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1968.10.07.De Worms CMC.Note sur la régularisation de la vente du Yainville
7 octobre 1968
Note pour Monsieur Duguet
Régularisation de la vente du m/s "Yainville" par MM. Worms & Cie
Pour régulariser la vente du "Yainville" il conviendrait :
1°) de faire prendre à MM. Worms & Cie une délibération en date des derniers jours du mois d’août donnant tous pouvoirs à Monsieur Guy Brocard, associé-gérant, pour vendre ce navire aux conditions figurant au contrat ci-joint. Nous joignons à la présente note, à titre d’information, l’extrait du procès-verbal de délibération du Conseil d’administration de Worms CMC qui avait été établi pour la vente du "Jumièges".
2°) d’établir un pouvoir aux noms de Messieurs de Rodellec et Ragault pour effectuer les opérations de livraison.
3°) d’établir un pouvoir à Messieurs Barral et Legal pour effectuer les opérations de douane au port d’attache
Pratiquement, ces pouvoirs pourraient être les mêmes et libellés conformément au projet ci-joint.
Signé JR Masson
1968.10.10.Du ministère des Transports.A Worms & Cie
Ministère des Transports
Marine marchande
2 place de Fontenoy
Paris VIIe
Direction de la flotte de commerce et de l’équipement naval
Bureau des affaires administratives
Paris le 10 octobre 1968
Objet : Vente à l’étranger du "Yainville"
Référence : Votre lettre du 24 septembre 1968
Monsieur le président,
Comme suite à votre lettre citée en référence, transmise par votre courrier, j’ai l’honneur de vous faire connaître mon accord pour la vente du navire sous rubrique à la société Maridonea de Panama.
Mes services ont noté à l’occasion d’un entretien téléphonique que le navire livré à ses nouveaux armateurs se tiendra à l’écart des trafics intéressant le commerce extérieur français.
Veuillez agréer, monsieur le président, l’assurance de ma considération distinguée.
Le directeur de la flotte de commerce et de l’équipement naval
J. Robert
Monsieur le président de Worms & Cie
45, boulevard Haussmann
Paris 9ème
1968.10.12.Du Quotidien juridique.Falta et Setem
Le Quotidien juridique
N° 110
12 octobre 1968
Société d’études et d’explorations minières par la Société de recherches minières du Falta
Fusion par absorption
I
Suivant acte ssp en date à Paris du 3 juin 1968, enregistré à Paris ssp sociétés, le 4 octobre 1968 n° 192 D.
La Société d’études et d’explorations minières – ci-après désignée par les initiales SETEM – société anonyme au capital de 100.000 F ayant son siège social à Paris (9e) : 32 rue de Londres, immatriculée au registre du commerce de Paris sous le n° 55 B 4.827 et à l’INSEE sous le n° 802 75 109 0 077.
A fait apport à titre de fusion,
À la Société de recherches minières du Falta – ci-après désignée par l’abréviation Falta – société anonyme au capital d’alors 500.000 F, dont le siège social est à Paris (9e) : 32 rue de Londres, immatriculée au registre du commerce de Paris sous le n° 55 B 11 534 et à l’INSEE sous le n° 835 75 109 0 307 V.
De la totalité des biens composant son actif, tel qu’il résulte d’un bilan au 31 décembre 1967, comprenant :
- Un portefeuille de titres de placement et de participation, évalué : F 85.874,48
- Des créances sur divers se montant à F : 33.695,08
- Des espèces en banques, s’élevant à F : 14.911,32
Total des actifs apportés F : 134.480,88
À charge de régler le passif de SETEM au 31 décembre 1967 et les frais de sa dissolution et de sa liquidation, ensemble F : 4.480,88
Valeur nette de l’apport F : 130.000,00.
Et moyennant l’attribution de 13 actions de 25 F chacune, entièrement libérées, à créer en augmentation du capital de Falta d’un montant de 325 F et à attribuer à SETEM en rémunération de son apport pour être par elle réparties entre ses actionnaires autres que Fala elle-même qui a renoncé à recevoir les actions qui lui seraient revenues en sa qualité d’actionnaire de SETEM.
L’entrée en jouissance a été fixée au jour de la réalisation définitive de la fusion, étant toutefois spécifié que les résultats actifs et passifs de l’exploitation des biens apportés seraient pour le compte exclusif de Falta à compter du 1er janvier 1968.
Cet apport à titre de fusion a été consenti et accepté sous la condition de sa vérification et de son approbation définitive par les assemblées générales compétentes des sociétés fusionnantes.
II
Suivant délibération du 28 juin 1968, l’assemblée générale extraordinaire des actionnaires de Falta a :
- Approuvé l’acte ssp du 3 juin 1968 ci-dessus relaté, ainsi que l’apport et la fusion qui y sont convenus.
- Décidé la dissolution anticipée de SETEM par le seul fait et au jour de la réalisation définitive de l’apport et de la fusion.
- Nommé comme liquidateur monsieur Maurice Desoubry, demeurant à Paris (9e), 45, boulevard Haussmann, avec les pouvoirs les plus étendus.
III
Suivant délibération du 28 juin 1968, l’assemblée générale extraordinaire des actionnaires de Falta a :
- Approuvé l’acte ssp du 3 juin 1968 ci-dessus relaté, ainsi que l’apport et la fusion qui y sont convenus.
- Sous réserve de la réalisation définitive de la fusion, décidé l’augmentation du capital de Falta de 500.000 F à 500.325 F, par la création de 13 actions nouvelles de 25 F chacune, entièrement libérées, à attribuer à SETEM en rémunération de son apport et à répartir entre les actionnaires de cette société autres que Falta elle-même.
- Nommé monsieur Pierre Maret, demeurant à Neuilly-sur-Seine : 3 rue Amiral de Joinville, commissaire à l’effet de vérifier et d’apprécier la valeur et la rémunération de l’apport de SETEM.
- Toujours sous la condition de la réalisation définitive de l’apport et de la fusion, modifié ainsi qu’il suit les articles 6 et 8 des statuts :
« Article 6 :
I – À la constitution de la société, monsieur Maurice-François Larvaron, demeurant à Rennes, 85 rue de Paris et monsieur Maxime-François Guyot, demeurant à Redon, 22 rue du Châtelet, ont apporté conjointement le bénéfice des recherches et travaux par eux effectués sur les vibrations moléculaires et le permis exclusif de recherches de pétrole et gaz combustibles sollicité pour une durée de deux années sur le territoire de la commune de Guémenée (Loire-Atlantique).
« En représentation de cet apport, il a été attribué à chacun d’eux, par moitié, les 400 parts bénéficiaires créées sous l’article 7 ci-après.
« II – suivant acte ssp en date à Paris du 3 juin 1968, la Société d’études et d’explorations minières SETEM, société anonyme dont le siège social est à Paris (9e), 32 rue de Londres, a fait apport à titre de fusion de l’intégralité de son actif au 31 décembre 1967.
S’élevant à F 134.480,88.
À charge de régler son passif et ses frais de dissolution et de liquidation se montant à F : 4.480,88.
« Et moyennant l’attribution de 13 actions de 25 F chacune, entièrement libérées. »
« Article 8 :
Le capital social est fixé à 500.325 F. Il est divisé en 20.013 actions de 25 F chacune, toutes entièrement libérées. »
IV
Monsieur Maret a établi le 17 septembre 1968 son rapport, lequel conclut à l’approbation pure et simple de l’apport à titre de fusion effectué par SETEM à Falta.
V
Suivant délibération du 26 septembre 1968, dont le procès-verbal a été enregistré à Paris, ssp Sociétés, le 4 octobre 1969, n° 194 D, l’assemblée générale extraordinaire des actionnaires de Falta a :
- Après avoir entendu le rapport du commissaire-vérificateur, approuvé définitivement l’apport à titre de fusion effectué par SETEM à Falta,
- Constaté la réalisation définitive :
a) De l’apport à titre de fusion tel qu’il résulte de l’acte ssp du 3 juin 1968.
d) De l’augmentation de capital et des modifications apportées aux statuts de Falta.
c) De la dissolution de SETEM.
Pour extrait et mention :
Le liquidateur de la Société d’études et d’explorations minières
Le président du Conseil d’administration de la Société de recherches minières du Falta.
1968.10.14.De la SETEM.Registre du commerce
Tribunal de commerce de Paris
Greffe
Extrait des inscriptions portés au registre du commerce à la date du 14 octobre 1968 sous le n° 55 B 4827
Au nom de la Société d’études et d’explorations minières SETEM.
32 rue de Londres, à Paris 9e
Demande de radiation déposée le 14 octobre 1968
Le soussigné Maurice Desoubry, 45, boulevard Haussmann – Paris 9e
Agissant en qualité de liquidateur
Demande la radiation du registre du commerce de la société ci-après immatriculée sous le n° 55 B 4827 au RC de Paris.
Forme juridique : société anonyme au capital de 100.000 F.
Raison sociale ou dénomination sociale : Société d’études et d’explorations minières, sigle SETEM
Adresse du siège social : Paris (9e), 32 rue de Londres.
Activité exercée :
L’étude, l’obtention de tous permis de recherches, l’exploitation, la prospection de tous gisements miniers, etc.
A. Radiation de la société au RC du lieu du siège social
Société : fusion par absorption
- Dissolution de la société par absorption dans la Société de recherches minières du Falta, société anonyme dont le siège est à Paris (9e), 32, rue de Londres, RC Paris n° 55 B 11.534
- Nomination d’un liquidateur, M. Maurice Desoubry, précédent président
- Traité de fusion du 3 juin 1968
- Assemblée générale extraordinaire du 16 septembre 1968
- Publication : Quotidien juridique : 12 octobre 1968
- Dépôt : 14 octobre 1968 n° 2547
Indications concernant le fonds exploité : Apport en société.
B – Cessation d’activité dans le ressort d’un tribunal dans lequel la société est immatriculée à titre secondaire. N° RC 55 B 4827
Adresse de l’établissement ayant fait l’objet de l’immatriculation secondaire 32 rue de Londres, Paris (9e)
Activité exercée : l’étude, l’obtention de tous permis de recherches, l’exploitation, la prospection de tous gisements miniers, etc.
Dissolution anticipée de la société par suite de fusion avec la Société de recherches minières du Falta, définitivement réalisée le 26 septembre 1968.
Fait en triple exemplaire et certifié exact :
Signé : illisible
À Paris, le 14 octobre 1968
Certifié, le Greffier
Signé : illisible
1. Date de l’immatriculation : 29 mars 1955
2. Forme juridique : anonyme
3. Capital social : 100.000 francs
4. Raison sociale ou dénomination : Société d’études et d’explorations minières.
Enseigne : SETEM
5. Activité exercée : L’étude, l’obtention de tous permis de recherches, l’exploitation, la prospection de tous gisements miniers, etc.
6. Adresse du siège social : 32 rue de Londres, Paris 9e
7. Liquidateurs :
Monsieur Desoubry Maurice né le 28 février 1907 à Pars 18e. Français demeurant 49 rue La Fontaine à Paris
8. Durée de la société : 99 ans du 23 juin au 23 juin 2040.
9. Date du commencement de l’exploitation principale : 23 juin 1941
10. Mode d’exploitation : en dissolution
11. Établissements secondaires exploités dans le ressort du Greffe du siège social (adresse) : -
12. Établissements secondaires exploités hors du ressort du Greffe du siège social (lieu, tribunal et n° RC). Établissements secondaires exploités hors de France (adress) : -
13. Observations (liquidation ou règlement judiciaire, faillite, date du dépôt au Greffe de l’acte, titre et date du journal de publication légale, etc. Cessation de commerce.
Acte constitutif déposé au Greffe du Tribunal de commerce de la Seine le 4 juillet 1941 et publié dans le journal spécial des sociétés françaises par actions du 9 juillet 1941.
Radiation le 14 octobre 1968
Par suite de fusion par absorption par la société de recherches minières du Falta SA le 5 juin 1968.
Réimmatriculation du n° 286 699 B.
Pour extrait certifié conforme.
Délivré à Paris, le 14 octobre 1968
Le Greffier
Signé : illisible
1968.10.14.De Pechelbronn.Note d'information
Note d’information mise à la disposition du public à l’occasion de la cotation de 658.920 actions d’apports
BALO du 14/10/1968
I. Renseignements de caractère général
Dénomination sociale :
Pechelbronn.
Forme et nationalité :
Société anonyme régie par la législation française.
Siège social :
32, allée de la Robertsau, Strasbourg (Bas-Rhin).
Registre du commerce
Strasbourg 56 B 64.
Numéro INSEE :
Strasbourg 836.67.482.0.025.
Durée de la société :
99 années à compter du huit mars mil neuf cent vingt-et-un, sauf prorogation ou dissolution anticipée.
Exercice social :
Il commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre.
Statuts :
Mis en conformité avec la loi du 24 juillet 1966 par l’assemblée générale extraordinaire du 1er juillet 1968.
Assemblées générales :
II est tenu une assemblée générale ordinaire chaque année dans le semestre qui suit la clôture de l'exercice.
En outre, l'assemblée générale peut être réunie ordinairement ou extraordinairement à toute époque de l'année par le conseil ou par les commissaires.
L'assemblée générale se réunit à Strasbourg ou au lieu indiqué par la convocation.
Les convocations aux assemblées générales sont faites quinze jours au moins à l'avance, soit par un avis inséré dans l'un des journaux d'annonces légales du lieu du siège social et dans le Bulletin des annonces légales obligatoires, soit par lettre recommandée adressée à chaque actionnaire. Le délai peut être réduit à six jours s'il s'agit d'assemblées réunies sur convocation autre que la première.
L'assemblée générale ordinaire ou extraordinaire se compose de tous les actionnaires à condition que leurs titres soient libérés des versements exigibles. Aucun actionnaire ne peut disposer, tant en son nom personnel que par mandataire, d'un nombre de voix supérieur à celui qu'entraînerait la possession de cinq pour cent du capital social.
Répartition des bénéfices
Sur les bénéfices nets, il est prélevé :
1° cinq pour cent pour la réserve légale ;
2° le montant nécessaire pour distribuer aux actionnaires, à titre de premier dividende, six pour cent des sommes dont leurs actions sont libérées et non amorties ;
3° les sommes que l’assemblée générale décidera soit de reporter à nouveau, soit d’affecter pour la constitution et la dotation de fonds de réserve.
Après ces divers prélèvements, le solde est réparti comme suit :
1° dix pour cent au conseil d’administration ;
2° quatre-vingt-dix pour cent aux actionnaires.
II. Situation de Pechelbronn avant les apports de STMP
Montant du capital social :
F 44.055.000 divisé en 1.762.200 actions.
Caractéristiques des actions :
Les actions ont un nominal de F 25 et sont nominatives. À noter que depuis le 1er juillet 1968, le conseil d'administration a tous pouvoirs pour fixer la date à partir de laquelle la conversion d'actions nominatives en actions au porteur pourra être demandée.
Actionnaires possédant 10 % et plus du capital social :
Il n’existe pas d’actionnaire possédant 10 % et plus du capital social.
Activité de la société :
La société qui avait arrêté définitivement l'exploitation de son gisement de Merkwiller-Pechelbronn à fin 1964, a cessé en décembre 1965 la fabrication d'appareils de chauffage à gaz.
Depuis lors, l'activité de la Société consiste essentiellement dans la gestion d'un portefeuille de participations à vocation presque exclusivement pétrolière.
Effectif du personnel :
20 personnes environ
Chiffres d’affaires hors taxes des cinq derniers exercices (en milliers de francs)
Exercice
Activité industrielle
Revenu du portefeuille
Produits accessoires
Total hors taxes
1963
12.371
3.091
365
15.827
1964
6.195
3.022
960
10.177
1965
4.326
4.610
1.339
10.275
1966
-
4.764
1.431
6.195
1967
-
5.395
1.102
6.497
Bénéfices des cinq derniers exercices (en milliers de francs)
1963
1964
1965[1]
1966
1967
Bénéfice net
2.244
2.247
3.363
3.636
3.933
Report à nouveau antérieur
206
212
221
228
305
Bénéfice disponible
2.450
2.459
3.584
3.864
4.238
Réserve légale
112
112
168
182
197
Dividende
2.056
2.056
3.084
3.304
3.524
Au personnel[2]
37
37
55
-
-
Tantième
33
33
49
73
98
Report à nouveau
212
221
228
305
419
Bilans des cinq derniers exercices (en milliers de francs)
Actif
1963
1964
1965
1966
1967
Immobilisations nettes
Terrains
143
140
126
123
110
Constructions
1.576
1.458
2.103
1.819
1.477
Matériel et outillage
787
709
457
364
446
Matériel de transport
86
65
37
30
18
Mobilier, agencements, installations
3
4
2
1
1
Immobilisations en cours
1
353
-
-
-
2.596
2.729
2.725
2.337
2.052
Autres valeurs immobilisées
Prêts à plus d’un an
14.445
16.524
24.816
1.745
1.494
Titres de participation
42.881
48.115
48.423
67.930
68.252
Dépôts et cautionnements
46
46
26
25
20
57.372
64.685
73.265
69.700
69.766
Valeurs d’exploitation
2.696
1.363
373
41
26
Valeurs réalisables ou disponibles
Clients
2.719
646
611
21
23
Autres débiteurs
1.550
1.260
8.730
11.671
13.528
Compte de régularisation actif
1.236
753
79
28
33
Comptes financiers
3.292
2.708
3.989
4.542
3.783
8.797
5.367
13.409
16.262
17.367
Total de l’actif
71.461
74.144
89.772
88.340
89.211
Passif
Capital
29.370
29.370
44.055
44.055
44.055
Réserves et report à nouveau
34.987
38.647
38.450
38.365
38.914
Provisions
1.464
1.089
1.482
1.113
1.113
Dettes à long terme
217
123
25
-
-
Dettes à court terme
Fournisseurs
380
194
155
37
28
Autres créanciers
2.253
1.782
1.833
887
942
Compte de régularisation passif
377
550
288
222
226
Obligations à moins d’un an
89
93
98
25
-
Effets à payer
76
49
23
-
-
3.175
2.668
2.397
1.171
1.196
Résultats
2.244
2.247
3.363
3.636
3.933
Total du passif
71.461
74.144
89.772
88.340
89.211
Engagements hors bilans donnés
9.606
16.839
18.395
4.957
180
Amortissements déduits des bilans
Frais d’établissement
12
-
1.441
-
-
Immobilisations
16.112
16.370
5.997
6.045
6.047
Total des amortissements
16.124
16.370
7.438
6.045
6.047
Cours des titres de Pechelbronn et dividendes :
Les actions de Pechelbronn sont inscrites à la cote officielle des agents de change à Paris depuis le 23 août 1923. Leur nominal est de F 25.
1963
1964
1965[3]
1966
1967
Dividende par action
Dividende net
1,74
1,75
1,69
1,88
2,00
Crédit impôt/avoir fiscal
0,417
0,56
0,85
0,94
1,00
Revenu global
2,157
2,31
2,54
2,82
3,00
Cours extrêmes en bourse
Cours le plus haut de l’année
95,50
91,90
76,40
53,00
53,45
Cours le plus bas de l’année
70,60
69,00
45,00
36,10
39,50
Dernier cours de l’année
76,00
75,40
48,00
41,20
47,40
Rendement global sur la base du dernier cours de l’année
2,84 %
3,06 %
5,29 %
6,84 %
6,33 %
III. Caractéristiques juridiques et financières de l’opération de fusion avec STMP
Montant de l’augmentation de capital destiné à rémunérer les apports :
F 16.473.000 par émission de 658.920 actions entièrement libérées.
Valeur nominale des actions d’apports :
F 25.
Date de négociabilité des actions :
1er juillet 1968.
Date de l’assemblée générale extraordinaire qui a approuvé provisoirement la convention de fusion :
10 mai 1968.
Commissaire aux apports :
M. Jacques Dreyer, expert-comptable diplômé par l’État et commissaire aux comptes agréé par la cour d’appel de Colmar, demeurant à Paris (8e), 16, avenue de Friedland.
IV. Aspect économique de l’opération de fusion avec STMP.
Indications sur la société absorbée :
- Nom :
Société des transports maritimes pétroliers.
- Forme :
Société anonyme au capital de F 27.065.000 réparti en 270.650 actions de F 100.
- Actionnaires possédant 10 % et plus du capital social :
Pechelbronn : 35,08 %
Compagnie du Nord : 16,86 %
MM. Worms et Cie : 16,66 %
- Siège social :
14, avenue d’Orsay, Paris (7e)
Conseil d’administration :
M. Pierre Poulain : Président directeur général de la Compagnie de transports maritimes pétroliers.
8, avenue Raphaël, Paris (16e)
M. Raymond Meynial : Vice-président, associé-gérant de MM. Worms & Cie.
49, boulevard Suchet, Paris (16e)
M. Georges Assémat : Administrateur, président-directeur générale de la Banque française du commerce extérieur
16, avenue Montaigne, Paris (8e)
M. Jean Barnaud : Administrateur, associé-gérant de MM. Worms & Cie
4 bis, villa Saïd, Paris (16e)
M. Anatole Bucquet : Administrateur, administrateur de la Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire
12, avenue Georges Mandel, Paris (16e)
M. Henry Geoffray : Administrateur, administrateur-directeur général des Huileries du Nord.
7, rue Pascal, 92, Clamart
Mme André Gruson : Administrateur
2, rue Meissonier, Paris (17e)
M. Guy-François Laroche : Administrateur, président-directeur général de Pechelbronn
4, rue Meissonier, Paris (17e)
M. Jean-Paul Ledoux : Administrateur, président-directeur général d’Antar-Pétroles de l’Atlantique
M. Jacques Sourd de Villodon : Administrateur, directeur chez MM. Lazard frères & Cie
62, boulevard de la Reine, 78, Versailles
Activité :
La Société des transports maritimes pétroliers est une société d'armement. Elle possède au 1er juillet 1968 une flotte de 6 navires-citernes d'un port en lourd total de 275.000 tonnes dont l'un le "Pierre
Poulain" de 75.000 tonnes a été livré dans les premiers jours de 1968. Elle recevra en 1968 et 1969 deux autres navires de 75.000 et 80.000 tonnes.
Au cours de l'année 1967, les navires de la Société ont enlevé 3.715.000 tonnes de pétrole brut et ils ont parcouru 495.600 milles.
Effectif du personnel :
Il s’élève à 358 personnes dont 335 représentent le personnel navigant.
Chiffre d’affaires hors taxes des cinq derniers exercices :
1963
27.535.676,48
1964
27.886.970,45
1965
33.876.162,64
1966
31.344.424,54
1967
29.249.998,60
Bénéfice des cinq derniers exercices (en milliers de francs)
1963
1964[4]
1965[5]
1966
1967[6]
Bénéfice net
975
1.433
1.727
2.290
2.244
Report à nouveau antérieur
391
64[7]
68
73
194
Bénéfice disponible
1.366
1.497
1.795
2.363
2.438
Réserve légale
49
72
86
115
112
Dividende
1.120
1.336
1.610
1.610
1.895
Tantième
50
21
26
25
30
Réserves
-
-
-
419
22
Report à nouveau
147
68
73
194
379
Dividende distribué
Dividende net
3,80
4,522
5,236
5,95
7,00
Crédit d’impôt
0,912
1,428
2,618
2,975
3,50
Dividende global
4,712
5,950
7,854
8,925
10,50
Bilans des cinq derniers exercices (en milliers de francs)
Actif
1963
1964
1965
1966
1967
Immobilisations
Constructions
-
-
274
267
98
Matériel naval
28.014
54.848
41.895
29.270
19.879
Matériel de transport
30
55
42
36
18
Mobilier, agencements, installations
137
113
88
1.340
1.216
Immobilisations en cours
13.348
815
1.869
7.401
20.813
41.529
55.831
44.168
38.314
42.024
Autres valeurs immobilisées
Titres de participation
415
365
1.9445
-
250
Dépôts, cautionnements et avances
44
30
21
5
5
459
395
1.966
5
255
Valeurs d’exploitation
231
112
90
93
672
Valeurs réalisables ou disponibles
Autres débiteurs
1.088
1.454
714
980
1.478
Compte de régularisation actif
-
218
219
193
208
Comptes financiers
2.898
3.188
8.104
4.848
2.332
3.986
4.860
9.037
6.021
4.018
Total de l’actif
46.205
61.198
55.261
44.433
46.969
Passif
Capital
11.200
19040
23.005
23.005
27.065
Réserves et report à nouveau
14.751
1.097
7.004
7.095
5.714
Provisions
1.694
-
-
-
115
Dettes à long terme
13.780
31.400
20.000
9.000
7.500
Dettes à court terme
Fournisseurs
835
1.234
639
343
1.860
Affréteurs
726
1.086
147
32
82
Autres créanciers
2.234
3.090
2.599
2.494
2.374
Compte de régularisation passif
10
438
140
174
15
Dettes à moins d’un an
-
2.380
-
-
-
3.805
8.228
3.525
3.043
4.331
Résultats
975
1.433
1.727
2.290
2.244
Total du passif
46.205
64.198
55.261
44.433
46.969
Engagements hors bilans donnés et reçus
29.971
-
76.230
109.825
96.600
Amortissements déduits des bilans
88.303
99.192
99.515
102.676
103.339
Évaluation des apports et détermination de la parité d’échange :
L'opération de fusion qui avait fait l'objet d'un traité signé le 19 avril 1968 a été approuvée par les assemblées générales extraordinaires de Pechelbronn du 10 mai 1968 et du 1er juillet 1968 ainsi que par celle de STMP du 29 mai 1968.
La STMP apporte à Pechelbronn, l'ensemble de ses valeurs actives et passives telles qu'ellesexistaient au 31 décembre 1967.
Les biens apportés comprennent les éléments suivants :
1° Un fonds de commerce de transports maritimes ; le bénéfice et la charge des contrats et chartes de transport passés par la STMP ; tous les documents, notamment les archives pouvant servir ultérieurement à l'exploitation du fonds de commerce ; le matériel non réputé immeuble par destination, les créances diverses, le portefeuille, les espèces.
2° Une flotte de haute mer comprenant cinq navires-pétroliers, le "Floréal", le "Longchamp" et le "Monceau" de 30.000 T chacun, le "Champs-Elysées" de 54.000 T, le "Germinal" de 59.000 T construits les deux premiers en 1958, les deux suivants en 1959 et le dernier en 1964 ; les acomptes versés pour la construction de trois navires pétroliers, le "Pierre Poulain", le "Fructidor" de 75.000 T chacun et le "Messidor" de 80.000 T livrables les deux premiers en 1968 et le dernier en 1969.
3° Des immeubles et constructions comportant notamment un immeuble en co-propriété situé à Paris, 14, avenue d'Orsay.
Les actifs apportés ont été évalués à F 71.840.247,93.
En contrepartie, Pechelbronn prenait en charge le passif de la STMP qui s'élevait à F 13.786.247,93.
L'apport net ressortait ainsi à F 58.054.000.
Pour rémunérer l'apport net reçu, Pechelbronn a créé 658.920 actions nouvelles, de F 25 nominal, entièrement libérées, portant jouissance au ter janvier t968 et a augmenté de ce fait son capital social de F 16.473.000; la différence entre le montant de cette augmentation de capital et celui de l'apport net, soit F 41.581.000 a été porté dans un compte « Prime de fusion ».
Les 658.920 actions Pechelbronn ont été remises à la STMP pour qu'elle les remette à ses actionnaires autres que Pechelbronn, à raison de 15 actions Pechelbronn pour 4 actions STMP soit un rapport de 3,75.
En raison des caractéristiques très différentes de l'une et l'autre sociétés, des études approfondies ont été effectuées pour déterminer une parité d'échange équitable. Les indications reproduites ci-dessous, tirées du rapport du Commissaire vérificateur sur les apports effectués par la STMP à la Société Pechelbronn, précisent les critères retenus pour ces études et éclairent sur les motifs qui ont conduit à la parité de 15 actions Pechelbronn pour 4 actions STMP.
« Cette parité d'échange a été fixée après études des valeurs relatives des actions des deux Sociétés, basées sur les critères habituels, cours ou prix obtenus dans les transactions, valeurs de rendement et intrinsèque. La comparaison des ressources dégagées par l'exploitation avant amortissement n'a pu être retenue en raison de la disparité d'activité des sociétés, la STMP seule exploitant des actifs industriels et votre Société tirant ses revenus de la gestion de son portefeuille.
a) Cours et prix de transaction :
La comparaison ne peut être qu’imparfaite puisque l’action Pechelbronn est inscrite à la cote officielle des agents de change à Paris, ce qui n’est pas le cas de l’action STMP.
Au cours des trois dernières années, l’évolution des cours de l’action Pechelbronn a été la suivante :
Cours le plus haut
Cours le plus bas
Moyenne
1965 (rectifié)
60,93
45,00
52,97
1966
53,00
36,10
44,55
1967
53,45
39,50
46,47
1er janvier au 15 mars 1968
54,50
42,00
48,25
Le cours le plus haut du début de 1965 a été ajusté pour tenir compte de l’augmentation de capital réalisé au début de l’année.
Ces cours ont suivi l’évolution générale des actions inscrites à la cote officielle ; au moment de l’accord, ils marquaient une tendance à se rapprocher des cours de 1965.
Comme terme de comparaison, on dispose du cours de diverses transactions sur les actions STMP intervenues au deuxième semestre 1965 et qui ont abouti entre autres à la prise de participation de 35 % par Pechelbronn.
Le prix retenu à cette époque a été de F 210.
Si l’on compare ce prix au cours pratiqué pour l’action Pechelbronn à la même époque, on trouve un rapport de 4 pour 1 environ.
b) Valeurs de rendement :
Les dividendes distribués pour chacune des sociétés au titre des exercices 1963 à 1967 ont été les suivants :
Dividende global Pechelbronn
Dividende global STMP
Rapport des dividendes
1963
2,157
4,712
2,18
1964
2,31
5,950
2,57
1965
2,54
7,854
3,09
1966
2,82
8,928
3,16
1967
3,00
10,50
3,50
Bien que ceci n'ait pas d'incidence sur les valeurs de rendement, il est rappelé que la Société Pechelbronn a procédé à une augmentation de capital en numéraire d'une action pour deux, constatée par déclaration notariée du 24 mai 1965, et que la STMP a procédé à une augmentation de capital par voie de fusion approuvée définitivement le 15 octobre 1965. Enfin, la STMP a élevé la valeur nominale de ses actions par incorporation de réserves, suivant décision de l'assemblée générale extraordinaire du 12 juin 1967.
Le tableau ci-dessus permet de rechercher quel devrait être le rapport des dividendes dans le proche avenir. On constate que de 1963 à 1967 ce rapport a été en progression constante.
Pour Pechelbronn, qui est une société de portefeuille, les résultats sont relativement stables et, sauf conséquences provenant de la fusion envisagée, ne devraient pas marquer une amélioration exceptionnelle.
Par contre, chez STMP la politique suivie au cours des dernières années a consisté à augmenter progressivement le tonnage et à moderniser la flotte, grâce à la capacité d'autofinancement de cette société. Les navires en construction au 31 décembre 1967 doivent permettre de poursuivre cette évolution et leur mise en service devrait permettre d'améliorer les bénéfices distribuables au cours des prochaines années.
En raison de cette tendance, compte tenu des perspectives d'avenir, le rapport de rendement peut être raisonnablement fixé à 3,75.
c) Valeurs intrinsèques :
La valeur intrinsèque de l'action Pechelbronn, tenant compte de la valeur réelle de son portefeuille au 31 décembre 1967 (notamment de sa participation dans Socantar au cours du mois de décembre 1967 et dans STMP telle qu'elle résulte de l'évaluation donnée aux apports), ressort à environ F 73.
La valeur attribuée à l'action Pechelbronn d'après l'acte d'apport étant de F 57,20, fait apparaître, par rapport à la valeur intrinsèque, une décote comparable à celle que l'on trouve généralement dans toutes les sociétés de portefeuille.
La valeur attribuée aux apports de STMP a été calculée de la même manière à partir de son actif net comptable majoré des plus-values latentes sur les immobilisations corporelles et incorporelles.
Les éléments d'actif immobilisé, notamment les navires, ont été évalués selon l'avis de techniciens en fonction de leur valeur d'utilisation, d'une façon extrêmement prudente.
La valeur des éléments incorporels a été fixée forfaitairement à environ une année de bénéfice avant impôt, ce qui peut paraître modeste si l'on considère le montant des ressources dégagées de l'exploitation avant amortissement.
Dans leur ensemble, les estimations retenues pour déterminer les valeurs intrinsèques ont été effectuées d'une façon équitable permettant de tenir compte de la décote constatée sur l'action Pechelbronn.
En résumé, le rapport retenu pour l'échange des actions STMP contre des actions Pechelbronn, soit 3,75 actions Pechelbronn pour 1 action STMP est légèrement inférieur à celui provenant de la comparaison du prix obtenu lors des dernières transactions importantes qui ont pu avoir lieu sur ce titre et du cours de l'action Pechelbronn à cette date ; il correspond aux rapports qui résultent de l'estimation prudente de leurs valeurs intrinsèques, ainsi que des perspectives raisonnables de dividendes.
V. Objet de l’opération de fusion avec STMP.
Depuis la cessation en fin 1964, de ses activités minières et industrielles, la Société Pechelbronn se consacrait à la gestion d'un portefeuille de valeurs pétrolières où Socantar occupait une place prépondérante.
Pechelbronn a commencé à diversifier ses actifs en acquérant en 1965 une participation de 35 % dans la Société des transports maritimes pétroliers ; au même moment, Antar a pris dans cette dernière société une participation de 7 % et a conclu avec elle une convention générale d'affrètement à long terme en vertu de laquelle elle confiait à sa flotte le transport de la moitié de ses approvisionnements en pétrole brut.
L'absorption de STMP par voie de fusion totale au sein de Pechelbronn, apparaît alors comme l'aboutissement logique de ce rapprochement et elle permet à Pechelbronn de diversifier et d'équilibrer ses branches d'activités en lui redonnant une activité industrielle et commerciale qui lui appartienne en propre, et qui soit susceptible de renforcer sa surface financière en développant sa capacité d'autofinancement.
En outre, cette fusion consolide la position du groupe dans le secteur des transports maritimes, élément essentiel de l'industrie pétrolière dans son ensemble.
VI. Situation de Pechelbronn après les apports
Inventaire du portefeuille après les apports STMP
Capital de la société F
Nombre de titres détenus
Participations %
Valeur un. nom. F
Valeurs d’inventaire
Pechelbronn-Progil
1.000.000
4,998
49,98
100,00
125.025,00
Socantar SA
98.407.500
799.264
40,61
50,00
58.324.559,65
Cie de transports maritimes pétroliers
2.000.000
19.992
49,98
50,00
999.600,00
Sté pétrochimique de l’Atlantique
10.000.000
20.000
20,00
100,00
2.000.000,00
Compagnie auxiliaire du pétrole
10.000.000
12.500
12,50
100,00
250.000,00
Cie franco-africaine de recherches pétrolières (Francarep)
128.900.000
53.754
-
100,00
954.133,50
Sté de recherches et d’exploitation de pétrole (Eurafrep)
125.000.000
20.000
-
100,00
1.026.000,00
Raffinerie de Strasbourg
42.000.000
6.995
-
100,00
699.500,00
Cie française pour le financement de la recherche et de l’exploitation du pétrole (Repfrance)
150.000.000
10.000
-
100,00
314.300,00
Sté Rhin et Rhône
11.250.000
5.571
-
50,00
368.305,00
Sté alsacienne de développement et d’expansion (SADE)
15.000.000
2.295
-
100,00
248.162,28
Grande Forme de La Ciotat
10.000.000
2.499
-
100,00
249.900,00
Cir française des pétroles
791.622.400
2.219
-
50,00
168.563,10
Titre de placements et participations diverses
993.992,62
66.722.041,15
Modifications intervenues au conseil d’administration :
L’assemblée générale extraordinaire du 1er juillet 1968 dans la quatrième résolution a décidé d’appeler aux fonctions d’administrateur, M. Pierre Poulain, antérieurement président de la Société des transports maritimes pétroliers.
Le conseil d’administration est désormais constitué des membres suivants :
M. Guy-François Laroche : président directeur général, vice-président directeur général d’Antar-Pétroles de l’Atlantique.
4, rue Meissonier, Paris (17e)
M. Georges Assémat : vice-président, président-directeur général de la Banque française du commerce extérieur.
16, avenue Montaigne, Paris (8e)
M. Albert Auberger : vice-président, président du Port de Strasbourg
2, quai Mullenheim, 67 Strasbourg
M. Pierre Herrenschmidt : administrateur, directeur général de la Compagnie industrielle de matériel de transport CIMT Lorraine.
65, rue M.-Michelis, 92 Neuilly-sur-Seine
M. Jean-Paul Ledoux : administrateur, président-directeur général d’Antar-Pétroles de l’Atlantique
137, rue de la Tour, Paris (16e)
M. Victor de Metz : administrateur, président-directeur de la Compagnie française des pétroles
45, avenue Victor Hugo, Paris (16e)
M. Raymond Meynial : administrateur, associé-gérant de MM. Worms & Cie
49, boulevard Suchet, Paris (16e)
M. Jean Picard : administrateur, président de l’Union navale
19, rue Raynouard, Paris (16e)
M. Pierre Poulain : administrateur, président de la Compagnie de transports maritimes pétroliers
8, avenue Raphaël, Paris (16e)
M. Jean de Ratuld : administrateur, vice-président directeur général de Cofirep
3, avenue Paul Doumer, Paris (16e)
M. Guillaume de Tarde : administrateur, président-directeur général de la Banque nationale pour le commerce et l’industrie Océan indien
1, avenue Camo£ens, Paris (16e)
M. Jean Wenger-Valentin : administrateur, président-directeur général du Crédit industriel d’Alsace et de Lorraine
1, rue René-Hirschler, 67, Strasbourg
Entreprise de recherches et d’activités pétrolières : administrateur
(Elf-Erap), 7, rue Nélaton, Paris (15e), représentée par M. Paul Moch, vice-président-directeur général.
Cours extrêmes de bourse en 1968 :
Cours le plus haut : F 69,50
Cours le plus bas : F 42,20
Dernier cours coté :
F 55 le 28 octobre 1968.
Le président du Conseil d’administration, directeur général de Pechelbronn : M. Guy-François Laroche.
La notice légale a été publiée au Bulletin des annonces légales obligatoires à la charge des sociétés financières du 14 octobre 1968 en vue de la répartition aux ayants droit et de la cotation des 658.920 actions nouvelles Pechelbronn créées pour rémunérer l’apport-fusion effectué par la Société des transports maritimes pétroliers.
Ordonnance n° 67-833 du 28 septembre 1967
Article 6 – Toute société qui fait publiquement appel à l’épargne pour émettre des actions de numéraire ou des obligations doit au préalable faire imprimer un document destiné à l’information du public et portant sur l’organisation, la situation financière et l’évolution de l’activité de la société.
Avant l’admission à la Cote officielle des bourses de valeurs d’actions ou d’obligations, l’impression de ce même document est également obligatoire.
Article 7 – Le projet de document mentionné à l’article précédent est soumis au visa préalable de la commission des opérations de bourse, qui indique les énonciations à modifier ou les informations complémentaires à insérer.
Par application de ces textes, la commission des opérations de bourse a apposé sur la présente note le visa n° 161 en date du 8 octobre 1968.
[1] Capital augmenté de F 29.370.000 à F 44.055.000 le 24 mai 1965.
[2] L’assemblée générale extraordinaire du 11 juin 1965 a supprimé l’affectation statutaire au personnel.
[3] À noter qu’une émission d’actions à raison de 1 action nouvelle pour 2 actions anciennes est intervenue au cours du premier trimestre 1965. (Augmentation de capital devenue définitive le 24 mai 1965).
[4] Capital augmenté de F 11.200.000 à F 19.040.000.
[5] Capital augmenté de F 19.040.000 à F 23.005.250.
[6] Capital augmenté de F 23.005.250 à F 27.065.000.
[7] Incorporation d’une partie du report à nouveau dans le capital.
1968.10.19.De Albert Gethmann.Bruxelles.Historique Rotterdam.Original
Original Albert GethmannBruxelles, le 19 octobre 196892, avenue Maréchal JoffreCher Monsieur,Je vous remets ci-joint le petit rapport que vous m'avez chargé de rédiger sur les activités de Rotterdam, depuis sa création en 1919.Ce récit succinct où j'ai souligné quelques faits marquants de la vie de la succursale pendant cette longue période répondra, je l'espère, à votre désir.Puis-je, d'autre part, me permettre de vous signaler que M. Corver, directeur du Bureau Veritas à Rotterdam, recevra le mois prochain les insignes du Mérite maritime, de la main de l'ambassadeur de France.Je vous présente, Cher Monsieur, l'assurance de mes sentiments respectueux et entièrement dévoués.A. GethmannWorms & Cie. Succursale 1919-1949. Worms & Cie NVRotterdamLa guerre de 1914/18 terminée, la Maison Worms & Cie. Paris décida d'ouvrir une succursale maritime à Rotterdam.Jusqu'à cette époque la DGSM n'entretenait qu'une ligne régulière du Havre à Rotterdam, desservie par un de ses propres navires, consigné chez des agents attitrés, et cela depuis le début du siècle.La représentation, en France, de la Cosmopolitan Shipping Co, appelée par le United States Shipping Board à créer une nouvelle ligne des USA sur Rotterdam, d'une part, et le trafic des charbons allemands de réparations, d'autre part, incitèrent la Maison à s'installer à Rotterdam.C'est donc en mars 1919 que Worms & Cie, sous la direction de M. Louis Tassart, ouvrit une succursale et fit, presque aussitôt, l'acquisition de l'immeuble Westerkade 31, construit vers 1900 par M. Bart Wilton, propriétaire du chantier naval bien connu, et y installa ses bureaux.Peu après son arrivée, M. Tassart s'adjoignit M. E. Carbonnaux, en qualité de sous-directeur.Au moment où le rédacteur de la présente note fut engagé par M. Carbonnaux (1.11.1919), la succursale avait reçu plusieurs navires de la Cosmopolitan et c'est alors que commença le trafic charbonnier.Non seulement consignataire de navires, Worms Rotterdam conclut alors d'importants contrats pour le transport sur le Rhin, des charbons de réparations, avec la Nieuwe Rijnvaart Maatschappij (appartenant au groupe van Beuningen) et de stevedoring pour leur transbordement, avec Thomsen's Havenbedrijf, le manutentionnaire auquel elle avait déjà fait appel pour les opérations des navires de la Cosmopolitan Line.Pendant les trois premières années de son existence, la succursale de Rotterdam connut une très grande activité, amputée, en 1923, des consignations des navires de la Cosmopolitan. En effet, cette ligne s'établit sur place après une période quelque peu tendue, car elle contestait les tarifs que nous lui avions portés en compte.Après de longs pourparlers d'arbitrage et, finalement, notre refus d'y procéder, le USSB nous assigna, au début de 1931. L'affaire était très importante, s'agissant d'une réclamation de plus de FI. 500.000, augmentés de 6% d'intérêts l'an, jusqu'à la date du jugement qui fut rendu, en appel, à la Haye, fin 1938. Ce procès était un "test case", car il était notoire que si le USSB l'avait gagné, il aurait poursuivi ensuite toutes les maisons qui avaient opéré des navires américains dans des conditions comparables aux nôtres (Wm. H. Muller, Phs. van Ommeren, Furness et van Nievelt, Goudriaan & Co). Le tribunal de Rotterdam adopta notre thèse, à savoir que nous étions "libres entrepreneurs maîtres de nos prix". Son jugement fut confirmé par la cour de la Haye et ce grand procès se termina donc entièrement à notre avantage.Dans les années qui suivirent, ce furent les opérations du département "charbons" et les consignations des navires de la Compagnie navale Delmas-Vieljeux qui nous apportaient des cargaisons de bois de l'AOF, qui formèrent notre principale activité. Notre activité dépendait, en premier lieu, de l'importance des achats, pour compte français, de charbons auprès du Kohlen Syndikat d'Essen ou de groupes industriels tels que Klöckner Duisbourg, etc.La ligne du Havre, grâce à un accord de frets conclu avec nos seuls concurrents directs, MM. Kuyper, van Dam & Smeer, armateurs du s/s "Ary-Scheffer", poursuivit son activité avec régularité.L'année 1926, lorsque éclata, en Grande-Bretagne, une grève de mineurs, fut particulièrement mémorable, car le nombre de consignations de charbonniers dont nous avons bénéficié alors s'éleva jusqu'à 125 navires par mois.A commencer par les Services charbons de la Maison de Paris, notre clientèle, notamment les réseaux du PLM, de l'État, la Société gazière, le Gaz de Paris, la Société métallurgique de Normandie, les Hauts Fourneaux de Rouen et bien d'autres encore nous adressèrent de nombreux navires ou nous chargèrent d'en affréter pour leur compte.Les bateaux venant charger du charbon à Rotterdam étaient si nombreux, et le manque de place si considérable, qu'ils furent mouillés, en rivière, les uns derrière les autres, du Waalhaven jusqu'à la mer et qu'à certains moments on pouvait en compter, en outre, une ou deux dizaines en rade de Hoek van Holland.Un ralentissement considérable se produisit dans les années qui suivirent la crise de 1929 avec le point le plus bas en 1934 et 1935, mais avec une bonne reprise en 1936 et 1937. Celle-ci ne fut, malheureusement, que de courte durée, car à la suite d'accords entre le gouvernement allemand et les autorités belges, une grande partie des charbons allemands transita par Anvers.Après la déclaration de guerre, le 1er septembre 1939, M. Carbonnaux fut rappelé à Paris, où il décéda au début de l'année 1944. Le personnel fut remercié en grande partie et le reste, quelques mois plus tard, au début de l'occupation, faute de moyens, car nous étions coupés de la DGSM à qui nos fonds avaient été transférés.Ainsi l'immeuble Westerkade 31, où M. Carbonnaux installa le rédacteur de cette note, resta sous sa garde et la succursale en état d'inactivité jusqu'à la fin des hostilités.Lors de la Libération, en mai 1945, l'immeuble était intact à quelques petits dégâts près (effondrement de plafonds par suite du bombardement de 1940 et d'explosions). Une partie du personnel fut réengagé en prévision du courant charbonnier qui devait reprendre sous l'égide de l'Atic, et des consignations que nous espérions obtenir de notre ancienne clientèle. Celle-ci nous resta, en effet, fidèle et petit à petit, nous avons vu revenir des bateaux chargeant ou déchargeant du charbon pour l'Atic, des céréales pour l'Onic, des bois d'AOF apportés par les navires de la Compagnie navale Delmas-Vieljeux, ainsi que des pétroliers venant décharger ou effectuer des réparations.La DGSM fit construire, par le Chantier Vuyk de Capelle sur l'Ysel, le "Sauternes" qui fut lancé en 1951 et la SFTP plusieurs navires chez Wilton-Feijenoord ce qui, après la reconstruction, par le même chantier du "Salomé" de la Compagnie auxiliaire de navigation nous procura, dans ce domaine particulier, une certaine activité pleine d'agrément.Dès la réouverture de notre succursale nous avions offert à l'Atic de l'héberger dans notre immeuble. Elle s'y installa et nous lui avons cédé un de nos collaborateurs, M. van Der Linde, qui assuma la gestion de l'agence sous la direction de M. Hauzeur, l'ancien directeur de la succursale de Duisbourg, tous deux décédés, il y a quelques années.En 1949 la succursale de Rotterdam fut transformée en société anonyme. La décision d'effectuer ce changement fut influencée par le fait que le fisc, contestant l'exonération dont elle avait bénéficié jusqu'alors, en vertu des accords fiscaux existants dans le domaine maritime, entre la France et les Pays-Bas, entendait nous taxer à l'avenir et même sur un certain nombre d'exercices passés.L'exonération nous fut accordée lorsque nous avons déclaré que nous allions nous transformer en société anonyme de droit néerlandais.L'opération fut réalisée par l'absorption de la succursale maritime par la Wester Financiering Maatschappij, dont la Maison possédait toutes les actions, et le changement de nom de cette société financière en Worms & Cie NV, après paiement à la succursale maritime de FI. 300.000 de "goodwill".L'Atic, désirant prendre en main les manutentions de charbons, fonda en 1951 la société Manufrance NV dans laquelle Worms & Cie NV prit une participation importante. L'exploitation est effectuée en commun avec la Steenkolen "Utrecht", son ancien manutentionnaire, avec lequel nous entretenons d'anciennes relations et qui a des liens étroits avec les mines allemandes. Un des 4 portiques de 15 tonnes, installés sur le quai de la Steenkolen, au Waalhaven, est la propriété de Manufrance.C'est également en 1951 que Worms & Cie NV créa l'armement Feronia, dans le but d'exploiter des caboteurs, mais ce projet n'a pas eu de suite à l'époque. Après une augmentation de capital et une prise de participation par la Nochap et la Saga, Feronia fit construire, en 1966, le ravitailleur "Blue-Fish" qui opère actuellement au Gabon.Dans les années qui suivirent, le trafic charbonnier prit une extension considérable grâce aux exportations des mines sarro-lorraines et des importations de charbons américains. Nous avons alors pris le contact avec les divers importateurs scandinaves et obtenu de nombreuses consignations.Par contre nous avons eu à déplorer, fin 1953, la perte des consignations, à la sortie, des navires de la Compagnie navale Delmas-Vieljeux, à la suite des accords de cette dernière avec la Compagnie Svedel de Göteborg et de la concurrence qu'elle fit ensuite à la Nochap sur le trafic de l'océan Indien. Nous avons néanmoins bénéficié, pendant 4 ans encore, de l'agence des navires à l'entrée (bois et marchandises diverses), c'est-à-dire jusque fin 1957 lorsque, sous la pression de ses agents à la sortie, et d'intérêts communs dans un armement hollandais qui avait fait construire deux navires à la Pallice, MM. Delmas-Vieljeux décidèrent de nous quitter.En 1958 le courant d'exportations de charbons de la Lorraine et de la Sarre étant tari et les importations, en France, de charbons allemands et américains fortement réduites, les consignations de Worms & Cie NV tombèrent d'un sommet de 419 navires en 1955 à 146 en 1962.Heureusement le courant charbonnier reprit fortement en 1963. Ceci, et une augmentation sensible des tonnages de la Nochap, actuellement en pool avec d'autres lignes sur Madagascar et la mer Rouge, influencent très favorablement les résultats de la Maison de Rotterdam.L'immeuble Westerkade 31 a été démoli en 1962 et reconstruit à la suite d'accords passés avec Phs. van Ommeren NV, propriétaires des nouvelles constructions contiguës.Lorsqu'on jette un regard en arrière on peut constater que la presque totalité des clients de Rotterdam, pour autant qu'ils aient subsisté, lui sont restés fidèles tout au long des bientôt 50 années de son existence ; témoignage que ses services ont été appréciés et de la constance de ses traditions.Octobre 1968
1968.10.23.De Worms & Cie.Note sur la vente du Yainville
Worms & Cie
Direction générale des services maritimes
« Service financier »
Paris, le 23 octobre 1968
Maridonea, Compania Naviera SA
Panama
Doit :
Ce qui suit :
Prix de vente convenu pour notre cargo-minéralier "Yainville" construit en 1961 de 2.610,52 Tx de jauge brute :
F français : 2.510.000
(deux millions cinq cent dix mille francs)
Payable comme suit :
- au comptant : F français : 340.000
- le solde, soit : F français : 2.170.000
en 7 annuités de F 310.000, payable à la fin de chaque année, suivant échéancier ci-joint.
P. Pon Worms & Cie
Worms & Cie
DGSM
« Service financier »
Paris, le 23 octobre 1968
Maridonea, Compania Naviera SA
Panama
"Yainville"
Détail des 7 annuités :
Date de règlement
Principal
Intérêts
Total
1 : à 1 an de la date de livraison
310.000
99.820
409.820
2 : à 2 ans de la date de livraison
310.000
85.560
395.560
3 : à 3 ans de la date de livraison
310.000
71.300
381.300
4 : à 4 ans de la date de livraison
310.000
57.040
367.040
5 : à 5 ans de la date de livraison
310.000
42.780
352.780
6 : à 6 ans de la date de livraison
310.000
28.520
338.520
7 : à 7 ans de la date de livraison
310.000
14.260
324.260
F français
2.170.000
399.280
2.569.280
1968.10.24.De la Société de recherches minières du Falta.Registre du Commerce
Registre du commerce
Odette Saglio
Bernard Caillaud
25 rue Marbeuf, Paris 8e
Demande d’inscription modificative
Déposée le 24 octobre 1968. N° d’arrivée 62812
Par modification à l’immatriculation au registre du commerce n° 59 B 11.534 de la société :
Forme juridique : Société anonyme au capital de 500.000 F.
Raison social ou dénomination sociale : Société de recherches minières du Falta
Adresse du siège social : Paris (9e), 32 rue de Londres
Adresse du principal établissement (s’il y a lieu)
Activité exercée : recherche et prospections de gisements miniers et prise d’intérêts dans toutes entreprises se rattachant directement ou indirectement aux objets ci-dessus.
Le soussigné : René Taillandier
Agissant en qualité de : Président directeur général
Demande l’inscription de la mention modificative suivante dont il affirme l’exactitude et pour laquelle il présente les pièces justificatives énumérées au verso (indiquer ci-dessous l’objet de la modification).
Augmentation de capital de 500.000 à 500.325 F par apport à titre de fusion de la Société d’études et d’explorations minières, société anonyme dont le siège est à Paris (9e), 32 rue de Londres RC Paris n° 55 B 4827.
Traité de fusion du 3 juin 1968
Assemblée générale extraordinaire du 28 juin 1968
Rapport du commissaire vérificateur du 17 septembre 1968
Assemblée générale extraordinaire du 26 septembre 1968
Publication : Quotidien juridique : 12 octobre 1968
Dépôt : 14 octobre 1968. N° 32 664.
Fait en triple exemplaire et certifié exact :
Signature :
René Taillandier
À Paris, le 24 octobre 1968
Certifié, le greffier
Signé : illisible
1968.10.24.De la Société de recherches minières du Falta.Registre du commerce 2
Registre du commerce
Extrait des inscriptions portées au registre du commerce à la date du 24 octobre 1968 sous le n° 55 B 11534 au nom de la Société de recherches minières du Falta.
32, rue de Londres, Paris 9e.
1. Date de l’immatriculation : 23 septembre 1955
2. Forme juridique : anonyme
3. Capital social : 500.325 francs
4. Raison sociale ou dénomination : Société de recherches minières du Falta. Enseigne.
5. Activité exercée : Recherches et prospection de gisements miniers et prise d’intérêts dans toutes entreprises se rattachant directement ou indirectement aux objets ci-dessus.
6. Adresse du siège social : 32 rue de Londres à Paris, 9e. Adresse de l’exploitation principale.
7. Administration de la société (nom, prénoms, adresse personnelle, état-civil, nationalité des associés en nom, gérants de SARL et de sociétés en commandite par actions, président directeur général de sociétés anonymes, fondé de pouvoirs ayant procuration générale).
Président directeur général :
Monsieur Taillandier René Jean Louis, né le 9 mai 1917 à Rillieux (Ain), français demeurant 88 rue de Rennes à Paris, 6e.
Administrateurs :
Monsieur Desoubry Maurice Benoît Paul, né le 28 février 1907 à Paris 18e, français demeurant 49 rue La Fontaine à Paris 16e.
Monsieur Foulonneau Georges, né le 19 avril 1898 à Paris 14e, français demeurant 24 avenue de Lamballe à Paris 16e.
Secrétaire général – fondé de pouvoirs & administrateur
Monsieur Hoffmann Ernest, né le 29 septembre 1892 à Horgen (Suisse), helvétique demeurant 14 rue Etex à Paris 18e.
8. Durée de la société : du 12 août 1926 au 11 août 2025.
9. Date du commencement de l’exploitation principale : 12 août 1926
10. Mode d’exploitation : propriétaire exploitant
11. Établissements secondaires exploités dans le ressort du Greffe du siège social (adresse)
12. Établissements secondaires exploités hors du ressort du Greffe du siège social (lieu, tribunal et n° RC). Établissements secondaires exploités hors de France (adresse).
13. Observations (liquidation ou règlement judiciaire, faillite, date du dépôt au Greffe de l’acte, titre et date du journal de publication légale, etc. Cessation de commerce).
Acte constitutif déposé au Greffe du Tribunal de commerce de la Seine le 8 septembre 1926 et publié dans Les Échos parisiens du 10 septembre 1926.
Réimmatriculation du n° 236.454 B.
Pour extrait certifié conforme
Délivré à Paris, le 24 octobre 1968
Le Greffier
Signé : illisible
Tribunal de commerce de Paris
Greffe – bureau n° 6
Le 14 octobre 1968, a été remis au Greffe, conformément à la loi, et déposé au rang des minutes, deux copies de PV d’assemblée, un acte ssp, un rapport du commissaire aux apports, les statuts en date des 28/6/17 et 26/2/1968 concernant apport-fusion et augmentation de capital de la « Société de recherches minières du Falta » siège social 32 rue de Londres, Paris 9e.
En foi de quoi, nous avons dressé et signé le présent procès-verbal.
1968.10.28.De Worms & Cie.Yainville attestation
Je soussigné, Guy Brocard, associé-gérant de la société en commandite simple Worms & Cie, dont le siège social est à Paris 9ème, 45, boulevard Haussmann, immatriculée au registre du commerce sous le n° 54 B 5.066 agissant en vertu des pouvoirs qui m’ont été conférés le 29 août 1968 par délibération des associés gérants commandités,
Certifie et atteste que la Worms & Cie était la seule propriétaire du navire "Yainville" le 19 septembre 1968, date de la vente de ce navire à la Compania naviera Maridonea SA, et qu’elle avait toute capacité pour effectuer cette vente.
Paris, le 28 octobre 1968
Signé Guy Brocard
Je soussigné, Maître J. Chalain, notaire à Paris (10ème), 26, boulevard Saint-Denis, certifie que la signature apposée ci-dessus, est bien la signature de Monsieur Guy Brocard, associé-gérant de Worms & Cie.
En foi de quoi, j’ai délivré la présente attestation pour servir et valoir ce que de droit.
1968.11.00.Discours (sans signataire).Lancement du Hypolite-Worms
Le PDF est disponible à la fin du texte.
Nous voici donc réunis pour donner à ce bateau que nous avons construit le non d'Hypolite Worms, celui de l'homme qui pendant près de cinquante années, de la grande guerre jusqu'à 1962, a été le chef incontesté de sa Maison. Je ne l'ai malheureusement pas connu, mais je crois me faire de lui une assez juste image d'après ce que m'en ont dit, soit ses associés, soit ses pairs dans ce beau métier d'armateur qui était par excellence le sien, soit enfin ses collaborateurs ou ses amis.
C'était essentiellement un homme simple, je veux dire un homme sans détour, de cette droiture qui est celle des hommes de la mer, et qui se dégageait du regard direct et pénétrant qu'il posait sur ses interlocuteurs. Ce regard que je dirai simplificateur était celui d'un homme d'action, qui mûrissait ses décisions, mais qui savait trancher, risquer, gagner et perdre. C’était le regard d'un chef. C'est lui qui donnait à cet homme fragile une présence et une autorité exceptionnelles.
Mais il était bien loin de n'être qu'une volonté. Ceux qui le connaissaient peu pouvaient se méprendre sur sa réserve et croire qu'elle était la marque extérieure d'une certaine froideur. Ceux qui vivaient auprès de lui sentaient qu'il était un homme bon, un homme généreux, plein de délicatesse et de fidélité pour ses amis, mais aussi pour tous ceux dont la vie le rapprochait. Cette bonté, jointe à un sens inné de la justice, explique que tous ceux qui ont travaillé à ses côtés ou sous ses ordres ont gardé de lui un souvenir dont j'ai pu apprécier la force et la rare qualité. Ce chef, ils le savaient, était pour eux un ami, et ils n'avaient nul besoin qu'il les en assure.
Si l'art du commandement et l'exercice de hautes responsabilités exigent la rectitude du jugement, la fermeté du caractère et la générosité du cœur, alors nous pouvons affirmer que peu d'hommes dans sa génération ont autant mérité que lui d'être ce qu'il fut pendant de si longues années. Et c'est cela, n'en doutons pas, qui explique que dès la guerre de 1914 et à plusieurs reprises les gouvernements de son pays lui aient confié des missions difficiles. Ce n'est pas seulement parce qu'ils le savaient capable de les remplir. C'est plus encore parce qu'ils avalent confiance en lui.
Mais Hypolite Worms, qui a vécu pour sa Maison au point de s'identifier à elle, et au point qu'il y est toujours présent, ne bornait pas son horizon aux seules affaires. Il était un homme raffiné d'un goût sûr, un connaisseur avisé de l'art vénitien, comme de celui du 18ème siècle français. De Guardi, de Fragonard, de Gabriel de Saint-Aubin, il savait tout et de bien d'autres, dont les œuvres enchantaient son regard dans son hôtel du Champ de Mars.
C’est donc le nom d'un homme complet que le navire qui est devant nous aura l'honneur de porter et pas seulement celui d'un grand armateur. L'hommage qui lui est ainsi rendu aidera à maintenir sa présence parmi nous, parmi ceux qui l'ont connu, et pour l'enseignement de ceux qui viendront après lui, pour qui il a tracé la route, ouvert la voie et montré l'exemple.
1968.11.04.De Me Chalain.Notarial certificate
Notarial certificate
State of France
City of Paris
I, maître J. Chalain, Notary Public in and for the County of Paris do hereby certify that on this 4th day of November, 1968, there were produced and duly submitted for my examination documents relating to the ownership on 19th of September 1968 of the vessel m/s Yainville by Worms & Cie, a corporation organised under the laws of France, with offices at Paris, 45, boulevard Haussmann, and the authority to M. Guy Brocard, Managing Partner, to sell and transfer said vessel on behalf of the corporation, and upon examination of said documents.
I do hereby certify that said Worms & Cie, had on the date of sale of said vessel, to wit 19th of September 1968, the legal power to sell and transfer the said vessel "Yainville" and M. Guy Brocard the authority to execute a bill of sale thereof.
In witness whereof I have hereunto set my hand and seal of Office this 4th of November 1968.
Notary Public
1968.11.13.Entre Worms CMC et Compagnie Sudamericana de Fletes.Protocole accord.Additif n° 4
Additif n° 4 au protocole d’accord entre Worms Compagnie maritime et charbonnière et la Compagnie sudamericana de Fletes.
Entre :
1°) Messieurs Worms & Cie, société en commandite simple au capital de F 12.000.000 dont le siège social est à Paris, 45, boulevard Haussmann, représentée aux présentes par Monsieur Robert Labbé, associé-gérant,
2°) Worms Compagnie maritime et charbonnière, société anonyme au capital de F 16.510.000 dont le siège social est à Paris, 45, boulevard Haussmann, représentée aux présentes par Monsieur Étienne Hallé, directeur général des services maritimes, ci-après dénommée Worms CMC,
3°) La Compania Sudamericana de Fletes, société anonyme de nationalité panaméenne dont le siège social est à Montevideo Uruguay, cerrito 301, représentée aux présentes par son agent général en France, la Compagnie maritime et commerciale, société anonyme au capital de 100.000 F dont le siège social est à Paris 2bis rue de la Baume, ci-après dénommée Sudamericana,
4°) Maridonea Compania Naviera, société anonyme panaméenne au capital de 1.000 Balboas, dont le siège social est à Panama, République de Panama, représentée aux présentes par son président, Monsieur Jean Alvarez de Toledo, ci-après dénommée Maridonea,
Il a été exposé et convenu ce qui suit :
Exposé
I – Vente du m/s "Yainville"
Messieurs Worms & Cie ont vendu ce jour, suivant l’échéancier ci-dessous, le m/s "Yainville", rebaptisé Caldes à Maridonea :
Échéancier A – libellé en francs
Date de règlement
Principal
Intérêts (à 4,60 %)
Total
Versement comptant
F 340.000
-
340.000
10 octobre 1969
F 310.000
99.820
409.820
10 octobre 1970
F 310.000
85.560
395.560
10 octobre 1971
F 310.000
71.300
381.300
10 octobre 1972
F 310.000
57.040
367.040
10 octobre 1973
F 310.000
42.780
352.780
10 octobre 1974
F 310.000
28.520
338.520
10 octobre 1975
F 310.000
14.260
324.260
2.510.000
399.280
2.909.280
II – Convention réelle
C’est à la demande de Messieurs Worms & Cie que les mentions décrites à l’article I ont été portées sur le contrat de vente. Les véritables conventions sont décrites dans l’échéancier ci-dessous :
Échéancier B – libellé en dollars
Date de règlement
Principal
Intérêts (à 6 %)
Total
Versement comptant
$ 68.300
-
68.300
octobre 1969
$ 62.330
22.439
84.769
octobre 1970
$ 62.330
18.699
81.029
octobre 1971
$ 62.330
14.959
77.289
octobre 1972
$ 62.330
11.219
73.549
octobre 1973
$ 62.330
7.480
69.810
octobre 1974
$ 62.330
3.740
66.070
$ 442.280
78.536
520.816
III – Observations
On observera qu’au cours du franc, à la date de signature du contrat, le versement comptant et le principal de chacune des 5 premières échéances sont identiques, quant à leur terme et quant à leur montant. Par contre, l’échéancier A est libellé en francs français et ne porte intérêt qu’à 4,60 % alors que l’échéancier B est libellé en dollars et porte intérêt à 6 %. Les différences ainsi observées entre les deux échéanciers sont destinées à compenser autant que faire se peut la différence entre les valeurs actuelles des échéanciers A et B. C’est pour préciser la façon dont se fera cette compensation que les parties se sont rapprochées et ont convenu ce qui suit :
Convention
Art. 1 – Les parties confirment que le prix du m/s Yainville est de $ 442.280 sur lequel $ 68.300 seront payés comptant et le solde soit $ 373.980 sera payé aux époques portées sur l’échéancier B, portant intérêt au taux de 6 % payable comme il est décrit audit échéancier figurant à l’art. II de l’exposé.
Art. 2 – Sudamericana et Worms CMC par l’intermédiaire de sa filiale Trautmann avanceront à Maridonea $ 68.300 dans la proportion de leur participation dans cette dernière pour lui permettre de régler à MM. Worms & Cie la partie comptant du prix du navire. Ces avances seront donc :
Pour Sudamericana : 30 % de $ 68.300 = $ 20.490
Pour Trautmann Worms CMC 70 % de $ 68.300 = $ 47.810
= $ 68.300
Elles porteront intérêt à 6 %.
Art. 3 – Aux époques fixées sur l’échéancier B, Maridonea constituera une provision représentant la contre-valeur en francs, calculée au cours du jour, des sommes figurant sur l’échéancier A et les règlera à Worms & Cie.
Art. 4 – La différence entre cette provision et les échéances (principal et intérêt figurant sur l’échéancier B) appartiendra à Worms CMC et sera crédité à un compte spécial portant intérêt à 6 %
Art. 5 – Les sommes figurant au crédit de ce compte spécial serviront à régler à MM. Worms & Cie la dernière échéance figurant sur l’échéancier A calculée en dollars au cours du jour de cette échéance.
Art. 6 – Si les sommes créditées au compte spécial sont supérieures à la contrevaleur en dollars calculée au cours du jour de l’échéancier A, elles appartiendront à Worms CMC. Dans le cas contraire, Worms CMC fera son affaire avec MM. Worms & Cie du règlement de la différence.
1968.11.14.Republica Panama.Notaria primera del circuito.Jumieges
Vente du navire "Jumièges" appartenant à Worms CMC à Maridonea Compania SA. "Jumièges" est renommé "Cardona".
1968.11.20.Des Chantiers navals de La Ciotat.Dossier de convocation
Chantiers navals de La Ciotat
La Ciotat
Assemblée générale ordinaire convoquée extraordinairement le mercredi 20 novembre 1968
Projet de résolution
L’assemblée générale, sur la proposition du conseil d’administration, élit aux fonctions d’administrateur, dans les termes des articles 16 à 27 et pour la durée prévue par l’article 18 des statuts, monsieur Lachèvre, Roger, François, Henri, demeurant à Paris (7ème) 14, avenue d’Orsay.
Chantiers navals de La Ciotat
La Ciotat
Assemblée générale ordinaire convoquée extraordinairement le mercredi 20 novembre 1968
Rapport du conseil d’administration
Nous vous avons réunis en assemblée générale ordinaire pour vous proposer de nommer administrateur de notre société, dans les termes des articles 16 à 27, et pour la durée prescrite par l’article 18 de nos statuts, monsieur Lachèvre, Roger, François, Henri, demeurant à Paris (7ème) 14, avenue d’Orsay.
Liste des administrateurs, directeurs généraux, membres du conseil d’administration et du directoire
(article 135 du décret du 23 mars 1967)
Président-directeur général
Deroo Louis, 24, avenue du président Kennedy – Paris (16ème)
- Grand officier de la Légion d’honneur
- Vice-amiral d’escadre – 2ème section
- Président du conseil d’administration des Chantiers navals de La Ciotat
- Administrateur de la société Biro SA
- Administrateur de la Chambre syndicale des constructeurs de navires et de machines marines
Administrateurs :
Gilles Audy, 47, rue des vignes – Paris (16ème)
- Officier de la Légion d’honneur
- Administrateur de la SA Heurtey
- Administrateur de la Société Saphymo
- Administrateur de Gaz Marine
- Administrateur des Chantiers navals de La Ciotat
- Gérant des SARL : Gaz transport, Techni-marine, Worms Engineering
Guillain Bernard, 10, avenue Vion-Whitcomb – Paris (16ème)
- Chevalier de la Légion d’honneur
- Président directeur général de la Compagnie de construction mécanique – procédés Sulzer
- Administrateur des Chantiers navals de La Ciotat
- Administrateur des Forges & Fonderies d’alliages de haute résistance
- Administrateur de la société Daubron
Janney André, 27, rue Marceau – Paris (16ème)
- Commandeur de la Légion d’honneur
- Administrateur de Biro SA
- Administrateur des Chantiers navals de La Ciotat
- Gérant de la Compagnie mobilière de la Boursidière
Papelier Philippe, 51, rue Erlanger – Paris (16ème)
- Directeur de la Banque Worms & Cie
- Président de la Société La Grande forme de La Ciotat
- Président de la Société d’équipement « Sequip »
- Administrateur des sociétés :
Chantiers navals de La Ciotat
Société provençale de remorquage
Nouvelles savonneries françaises et Ets Fournier-Ferrier
Société Japy-Marne
Matériel industriel et ménager Japy
Dagher Pierre, villa Pierre Dagher – Gembizeh – Beyrouth (Liban)
- Président directeur général de la Banque Intra SA
- Administrateur des Chantiers navals de La Ciotat
- Administrateur de la Société radio-Orient
Directeur général, non administrateur
D’Huart Jean, 362, avenue du Prado – Marseille (8ème)
- Directeur général des chantiers navals de La Ciotat
- Président du conseil d’administration de la société Métalinox
- Administrateur de la société Rhône Méditerranée
- Administrateur et directeur général de la Société La Grande forme de La Ciotat
- Administrateur de la Société provençale des ateliers Terrin
- Administrateur de la Société des Ateliers & Chantiers de La Rochelle-Pallice
- Gérant de la société Sud-fonderie
- Conseiller de la Banque de France
Renseignements sur les candidats au conseil d’administration ou de surveillance
(article 135 du décret du 23 mars 1967)
Lachèvre Roger, 62 ans
- ancien sénateur
- ancien juge à la Haute Cour de justice
- ancien vice-président de la Commission des finances au Sénat
- administrateur de la Compagnie des transports maritimes pétroliers. 14, avenue d’Orsay – Paris (7ème)
- conseiller technique de la Compagnie nationale de navigation. 14, avenue d’Orsay – Paris (7ème)
- titulaire de 2 actions
Chantiers navals de La Ciotat
Société en commandite « MM. Worms & cie »
45, boulevard Haussmann, 45
75 – Paris (9ème)
La Ciotat, le 29 octobre 1968
Messieurs,
Nous avons l’honneur de vous informer qu’une assemblée générale des actionnaires de notre société, convoquée extraordinairement, se réunira le mercredi 20 novembre 1968, à 11 heures, à Paris (8ème) 6, rond-point des Champs-Élysées.
Vous trouverez, ci-joint, l’avis de convocation, une formule de procuration ainsi que les documents et renseignements dont la communication est prescrite par les articles 133 et 135 du décret du 23 mars 1967.
Nous vous rappelons qu’aux termes de l’article 138 de ce décret vous avez la possibilité de demander que ces documents et renseignements vous soient régulièrement adressés à l’occasion de chaque assemblée générale.
Toutefois, nous avons décidé de vous les faire parvenir spontanément dans le souci de vous tenir parfaitement informés, de telle sorte que les dispositions de l’article 138 du décret se trouveront remplies sans que vous ayez à formuler la demande qu’il a prévue.
Nous vous prions d’agréer, messieurs, l’assurance de notre considération distinguée.
Le conseil d’administration
Chantiers navals de La Ciotat
Société anonyme au capital de 33.750.000 francs
Siège social : quai général de Gaulle, La Ciotat (Bouches-du-Rhône)
Registre du commerce : Marseille 56 B 921
N° d’identification INSEE : 252.13.028.0.001
Avis de convocation
Messieurs les actionnaires de la société « Chantiers navals de La Ciotat », société anonyme au capital de 33.750.000 francs, Paris (8ème), 6 rond-point des Champs-Élysées, le :
Mercredi 20 novembre 1968, 11 heures,
à l’effet de délibérer sur l’ordre du jour suivant :
nomination d’un administrateur.
Pour avoir le droit d’assister ou de se faire représenter à cette assemblée, messieurs les propriétaires d’actions au porteur devront avoir déposé, 3 jours au moins avant la date précitée du 20 novembre, au siège social, soit les titres de leurs actions, soit les récépissés constatant le dépôt de ces titres dans toutes banques ou établissements de crédit, ou en l’étude de tous officiers ministériels.
Le conseil d’administration
Procuration
Je, soussigné, Société en commandite « Messieurs Worms & Cie »
Demeurant à Paris (9ème) – 45, boulevard Haussmann
Propriétaire de 69.101 (soixante-neuf mille cent une) actions nominatives de la société anonyme « Chantiers navals de La Ciotat » dont le siège social est à La Ciotat (Bouches-du-Rhône) donne, par les présentes, pouvoir à M…. demeurant à…
à l’effet de me représenter à l’assemblée générale ordinaire convoquée extraordinairement le mercredi 20 novelbre 1968, à 11 heures ;
En conséquence, assister à la réunion de cette assemblée, émarger la feuille de présence, prendre part à toutes discussions et à tous votes sur les questions à l’ordre du jour et, en général, faire le nécessaire.
Mentionner « bon pour pouvoir » et signer.
NB : l’attention du mandant est attirée du fait qu’en cas de retour à la société de la présente procuration sans indication du mandataire il sera émis en son nom un vote favorable à l’adoption des projets de résolution présentés par le conseil d’administration.
Timbre payé sur état, autorisation du 16.7.1968.
1968.11.23.De L’Entreprise.Article de presse
Le PDF est disponible à la fin du texte.
Si Worms m'était conté
Hypolite Worms (1801-1877), Henri Goudchaux (1845-1916), Hypolite Worms (1889-1962)
Les vertus d'une solide tradition
L'incontestable personnalité de la banque Worms est faite de tradition, de la qualité de ses dirigeants successifs et de l'importance de ses positions actuelles. L'acquis du passé, son animateur Raymond Meynial a consacré sa vie à le développer sans, pour autant, trahir les principes qui firent la réussite de la banque et celle du groupe tout entier. L'accord passé récemment avec divers établissements de crédits étrangers est révélateur de cet état d'esprit et situe exactement la puissance de ce groupe.
Il n'est pas facile de dresser un classement des banques d'affaires françaises, car un certain nombre d'éléments qui déterminent le rang des établissements de dépôt échappent à une appréciation objective. Bornons-nous donc à écrire qu'au début de 1968 la banque Worms se classait dans le peloton de tête.
Selon un rituel
Président de cette banque, Raymon Meynial - qui est entré chez Worms en 1932 et qui y a fait à peu près toute sa carrière - est l'un des quatre associés, à égalité de responsabilité, qui assurent la direction de la Maison propriétaire largement majoritaire de la banque. Ils prennent en commun les décisions importantes et chacun possède la signature. Tout ce qui est essentiel ne peut se décider hors de leur unanimité. Selon un rituel vieux de plusieurs décennies, ils se réunissent presque quotidiennement dans la salle du conseil. Autour de la table, auprès de Raymond Meynial, siègent Robert Labbé, ancien inspecteur des Finances, président d'honneur du Comité central des armateurs de France et petit-fils de Henri Goudchaux; Jean Barnaud, l'autre animateur du secteur maritime de la maison Worms et qui est le fils de Jacques Barnaud, l'un des deux fondateurs de la banque ; enfin Guy Brocard qui a été le directeur général de la banque et qui est devenu associé l'an passé.
Cette stricte conception de la collegialité se reflète dans la disposition des lieux, au 45 boulevard Haussmann. Au premier étage de l'immeuble du siège social - occupé depuis 1877 et dont la construction fut l'oeuvre du fondateur - les bureaux des quatre associés communiquent. Style anglais, porte d'acajou. Peu de choses ont changé dans celui qu'occupe Raymon Meynial où, tour à tour, ont précédé trois générations : Hypolite Worms, le fondateur, puis Henri Goudchaux, puis le second Hypolite Worms, petit-fils du précédent. Ils ont été successivement les chefs d'une Maison qui, pendant 120 ans d'existence, n'a travaillé pratiquement qu'avec ses capitaux propres. Elle y est parvenue malgré l'anéantissement, à deux reprises, de sa flotte et la destruction, au cours des hostilités de 1939-1945, de ses chantiers navals construits en 1917.
Or, malgré tout ce qu'elles ont dû surmonter, la Maison et la banque Worms se portent bien. S'agissant plus spécialement de la banque, il est difficile, comme nous l'avons déjà dit, de la classer parmi les quelque 300 banques françaises, d'autant plus que la disparition progressive de la différenciation entre banques d'affaires et banques de dépôts, les accords passés entre elles, et les prises de participation réciproques posent à tout moment des points d'interrogation. Si l'on s'en tient, cependant, à ce que l'on appelait, il y a quelques mois encore, les banques d'affaires, on peut dire que l'on considère le total des comptes de dépôts, courants et à termes, l'importance du capital et des réserves, les résultats obtenus, la banque Worms appartient au peloton de tête des banques d'affaires françaises.
Réfléchissant aux mutations en cours dans ce secteur, Raymond Meynial parle ainsi de sa profession : « Aujourd'hui, les banques d'affaires ont pratiquement disparu dans la mesure où, naguère, celles-ci créaient des entreprises uniquement à partir de leurs capitaux propres, alors qu'à notre époque on travaille essentiellement en associant une très large épargne aux investissements. Cette transformation a commencé en 1945 et s'est accélérée au cours des quinze dernières années. Aussi, pour continuer l'oeuvre de nos devanciers, sommes-nous contraints non pas d'imiter ce qu'ils ont fait, et ne pourraient plus faire, mais d'évoluer. L'important, c'est de savoir évoluer. »
Il semble bien, en effet, que le secret de la longévité et de la sané de la Maison Worms ce sont ses facultés d'innovation et d'adaptation. C'est ce que montre un rappel sommaire de ce qu'ont accompli les quatre générations qui l'ont successivement dirigée.
La fin d'un règne
La première période commence en 1848, date de la fondation de Worms. 1848, année de crise, de révolution et de marasme agricole qui ferment les débouchés industriels et multiplient les faillites. Dix-huit ans auparavant, au lendemain de la révolution de Juillet qui allait installer sur le trône le duc d'Orléans, Laffitte s'était écrié : « Le règne des banquiers commence. » La monarchie de Juillet, puis le second Empire allaient lui donner raison. Mais, au contraire des armateurs qui se font banquiers, Hypolite Worms, quarante-sept ans, ancien négociant en gros de Rouen, se lance dans l'armement maritime. Fils d'une famille de commerçants fixée à Sarrelouis en 1683, il abandonne alors la profession de banquier, qu'il avait embrassée onze ans plus tôt, en épousant la fille d'un des frères Goudchaux, banquiers lorrains installés à Paris.
C'est tout à la fois l'époque de la suprématie industrielle de l'Angleterre, du développement des villes et de la construction des chemins de fer. Hypolite Worms transporte en Angleterre le plâtre dont elle a le plus grand besoin, en ramène le charbon qui concurrence le charbon continental, et crée des succursales de son entreprise presque partout où se construit une gare importante. Aussi devient-il en peu d'années le principal importateur de charbon anglais et l'un des plus importants affréteurs de navires sous pavillon britannique. Ses activités dépasseront vite le cadre de l'Europe : elles toucheront les côtes de l'Afrique.
Durant la guerre de Crimée, la Maison très liée déjà à la Compagnie des messageries maritimes, contribuera, à la demande du ministre del a Marine, au ravitaillement du corps expéditionnaire du maréchal de Saint-Arnaud (200.000 hommes et leur équipement qu'il faut transporter et ravitailler à 3.000 km de leur base). Les amateurs de la petite histoire se souviennent de son célèbre SOS : « Il n'a de charbon nulle part et Ducros (le ministre de la Marine) ordonne de chauffer avec le patriotisme des marins »... Hypolite Worms assura l'essentiel de ce ravitaillement très difficile, qui consolida fortement sa situation en même temps qu'il contribua au succès de nos armes. Un an après, il assurera mieux encore la solidité de sa firme en misant sur la navigation à vapeur et en ouvrant de nouvelles lignes. Mais sa plus belle affaire restera liée au canal de Suez.
Le premier à Suez
Il installa en effet, dès les premiers coups de pioche, un dépôt de charbon à Port-Saïd pour alimenter les entrepreneurs chargés de son percement. En 1869 - au moment de l'inauguration - alors que les Anglais se demandent encore si le canal deviendra la plus grande voie maritime du monde, il s'inquiète du ravitaillement des navires qui l'emprunteront. Il consulte son agent de Port-Saïd, qui ne partage pas son optimisme et qui lui répond : "Ici, silence de mort... Je perds mon temps et vous votre argent. Il ne passera jamais un bateau dans ce canal." Réponse prophétique d'Hypolite Worms, qu'expliquent en partie ses liaisons avec les saint-simoniens : « Je ne sais pas où vous puisez vos craintes que je suis loin de partager. Avant peu, la plus grande activité règnera dans cette partie de l'Égypte, ce sera le plus grand passage vers l'Inde, chaque jour vous y verrez y naviguer des steamers. »
L'histoire lui donne raison. Une fois de plus ! Dès 1872, sa succursale égyptienne livrait près des trois quarts du charbon aux navires en transit, les approvisionnait en eau douce, mettait à leur disposition un service médical et des ateliers de réparation. Sur cette lancée, en 1914, Worms est le premier importateur de charbon étranger en France et le principal fournisseur de la Marine française et de plusieurs marines de guerre étrangères. Son pavillon bleu à disque blanc flotte alors de Suez à la Baltique et on le voit même dans l'océan indien.
Mais n'anticipons pas et passons à la deuxième période et à son artisan. Une anecdote peu connue de la vie de Henri Goudchaux, neveu et successeur du fondateur - et qui donnera un essor considérable au département charbonnier - prouve la solidité de la Maison Worms. Il était l'ami de Marcus Samuel, cet ancien négociant en coquillages de Londres, qui avait fondé Shell. Ce dernier voulait faire traverser le canal au premier navire citerne transportant du pétrole - une affaire où il avait engagé toute sa mise. Or la Compagnie du Canal ne voulait par autoriser ce passage. C'est Henri Goudchaux qui sut la convaincre, à raison de l'autorité qui était la sienne à Port-Saïd. À la suite de cette intervention - qui devait permettre à la Shell de ravitailler plus aisément l'Europe en pétrole - il obtient pour Worms le monopole de la distribution, sous sa propre raison sociale, des produits Shell en Égypte et au Soudan. Au début du siècle, le bidon de pétrole en Égypte s'appelait un Worms...
Au début du siècle, en Égypte, un bidon d'essence s'appelait « un Worms »
Plus tard, la vente de son réseau de distribution Shell permettra au jeune Hypolite Worms — l'homme de la troisième période — de financer la reconstruction de la flotte à moitié détruite pendant la première guerre mondiale et, également, en 1917, de créer un nouveau département : les Chantiers de construction maritime du Trait qui furent conservés jusqu'à leur fusion, en 1966, avec les chantiers de la Ciotat. Entré en 1908 comme simple stagiaire, le second Hypolite Worms y fut formé par Henri Goudchaux... qui ne plaisantait ni avec la discipline ni avec la conscience professionnelle. Mais il dut sa nomination plus à ses exceptionnelles qualités qu'à ses liens familiaux. A cette époque, la politique de l'argent facile, de l'audace à tout prix touche à sa fin. L'ère des grands patrons commence. Il sera l'un d'eux. Son règne a marqué profondément cette troisième étape, la plus importante peut-être de Worms, celle en tout cas où elle prendra la physionomie qu'on lui connaît.
Une équipe
Il fut l'un des premiers grands patrons français à s'entourer de jeunes talents et à créer une équipe au sein de laquelle s'instaura un climat de confiance. « Ainsi, rappelle Raymond Meynial, ce fut un inspecteur des Finances — ancien chef de cabinet de Caillaux, Jacques Barnaud — qui, entré en 1928 comme directeur général, a eu avec lui l'idée de développer la fonction financière de la Maison. A l'origine, l'idée consistait surtout à regrouper toutes nos activités financières pour que les réserves accumulées depuis longtemps par Worms puissent profiter à l'industrie et au commerce et, par-là même, constituer un fonds de clientèle. C'est alors qu'entra dans la maison Gabriel Le Roy Ladurie qui, à l'époque, dirigeait en Pologne une succursale de la Banque franco-polonaise, contrôlée par la Banque de Paris. Il devait diriger la Banque Worms jusqu'en 1944. »
Revenant à Hypolite Worms, qui fut vraiment le chef de la Maison au cours de ces années trente, il ajoute : « Dans un métier comme le nôtre, il est rare et combien stimulant d'être épaulé par un homme qui avait un sens aussi aigu de ses responsabilités que l'avait Hypolite Worms. C'était un vrai capitaliste, au sens noble du terme — c'est-à-dire qu'il avait le sens du risque et du juste profit. Il savait perdre et gagner. »
En même temps qu'il créait la banque Hypolite Worms prenait le contrôle de la Compagnie havraise péninsulaire, devenue depuis la Nouvelle compagnie havraise péninsulaire. Son rôle dans l'armement français en 1939, ses liaisons avec l'Angleterre renforcées par son mariage, son amitié avec Anatole de Monzie expliquent qu'au début de la guerre le gouvernement l'ait chargé d'une très importante mission à Londres qu'il mena à bien aidé de ses deux collaborateurs d'alors, ses successeurs aujourd'hui : Raymond Meynial et Robert Labbé.
Après la guerre, il fallut reconstruire les chantiers et la flotte, donner à la Banque Worms une nouvelle impulsion, c'est-à-dire doter la Maison de forces nouvelles pour franchir une autre étape. C'est à ce travail que s'appliquèrent les deux anciens - Hypolite Worms et Jacques Barnaud - jusqu'à leur mort presque simultanée en 1962, après trente-cinq années de travail en commun et les deux jeunes : Robert Labbé et Raymond Meynial.
En 1914, Worms est le premier importateur charbon
La fin d'une profession
La quatrième étape s'annonce comme devant être la plus dure, avant d'apparaître comme la plus prometteuse, la plus significative peut-être d'une histoire centenaire, où l'on voit tout à la fois Worms conquérir un terrain nouveau et revenir en quelque sorte jusqu'à sa source. Le développement de la Banque Worms était gêné par les limitations que lui imposait le caractère de société en nom collectif sous lequel elle avait grandi jusque-là : la fortune de ses seuls commanditaires ne pouvait plus suffire aux immenses besoins de la société industrielle moderne. Voici ce que nous a dit à ce sujet Raymond Meynial : « Pour nous, il n'y avait dans ces conditions qu'une solution : l'appel au grand public. Mais ce geste était impossible tant que nous demeurions en nom collectif. Par ailleurs, nous n'acceptions l'idée de nouveaux partenaires qu'à la seule condition que leur participation soit minoritaire. Entendons-nous bien, nous ne voulions cependant pas accepter ces simples cartes de visite que l'on corne et que l'on oublie. Cela étant, il était difficile de demander à des étrangers de nous apporter un milliard et demi d'anciens francs pour n'avoir que 7% du capital de la Banque Worms. C'est pourtant ce qu'il fallait obtenir. C'est à ce problème que je me suis attaqué, il y a six ans, après la mort d'Hypolite Worms et de Jacques Barnaud. »
Aussi, au cours de ces dernières années, la Banque Worms est-elle devenue une société anonyme, distincte, mais contrôlée par la Maison Worms et Cie. Cette dernière est désormais la seule entité qui soit restée en nom collectif et elle joue aujourd'hui le rôle d'une holding. Peu après, la Banque Worms a absorbé, en 1967, deux établissements où elle avait déjà des intérêts : la Sofibanque-Hoskier et la Banque industrielle de financement et de crédit d'Afrique du Nord. Sur le plan international, enfin, elle a renforcé sa position en accueillant quatre nouveaux actionnaires étrangers de grand standing : la Bank of London and South America, la Bank of Scotland, la Hessische Landesbank Girozentrale, et, tout dernièrement, la Philadelphia National Bank.
L'ouverture internationale
La participation de cette dernière (7%) est égale au pourcentage des autres partenaires étrangers, qui détiennent ainsi près de 30% du capital. Plus de 55% demeurent entre les mains de Worms et le solde est entre celles du public — représenté principalement par le groupe Taittinger : Guy Taittinger, le chef de famille, est d'ailleurs l'un des administrateurs de la Banque Worms. Les partenaires étrangers de cette Banque lui ont apporté en dot, au total six milliards de francs anciens. « Ces diverses opérations, poursuit Raymond Meynial, sont le fruit d'un travail de longue haleine que nous n'aurions pu mener à bien si elle n'avait pas bénéficié de la réputation qui est la sienne. Je suis convaicu que nous apportons à nos partenaires étrangers un actif d'hommes, de connaissances, de relations tel qu'ils sont assurés de ne pas regretter leurs investissements. En revanche, ils élargissent notre vision internationale. C'est là une excellente chose à une époque où, pour une banque comme la nôtre, non seulement le cadre national est devenu trop étroit à certains égards, mais encore où l'ouverture vers l'Europe et les autres continents est une condition essentielle de son développement. »
Le portefeuille de la Banque Worms est apparemment limité si l'on considère seulement le nombre de ses participations. Il n'en est pas moins l'un des très importants. Citons notamment : les Magasins du Louvre qui possèdent notamment l'Hôtel Crillon, Pechelbronn, COFICA, Astral, les compagnies d'assurances La Préservatrice et La Foncière, qui se situent aujourd'hui parmi les grands groupes d'assurances privées français (accidents et vie), la Compagnie bancaire, etc. « Dans nos efforts, note Raymond Meynial, nous donnons en fait une large priorité à l'industrie maritime, car elle a été à l'origine de la fortune de Worms, et nous nous y sentons plus à l'aise que n'importe où. »
Le retour aux sources
Mais l'originalité de cette banque est ailleurs. Elle est dans le soutien et la force que lui donnent ses liaisons étroites avec la vieille Maison Worms, affaire traditionnelle qui a, elle aussi, effectué de profondes mutations depuis vingts ans, et surtout depuis quelques années. Elle aussi, comme la banque, a voulu et a su évoluer. La nationalisation des houillères et le monopole des importations de charbon ont entraîné une profonde transformation du plus ancien de ses départements - celui des combustibles - accélérée par la désaffection du public pour les combustibles solides. Aussi ce département est-il devenu aujourd'hui l'un des plus importants distributeurs français de produits pétroliers.
Le pétrole est l'un des points forts de Worms
Le pétrole est, d'ailleurs, l'un des points forts de Worms : on rencontre notamment le groupe à Pechelbronn, à Antar, à Antar-Gaz avec des participations importantes et souvent ignorées.
Le secteur maritime, lui aussi, a connu de profondes modifications et de plus larges développements. Certes, les vieilles lignes de cabotage ont disparu et la nationalisation du Canal de Suez a mis fin à presque cent ans d'activité ininterrompue. Mais tout cela a été largement compensé. La Nouvelle compagnie havraise péninsulaire a été non seulement la première compagnie à se doter d'une flotte homogène de cargos rapides et très automatisés, mais elle a aussi étendu son champ d'action géographique tout en diversifiant son trafic.
Elle s'est spécialisée dans les transports minéraliers en vrac à grosse capacité et elle a fondé, avec la Compagnie générale transatlantique, l'un des premiers groupements internationaux d'armateurs gérants en commun une flotte commune. Elle s'est vouée également au transport du gaz liquéfié, et c'est le lieu de rappeler que le premier méthanier français - le "Jules-Verne" - a été conçu et lancé par Worms, en liaison avec Gaz de France, selon une technique évoluée qui est en voie d'étude et d'utilisation par les Américains, les Suédois et les Japonais.
La flotte pétrolière, créée par Hypolite Worms en 1938, à la demande du gouvernement de l'époque, a connu également sa mutation. À côté de la SFTP1, la Maison Worms possède d'importants intérêts dans deux autres sociétés de transports pétroliers, l'une liée à l'ERAP, l'autre à Antar. Ces trois sociétés, dont les tankers parcourent toutes les mers, attestent la permanence de l'intérêt que Worms porte à ce type d'activités. Cette permanence de son secteur maritime - peut-être le plus important de tout l'armement français et aux destinées duquel préside Robert Labbé secondé par Jean Barnaud - prouve qu'elle reste fidèle à ce qui fut à l'origine de leur essor : la mer et le commerce international.
Pierre Lindé
L’Entreprise - 23 novembre 1968
1. Société française de transports pétroliers.
1968.12.03.De Worms & Cie.Au ministère de l'Economie et des Finances
3 décembre 1968
Ministère de l’Économie et des Finances
Direction générale des douanes et des droits indirects
Direction de Dunkerque
Bureau de Dunkerque-port-CRD
59 – Dunkerque
Monsieur le receveur principal,
Référence 515 A 1260.
Nous vous prions de trouver, ci-joint, un chèque n° 939 177 de F 476, sur la Banque Worms & Cie, en règlement de la taxation sur le tonnage brut de 2.611 tonneaux, au titre du navire "Yainville".
Veuillez agréer, monsieur le receveur principal, nos salutations distinguées.
P. Pon Worms & Cie
1968.12.07.De la Société des constructions navales et industrielles de Méditerranée.A R. Villar
1968.12.11.De Banque Worms & Cie.Note sur la Compagnie minière des Vosges
Note pour Monsieur Desoubry
Compagnie minière des Vosges
Suivant le désir que vous m'aviez exprimé, j'ai écrit à M. Ritter pour lui dire que nous envisagions l'arrêt pur et simple de la Cie minière des Vosges et je lui ai demandé si Penarroya serait intéressée à reprendre gratuitement le contrôle de cette société, pour éviter que la concession soit abandonnée.
Comme je vous l'ai indiqué verbalement, M. Ritter vient de me répondre que Penarroya n'était pas intéressée par la Compagnie minière des Vosges.
Dans ces conditions, vous serez certainement d'accord avec moi pour estimer qu'il y a lieu de mettre cette société en liquidation, si possible avant le 31 décembre prochain.
Signé : P. E. Coquelin
PJ, en retour, le dossier que vous m’aviez communiqué.
11 décembre 1968
Compagnie minière des Vosges
I. 1) Société anonyme française au capital de 18.750 F, divisé en 7.500 actions de 2,50 F entièrement libérés.
La société est contrôlée indirectement par le groupe Worms qui détient 5.000 titres, soit les deux tiers du capital.
2) La Compagnie minière des Vosges est titulaire de la concession de la Croix-aux-Mines (Vosges), d’une superficie totale de 710 hectares, concédée en 1913 pour plomb argentifère et zinc.
La concession est inactive depuis 1948.
3) Son Conseil d’administration est composé comme suit :
MM. G. Milcent, président
J. d’Angély, administrateur
P. Thibonnier, administrateur
4) La société n’a aucune dette vis-à-vis des pouvoirs publics (ni sur le plan fiscal, ni vis-à-vis de la sécurité sociale ou autres organismes).
Par contre elle est débitrice vis-à-vis de Worms & Cie qui détiennent une créance de 206.630 F, non productrice d’intérêt et vis-à-vis dont la créance s’élève à 56.984,13 F à fin septembre 1968.
La Compagnie minière des Vosges n’a aucun engagement hors bilan.
5) Le bilan au 31 décembre 1967 est joint à la présente note.
6) Depuis l’arrêt de l’activité en 1948, les charges de la Compagnie minière des Vosges se sont limitées aux frais de gardiennage et au paiement des impôts et taxes. L’ensemble représente une charge annuelle de l’ordre de 5.000 F environ.
II. 1) La concession étant inactive depuis 1948 le groupe majoritaire a envisagé de dissoudre la société.
Toutefois il hésite à le faire pour ne pas perdre la concession qui peut, dans un avenir plus ou moins lointain, représenter une certaine valeur.
2) En tous cas il estime ne pas pouvoir le faire sans en avoir auparavant entretenu la SM & M. de Penarroya, en raison de ses attaches avec cette société à qui il serait prêt à céder gratuitement les 5.000 titres qu’il détient et qui assurent le contrôle de l’affaire.
En outre le groupe Worms en cédant ces titres à la SM & M. de Penarroya abandonnerait de manière définitive l’ensemble des créances détenues tant par lui-même que par la SETEM.
[réponse de Penarroya (M. Ritter) à Coquelin : ils ne croient pas au gisement et ne désirent donc pas mettre la concession dans leur portefeuille. Dans ces conditions, M. Cantacuzène propose la CMV à la société de Chastellux qui est d’accord. Cession gratuite, bien entendu, avec abandon de toutes créances. MD]
1968.12.30.Du Monde.Deux coupures de presse
Banques : les nouvelles compagnies financières se disputent les guichets.
Le fait marquant de l’année a été la « bataille » engagée en septembre-octobre entre la Compagnie financière de Paris et des Pays-Bas et la Compagnie financière de Suez pour contrôler la plus grande banque de dépôts privée, le Crédit industriel et commercial (CIC). Ce dernier établissement, solidement implanté à Paris et dans la région parisienne, contrôle lui-même plusieurs grandes banques régionales. Il dispose ainsi, sur tout le territoire, de très nombreux guichets, qui excitent naturellement la convoitise des anciennes banques d’affaires transformées pour la plupart en « holding ». À certaines séances plusieurs milliers de titres du CIC (obligatoirement nominatifs ont été échangés en bourse et d’importantes « applications » ont eu lieu. Quant aux cours, jusqu’alors relativement stables, ils ont plus que doublé en quelques semaines et varié parfois en vingt-quatre heures, en hausse comme en baisse, de plus de 20 %.
Finalement, plus de 50 % du capital du CIC a changé de mains. Malgré l’annonce, en octobre, d’un accord entre les deux groupes rivaux qui détiendraient chacun 25 % du CIC et apporteraient à un « holding » les actions qu’ils possèdent. Il serait hasardeux d’affirmer que l’affaire est terminée. Une prochaine assemblée extraordinaire du CIC doit ratifier prochainement l’apport à cet établissement de l’Union bancaire et industrielle, banque de dépôts du groupe Pont-à-Mousson.
Autre valeur en vedette : le Crédit du Nord, également importante banque de dépôts, dont l’activité s’exerce surtout dans le Nord, et qui a annoncé le renforcement de sa collaboration avec la Banque Worms. Mais les cours, en septembre-octobre, ont aussi très fortement monté, sur des achats massifs de la Compagnie financière de Paris et des Pays-Bas, qui aurait acquis 30 % du capital du Crédit du Nord. Il est possible qu’à la demande du Conseil national du crédit, cette participation soit ramenée de 30 % à 20 %.
Plusieurs banques d’affaires ont modifié cette année leur structure. La Banque de l’Union européenne et financière. L’ancienne banque du groupe Schneider, s’est scindée en deux : elle a fait apport à une société nouvelle ayant statut de banque de dépôts (la Banque de l’Union européenne) de tous ses actifs bancaires et d’un portefeuille de participations dans des affaires à caractère financier bancaire, elle-même se transformant en holding sous le nom de Compagnie financière de l’Union européenne. La Banque de Paris et des Pays-Bas est également devenue un « holding » : la Compagnie financière de Paris et des Pays-Bas qui contrôle trois filiales : la Banque de Paris et des Pays-Bas, banque de dépôts, l’Omnium des participations financières et Paribas international (voir Le Monde du 20 décembre).
Les sociétés intéressées au crédit à la consommation ou à l’équipement ont été longtemps favorisées, notamment Locafrance. Mais la forte hausse de taux d’intérêt, depuis quelque mois, risque de peser sur les résultats de l’exercice, et ces valeurs, en fin d’année, étaient moins recherchées.
Valeurs
Fin 1967
1968 + haut
1968 + bas
27.12.1968
Banque indoch.
190,70
277,50
194
250
Cie fin. Paris et Pays-Bas
205
250
181,50
191
Cie banc.
495
697
461
532
Cetelem
299
45
325
334
Locafrance[1]
627
872
550
696
Crédit comm. de France
112,50
186
100
145,1
Créd. du Nord
126,90
282
123,70
104,5
CIC
150,80
412
151
296
Crédit fonc. dt imm.[2]
229,80
275
286
269
Affaires
La Banque de Paris et des Pays-Bas cède à la Banque Worms 10 % du capital du Crédit du Nord
La Banque de Paris et des Pays-Bas, qui détient 30 % du capital du Crédit du Nord lui cèdera prochainement le tiers à la Banque Worms. Ce dernier établissement avait déjà conclu un accord de collaboration avec le Crédit du Nord à la fin de 1966, il vient de racheter un peu plus de 3 % de son capital à la Société générale de Belgique.
On se souvient que la Banque de Paris et des Pays-Bas avait pris sa participation dans le capital du Crédit du Nord à l’automne 1968, en même temps qu’une lutte ardente l’opposait à la Compagnie financière de Suez pour le contrôle du CIC.
C’était un épisode de la « course aux guichets », à laquelle se livraient depuis quelques années toutes les banques d’affaires. Le Conseil national du crédit avait d’ailleurs jugé bon d’intervenir et de recommander, voire même d’imposer, un compromis, qui instaurait un équilibre entre les protagonistes au sein du CIC et prévoyait la rétrocession par la Banque de Paris à la Banque Worms d’une partie de ses « acquisitions » dans le Crédit du Nord.
[1] Souscription à 250 F d’une action nouvelle pour deux anciennes.
[2] Attribution gratuite, une action nouvelle pour dix anciennes.
1968.12.30.Du tribunal de commerce de Paris.Certificat de publicité
18 novembre 1968
Certificat de publicité
Décret du 23 mars 1967
Nous, soussigné greffier, certifions avoir fait insérer dans le Bulletin officiel des annonces commerciales du 20 décembre 1968, insertion n° 582 l’avis suivant :
RC 56 B 13587
« Worms Compagnie maritime et charbonnière – Worms CMC » SA au capital de 16.510.000 francs.
Toutes opérations maritimes et connexes et toutes opérations de combustibles commissionnaires de transports agence de voyage sous le nom d’Atlas et d’Atlas voyages-transports routiers services de transports publics de marchandises siège social – 45, boulevard Haussmann à Paris.
Durée de la société – 99 années à compter du 1er décembre 1956 jusqu’au 30 novembre 2055.
Conseil sans changement
Commissaires aux comptes
Monsieur Berthault Charles demeurant – 34 rue Madame à Paris
Monsieur Lavignon Marcel demeurant – 3 rue de Monbel à Paris
Mise en harmonie des statuts – délibération du 28 juin 1968
Délivré le 30 décembre 1968
Le Greffier
1968.12.31.De Banque Worms & Cie.Note pour le service des titres
Copie à MM. Campion
Paulhe
Prévot
Note pour le service des titres
Actions Banque Worms & Cie pour compte de MM. Worms & Cie compte n° 401 – 36.088 P.
Nous vous prions de bien vouloir virer sous la rubrique n° 365 – 40.322 W :
- les 27.650 actions Banque Worms & Cie
actuellement attachées à la souche et comptabilisées sous la rubrique n° 365 – 40.323 X.
Le délai de blocage de deux ans concernant ces actions d’apports du 19 décembre 1966 (16.590 actions + 11.060 actions provenant d’attribution gratuite) est venu à expiration.
Signé illisible
Jp/db – 31/12/68.