-mesure.Felling-main à 13/6 escompte 21/2 pour cent, sans bonification, extra-mesure.Carr's-HartIey à 17/ - 17/2 pour toute la France, Havre excepté.II a de plus traité avec la mine de West Hartley, pour 10 000 tonnes à 17/ Escompte 21/2 pour cent. Pour ce dernier charbon, à cause du fret qui sera meilleur marché de 5 Schillings par keel que pour le Cowpen ; nous avons le même prix de revient à peu près.Je vous prie, Monsieur Chabert, de presser la rentrée des sommes qui restaient dues au 31 décembre dont quelques-unes sont assez anciennes, surtout les ventes à des particuliers afin que je puisse balancer tous ces comptes.Agréer mes salutations empressées.H. WormsLes deux marchés conclus à Newcastle sont confidentiels. Je vous serai obligé de ne communiquer à qui que ce soit les conditions qui ont été consenties.

1850.02.22.De Liais Le Jeune.Cherbourg.A Edouard Rosseeuw.Le Havre.Original

Courrier originalLe PDF de ce document est consultable à la fin du texte.[Sur l'enveloppe :] M. E. Rosseeuw, nég., poste restante au Havre[Page 1]Cherbourg, le 22 février 1850Monsieur E. Rosseeuw au HavrePrivé, Monsieur, de vos lettres à répondre, je viens vous prévenir que nous aurons le 28 mars prochain 2 adjudications pour fourniture de charbon à la Marine. Je vous remets ci-joint ma note sommaire des principales conditions des cahiers des charges. Si vous désirez de plus amples renseignements, je suis tout à votre service et vous prie, Monsieur, d'agréer mes civilités empressées.Liais Le Jeune[Page 2]Adjudication du 28 mars 18502.000.000 kilog. de charbon de terre en roche pour bâtiments à vapeur et fonderiesDépôt prov. F 2.000Cautionnement F 5.000A livrer du 1er mai au 1er juillet 1850Art. 8.Les charbons devront provenir exclusivement des mines de West Hartley, Carr's Hartley, Stewards-Wall's end, Davison's West-Hartley, Buddle's Hartley, Cowpen Hartley et Derwent Water's Hartley. Le transport sera effectué par navires français.-----------------4 500 hectolitres de charbon de terre pour coke de toute origineDépôt prov. F 300Cautionnement F 900A livrer 1.500 hectolitres 2 mois après la notification de l'approbation du marché 2.000 hectolitres 4 mois après la notification de l'approbation du marché 1.000 hectolitres Avant l'expiration du marché qui durera un an 4.500 hectolitresLe transport sera effectué par navires français. Le charbon sera en menus morceaux et pèsera au moins 80 k l'hectolitre ras.

1850.02.23.A Levesque Frères.Lillebonne

Origine : Copie de lettres à la presse n°10 - du 9 janvier 1850 au 28 février 1850 - pages 98-96Paris, le 23 février 1850Messieurs Levesque FrèresLillebonneDepuis que j'ai eu le plaisir de vous voir, j'ai reçu d'Angleterre quelques renseignements sur le fret, et autres points qui me mettent à même de bien vous préciser aujourd'hui ma proposition pour la fourniture des charbons à votre usine.Comme je vous l'ai dit, je vous fournirai le West-Hartley à 18/6 - à bord - en gros charbon ou à l6/6 la même qualité mais en tout venant de la mine ; la qualité sera la même, seulement le charbon sera moins propre et moins gros.Sunderland 1ère qualité 19 à bord - ou enfin une sorte intermédiaire, brûlant moins vite que le Newcastle, et plus vite que le Sunderland - 19/6 à bord.D'après les renseignements que j'ai pris à Rouen et en Angleterre, la différence de fret entre Rouen et Caudebec ne serait guère que de 5 à 10 Shillings par keel, mais je vous fais la proposition suivante :Si vous voulez faire un marché à l'année avec moi je vous garantirai un fret de 11 livres le keel pour Caudebec, et si la Commune de mes frets est au-dessous de 11, vous jouirez de la différence, seulement je vous demanderai de forcer l'approvisionnement autant que possible en septembre pour éviter les frets élevés de l'hiver.Mes prix à bord seront à 120 jours de la date du connaissement, au change F 25,50. La maison de Newcastle fournira sa traite sur vous.Les assurances maritimes, remorquage, gratifications éventuelles aux capitaines restent à votre charge.Pour le paiement du fret je vous enverrai de Paris, si cela vous convient, l'argent anglais nécessaire au change de F 25,50 toute l'année. Valeur comptant et sans perte aucune, pour moi, puisque vous devez payer comptant le capitaine. Vous jouirez de l'escompte de 1% que l'on m'alloue sur le fret.Par le calcul suivant vous verrez que la 1ère qualité de gros charbon West Hartley vous ressortira à F 2,45, l'hectolitre de 85 kg sur voiture à Caudebec avec escompte de 2% - plus, 120 jours sur le charbon et 1% d'escompte sur le fret - plus enfin la chance de profiter de la baisse du fret au-dessous de 11 £.Le chaldron à bord - 18/6 - valeur à 120 jours.8 chaldrons au keel : £ 7.08.0fret garanti : £ 11.00.0.assurances : £ 0.02.0Soit au change F. 25,50 - le keel F.451,75 : £ 18.10.0F. 451,55 divisés par 21.500 kg (poids du keel)soit en mille k : F. 28,95remorquage : F. 00,75débarquement sur voiture : F. 00,75douane, escompte déduit : F. 05,40Total : F. 28,95Escompte 2% : F. 00,55Soit le douzième pour l'hectolitre F. 2,45 : F. 29,40Les conditions que vous établit mon agent, M. Rosseeuw, doivent vous convenir. Aussi Monsieur Levesque, soyez assez bon pour les examiner et vous acquerrez la conviction qu'il doit y avoir avantage pour vous à me confier vos ordres. Je serai tout heureux de pouvoir renouer d'anciens rapports qui m'ont été si agréables et auxquels j'attache le plus grand prix.Recevez mes cordiales salutations.H. Worms

1850.02.23.A M. Graindor.Lillebonne

Origine : Copie de lettres à la presse n°10 - du 9 janvier 1850 au 28 février 1850 - pages 95-93Paris, le 23 février 1850Monsieur GraindorÀ LillebonneDepuis que j'ai eu le plaisir de vous voir, j'ai demandé en Angleterre et reçu les renseignements sur le fret et autres questions, qui me mettent à même aujourd'hui, de vous faire, pour la fourniture de charbon à votre usine des propositions sérieuses et sur lesquelles j'appelle toute votre attention.Comme je vous l'ai dit à Lillebonne, je vous fournirai la toute première qualité de Newcastle, soit Cowpen Hartley ou Blyth, Carr's Hartley, West Hartley, à 18/6 le chaldron franco à bord, en gros charbon.Je vous donnerai à 16/6 les mêmes charbons, mais en tout venant de la mine. La qualité sera la même, seulement le charbon sera moins propre, Sunderland 1ère qualité - 19/ à bord. Ou bien pour remplacer le mélange que vous faites des Newcastle et Sunderland, je vous propose à 17/6 bord une sorte qui brûlera plus vite que le Sunderland et moins vite que le Newcastle.D'après les renseignements que j'ai demandés en Angleterre et à Rouen, la différence de fret entre Rouen et Caudebec ne serait guère que 5 à 10 shillings tout au plus par keel.Pour cet objet voici ma proposition : si vous voulez faire avec moi un marché d'un an, je vous garantirai un fret de 11 £ le keel pour Caudebec, et si la commune de mes frets ressort au-dessous, vous jouirez de la différence.Seulement je vous demanderai de forcer autant que possible la provision en septembre avant les grands frets d'hiver.Mes prix à bord sont valeur à 120 jours de la date du connaissement : au change F 25,50. Ma maison de Newcastle fournira traite sur vous à 120 jours - assurances maritimes, remorquage, gratifications éventuelles aux capitaines restant à votre charge.Pour le paiement du fret, je vous enverrai de Paris, si cela vous convient, l'argent anglais nécessaire au change de F 25,50 pour toute une année, mais valeur comptant, et sans perte aucune pour moi, puisque vous devez payer comptant au Capitaine.Par le calcul suivant, vous verrez que l'hectolitre de 85 kg en charbon 1ère qualité, tout venant, vous ressortira à F 2,35 l'hectolitre sur voiture à Caudebec, avec escompte de 2% et 120 jours de terme sur la valeur et 1% d'escompte sur le fret, plus la chance de profiter de la baisse du fret au-dessous de 11 £.Le chaldron à bord - 16/6 - valeur à 120 jours.8 chaldrons au keel, soit le keel à bord : £ 06.12.0garanti : £ 10.00.0.assureurs : £ 00.02.0Soit au change : F 25,50 - le keel F.451,55 - £ 17.14.0F 451,55 divisés par 21 500 kg (poids du keel)soit en mille k : F 12,00remorquage : F 00,75débarquement sur voiture : F 06,75douane, escompte déduit : F 05,40 ------------ F 27,90Escompte 2% F 00,55 ------------Soit le douzième pour l'hectolitre F 2,36 : F 28,45M. Rosseeuw vous établit des conditions avantageuses qui vous prouvent tout le désir que j'ai de faire des affaires avec vous. Aussi mon cher Monsieur Graindor, soyez assez bon pour y réfléchir et bien certainement vous aurez la conviction que mes offres doivent être prises en considération. Je n'ai pas besoin de vous dire combien il me serait agréable de renouer des rapports avec vous et je compte sur votre sincère amitié en cette occasion.Recevez mes cordiales salutations.H. Worms

1850.02.25.Au ministre de la Marine et des Colonies.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse n°10 - du 9 janvier 1850 au 28 février 1850 - pages 62-61Paris, le 25 février 1850Monsieur le ministre de la Marine et des ColoniesEn VilleMonsieur le ministre,J'ai l'honneur de vous soumettre l'observation suivante :Le cahier des charges pour l'adjudication de 2 000 tonnes gros charbons au port de Cherbourg, réserve à l'Administration un délai de 25 jours, après lequel seulement elle est tenue de procéder au débarquement des navires importateurs ou de payer les surestaries si elle prolonge encore ce délai.Mais d'après les usages commerciaux, le débarquement doit commencer 24 ou 48 heures après l'arrivée du navire au port, et chaque jour de retard se paie à raison d'environ 50 F pour un navire de 250 tonneaux. Il nous est alloué à peu près 8 jours pour débarquer un navire de cette contenance de 250 tonnes. D'où il résulte que dans les 25 jours réservés à l'Administration, l'adjudicataire devrait débarquer 3 fois, et qu'il court la chance de perdre F 1.250 de surestaries.Je sais que l'Administration fera de son mieux pour accélérer ces débarquements, qu'elle y mettra tout bon vouloir, mais enfin cette faculté lui est réservée, et pour être prudent, les soumissionnaires devront demander un prix qui les garantit contre la chance de ces surestaries, indépendante de son fait.Je prends la liberté, Monsieur le ministre, de vous demander, s'il n'y aurait pas moyen de modifier cette clause du cahier des charges, et de mettre l'adjudicataire à même de livrer ses charbons aussitôt l'arrivée du navire.Veuillez agréer, Monsieur le ministre, l'assurance de ma parfaite considération, et mes salutations empressées.H. WormsRue Laffitte, 46

1850.03.01.A John Carr et Cie.Newcastle

Origine : Copie de lettres à la presse n°11 - du 1er mars 1850 au 5 avril 1850 - page 481Paris, le 1er mars 1850Messieurs John Carr & Cieà Newcastle on TyneSuivant les conditions que vous avez établies avec ma Maison, pendant le séjour de M. Cruzel, à Newcastle, en mai 1849, vous m'avez expédié, Messieurs, 13 chargements de houille, dont la vente devait être opérée de compte à demi et le résultat partagé entre nos deux maisons.Par des lettres que je vous ai écrites précédemment, j'ai eu l'honneur de vous faire tenir les comptes de vente de 9 Navires. Aujourd'hui, je viens vous remettre les comptes de vente des 4 navires qui forment le complément des 13 chargements que j'ai reçus en compte à 1/2 avec vous.Veuillez donc me donner crédit de :£ 4-13-6 soit 119-15 pour votre part dans le résultat du navire "Volant" pour Dieppe£ 10-10-4 soit 268-20 pour votre part dans le résultat du navire "Broadwood" pour Dieppe£ 2-16-8 soit 72-25 pour votre part dans le résultat du navire "Economy" pour le Havre.Je vous ai crédité de :£ 3-1-10 pour votre part dans le bénéfice du navire "Pilgrim" pour Le Havre.Maintenant, Messieurs, pour régler définitivement cette opération, veuillez prendre note que je dépose un mandat sur vous à l'ordre de M. Pring de £ 55-3-6 à 3 jours de vue, pour me couvrir de l'importance du compte que je vous remets inclus, d'autre part.Agréez mes salutations les plus sincères.H. Worms

1850.03.04.A MM. William Morgan Davies.Cardiff

Origine : Copie de lettres à la presse n°11 - du 1er mars 1850 au 5 avril 1850Paris, le 4 mars 1850Messieurs William, Morgan Daviesà CardiffN'ayant pas reçu de réponse à ma lettre du 22 février dernier et craignant qu'elle soit égarée, je viens vous en donner copie, Messieurs, en vous confirmant son contenu.Je ne puis encore faire usage de la lettre que vous m'avez remise pendant mon séjour dans votre ville. La Compagnie des bateaux à vapeur du Havre à New York, n'ayant pas encore pris de décision, mais cela sera terminé dans 15 jours, je pense. Je vous en écrirai.En attendant, veuillez affréter de suite au mieux pour le fret, deux petits navires anglais ou français de chacun 100 tonnes ou au-dessous, pour le Havre, que vous chargerez :1° l'un avec du charbon de M. Wood ;2° l'autre avec du charbon de M. Powell (ce dernier n'est-il pas nommé le Duffryn ?).Vous remettrez le connaissement à mon nom à M. M. Goudchaux & Cie Londres, 13 Birchin lane, sur lesquels vous vous rembourserez à vue, pour mon compte, du montant de vos débours.Je ne vous dis rien pour les prix et escompte, mais je me réserve de vous faire mes observations si vous ne me traitez pas bien.Je vous rappelle aussi que des courtiers de votre place m'offrent la remise de 2 ½ pour cent sur le fret.Le charbon, que je vous demande, est du gros charbon pour bateaux à vapeur.J'attends vos avis et vous salue bien sincèrement.H. Worms

1850.03.08.De Edouard Rosseeuw.A E. Corbière.Morlaix

Origine : Copie de lettres à la presse n°11 - du 1er mars 1850 au 5 avril 1850 - page 393Paris, le 8 mars 1850Monsieur E. Corbièreà MorlaixLe 10 février dernier, j'écrivais à notre ami, Brostram, au Havre les prix auxquels je pourrai vous offrir les charbons pour vos bateaux à vapeur à Morlaix. Je l'ai revu depuis et il m'engage à vous faire une offre, non sous vergues, comme dans ma lettre précitée, mais pour les charbons embarqués dans vos vapeurs.En conséquence, Monsieur, je vous propose aujourd'hui de vous livrer les charbons de Newcastle et de Cardiff, par moitié environ, embarqués dans vos soutes, à raison de F 28 les 1.000 k, payable comptant sous escompte de 3% à la fin de chaque mois.Ces propositions seraient pour le restant de l'année courante ou pour une année complète, à votre choix. J'espère, Monsieur, que vous voudrez bien prendre mes offres en considération. Elles vous sont avantageuses et déjà ma concurrence vous a été favorable au Havre puisque je vous livre à F 2,15 ce que vous payez, à moi F 2,50. C'est une réduction importante par le temps qui court, et j'espère que vous voudrez bien m'en récompenser en me facilitant de nouvelles affaires avec vous.Dans l'attente de votre réponse, je vous présente, Monsieur, mes bien sincères salutations.P. P. H. WormsRosseeuw

1850.03.08.De Edouard Rosseeuw.A Hurault de Ligny et Cie.Rouen

Origine : Copie de lettres à la presse n°11 - du 1er mars 1850 au 5 avril 1850 - page 404Paris, le 8 mars 1850Messieurs Hurault de Ligny & CieRouenJe viens, Messieurs, vous relater les conditions verbales arrêtées ensemble pour la fourniture des charbons anglais à votre bateau à vapeur, le ‘'Robert Guiscard', ou tout autre que vous pourriez armer.Je vous fournirai du charbon West Hartley ou Cowpen Hartley, séparément ou mélangés par moitié, selon que vous le désirerez, embarqués à mes frais dans vos soutes à raison de F 2,10 - deux francs dix centimes - l'hectolitre du poids garanti de 84 K.Le paiement des livraisons se fera chaque mois, ou sur acceptations à trois mois, sous déduction de un demi pour cent d'escompte.Les présentes conditions restent arrêtées entre nous jusqu'à la fin de l'année courante.Veuillez me faire savoir. Messieurs, si nous sommes d'accord.Agréez mes bien sincères salutations.P. P. H. WormsRosseeuw

1850.03.09.De Edouard Rosseeuw.A Geo Insole and Son.Cardiff

Origine : Copie de lettres à la presse n°11 - du 1er mars 1850 au 5 avril 1850Paris, le 9 mars 1850Messieurs Geo Insole & SonCardiffPour répondre à la dernière lettre dont vous m'avez favorisé, j'attendais toujours la conclusion de l'affaire du steamer du Havre à New York, que j'espère toujours traiter, et qui donnerait lieu à des affaires suivies entre nous, mais ce n'est que vers le 15 de ce mois que je serai fixé.En attendant cette solution je viens vous demander quelques renseignements :- A quel prix pourriez-vous me vendre les charbons menus ou poussière résultant des gros charbons ?- Fait-on dans les mines de Cardiff ce que dans le Nord on appelle Nuts ? Et quel en est le prix ? Quel est le prix de fret pour l'hiver en ce moment ? Et comment pensez-vous qu'il se raisonnera d'ici à la fin de l'année ?Recevez mes salutations empressées.P.P. H. WormsE. Rosseeuw

1850.03.12.A Arthur Pring.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°11 - du 1er mars 1850 au 5 avril 1850Paris, le 12 mars 1850M. Pring[...]II va aussi vous demander [...] dans un chargement de Lambton. Voyez donc les propriétaires de cette mine, et leur demandez si oui ou non ils veulent faire des affaires avec nous à 18/ - Ex 2 ½ % - que voilà déjà plusieurs affaires qu'ils manquent avec nous, qui [...] complète les 1 000 chaldrons.Le chargement, que vous avez à me faire, de ce Lambton (ou Hetton à défaut) pour le Havre, presse beaucoup. Expédiez donc au plus vite, si ce n'est déjà fait. C'est n'est que vers le 16 avril que je pourrai m'occuper de l'affaire charbon de gaz, dont vous parlait une de mes dernières lettres. Mettez donc ce temps à profit pour bien compléter tous les renseignements que je vous demandais.Si, au lieu de Lambton, vous chargez du Hetton ne mettez pas le nom de la mine sur la charte-partie et connaissement.[...]

1850.03.12.De Théodore Bouscasse.Bordeaux.Extrait

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854Bordeaux, le 12 mars 1850[...]On reçoit annuellement 5 à 400 000 hectolitres de charbon de terre anglais (gros) qui se vend pour la bonne qualité de 240 à 260 F les 100 hectolitres, escompte 3 ½ %, tous les frais à la charge du vendeur consistant en droits de douane 30 + mesurage 6, soit 36 F, par 100 hectolitres.On reçoit en outre de 350 à 400 000 hectolitres de charbon anglais (menu deux fois criblé) qui se vend de 200 à 210 F les 100 hectolitres pour la bonne qualité.II me resterait, pour compléter ces renseignements, à ajouter quelles sont les diverses qualités qui conviennent aux différentes industries qui existent à Bordeaux. Il y a une fabrique de gaz, par exemple, une poterie, le chemin de fer de la Teste, une quinzaine de bateaux à vapeur navigant chaque jour, de nombreuses raffineries, etc., etc. mais comme il faut, pour se procurer ce commencement de renseignements, un certain temps et que ce n'est qu'hier que j'ai eu ceux que je vous transmets plus haut, il ne m'est pas possible de pouvoir vous satisfaire aujourd'hui, mais ce ne sera pas long. Je sais déjà que les charbons des provenances de Sunderland, de Newcastle et du canal de Bristol sont fort appréciés pour la raffinerie. Le raffineur dont je parlais tout à l'heure reconnaît un si grand avantage à leur emploi qu'il préfère les payer cher que d'en employer d'autres à très bon marché. C'est déjà une première indication.[...]M. Bouscasse

1850.03.15.A M. Goudchaux et Cie.Londres

Origine : Copie de lettres à la presse n°11 - du 1er mars 1850 au 5 avril 1850Paris, le 15 mars 1850Monsieur M. Goudchaux & Cieà LondresMa lettre du 22 février vous priait de faire bon accueil au débit de mon compte à une disposition de £ 90 environ que la maison William Morgan Davies de Cardiff ferait sur votre caisse en vous remettant deux connaissements.J'apprends que ces Messieurs trouveront difficilement des navires du tonnage que je leur ai indiqué. Attendu donc que la qualité de charbon que je leur ai demandé m'est nécessaire, je les ai autorisés à prendre le navire qui se présentera et qui pourra être d'un tonnage de 120 à 130 tonnes. Par conséquence la somme, que je pourrai devoir, dépassera sans doute le chiffre de £ 90 et vous voudrez accueillir favorablement leur disposition. N'importe le chiffre que vous pourrez connaître approximativement en calculant la tonne à 9 Shillings. Ces Messieurs, en vous annonçant leur traite, vous feront remise d'un ou plusieurs connaissements qui indiqueront le nombre des tonnes chargées.Agréez, Messieurs, mes salutations empressées.H. WormsII me serait agréable pour les remboursements que vous pourriez avoir à me faire sur moi que vous disposiez à 10 et 15 jours, par-là j'atteindrai peut être un cours plus favorable et cette latitude de quelques jours par moment me conviendrait beaucoup.Tout à vous.H. Worms

1850.03.24.De Théodore Bouscasse.Bordeaux.A Edouard Rosseeuw

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854Bordeaux, 24 mars 1850Mon cher Édouard,J'ai reçu votre lettre du 17 courant. J'avais espéré pouvoir vous transmettre des renseignements précis et détaillés sur les charbons à Bordeaux, j'avais déniché un homme honnête, savant et pratique en cette matière ; il devait me transmettre hier des notes complètes, mais une affaire imprévue l'a obligé à partir subitement pour les Landes, d'où il ne sera de retour que dans une quinzaine de jours. Je suis contrarié de ce retard car je veux tâcher ; j'espère même tirer quelque chose de bon de notre affaire, mais il faut attendre forcément, la personne en question ne pouvant être remplacée. En attendant, je vais vous transmettre le résultat incomplet de notre première entrevue.Je commence par une rectification et ce que je vais dire est exact. La consommation du charbon à Bordeaux n'est que de 600.000 hecto - l'hecto comble - soit 90 k. ; le chaldron ne devant pas, par décision du Tribunal de commerce, rendre moins de 31 hecto.Toutes les compagnies des bateaux à vapeur sont engagées jusqu'au 31 décembre 1850. Elles ont payé cette année par marché passé, rendu le long de bord, 280 F les frais totaux s'élevant à 42,50 et la raffinerie a payé de 250 à 260. Cette différence est égalisée par les frais. La consommation des bateaux à vapeur est :- en Sunderland de 90,000 hecto- en Newcastle de 30,000 hectoLa raffinerie [fait] les bateaux comme proportion : 120,000 hecto qualité et comme quantité totale elle consomme 150,000 hecto [soit] 270,000 hecto.Ici manque le complément des renseignements sur les autres emplois et sur leur importance. Je les ajournerai le moins longtemps possible.Le chemin de fer de la Teste consomme, par jour, 1 500 k. de coke médiven, qu'il paye 50 F. Si on en avait à Bordeaux, je ne crois pas qu'il fut difficile d'obtenir cette fourniture.En résumé, il résulte de l'ensemble de ce que j'ai recueilli que, pour commencer, il faut renoncer à la possibilité de lier des affaires pour des charbons hors du port de Bordeaux. On a été généralement trompé, ce commerce a été et est (disons-le entre nous) encore en d'assez mauvaises mains. Maintenant, on veut voir et quelquefois essayer avant que d'acheter, mais l'avantage que cette position donne au vendeur, c'est de bien vendre les bonnes qualités et de n'avoir pas de rivalité à craindre. Un raffineur me disait que pour lui, le bon charbon était tout et que jamais il ne regarderait au prix. L'homme, qui est mon flambeau actuel, a la plus haute opinion de l'avenir de cet article à Bordeaux. Il croit que, s'il est possible de commercer malgré les bas prix du moment et les marchés passés, on se créera une position prochaine très brillante et sûre. En un mot, il faut se faire connaître.Eh bien, mon cher Édouard, se faire connaître avec rien est impossible, les promesses et les phrases sont sans valeur aujourd'hui, mais se faire connaître avec quelque chose, lorsque ce quelque chose est bon, je m'en charge, le reste vous regardera. Je pourrais ajouter une foule de considérations encourageantes sur les proportions qu'il serait possible de donner à notre affaire. Ainsi par exemple, soit dans la Dordogne, soit dans les Landes ou aux environs de Bordeaux, j'ai des amis qui sont propriétaires de forges ou d'autres usines ; ainsi le chemin de fer de Paris est en grande voie d'exécution, ainsi cent autres emplois auxquels je n'ai pas encore songé peuvent rendre nos espérances fort belles. Mais simplifions pour commencer et commençons d'une manière nette et claire : je prends à ma charge le développement. Je sais fureter, j'ai su trouver des tableaux et les bahuts vermoulus là où il n'y avait ni tableaux, ni bahuts, ni vers, j'espère que je saurai trouver des acheteurs de charbon là où il y a des besoins.Maintenant passons au directeur du Gaz. Ledit administrateur, qui administre pour compte d'une compagnie anglaise, m'a répondu : « Dites à votre ami qu'il écrive à Impérial Continental Gas Comp. London. Cette Compagnie achète elle-même ses charbons et me les envoie, comme elle les envoie à Marseille où elle a un établissement de l'importance de celui qui existe à Bordeaux, importance que je tiens secrète mais qui est considérable. Il ne sera pas impossible que, soit pour ici, soit pour Marseille, il put y avoir avantage à entrer en relation avec votre ami. II arrive quelque fois que par cause de retard dans les arrivages, il me manque du charbon, j'en achète alors sur place et je serais enchanté, en pareille circonstance, de vous accorder ma fourniture. Mais moi, cessant d'être ce directeur du Gaz, j'achète souvent pour compte d'amis, qui ont des établissements aux environs de Bordeaux, des charbons. Demandez à M. Rosseeuw le prix auquel il pourrait me vendre du Frelling Main, sous voiles, en Angleterre. »Je vous transmets, mon cher Édouard cet avant-coureur d'un ordre ; je ne connais pas la position du directeur du Gaz, que j'ai vu lui-même hier pour la première fois et aujourd'hui, dimanche. Je ne peux guère m'éclairer sur son compte, mais ce sera pour demain et si vous entrez en affaire avec lui, vous serez fixé avant sur son crédit. Est-ce avec Monsieur Worms ou avec vous personnellement qu'il sera en rapport ? M. J. a appris l'arrivée à Londres de M. X... J'espère que vous, M. Delaunay et moi, nous allons prochainement connaître la fin de cette affaire.Adieu, mon cher Édouard, j'attends une lettre de vous et je vous renouvelle mes sentiments les plus affectueux. À vous.Bouscasse

1850.03.25.A Frédéric Mallet.Le Havre.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°11 - du 1er mars 1850 au 5 avril 1850 - page 144Paris, le 25 mars 1850Monsieur F. Malletau HavrePar une lettre que j'ai adressée hier à M. E. Rosseeuw, j'ai remis un reçu de la Caisse des Consignations d'une somme de deux mille francs déposée comme garantie de notre soumission de la facture charbons dans le port de Cherbourg, dont l'adjudication doit avoir lieu le 28 mars.Avant son départ, M. Rosseeuw a dû vous charger de faire partir ce reçu à l'adresse de M. Liais le Jeune de Cherbourg, avec d'autres pièces que je devais lui envoyer. Ces autres pièces je les adresse à M. Liais le Jeune ce jour.De votre coté, veuillez lui faire parvenir le récépissé de la Caisse des Consignations.Agréez mes salutations bien sincères.H. Worms

1850.03.25.Entre Hypolite Worms et William Iselin.Le Havre.Contrat

Double joint à une lettre de M. Mallet du 26 mars 1850Hte WormsAu Havrerue de la Gaffe, 4Représenté par Ed. RosseeuwLe Havre, le 25 mars 1850Entre les soussignés, Monsieur Hippolyte Worms, de Paris, représenté au Havre par nous Édouard Rosseeuw, et la New York & Havre Steam Navigation Compagny de New York, représentée par Monsieur William Iselin, du Havre, son agent général en Europe, sont intervenues les conventions suivantes pour les fournitures de charbon nécessaires au service de ladite Compagnie :1° - Monsieur H. Worms s'engage envers la Compagnie à avoir toujours à sa disposition dans un chantier qu'elle lui fournira aux abords du bassin de la Floride une quantité de huit cents tonneaux de charbon aussi longtemps qu'il n'y aura qu'un bateau en cours de voyage, laquelle quantité sera augmentée de quatre cents tonneaux lorsque la ligne sera desservie par deux bateaux. II est entendu que le débarquement des charbonniers de Monsieur Worms pourra toujours s'effectuer dans le bassin de la Floride.2° - Monsieur H. Worms s'engage en travaillant jour et nuit, - et rien de la part de la Compagnie ne lui faisant obstacle - à mettre sept à huit cents tonneaux de charbon à bord des steamers et à les arrimer dans les soutes, dans l'espace de cinq jours, après avoir reçu la veille l'ordre d'embarquer.3° - Monsieur H. Worms, prenant pour base le prix de huit shillings et six pence la tonne anglaise de charbon Cardiff, s'engage à livrer les quantités demandées par Monsieur William Iselin, rendues au Havre, et arrimées dans les soutes des bateaux de la Compagnie, au prix de 27 francs les milles kilos pour tout charbon sortant du chantier ; s'il y a lieu à un transbordement direct, la Compagnie s'engage à accepter le poids indiqué sur les connaissements des navires importateurs à raison de vingt sept francs la tonne anglaise ainsi indiquée.4° - Monsieur H. Worms s'engage à suivre les instructions de Monsieur William Iselin pour les quantités et la qualité des charbons, dont il aura à faire les achats en Angleterre par suite du présent contrat, et en outre, il reste entendu que le prix de francs 27, étant basé sur un cours de huit shillings et six pence, s'il y avait variation dans les prix, soit en hausse, soit en baisse, les parties contractantes auraient à s'en tenir compte réciproquement de la différence.5° - Monsieur H. Worms s'engage à n'acheter à Cardiff que du charbon connu sous la désignation de "hand picked". Mais les menus et poussières, résultant de l'embarquement, voyage et manutention seront acceptés par Monsieur William Iselin en livraison.6° - Le montant de chaque livraison sera réglé en acceptation à trois mois, avec faculté d'escompte à demi pour cent par mois, lequel terme pourra se prolonger de trois mois en sus en payant à Monsieur H. Worms les intérêts à raison de cinq pour cent l'an, et la Compagnie, dans le délai qui séparera une livraison de l'autre, devra régler comme elle l'entendra la première livraison sur les bases ci-dessus énoncées.7° - Les parties contractantes déclarent en cas de discussion s'en rapporter à la décision de deux arbitres autres que marchands de charbons, amiables compositeurs, choisis un par chacune d'elles, qui pourront s'en adjoindre un troisième pour les départager.8° - Le présent contrat, conclu sans limite fixée pour sa durée, sera résiliable à la volonté des parties contractantes, qui, dans ce cas, devraient réciproquement se prévenir trois mois à l'avance, et quelle que soit celle qui aura invoqué la résiliation. Monsieur William Iselin s'engage à débarrasser Monsieur H. Worms de tout charbon qu'il aura commandé pour le service de la Compagnie.

1850.03.27.A MM. Goudchaux et Cie.Londres

Origine : Copie de lettres à la presse n°11 - du 1er mars 1850 au 5 avril 1850 - page 121Messieurs Goudchaux & CieLondresParis, le 27 mars 1850J'ai eu le plaisir de vous écrire le 23 de ce mois. Je vous annonçais mon envoi à MM. Gouin à Nantes de F 5.000.La présente a pour but de vous prier de prendre note que M. Rosseeuw, mon agent, que vous connaissez, et qui est parti pour Cardiff il y a deux jours, aura occasion de faire quelques achats de charbons et qu'il indiquera votre Maison pour se rembourser du montant de ses achats qui pourrait s'élever de 400 à 450 livres.Je vous serais donc obligé d'accueillir ces dispositions qui pourront être faites sur vous jusqu'à concurrence de ladite somme et contre la remise du connaissement qui vous serait adressé.Rosseeuw aura le plaisir de vous voir à son retour de Cardiff ; il vous expliquera la nature de ces dispositions et vous indiquera le nom de la maison qui aura à se prévaloir sur vous pour mon compte.Recevez, Messieurs, mes salutations cordiales.H. Worms

1850.03.28-29.A Edouard Rosseeuw.Londres.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°11 - du 1er mars 1850 au 5 avril 1850 - pages 116-113Notes pour l'affaire des plâtresMonsieur Rosseeuw à LondresDans un quartier de Londres, du nom de Pimlico, Monsieur Cruzel a fait construire quelques travaux en plâtre. Ceci dans le but de donner un caractère sérieux d'abord aux efforts qu'il avait tentés pour prouver à Messieurs les Anglais tous les avantages de cette matière et, en second lieu, pour laisser un objet constant de séduction et de preuve aux hommes du métier intéressés dans la question.Les travaux une fois terminés, la propriété tant prônée de cette matière parfaitement reconnue et acquise, M. Cruzel, pour compléter son oeuvre, pour atteindre le résultat qu'il s'était promis, pour lequel il avait dépensé beaucoup d'argent, sacrifié beaucoup de temps, M. Cruzel, dis-je, est allé trouver des entrepreneurs du bâtiment de Londres à l'effet de faire adopter, par un ou plusieurs, l'emploi du plâtre.Quel a été le fruit de ses démarches et instances ? Sur ce point je n'ai eu que des nouvelles indirectes, et les quelques paroles échappées de la bouche de M. Cruzel pendant les courtes conversations entre nous, ne m'ont appris que ceci :Comme il était fort difficile d'obtenir de suite pleine victoire et que, quels que fussent les avantages de cette nouvelle idée, elle devait inévitablement payer son tribut autant à la force des habitudes qu'au mouvement de Révolution qu'elle allait provoquer dans le Métier, M. Cruzel éprouva d'énormes difficultés pour prouver même une chose vérifiée et prouvée par le spécimen qui venait d'être terminé. Non seulement il irrita les entrepreneurs ou tous autres en rapport avec cette question, mais bien encore il essaya les moyens intermédiaires et d'influence ; les architectes ne lui furent pas indifférents et au milieu de ses efforts d'intelligence et de persévérance, tout ce qu'il put obtenir c'est de se mettre en relations avec MM. Piper Frères (c'est la première ou une des premières Maisons de Londres dans la partie). Quelle est la base de ces relations ? Je l'ignore. Ce que je crois cependant, c'est que MM. Piper Frères ne sont que les intermédiaires, c'est-à-dire qu'ils vendent à un prix de [...] pour le compte de M. Cruzel, les plâtres que ce dernier leur adresse, le tout à la charge par eux de compter à M. Cruzel une certaine somme comme provision sur chaque tonne expédiée et de prendre leur commission enfin de tant par tonne pour frais, soins et achèvement de la vente.De plus, M. Cruzel eut des pourparlers sérieux avec MM. [...] et Braney, mais cette fois, c'était pour un marché de quantités livrables par année, marché ferme et à un prix déterminé sans autres tribulations que [...] de l'expédition directement faite ; quel a été le résultat de cette nouvelle tentative ? Nul, je crois. Ces Messieurs Mulk.... et Braney [ou Brassey] avaient à cette époque l'intention d'entreprendre à Londres la construction de plusieurs bâtiments, quelque chose comme tout un quartier, quelque chose comme le passage Jouffroy ou autres de cette importance à Paris. Ils laissèrent les résolutions à l'état de projet.M. Cruzel rentra alors à Paris dans cette position, c'est-à-dire en ayant un engagement avec Piper Frères et laissant ses impressions sur cette nouvelle idée en travail. Depuis son arrivée il dut aviser au moyen de se procurer du plâtre, ne pouvant expédier le mien sur lequel il avait probablement basé toutes ses espérances.Des expéditions ont été faites : 150 tonnes environ. Mais, et pendant que ces expéditions suivaient leur cours, [...] soit que MM. Piper viennent en France, à Paris, dans quel but ? Probablement dans le but de prendre quelques renseignements sur les hommes et les choses. Voilà déjà une preuve que l'idée faisait inquiéter et travaillait les esprits à Londres. Bien mieux encore, une Maison du nom de White, émue de ce qui se passait et voulant prendre sa part dans cette nouvelle industrie, envoya M. White lui-même pour suivre MM. Piper Frères et pour cueillir aussi des indications précises sur la question.Toutes ces personnes sont venues chez M. Cruzel et ce dernier, surpris par la malencontreuse et subite arrivée de ses visiteurs, a trouvé un moyen de satisfaction en les conduisant à mon insu dans mon établissement où il a fait voir mes matières et mes moyens de production en s'appropriant sans nul doute les avantages de la position.Ces Messieurs sont rentrés à Londres, et sans savoir les nouvelles combinaisons que ce voyage a pu faire naître, je crois pouvoir vous affirmer que M. White, se plaçant vis-à-vis des Piper et Cruzel [...] résolu de donner à cette idée et concurremment avec eux, le concours et l'appui de ses relations a trouvé une part dans les dispositions, antérieurement prises, et dont je vous ai déjà parlé, à savoir les conventions exclusives et réciproques. Entre les [...]Ainsi donc, la chose travaille et tendra d'autant plus à travailler du moment où quelques constructions auront été essayées à l'aide du plâtre par les Anglais eux-mêmes. Mais ceci est l'affaire des hommes du métier des entrepreneurs, ils sont plus intéressés ; à eux donc ce qui reste à faire.D'après ce qui précède, d'après ce que je sais touchant cette affaire, je crois que notre rôle n'est pas de courir après le développement de cette industrie, mais bien de savoir où elle en est ; ses dispositions, et les chances de réussite qu'elle peut faire entrevoir. Pour cela il serait bien et indispensable que vous alliez voir tous les entrepreneurs les plus importants, les hommes qui s'occupent de construction. Auprès d'eux vous aurez des renseignements sur ce qui s'est fait, mais il faudrait visiter même Piper & White, et, après leur avoir fait connaître en quelle qualité vous allez à eux, tâcher d'apprendre par leur bouche le fin mot de l'énigme. Il est certain que ces Messieurs s'ouvriront à vous, avec d'autant plus de raison, qu'ils espéreront, en causant des plâtres, trouver des nouvelles instructions pour eux. Du reste, avec ce que je vous écris touchant les relations de ces Messieurs, vous pourrez leur montrer que vous êtes au courant de ce qui se passe.Il serait bon de savoir si les 150 tonnes, expédiées il y a un mois, ont été ou non employées. Si elles ont été employées, ceci deviendrait intéressant et prouverait que les relations ne sont pas éloignées ; si elles n'ont pas été employées, cela prouverait que la question n'a pas encore bien mûri. Je crois que, en cette circonstance, M. Goudchaux vous aidera beaucoup, car pendant son séjour à Londres, M. Cruzel a dû sans nul doute, l'initier dans les projets. Je crois, de plus, qu'il a été de quelque intervention dans les 150 tonnes expédiées.Des renseignements donc, voilà ce qu'il me faut pour le moment, quand votre passage à Londres n'aurait que ce but et celui d'apprendre aux entrepreneurs que je suis à même de bien leur livrer et même surtout de leur livrer des qualités supérieures à celles qui ont été fabriquées jusqu'à ce jour, ce ne serait pas infructueux.[...]

1850.03.28.De Liais Le Jeune.Cherbourg.Original

Courrier original Le PDF de ce document est consultable à la fin du texte. [Sur l'enveloppe :] M. Hte Worms, nég., 46, rue Laffitte, Paris Cherbourg, le 28 mars 1850 Monsieur Hte Worms à Paris La lettre, dont vous m'avez honoré le 25 courant, Monsieur, m'est bien parvenue ; elle me couvrait votre soumission pour la fourniture à la Marine de 2,000,000 de kilo de charbon de terre pour bateaux à vapeur, avec une procuration pour vous représenter auprès de l'administration. De son côté, M. Rosseeuw m'a envoyé du Havre un récépissé de F 2,000 formant le dépôt exigé en garantie de la soumission. Vous auriez pu m'adresser cette dernière pièce avec les autres ; cela vous aurait épargné un port de lettre. Vous pouviez aussi m'envoyer un pouvoir sur papier libre et sous seing, qui aurait rempli le même but. J'ai réuni ces pièces dans une même enveloppe cachetée à la cire et je l'ai déposée sur le bureau en temps utile. Je vous annonce avec plaisir que vous êtes resté adjudicataire provisoire de la fourniture ainsi que vous le verrez par la note ci-jointe des divers soumissionnaires avec leurs prix. J'espère qu'il ne sera point mis de rabais dans les 10 jours accordés pour cela ; alors le marché sera régularisé pour l'envoyer à l'approbation du ministre. Je suis flatté, Monsieur, d'avoir cette occasion de soigner vos intérêts et je le ferai avec zèle quoique la commission d'un pour cent soit réellement trop faible pour indemniser de tous les embarras et des avances que nécessitera cette opération, mais j'espère que vous voudrez bien en affrétant des navires pour le transport du charbon obliger les capitaines à me prendre aussi pour leur correspondant, ce qui me procurera une petite commission sur leurs frets et me servira d'indemnité sans atteindre le taux de 2 à 3% de commission que d'autres maisons réclament sur les livraisons de charbon à cause du peu de valeur de cette marchandise et des embarras multiples de la livraison à la Marine. Agréez, Monsieur, mes civilités empressées. Liais Le Jeune [Page 3] Soumissionnaires pour le charbon en roches pour bateaux à vapeur Ch. Le Becq de Nantes 2,36 F Le Gesmer Fayet 2,52 F Hurel de Cherbourg 2,59 F Liais Frères de Cherbourg 2,52 F Laloë et Lelong de Cherbourg 2,27 F Ch. Boyer & Cie 2,46 F P. Le Cocq 2,60 F H. Worms 2,24 F adjudicataire Augte Jullou 2,69 F Soumissionnaire pour le charbon pour coke Ch. Le Becq 2,04 F Hurel 1,93 F Liais Frères 1,96 F Laloë et Lelong 1,87 F adjudicataire Ch. Boyer & Cie 2,17 F P. Le Cocq 1,97 F A. Jullou de Brest 1,95 F

1850.03.28.Marché par adjudication pour Marine et Colonies.Cherbourg.Original

Document originalLe PDF de ce document est consultable à la fin du texte.Port de CherbourgIndication de la fourniture :Charbon de terre en rochesM. Hypte WormsAdjudicataireDate de la notification du marché :29 avril 1850Le commissaire aux approvisionnements :RosgoncardMarineet ColoniesDate du marché :28 mars 1850Durée du marché :12 moisIndication du lieu de paiement :ParisImportance du cautionnement :5 000 francsDate de sa réalisationCahier des Conditions particulièresRelatives à l'Adjudication sur soumissions cachetées, de la fourniture de 2.000.000 de kilogrammes de charbon de terre en roches, pour bâtiments à vapeur et fonderies, à effectuer à CherbourgNuméros de la nomenclature :136/1. Approvisionnements généraux - 93/1. Travaux hydrauliques.Article premierLa présente adjudication a pour objet la fourniture de 2 000 000 de kilogrammes de charbon de terre en roches, pour bâtiments à vapeur et fonderies, à effectuer à Cherbourg, conformément aux indications de l'article 7 ci-après.L'adjudication aura lieu avec concurrence et publicité, à Cherbourg, le 28 mars 1850, sur soumissions cachetées, lesquelles seront ouvertes par le Commissaire général de la marine, assisté du Commissaire aux approvisionnements, en présence du Directeur des constructions navales et du contrôleur en chef de la marine.Article IIChacun des concurrents annexera à sa soumission un récépissé constatant le dépôt de la somme de 2 000 francs pour garantie de sa soumission.Article IIIIl ne sera point indiqué de prix de base pour la présente adjudication. Les concurrents détermineront eux-mêmes les prix qu'ils auront à demander pour se charger de la fourniture.Article IVLe délai accordé pour la présentation des offres de rabais d'au moins 10 pour 0/0 prévues par l'article 26 des conditions générales est fixé à dix jours, à partir du jour qui suivra celui de l'adjudication.Lesdites offres ne seront reçues qu'autant qu'elles seront faites sur papier timbré.Article VLe cautionnement à fournir par l'adjudicalaire pour garantie de l'exécution de son marché est fixé à la somme de 5 000 francs.La réalisation devra en être effectuée dans le délai de 15 jours, à compter de la date de la notitication faite à l'adjudicataire de l'approbation de son marché par le ministre.L'acte constatant cette réalisation sera présenté au Contrôleur en chef de la marine. Ces dispositions ne sont pas applicables à la réalisation des cautionnements en rentes.Article VILa durée de la présente fourniture est fixée à 12 mois à compter de la date de la notification faite à l'adjudicataire de l'approbation du marché par le ministre, sans préjudice, néanmoins, des délais d'exécution résultant des articles 44, 51 et 57 des conditions générales.Article VIILa fourniture se composera de deux millions de kilogrammes de charbon de terre livrables du premier mai au premier juillet 1850.Article VIIILes charbons devront provenir exclusivement des mines de West Hartley, Carr's Hartley, Stewards Wall's end, Davison's West-Hartley, Buddle's Hartley, Cowpen Hartley et Derwent Water's Hartley. L'adjudicataire sera tenu de justifier de l'origine des charbons au moyen de certificats délivrés par les vendeurs et visés par le consul de France.Article IXLe transport de ces charbons sera effectué exclusivement par navires français.Article XLes charbons de terre à livrer devront être en roches de première qualité, de fraîche extraction, exempts, autant que possible, de soufre et de matières étrangères. Ils devront brûler vivement sans se coaguler et sans beaucoup engager les grilles des fourneaux ; le poids du charbon ne devra pas excéder quatre-vingt kilogrammes l'hectolitre ras.Le charbon qui excédera ce poids sera rebuté ; néanmoins si l'urgence forçait à l'admettre en recette, il sera opéré, sur le prix résultant de l'adjudication, une retenue de 10 centimes par chaque kilogramme excédant du poids-type de 80 kilogrammes par hectolitre ras. Pour être fixé d'une manière positive sur le poids de l'hectolitre, on se servira de charbon menu, jeté à la pelle, sans être tassé ni par pression, ni par secousse.Les charbons pyriteux seront exclus de la fourniture, ceux dans lesquels des teintes de pyrite auront été remarquées, seront soumis à l'analyse chimique.Article XIAvant le déchargement, la commission des recettes se rendra à bord des navires, elle examinera d'abord si le charbon satisfait aux conditions exprimées en l'art. 10. Dans le cas de la négative, la commission prononcera le rebut de tout le chargement et ses opérations seront terminées.En cas de l'affirmative, la commission procédera immédiatement à la détermination des qualités et du poids du charbon. Le débarquement des charbons ne pourra être opéré qu'après que les commissions de recette en auront prononcé l'admission par suite du résultat avantageux des épreuves.Toutefois, si, après le déchargement consommé, on remarquait que tout ou partie du charbon n'est pas de même qualité que celui sur leque! les épreuves ont été faites, l'administration pourra le soumettre à de nouvelles épreuves et prononcer le rejet de celui qui ne satisferait pas aux conditions de recette indiquées ci-dessus.Article XIILe charbon aura dû être embarqué exclusivement en grosses roches, mais pour que les brisures, qui sont inévitables à l'embarquement et au débarquement, ne restent point à la charge de l'adjudicataire, la marine prendra livraison en menu jusqu'à concurrence du vingtième du poids du charbon en roches qui aura été jugé susceptible d'être admis en recette.Pour reconnaître dans quelle proportion le charbon menu et celui en roches existent à bord, on mettra de côté, en tas, pendant tout le cours du déchargement, une mesure sur vingt, et à la fin le menu de ces tas sera séparé du gros, soit par un criblage dans une grille dont les trous auront 3 centimètres de côté, soit au moyen de râteaux dont les dents auront 3 centimètres d'intervalle, tout ce qui passera entre les dents ou à travers la grille sera considéré comme menu. Ce menu charbon sera ensuite pesé et son poids, par rapport à celui du tas d'épreuve, servira de base pour l'évaluation de tout le chargement. On rendra à l'adjudicataire une quantité de menu égale à celle trouvée en excédant du vingtième, laquelle sera prise dans les tas de charbon menu de même origine, que possédera la marine, lorsque la commission jugera ne pas devoir continuer pour le chargement, la séparation du charbon.La commission pourra également, lorsqu'à la seule inspection elle reconnaîtra que le menu surpasse évidemment et de beaucoup la quantité tolérée, refuser le chargement sans procéder au triage.Article XIIILes dispositions de l'article 12 relatives à la séparation du gros et menu charbon ont pour objet de prévenir les contestations qui pourraient s'élever si rien n'était stipulé à cet égard ; mais, si les commissions s'accordaient avec l'adjudicataire sur d'autres moyens plus convenables, toute latitude est laissée pour la mise en pratique de ces moyens.Les dispositions de l'article 12 ne seront obligatoires que dans le cas où les parties ne s'accorderaient pas sur l'emploi d'autres procédés.Article XIVLe débarquement du charbon sera exécuté par les soins et aux frais de l'adjudicataire, selon les indications qui lui seront données par l'administration, mais le transport de l'endroit de déchargement aux parcs ou dépôts du port, ainsi que la pesée et le triage seront faits aux frais et par les soins de la marine.L'administration fera hâter autant que possible les opérations du déchargement et des recettes, mais si par suite d'obsctacles, imprévus, indépendants de la volonté des capitaines, le déchargement ne pouvait avoir lieu 25 jours après leur arrivée dans le port, les jours de planches ou les frais de surestaries dûs après ce terme de 25 jours seront remboursés à l'adjudicataire par la marine, aux taux déterminés par les chartes-parties.Article XVLes droits d'octroi ainsi que ceux de douane, en France, autres que le droit de balance et autres relatifs aux charbons, seront à la charge de la marine, pour les quantités consommées dans les établissements à terre.Le fret du lieu d'expédition, jusqu'à celui de destination, ainsi que tout risque de mer et autres frais relatifs aux navires, seront à la charge de l'adjudicataire.Article XVILe charbon de terre en roches sera reçu au quintal métrique et le charbon menu à l'hectolitre ras. Le charbon menu admis en recette sera payé au prix de un fr. trente centimes l'hectolitre ras.La pesée desdits charbons se fera sur le point où le débarquement aura lieu.Article XVIILe charbon qui ne satisfera pas aux conditions exprimées dans les articles ci-dessus sera rebuté.Il devra être enlevé des dépôts du port par les soins de l'adjudicataire dans le délai de huit jours et son remplacement aura lieu avant l'expiration de soixante jours.Ces délais courront à partir de la notification du rejet définitif.Dans le cas où le charbon rebuté ne serait pas enlevé dans le délai fixé par le présent article, il sera opéré sur le cautionnement de l'adjudicataire, et pour chaque jour de retard, une retenue de un pour cent de la valeur de ce charbon calculée sur les prix portés au marché.Article XVIIIIl sera imprimé aux frais et par les soins de l'adjudicataire, conformément aux indications qui lui seront données par le Contrôleur en chef de la marine, 50 exemplaires du présent cahier des conditions particulières de sa soumission et du procès-verbal d'adjudication.Les exemplaires imprimés du marché devront être remis au contrôleur en chef de la marine dans un délai de quinze jours, à partir de celui de la notification du marché.Article XIXLes conditions générales arrêtées par le ministre le 30 mars 1847, sont applicables à la présente fourniture, en tout ce qui n'est pas contraire aux stipulations qui précèdent.Fait à Cherbourg, le 31 mars 1849.Le Commissaire aux approvisionnements. Signé : Roscongard.Le Directeur des constructions navales, P. I. Signé : de Lavrignais.Le Commissaire général de la marine. Signé: Dalmas.Vu : Le S-Contrôleur de la Marine. Signé : Lechanteur de Pontaumont.Accepté par le conseil d'administration du port de Cherbourg dans la séance du 10 avril 1849.Les membres du conseil d'administration,Ont signé : Raoul, Simon, Reibell, de Lavrignais, Dalmas, Lapérouse, Deloffre, Laimant, Contrôleur en chef, et Daragon, Secrétaire.Procès-verbal d'adjudicationAujourd'hui, vingt-huit mars mil huit cent cinquante, en conséquence des ordres du ministre de la marine et des colonies, et conformément aux avis affichés et publiés tans en cette ville qu'à Paris et dans les autres places de commerce, nous, Commissaire général de la marine assisté du Commissaire aux approvisionnements, en présence du Contrôleur en chef de la marine pre, avons procédé à l'adjudication sur soumissions cachetées de la fourniture de deux millions de kilog. de charbon de terre en roches, à effectuer à Cherbourg.Lecture faite du cahier des conditions particulières, neuf soumissions ont été remises entre les mains du président et déposées sur le bureau.Ces soumissions décachetées, dans l'ordre de leur présentation, ont donné les résultats suivants :La première est souscrite par M. Leguernier Fanet, au prix de25.25 les mille kil.La deuxième par M. Ch. Le Bec2.36 les cent kil.La troisième par M. Hurel2.59 les cent kil.La quatrième par MM. Liais Frères2.52 les cent kil.La cinquième par MM. A. Laloë et L T. Lelong2.27 les cent kil.La sixième par M. Ch. Boyer et Cie2.46 les cent kil.La septième par M. Peter Lecoq2.60 les cent kil.La huitième par M. Hypte Worms2.24 les cent kil.La neuvième par M. Augte Jullou2.69 les cent kil.M. Hypte Worms, ayant fait l'offre la plus avantageuse à la marine, a été déclaré provisoirement adjudicataire de la fourniture et a signé avec nous dans la personne de M. Liais le Jeune, son représentant.Cherbourg, les jour, mois et an que dessus.Signé : Liais le Jeune, Roscongard, Chatel et Preuilly, Contrôleur en chef P.I.Aujourd'hui, huit avril mil huit cent cinquante, à onze heures du matin, la dernière journée du délai accordé par l'article 4 du cahier des conditions particulières pour la présentation des offres de rabais d'au moins 10 p. 0/0 étant écoulée sans qu'aucune offre de cette espèce ait été déposée, la commission a déclaré acquis à M. Hypte Worms, le bénéfice de l'adjudication du 28 mars 1850, sauf l'avis du conseil d'administration et l'approbation du ministre.Cherbourg, les jour, mois et an que dessus.Le Commissaire aux approvisionnements. Signé : Roscongard.Pour Le Directeur des Constructions navales. Signé : de Lapparent.Le Commissaire général provisoire de la Marine. Signé : Chatel.Vu : Le Contrôleur en chef de la marine P.I. Signé : Preuilly. SoumissionJe, soussigné, Hypte Worms, demeurant à Paris, département de la Seine, et faisant élection de domicile à Cherbourg, me soumets et m'engage envers le ministre de la marine, stipulant au nom de l'état à fournir et livrer à mes frais et risques à Cherbourg, dans les délais et aux conditions déterminés par le cahier des conditions particulières, qui précède, la quantité de deux millions de kilogrammes de charbon de terre en roches, pour bâtiments à vapeur et fonderies, au prix de deux francs vingt-quatre centimes les 0/0 kilogrammes.Les paiements de mes livraisons auront lieu à Paris.Je déclare avoir une parfaite connaissance des conditions générales arrêtées par le ministre le 30 mars 1847, et m'engage à m'y conformer en tout ce qui n'est pas contraire aux stipulations qui précèdent.Fait à Cherbourg, le 28 mars 1850.Pour M. Hypte Worms,Signé : Liais le Jeune.Vu par le conseil d'administration du port de Cherbourg, et soumis avec un avis favorable, à l'approbation du ministre.En séance à Cherbourg, le 9 avril 1850.Les membres du conseil,Signé : A. Dupont, L. M. Coudé, Reibell, de Lavrignais, Chatel, L. Allain, T. Deloffre, Preuilly et Le Poittevin, secrétaire.Approuvé : Paris, le 24 avril 1850.Le Contre-Amiral, Ministre de la marine et des colonies,Signé : Romain des Fossés.Enregistré par duplicata, à Cherbourg, le 30 avril 1850, F° 110, R° Ce 4. Reçu un franc et dix centimes pour le décime.Signé : DespièsCertifié conforme à l'original déposé an contrôle.Le Contrôleur en Chef de la Marine. P. I.Signé : PreuillyCherbourg, Imp. de Thomine.

1850.03.30.A Liais Le Jeune.Cherbourg

Origine : Copie de lettres à la presse n°11 - du 1er mars 1850 au 5 avril 1850 - page 75Paris, le 30 mars 1850Monsieur Liais le Jeuneà CherbourgVotre honorée du 28 est en mon pouvoir.J'apprends que je suis nommé adjudicataire de la fourniture dans [votre] port pour le ministère de la Marine, de 2.000.000 kg de charbon de terre pour bateaux à vapeur.Comme vous, Monsieur, je suis heureux d'avoir l'occasion de nouer des relations avec vous et je vous prie d'être persuadé que je ferai tous mes efforts pour vous les rendre agréables.En donnant mes instructions en Angleterre pour les affrètements j'aurai le soin d'imposer aux capitaines la condition de vous compter pour leur correspondant à Cherbourg.M. Rosseeuw est en ce moment en voyage ; dès sa rentrée, qui aura lieu prochainement et après que je serai officiellement adjudicataire, je me mettrai en mesure pour l'exécution du marché conformément aux conditions du cahier des charges.Veuillez recevoir, Monsieur, mes salutations empressées.H. Worms46, rue Laffitte

1850.04.09.De Edouard Rosseeuw.A MM. Geo Insole et Cie.Cardiff

Origine : Copie de lettres à la presse n°12 - du 5 avril 1850 au 13 mai 1850 - page 458Paris, le 9 avril 1850Messieurs Geo Insole & CieCardiffJe possède, Messieurs, les deux lettres que vous m'avez adressées au Havre et à Paris au sujet du passage de M. Rosseeuw dans votre ville.M. Rosseeuw était accompagné dans ce voyage par M. Iselin du Havre, agent de steamers américains et non par moi.M. Rosseeuw s'est présenté dans votre office, et n'a pas eu le plaisir de vous y rencontrer.M. Iselin, dans son contrat avec moi, pour la fourniture en charbon, m'a imposé la condition de prendre les 1.000 ou 1.200 premières tonnes en charbon Duffryn de Powell ou en Merthyr de Wood. Il a voulu aller lui-même avec mon agent à Cardiff pour marchander le prix de ces deux maisons, et c'est malgré mon désir qu'il a traité lui-même de ces premières 1.000 tonnes avec Powell.Comme je n'étais pas le maître dans cette affaire, j'ai dû suivre les instructions de l'acheteur, M. Iselin, et je regrette qu'il n'ait pas donné la préférence à vos charbons.Mais ces 1.000 tonnes ne sont qu'un essai ; je n'ai pas encore traité pour de plus fortes quantités et je conserve l'espoir que nous pourrons, pour la suite, contracter avec vous.Si vous voulez m'autoriser à offrir vos charbons à M. Iselin à 8/6-, escompte 5 francs, pour costh, je pense que vous enlèverez l'affaire.Recevez, Messieurs, mes bien sincères salutations.P.P. H. WormsE. Rosseeuw