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1870.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence. Il reprend notamment un important travail d'analyse effectué par la Maison dans les chronos de correspondance – préalablement à la rédaction du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie –, et plus particulièrement, en ce qui concerne l'année 1860, dans :

  • les copies de lettres à la presse du 29 décembre 1869 à [?] 1870 ; du [?] au [?] 1870 ; du [?] au 10 mars 1870 ; du 10 mars 1870 au [?] ; du [?] au [?] 1870 ; du [?] au 27 mai 1870 ; du 27 mai 1870 au [?] ; du [?] au [?] 1870 ; du [?] au 9 août 1870 ; du 9 août 1870 au [?] ; du [?] au [?] 1870 ; du [?] au 31 octobre 1870 ; du 31 octobre 1870 au 6 décembre 1870 ; du 6 décembre 1870 au 24 janvier 1871 (les manques peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes) ;
  • et les doubles du courrier reçu par le siège, à Paris, entre 1865 et 1874.

Dans le cadre de cette étude, la correspondance sélectionnée pour son intérêt historique a été résumée ou reproduite en intégralité ou partiellement sur des fiches manuscrites, qui se comptent par centaines. Les lettres les plus significatives ont été dactylographiées. (Ces copies sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé – en bleu + soulignement.) Ces sources ont en outre été synthétisées et commentées dans les notes suivantes :

  • "Historique de la Maison Worms & Cie (1848-1874)", classé en 1948
  • "Historique de Worms & Cie - 1ère partie (1848-1877)", daté de janvier 1948
  • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale d'Alger (1851-1892)", classé en 1948
  • "Historique charbons (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec la P&O, Burness, Stapledon (1861-1875)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec l'Égypte (1869-1948)", daté du 16 juin 1948

A ce corpus sont joints des extraits de documents originaux conservés par la Maison et des renseignements provenant notamment :

  • des services administratifs : état civil, tribunal de commerce,
  • des annuaires, des études notariales,
  • de la presse, des revues et ouvrages d'histoire... 

1870.02.04.A Hte Worms Port-Saïd.Extrait

Origine : Copies de lettres à la presse du 29 décembre 1869 à [?] 1870 ; du [?] au [?] 1870 ;du [?] au 10 mars 1870[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les chronos de correspondance entre le 29 décembre 1869 et 10 mars 1870. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]4 février 1870Monsieur Hte WormsPort-SaïdMM. Bazin et Savon sont de retour de Londres. Cory a consenti, après quelques difficultés, à limiter ses prétentions à 4/10ème me laissant 6/10ème des ventes à effectuer dans tout le parcours de l'Isthme. Je vous ai indiqué dans ma dernière lettre les bases de l'arrangement que je proposais à Bazin, elles restent les mêmes. Demain nous signerons les accords dont je vous enverrai la copie par prochain courrier. Vous aurez déjà connaissance de cet arrangement, avant la réception de la présente. Je compte vous adresser un télégramme dans peu de jours qui devra vous parvenir en même temps que ma lettre du 28 janvier qui vous donne les bases des arrangements en projet.Quant à la consignation des vapeurs et voiliers, la commission à recevoir tant sur les avances de péage sur le Canal que pour la rémunération des soins à donner aux navires, nous partagerons entre Bazin et moi par égale part, sans avoir égard sur plus ou moins que chaque maison aurait reçu de navires qui seraient arrivés à la consignation de chacune d'elle, ou bien ce serait une participation sur un pied d'égalité. Quant aux manutentions qui sont réclamées vivement par ces Messieurs, je n'ai rien voulu terminer à Paris, ne pouvant connaître toutes les exigences que vous pouvez réclamer. Je me suis borné à leur dire que je vous engageais à vous entendre avec Coste pour lui confier ce service au prix de leur tarif avec une bonification de 10 % sur les différentes manutentions.C'est donc à vous de prendre toutes précautions dans l'accord que vous aurez à faire, de manière à éviter tout piège ou toute difficulté.J'ai le meilleur espoir de l'avenir de vos affaires dans l'Isthme. En Angleterre, on se prépare pour profiter de cette nouvelle voie. Il y a un grand nombre de navires en construction pour cette navigation et, dans moins de six mois, vous verrez un grand développement d'affaires se produire par l'Isthme.Recevez...

1870.03.07.A la Commission de navigation à vapeur entre la Hollande et Java.Amsterdam

Origine : Copies de lettres à la presse du 29 décembre 1869 à [?] 1870 ; du [?] au [?] 1870 ;du [?] au 10 mars 1870[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les chronos de correspondance entre le 29 décembre 1869 et 10 mars 1870. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]7 mars 1870Messieurs les membres de la Commission de la navigation à vapeurentre la Hollande et Java via le canal de SuezAmsterdamMessieurs,Lors de son passage dans votre ville, mon représentant a eu le plaisir de voir M. Boisseram et a regretté de ne pouvoir rencontrer M. G.I. Boelen, avec lequel il aurait également désiré s'entretenir au sujet de l'agence à Port-Saïd et dans le canal de Suez des vapeurs qui pourront former la flotte que vous vous occupez de fonder.Comme suite à sa conversation avec M. Boisseram, je viens, par la présente, vous offrir les services de ma maison de Port-Saïd qui fournit déjà les charbons à l'administration du Canal, à la Compagnie des Messageries impériales, à la Compagnie péninsulaire et orientale et qui a également la consignation d'une grande partie des vapeurs passant par le Canal. Par ses approvisionnements toujours renouvelés de charbon qu'elle reçoit directement de ses maisons de Cardiff et de Newcastle, elle est à même de faire la fourniture des navires s'adressant à elle dans les conditions de qualité, de rapidité et de prix, les plus satisfaisantes, en même temps qu'elle rend aux capitaines tous les services qu'ils peuvent réclamer d'elle et leur fournit les fonds nécessaires pour leurs passages par le Canal.Hpte Worms7, rue ScribeParisMaisons à Cardiff, Newcastle-on-Tyne, Great Grimsby, Bordeaux, Marseille et Port-Saïd.Représenté à Londres par MM. Geo & A. Herring & Cie.

1870.03.09.A Ruys et Cie.Rotterdam

Origine : Copies de lettres à la presse du 29 décembre 1869 à [?] 1870 ; du [?] au [?] 1870 ;du [?] au 10 mars 1870[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les chronos de correspondance entre le 29 décembre 1869 et 10 mars 1870. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]9 mars 1870Messieurs Ruys & CieRotterdamJ'ai l'honneur, Messieurs, de vous remettre ci-inclus copie de la lettre d'offre que j'ai écrite à la Commission de navigation à vapeur entre la Hollande et Java et dont mon agent de Cardiff, M. Goudchaux, vous a entretenus lors de son passage dans votre ville. J'ai envoyé ma lettre directement pour vous donner le temps d'aller à Amsterdam appuyer mes propositions et obtenir, si c'est possible, la consignation et la fourniture de charbon aux steamers de cette Société à Port-Saïd. Je compte sur tous vos efforts dans ce sens.Ma maison est connue partout en France et en Angleterre, mais je n'ai pas de relations avec la Hollande. Si vous le jugez utile je me procurerai des références dans votre pays. En attendant vous pouvez toujours indiquer M. Marcuard & Cie, comme référence à Paris.M. Goudchaux vous a également parlé de ma position avantageuse pour faire les fournitures à la Marine hollandaise et à ses stations coloniales et je vous prie de vouloir bien m'indiquer toutes les fournitures qui seront mises en adjudication afin que mes maisons de Cardiff et de Newcastle puissent concourir.Pour les traverses de chemin de fer, ma maison de Bordeaux, qui en fait une grande exploitation, aura l'honneur de vous entretenir directement.Recevez...

1870.03.12.A la Compagnie universelle du canal maritime de Suez.Paris

Origine : Copies de lettres à la presse du 10 mars 1870 au [?] ; du [?]au [?] 1870 ;du [?] au 27 mai 1870[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les chronos de correspondance entre le 10 mars 1870 et 27 mai 1870. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]12 mars 1870Monsieur le Président de la Compagnie universelle du canal maritime de SuezParisJ'ai l'honneur, Monsieur, de vous accuser réception de votre lettre du 9 courant, concernant le transport gratuit des charbons pour les steamers dont le tirant d'eau ne permettrait pas de compléter leur charbon à Port-Saïd.Un armateur anglais, à qui j'ai fait part de votre lettre, m'exprime la crainte de voir ses steamers obligés d'attendre l'arrivée de leur charbon à Suez, ou d'éprouver du retard dans l'embarquement et comme l'économie de la traversée par le Canal sur la route par le cap de Bonne-Espérance n'est que de 7 à 8 jours pour les steamers, le moindre retard serait très préjudiciable aux lignes établies à travers le Canal. Il faut donc que vous me mettiez à même de tranquilliser à ce sujet les armateurs anglais.Veuillez me dire en même temps quelle bonification votre Compagnie fait aux steamers qui remorquent eux-mêmes les allèges de charbon de Port-Saïd à Suez dans les conditions de votre lettre du 9 courant. En même temps je vous prie de me dire quelle est la bonification que votre Compagnie accorde aux steamers qui remorquent des voiliers de Port-Saïd à Suez.Veuillez agréer, Monsieur,...

1870.03.17.A Ruys et Cie.Rotterdam

Origine : Copies de lettres à la presse du 10 mars 1870 au [?] ; du [?]au [?] 1870 ;du [?] au 27 mai 1870[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les chronos de correspondance entre le 10 mars 1870 et 27 mai 1870. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]17 mars 1870Messieurs Ruys & CieRotterdamEn réponse à votre estimée au 12 courant, je vous remercie avant tout des démarches que vous avez faites auprès de la Compagnie à vapeur entre la Hollande et le Havre et j'espère que vous obtiendrez pour ma maison de Port-Saïd la fourniture de charbon et la consignation des bateaux de ladite Compagnie.La Compagnie du canal, selon note incluse, m'informe que le gouvernement espagnol est disposé à accorder une subvention à la ligne de steamers, qui se chargerait d'un service régulier entre l'Espagne et les Philippines. J'ai pensé que cela pourrait bien faire l'affaire de la Compagnie hollandaise qui toucherait à Cadix par exemple, qui ne passerait à Singapour où il y aurait une annexe pour Manille. Veuillez donc appeler l'attention de la Compagnie sur ce projet qui doit lui convenir et, dans ce cas, je me mettrai à sa disposition pour amener une conclusion, dans l'espoir d'avoir la fourniture de celle-ci.Si au contraire la Compagnie ne croit pas devoir s'arrêter à ce projet, veuillez me retourner la note incluse et j'en parlerai en Angleterre. J'ai cru devoir la signaler en premier lieu à la Compagnie hollandaise.Recevez...

1870.03.22.A Paul Cruzel.Marseille.Extrait

Origine : Copies de lettres à la presse du 10 mars 1870 au [?] ; du [?]au [?] 1870 ;du [?] au 27 mai 1870[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les chronos de correspondance entre le 10 mars 1870 et 27 mai 1870. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]22 mars 1870Monsieur Paul Cruzel - Marseille[...]J'apprends qu'il y a à Marseille des navires (steamers & voiliers) en charge pour l'Inde à travers le Canal.[...]Je voulais que vous voyiez les armateurs qui ont des navires en charge pour obtenir leurs consignations. Voici mes conditions.[...]On se récriera sans doute sur cette commission d'agence mais faites bien comprendre que ce n'est que justice car non seulement je fais le nécessaire pour les steamers à Port-Saïd, mais je donne aux capitaines des lettres pour Ismaïlia et Suez et les navires sont sous ma sauvegarde pendant toute la durée du passage dans le Canal, s'il arrive un accident ils avisent par télégraphe ma maison de Port-Saïd qui envoie quelqu'un de suite sur le lieu du sinistre, procure un remorqueur pour le désensabler, des chalands pour l'alléger, etc.Les rebours ou avances d'acquit sont l'objet d'une traite des capitaines fournie à 10 jours de vue sur leur armateur à mon ordre et dont le montant sera grevé d'une commission de 1%.Je me charge aussi d'acquitter tous les droits du Canal moyennant une commission de 1% seulement dont, comme précédemment, les capitaines me remboursent le montant de ces droits par leurs traites à 10 jours de vue sur leurs armateurs.[...]

1870.03.24.A Breeze et Cie.Liverpool.Extrait

Origine : Copies de lettres à la presse du 10 mars 1870 au [?] ; du [?]au [?] 1870 ;du [?] au 27 mai 1870[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les chronos de correspondance entre le 10 mars 1870 et 27 mai 1870. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]24 mars 1870Messieurs Breeze & CieLiverpoolJe vous confirme ma lettre du 22 courant et viens vous entretenir par la présente d'une combinaison très avantageuse pour les armateurs de steamers pour l'Inde.J'ai fait jusqu'à présent un départ mensuel par navire à voiles de Bordeaux à Bombay, mais par suite de l'ouverture du canal de Suez je désire continuer cette ligne par des steamers passant par le Canal. Mon intention est d'affréter, à un armateur anglais qui envoie ses steamers dans l'Inde, un bateau à vapeur pour charger à Liverpool ou Birkenhead en charbon pour Bordeaux. Là je débarquerais le charbon que je voudrais en le remplaçant avec des marchandises pour Bombay directement. Je demanderai un vapeur de 8 à 1.000 tonnes de portée en charbon.[...]Veuillez donc vous renseigner si vos armateurs de Liverpool seraient disposés à m'affréter ainsi un de leurs bateaux et si les conditions me conviennent, je pourrai prendre le premier vapeur pour charger au 20 avril prochain à Liverpool.[...]P.S. Lettre du même genre à Herring, 28 mars, pour recherches à faire auprès des armateurs de Londres. M. Worms envisageait, si un premier essai donnait satisfaction, de s'entendre avec un armateur pour un service régulier touchant à Bordeaux.

1870.04.22.A Fraissinet Père et Fils.Marseille

Origine : Copies de lettres à la presse du 10 mars 1870 au [?] ; du [?]au [?] 1870 ;du [?] au 27 mai 1870[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les chronos de correspondance entre le 10 mars 1870 et 27 mai 1870. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]22 avril 1870Messieurs Fraissinet Père & FilsMarseilleJ'ai eu l'avantage, Messieurs, de recevoir votre honorée du 20 courant, me communiquant la lettre qui vous a été adressée par M. Schacher, mon représentant à Bordeaux, au sujet de la concurrence que vous lui faites par une baisse excessive de vos prix pour le fret des marchandises de Bordeaux à Bombay.Je comprends parfaitement qu'ayant engagé de grands capitaux dans la ligne régulière que vous avez établie de Marseille aux Indes, vous désiriez en tirer le meilleur parti possible, mais de votre côté, vous ne vous refuserez pas à reconnaître que mes expéditions par voiliers pour Bombay sont d'ancienne date et que ce service, que, depuis l'ouverture du canal de Suez, je continue par vapeurs, serait gravement compromis par les mesures que vous avez cru devoir prendre dans l'intérêt de votre ligne. Je ne puis donc blâmer mon agent de voir dans l'abaissement sans mesure de vos frets une concurrence désastreuse.Comme vous le faites observer, un conflit serait regrettable à tous points de vue, aussi serait-il préférable que nous puissions nous entendre et conserver nos bons rapports dans un intérêt mutuel.Permettez-moi donc n'espérer que vous voudrez bien donner satisfaction à M. Schacher en cessant de lui faire à Bordeaux même une concurrence qui, se continuant, l'obligerait à entrer en lutte avec votre maison sur la place de Marseille. Je lui écris aujourd'hui pour lui donner communication de votre lettre et je l'engage fortement à se mettre d'accord avec vous, lui témoignant mon sincère désir de voir cesser ce conflit et de continuer nos bons rapports.Je serais heureux de rester en bonne harmonie avec votre honorable maison et j'ai la confiance que votre équité vous amènera à une manière d'agir plus conciliante et conforme à l'équité.Agréez...

1870.05.05.A Geo et A. Herring et Cie.Londres.Extrait

Origine : Copies de lettres à la presse du 10 mars 1870 au [?] ; du [?]au [?] 1870 ;du [?] au 27 mai 1870[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les chronos de correspondance entre le 10 mars 1870 et 27 mai 1870. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]5 mai 1870Messieurs G. & A. Herring & CieLondres[...]Consignations. Outre la clientèle de M. Mac Gregor, Lambert Son & Scott sont sur le point de m'enlever la fourniture aux P. & O. Steamers à Port-Saïd et je vois que par leur position ils vont m'enlever encore bien d'autres fournitures. En face de cette concurrence je prie Staniford de s'entendre avec [...] pour mettre de suite le prix de 34/ - 33/ pour tous les armateurs qui voudraient s'engager avec moi par traité à partir du 1er juin. Par mon contrat, je suis obligé de m'entendre avec Cory pour réduire mon prix.[...]Je suis décidé à faire manger de l'argent à tous ceux qui voudront venir s'établir à Port-Saïd et baisser encore s'il le faut mon prix. Le principal est que j'aie assez de vente pour avoir toujours des navires en débarquement et éviter ainsi les frais de mise en magasin et de sortie qui sont très élevés.Recevez...Il paraît que M. Smith s'entend avec la Port-Saïd Coal Cie pour m'enlever mes clients à Port-Saïd, je pourrais très bien m'entendre avec le concurrent de Smith & Cie, de Malte, (je crois que c'est [Daukau] & C°) pour les forcer à baisser leur prix de 27/. Vous ferez bien d'en informer Smith ou leur agent à Londres afin qu'ils cessent de chercher à m'enlever les clients de Port-Saïd.

1870.05.06.A Hte Worms Port-Saïd.Extrait

Origine : Copies de lettres à la presse du 10 mars 1870 au [?] ; du [?]au [?] 1870 ;du [?] au 27 mai 1870[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les chronos de correspondance entre le 10 mars 1870 et 27 mai 1870. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]6 mai 1870Monsieur Hte WormsPort-Saïd[...]P. & O. Cie. Suez.Comme vous verrez par la lettre de Herring du 4 courant, MM. Lambert Son & Cie sont sur le point de nous enlever non seulement les fournitures à Mac Gregor, mais aussi celles à la P. & O. Cie à Port-Saïd. Ces concurrents, par leurs nombreuses relations avec les armateurs auxquels ils ont fourni jusqu'ici du charbon dans la Méditerranée, nous enlèveront la clientèle de bien des armateurs et il est temps d'entrer sérieusement en concurrence avec eux. Je n'ai donc pas hésité à autoriser MM. Herring à offrir à la P. & O. Cie le charbon à ses steamers, "Bengal" et "Salsette" à 33/, commission comprise.D'un autre côté, j'ai écrit à Staniford d'expliquer la situation à Cory et de lui demander de réduire le prix de vente à partir du 1er juin à 33/, puisque mes engagements avec les Bazin, Coste m'y forcent. Si Cory refuse, je passerai outre et je ferai avec tous les armateurs qui voudront s'engager pour 6 mois ou 1 an un contrat à 33/ à partir du 1er juin, au besoin même je réduirais ce prix à 32/ et voici pourquoi.Pour faire perdre de l'argent à nos concurrents à 33/ et 32/, il faut les empêcher de livrer directement du navire charbonnier et s'ils sont obligés de payer la mise en magasin et la sortie au prix de 33/ ou 32/, ils seront vite dégoûtés. Notre intérêt est d'avoir toujours du charbon flottant et d'avoir toutes les fournitures ou la plus grande partie. En livrant directement au navire, nous pouvons encore gagner un peu à 32/.Lambert, H[...], Bormann, Smith et tous ces associés, qui s'intitulent Port-Saïd Coal Cie, ont des relations avec tous les armateurs, il faut les combattre avec d'autres armes que les Marseillais et les dégoûter de suite.[...]Mac Gregor. A l'instant je reçois la dépêche suivante de M. Staniford de Leith.Tout ce que Lambert et Mitrovich ont dit est donc des mensonges qu'ils répandent pour nous faire du tort. Je modifie donc mes instructions à M. Staniford en ce sens que je ne demande pas à réduire mon prix pour tout le monde à 33/ mais que Staniford obtienne de Cory l'autorisation de réduire votre prix d'un commun accord chaque fois que cela sera nécessaire pour empêcher les affaires de tomber entre les mains de la Port-Saïd Coal Cie.

1870.06.03.A Hte Worms Port-Saïd.Extrait

Origine : Copies de lettres à la presse du 27 mai 1870 au [?] ; du [?]au [?] 1870 ;du [?] au 9 août 1870[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les chronos de correspondance entre le 27 mai 1870 et le 9 août 1870. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]3 juin 1870Monsieur Hte WormsPort-Saïd[...]P. & O. On m'informe de Londres que cette Compagnie vient d'adopter le système employé par les Messageries et qu'elle a donné ses affaires pour la Méditerranée à Burness & Cie à Londres à commission (3d par tonne). M. Worms, qui est en ce moment à Londres, essaie de conserver la clientèle de cette Compagnie en faisant valoir le prix réduit auquel nous pouvons faire le transit et les manutentions dans le Canal.[...]Douane. Je suis décidé à m'adresser au ministre de la Marine français et, comme ici toutes les réclamations traînent en longueur, au Foreign Office à Londres qui certainement s'occupera de cette affaire. A cet effet je vous remets ci-inclus un projet de lettre au ministère. Vous y ferez les changements que vous jugerez utiles et la ferez signer par Coste et Mitrovich et tous intéressés dans la question de douane sur les charbons. Vous pourrez dire dans la lettre qu'il y a un précédent puisque les compagnies des Messageries impériales et la P. & O. Cie jouissent déjà de la franchise et faculté d'entreposer leur charbon. Vous pourrez également parler de la convention intervenue (en citant les dates, etc.) entre le gouvernement égyptien et le gouvernement français d'après laquelle toutes les marchandises en transit passeront en franchise.Vous m'enverrez cette lettre signée et je la ferai appuyer à Paris. Vous la ferez traduire et me l'enverrez anglais également signée par les intéressés et je la ferai remettre à Londres à qui de droit.[...]

1870.06.03.Au ministre de la Marine et des Colonies.Paris

Origine : Copies de lettres à la presse du 27 mai 1870 au [?] ; du [?]au [?] 1870 ;du [?] au 9 août 1870[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les chronos de correspondance entre le 27 mai 1870 et le 9 août 1870. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]3 juin 1870Monsieur le ministre,Propriétaire des dépôts de houille établis à Port-Saïd et le long du canal de l'isthme de Suez, nous avons l'honneur d'appeler l'attention de votre Excellence sur une prétention élevée du gouvernement égyptien, prétention qui serait de nature, si elle était admise, à porter atteinte au service des marines militaires, et, surtout, aux relations commerciales auxquelles l'ouverture de l'Isthme doit imprimer une si puissante impulsion.L'administration des douanes égyptiennes veut frapper d'un droit de 8 % ad valorem les houilles que nous apportons sur les bords du Canal pour renouveler l'approvisionnement des bâtiments à vapeur qui le traversent. Cette perception, qui s'expliquerait pour les houilles vendues aux consommateurs du pays, est inadmissible pour celles qui servent à alimenter la navigation d'entre les deux mers, le Canal étant devenu ou tout du moins devant être considéré comme un véritable bras de mer.[...]L'idée de neutraliser politiquement et commercialement le canal de l'isthme de Suez a déjà occupé l'opinion publique et l'utilité de cet acte de haute politique internationale a certainement frappé les grandes puissances. Mais notre intention n'est pas de porter la question dans une sphère aussi élevée. Nous nous bornons à demander que la France, d'accord, si elle le juge convenable, avec l'Angleterre et les nations dont les navires fréquentent le canal de l'isthme de Suez, obtienne du gouvernement du pacha le droit d'entrepôt réel pour les établissements où sont approvisionnées les houilles destinées à la navigation, sauf à faire payer le droit de douane à celles qui entreront dans la consommation locale.[...]Connaissant la sollicitude de votre Excellence pour les intérêts maritimes et commerciaux, nous avons la ferme confiance qu'elle accueillera favorablement notre requête dont le succès, nous le répétons, importe autant à la marine militaire qu'à la marine du commerce.

1870.07.05.De Hte Worms Port-Saïd.Extrait

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1865-1874Hypolite WormsSuez and Port-Saïd coal depotEd. RosseeuwPort-Saïd, le 5 juillet 1870[...]Amirauté anglaise. J'ai eu hier la visite du capitaine Chitty, chargé du service de transport des troupes d'Angleterre aux Indes et réciproquement.Le capitaine était chargé de la mission spéciale de visiter ici les négociants capables de se charger d'une fourniture de 8.000 tonnes environ, livrables à Suez d'octobre à mars prochain pour son service.II m'a énuméré les conditions exigées par son gouvernement, à savoir 1 500 tonnes charbon constamment flottant à Suez en mahonnes de 250 tonnes au moins. Charbon en sacs et vidé dans les soutes. Je supprime les autres détails, seulement le capitaine a ajouté que les exigences seraient très sévères et entre autres, il faudrait embarquer 800 tonnes en 48 heures. Je lui ai répondu que la maison était trop honnête et prudente pour entreprendre de pareilles choses qui dépassent ses moyens d'exécution, et que je refusais net cette fourniture, mais que, si le gouvernement anglais voulait me charger d'un contrat annuel d'au moins 15.000 Tonnes, je l'entreprendrais au prix de 55 Shilling, mis à bord, à Suez, me soumettant à toutes les exigences détaillées.Le capitaine a répondu qu'il me remerciait de ma franchise, et qu'il avait trouvé (sans les nommer) des gens qui lui faisaient toutes les promesses possibles, mais qu'il ne leur allouait aucune confiance.Devant mon refus formel et réactivé, il s'est alors retourné autrement, et m'a demandé à quel pris je voudrais lui fournir les quantités nécessaires à son service, mises par moi à Port-Saïd à bord de mahonnes, que son gouvernement mettrait à notre disposition.J'ai répondu que dans pareilles conditions, me réservant toutefois l'approbation de notre maison de paris, je lui fournirai telles quantités de charbon qu'il désirerait, à raison, de 32/6, lui demandant sa parole d'honneur, qu'il m'a donnée, de ne parler de ce prix à qui que ce soit.Le capitaine Chitty m'a dit qu'il croyait que des propositions directes avaient déjà dû être faites par l'Amirauté, qui ne connaissait que vous, comme maison sérieuse et honorable dans ses parages, nais que de son côté, il allait entretenir ses chefs de Londres de sa conversation avec moi.Ce chiffre de 32/6 me paraîtrait fort avantageux, surtout en nous assurant une large base d'opérations et la fourniture de tous les bateaux de la Marine anglaise.Cependant, vous remarquez que je n'ai pas fait l'offre ferme, car j'ignore encore si vous aurez réussi à vous dégager de nos accords avec les Bazin, mais aussi en articulant ce prix, j'ai voulu forcer les Bazin à descendre leurs prétentions s'ils veulent traiter avec l'Amirauté.

1870.07.09.A Holway Brothers.Londres.Extrait

Origine : Copies de lettres à la presse du 27 mai 1870 au [?] ; du [?]au [?] 1870 ;du [?] au 9 août 1870[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les chronos de correspondance entre le 27 mai 1870 et le 9 août 1870. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]9 juillet 1870Messieurs Holway BrothersLondresD'accord avec notre entretien, il demeure entendu entre nous que les deux marchés aux dates des 4 mai 1869 et 9 juin 1870, entre la Compagnie Patent Fuel Warlicks Limited et la Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon et la Méditerranée, pour la fourniture par la première Compagnie à la seconde Compagnie, de deux quantités de 12.000 tonnes de pitch, chaque, les premières 12.000 tonnes au prix de F. 58-50 par tonneau et les deuxièmes 12.000 tonnes au prix de F 43-50 par tonneau, sont et demeurent résiliés et sont remplacés par un autre marché entre la Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée et moi pour les deux mêmes quantités de 12.000 tonnes, chaque, en tout 24.000 tonnes aux mêmes conditions et prix.Que ce dit marché entre la Compagnie du chemin de fer P.L.M. et moi sera exécuté au moyen de navires que vous affréterez en Angleterre pour transporter ladite quantité de 24.000 tonnes de pitch, dans les ports de Marseille et Cette [Sète], et au moyen de marchés faits par vous en Angleterre, pour l'achat de cette quantité de pitch, lesquels marchés devront m'être transférés par vous, comme gage de l'exécution de mon marché avec la Compagnie du chemin de fer P.L.M.Que le dit marché sera exécuté entièrement et absolument sous votre responsabilité et qu'en cas de difficulté, de quelque nature que ce soit, qui pourrait à l'occasion de ce marché être soulevée entre la Compagnie du chemin de fer P.L.M. et moi, vous m'exonérerez de toute responsabilité et vous mettrez en mes lieu et place pour toutes les conséquences en résultant.[...]

1870.07.20.De F. Mallet et Cie.Le Havre.Au ministère de la Marine.Paris.Charte-partie.Original

Document originalMarine et ColoniesCharte-partiePassée pour l'affrètement du navire "Emma" destiné à des transportsde charbons ou de matérielEntre Son Exc. le Ministre de la Marine et des Colonies, stipulant au nom de l'État, d'une part ;Et MM. F. Mallet & Cie, d'autre part,II a été convenu ce qui suit :Article premier.MM. F. Mallet & Cie frètent à l'Administration de la Marine, pour des transports de charbon ou de matériel, le navire à vapeur à hélice "Emma" dont la valeur, les conditions de capacité, de vitesse, de consommation de charbon, de tirant d'eau, etc., sont indiquées ci-après :Valeur actuelle du navire350.000 FCote du Véritas3/3 G. 1. 1.Force motrice nominale120 chevauxJauge nette de douane462 T 27/100Capacité effective en tonnes de charbon900 TContenance des soûtes100 TConsommation par 24heures en temps calme116 Ten charbon de Cardiff limite maximum118 TMoyenne de vitesse en temps calme par heure9 nœuds ½Tirant d'eau maximum AR en pleine charge5m, 15c/m(1) Si la consommation de charbon excède ces limites, la différence en plus sera remboursée par les fréteurs à la Marine au prix de vingt-cinq francs par tonne.Art. 2.Le navire devra être en parfait état de navigabilité, ce qui sera constaté par une visite préalable ; il sera muni de tous les agrès et apparaux nécessaires, conformément aux règles et aux usages du commerce.Le capitaine mettra à la disposition de l'Administration, toutes les fois qu'elle en aura besoin, les embarcations et leur armement en personnel et matériel ; il mettra également à sa disposition les treuils à vapeur qui existent à bord, pour le chargement et le déchargement du charbon et du matériel, ainsi que les hommes pour les manœuvrer.Art. 3.Le navire sera mis à la disposition de la Marine à Bordeaux, dans un délai de vingt-quatre heures, à partir de la notification qui sera faite aux fréteurs de l'approbation de la présente charte-partie.Art. 4.Le navire demeurera, quant à son administration et à son commandement, sous l'autorité du capitaine ; mais celui-ci exécutera, sous le rapport des services à accomplir, les ordres qui lui seront donnés par écrit par l'autorité Maritime.Art. 5.Un agent de l'administration de la Marine sera placé à bord du navire pour veiller à la fidèle exécution des dispositions de la présente charte-partie ; il devra présider à l'embarquement et au débarquement du charbon et du matériel ; en prendre note, en suivre les mouvements, ouvrir un compte des consommations de charbon nécessitées pour le service du bord et tenir la main à ce que les transports s'effectuent rapidement.Toutes les facilités seront données à cet agent pour l'accomplissement de sa mission. Il sera logé et nourri convenablement à bord. Une somme de huit francs (8 fr.) par jour sera payée aux fréteurs pour le traitement de table de cet agent.Art. 6.Les frais à la charge des fréteurs sont :Les gages et la nourriture de l'équipage, l'assurance du navire contre les risques ordinaires de mer, l'entretien et les réparations du bâtiment et de la machine.De son côté, l'Administration de la Marine prend à sa charge :La consommation du charbon, de l'huile et du suif nécessaires pour le service de la machine et pour le fonctionnement des treuils ; les frais de chargement et de déchargement ; l'arrimage à bord du charbon et au matériel.Le capitaine donnera ses indications à la Marine pour que l'arrimage soit effectué de manière à placer le navire dans de bonnes conditions de navigabilité et pour qu'il puisse prendre la totalité de son chargement suivant la capacité garantie par l'article premier, mais les fréteurs ne seront pas responsables des avaries pouvant survenir dans le chargement par suite d'un mauvais arrimage ; dans le cas où, sur la demande du capitaine, le navire ne pourrait prendre en charbon, qu'une quantité moindre que celle indiquée à l'article premier, la Marine aurait droit sur le prix de location d'une retenue proportionnelle au déficit.Les droits de port et les frais de pilotage seront avancés par le capitaine et remboursés par l'Administration, sur constatation de l'agent de la Marine placé à bord.Art. 7.Dans le cas où l'on embarquerait des passagers, et où ils ne pourraient être logés dans les cabines du bord, autres que celles occupées par l'équipage, les frais d'installation et les objets de couchage pour les passagers en excédant, seraient à la charge de la Marine ; seraient également à sa charge les vivres ainsi que les ustensiles divers nécessaires au transport des passagers.Art. 8.Dès que le navire aura été mis à la disposition de la Marine, il sera dressé un inventaire des quantités de charbon existant à bord, dont la Marine tiendra compte aux fréteurs au prix de vingt-cinq francs par tonne.De même, lorsque l'Administration rendra le navire, un nouvel inventaire constatera les quantités de combustibles restant à bord, quantités dont la valeur sera remboursée à l'Administration de la Marine au prix ci-dessus indiqué.Art. 9.Le charbon nécessaire à la machine et au fonctionnement des treuils, sera délivré au navire sur des bons du capitaine, visés par l'agent de l'Administration, qui devra en constater l'emploi.Art. 10.L'Administration de la Marine se réserve la faculté de faire naviguer le bâtiment dans toutes les mers d'Europe comprises dans les limites tracées pour le grand cabotage.S'il convenait à la Marine de l'envoyer dans un port qui ne fût pas en rapport avec son tirant d'eau, le capitaine ne pourrait pas s'y refuser, mais dans ce cas l'Administration serait responsable de toutes les avaries qui pourraient survenir et de la dépréciation qui pourrait en être la conséquence.Art. 11.L'État prend à sa charge les risques de guerre et ceux qui pourraient résulter de l'embarquement de poudres et de munitions de guerre.Les réparations à faire, soit au navire, soit à la machine par suite d'accidents autres que ceux dont les conséquences sont à la charge de la Marine, conformément au paragraphe ci-dessus, restent à la charge des fréteurs.Si ces réparations entraînent une interruption de service de plus de quinze jours, la location sera interrompue à partir du seizième jour de l'accident, pour ne reprendre qu'au moment où le navire sera en état de naviguer et la Marine aura même le droit de congédier le navire partout où il se trouvera en tenant compte aux fréteurs du temps nécessaire pour se rendre de ce point à l'un des ports désignés à l'article 12, à raison de neuf nœuds et demi par heure ainsi que du charbon, de l'huile et du suif nécessaires pour le retour.Il reste entendu que, dans les deux cas d'avaries qui doivent être mis à la charge de la Marine, la location du navire continuera à être due, pendant tout le temps nécessité pour les réparations.Art. 12.Le présent affrètement est conclu pour deux mois au minimun, sauf le cas où la guerre avec la Prusse cesserait avant ce terme. Toutefois la Marine devra toujours le premier mois de location.Si au moment où le navire sera rendu aux fréteurs un nouveau mois est commencé, chaque fraction moindre de quinze jours sera compté pour un demi mois et chaque fraction supérieure à quinze jours sera comptée pour un mois.A l'expiration de la charte-partie, le navire sera rendu aux fréteurs au choix de l'Administration, soit à Bordeaux, soit au Havre, soit à Cherbourg.Art. 13.Il sera payé aux fréteurs pour la location de leur navire, une somme de vingt-six mille francs (26,000 fr.) par mois de trente jours. Cette somme sera passible de la retenue de 3 % à laquelle sont assujetties toutes les fournitures de la Marine conformément aux dispositions de l'article 23 de la loi de finances du 8 juillet 1852.Art. 14.La liquidation des sommes dues aux fréteurs s'effectuera à Paris par les soins du Ministère de la Marine, à mois échu, sur production de leur facture, appuyée des pièces justificatives vérifiées par le délégué de l'Administration embarqué sur le navire.Les payements auront lieu à Paris.Art. 15.La Marine devra toujours lester le navire de manière à se qu'il puisse naviguer avec sécurité.Art. 16.La Marine remboursera l'huile et le suif à raison de 2 kil. 50 pour l'huile, et de 1 kil. 50 pour le suif par tonne de charbon consommée, et ce au prix de 1 fr. 38 le kilogramme d'huile, et de 1 fr. 10 le kilogramme de suif.Art. 17.Pendant le temps de la location du navire, la Marine s'engage à ne faire lever pour le service de l'État, aucun des hommes affectés au service de la machine.Art. 18.Les fréteurs supporteront les frais de timbre et d'enregistrement de la présente charte-partie, qui sera imprimée également à leurs frais et par les soins de l'Administration à cent exemplaires.Fait à Paris, le dix-neuf juillet 1870.Signé : F. Mallet & Cie.Accepté par la commission permanente des marchés.Paris, le 20 juillet 1870.Signé : Foucaud, Portier, Sollier, Roy, Jacques-Leseigneur et E. Portier, inspecteur.Proposé à l'approbation du ministreApprouvéParis, le 20 juillet 1870.L'Amiral, Ministre Secrétaire d'État au département de la Marine et des colonies.Signé : A. Rigault de Genouilly.Le Directeur du Matériel.Signé : Sabattier.Enregistré à Paris, le 21 juillet 1870, folio 49, verso, case 6.Reçu deux francs et trente centimes pour décime et demi.Signé: Roquet. Certifié conforme à l'original :Le Sous-directeur chargé du bureau des approvisionnements généraux.

1870.07.29.Au ministère de la Marine et des Colonies.Paris.Marché.Original

Document originalParisCharbon de terre en roched'origine anglaiseM. H. WormssoumissionnaireNotifié le 29 juillet 1870.Le sous-directeur chargé du bureau des approvisionnements.Signé Jacques-LeseigneurMarine et ColoniesMarchéde gré à gréDate du marché :29 juillet 1870Lieux de paiementCherbourgBrestPour la fourniture de vingt mille tonnes de charbon en roches d'origine anglaise à effectueraux ports de Cherbourg et de Brest.Je soussigné, H. Worms, demeurant à Paris, 7, rue Scribe, me soumets et m'engage envers Son Excellence M. le Ministre Secrétaire d'État au département de la Marine et des Colonies, stipulant au nom de l'État, à fournir et livrer à mes frais et risques, au département de la Marine et des Colonies, vingt mille tonnes de charbon en roches de Cardiff, de première qualité, dont dix mille tonnes à Brest et dix mille tonnes à Cherbourg, la Marine se réservant toutefois de changer la répartition entre les deux ports en me prévenant à l'avance.Cette fourniture sera effectuée aux clauses et conditions suivantes :Article premier.Ces charbons de l'espèce dite Four Feet, trois fois criblés, seront extraits des mines ci-après indiquées comprises sur les listes de l'Amiraulé anglaise :Powell's Duffryn, Fothergill's Aberdare, Wayn's Merthyr, Joseph's Four Feet, Insole Merthyr, Aberdare Merthyr, Troedyrhiew Merthyr, Sguborwen Merthyr, Cromamann Merthyr, Thomas Merthyr, Nixon's Merthyr.L'origine en sera constatée par une déclaration de l'agent Consulaire de France dans la localité.Ces charbons en roches devront être de fraîche extraction, exempts autant que possible de soufre, de pyrite et de matières étrangères ; ils devront brûler vivement sans se coaguler et sans trop engorger les grilles des fourneaux.Il sera accordé à la livraison à Cherbourg et à Brest une tolérance de douze pour cent de menu. Toute quantité de menu qui excédera cette proportion ne me sera pas payée.Art. 2.Les livraisons seront effectuées dans les délais ci-après :Pour chaque port, le premier tiers avant le 25 août.Le second tiers avant le 15 septembre, et le complément avant le 1er octobre prochain.Ces délais sont de rigueur et exclusifs de tout délai de tolérance.Art. 3.Le déchargement des navires commencera immédiatement après leur arrivée et la déclaration en douane, à raison de trois cents tonnes par jour, pour les bâtiments à vapeur, et de vingt à quarante tonnes par jour, pour les bâtiments à voiles, dimanches et jours fériés exceptés.Ce déchargement aura lieu sous palan. En conséquence, le charbon sera livré par le capitaine le long de son bord, sur le quai, ou à bord des bâtiments de la Marine Impériale. Il devra être déchargé avec toutes les précautions nécessaires pour le briser le moins possible.Le pesage sera opéré contradictoirement par les soins et aux frais de la Marine.Art. 4.Les droits de douane resteront au compte de la Marine.Art. 5Les quantités de charbon admises en recette me seront payées au prix de vingt-sept francs quarante centimes par tonne de mille kilog., rendue à destination:Ce prix sera passible de la retenue de trois pour cent au profit de la Caisse des Invalides, conformément aux dispositions de l'art. 23 de !a loi de finances du 8 juillet 1852.Le paiement de mes livraisons aura lieu dans les ports de livraison.Art. 6.Pour garantie de l'exécution de mes engagements, je déposerai dans une des caisses du Trésor Public, à titre de cautionnement, la somme de dix mille francs.La réalisation de ce cautionnement sera effectuée d'après les indications qui me seront données par l'Administration.Art. 7.Je supporterai les frais de timbre et d'enregistrement du présent marché, qui sera imprimé également à mes frais et par les soins de l'Administration à cinquante exemplaires.Art. 8.Je déclare avoir une parfaite connaissance des conditions générales arrêtés par le Ministre, le 30 mars 1847, et je m'engage à m'y conformer en tout ce qui n'est pas contraire aux dispositions qui précèdent.Fait à Paris, le 29 juillet 1870.Signé : H. Worms.Accepté par la Commission permanente des marchés.Paris, le 29 juillet 1870.Signé : Foucaud, Roy, Portier, Jacques-Leseigneur, Sollier et Portier, inspecteur.Proposé à l'approbation du ministreApprouvéParis, le 29 juillet 1870.L'Amiral, Ministre Secrétaire d'État au département de la Marine et des colonies.Signé : A. Rigault de Genouilly.Le Directeur du Matériel.Signé : Sabattier.Enregistré à Paris, le 30 juillet 1870, folio 66, recto, case 7.Reçu deux francs et trente centimes pour décime et demi.Signé: Roquet. Certifié conforme à l'original :Le Sous-directeur chargé du bureau des approvisionnements généraux,

1870.08.05.Au ministère de la Marine et des Colonies.Paris.Marché.Original

Document originalParisCharbon de terre en roched'origine anglaiseM. H. WormssoumissionnaireNotifié le 10 août 1870.Le sous-directeur chargé du bureau des approvisionnements.Signé Jacques-LeseigneurMarine et ColoniesMarchéDe gré à gréDate du marché :5 août 1870Durée du marché :31 décembre 1870Payableà ParisPour une fourniture de charbon de terre en roches d'origine anglaise.Je soussigné, H. Worms, demeurant à Paris, 7, rue Scribe, me soumets et m'engage envers Son Excellence M. le Ministre Secrétaire d'État au département de la Marine et des Colonies, stipulant au nom de l'État, à fournir et livrer à mes frais et risques, au département de la Marine et des Colonies, dix mille à quinze mille tonnes de charbon en roches de Cardiff de première qualité, dont dix mille tonnes à Toulon, la Marine se réservant d'augmenter cette quantité de cinq mille tonnes, qui seront expédiées à son choix à Toulon ou Marseille.Cette fourniture sera effectuée aux clauses et conditions suivantes :Article premier.Ces charbons de l'espèce dite Four Feet, extra criblés, seront extraits des mines ci-après indiquées comprises sur les listes de l'Amiraulé anglaise :Powell's Duffryn, Wayn's Merthyr, Insole's Merthyr, Nixon's Merthyr, Fothergill's Aberdare, Sguborwen Merthyr.L'origine en sera constatée par une déclaration du propriétaire de la mine.Ces charbons en roches devront être de fraîche extraction, exempts autant que possible de soufre, de pyrite et de matières étrangères ; ils devront brûler vivement sans se coaguler et sans trop engorger les grilles des fourneaux.Art. 2.La livraison de ces charbons sera effectuée dans la cale des navires que le département de la Marine consignera à ma maison de Cardiff.M. H. Worms, à Cardiff, devra être prévenu trois jours à l'avance du moment où les navires devront commencer leur chargement.A leur arrivée à Cardiff, les capitaines se mettront à la disposition de mon représentant, qui leur indiquera l'endroit où ils devront recevoir leur chargement.Art. 3.Le chargement des steamers sera opéré en raison d'un minimum de six cents tonnes par vingt-quatre heures, à partir du moment où le navire sera délesté et mis à ma disposition.Art. 4.Les frais d'arrimage du charbon, les droits de port et autres resteront à la charge du navire.Art. 5L'importance des commandes sera subordonnée aux besoins du service.Art. 6.Le charbon livré me sera payé à raison de quatorze francs quarante centimes (14 fr. 40 c.) la tonne de mille kilogrammes.Ce prix sera passible de la retenue de trois pour cent au profit de la Caisse des Invalides de la Marine, conformément aux dispositions de l'article 23 de la loi de finances du 8 juillet 1852.Art. 7.La liquidation de ces fournitures aura lieu à Paris, sur la production des connaissements.Le paiement sera effectué à Paris.Art. 8.Je supporterai les frais de timbre et d'enregistrement du présent marché, qui sera imprimé, également à mes frais et par les soins de l'Administration, à cinquante exemplaires.Art. 8.Je déclare avoir une parfaite connaissance des conditions générales arrêtées par le Ministre le 30 mars 1847, et je m'engage à m'y conformer en tout ce qui n'est pas contraire aux dispositions qui précèdent.Fait à Paris, le 5 août 1870.Signé : H. Worms.Accepté par la Commission permanente des marchés.Paris, le 6 août 1870.Signé : Foucaud, Roy, Portier, Jacques-Leseigneur, Sollier et Portier, inspecteur.Proposé à l'approbation du ministreApprouvéParis, le 6 août 1870.L'Amiral, Ministre Secrétaire d'État au département de la Marine et des colonies.Signé : A. Rigault de Genouilly.Le Directeur du Matériel.Signé : Sabattier.Enregistré à Paris, le 10 août 1870, folio 81, recto, case 6.Reçu deux francs et trente centimes pour décime et demi.Signé: Roquet. Certifié conforme à l'original :Le Sous-directeur chargé du bureau des approvisionnements généraux.

1870.08.16.Au ministère de la Marine et des Colonies.Paris.Marché.Original

Document originalParisCharbon de terre en roche d'origine anglaiseM. H. Worms soumissionnaireNotifié le 19 août 1870.Le sous-directeur chargé du bureau des approvisionnements.Signé Jacques-LeseigneurMarine et ColoniesMarchéDe gré à gréDate du marché :16 août 1870Lieux de paiementToulonMarseillePour la fourniture de dix à quinze mille tonnes de charbon en roches d'origine anglaise, à effectuer au port de Toulon.Je soussigné, H. Worms, demeurant à Paris, 7, rue Scribe, me soumets et m'engage envers Son Excellence M. le Ministre Secrétaire d'État au département de la Marine et des Colonies, stipulant au nom de l'État, à fournir et livrer à mes frais et risques, au département de la Marine et des Colonies, du charbon en roches de Cardiff, de première qualité, aux conditions suivantes :Article premier.Ces charbons, de l'espèce dite Four Feet, trois fois criblés, seront extraits des mines ci-après indiquées, comprises sur les listes de l'Amirauté anglaise :Powell's Duffryn, Fothergill's Aberdare, Wayn's Merthyr, Joseph's Four Feet, Insole Merthyr, Aberdare Merthyr, Troedyrhiew Merthyr, Sguborwen Merthyr, Cromamann Merthyr, Thomas Merthyr, Nixon's Merthyr.L'origine en sera constatée par une déclaration de l'agent consulaire de France dans la localité.Ces charbons en roches devront être de fraîche extraction, exempts autant que possible de soufre, de pyrite et de matières étrangères ; ils devront brûler vivement sans se coaguler et sans trop engorger les grilles des fourneaux.Il sera accordé à la livraison une tolérance de douze pour cent de menu. Toute quantité de menu qui excédera cette proportion ne me sera pas payée.Art. 2.Les expéditions seront effectuées moitié par steamers, moitié par navires à voiles, dans les délais ci-après :La première moitié avant le 5 septembre ;La seconde moitié avant le 25 septembre.Ces délais sont de rigueur et exclusifs de tout délai de tolérance.Pour les cinq mille tonnes en plus, je m'engage à en faire l'expédition, moitié par steamers et moitié par voiliers, dans le délai d'un mois après la demande de l'administration, qui aura la faculté de les faire expédier sur Marseille.Art. 3.Le déchargement des navires commencera immédiatement après leur arrivée et la déclaration en douane, à raison de trois cents tonnes par jour pour les bâtiments à vapeur, et de trente à cinquante tonnes par jour pour les bâtiments à voiles, dimanches et jours fériés exceptés.Ce déchargement aura lieu sous palan. En conséquence, le charbon sera livré par le capitaine le long de son bord, sur le quai, ou à bord des bâtiments de la Marine Impériale. Il devra être déchargé avec toutes les précautions nécessaires pour le briser le moins possible.Le pesage sera opéré contradictoirement par les soins et aux frais de la Marine.Art. 4.Les droits de douane resteront au compte de la Marine.Art. 5.Les quantités de charbon admises en recette me seront payées au prix de quarante-trois francs cinquante-cinq centimes par tonne de mille kilog., rendue à Toulon, et de quarante-un francs cinq centimes par tonne de mille kilog., rendue à Marseille.Ces prix seront passibles de la retenue de trois pour cent au profit de la Caisse des Invalides de la Marine, conformément aux dispositions de l'art. 23 de la loi de finances du 8 juillet 1852.Le paiement de mes livraisons aura lieu dans les ports de livraison.Art. 6.Pour garantie de l'exécution de mes engagements, j'affecte les cautionnements effectués pour mes marchés en date des 29 juillet et 1er août 1870.Art. 7.Je supporterai les frais de timbre et d'enregistrement du présent marché, qui sera imprimé, également à mes frais et par les soins de l'Administration, à cinquante exemplaires.Art. 8.Je déclare avoir une parfaite connaissance des conditions générales arrêtées par le Ministre le 30 mars 1847, et je m'engage à m'y conformer en tout ce qui n'est pas contraire aux dispositions qui précèdent.Fait à Paris, le 16 août 1870.Signé : H. Worms.Accepté par la Commission permanente des marchés.Paris, le 18 août 1870.Signé : Foucaud, Roy, Portier, Jacques-Leseigneur, Sollier et Portier, inspecteur.Proposé à l'approbation du ministreApprouvéParis, le 19 août 1870.L'Amiral, Ministre Secrétaire d'État au département de la Marine et des colonies.Signé : A. Rigault de Genouilly.Le Directeur du Matériel.Signé : Sabattier.Enregistré à Paris, le 20 août 1870, folio 96, verso, case 3.Reçu deux francs et trente centimes pour décime et demi.Signé: Roquet.Certifié conforme à l'original :Le Sous-directeur chargé du bureau des approvisionnements généraux.

1870.09.16.A Hte Worms Port-Saïd.Extrait

Origine : Copies de lettres à la presse du 9 août 1870 au [?] ; du [?] au [?] 1870 ;du [?] au 31 octobre 1870[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les chronos de correspondance entre le 9 août 1870 et le 31 octobre 1870. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]16 septembre 1870Monsieur Hte WormsPort-SaïdJ'ai bien reçu vos lettres des 31 août et 1er septembre. Elles ont été expédiées au Havre à M. H. Worms.La présente a pour but de vous remettre copie d'un contrat que je viens de passer avec la Marine. Je vous l'envoie très en hâte ; il est 5 heures et je sors du ministère où je viens de terminer et je crains que demain il ne soit trop tard pour correspondre.Vous devez avoir livré à la Marine, à Suez, mille tonnes, 15 jours après la notification écrite du marché. C'est à dire 15 jours après la réception de la présente, au cas donc où ma lettre subirait des retards et ne pourrait arriver à Marseille pour le bateau du 18, je vous engage à faire constater la date de réception.[...]En tout cas, c'est un bon pied dans la Marine car si le prix vous suffit, je pourrai faire prolonger le temps du contrat surtout si les essais qu'ils veulent faire réussissent.[...]J'ai demandé à Jacques de lui faire une proposition pour Port-Saïd, mais ils ont prolongé le contrat de Coste jusqu'au 1er janvier. Du reste, il m'a dit que cela concernait l'administration de Port-Saïd. En tout comme je suis en très bons rapports avec le directeur général, lorsque le moment en sera venu, je verrai à ne pas laisser échapper cette fourniture.[...]Autre lettre même date.J'ai bien reçu ta lettre du 15, mon cher Père, et je te réponds très à la hâte.Le ministre part ce soir pour Tours et le directeur a voulu lui faire signer auparavant le marché pour Suez.Je t'envoie la copie de la lettre que j'écris par le courrier à Rosseeuw ainsi qu'une copie du marché.[...]

1870.10.23.A Geo et A. Herring et Cie.Londres.Extrait

Origine : Copies de lettres à la presse du 9 août 1870 au [?] ; du [?] au [?] 1870 ;du [?] au 31 octobre 1870[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les chronos de correspondance entre le 9 août 1870 et le 31 octobre 1870. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Le Havre, le 23 octobre 1870Messieurs Geo & A. Herring & CieLondresJ'ai l'honneur de vous confirmer ma lettre du 20 courant et de vous accuser réception de la vôtre du 21 ainsi que de votre télégramme du 22.Marseille - P. & O. J'ai bien examiné les deux propositions que vous m'adressez et, après avoir pesé toutes choses, je viens vous dire que la proposition n°2 ne me convient sous aucun rapport. Quant à la première proposition je vous confirme l'offre, que je vous ai transmise, de me charger de cette fourniture au prix de 29/9.Vous pouvez donner toutes les assurances possibles à la Compagnie qu'elle n'aura qu'à se louer de mes livraisons. Je lui donnerai en outre toutes les garanties qu'elle voudra exiger pour qu'elle soit certaine que les qualités de charbon, que je lui fournirai, sont bien celles qui sont indiquées au cahier des charges.Suez - P. & O. - Ma maison de Cardiff m'annonce que Burness a affrété quatre navires pour la Péninsulaire à destination de Suez directement. Tous les droits du Canal et frais restant à la charge des affréteurs Péninsulaire ou Burness. Je suis étonné que la Compagnie emploie ce moyen pour le ravitaillement de son dépôt car d'après moi je trouve qu'il est plus coûteux.[...]

1870.10.24.Au ministre de la Marine et des Colonies.Paris.Du Havre

Origine : Copies de lettres à la presse du 9 août 1870 au [?] ; du [?] au [?] 1870 ;du [?] au 31 octobre 1870[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les chronos de correspondance entre le 9 août 1870 et le 31 octobre 1870. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Le Havre, le 24 octobre 1870Monsieur le ministre de la Marine et des ColoniesToursMonsieur le ministre,La lettre, que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser le 22 courant, m'informe que M. le commandant de la Marine en Égypte se trouve dans l'impossibilité de recevoir en ce moment les 2.000 tonnes de charbon que ma maison de Port-Saïd avait à lui livrer à Suez aux termes du marché du 16 septembre dernier.Mon agent de Port-Saïd s'est déjà entendu avec M. le commandant à ce sujet et ne commencera la livraison partielle ou totale de ces 2.000 tonnes que lorsque les réparations a l'appontement de Suez auront été terminées.Par votre même lettre du 22 courant et donnant suite aux propositions de M. le commandant Allemand, vous voulez bien m'offrir de me maintenir en possession de la fourniture des charbons nécessaires à Port-Saïd pour toute l'année 1871 aux conditions de mon marché actuel en cours d'exécution. J'accepte volontiers, M. le ministre, cette proposition et en donne immédiatement avis à ma maison de Port-Saïd qui doit rester, je pense, chargée de rédiger le nouveau marché avec M. le commandant.Je vous serai reconnaissant de vouloir bien m'indiquer les quantités à livrer et le plus approximativement possible les époques de livraison.Veuillez agréer...