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1858.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence. Il reprend notamment un important travail d'analyse effectué par la Maison Worms dans les chronos de correspondance – préalablement à la rédaction du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie –, et plus particulièrement, en ce qui concerne l'année 1858, dans :

  • les copies de lettres à la presse : n°106 – du 24 décembre 1857 au 16 janvier 1858 ; n°107 – du 16 janvier 1858 au 7 février 1858 ; n°108 – du 7 février 1858 au 4 mars 1858 ; n°109 – du 4 mars 1858 au 25 mars 1858 ; n°110 – du 25 mars 1858 au 14 avril 1858 ; n°111 – du 14 avril 1858 au (date inconnue) ; n°112 – (dates extrêmes inconnues) ; n°113 – du (date inconnue) au 15 juin 1858 ; n°114 – du 15 juin 1858 au (date inconnue) ; n°115 – (dates extrêmes inconnues) ; n°116 – du (date inconnue) au 16 août 1858 ; n°117 – du 16 août 1858 au (date inconnue) ; n°118 – du (date inconnue) au 24 septembre 1858 ; n°119 – du 24 septembre 1858 au 13 octobre 1858 ; n°120 – du 13 octobre 1858 au 3 novembre 1858 ; n°121 – du 3 novembre 1858 au 23 novembre 1858 ; n°122 – du 23 novembre 1858 au 13 décembre 1858 et n°123 – du 14 décembre 1858 au 2 janvier 1859 (les manques peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes) ;
  • et les doubles du courrier reçu par le siège, à Paris, entre 1855 et 1864.

Dans le cadre de cette étude, la correspondance sélectionnée pour son intérêt historique a été résumée ou reproduite en intégralité ou partiellement sur des fiches manuscrites, qui se comptent par centaines. Les lettres les plus significatives ont été dactylographiées. (Ces copies sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé – en bleu + soulignement.) Ces sources ont en outre été synthétisées et commentées dans les notes suivantes :

  • "Historique de la Maison Worms & Cie (1848-1874)", classé en 1948
  • "Historique de Worms & Cie - 1ère partie (1848-1877)" daté de janvier 1948
  • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale d'Alger (1851-1892)", classé en 1948
  • "Historique charbons (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd (1857-1874)", classé en 1948

A ce corpus sont joints des extraits de documents originaux conservés par la Maison et des renseignements provenant notamment :

  • des services administratifs : état civil et tribunaux de commerce...
  • des annuaires et études notariales...
  • de la presse, des revues et ouvrages d'histoire...

1858.01.12.A Fontemoing Aîné.Dunkerque.Extrait

Origine : Copies de lettres à la presse n°106 - du 24 décembre 1857 au 16 janvier 1858Paris, le 12 janvier 1858Monsieur Fontemoing Aîné, avocatà DunkerqueM. L. Deman, courtier de navires en votre ville, m'a donné votre adresse, Monsieur, et je viens vous entretenir d'une affaire fâcheuse qui m'oblige à appeler Messieurs N. Richard & Cie, de votre ville, devant votre Tribunal de commerce.Voici les faits :Suivant charte-partie en date du 11 septembre dernier, j'ai frété à MM. N. Richard & Cie mes deux steamers : "Séphora" et "Emma".Le prix du loyer des navires, F 11.500, chaque, payable :"Séphora", le 20 de chaque mois,"Emma", le 1er de chaque mois.Pendant les deux premiers mois les choses ont marché parfaitement ; les steamers ont navigué sans accident ; les loyers ont été payés exactement aux échéances convenues.Le 25 novembre dernier, assailli par mauvais temps, le capitaine du "Séphora" est entré en relâche en rade de Cherbourg ; il allait de Dunkerque à Bordeaux, chargé de sucres indigènes en sacs. Les pompes amenaient du sucre. Il a craint des avaries majeures ; il a cherché refuge dans le port le plus voisin.Par dépêche télégraphique, il a prévenu MM. N. Richard & Cie. Par même voie électrique, ces Messieurs ont répondu au capitaine de continuer sa route.Le capitaine a exigé une caution. MM. N. Richard & Cie lui ont laissé tout à sa responsabilité. Et le capitaine est alors entré dans les bassins de Cherbourg et s'est mis en règle devant le Tribunal qui a nommé des experts.Partie des sucres a été débarquée. Il a été constaté que l'on pouvait continuer le voyage et le capitaine a repris la mer le 10 décembre à 5 heures du soir.[...]Ce n'est que le 24 décembre que MM. Richard ont répondu à ma lettre : " Votre lettre du 9 courant ne demande aucune réponse. Etc. "Et, dans cette même lettre, ils veulent mettre la conséquence de la relâche à ma charge.[...]Je ne puis pas empêcher MM. Richard de vouloir me chercher un procès et prétendre mettre à ma charge les conséquences d'un fait fâcheux qui n'est, après tout, qu'un cas de fortune de mer, mais je veux les empêcher de se faire justice eux-mêmes en ne payant pas le loyer d'un bateau sur lequel il n'y a aucune difficulté.MM. Richard ont accepté et acquitté ma première traite de F 11.500 au 21 décembre, qui représente le loyer du steamer "Séphora" sur lequel porte le litige.[...]

1858.01.23.De C. Mautin.Police d'assurances du Séphora.Original

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1858.01.25.De A. Guynemer.Police d'assurances du Séphora.Avenant.Original

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1858.02.11.A Hantier Mallet et Cie.Le Havre

Origine : Copie de lettres à la presse n°108 - du 7 février 1858 au 4 mars 1858Messieurs Hantier Mallet & Cie au HavreParis, le 11 février 1858J'ai votre amicale du 10 courant. Je suis de retour de Marseille depuis hier soir ; j'ai terminé l'affaire dont je vous avais parlé et je suis chargé de l'approvisionnement des charbons pour les steamers de la Compagnie impériale de commerce et de navigation russe dans la Méditerranée et la Mer noire. Dans mes conversations avec le consul russe, chargé des détails du service, il n'a pas été question de navires de la Baltique. La Compagnie a de grands projets mais, jusqu'à présent, toutes ses vues sont concentrées sur la navigation de la Méditerranée. Aussi je crois que ce que l'on vous a dit au Havre d'une ligne de plusieurs bateaux, qui viendraient au Havre pour Cronstadt, est un projet qui n'est pas mûr et, en tout cas, qui ne pourrait être exécuté pour la saison prochaine. La Compagnie n'a pas de bateaux pour cette navigation et j'ai la prétention de lui [colloquer] nos trois, mais cette affaire, pour arriver à une solution satisfaisante, ne pourrait se traiter qu'à Cronstadt au fur et à mesure de l'arrivée de nos bateaux. Déjà j'ai touché quelques mots de cette affaire à l'agent de Marseille et il a été convenu avec lui que je lui enverrais les spécifications pour que la vente puisse se faire, sauf acceptation des bateaux à leur arrivée à Cronstadt. L'agent de Marseille a mille caisses de vin à Bordeaux en destination de Cronstadt. J'aurais pu lui arrêter immédiatement mais je n'ai pas voulu m'engager avant d'avoir la certitude de pouvoir les prendre avec nos navires. Dès que nous serons certains de la ratification de nos arrangements de Grimsby, j'en écrirai à l'agent pour m'assurer ce fret.Je verrai probablement M. Denain à son retour au Havre, s'il est question entre nous de l'achat des steamers, il est entendu que les chiffres que vous m'indiquez serviront de base à nos négociations.Recevez...

1858.02.12.A N. de Boucharine, consul de Russie à Marseille

Origine : Copie de lettres à la presse n°108 - du 7 février 1858 au 4 mars 1858Paris, le 12 février 1858Monsieur de BoucharineConsul de Russieà MarseilleEn conséquence de mes conversations avec vous, Monsieur, et avec Monsieur Novosselsky, il reste convenu que, à partir du 15 mars prochain, je fournirai dans le port de Marseille les charbons de Newcastle et de Cardiff, nécessaires aux steamers de la Compagnie russe de navigation et de commerce, au prix de quarante francs les mille kilogrammes, mis dans les soutes, payables pour chaque livraison, à votre volonté, en espèces à Marseille, ou en ma traite sur la Compagnie à Saint-Pétersbourg, en roubles, suivant le cours du change de la Bourse de Paris.M. Jean Constantin Ralli de Marseille, prévenu par vous des besoins des steamers, donnerait ses ordres à mes agents, MM. Bravet & Cie, qui feraient aussitôt le nécessaire pour livrer et embarquer les charbons.Vous voudriez bien seulement donner toujours le plus tôt possible avis des besoins pour que toutes mesures soient prises en temps utile. Les conditions qui précèdent ne sont que provisoires entre nous pour durer jusqu'à ce que la Compagnie russe ait pu statuer sur les propositions que j'ai eu l'honneur de lui soumettre pour l'ensemble de la fourniture dans ses diverses stations.M. Novosselsky vous a transmis mes propositions susdites pour les soumettre à votre examen. Je vous serai reconnaissant de me faire connaître les objections qu'elles pourraient soulever de votre part, et je m'empresserai d'y satisfaire de mon mieux.Déjà j'ai pris note de votre observation relative à la qualité des charbons et à leur provenance, et il est convenu entre nous que ma facture à chaque chargement sera accompagnée d'un certificat d'origine de la mine, visé et reconnu conforme par le Consul russe du port d'embarquement.Dans l'attente de votre réponse, je vous prie...

1858.02.23.A N. de Boucharine, consul de Russie à Marseille

Origine : Copie de lettres à la presse n°108 - du 7 février 1858 au 4 mars 1858Paris, le 23 février 1858Monsieur N. BoucharineConsul général de Russie à MarseilleJ'ai reçu, Monsieur, la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser le 19 courant.Elle m'annonce que vous avez bien voulu prendre acte de mes engagements envers la Compagnie russe de navigation à vapeur et de commerce pour livraisons de charbons à Marseille, je vous en remercie.Le délai de quelques jours apporté à votre réponse ne crée aucun embarras aux mesures qui me restent à prendre.Pénétré de l'importance du service de la Compagnie russe et voulant, en ce qui concerne la fourniture des charbons, faire tout ce qui dépend de moi pour en assurer la bonne exécution, je me décide à envoyer et établir à Marseille, sous mon nom, Hte Worms, un jeune homme qui a travaillé longtemps dans ma Maison. Je vous annonce donc vers le 8 ou le 10 mars prochain, la visite de M. Paul Cruzel, pour qui je réclame à l'avance toute votre bienveillance. Il recevra directement vos instructions et vous pouvez compter que tout marchera à votre satisfaction.En ce qui concerne la fourniture des charbons aux autres stations, je comprends que la Compagnie russe n'a pas eu le temps encore de prendre toutes les mesures nécessaires. Je me borne à vous répéter ici que je suis tout à sa disposition, et prêt à agir dès que le moment sera venu.Je vous serai donc particulièrement reconnaissant de me tenir avisé de tout ce qui vous aura été communiqué à cet égard, ainsi que vous avez la bonté de me le promettre.Veuillez...

1858.03.09.A Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°109 - du 4 mars 1858 au 25 mars 1858Paris, 9 mars 1858Messieurs Hantier Mallet & Cie - Le Havre[...]"Lucien" a dû partir dimanche et "Victoria" ne tardera pas à le suivre. Vous allez recevoir le charbon par ces deux steamers ; vous n'en avez qu'un placement difficile et peu avantageux. Vous me proposez d'en vendre une partie de 5 à 600 tonnes à Couillard. [...]Francisation. Je pense que le Board ne vous refusera pas la pièce que vous lui demandez pour la produire à la douane mais, en cas de refus de sa part, il me semble que vous pourrez [...], sur votre simple déclaration, que ces deux bateaux ont été payés en actions d'une Compagnie étrangère, et que pour l'évaluation, vous vous en rapportez à une expertise. Vous pourrez facilement faire admettre par la douane un chiffre équivalent à la valeur réelle des deux bateaux.Dumont & Leclerc. Vous désirez confier à cette Maison la direction des trois bateaux. Si vous pensez que l'affaire sera bien soignée en leurs mains, j'approuve cette idée et me repose sur vous pour le soin de débattre les conditions. Denain, comme correspondant à Bordeaux, me paraît bien placé pour attirer la marchandise. Paul Cruzel, qui va se trouver tout prochainement à Marseille, pourra s'entendre avec lui pour détourner une partie de ce qui s'expédie sur la Russie et il correspondra avec lui pour tout ce qu'il pourra faire diriger par Bordeaux. Je vous laisse le soin de vous entendre avec Denain pour ce qui est à faire, et, dès à présent, il aura à obtenir de bonnes conditions de prix pour le transport des marchandises par le chemin du Midi. En résumé, il demeure convenu entre nous queMM. Dumont et Leclerc auront la direction des trois bateaux sous votre surveillance. Chaque bateau restera chargé de ses dépenses. Les frets des trois bateaux seront en commun et nous partagerons au prorata de l'intérêt de chacun."Séphora" est engagé jusqu'au 5 avril ; j'aurai à le reprendre suivant sa position à cette date soit au Havre, soit à Bordeaux. Comme ces bateaux devront être régis d'une manière uniforme pour les frais d'équipage et pour la nourriture, j'ai l'intention, à l'expiration de mon engagement avec Denain, de laisser le soin, soit à vous, soit à MM. Dumont & Leclerc, de réorganiser l'armement de ce navire, avec tous pouvoirs de changer soit le capitaine, soit tout ou partie de l'équipage. Je désire que cette nouvelle organisation soit faite de manière à établir une uniformité dans le personnel et le matériel des trois bateaux. En un mot, je compte sur vous et sur MM. Dumont pour que tout soit fait convenablement dans mon intérêt, et, dès aujourd'hui, vous devrez prendre vos dispositions en conséquence.Maintenant que vous êtes autorisé à agir au mieux dans l'intérêt commun, vous pouvez, sans plus de retard, arrêter vos bases avec MM. Dumont. Ils pourront immédiatement faire ce qui est nécessaire pour mener l'opération aussi bien que possible. Tout ce que vous ferez avec eux, je l'approuve à l'avance.Si vous désirez que je donne connaissance à M. Cruzel de vos intentions, veuillez me transmettre vos instructions. Il pourra entamer de suite ses négociations avec le Chemin de l'Ouest, qui, nécessairement, devra nous faire de bonnes conditions.Recevez...J'ai réussi à faire trois contrats importants à Cardiff, dans de bonnes conditions. J'attends la ratification du troisième pour vous donner quelques détails.

1858.03.09.A J.O. Murray.Manchester

Origine : Copie de lettres à la presse n°109 - du 4 mars 1858 au 25 mars 1858Paris, le 9 mars 1858Monsieur MurrayManchesterCher Monsieur,Je suis de retour d'Angleterre depuis hier, j'ai pris connaissance de la lettre que vous m'avez adressée en mon absence le 4 de ce mois.Le commerce de charbons à Hambourg a été jusqu'à présent en mauvaises mains et les expéditeurs de Newcastle ont été compromis pour de fortes sommes dans le courant de la campagne dernière. Aussi sont-ils bien décidés pour la saison prochaine à ne plus rien expédier pour leur compte. Il n'y aura donc que les ordres qui seront adressés par les Maisons en bonne position qui seront exécutés. Pendant que j'étais à Newcastle, j'ai causé de ce marché et il résulte de mes informations que l'on espère de bons résultats pour ce qui sera dirigé sur ce port ce printemps.Je suis tout disposé à m'occuper de la vente des charbons que vos steamers pourraient apporter à Hambourg. Déjà j'y ai des rapports. M. Kracht, mon agent, m'a placé quelques charbons Newcastle mais c'est peu important. Si la Compagnie Anglo-French se décide à me confier le placement des charbons Grimsby, j'irai, moi-même, à Hambourg et je ferai ce qui est à faire pour une bonne réussite. Mais, pour la saison qui va s'ouvrir, je désire que la Compagnie m'adresse les charbons que je réaliserai pour son compte. Je serai très modeste pour la commission que j'aurai à prélever mais je ne veux courir aucun risque. J'ai la confiance que la Compagnie se trouvera bien des ventes que je pourrai faire. Une fois que je connaîtrai les ressources de ce port, je serai plus confiant et je ne craindrai pas de donner un prix ferme pour le fret de mes charbons.J'ai autorisé M. Chapman à faire une proposition en mon nom à la Compagnie Anglo-french. Je lui demande de confier à M. Josse le soin d'expédier les navires à Grimsby, dans les mêmes conditions que ceux de M. Grandchamp. La Compagnie a tout intérêt à accepter les services de M. Josse qui apportera tous ses soins et son dévouement à lui donner toute satisfaction.Dès que vous serez fixé sur les intentions de la Compagnie Anglo-French, soyez assez bon pour me les communiquer. Si elles sont conformes à mes vues, je me mettrai en route sans retard pour Hambourg et j'organiserai d'une manière convenable tout ce qui est à faire pour arriver à un bon résultat.Recevez...

1858.03.09.A Paul Cruzel - Hte Worms Marseille

Origine : Copie de lettres à la presse n°109 - du 4 mars 1858 au 25 mars 1858Paris, 9 mars 1858Monsieur Paul Cruzel - MarseilleMonsieur Paul,Je vous confirme les instructions contenues dans la lettre de M. Rosseeuw. Vos commencements à Marseille sont difficiles, Mais je connais votre dévouement et j'ai la confiance que vous réussirez à prendre une bonne position.Je suis de retour depuis hier d'Angleterre. J'ai réussi pour moi et pour MM. Hantier Mallet & Cie de faire cesser mon intérêt dans la Compagnie Anglo-French de Grimsby. Nous avons transigé avec elle et, pour les actions que nous avions dans cette Compagnie, nous avons obtenu deux bateaux à vapeur le "Lucien" et la "Victoria", ces deux navires devenant notre propriété. Ils doivent arriver au Havre cette semaine et nous nous décidons pour en tirer parti à établir une ligne pour le transport de marchandises et de passagers de Bordeaux à Cronstadt touchant au Havre. Il est probable que M. Denain sera chargé à Bordeaux de tout ce qui est relatif à la marchandise. Dès que les arrangements seront faits, je vous en préviendrai et vous aurez à vous entendre avec M. Denain pour les marchandises que vous pourriez détourner à Marseille pour faire diriger sur Bordeaux pour la Russie. Déjà à mon dernier voyage M. Ralli m'a offert 1 000 caisses de vin qui sont à Bordeaux pour Cronstadt. Vous pourrez lui en parler et lui dire que, d'ici à quelques jours, je serai à même de lui indiquer les prix de transport. Sachez le nom de la maison à Bordeaux qui doit charger ces vins. Cette ligne pour la Russie sera bien dirigée. Les bateaux sont en bon état, d'une bonne marche et comme nos prix seront très modérés, nous avons la confiance d'établir un trafic important et fructueux.Le matériel de cette ligne se composera de trois bateaux, "Séphora", "Lucien" et "Victoria". Nous aurons des départs réguliers et si la concurrence, qui n'existe pas encore, nous laisse tranquilles, nous devrons gagner de l'argent.Je vous tiendrai au courant de ce que nous déciderons pour que, quand le moment sera venu, vous nous secondiez de vos efforts.Recevez...J'attends l'avis de votre arrivée à Marseille pour prévenir Bravet.

1858.03.23.A Valéry Frères et Fils.Marseille

Origine : Copie de lettres à la presse n°109 - du 4 mars 1858 au 25 mars 1858Paris, le 23 mars 1858Messieurs Valéry Frères & Cieà MarseilleM. Paul Cruzel, gérant de ma Maison que j'établis en votre ville, a déjà eu l'honneur de vous voir, et vous aura fait par écrit mes propositions pour les prix des charbons franco à bord à Cardiff et à Newcastle, pendant un an.Je viens, Monsieur, vous confirmer ces offres. Les prix et conditions que je vous ai cotés sont les plus avantageux que je puisse offrir à des clients de votre importance, et je puis ajouter que vous serez sûrs de recevoir de moi les meilleurs charbons des deux provenances.Vous savez que depuis six ans je suis le fournisseur exclusif de la Compagnie des Messageries impériales pour toutes stations. Jamais elle n'a eu aucune plainte à m'adresser sur mes envois. C'est assez vous dire que j'ai su choisir pour elle les charbons des meilleures mines, et je vous expédierai les mêmes qualités. Quant aux affrètements, question la plus importante dans le commerce des charbons, je crois pouvoir vous affirmer, sans aucune exagération, que je suis mieux placé que toute autre maison pour les obtenir aux meilleures conditions possibles. L'importance de mes exportations d'Angleterre explique facilement la préférence que me donnent les courtiers, sûrs qu'ils sont de toujours trouver dans ma Maison emploi des navires qu'ils ont en mains.Je serais heureux, Messieurs, de pouvoir vous décider à profiter des avantages que je crois vous offrir, comme prix et qualités de charbons, et comme économie aux affrètements. Je désire m'attirer votre confiance et je vous promets tous mes soins à vous prouver que je la mérite à tous égards.Agréez...

1858.03.29.De Justin Worms et Cie.Comptoir d'escompte.Metz.Bordereau.Original

Document original[Page 1Monsieur H. Worms – Banquier – 46, rue Laffitte – ParisComposté à Metz le 29 mars 1858 ; à Strasbourg le [30] mars 1858.Tampon : Comptoir d’escompte de Metz – Justin Worms & Cie] Comptoir d’escompteDe MetzJustin Worms & CieBordereau [24V1] [800] [Londres] 15 avrilInclus 5 traites tirées sur vous-mêmeDe chacune F 5 000 et vous prions de vouloir bien les revêtir de votre acceptation et nous les retourner ensuite.A votre crédit F 12.50 pr […]Ayez la bonté de demander à votre courtier comment il pourrait nous procurer 1 000 […] New Orléans.[…]Metz, le 29 mars 1858Monsieur H. Wormsà ParisNous vous confirmons notre lettre du 24 courant avec F 10 000 la dernière.Nous avons reçu la votre de … couvrant F … à votre crédit sous réserves d’usage.Inclus suivant bordereau ci-contre 1 effet ensemble F [500] dont veuillez nous créditer sous avis de réception.Agréez nos salutations empressées.

1858.03.30.A T. Albrecht.Paris.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°110 - du 25 mars 1858 au 14 avril 1858Paris, le 30 mars 1858Monsieur T. Albrecht10, rue Basse du RempartEn villeVous m'avez demandé, Monsieur, de vous indiquer quels pourront être cette année les prix de transport de rails, de Cardiff et de Newcastle à Cronstadt, Memel, et Théodosie dans la Mer noire.D'après les renseignements recueillis avec maturité par mes Maisons de Cardiff et Newcastle, voici les prix probables auxquels pourront s'effectuer ces transports.[...]Maintenant, en adoptant ces prix indiqués comme très probables, il reste à examiner comment vous auriez à traiter cette opération de transports dans l'intérêt de la Compagnie que vous représentez.Deux moyens se présentent, soit à commission, soit à forfait.Dans les deux hypothèses, je me mets à votre disposition et je suis en mesure d'entreprendre raisonnablement cette opération. Ma maison est établie depuis dix ans à Newcastle, et depuis 7 ans à Cardiff. Mes exportations de charbons atteignent un chiffre annuel de 400 à 450.000 tonnes, soit pour le commerce, pour les fournitures à la Marine, et le service exclusif des Messageries impériales dans la Méditerranée et la Mer noire.Le nombre considérable de navires que j'emploie chaque année m'assure donc le concours intéressé des courtiers, et me met à même d'affréter, j'ose dire, mieux qu'aucune autre maison.[...]Vous voudrez bien, Monsieur, me faire connaître, le plus promptement possible, lequel des deux modes votre Compagnie voudra choisir.Enfin, veuillez me permettre d'ajouter que la Compagnie, dont les intérêts sont représentés à Paris, fera bien de traiter, de préférence à toute maison anglaise, avec ma Maison, qui est établie à la fois à Paris et dans les deux ports d'expédition. Une opération de la nature de celle qui nous occupe ne se manoeuvre pas sans difficulté de détail et nécessite de nombreuses explications que la correspondance ne traduit que difficilement. Il ne sera donc pas sans intérêt pour votre Compagnie d'avoir à Paris, sous sa main, l'entrepreneur de ces transports, quel que soit le mode adopté. Elle pourra discuter verbalement avec lui tous les incidents qui pourront surgir, et, aussi, en cas de difficultés plus sérieuses dans l'exécution du contrat, elle a un grand intérêt à pouvoir agir directement et immédiatement, selon les lois de notre pays, contre un entrepreneur qu'elle atteindrait peut-être difficilement en Angleterre.Recevez...

1858.04.06.A Muston Fils.Gênes.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°110 - du 25 mars 1858 au 14 avril 1858Paris, 6 avril 1858Monsieur Muston FilsGênesJe viens vous relater ici les conventions verbales que nous avons arrêtées entre nous hier à Paris.Vous allez vous établir à Gênes, et là, je vous reconnais comme mon seul agent pour le commerce des charbons et cokes anglais. De votre côté, vous vous engagez envers moi à ne vous occuper que pour ma Maison, exclusivement, de ce commerce. Vous déclarez en outre que les autres affaires, dont vous pourrez vous occuper, vous laisseront le temps nécessaire de soigner activement mes intérêts et de faire dans les ports d'Italie, Méditerranée et Adriatique, les voyages nécessaires au développement de mon commerce.Toutes les ventes des charbons et cokes, que vous pourrez faire pour mon compte, seront faites en mon noM. Je remettrai directement à vos acheteurs les documents et factures, réglant avec eux pour le paiement suivant les conditions par vous arrêtées.Je vous alloue une commission de trois pence par tonne de charbon et coke expédiée aux maisons avec lesquelles vous m'aurez mis en relation.[...]AgentsJ'ai écrit à M. Smith, à Cardiff, et à M. Pring, à Newcastle, de vous adresser tous les samedis la liste des frets qui peuvent vous intéresser, si cette liste vous semble incomplète ou si vous désirez d'autres renseignements, vous en écrirez directement à ces agents, adressant toujours vos lettres à Hte Worms, soit à Newcastle, soit à Cardiff. À Marseille j'ai prié M. Paul Cruzel de vous écrire ce qu'il avait fait avec M. Fontana, directeur des Bateaux sardes. Vous aurez à vous entendre avec lui à l'occasion (adresse : Hte Worms, 39, rue Paradis à Marseille).Transports maritimesJ'installe avec mes amis du Havre une ligne de trois steamers qui partent de Bordeaux tous les 20 jours, touchent au Havre et vont de là à Cronstadt.Le Chemin de fer du Midi prend à Marseille et à Cette [Sète], les marchandises du Midi et de l'Italie et nous les verse à Bordeaux. Vous verrez s'il y a moyen de nous diriger des huiles ou autres marchandises de Gênes pour la Russie. Vous correspondrez avec M. Paul Cruzel qui vous donnera tous les détails, tarifs combinés, etc.[...]

1858.04.08.De C. Mautin.Police d'assurances du Séphora.Avenant.Original

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1858.04.12.Du ministère de la Marine et des Colonies.Adjudication.Lorient.Original

Document originalPort de LorientN° -- 1858Charbon de terre en rocheM. Hypolite WormsAdjudicataireNotifié le 3 mai 1858.Le commissaire aux approvisionnements.Signé F. FriocourtMarine et ColoniesCahierdes conditions particulièreDate du marché :12 avril 1858Durée du marché :du 3 mai 1858au 3 octobre 1858Le commissaire aux approvisionnements.Signé F. Friocourtrelatives à l'adjudication, sur soumissions cachetées, de la fourniture de2,500,000 kilogrammes de charbon de terre en roches de Newcastle ou de Belgique, à effectuer à Lorient.Numéro de la nomenclature : 45-1.Article premier.La présente adjudication a pour objet la fourniture de deux millions cinq cent mille kilogrammes de charbon de terre, nécessaire au service du port de Lorient.L'adjudication aura lieu avec concurrence et publicité, à Lorient, le 12 avril 1858, sur soumissions conformes au modèle annexé au présent cahier des charges.Les soumissions devront être cachetées et présentées dans les formes tracées par les conditions générales arrêtées le 30 mars 1847.Elles seront ouvertes par le commissaire général de la marine, assisté du commissaire aux approvisionnements, en présence du directeur des constructions navales et de l'inspecteur en chef de la marine.Art. 2.Chacun des concurrents annexera à sa soumission un récépissé constatant le dépôt, dans une des caisses du trésor public, d'une somme de trois mille sept cents francs pour garantie de ladite soumission.Ce dépôt pourra être réalisé en numéraire, en rentes nominatives directes ou départementales ou en rentes au porteur, à la caisse des dépôts et consignations à Paris.Art. 3.Il ne sera point indiqué de prix de base pour la présente adjudication. Les concurrents détermineront eux-mêmes le prix auquel ils se chargeront de la fourniture.Art. 4.Il ne sera pas admis d'offres de rabais sur le prix de l'adjudication.Art. 5.Le cautionnement à fournir par l'adjudicataire, pour garantie de l'exécution de son marché, est fixé à la somme de sept mille cinq cents francs.La réalisation devra en être effectuée dans un délai de dix jours à compter de la notification faite à l'adjudicataire de l'approbation de son marché, si le cautionnement est fait en numéraire dans les départements, et dans le délai d'un mois si le cautionnement est fait en numéraire à Paris.L'acte constatant cette réalisation sera présenté au commissaire aux approvisionnements dans les six jours qui suivront l'expiration des délais ci-dessus fixés.Dans le cas où l'adjudicataire aurait l'intention d'effectuer son cautionnement en rentes, il devra en faire la demande au ministre de la marine dans le délai de trois jours à partir de la date de la notification ci-dessus mentionnée : un délai de deux mois lui est accordé pour cette réalisation.Les cautionnements définitifs en rentes ne pourront être constitués qu'en rentes nominatives directes.Art. 6.Les charbons devront provenir des mines connues sous les dénominations suivantes :De NewcastleWest-HartIey-Main. Buddle's West-HartIey. Carr's Hartley. Davison's West-HartIey. .Bedside West-Hartley.De BelgiqueHornu. Wasmes. Levant du Flénu. Couchant du Flénu. Belle et Bonne. Grand-Hornu. Haut-Flénu.Art. 7.L'origine des charbons sera justifiée par la production de certificats délivrés soit par les propriétaires de la mine, soit par la personne qui les représente à titre d'agent ou de concessionnaire du dépôt.S'il n'existe pas de dépôt reconnu par les propriétaires de la mine, l'adjudicataire justifiera de l'origine des charbons par un certificat délivré par le vendeur, et dans lequel il sera dit qu'il n'existe pas de dépôt reconnu pour les charbons de celle mine.Ces certificats seront légalises par le consul ou l'agent consulaire de France du port d'embarquement.Art. 8.Le transport des charbons sera effectué par navire français ou sous tout autre pavillon non exclu par les traités de commerce.Art. 9.Les livraisons devront avoir lieu aux époques ci-après indiquées, savoir :1,000,000 kilos. dans les trois mois qui suivront la notification de l'approbation du marché. 1,500,000 kilos. dans les deux mois suivants.2,500,000 kilosArt. 10.Les charbons seront en roches, de première qualité, de fraîche extraction, exempts, autant que possible, de soufre ou de pyrites et de matières étrangères. Ils devront brûler vivement, sans se coaguler et sans trop engorger les grilles des fourneaux.Le poids de l'hectolitre ras ne devra pas excéder quatre vingt-un kilogrammes.Le charbon qui excédera ce poids sera rebuté.Les commissions feront, lorsqu'elles le jugeront convenable, des essais au feu pour apprécier la qualité du charbon.Le fournisseur aura la faculté de réclamer la même épreuve.Art. 11.Avant le déchargement, la commission des recettes se rendra à bord des navires. Elle examinera, en présence du fournisseur ou de son représentant, si le charbon satisfait aux conditions exprimées dans l'article 10.Dans le cas de la négative, elle prononcera le rejet du chargement. En cas d'affirmative, la commission procédera, s'il y a lieu, aux épreuves déterminées audit article. Le débarquement du charbon ne sera opéré qu'après qu'elle en aura prononcé l'admission.Toutefois, si, après le déchargement consommé, on reconnaissait qu'une partie du charbon n'est pas de même qualité que celui d'après lequel l'admission du chargement a été prononcée, la commission pourra ordonner le rejet de celte partie ou en ajourner la recette jusqu'à ce que de nouvelles épreuves en aient fait reconnaître la bonne qualité.Art. 12.Les chargements seront exclusivement composés de charbon en roches; mais , pour tenir compte des brisures qui sont inévitables dans l'embarquement et le débarquement, la marine recevra en menu jusqu'à concurrence du vingtième du poids du charbon en roche qui aura été admis en recette.Pour connaître dans quelle proportion le charbon menu se trouve dans le chargement, on mettra de côté, en un tas, pendant tout le cours du déchargement, une mesure sur vingt. A la fin de cette opération, le charbon menu sera séparé du gros, soit au moyen d'une grille dont les trous auront trois centimètres de côté, et qui sera inclinée de quarante degrés à l'horizon, soit au moyen d'un râteau dont les dents auront trois centimètres d'intervalle.Tout ce qui passera à travers les trous de la grille ou les dents du râteau sera considéré comme menu. On ne criblera que le petit charbon et la poussière, et on distraira, pour le peser sans criblage, tout le charbon en morceaux d'une dimension évidemment plus forte que les trous de la grille ou les dents du râteau.Le menu charbon sera pesé, et son poids par rapport à celui du tas d'épreuve servira de base pour l'évaluation de tout le chargement. On rendra au fournisseur une quantité de menu égale à celle qui aura été trouvée en excédant du vingtième. On la prendra dans le tas de charbon menu de même origine que possédera la marine, lorsque la commission ne jugera pas devoir continuer, pour tout le chargement, la séparation du charbon. La commission pourra également, lorsqu'à la seule inspection elle reconnaîtra que le menu surpasse évidemment et de beaucoup la quantité tolérée, refuser le chargement sans procéder au triage.Art. 13.Le charbon en roches et le charbon menu seront reçus au quintal métrique, mais le charbon menu ne sera payé que la moitié du prix déterminé par le marché. La pesée des charbons se fera sur le point ou le déchargement aura lieu.Art. 14.L'article 48 des conditions générales arrêtées par le ministre le 30 mars 1847, n'est pas applicable à la présente fourniture.Art. 15.Le déchargement des charbons sera effectué par les soins et aux frais de l'adjudicataire selon les indications qui lui seront données par l'Administration. Mais le transport, de l'endroit du déchargement aux parcs ou dépôts du port, le pesage et le triage seront faits aux frais et par les soins de la marine.L'Administration fera hâter, autant que possible, les opérations du déchargement et de la recette. Si, par suite d'obstacles imprévus, indépendants du capitaine, le déchargement ne pouvait avoir lieu que vingt jours après l'arrivée des navires dans le port, les jours de planches et de surestaries dus après ce terme de vingt jours seront remboursés à l'adjudicataire par la marine, au taux déterminé par les chartes-parties.Art. 16.Les droits d'octrois et autres, ainsi que ceux de douane en France, autres que les droits de balance relatifs aux charbons, seront à la charge de la marine.Art. 17.Les charbons qui ne satisferont pas aux conditions exprimées dans les articles ci-dessus seront rebutés.'Ils devront être enlevés par les soins de l'adjudicataire, dans le délai de quinze jours, et leur remplacement aura lieu avant l'expiration de soixante jours.Ces délais courront à partir du jour de la notification du rejet définitif.Dans le cas où le charbon rebuté ne serait pas enlevé dans le délai ci-dessus fixé, il sera opéré sur le cautionnement de l'adjudicataire, et pour chaque jour de retard, une retenue de un pour cent sur la valeur de celte quantité de charbon, calculée sur le prix porté au marché. Art. 18.Il sera imprimé, aux frais et par les soins de l'adjudicataire, conformément aux indications qui lui seront données par le commissaire aux approvisionnements, 50 exemplaires du présent cahier des conditions particulières, du procès-verbal d'adjudication et de la soumission.Les exemplaires imprimés devront être remis au commissaire aux approvisionnements dans le délai de quinze jours, à partir de la date de la notification de l'approbation du marché.Art. 19.Conformément aux dispositions de l'art. 23 de la loi des finances du 8 juillet 1852, il sera opéré, au profit de la caisse des invalides de la marine, une retenue de trois pour cent sur tous les paiements à faire par suite de l'exécution du présent marché.Art. 20.Les conditions générales arrêtées par le ministre le 30 mars 1847, sont applicables à la présente fourniture, en tout ce qui n'est pas contraire aux stipulations qui précèdent.Fait à Lorient, le 19 janvier 1858.Le commissaire aux approvisionnements, signé : F. Friocourt.Le commissaire général de la marine, signé : E. GuieysseLe sous-directeur des constructions navales, signé : Thomeuf.Vu : L'inspecteur adjoint de la marine, signé : Gourdin.Accepté par le conseil d'administration de la marine au port de Lorient, dans sa séance du 2 février 1858.Les membres du Conseil : signés : J. Chatoney, R. Paine, P. Simon, Prétot, E. Guieysse, Pradier, A. Jehenne, Brunetière.Le secrétaire du conseil, signé : Eugène Rouxel.Pour copie conforme:Le commissaire aux approvisionnements, signé : F. Friocourt.Procès-verbal d'adjudicationAujourd'hui, douze avril mil huit cent cinquante-huit, en conséquence des ordres du ministre de la marine et des colonies, et conformément aux avis affichés et publiés, tant en cette ville qu'à Paris et dans les autres places de commerce, nous, commissaire général de la marine, assisté du commissaire aux approvisionnements en présence du directeur des constructions navales et de l'inspecteur en chef de la marine, avons procédé à l'adjudication, sur soumissions cachetées, de la fourniture de deux millions cinq cent mille kilogrammes de charbon de terre en roches de Newcastle nécessaires, à Lorient.Lecture faite du cahier des conditions particulières, treize soumissions ont été remises entre les mains du président et déposées sur le bureau.Ces soumissions, décachetées dans l'ordre de leur présentation, ont donné les résultats suivants :MM.Chevillotte Frères, de Brest,au prix de2,97 F les 100 kilosLouis Favreul, de Nantes, au prix de3,02 F les 100 kilosThéodore Érard, de Lorient, au prix de3,04 F les 100 kilosHébert, Besné & Cie, de Lorient, au prix de2,94 F les 100 kilosP. Boy Fils aîné, de Lorient, au prix de3,09 F les 100 kilosDubreuil Jeune et Guézenec, de Brest au prix de3,13 F les 100 kilosJames Burness, de Londres, au prix de3,23 F les 100 kilosThomas Thatcher, de Paris, au prix de2,88 F les 100 kilosTrystram et Crujeot, de Dnnkerque, au prix de3,09 F les 100 kilosN. Barazer, de Brest, au prix de3,00 F les 100 kilosLebreton, Thuleau et Aignan-Desprès, de Nantes, au prix de2,90 F les 100 kilosH. Pelloutier Aîné, de Nantes, au prix de3,14 F les 100 kilosHypolite Worms, de Parisau prix de2,87 F les 100 kilosM Hypolite Worms, ayant fait l'offre la plus avantageuse à la marine, a été déclaré provisoirement adjudicataire de la fourniture, et a signé avec nous.Fait à Lorient, les jour, mois et an que dessus.L'adjudicataire provisoire,Par procuration de M. Hypolite Worms,Signé: A. Ouizille & fils.Le sous-commissaire aux approvisionnements, signé : H. Laplume.Le sous-directeur des constructions navales, signé : Thomeuf.L'inspecteur adjoint de la marine, signé : Brunetière.P. Le commissaire général de la marine empêchéLe commissaire aux approvisionnements, signé : F. Friocourt.SoumissionJe soussigné, Hypolite Worms, demeurant à Paris, département de la Seine, et faisant élection de domicile à Lorient, me soumets et m'engage envers le Ministre secrétaire d'État de la marine et des colonies, stipulant au nom de l'Etat, à livrer et à fournir, à mes frais et risques, à Lorient, dans les délais et aux conditions déterminés par le cahier des conditions particulières, la quantité de deux millions cinq cent mille kilogrammes de charbon de terre en roches, de Newcastle ou de Belgique au prix de deux francs quatre-vingt-sept centimes les cent kilogrammes.Les paiements de mes livraisons auront lieu à Paris.Je déclare avoir une parfaite connaissance des conditions générales arrêtées par le Ministre le 30 mars 1847, et m'engage à m'y conformer en tout ce qui n'est pas contraire aux dispositions du cahier des charges.Fait à Lorient, le 12 avril 1858.Par procuration de M. Hypolite Worms,signé: A. Ouizille & Fils.Accepté parle conseil d'administration de la marine au port de Lorient, dans sa séance du 13 avril 1858.Les membres du Conseil : signés : J. Chatoney, R. Paine, P. Simon, Baudry, Chédeville, Chiron, A. Jehenne, Brunetière.Le Secrétaire du conseil, signé : Eugène Rouxel.Approuvé :Paris, le 26 avril 1858,Le ministre secrétaire d'État de la marine et des colonies,Pour le ministre et par son ordre :Le Directeur du matériel,Signé : Du Puy de LômeEnregistré à Lorient, le quatre mai 1858; folio 9, recto, case 1ère, reçu deux francs et vingt centimes de décime.Signé : C. Philippe Kerarmel.Collationné sur l'original déposé aux archives du commissariat général de la marine, à Lorient, sous le N° de la série 1857.Le commissaire général de la marine,

1858.05.01.A E. Albrecht.Paris.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°111 - du 14 avril 1858 au [date inconnue] ou n°112 - [dates extrêmes inconnues] ; n°113 - du [date inconnue] au 15 juin 1858[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°111 et 113. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 1er mai 1858Monsieur E. AlbrechtEn villeMonsieur John Chapman, de la maison John Chapman & Cie, de Londres, n'ayant pu se rendre à Paris comme il en avait le désir, m'a autorisé à traiter avec vous, Monsieur, et je viens résumer dans la présente lettre les conditions auxquelles ladite Maison s'engage, de concert avec moi, à se charger de l'affrètement des navires nécessaires au transport des rails de la Compagnie des chemins de fer russes, de Cardiff et Newport dans la Baltique et la Mer noire.L'insistance, avec laquelle vous avez pesé sur moi pour me faire accepter ces conditions, m'a déterminé à y souscrire, au moins provisoirement, car ainsi que je vous l'ai démontré, le bénéfice qui doit résulter de cette opération n'est nullement en rapport avec les peines et soins que devront se donner deux maisons pour la mener à bien et ménager l'intérêt de la Compagnie que vous représentez.Enfin il est entendu que la maison John Chapman & Cie, de Londres, sera seule et exclusivement chargée de l'affrètement des navires, se concertant avec ma Maison de Cardiff pour les détails d'exécution. Elle fera les avances nécessaires aux capitaines sur leur fret, comme d'usage.[...]Si les conditions que je viens de relater sont bien celles que vous avez entendu arrêter avec moi, je vous prie de me le faire connaître sans retard, j'en adresserai aussitôt copie à MM. John Chapman & Cie qui vous enverront immédiatement leur ratification des présentes conventions.Veuillez...

1858.05.08.De C. Mautin.Police d'assurances du Séphora.Avenant.Original

Document original

1858.05.21.Aux Chemins de fer sardes, Victor Emmanuel.Paris.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°111 - du 14 avril 1858 au [date inconnue] ou n°112 - [dates extrêmes inconnues] ; n°113 - du [date inconnue] au 15 juin 1858[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°111 et 113. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 21 mai 1858Monsieur le Président du Conseil d'administrationde la Compagnie du chemin de fer Victor EmmanuelParisMonsieur,Je m'empresse de répondre à la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire hier, relative aux 100 tonnes charbon de Cardiff que j'ai fait livrer à Gênes à M. le Comte Oldofredi pour essai.Vous trouvez élevé le prix de F 38 auquel je vous ai facturé ce charbon, basant votre appréciation sur le cours du fret actuel à 15 ou 16 shillings de Cardiff à Gênes.[...]Mais surtout, Monsieur, je dois vous faire observer que les 100 tonnes que je vous ai livrées ont été rachetées par moi dans le port de Gênes, que le vendeur a chargé un bénéfice à son profit, et que je ne vous ai réclamé que la somme déboursée par mon agent pour cet achat. Cette observation, relative au prix, s'applique également à la quantité de menu ou poussière trouvée dans les 100 tonnes.[...]Le plus important est de connaître le résultat des expériences de vos agents. J'espère toujours qu'ils seront de nature à décider l'emploi du charbon au lieu de coke, et que je serai assez heureux pour traiter avec votre Compagnie de la fourniture de ces charbons dans des conditions avantageuses pour elle.Agréez...

1858.05.22.A Th. P. Rodocanachi.Saint-Pétersbourg

Origine : Copie de lettres à la presse n°111 - du 14 avril 1858 au [date inconnue] ou n°112 - [dates extrêmes inconnues] ; n°113 - du [date inconnue] au 15 juin 1858[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°111 et 113. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 22 mai 1858Monsieur Th. P. Rodocanachi à Saint-PétersbourgJ'ai eu l'honneur d'entretenir votre maison de Paris de mon désir de vendre trois bateaux à vapeur à hélices qui font en ce moment un service entre Le Havre et Cronstadt.Votre maison a déjà correspondu avec vous à ce sujet mais elle m'a laissé le soin de vous transmettre la spécification de ces navires. Je viens donc vous remettre sous ce pli une note sommaire indiquant pour chacun d'eux les choses essentielles.L'un d'eux, le "Lucien", est en ce moment à Cronstadt et les deux autres vont se succéder en ce port de 20 en 20 jours ; il sera donc facile de les examiner en détail et de les apprécier.Je désire les vendre ensemble ou séparément. Mon prix est de F 250.000 chaque, donnant, si cela doit faciliter une affaire, de grandes facilités pour le paiement, sous condition de toute garantie de sécurité pour ce qui ne serait pas payé comptant.Je vous réserverai, Monsieur, une commission de 2½ pour cent sur le montant de ces ventes.Je vous serai reconnaissant de vouloir bien me fixer le plus promptement possible si vous pensez pouvoir me trouver acquéreur.Agréez...P.S. Le "Lucien" a quitté Le Havre le 20 courant après-midi et est consigné aux soins de M. Alexeyeff.

1858.06.10.A Th. P. Rodocanachi.Saint-Pétersbourg.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°111 - du 14 avril 1858 au [date inconnue] ou n°112 - [dates extrêmes inconnues] ; n°113 - du [date inconnue] au 15 juin 1858[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°111 et 113. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 10 juin 1858Monsieur Th. Rodocanachi à Saint-PétersbourgJe vous confirme, Monsieur, ma dernière du [...] courant, qui vous autorisait à traiter ferme de la vente de mes trois steamer au prix convenu de F 250.000 pour chacun d'eux.Depuis, votre lettre du 21 mai écoulé m'a été remise par votre maison de Paris, et je viens répondre à son contenu.Vous ne me donnez pas l'espoir de voir réussir les démarches que vous avez tentées près de MM. les directeurs de la Compagnie de la mer Noire. Je vous remercie néanmoins bien sincèrement et je vous prie de les continuer.Vous m'informez également qu'une compagnie s'organise pour le service de la Baltique, et qu'à sa formation elle aura besoin de bateaux pour cet été. Je compte donc sur tous vos efforts près de vos amis, fondateurs de ladite société, et j'espère que vous réussirez de ce côté...Il m'a été parlé de la formation d'une Compagnie franco-russe de navigation pour la Baltique, je vous serais obligé de me dire si ce fait est exact et si cette Compagnie ne serait pas la même que celle dont vous m'entretenez, et dont les fondateurs sont vos amis. MM Leroux Frères du Havre chercheraient, me dit-on, à vendre à la susdite Compagnie leur navire "Joseph Perrier". Mes steamers valent beaucoup mieux que ce navire et conviendraient bien mieux au service de la Compagnie et MM. Leroux demanderaient un prix bien supérieur au mien.[...]

1858.07.16.A J.O. Murray.Manchester.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°114 - du 15 juin 1858 au [date inconnue] ou n°115 - [dates extrêmes inconnues] ou 116 - du [date inconnue] au 16 août 1858[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°114 à 116. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 16 juillet 1858Monsieur MurrayManchesterJe suis favorisé de vos deux amicales des 13 et 14 courant. Le steamer, que j'avais en vue pour faire la navigation de Grimsby à Nantes, fait un service entre Le Havre et Bordeaux. Je pensais que l'armateur, d'après ce qui m'avait été dit, se déciderait à l'affréter pour un autre service. Je l'ai vu hier et je n'ai pu le déterminer à accepter mes propositions ; il préfère continuer la navigation du Havre à Bordeaux. Nous sommes donc obligés de renoncer à cet affrètement. D'après le contenu de vos dernières, vous semblez avoir de bonnes espérances pour cette ligne de Nantes. Les calculs que vous établissez présentent effectivement des chances de bénéfice, surtout si le chemin de Sheffield vous vient en aide pour une diminution de tarif. Je consens à vous prêter mon concours, mais je veux rester en dehors de l'opération. L'affaire serait conduite par vous pour le compte de l'Anglo-French ou pour le compte du Manchester Sheffield Railway. Je ferai le nécessaire à Grimsby pour l'embarquement du charbon et à Nantes pour l'opération de retour. Je me chargerai de vous trouver le placement du charbon en vous assurant par avance d'un fret de 7/ par tonne.[...]Si pour Dunkerque vous croyez aussi à une réussite, je serai tout disposé à faire pour cette ligne, ce que je vous propose pour celle de Nantes. Mais avant de vous engager à entreprendre cette grande affaire, je devrai faire le voyage pour m'assurer de l'écoulement du charbon.Quant à l'affaire d'Afrique, je voudrais pour le moment borner mon opération à recevoir des consignations d'arachides à Marseille. J'ai depuis deux mois établi une maison sous mon nom dans ce port et vous pouvez assurer vos négociants que je saurai tirer bon parti des consignations qui me seraient adressées. Notre Marine doit dans deux ou trois mois renouveler ses contrats de charbon pour nos possessions sur toute la côte d'Afrique. C'est alors que je pourrai combiner avec les personnes, avec lesquelles vous m'aurez mis en rapports, des affrètements pour le retour des produits qui pourraient m'être consignés. D'ici là, mes maisons seront en position de trouver des navires pour commencer leurs expéditions.[...]

1858.08.07.A F. Picasso - Marine sarde.Londres.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°114 - du 15 juin 1858 au [date inconnue] ou n°115 - [dates extrêmes inconnues] ou 116 - du [date inconnue] au 16 août 1858[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes n°114 à 116. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 7 août 1858Monsieur,Mon agent de Newcastle, qui a eu le plaisir de recevoir votre visite, m'adresse une série de questions dont vous lui avez remis la note, et je m'empresse de répondre.Steam Coals de Newcastle, 8 à 1.200 tonnes à expédier pour le service de la Marine royale de Sardaigne pendant l'année 1859 :1°) J'offre les charbons des mines [...].[...]6°) Prix du fret est essentiellement variable ; il est donc impossible de préciser ce qu'il sera pendant les 18 mois qui vont suivre. En cas que le gouvernement me chargera de procurer les navires, je les affréterai suivant le cours.Le prix actuel de Newcastle à Gênes est de £ 21 le keel de 21 tonnes, soit donc F 25 la tonne, plus une gratification au capitaine, 3 à 5 livres sterling par navire.Le fret pour Cagliari est habituellement de 1/ - un shilling à six pence moins élevé que pour Gênes.Telles sont, Monsieur, les conditions auxquelles je suis prêt à traiter avec le gouvernement sarde.Je dois vous prévenir que je viens, tout récemment, de traiter par l'entremise de mon agent à Gênes, Monsieur Muston, avec votre gouvernement, de la fourniture de 650 tonnes charbon de Newcastle pour la Marine royale, dont 400 tonnes environ, livrables à Gênes ; 250 tonnes livrables à Cagliari, au prix commun de F 35,75 les 1 015 kilos rendus à destination sous palan.Ce prix est trop court, et au prix actuel de fret £ 21 le keel, me laisse une perte d'environ un shilling par tonne, mais je ne le regrette pas. Je tenais à faire cette première opération, peu importante du reste, pour me mettre en relations et faire connaître à votre gouvernement les charbons que je compte lui livrer des mines indiquées dans ma note ci-jointe.M. Muston aura l'honneur de se mettre en rapport avec vous, Monsieur, dès votre rentrée en Piémont.M. Pring de Newcastle, en me donnant votre adresse à Londres, m'a prévenu de votre intention de vous rendre à Cardiff. Je préviens mon agent dans ce port, M. Smith, de votre prochaine arrivée, et il s'empressera de vous fournir tous les renseignements qui pourront vous être utiles.Veuillez...[Monsieur F. Picasso, Londres]

1858.08.27.De H. Hetchen.Liverpool.Avec facture envoi de charbon sur Eugénie.Original

Document original[Page 1H. Worms [...] - ParisComposté à Liverpool le 27 août 1858, à Londres et à Calais le 28 août et à Paris le 29 août 1858]Liverpool, 27 aug. 1858Hypolite Worms Eq, Paris [six]We had [this] pleasure yesterday, since which time we had no fresh circumstances to communicate and regret to say, we have met with no [...].We now beg to enclose "Bells of [...]". Invoice and agreements as so freight F 56 ½ tons [bickershaw] Coal for "Eugénie" [...] of which please credit us £ 25.13.10.[...][Page 3 : viergePage 4]Invoice of 56½ tons Coal Shipped for "Eugénie" to Bordeaux by order and for account of [Grimsby]ParisAug. 20 56 ½ tons Best Bickershaw2403Coals 8/622611202383Discount 2 ½ %11822145ChargesDock [...] 15/4 Bills of last 2/1711Commission for [marding] on 56 ½ a 6183257£25251310[...]Liverpool 27 Aug. 1858G. H. [Hetchen] & Cie