59 results

1853.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence. Il reprend notamment un important travail d'analyse effectué par la Maison Worms dans les chronos de correspondance – préalablement à la rédaction du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie –, et plus particulièrement, en ce qui concerne l'année 1853, dans :

  • les copies de lettres à la presse : n°39 – du 14 décembre 1852 au 15 janvier 1853 ; n°40 – du 15 janvier 1853 au 15 février 1853 ; n°41 – du 15 février
    1853 au 17 mars 1853 ; n°42 – du 17 mars 1853 au 14 avril 1853 ; n°43 –
    du 14 avril 1853 au 15 mai 1853 ; n°44 – du 16 mai 1853 au 19 juin 1853 ;
    n°45 – du 19 juin 1853 au 20 juillet 1853 ; n°46 – du 20 juillet 1853 au 20
    août 1853 ; n°47 – du 20 août 1853 au 28 septembre 1853 ; n°48 – du 28 septembre 1853 au 28 octobre 1853 ; n°49 – du 28 octobre 1853 au 4
    décembre 1853 et n°50 – du 4 décembre 1853 au 9 janvier 1854 ;
  • et les doubles du courrier reçu par le siège, à Paris, entre 1848 et 1854.

Dans le cadre de cette étude, la correspondance sélectionnée pour son intérêt historique a été résumée ou reproduite en intégralité ou partiellement sur des fiches manuscrites, qui se comptent par centaines. Les lettres les plus significatives ont été dactylographiées. (Ces copies sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé – en bleu + soulignement.) Ces sources ont en outre été synthétisées et commentées dans les notes suivantes :

  • "Origines de la Maison Worms & Cie (septembre 1842-décembre 1851)", document classé en 1948
  • "Historique de  la Maison Worms & Cie (1848-1874)", classé en 1948
  • "Historique de Worms & Cie - 1ère partie (1848-1877)" daté de janvier 1948
  • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale d'Alger (1851-1892)", classé en 1948.

A ce corpus sont joints des extraits de documents originaux conservés par la Maison et des renseignements provenant notamment :

  • des services administratifs : état civil et tribunaux de commerce...
  • des annuaires et études notariales...
  • de la presse, des revues et ouvrages d'histoire...

1853.00.Du ministère de la Marine et des Colonies.Adjudication.Brest.Dispositions.Original

Document originalConditions particulières relatives à l'adjudication, sur soumissions cachetées, de la fourniture de seize millions de kilogrammes de charbon de terre en roches, pour machines à vapeur,à effectuer à Brest Le charbon pourra être tiré de Newcastle, de Belgique, Cardiff, Liverpool.Importance et époques des livraisons5.500.000 tonnes, le 1er juillet 1853 ;5.500.000 tonnes, le 1er septembre 1853 ;5.000.000 tonnes, le 1er novembre 1853.Dépôt de la garantie de soumission : F 15.000.Cautionnement définitif : F 40.000.Retenue de 3 % exercée sur le montant des certificats comptables au profit de la Caisse des invalides de la marine.Il ne sera pas admis d'offre de rabais.Les charbons devront provenir des mines connues, sous les dénominations suivantes :Charbon de Newcastle. - West-HartIey, West-HartIey-Main, BuddIe's-West-HartIey, Carr's-Hartley, Davidson's-West-HartIey.Charbon de Belgique.- Hornu, Wasmes, Levant du Flénu, Couchant du Flénu, Belle-et-Bonne, Grand-Hornu.Charbon de Cardiff.- Aberaman-Merthyr, Aberdare-Company, Nixon's-Merthyr, Hill's-Plymouth-Work.Charbon de Liverpool.- Ince Hall Pemberton yard feet, Moyr Hall Pimberton four feets, Blacbrook Rushy parc, Ince Hall Pemberton four feets.L'origine des charbons sera justifiée par la production de certificats délivrés, soit par les propriétaires de la mine, soit par la personne qui les représente à titre d'agent ou de cessionnaire du dépôt.S'il n'existe pas de dépôt reconnu par les propriétaires de la mine, l'adjudicataire justifiera de l'origine des charbons par un certificat délivré par le vendeur, et dans lequel il sera dit qu'il n'existe pas de dépôt reconnu pour les charbons de cette mine.Ces certificats seront légalisés par le consul ou l'agent consulaire de France du port d'embarquement. Art. 9.Aux navires français est réservé le transport des charbons exclusivement.Art. 10.Les charbons de terre à livrer seront en roches, de première qualité, de fraîche extraction, exempts, autant que possible, de soufre ou de pyrites et de matières étrangères ; ils devront brûler vivement, sans se coaguler et sans trop engorger les grilles des fourneaux. Le poids de l'hectolitre ras ne devra pas excéder en kilos les poids suivants :Provenance de Newcastle et de Belgique : 81Provenance de Cardiff : 83Provenance de Liverpool : 88.Le charbon excédant ce poids sera rebuté. Les commissions feront, lorsqu'elles le jugeront convenable, des essais au feu pour apprécier la qualité du charbon, et pourront le soumettre à l'analyse chimique lorsqu'il leur paraîtra contenir trop de pyrites. Le fournisseur aura la faculté de réclamer les mêmes épreuves.Art. 11.Avant le déchargement, la commission des recettes se rendra à bord du navire. Elle examinera, en présence du fournisseur ou de son représentant, si le charbon satisfait aux conditions exprimées dans l'article 10.Dans le cas de la négative, elle prononcera le rejet du chargement.En cas d'affirmative, la commission procédera, s'il y a lieu, aux épreuves déterminées audit article. Le déchargement du charbon ne sera opéré qu'après qu'elle en aura prononcé l'admission.Toutefois, si, après le déchargement consommé, on reconnaissait qu'une partie du charbon n'est pas de même qualité que celui d'après lequel l'admission du charbon a été prononcée, la commission pourra ordonner le rejet de cette partie ou ajourner la recette jusqu'à ce que de nouvelles épreuves en aient fait connaître la bonne qualité.Art. 12.Les chargements seront exclusivement composés de charbon en roches ; mais, pour tenir compte des brisures, qui sont inévitables dans l'embarquement et le débarquement, la Marine recevra en [...] jusqu'à une concurrence du vingtième du poids du charbon en roche qui aura été admis en recette.Pour connaître dans quelle proportion, le charbon menu se trouve dans le chargement, on mettra de côté, en un tas, pendant tout le cours du déchargement une mesure sur vingt. A la fin de cette opération, le charbon menu sera séparé du gros, soit au moyen d'une grille dont les trous auront trois centimètres de côté et qui sera inclinée de 40 degrés à l'horizon, soit au moyen d'un râteau dont les dents auront 3 centimètres d'intervalle. Les plus gros morceaux seront préalablement enlevés à la main.Tout ce qui passera à travers les trous de la grille ou les dents du râteau sera considéré comme menu.Ce menu sera pesé et son poids, par rapport à celui du tas d'épreuve, servira de base pour l'évaluation de tout le chargement. On rendra au fournisseur une quantité de menu égale à celle qui aura été trouvée en excédent du vingtième. On la prendra dans le tas de charbon menu de même origine que possèdera la Marine, lorsque la commission ne jugera pas devoir continuer pour tout le chargement la séparation du charbon.La commission pourra également lorsqu'à la seule inspection, elle reconnaîtra que le menu surpasse évidemment et de beaucoup la quantité tolérée, refuser le chargement sans procéder au triage.Art. 13.Le charbon en roches et le charbon menu seront reçus au quintal métrique, mais le charbon menu ne sera payé que la moitié du prix déterminé par le marché.La pesée des charbons se fera sur le point où le déchargement aura lieu.Les droits d'octroi et autres ainsi que ceux de douane en France, autres que les droits de balance relatifs au charbon, seront à la charge de la Marine.Les rebuts seront enlevés du port dans le délai de 15 jours et remplacés dans celui de 60 jours.

1853.01.18.De Edouard Rosseeuw.Paris.A Delorme Aîné.Lyon.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°40 - du 15 janvier 1853 au 15 février 1853Paris, le 18 janvier 1853Monsieur Delorme Aîné - LyonJe vous confirme ma lettre du 26 décembre.Monsieur Worms m'avise de Cardiff, qu'il a cédé pour votre compte un de ses navires affrétés pour Toulon, navire indépendant.Si vous voulez me confier le soin de vous expédier les 6.000 que vous avez à charger à Cardiff, je m'engage à vous mettre à bord les charbons admissibles d'après le cahier des charges et contenant le moins de menus possible.Quant aux affrètements, et pour ce service spécial par navires français, je puis vous affirmer que ma Maison, à Cardiff, est mieux placée qu'aucune autre, mes relations en France me mettant à même de trouver des navires qui, sans cela, ne songeraient pas à ce port.[...]P.P. WormsRosseeuwPour charger à Newcastle, destination de Toulon, les navires sont toujours très rares et difficiles à décider. Je n'en ai encore que 3, ensemble 600 tonnes environ, à valoir sur 2 400 qu'il me faut pour livrer 2.000 tonnes. Je paie F 22,50.Rien heureusement ne vous presse de ce côté. Je vous aviserai quand j'aurai complété mon chiffre.

1853.01.25.A Charge Fils Aîné.Marseille

Origine : Copie de lettres à la presse n°40 - du 15 janvier 1853 au 15 février 1853Paris, le 25 janvier 1853Monsieur Chargé Fils AînéMarseilleJe possède, Monsieur, vos deux lettres du 20 et 21 courant.Toutes deux ont rapport à l'intérêt de F 10.000 que je prends dans vos deux bateaux à vapeur, le "Courrier de Marseille" et le "Courrier de Naples".Sans relater ici les conditions de notre contrat et sans qu'il soit besoin de rédiger un acte entre nous, j'adhère au contenu de vos deux lettres, et l'affaire est ainsi régularisée entre nous deux.En conséquence, vous m'avez remis l'une des deux actions, l'autre est restée aux mains de Monsieur Delpuget, et y restera jusqu'à ce que, en livraison de charbon, j'aie parfait la somme de F 5.000 ; pour les autres F 5.000, vous avez fourni sur moi votre traite.F 5.000, à 30 jours, au 21 courant.Tout accueil lui est réservé à présentation.Si je revends les deux actions, votre garantie et le service des intérêts y afférant, cessent, et la fourniture des charbons me reste assurée aux conditions convenues.Voudrez-vous avoir l'obligeance de donner à Monsieur Delpuget communication de la présente lettre.Pour la fourniture charbon au service différent, j'écris à Monsieur Delpuget à quelles conditions je puis m'en charger, et je vous serai reconnaissant d'unir vos efforts aux siens pour m'assurer ces livraisons, tant à Marseille qu'en Algérie.Agréer, Monsieur, mes bien sincères salutations.Hte Worms

1853.01.27.A J.R. Blackell.Londres

Origine : Copie de lettres à la presse n°40 - du 15 janvier 1853 au 15 février 1853Paris, le 27 janvier 1853Monsieur J.R. BlackellMembre du Parlement anglaisÀ LondresJe n'ai reçu qu'aujourd'hui la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser le 22 courant et je m'empresse de répondre aux questions qu'elle me pose.Depuis un an environ, un bruit vague s'est répondu que l'on devait modifier, en France, le droit de douane qui grève les charbons anglais.Il y a six semaines, ce bruit prit une grande consistance ; la réduction de ce droit semblait imminente. On l'avait ajournée au 1er janvier comme chose [portative]. Cette réduction était considérable, soit de F 5,50 par tonne de 1.000 kilos (décime compris) à F [1,65] (décime compris). Mais rien ne s'est encore réalisé, et même on n'en parle plus. La question, dans le public, semble retombée dans l'oubli, et il m'est impossible de savoir quelles sont les intentions réelles de notre gouvernement.Les départements de la Seine inférieure, de la Loire inférieure, de la Gironde, sont ceux qui consomment les plus grandes quantités de charbon anglais. Marseille vient ensuite et tout notre littoral de la Méditerranée, mais, là déjà, le mouvement est beaucoup moins considérable.Vous savez que le droit sur charbon belge n'est que F 1,65 par mille kilos par terre et les canaux. Depuis Dunkerque jusqu'aux Sables-d'Olonne, le droit sur les charbons anglais est F 5,50, et depuis Sables-d'Olonne jusqu'à Bayonne, et dans la Méditerranée, F 3,30 seulement.Certes, tous les départements vinicoles appuieront, de tout leur pouvoir, une demande de dégrèvement, qui leur assurerait, en retour, un plus large débouché de leurs produits en Angleterre.Des pétitions ont été faites bien souvent, dans ce sens, par les représentants de ces départements, et aussi fréquemment, et en dernier lieu, par les chambres de Commerce, de nos centres manufacturiers, Rouen en première ligne. Vous trouveriez donc tout appui auprès de ces deux grands intérêts vinicoles et manufacturiers. Telle est, Monsieur, la réponse que je puis faire à vos questions. Je regrette qu'elle ne contienne rien de plus positif. J'ajouterai, cependant, que la hausse, qui se manifeste en Angleterre sur les charbons du nord et du sud, pourrait neutraliser les intentions de dégrèvement ; car, si nos industriels doivent payer plus cher le charbon après le dégrèvement du droit ou aussi cher, tout l'avantage sera d'un côté et rien de l'autre.Agréer, je vous prie, Monsieur, l'assurance de ma parfaite considération.Hte Worms

1853.02.22.A G. de Lapeyrière - Chemin de fer de Rouen, Le Havre et Dieppe.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse n°41 - du 15 février 1853 au 17 mars 1853Paris, le 22 février 1853Monsieur G. de LapeyrièreChef d'exploitation du Chemin de fer de Rouen, Le Havre et DieppeEn villeJe m'empresse de vous fournir, Monsieur, les explications que vous m'avez fait demander sur le tonnage transporté par le Chemin de Dieppe pour mon compte et celui de Monsieur Grandchamp de Rouen.J'entends les transports effectués du 1er janvier 1852 au 31 décembre 1852.Suivant la note ci-jointe, certifiée par vos bordereaux mensuels de transport, le mouvement pour mon compte s'est élevé, dans ladite période à :10.337.142K 14.076.000 ont été transportés dans la même période, compte de Monsieur Grandchamp, suivant sa déclaration par lettre du 14 courant ce qu'il vous est facile de vérifier.K 24.413.142Total de nos quantités réunies et intérieurement transportées. En outre, et suivant la note ci-jointe, j'avais reçu à Dieppe, avant le 31 décembre 1852 :K 640.160Et Monsieur Grandchamp, suivant lettre de M. Desbrosse ci-jointe :K 992.000K 1.632.16024.413.142d'autre partK 26.045.302Total généralEn conséquence, et laissant sur l'exercice 1853 les K 1.632 160, dont grande partie est déjà transportée, je viens réclamer, de la Compagnie, la somme de F 18.309.086, soit la prime de 0,75 par tonne, sur les K 24.413.142 transportés en 1852.Agréer, je vous prie, Monsieur, mes salutations empressées.Transports de houilles exécutés par la Compagnie du chemin de fer de Rouen à Dieppe pour le compte de Monsieur Hte Worms, pendant l'exercice 1852.Sommes payées à la CompagnieJanvier370.920 kilogrammes1.909,00Février940.370 kilogrammes4.832,05Mars443.420 kilogrammes2.276,35Avril811.524 kilogrammes4.167,30Ceci résulte des bordereaux mêmes de la Compagnie.Mai884.560 kilogrammes4.476,65Juin224.200 kilogrammes1.150,40Juillet1.068.524 kilogrammes5.479,25Août720.390 kilogrammes3.677,55Septembre602.450 kilogrammes3.090,65Octobre1.215.040 kilogrammes6.230,00Novembre1.192.054 kilogrammes6.108,80Décembre1.863.690 kilogrammes9.544,45---------------------------------------------10.337.142 kilogrammesF 52.942,45En outre des quantités qui précèdent, les trois navires ci-après sont arrivés dans le port de Dieppe avant le 31 décembre :"Leipsick Packet" : chargé de 68 chaldrons"Maryann" : chargé de 84 chaldrons"Henry & Elizabeth" : chargé de 86 chaldronsEnsemble : 238 chaldronssoit K 640.160 dont 267.200 sont compris Bau 1853, l'autre partie était en magasin à Dieppe au 31 janvier.

1853.02.28.A H. Chauviteau.San Francisco

Origine : Copie de lettres à la presse n°41 - du 15 février 1853 au 17 mars 1853Paris, 28 février 1853Monsieur H. ChauviteauSan Francisco (Californie)J'ai reçu, en son temps, votre lettre du 4 janvier, en date de New York. J'espère que maintenant vous êtes arrivé à bon port à San Francisco.Les bas cours, que vous me cotiez alors pour le charbon, m'effrayaient un peu, dans votre intérêt mais depuis, ils se sont relevés, et la ‘'Fanny' n'ayant dû arriver que quatre mois après les plus bas cours, j'espère encore que vous pourrez les réaliser avec profit. Je l'apprendrai avec grand plaisir, je vous assure.Depuis la "Fanny", les départs de Cardiff ont été toujours en diminuant d'importance, et depuis deux ou trois mois, il ne s'en fait presque plus. L'Australie attire l'attention de l'Angleterre et enlève tous les navires. 150.000 tonneaux sont en charges à Londres, Liverpool et Glasgow, et le prix du fret s'est élevé à 6 livres pour Australie, celui de Californie se raisonne vers [80]/.Les mineurs d'Angleterre se sont monté la tête et les charbons ont augmenté de prix à Newcastle et à Cardiff ; ce dernier vaut aujourd'hui 10/ la tonne - Newcastle 6/6 à 7/.Maintenant que par la "Fanny", et autres navires que vous avez traités, vous avez l'expérience de ces affaires, je pense que vous pourrez, sinon vous rendre maître de ce commerce, au moins y prendre votre bonne part. Vous voyez maintenant aussi sur les lieux, ce qui est à faire. Communiquez-moi vos observations et vos idées. Faites-moi quelques propositions, qui ne me laissent pas de trop grandes chances à courir, et vous me trouverez tout disposé à agir, autant que la prudence le permettra.J'attends de vos bonnes nouvelles et vous présente mes bien sincères salutations.Hte WormsRosseeuw vous remercie de votre bon souvenir, et vous fait ses amitiés et souhaits de bonne chance.

1853.02.28.Des contributions directes et patentes à Paris en 1853.Original

Document original

1853.02.28.Des contributions directes et patentes.Fabricant de plâtre.Original

Document original

1853.02.28.Des contributions directes et patentes.Liquidation Goudchaux.Original

Document original

1853.03.04.Aux Messageries nationales.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse n°41 - du 15 février 1853 au 17 mars 1853[4 mars 1853]Contrat - Hte Worms - Année 1852EngagementsExpéditionsAlexandrie6.000 tonnes6.000 tonnesConstantinople4.600 tonnes4.602 tonnesAthènes2.500 tonnes2.506 tonnesCivitavecchia4.300 tonnes4.229 tonnesSmyrne4.000 tonnes4.019 tonnesMalte18.000 tonnes18.900 tonnes--------------------------------------40.200 tonnes40.346 tonnesLe chiffre de Malte se compose de :- Expéditions faites jusqu'au 23 février : 18.041 tonnes- Rachat à Malte : 300 tonnesEn partance suivant connaissement :"Guiseppa"352 tonnes"Maria"287 tonnes------------------- Total 18.980 tonnes

1853.03.12.A F.A. Seillière.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse n°41 - du 15 février 1853 au 17 mars 1853Paris, 12 mars 1853Monsieur F.A. SeillièreEn villeLa présente lettre vous relate les bases d'une opération charbon Cardiff à destination de San Francisco de Californie que nous sommes convenu de traiter en compte à tiers entre vous, Monsieur, Monsieur Bischoffsheim Père et moi.Nous fixons à 6.000 environ le nombre de tonnes que nous comptons expédier, échelonnant nos envois selon la capacité des navires qui se présenteront, à raison de mille tonneaux par 6 semaines.Les charbons seront achetés et expédiés par ma Maison de Cardiff sans charge aucune à mon profit. Le montant de chaque chargement sera payé comptant par chacun de nous trois intéressés, chacun pour son tiers.Les avances à consentir aux capitaines, et dont le chiffre varie de la moitié aux deux tiers du fret total, seront selon l'usage réglées à 6 mois de date, par ma Maison de Cardiff et les acceptations payables dans Londres ou Paris. A l'échéance de ces engagements, chacun de nous devra fournir un tiers de la somme acceptée.Les assurances maritimes seront commises par vous, Monsieur, et les Polices souscrites en votre nom, resteront entre vos mains.A San Francisco, les charbons seront consignés au directeur de votre comptoir, Monsieur Abel Guy, auquel vous adresserez les documents que je vous remettrai.Monsieur A. Guy opérera la réalisation de nos envois au mieux de nos intérêts et aux conditions les plus favorables pratiquées sur la place de San Francisco en tant que Commission et frais.Le produit de ces ventes vous sera adressé par Monsieur Abel Guy sous la forme la plus avantageuse pour nous et vous aurez à nous en tenir compte, sans aucune commission à votre profit.Veuillez bien, Monsieur, me dire si nous sommes d'accord sur les conditions relatées en la présente lettre dont j'adresse copie à Monsieur Bischoffsheim Père et agréer mes salutations empressées.

1853.03.18.A John Todd.Sunderland

Origine : Copie de lettres à la presse n°42 - du 17 mars 1853 au 14 avril 1853Paris, le 18 mars 1853Monsieur John ToddLambton Office - SunderlandMonsieur,Lorsque j'ai eu le plaisir de vous voir, je devais vous donner une réponse pour l'emploi de votre hélice (screw) à Rouen. Mais j'appris à Newcastle que déjà le charbon belge, protégé par la hausse du charbon anglais et surtout la hausse du fret, prenait à Rouen la place du charbon anglais et se vendait à des prix qui laisseraient une grande perte au charbon Lambton importé par hélice. Je ne vous ai pas écrit par cette raison.Aujourd'hui, j'ai vu M. Heemskerke ; nous avons causé longuement et sommes convenus qu'il n'y a rien de possible à Rouen, mais que Bordeaux offre de grands avantages, et pour le débouché de vos charbons, et pour l'emploi des hélices.Nous sommes aussi tombés d'accord que je vous ferai les propositions suivantes.Je vous demande de mettre de suite à ma disposition votre bateau à hélice pour un ou deux voyages sur Bordeaux.Je vous paierai le fret de ces voyages à raison de £ 12 par keel, escompte 2 %, ce qui est le fret commun à peu près.Vous me donnerez la note exacte des dépenses de toute nature occasionnées pour ces voyages, et je pourrai mettre à bord un mécanicien à moi, qui, pendant les voyages surveillera, la marche et le travail des machines et pourra me rendre compte de tout.Après ces deux voyages, ayant déjà acquis une certaine expérience de ces navires à hélice, je vous achèterai le vôtre, ou bien, si vous le préférez, nous continuerons à le faire naviguer en compte à demi, avec du charbon de vos mines, dont je vous assurerai le placement à l'avance, au prix de mon contrat avec vous. Ce n'est pas une spéculation pour moi que ces deux voyages mais je suis convaincu que l'hélice doit remplacer la voile dans nos affaires charbon, et avant de construire et dépenser des milliers de Livres, je veux expérimenter.Si je m'entends avec vous, comme je l'espère, je vous assurerai de grands débouchés à Nantes ou à Bordeaux.Recevez Monsieur, mes sincères salutations.

1853.03.31.A L. Th. Budd.Marseille

Origine : Copie de lettres à la presse n°42 - du 17 mars 1853 au 14 avril 1853Paris, le 31 mars 1853Monsieur L. Th. BuddCourtier maritimeMarseilleJ'ai reçu, en son temps, Monsieur, la lettre que vous avez bien voulu m'adresser le 14 courant.Il y aurait certainement grand avantage, pour moi, à trouver sur votre place, un courtier maritime qui prit à coeur mes intérêts et me fit profiter avec zèle et intelligence des bonnes occasions d'affrètement qui pourraient se présenter pour mes transports de charbon.Malheureusement jusqu'à ce jour, mes affaires sur votre place n'ont pas encore pris un développement assez considérable pour me mettre à même de profiter des offres, que vous voulez bien me faire, et des avantages que présentent votre proposition et vos relations. Je ne puis donc, pour le moment, que vous remercier des ouvertures, que vous m'avez faites, et vous assurer que, dès que je serai en mesure de commettre des ordres suivis et réguliers d'affrètement, je m'adresserai volontiers à vous, Monsieur, de toute préférence.L'autre affaire, dont m'entretient votre même lettre, est à mes yeux d'une grande importance, et, si vous réussissiez à la mener à bonne fin, elle donnerait, dès à présent ou dans peu de temps, un aliment considérable aux affrètements pour lesquels vous m'offrez votre concours.Je veux donc parler de la Compagnie impériale de navigation sur l'Algérie. Je ne demande pas mieux que traiter cette fourniture et surtout de la traiter par votre entremise, mais je vous déclare franchement que, depuis qu'il en est question, cinq ou six intermédiaires sont venus me proposer de me faire avoir l'affaire. Chacun de ces intermédiaires, à l'entendre, était parfaitement et mieux placé que d'autres, pour réussir ; tous sont les amis intimes des directeurs, et, cependant, aucune proposition sérieuse n'a été faite de la part de ces derniers.L'un de ces intermédiaires a cependant obtenu de moi des offres fermes, des prix sérieux, et devait me mettre en présence de Messieurs Taffe et Rebuffet, à leur dernier retour d'Angleterre. En définitif, je n'ai pas vu ces Messieurs, et mes propositions sont restées sans réponse. Si donc, Monsieur, vous êtes en tels termes avec ces directeurs que toute préférence vous soit assurée auprès d'eux, veuillez vous procurer de leur part une lettre qui vous charge de me demander mes prix, et m'indiquer quantités, qualités, époques et mode de livraison, quelque chose de sérieux émanant de ces Messieurs. Alors, ma réponse ne se fera pas attendre et je vous mettrai en mesure de traiter.Agréer, Monsieur, mes sincères salutations.Hte Worms

1853.04.08.De J. Burness.Londres.A J. R. Smith.Cardiff.Original

Courrier original[Traduction impossible à établir, écriture indéchiffrable.]

1853.04.11.Aux Messageries nationales.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse n°42 - du 17 mars 1853 au 14 avril 1853Paris, le 11 avril 1853Messieurs les administrateurs de la Compagnie des Messageries nationalesEn villeJ'apprends, par mon correspondant de Smyrne, que votre agent audit port a cédé au commandant d'un vapeur de l'État, "le Gosner", tout le chargement charbon Cardiff du navire "Peamone" que je venais de mettre à votre disposition. En outre, le commissaire de l'escadre a racheté du mauvais charbon de Glasgow et il ne restait à Smyrne que peu ou pas de charbon à racheter.Tous ces faits sont fort inquiétants pour moi dans l'exécution de mon contrat avec vous, Messieurs. Je fais tous mes efforts pour assurer votre service et me tenir plutôt en avance qu'en arrière dans vos diverses stations. J'y ai réussi jusqu'à ce moment mais je ne vous dissimule pas que, même en offrant pour mes transports des prix ruineux pour moi, je commence à ne plus trouver de navires en nombre suffisant.Si, donc, des besoins impérieux, je le sais, et considérables viennent diminuer tout à coup le peu de provisions que j'avais pu vous assurer et que ces provisions ne me viennent, par conséquent, plus en aide dans les moments difficiles, vous seriez exposés à voir votre service compromis, malgré mes efforts les plus énergiques.Sans me permettre de m'immiscer plus que de raison dans ces faits, auxquels je n'ai aucun droit à objecter, j'ai cependant voulu, Messieurs, [...]. J'appelle votre sérieuse attention, et viens vous réitérer la demande que je vous ai déjà soumise à cet effet, soit d'exiger de la Marine qu'elle remplace, par ses propres ressources, les quantités qu'elle reçoit de vos magasins.Agréer, Messieurs, mes salutations empressées.Hte Worms

1853.04.22.A Fauchier Père et Cie.Toulon

Origine : Copie de lettres à la presse n°43 - du 14 avril 1853 au 15 mai 1853Paris le 22 avril 1853Messieurs Fauchier Père & Cie - ToulonJe vous confirme ma lettre du 18 courant et je reçois la vôtre du 19.J'apprends avec grand plaisir que mes explications fournies au commissaire des approvisionnements, en votre port, l'ont pleinement satisfait, et que je puis être sans aucune inquiétude pour mes quelques navires en retard.M. Delorme a affrété 10 navires : 6 pour Newcastle, 4 pour Cardiff. Je ne sais pas vous indiquer leurs noms. Il pense en trouver d'autres prochainement et il m'affirme avoir obtenu du ministre la facilité de livrer 1.000 tonnes charbon Rive de Giers, qui lui laisseront une perte sensible mais qui, enfin, lui viennent en aide.Recevez mes bien sincères salutations.Hte Worms

1853.04.30.A Abel Guy.San Francisco.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°43 - du 14 avril 1853 au 15 mai 1853Paris, le 30 avril 1853Monsieur Abel GuySan FranciscoCalifornieJ'ai l'honneur de vous donner avis que, de concert avec Messieurs F.A. Seillière & Bischoffsheim Père, de cette ville, je vais vous adresser à la vente, par envois successifs, environ 6.000 tonnes charbon de Cardiff, en changement de 600 à 1.000 tonnes.Vous aurez à solder les frets aux capitaines, dont déduction des avances qui leur auront été faites en Angleterre. Vous réaliserez selon les circonstances, soit à livrer, soit à l'arrivée des navires, au mieux de notre intérêt, et adresserez à Monsieur P.A. Seillière le net produit de nos ventes.[...]Comme qualité, vous pouvez compter sur les charbons des mines les plus réputées de Cardiff. Du reste, vous avez pu voir débarquer ceux de la "Fanny", chargé par moi pour [Cte] de M. L. Chauviteau de votre ville. Ce chargement vous servira [...] à ceux que vous recevrez de moi pour la participation susdite. Veuillez me dire à quel prix a été réalisé le chargement de la "Fanny".[...]Nous avons voulu restreindre les quantités d'abord à 6.000 tonnes, et les espacer par envoi de un mois à six semaines. Vous voudrez bien me dire ce que vous pensez de ce côté de la question. Nous restreindrons ou augmenterons les quantités suivant la nature de vos avis à cet égard.Les départs de Cardiff direct ont été nuls depuis janvier jusqu'en mars, mais ils recommencent ; [...] cherche des navires et quelques-uns déjà sont partis et en charge. Ainsi :16 marsparti : ClarendonAméricain800 tonnesfret : 9031 marsparti : William StraldAnglais350 tonnesfret : 9631 marsparti : MessagerAnglais450 tonnesfret : 9531 marsparti : LaurelAnglais200 tonnesfret : 952 800 tonnes18 avrilparti : AgerHollandais350 tonnesfret : 10018 avrilparti : LouisHollandais800 tonnesfret : 100Un hollandais en partance de Rotterdam avec charbon de Newcastle : 500 tonnesEnsemble : 4.500 tonnesCela ne serait que bien peu de chose, mais Glasgow, Liverpool, Londres, Bordeaux, expédient des navires qui tous, plus ou moins portent des charbons - quantités qu'il est impossible d'apprécier.[...]De nombreuses expéditions ont lieu constamment pour Panama, Acapulco et autres ports situés avant le vôtre. Vous voudrez bien nous dire si vous entrevoyez quelques relations stables et assurées à l'avance, et établir pour ces divers points.[...]Hte Worms

1853.05.11.A Laloe et Lelong.Cherbourg

Origine : Copie de lettres à la presse n°43 - du 14 avril 1853 au 15 mai 1853Paris, le 11 mai 1853Messieurs Laloe & Lelong - CherbourgPar sa lettre du 7 courant, Monsieur Fornez m'avait annoncé la visite de votre sieur Lelong pour lundi et mardi derniers.Privé du plaisir de voir Monsieur Lelong, je viens vous faire part, Messieurs, que je ne regarderai pas à 30 jours de terme pour entrer en relations avec votre maison, et que, en conséquence, je vous facturerai à 10 Shillings pris à bord, valeur à 120 jours, les.500 tonnes, environ, charbon Cardiff, que vous avez à fournir en votre port à la Marine. Payable en vos acceptations dans Cherbourg - timbre et change 3/8 à votre charge.Les charbons, que je vous livrerai, sortiront de la mine Aberdare & Cie. Les documents consulaires vous seront fournis, coût à votre charge, et je ferai aux capitaines les avances nécessaires, au comptant ; ajoutant leur montant et les intérêts à 5 % au montant de ma facture.Vous voudrez bien, si vous acceptez mes propositions, m'indiquer si ma Maison de Cardiff doit vous chercher des navires et à quel fret.Agréer, Messieurs, mes salutations empressées.Hte Worms

1853.05.12.De A. Boccardé - Société à vapeur des Iles du Vent.Nantes.Extrait

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854Nantes, 12 mai 1853Monsieur Hte Worms46, rue LaffitteParisMonsieur,Une Compagnie, dont j'ai l'honneur d'être un des gérants, a été créée à Saint-Pierre (Martinique), à la fin de l'année dernière. Son titre est Société à vapeur des Iles du Vent. Etablie en commandite, elle a pour raison sociale, F. Masson Fils, A. Boccardé & Cie. Le but de cette Société, qui compte au nombre de ses actionnaires des gens connus et considérés dans nos colonies, et qui est protégée ouvertement par les gouvernements français et espagnol, est de pourvoir au moyen d'un service de bateaux à vapeur à hélice, d'une grande puissance, à l'approvisionnement de nos Antilles, de boeufs, de chevaux et de mulets et aussi de faire des échanges de marchandises et de correspondances et, enfin, de faire le va-et-vient continuel des passagers intercoloniaux.M. A. Agnès, un de nos actionnaires, me fait savoir que, depuis longtemps déjà, votre Maison expédie des charbons dans nos colonies.[...]A. Boccardé

1853.05.12.Des contributions directes et patentes.Contraintes.Original

Document original

1853.05.12.Des contributions directes et patentes.Liquidation Goudchaux.Contraintes.Original

Document original

1853.05.13.A M. Chollat.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse n°43 - du 14 avril 1853 au 15 mai 1853Paris, le 13 mai 1853Monsieur ChollatEn villeJe suis allé aujourd'hui voir M. Pollanceau du chemin de fer d'Orléans.Dans la conversation, j'ai appris que Messieurs Forquenot et Bartholony font construire en ce moment à Nantes, chez le constructeur Gâche, un hélice, qui sera lancé dans une quinzaine de jours.Ce navire est destiné à porter du charbon d'Angleterre à Nantes. Les propriétaires, d'après ce qui m'a été dit, en attendent des résultats excessivement avantageux.J'ai pensé utile de vous communiquer ce renseignement qu'il vous sera facile de compléter.Recevez, Monsieur, mes bien sincères salutations.Hte WormsNe voyez-vous pas un danger pour votre chemin dans cet essai et ne craignez-vous pas qu'un jour et comme auxiliaire pour le chemin de Bordeaux, on ne veuille monter une navigation à hélice, pour amener des vins par la Seine ? Ce serait un motif puissant pour vous hâter.

1853.05.14.Des contributions directes et patentes.Reçu.Original

Document original