52 résultats

1956.00.00.Recueil d'informations.Janvier à décembre

Ce fichier a été établi par la saisie ou la numérisation de documents conservés chez Worms 1848 et consultables à partir de ce recueil en cliquant sur leurs intitulés (en bleu + soulignement). Les sources concernant l’année 1956 sont constituées :  De documents de toute nature émanant de la direction générale et des départements de la Maison (maritime, combustible, succursales françaises et étrangères) ainsi que des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime, qui sont entreposés chez Locarchives, sous le code 11014, dans les conteneurs : W/162 à W/227 et W/236 à W/252. Les dossiers, dans lesquels ces pièces se trouvent, ont été archivés "tels quels" par les divers services qui les ont produits. Classés par objet et non par date, ils couvrent – ensemble – une période allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1960. Les archives les plus significatives extraites de cette série sont inventoriées ci-après dans une notice indiquant leurs coordonnées chez Locarchives. Les témoignages relatifs au département bancaire proviennent le plus souvent du secrétariat général et de la direction de Worms & Cie, d’une part, et d’extraits de livres ou d’études, d’autre part. Rares sont en effet les archives émanant directement de ces Services ; la raison en est que la Banque Worms, lors de sa nationalisation en 1982, a repris la totalité de ses dossiers (y compris les plus anciens) et les conserve, depuis, indépendamment de la Maison Worms.

1956.00.D'une revue (non datée) sur la construction navale

1956.00.De la direction générale des Services combustibles.Liste (non datée) des directeurs de succursales

1956.00.De La Revue de la Porte océane.Le Havre.Article

1956.00.De Michel Eloy - Revue de la Porte océane.Le Havre.Article

[Les références – date et provenance – sont indiquées à la main sur la première page.] Worms & Cie Sans faste, car l'époque ne s'y prêtait guère encore, l'armement Worms et Cie a célébré son centenaire en 1948. Les Havrais d'aujourd'hui, trop habitués sans doute à en recevoir depuis longtemps les navires, ignorent pour la plupart que l'origine du vieil armement se situe non sur la Seine mais dans la métropole girondine. Laissons à Jacques de Saint Denis, Commandant de port à Caen et chroniqueur maritime de talent, le soin d'évoquer les débuts d'une firme dont le premier rameau généalogique prit corps dans une maison de commerce. « Basée sur le trafic des charbons, l'entreprise fut tout naturellement amenée à s'engager de suite dans les affaires maritimes. De fait, elle s'occupe d'affrètements à l'époque de la guerre de Crimée pour le transport de la houille nécessaire au corps expéditionnaire de Mer Noire. En 1857, la ligne de Grimsby était créée avec Bordeaux, Rouen, Le Havre et Dieppe comme débouchés en France. Un peu de tramping sur Hambourg, Copenhague et Cronstadt ouvrit des horizons à Worms et Cie qui, en 1859, établirent des services réguliers entre Bordeaux et Hambourg, ligne de cabotage qui resta de tout temps prospère, Le Havre étant d'ailleurs venu bientôt s'intercaler dans cet itinéraire. A la même époque, une agence s'installa à Marseille et, dix ans plus tard, des établissements Worms commencèrent à fonctionner à Alger et à Port-Saïd d'où, en 1873, une ligne de navigation était lancée (elle fut reprise après la dernière guerre), tandis que dans le nord, Anvers entrait dans l'orbite du champ d'action. » Quelques années après la fondation de la Maison Worms, s'était créé au Havre en 1856 un armement qui devait plus tard unir son destin à celui de son aîné, la firme Mallet et Hantier, laquelle fusionna par étapes de 1881 à 1885 avec Worms et Cie. Cette fusion était en fait l'absorption de Mallet et Hantier par l'armement bordelais qui devait d'ailleurs, à cette époque, transférer son siège au Havre. Toutefois, dans notre port, des expressions populaires comme « la Mallet du Nord » (le cargo Worms de la ligne d'Anvers) ou « la Mallet d'Hambourg » demeurèrent très longtemps d'usage courant. Petit à petit, la Maison Worms étendit son réseau de cabotage aussi bien vers l'Algérie (ligne du vin) que vers la Baltique et l'Écosse. Elle développait également ses transports au tramping. En 1930, elle apparaissait dans le domaine du long cours, engageant des intérêts considérables dans la Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire (Nochap) qui désormais fit partie de son groupe. Worms prospérait non seulement par ses départements « Charbons » et « Navigation », mais aussi par ses antennes « Banque » et « Constructions navales ». Ses chantiers, créés au Trait sur la Seine Maritime, ont toujours été renommés pour la perfection de leurs produits. Ils travaillent aussi bien au bénéfice des armements français qu'étrangers et les plus récentes unités de la Nochap y ont été mises à l'eau. A la veille de la guerre, Worms et Ce prit une part substantielle dans la Société française de transports pétroliers qui venait de se fonder. Sa propre flotte comprenait 24 vapeurs baptisés d'après une tradition déjà ancienne des noms de grands crus du Bordelais ou de sites remarquables de la Seine maritime. Elle possède aujourd'hui 14 navires, tous, sauf un, postérieurs à la guerre. La moitié d'entre eux opèrent en Méditerranée où la Maison Worms a trouvé des compensations à l'amenuisement des échanges entre la France et la Scandinavie et au déclin du tramping. Le Havre où Worms et Cie, dont le siège social est maintenant fixé à Paris, possède une agence et ses propres ateliers, demeure le port d'attache de tous les navires de l'armement. Du point de vue commercial, notre port est une escale Worms sur les itinéraires Algérie-Anvers et Bordeaux-Hambourg régulièrement desservis par les "Château-Palmer", "Château-Lafite", "Château-Pétrus", "Cantenac", "Fronsac" et "Mérignac". La vieille maison s'adapte sans cesse aux goûts et aux possibilités du moment. C'est une marque de jeunesse qui lui va fort bien. « Born 1848, still going strong », dirait d'elle nos amis britanniques, lui prêtant à juste titre certain slogan fameux. Michel Eloy

1956.00.De Worms & Cie Services charbons.Directeurs

Services charbons Paris M. Leroy Michel M. Gredy Gérard Dir. Général Dir. Gén. adjoint Proc. 16/3/56 Bayonne M. Le Roy Edmond Directeur Proc. 26/9/40 Bordeaux M. Borie Max Directeur Proc. 23/11/51 Le Havre M. Bosmans Albert Directeur Proc. 5/10/50 Marseille M. Doucet Paul Directeur Proc. 29/3/49 Nantes M. Delmotte André Directeur Proc. 2/3/45 Rouen, Elbeuf + Louviers M. Bedel Francis Directeur Proc. 17/11/53 M. Lecreux Fondé de pouvoir M. Dufour Fondé de pouvoir

1956.00.Extraits d'une revue (non datée) sur la construction navale (PDF seul)

Photocopie d'extraits d'une revue (sans nom) sur la construction navale et présentant un diagramme sur l'évolution du carnet de commandes et des lancements entre 1946 et 1956 ainsi que des photos de navires construits durant cette période.

1956.01.01.De Worms & Cie.Circulaire.01

Worms & Cie RC Seine 54 B 50.66 Paris, le 1er janvier 1956 45, boulevard Haussmann (IXe) M…, Nous avons l'honneur de vous informer que Monsieur Louis Vignet nous ayant exprimé le désir de prendre sa retraite, pour raisons de santé, nous avons dû, à notre regret, le décharger des fonctions de directeur général de nos Services combustibles. Nous avons décidé de le nommer directeur général honoraire en reconnaissance des longs et éminents services rendus au cours de 37 années de présence dans notre Maison. Nous avons appelé pour le remplacer comme directeur général de nos Services combustibles Monsieur Michel Leroy, précédemment directeur général adjoint. Nous avons désigné Monsieur Gérard Grédy pour assister Monsieur Michel Leroy avec le titre de directeur général adjoint. Monsieur Michel Leroy et Monsieur Gérard Grédy prendront leurs fonctions à partir de ce jour. Veuillez agréer, M..., l'expression de nos sentiments distingués. Worms & Cie Monsieur Michel Leroy continuera à signer : [...] Monsieur Gérard Grédy continuera à signer : [...]

1956.01.01.De Worms & Cie.Circulaire.02

Worms & Cie RC Seine 54 B 50.66 Paris, le 1er janvier 1956 45, boulevard Haussmann (IXe) M…, Nous avons l'honneur de vous informer que nous avons décidé de nommer Monsieur Henri Bouteloup, précédemment directeur général adjoint, directeur général de nos Services Maritimes. Monsieur Henri Bouteloup sera assisté dans ses fonctions par Monsieur Étienne Hallé que nous avons nommé directeur à la direction générale de nos Services maritimes. Messieurs Henri Bouteloup et Étienne Hallé prendront leurs fonctions à partir de ce jour. Veuillez agréer, M..., l'expression de nos sentiments distingués. Worms & Cie Monsieur Henri Bouteloup continuera à signer : […] Monsieur Etienne Hallé signera : […]

1956.01.13.De Michel Leroy - Worms & Cie.A Louis Vignet.Brochure

[La date du 13 janvier 1956 est indiquée sur la première de couverture.] A Monsieur Vignet Cher Monsieur, II y a quelques jours, j'évoquais devant votre personnel, certains traits de votre caractère qui ont marqué votre carrière à la Maison Worms, carrière certes longue puisqu'elle totalise 36 années dont 27 passées à la tête de notre Département. Sans vouloir me répéter, je voudrais néanmoins, pour vos directeurs qui n'assistaient pas à cette réunion, résumer en trois phrases ce que j'exposais : — Vous avez, tel un artiste, créé et façonné la direction générale de notre Département. — Vous nous avez donné le meilleur de vous-même. — Vous avez suscité au sein de notre Département, l'esprit d'équipe. Puisque ce soir nous sommes entre nous, je voudrais, laissant parler mon cœur, rappeler certains autres traits de votre personnalité, au risque même de vous faire rougir. Nul mieux que vous, Cher Monsieur, n'a incarné le mot « servir », ce mot qu'aujourd'hui tout le monde revendique et met fort rarement ou si mal en pratique. Que ce soit au cours de vos années passées à la Maison Worms ou à la tête de nos organisations syndicales, ce mot a été votre guide, votre devise. Vous l'avez tellement vécu, mis en pratique dans votre vie quotidienne, que tous étant entraînés, étaient obligés de vous suivre, ou, s'ils étaient parfois de mauvaise foi — et je vise par là certains de nos confrères —, obligés de s'incliner devant vos décisions. Si vous avez pu agir ainsi, Cher Monsieur, c'est que vous aviez la foi, — foi dans le charbon, — foi dans notre métier d'importateur, — foi dans un combustible, qui, bien qu'étant sujet à de nombreuses vicissitudes, reste et demeurera toujours notre activité principale, — foi qui se trouve aujourd'hui récompensée : alors que tout laissait à penser que l'importation était sur son déclin, un brusque retournement de la situation vous permettait ces jours derniers, d'augurer que l'année 1956 verrait à nouveau des tonnages importants de charbon arriver dans nos ports. Que dirais-je enfin de votre sollicitude : qu'elle a été de tous les instants et le plus souvent ignorée de tous, car alliée à une discrétion sans égal. Au hasard, j'en prendrai quelques exemples dans un passé pas très éloigné et qui concerne une période pénible : celle de l'occupation. Votre intervention osée et non sans danger pour vous, pour « dédouaner » un de vos directeurs parmi nous ce soir, alors qu'il venait d'être arrêté par les Allemands. Vos démarches répétées pour faire libérer des camps de prisonniers, deux autres de nos collègues, également ici ce soir. Vos efforts de tous les jours et votre refus d'obtempérer aux ukases allemands pour que votre personnel ne soit pas envoyé au Service du travail obligatoire. S'il fallait résumer en un seul mot tous les traits de votre caractère, je dirai que vous avez été un Chef, un grand Chef. Quel honneur pour nous, mes Chers Amis, d'avoir pu servir sous les ordres d'un tel homme. Vos directeurs, Cher Monsieur, non seulement ceux qui sont réunis autour de vous ce soir — mais encore ceux qui n'ont pu se joindre à nous (je veux parler de MM. Lecreux, Mc Ewen, Tomlinson) — vos directeurs, dis-je, voulant vous manifester leur attachement et leur reconnaissance, ont pensé qu'il vous serait agréable de recevoir un souvenir tangible de leur part. Il s'agit d'une pièce d'argenterie : la voici. A volonté, elle peut, tel Frégoli, être utilisée comme panetière, coupe à fruits ou jardinière. Coïncidence sans doute, mais coïncidence heureuse, cette pièce porte des armoiries représentant un pélican donnant à manger à ses petits. Sans vouloir tomber dans le mélodrame, ou vous réciter le poème d'Alfred de Musset, je crois, Cher Monsieur, que ces armes illustrent scrupuleusement ce que vous avez été pour nous tous : un père bienveillant, toujours sur la brèche, n'ayant qu'une pensée : nous inculquer ce que nous devions être, ce que nous devions faire. Je vous remercie, Chère Madame, d'avoir bien voulu être des nôtres ce soir. Vous-même et Monsieur Vignet êtes l'image d'un couple très uni. Il était donc juste que vous soyiez associée à cette petite fête de famille et que vous sachiez publiquement ce que nous pensons tous de votre mari. Avant d'en terminer, je voudrais vous faire remarquer, Chers Amis, que je me suis bien gardé de prononcer ce soir le mot de retraite. C'est à dessein, car pour moi, ce mot sonne mal : il est le synonyme d'adieu. Or, ce n'est qu'un au-revoir que je voudrais vous dire, Cher Monsieur, sachant par avance que je réponds aux vœux unanimes de ceux qui vous entourent ce soir. Puisque vous allez pouvoir enfin profiter de votre liberté et découvrir, m'avez-vous dit, la France, sachez — au cas ou cela serait sorti de votre mémoire — que vos succursales et filiales sont installées dans un grand nombre de ports. Si vos voyages vous amènent ainsi que Madame Vignet dans ces régions, soyez certains que tous vos directeurs seront toujours heureux de vous accueillir et de vous manifester leur attachement. Mes Chers Amis, je vous propose de lever notre verre à la santé de Madame Vignet et de notre directeur général ; j'y ajouterai en mon nom personnel et aux vôtres à tous, mes remerciements pour ce qu'il a réalisé pour notre maison et fait pour nous tous. Michel Leroy

1956.01.22.Du Journal officiel.Nomination de H. Worms au grade de commandeur de la Légion d'honneur

Journal officiel du 22 janvier 1956 Présidence du conseil Décrets du 18 janvier 1956 portant promotions et nominations dans l'ordre national de la Légion d'honneur. Par décret du Président de la République en date du 18 janvier 1956, rendu sur la proposition du président du conseil des ministres, vu la délibération du conseil de l'ordre du 10 novembre 1955 portant que la présente promotion est faite en conformité des lois et règlements en vigueur, le conseil des ministres entendu, est promu dans l'ordre national de la Légion d'honneur : Au grade de commandeur, M. Hypolite Worms, armateur. Officier de la Légion d'honneur du 21 juillet 1934.

1956.01.26.De la Nochap.Note sur la constitution du capital social

Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire de navigaion Société anonyme au capital de 1.097.500.000 Fr Services réguliers sur les ports de la mer Rouge, de l’Océan indien, du golfe persique (et vice versa) Paris, le 26 janvier 1956 Direction IL Circulaire aux agences n° 87 Augmentation du capital social Veuillez noter que le capital social de notre société vient d’être porté de 1097.500 Fr à 1.100.000.000 de Fr. En conséquence, vous voudrez bien faire apposer, à l’aide d’un cachet en caoutchouc, sur les papiers à lettres, connaissements, factures et tous documents portant la mention de la raison sociale et du capital de notre société, la rectification suivante : « Capital porté à 1.100.000.000 de francs » Vous aurez à nous débiter de vos frais de confection de ce cachet. Le directeur Signé illisible Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire de navigation Constitution du capital social I. À l’origine – Assemblée extraordinaire du 30 mai 1930. Sous le nom de Société d’exploitation de la Compagnie havraise péninsulaire de navigation à vapeur. Capital de : 5.000.000 de Fr. Divisé en 10.000 actions de 500 Fr. II. En 1934 – Assemblées générales extraordinaires des 19 décembre 1933 – 2 janvier – 6 février et 20 mars 1934 sous le nom de Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire de navigation. Le capital est porté à : 22.000.000 de Fr soit : Origine : 10.000 actions A de 500 Fr = 5.000.000 de Fr. 19.600 actions A de 500 Fr = 9.800.000 Création de 72.000 actions B de 100 Fr = 7.200.000 Total : 22.000.000 de Fr. III. En 1944 – Assemblées générales extraordinaires des 21 décembre 1943 et 6 juin 1944. Le capital est porté à : 47.333.300 de Fr. A) Unification à 100 Fr de toutes les actions formant le capital de 22.000.000, soit : a) 29.600 actions A de 500 Fr divisées en : 148.000 actions b) 72.000 actions B de 100 Fr divisées en : 72.000 actions B) Émission de 220.000 actions nouvelles : 220.000 actions C) Conversion des 100.000 parts bénéficiaires à raison de 3 parts pour 1 action : 33.333 actions Total : 475.333IV. En 1947 – Assemblées générales extraordinaires des 28 mars – 17 avril et 24 juin 1947 Le capital est porté à : 54.533.300 de Fr soit : 47.333.300 suppression des 72.000 bons de récupération et émission de 72.000 actions de 100 Fr : 7.200.000 total : 54.533.300 V. En 1947 – Assemblée générale extraordinaire du 21 octobre 1947 Le capital est porté à : 109.750.000 de Fr. soit : 54.533.300. a) Émission de 3.417 actions réservées aux actionnaires empêchés de souscrire du fait de la guerre à l’augmentation de capital de 1944 : 341.700 total : 54.875.000 b) Attribution gratuite d’une action nouvelle de 100 Fr pour une action ancienne : 54.875.000 total : 109.750.000 VI. En 1949 – Assemblée générale extraordinaire du 28 juin 1949 Le capital est porté à : 219.500.000 de Fr par prélèvement sur la réserve spéciale de réévaluation. Le capital est regroupé en 219.500 actions de 1.000 Fr. VII. En 1950 – Conseil du 7 novembre 1950 Le capital est porté à 329.250.000 de Fr par incorporation de 109.750.000 Fr prélevés sur la réserve de réévaluation. Le nominal des 219.500 actions passe de 1.000 à 1.500 Fr. VIII. En 1951 – Assemblée générale ordinaire du 18 mai 1951 Le capital est porté à 548.750.000 de Fr par incorporation de 219.500.000 Fr prélevés sur : a) La réserve spéciale de réévaluation : 17.202.745 b) Le fonds de renouvellement des stocks : 356.808 c) La réserve de reconstitution de la flotte : 201.930.447 total : 219.500.000 Le nominal des 219.500 actions passe de 1.500 à 2.500 Fr. IX. En 1952 – Assemblée générale extraordinaire du 20 mai 1952. Le capital est porté à 1.097.500.000 de Fr par incorporation de 548.750.000 Fr prélevés sur la réserve de reconstitution de la flotte. NB À la liquidation de la Havraise, il a été attribué aux porteurs d’obligations de 1.000 Fr : 1 bon de récupération de 400 Fr 1 script donnant droit à 1 action B de 100 Fr, 1 part bénéficiaire sans valeur nominale Les fournisseurs créanciers de la Havraise ont été réglés sur les mêmes bases. Il a été créé à cet effet : 72.000 bons de récupération 72.000 actions B de 100 Fr et 100.000 parts bénéficiaires Les parts bénéficiaires ont été converties en actions 3 pour 1 en 1944. Les bons de récupération ont été convertis en actions 1 pour 1 en 1947.

1956.02.18.Des ACSM.Au ministère de la reconstruction et du logement

Paris, le 18 février 1956 Ministère de la reconstruction et du logement Direction des dommages de guerre Cité administrative Avenue du parc de Passy Paris 16e Messieurs, Cargo "La Mailleraye" et petites embarcations – Dossier 28-A-57- Honoraires d’évaluations Faisant suite à notre conversation avec vos services, nous avons l’honneur de vous informer que nous avons versé à notre expert, monsieur Licoys, au titre du dommage en rubrique, les sommes suivantes : - Le 6 novembre 1950 : Fr 285.000 - Le 23 mars 1954 : Fr 220.000 Soit au total : Fr 505.000 Ainsi que nous vous l’avons indiqué, les honoraires qui nous ont été notifiés par la décision du 16 décembre 1955 ne comprennent pas ceux ci-dessus. Nous vous serions obligés de bien vouloir la compléter en conséquence et nous vous en remercions vivement à l’avance. Veuillez agréer, messieurs, l’expression de nos sentiments distingues. M. le directeur général

1956.04.11.Des ACSM.Au délégué général du MRU

Le Trait, le 11 avril 1956 Monsieur le délégué général du MRU 21 boulevard des Belges Rouen Monsieur le délégué général, Notifications indemnités – sinistre total Nous venons de recevoir différentes notifications d’indemnités concernant des immeubles totalement détruits appartenant à notre société et sis au Trait. Nous comprenons mal les taux de vétusté que vous appliquez aux dommages suivants : Dossier 17186 Z - abattoirs - Vous nous indiquez un taux de vétusté de 20 % alors que cet immeuble a été construit en 1929 ainsi que nous l’avons déclaré dans la formule A2 lors du dépôt du dossier. En conséquence c’est un taux de 4 % qui aurait dû être appliqué. Dossier 17167 Z maison du calvaire - Le taux de vétusté indiqué est de 14 %. Cette maison ayant été construite vers 1870. Nous vous demandons de bien vouloir considérer que des travaux de restauration très importants ont été faits en 1929 lorsque nous avons acquis cet immeuble et qu'une diminution d’un tiers du taux de vétusté devrait être appliquée pour tenir compte de cette restauration, conformément aux dispositions de l’article 141 de la circulaire du 10 janvier 1947. Dossier 17165 Z - maison du bord de l’eau - Vous nous indiquez un taux de 20 % correspondant è une construction vers 1880. Comme pour le dossier précédent, nous vous demandons de bien vouloir diminuer d’un tiers ce taux de vétusté pour tenir compte d’une restauration importante ayant eu lieu en 1920 lors de l'achat de cet immeuble. Nous pensons que vous voudrez bien tenir compte de ces remarques et améliorer ainsi le taux de vétusté que vous avez appliqué pour ces trois dossiers. Avec nos remerciements, nous vous prions d'agréer, monsieur le délégué général, nos sincères salutations. Signé J. Roy

1956.04.12.De Worms & Cie Services bancaires.Note sur les mines

Note I – Montmins Capital : 159.750.000 Fr en 31.950 actions de 5.000 Fr. Exploitation : wolframite, dans le département de l’Allier. Production actuelle de concentrés de WO3 à 70 % : 400 tonnes minimum, correspondant à un passage en laverie de 240.000 tonnes de tout-venant. Le programme en cours de réalisation doit porter la capacité de traitement à 300.000 tonnes. Les réserves certaines sont de 6 millions de tonnes, les réserves probables de 4 millions de tonnes au minimum. Au rythme prévu, la vie probable de la mine dépasse donc largement 30 ans. Le produit brut d’exploitation a été de 137.000.000 Fr en 1955. Des prévisions prudentes, tenant compte d’un certain fléchissement des cours, de la suppression de l’aide à l’exportation, conduisent à admettre un produit brut moyen de 110 millions par an au minimum. Les amortissements normaux, mais assez rapides, sont de l’ordre de 50 à 60 millions. Le bénéfice net probable ressort donc lui-même entre 50 et 60 millions au minimum. Une expertise effectuée il y a quelques mois par monsieur Fischesser donne, pour cette affaire, une valeur de 2.160 millions. Il paraît raisonnable de fixer sa valeur vénale entre 800 millions et 960 millions, soit 25 à 30.000 Fr par titre. II – Sidi-Kamber Capital : 63 millions, en 31.500 actions de 2.000 Fr. La production a été en 1955 de 4.300 tonnes de concentré de plomb et 1.200 tonnes de concentré de zinc. À ce rythme, les réserves certaines assurent à la mine une vie de 10 à 15 ans, mais le minerai possible permet d’escompter soit une production fortement accrue, soit une vie plus longue. Le produit brut d’exploitation s’élevait, en 1955, à 97 millions, qui ont été portés entièrement aux amortissements. À ce rythme, les immobilisations seraient entièrement amorties en 5 ans. Une expertise de monsieur Fischesser a fixé la valeur du gisement aux environs de 750 millions. Il semble raisonnable d’admettre que la valeur vénale est de l’ordre de 350 millions. III – Charrier Capital : 180.500.000 Fr divisé en 72.600 actions de 2.500 Fr. Il existe, en outre, 20.000 parts de fondateur. L’actif de cette société comprend : a) 9.000 actions Sidi-Kamber, b) L’option et les travaux d’études du gisement de Chanaral au Chili, c) Le gisement de Aïn-Barbar en Algérie qui a été pris en amodiation pour 20 ans, gisement de cuivre, zinc et un peu de plomb, est en cours de préparation. Son exploitation doit démarrer à la fin du mois de mai prochain. L’estimation de monsieur Fischesser conduit à évaluer l’affaire à un peu moins de 300 millions. L’estimation directe de ces 3 éléments d’actif conduirait à fixer la valeur de Charrier à plus de 200 millions. L’action Charrier est cotée en Bourse aux environs de 2.200 Fr par action de 2.500 Fr, mais ce marché étroit est peu significatif. Sous réserve du calcul du montant exact des droits des parts, il semble raisonnable d’admettre que cette affaire vaut le pair soit 181.500.000 Fr. Le 12/04/1956

1956.04.27.De La Vie française.Article

Coupure de presse 27 avril 1956 La Vie française Antar-Pétroles de l'Atlantique Le plus ancien groupe français est à la tête du progrès Visite à Donges : Une raffinerie en expansion « Dans une tour de Nantes, y avait un prisonnier... » Nantes, nous n'en sommes pas loin : une trentaine de kilomètres à vol d'oiseau. La tour où nous sommes montés - telle sœur Anne, mais en ascenseur ! - est celle du cracking catalytique de la raffinerie de Donges : 88 mètres au-dessus de la Loire dans laquelle, plus heureux que le héros de la chanson, nous n'aurons pas besoin de sauter. Nous nous sommes, d'ailleurs, prudemment arrêtés à mi-chemin, au septième étage. Jetons un coup d'œil autour de nous : un pays plat, à l'exception d'une rangée de collines qui ferme l'horizon à l'ouest, nous masquant Nantes ; le calme estuaire de la Loire flanqué, vers l'est, de grêles silhouettes : les grues des chantiers navals de Saint-Nazaire. Plus près de nous, à l'appontement qui borde la raffinerie, un pétrolier arrivé la veille du Moyen-Orient, décharge son brut. Autres images habituelles en ces lieux : des alignements de cuves brunes ou argentées, aux dimensions inégales, des forêts de tubulures. Une tache verte, l'étang artificiel qui constitue une réserve d'eau douce. Voici encore, avec leurs toits de tuiles, des maisons d'habitation enclavées au milieu des unités de distillation ; c'est une cité destinée à disparaître, tel un village africain sous une végétation équatoriale dont les lianes seraient en tubes d'acier. Rançon de l'expansion. D'un début modeste à la classe internationale Mais contons brièvement l'histoire des raffineries de Donges. Le tout premier acte se passe en 1917, avec l'édification d'un appontement et d'un entrepôt de réception de charbon pour le ravitaillement - déjà ! des troupes américaines. 1928, la société Les Consommateurs de pétrole décide de construire une raffinerie pour fabriquer des produits spéciaux utilisés par les chemins de fer (huiles de graissage, notamment). La raffinerie, d'une capacité de 120.000 tonnes, entre en service en 1933. A ce moment, une autre société - Pechelbronn Ouest - filiale du groupe Pechelbronn entreprend à son tour de construire à Donges une raffinerie orientée vers la fabrication de produits blancs (essence) pour compléter l'activité des installations de Merkwiller en Alsace. En 1935, l'unité démarre avec une puissance de traitement de 180.000 tonnes par an. Au total, donc, à la veille de la dernière guerre, Donges abrite avec l'ensemble des deux installations, une capacité de raffinage de 300.000 tonnes par an. Juillet 1944. Donges, comme Nantes, comme Saint-Nazaire, est écrasé sous les bombes. Le bourg est anéanti ; les installations industrielles sont détruites à 50%. Mais l'activité reprend rapidement, le raffinage redémarre en janvier 1947 pour Les Consommateurs de pétrole, en janvier 1948 pour Pechelbronn-Ouest. Nous arrivons à l'étape décisive : la fusion des deux sociétés ; Les Consommateurs de pétrole faisant apport de leurs installations à Pechelbronn-Ouest qui devient la société des Raffineries françaises de pétrole de l'Atlantique (RFPA). Objectif essentiel : la constitution sur l'estuaire de la Loire d'une raffinerie de classe internationale. Les RFPA devaient, en 1954, à la suite de l'apport des installations de distribution de la société Antar, prendre leur nouvelle raison sociale "Antar-Pétroles de l'Atlantique". Le renouvellement des licences d'importation de pétrole brut en octobre 1950, augmenta fortement la part des RFPA : c'est le point de départ d'une progression qui se poursuit sans interruption : 700.000 tonnes de brut traitées en 1950, 930.000 en 1951, 1.385.000 en 1952, 1.500.000 en 1953, 1.809.000 en 1954, près de 2 millions en 1955. C'est cette expansion - et cette extension - que l'on peut, en ce printemps de 1956, constater "sur le tas". Menhir et cracking Première donnée : l'espace. Les installations de Donges couvrent actuellement quelque cent hectares. La disposition des lieux, entre la Loire et la voie ferrée, a entraîné un étalement en longueur. L'extension actuelle de la raffinerie fait d'ailleurs éclater ce cadre ; les nouvelles installations débordent la voie de chemin de fer. Les bombardements, nous l'avons dit, ayant pratiquement rasé l'arrière bourg de Donges, celui-ci - sage décision - à été reconstruit à quelque distance de la raffinerie, si bien que c'est sur son emplacement même que sont édifiées les nouvelles unités. J'ai pu ainsi assister à un spectacle digne des fouilles de la Haute Égypte : des terrassiers, en creusant les fondations destinées à une tour de pré-distillation, ont mis à jour des fûts de colonnes appartenant à la vieille et monumentale église de Donges. La raffinerie possède toutefois dans son enceinte dès vestiges d'un passé beaucoup plus ancien, puisque l'on peut y admirer, soigneusement respecté par les extensions successives, l'un des plus beaux menhirs de France. Autre aspect : les hommes. La raffinerie en emploie 1.200 environ. Notons ici, à l'actif de la productivité, que cet effectif augmente sensiblement moins que les tonnages traités à Donges. II est vrai que l'entretien des unités - l'une des servitudes les plus lourdes de l'industrie pétrolière - est effectué par des entreprises spécialisées dans cette tâche ; elles opéraient le jour de notre visite au tracking catalytique arrêté pour cause de "révision périodique". Cette solution, jugée à l'expérience plus économique, a permis de ramener le nombre des ouvriers de la raffinerie occupés aux travaux d'entretien de 180 à 170, alors que, dans le même temps, la capacité de traitement progressait de 1,3 à 2 millions de tonnes, soit de 50%. Les travailleurs de la raffinerie se recrutent dans les environs, dans un rayon de 30 à 40 kilomètres. Le logement du personnel d'encadrement et des équipes dont la présence continue sur place est indispensable, posait un problème délicat. Le nouveau bourg de Donges dépasse déjà l'ancien en importance grâce au centre d'attraction que constitue la raffinerie, mais il ne peut manifestement accueillir toute la main-d'œuvre. La société a donc entrepris un vaste effort de construction reposant sur l'accession à la propriété, et mettant en œuvre des techniques nouvelles pour l'édification de logements économiques et familiaux. Passons maintenant à l'activité industrielle proprement dite. Et, d'abord, d'où vient le pétrole traité à Donges ? Du Moyen-Orient pour 95%, et plus précisément d'Irak. La raffinerie reçoit également du Venezuela des tonnages limités (100.000 tonnes environ) destinés à des fabrications particulières (lubrification notamment). L'appontement de Donges permet d'accueillir - au prix parfois de certains allégements en rade de Saint-Nazaire des pétroliers de 30.000 tonnes. La Chambre de commerce de Nantes se préoccupe, pour sa part, de faire effectuer certains dragages pour faciliter l'accès de l'estuaire de la Loire en supprimant une barre rocheuse. La raffinerie possède, actuellement deux postes d'accostage en eau profonde pour les grosses unités, un poste pour les navires moyens et un poste pour les petites embarcations. Un troisième poste en eau profonde est en voie d'aménagement. La raffinerie consomme l'équivalent du chargement d'un gros pétrolier en trois jours, mais, bien entendu, les arrivages sont beaucoup plus discontinus, ce qui met au premier plan le problème du stockage. Donges dispose à cet égard, d'une capacité de stockage de 400.000 mètres cubes environ, dont 130.000 pour le brut, 150 à 200.000 pour les produits finis et 70.000 pour les produits intermédiaires. Cet équipement permet de "tenir" quinze jours sans recevoir de pétrolier (délai exigé d'ailleurs par la Direction des carburants) et une semaine seulement sans expédition de produits finis. La société se préoccupe actuellement d'accroître la capacité de stockage de la raffinerie en construisant en association avec la Compagnie française des Pétroles, son principal fournisseur, cinq réservoirs de 20.000 mètres cubes chacun qui entreront prochainement en service. Précisons que les techniciens ont étudié de très près le problème des réservoirs de manière à lutter contre l'évaporation des produits particulièrement importante l'été. La solution est celle du stockage sous pression dans des cuves à calotte sphérique (réservoirs Ri-boud), ce qui a permis de réduire les pertes de 40 à 50%. La raffinerie ravitaille, outre l'estuaire de la Basse Loire, un arrière-pays étendu qui comprend la Bretagne, l'Anjou, le Maine, la Vendée. Elle exporte également dans l'Union française et dans l'Europe du nord. Les expéditions s'effectuent en majorité par voie maritime ou fluviale (35% par navire et caboteur, 18% par chalands) ; la route intervient pour 12%, le rail 5%. Les 30% restant représentent les soutes de navires à l'appontement et l'évacuation par pipe-line vers un entrepôt voisin. Dernier volet de notre description : le tableau des unités en service. La raffinerie comporte cinq unités de distillation atmosphérique traitant au total 6.000 m3 par jour : deux unités de distillation sous vide, dont une spécialisée dans l'élaboration d'huiles de graissage ; deux unités de reforming thermique ; une unité de cracking catalytique pouvant traiter 4.000 mètres cubes par jour ; deux unités de récupération et de traitement des gaz capables de livrer par jour 250 m3 de butane et 150 m3 de propane ; diverses unités de raffinage des produits obtenus dans les unités de distillation et - nous entrons ici dans le domaine de la pétrochimie - une unité de fabrication de cumène et d'essence polymérisée (15.000 tonnes par an). Détachons de cet ensemble l'unité de cracking catalytique entrée en service il y a près de deux ans. On sait que ces installations ont pour but d augmenter la proportion de produits blancs (essence) obtenus en distillant le pétrole brut. A la vérité, la généralisation du cracking catalytique dans les raffineries françaises, justifiée par l'augmentation de la consommation d'essence, et la politique officielle de "pénalisation" du fuel au profit du charbon, mériterait d'être reconsidérée. La conjoncture, en effet, exige des tonnages croissants à la fois de charbon et de fuel ; l'abus de la fiscalité risque, d'autre part, de peser sur la vente des carburants. Quoi qu'il en soit, Donges monte actuellement une tour de distillation pour améliorer le rendement du cracking catalytique. La coûteuse mystique du degré d'octane Une nouvelle étape d'extension des installations est en cours. Sa pièce maîtresse est constituée par l'unité de reforming catalytique Houdry-Proces destinée non pas à augmenter la capacité de traitement de la raffinerie mais à valoriser toujours davantage les produits. On obtiendra ainsi de l'essence à haut degré d'octane (91 en moyenne). L'unité en question qui entrera en service dans un an, sera d'ailleurs la plus puissante en Europe ; elle sera deux fois plus importante que toute autre installation similaire en France. Les techniciens de la société, tout en constatant qu'ils seront très bien placés dans la "course à l'octane", reconnaissent cependant que des exagérations sont commises sur ce point. Coûteuse pour le producteur comme pour le consommateur, la mystique du degré d'octane a, au surplus, pour conséquence de réduire les possibilités de la chimie du pétrole. Elle utilise, en effet, des gaz qui seraient employés plus utilement par cette dernière. Le reforming catalytique de Donges permettra, à cet égard, d'obtenir des "aromatiques" dont on extraira dans une unité de sélection (Udex) du benzène et du toluène. Le benzène est la matière de base de la fabrication du cumène, actuellement obtenu à Donges - pour le compte de la Société Apec (Atlantique, Progil, Électrochimie) - à partir de benzène fourni par les Houillères du Nord et du Pas-de-Calais. La raffinerie pourra donc s'affranchir à l'avenir de ces livraisons. De son côté, le toluène sera expédié au service des poudres. Dans ce domaine d'avenir que constitue la chimie du pétrole, d'autres possibilités se présentent pour Donges, telles que l'utilisation de l'hydrogène du cracking catalytique pour la fabrication éventuelle d'ammoniaque et d'engrais et la récupération du soufre contenu dans les pétroles du Moyen-Orient et qui pourrait être, par exemple, livré à l'usine Kuhlmann de Paimbœuf. L'ensemble des nouvelles réalisations à Donges entraînera une augmentation des tonnages traités qui atteindront, dans quelques années, 2,5 à 3 millions de tonnes, niveau suffisant pour faire face à l'accroissement de la consommation. A partir de 1960, Antar-Pétroles de l'Atlantique devra, comme les autres sociétés pétrolières françaises, reconsidérer ses objectifs en fonction des besoins du marché à cette date. Les "responsables" décideront alors soit une extension supplémentaire de la capacité de raffinage de Donges, soit une participation éventuelle à la création d'une nouvelle raffinerie sur un autre point du territoire. Jean Choffel Brillants résultats en 1955 Bénéfices accrus de 47% Créée en 1933 par Pechelbronn sous le nom de Pechelbronn Ouest en vue de construire et d'exploiter la raffinerie de Donges, la société n'a cessé de voir grandir sa place dans l'industrie nationale du pétrole. Devenue Raffineries françaises des pétroles de l'Atlantique, en 1948, à la suite de la réunion de la raffinerie de Donges avec celle contiguë qu'exploitaient Les Consommateurs de Pétrole (aujourd'hui pétroles Serco), la société a porté depuis l'avant-guerre la capacité de traitement de ses installations de 200.000 tonnes par an à 2 millions de tonnes. Cette capacité de raffinage situe Antar au cinquième rang parmi les raffineurs français. Fin 1954, la société prenait sa dénomination actuelle en adjoignant à ses exploitations de raffinage le réseau de distribution que lui apportait Antar SAEP (aujourd'hui Socantar). Cette concentration à laquelle s'ajoutaient d'importants apports des Pétroles Serco et la reprise de diverses sociétés de distribution dotait Antar-Pétroles de l'Atlantique d'une organisation industrielle et commerciale parfaitement intégrée. La société franchissait une nouvelle étape de son expansion. Les résultats de 1955, premier exercice de gestion commune des exploitations raffinage et distribution, ont confirmé les avantages de cette concentration. Le chiffre d'affaires global d'Antar s'est élevé à près de 65 milliards. Avant d'analyser les résultats, voyons tout d'abord quels ont été Ies développements des différentes branches d'activité. Antar, cinquième raffineur français Antar ne possède qu'une seule raffinerie, celle de Donges, à l'embouchure de la Loire. Donges a raffiné en 1955 1.976.000 tonnes de pétrole brut. Les installations, comme le montre le reportage de Jean Choffel, sont très modernes. Trois autres facteurs concourront à rendre les conditions d'exploitation encore plus favorables. 1. La construction du reforming catalytique constituera pour la société un précieux facteur d'expansion. Cette installation est, en effet, destinée à la fabrication d'essences à hauf indice d'octane et de nouveaux produits chimiques (carbures aromatiques, benzène, toluène) dont les débouchés sont très prometteurs. 2. Du fait de sa localisation géographique, la raffinerie ne rencontre aucun obstacle pour développer ses parcs de stockage. Ce facteur d'extension est important. Il assurera à la raffinerie une grande souplesse de fonctionnement à mesure que sa capacité de traitement s'accroîtra. 3. Les contrats conclus avec la Française des pétroles garantissent à la société ses besoins d'approvisionnement en brut. Enfin, les transports maritimes depuis les ports d'embarquement du Proche-Orient sont assurés sous pavillon français et en particulier par la flotte de tankers de la Société française des transports pétroliers, filiale du groupe Worms, avec lequel Antar a des liens étroits. La SFTP est de loin le premier armateur français de tankers. Grâce à ces atouts, Antar est donc pleinement en mesure de profiter de l'accroissement rapide de la consommation nationale en produits pétroliers. La capacité actuelle de Donges situe la production de la société tout de suite après celles de la Française de raffinage, de Shell Berre, des Pétroles BP et d'Esso Standard. La capacité optimum pourrait être portée jusqu'à 3 millions de tonnes en 1960. 71% du pétrole brut ont été traités en 1955 pour le propre compte d'Antar dans le cadre de son droit de raffinage, 15% pour le compte de tiers dans le cadre de l'obligation Atlantique et 14% à destination de l'exportation. La production comporte, ainsi que nous le verrons plus loin toute la gamme traditionnelle des produits raffinés. Depuis août 1955, cette gamme s'est enrichie d'une nouvelle fabrication : les asphaltes routiers. Le tonnage de 5.000 tonnes obtenu en 1955 pourra aisément être porté jusqu'à 20.000 tonnes par an. Débouchés croissants de la pétrochimie La récupération des gaz produits par la raffinerie a tout naturellement amené la société à s'intéresser à la chimie du pétrole. De concert avec Progil Électrochimie, filiale commune de Progil et Ugine, Antar a créé une société, Atlantique Progil-Électrochimie, dont les installations ont été intégrées dans la raffinerie de Donges. Les deux sociétés fondatrices contrôlent à part égale le capital actuel de 350 millions d'Apec. Celle-ci produit depuis août 1954 du cumène, matière première essentielle à la fabrication du phénol et de l'acétone. Cette année, Apec sortira un nouveau produit, le tétramère de propylène, destiné à alimenter l'usine de détergents synthétiques que doit mettre en service la société Pétrosynthèse. Au capital de 500 millions, cette dernière société a été constituée sous l'égide de la Compagnie française de raffinage (participation de 35%), de la société américaine Oronite Chemical (35%) et d'Apec (30%). Progression de 20% du chiffre d'affaires au cours du 1er trimestre 1956 Le réseau de distribution Antar a reçu une forte impulsion depuis fin 1954. Comme l'indique le tableau ci-dessous, les ventes de produits blancs, de produits noirs, de lubrifiants et de gaz liquéfiés ont enregistré en 1955 des progressions supérieures à celles de la profession. Une expansion encore sensible des ventes peut être attendue en 1956. Antar profitera, en effet, pleinement cette année de la reprise d'un certain nombre de sociétés de distribution absorbées en 1955. On sait que la distribution des essences est encore soumise en France au régime du contingentement qui attribue aux sociétés intéressées une autorisation d'importation et de distribution. Les six sociétés qu'Antar a absorbées en 1955 lui ont permis d'accroître de 14% ses droits d'importation. Le transfert de l'autorisation d'une autre société de distribution locale est actuellement en cours de réalisation. L'intérêt de ces absorptions est double. Outre l'extension du réseau de vente, elles ont contribué à rendre plus fortes les bases du circuit de distribution. La politique commerciale d'Antar peut ainsi compter sur des contrats stables de fournitures. Précisons qu'au 1er janvier 1956 les points de vente atteignaient 3.390 unités. La marque Antar vient aujourd'hui au sixième rang sur le marché national des ventes d'essence plus super après Shell, Esso, Total, BP et Azur. Les ventes de supercarburant ne représentent encore qu'un faible pourcentage des ventes de carburant auto, 28,2% en 1955, alors que pour la profession tout entière, la proportion est de 36% : certaines marques comme Shell et Esso vendent même à présent plus de super que d'essence. Avec la mise en route du reforming catalytique Antar doit être en mesure de combler rapidement son retard. La société s'est acquis une place de choix par contre sur le marché des lubrifiants et des fuel-oils. En 1955, les ventes de ces deux catégories de produits ont accusé un taux de progression supérieur à celui de la profession : 12% contre 10,5% pour les lubrifiants, 15,7% contre 10,3% pour les fuel-oils. Signe manifeste de l'expansion du réseau de distribution, le chiffre d'affaires de cette activité est passé de 38 à 47 milliards entre 1954 et 1955, soit 23% d'augmentation. Pour les trois premiers mois de 1956 le chiffre d'affaires global d'Antar ressortait à 16.265 millions contre 13.538 millions pour le premier trimestre de 1954. Il est évident que cette progression de 20% pour le premier trimestre de 1956 reflète beaucoup plus l'essor du département distribution que celui de l'exploitation raffinage. Nous ne saurions clore ce chapitre des activités de la société sans dire un mot du développement d'Antargaz. Antar n'a pas d'intérêt direct dans cette société de distribution de butane et de propane qui est une filiale de Socantar. Mais Antar est le fournisseur des gaz liquéfiés commercialisés par Antargaz. La société est donc indirectement intéressée à la belle réussite d'Antargaz qui se classe aujourd'hui au troisième rang des distributeurs de gaz en bouteilles, après le réseau butagaz exploité par la société URG, filiale de la Shell anglaise, et Primagaz. Résultats très favorables en 1955, premier exercice de fusion Les activités de distribution ayant été prises en charge par Antar Pétroles de l'Atlantique à dater du 23 décembre 1954, l'exercice 1955 est donc le premier exercice de la société intégrée. Le bénéfice net s'est élevé à 568.806.248 francs contre 385.695.404 francs en 1954. La progression de 47% du bénéfice net ne reflète qu'en partie l'accroissement du potentiel d'activité résultant de l'opération de concentration. Le bénéfice brut d'exploitation a en effet plus que doublé d'un exercice à l'autre, passant de 2.273 millions à 4.946 millions. Le montant des amortissements et provisions s'est accru dans la même proportion que le bénéfice brut. Il ressort à 2.861 millions contre 1.436 millions en 1954. Fidèle à sa politique d'Intéressement des actionnaires à là prospérité de la société, Antar répartit la plus grande partie de ses bénéfices nets. Le dividende de 410 F net va être maintenu sur un capital plus important à rémunérer. Ce qui frappe lorsque l'on compare les deux derniers bilans de la société, c'est la sensible amélioration de la situation financière d'une année sur l'autre sans qu'il ait été besoin d'élever le capital encore fort modeste de 5.038 millions. Au surplus, Antar a obtenu cette année un crédit d'équipement d'un milliard de francs et réalisé une émission d'obligations du même montant, ressources destinées à financer ses programmes d'extension. Appréciation modérée de l'action Antar en bourse Il ne semble pas que le public ait réalisé toute la portée de l'opération de concentration intervenue entre Antar et les Raffineries françaises de pétrole de l'Atlantique. Depuis le début de l'année, l'action Antar a progressé d'environ 20% de 12.530 à 16.400 ; en 1955, on cotait au plus haut 16.600. Cette appréciation modérée de la bourse se reflète dans deux données. Le rendement net du titre, 2,5%, sur la base du prochain dividende de 410 F est supérieur aux revenus offerts par les actions de sociétés similaires comme Pétrole BP et Mobiloil. Pétrole BP qui a déclaré son dividende de 1955 (300 F net) rapporte 1,6%. Entre ces trois valeurs la comparaison des capitalisations boursières est également probante (voir le tableau ci-dessous). Il apparaît que la capitalisation boursière des 1 million 7.600 actions Antar est inférieure de moitié à la capitalisation boursière de Mobiloil, bien que cette dernière société ait raffiné et vendu moins de produits pétroliers qu'Antar en 1955. Doit-on imputer cette réserve de la bourse au fait qu'Antar ne s'est pas intéressé jusqu'à présent à la recherche du pétrole en France et dans l'Union française ? La société, il est vrai, n'a pas demandé jusqu'à présent de permis de recherches. Mais elle s'apparente à Pechelbronn qui a pris d'importants intérêts dans deux sociétés de prospection : la Compagnie des pétroles de la Guyenne et la Française des pétroles (Gascogne). Si donc Pechelbronn venait à bénéficier de la découverte d'un gisement il est sûr que la raffinerie de Donges en profiterait. Quoi qu'il en soit, une affaire en pleine croissance comme Antar-Pétroles de l'Atlantique mérite que l'on s'y attache. Les encourageants résultats de 1955 permettent de bien augurer dé l'avenir. La société saura tenir haut son rang face aux grandes compagnies de pétrole d'obédience internationale.

1956.05.30.Entre Rolandwerft GmbH, Brême, et Worms & Cie.Paris.Contrat de construction d'un navire

1956.05.31.De la direction générale des Services maritimes.Flotte.Résultats

1956.06.00.De la Revue nautique.Extrait

L’activité du pool français Société des transports maritimes pétroliers Et Compagnie nationale de navigation Extrait de la Revue nautique Juin 1956 La progression de notre flotte pétrolière souligne l'effort de l'armement privé. Dans la course aux armements pétroliers qui est l'un des traits de la conjoncture économique mondiale, la France a fourni au cours de ces dernières années un effort méritoire qui lui a permis de ne pas trop se laisser devancer par ses voisins et d'améliorer, en transportant davantage de pétrole sous pavillon national, sa balance de devises. Une grande part de cet effort revient aux compagnies de navigation privées qui ont poursuivi leur œuvre de reconstruction dans des conditions difficiles, avec le maximum de foi dans l'avenir qu'exigeait une telle entreprise. Parmi les armements privés, la Compagnie nationale de navigation fondée en 1922 et à laquelle s'est ajoutée en 1936, la Société des transports maritimes pétroliers offrent un exemple de redressement spectaculaire, puisque parties pratiquement à zéro après la Libération, elles constituent aujourd'hui l’un des principaux pools de notre armement pétrolier.

1956.07.01.De Worms & Cie.Circulaire.Original

Paris, le 1er juillet 1956 45, boulevard Haussmann (IXe) M Nous avons l'honneur de vous informer que Monsieur Stanley C. Acfield nous ayant exprimé le désir de prendre sa retraite, pour raisons de santé, nous avons dû, à notre regret, le décharger des fonctions de directeur général de nos services d'Égypte. Nous avons décidé de le nommer directeur général honoraire en reconnaissance des éminents services rendus au cours de 20 années de présence dans notre Maison. Nous avons appelé pour le remplacer comme directeur général de nos services d'Égypte, Monsieur André Gaudaire, précédemment directeur général adjoint. Nous avons nommé Monsieur Edward C. Easter, précédemment directeur de notre succursale de Suez, directeur général adjoint. Nous avons désigné Monsieur Cherif El-Dine Cherif comme directeur auprès de la direction générale de nos services d'Égypte. Monsieur André Gaudaire, Monsieur Edward C. Easter et Monsieur Cherif El-Dine Cherif prendront leurs fonctions à partir de ce jour. Veuillez agréer, M…, l'expression de nos sentiments distingués. Worms & Cie Monsieur André Gaudaire continuera à signer : […] Monsieur Edward C. Easter continuera à signer : […] Monsieur Cherif El-Dine Cherif continuera à signer : […]

1956.07.25.De Worms & Cie Services bancaire.Société des mines de Charrier.Absorption par la Compagnie minière des Montmins

Copie à MM. Brocard Coquelin Dubost Vienney De Chastellux Joël Note pour M. Bellenger, M. Duchêne, M. Rameix Absorption de la Société des mines de Charrier par la Compagnie minière des Montmins L’absorption de la Société des mines de Charrier par la Compagnie minière des Montmins, par voie de fusion, est devenue définitive le 7 juillet 1956. En conséquence de cette fusion, les comptes de la Société des mines de Charrier dans nos livres, sous le n° 30.825, doivent être virés au compte n° 30.878 de la Compagnie minière des Montmins. Ces virements sont effectués ce jour par M. Rameix et le service des changes conformément aux instructions du liquidateur de la Société des mines de Charrier et du directeur général adjoint de la Compagnie minière des Montmins. Le copte n° 30.878 de cette dernière société ne comportait pas de sous-comptes. Pour tenir compte de ceux qui suivent, il sera dénommé compte n° 1. Le compte ordinaire de Charrier devient le compte Montmins n° 2. Le compte Charrier n° 30.825 « moyen terme » devient le compte Montmins n° 30.878 « moyen terme ». Le compte Charrier n° 30.825 « prêt Aïn Barbar » devient le compte Montmins n° 30.878 « prêt Aïn Barbar ». Le compte EFAC de Charrier s’ajoutera purement et simplement au compte EFAC de Montmins. Au total, le compte courant n° 30.878 de Montmins comportera 4 sous-comptes, plus le compte EFAC. Conditions 1° Les comptes Monmins n° 1 et 2 continueront à porter intérêts aux conditions habituelles, à savoir : - intérêts créditeurs : ¾ % - intérêts débiteurs : TAB + 2 ½ minimum 7 % soit actuellement 7 % l’an. - commission trimestrielle : ¼ % sur le plus fort découvert. Les arrêtés de ces deux comptes, n° 1 et 2, devront être compensés. En outre, si leur position compensée ressort créditrice, les intérêts devront être compensés également avec ceux du compte « moyen terme ». 2° Le compte « moyen terme » débiteur de Fr 200.000.000 porte intérêts à TAB, soit actuellement 4 ½ %. Ces intérêts sont exigibles à chaque arrêté et doivent par conséquent être portés directement au débit du compte n° 2. 3° Le compte « prêt Aïn Barbar », de 200.000.000, est exempté d’intérêts débiteurs. Signé illisible 25/07/56.

1956.07.27.De la Compagnie minière du M'Zaita.Communiqué de presse

Communiqué pour la presse 27/7/56 Compagnie minière du M’Zaïta L’assemblée générale ordinaire annuelle du 27 juillet a approuvé les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 1955 qui se soldent par un bénéfice net de 153.754.727 Fr comme annoncé dans nos feuilles du [espace laissé vide] après 287.939.524 Fr d’amortissements et provisions. Elle a approuvé également la répartition d’un dividende net de 350 Fr par action de 2.500 Fr. Le rapport présenté par le Conseil d’administration à l’assemblée dans le compte rendu de l’activité de la Compagnie et de ses filiales durant l’exercice. Au Chili, les exploitations du Soldado et de Cerrado ont été normales, à part une interruption de trois semaines. Leur production s’établit à 15.810 tonnes de concentrés de cuivre contre 11.216 tonnes l’année précédente, étant rappelé que celle-ci avait été affectée par une grève de près de trois mois. Le programme de développement et d’équipement des mines et des usines de traitement a été régulièrement poursuivi. La filiale Compania Minera Disputada a produit 16.659 tonnes de concentrés de cuivre, contre 16.156 en 1954. Son bilan au 30 juin 1955 a fait ressortir un bénéfice net de 96.339.353 pesos (contre 27.957.578 pesos) permettant la distribution d’un dividende de 25,42 pesos par action de 60 pesos (contre 20,04) sur un capital porté en avril 1955 de 151.200.000 à 252.000.000 de pesos par attribution de deux actions gratuites pour trois anciennes. La Companiera minera Aysen a enregistré en 1955 une production de 3.830 tonnes de concentrés de plomb et 4.990 tonnes de concentrés de zinc, contre 4.800 t. et 1.770 t. respectivement l’année précédente. La situation financière du Chili s’est aggravée tout au long de l’année 1955, la parité peso/franc qui s’établissait à 1,75 à la fin de 1954 fléchissant à 1,16 à la fin de 1955. Toutefois, en fin d’année, les énergiques dispositions prises par le gouvernement ont freiné très sérieusement l’inflation. Bien que la mise en vigueur des nouvelles réglementations monétaires soit encore trop récente pour permettre d’en apprécier l’efficacité, la Compagnie minière du M’Zaïta espère qu’elles seront un facteur favorable pour le développement de l’économie chilienne. Les douloureux événements d’Algérie n’ont pas affecté l’exploitation de phosphate de Tocqueville jusqu’à la fin de 1955 mais les ventes sont difficiles en raison de la faible teneur du minerai et du prix de revient relativement élevé de la production. Il a été extrait 91.060 tonnes et livré 93.876 tonnes contre respectivement 103.505 t. et 105.135 t. en 1954. En Afrique noire, la prospection des permis de la Société minière du Bénin a confirmé l’existence d’un gisement de phosphate important et de bonne teneur, dont la mise en exploitation sera décidée prochainement. L’assemblée générale extraordinaire qui s’est tenue à l’issue de l’assemblée annuelle a approuvé une convention en date du 10 juillet aux termes de laquelle MM. Worms & Cie, la Société de recherches minières du Falta et la Société d’études et d’explorations minières font apport à la Compagnie de 33.600 actions de 5.000 Fr de la Compagnie minière des Montmins, cet apport devant être rémunéré par 84.000 actions de 2.500 Fr de la Compagnie minière du M’Zaïta, jouissance du 1er janvier 1956, par voie d’augmentation du capital social de 750 à 960 millions de francs. L’assemblée générale a désigné les commissaires vérificateurs chargés de présenter un rapport à une subséquente assemblée.

1956.08.01.Des ACSM.Au délégué général du ministère de la reconstruction

Le Trait, le 1er août 1956 Monsieur le délégué général du ministère de la reconstruction et du logement Boulevard des Belges Rouen Monsieur le délégué général, Dr. XA 35 DIC PN 33/31 Nous avons l’honneur d’accuser réception de votre lettre du 9 juillet (DG/T/N/27728) nous transmettant le rapport de M. Wurst en date du 18.11.55 établi après l’examen du rapport n°9 de M. Chauliat. Nous comprenons que l’envoi de ce rapport n’a pas la valeur d’une notification officielle du montant de l’indemnité qui y figure. S’il en était autrement, nous vous demandons de bien vouloir nous le faire savoir afin que nous puissions respecter les délais règlementaires pour présenter nos réclamations. Un examen rapide de ce rapport nous permet de faire dès à présent les quelques remarques suivan­tes : I.- Devis au B.G.P.F a) Le vérificateur applique un rabais de 30 % sur la valeur des estimations des fondations spéciales. Ce rabais, dont nous ne trouvons pas la justification dans des textes officiels, nous semble très élevé et ne permet pas de couvrir les dépenses réellement faites. b) Le vérificateur ne prend pas position sur le coefficient réducteur à appliquer aux estimations faites au B.G.P.F. c) Nous notons que l’expertise de M. Wurst avait pour objet de vérifier les devis tels qu’on les présentait et que, par conséquent, la question de revalorisation des estimations faites au B.G.P.F. n’est pas soulevée. Comme il a déjà été signalé dans les précédents rapports de notre architecte, nous avons demandé au service central du. M.R.L. d’accorder, pour certains bâtiments, une revalorisation du B.G.P.F. Les conclusions de la vérification de M. Wurst ne pourront, de toute façon, être acceptées qu'avec une réserve expresse sur cette question d’insuffisance du B.G.P.F. Il- Devis à la série des architectes a) Le vérificateur accorde une indemnité de 621.518 frs. pour les travaux provisoires et conservatoires. Nous sommes bien d’accord pour considérer que cette somme représente la valeur réelle des dépenses à régler. Par contre, le vérificateur conclut, pour les travaux définitifs et les fondations spéciales, à un montant d'indemnité de bâtiments 66.156.743.— fondations 2.963.796.— Cette indemnité est fixée en « valeur début des travaux » et le vérificateur semble conclure que cette indemnité repré­sente la valeur réelle de ces travaux. Nous ne pouvons accepter ce point de vue car, après chaque bombardement, les travaux de remise en état se sont échelonnés sur de nombreux mois. Nous demandons donc que le montant du droit à dommages nous soit signifié en valeur décembre 1946 et que montant de l'indemnité soit revalorisé par la méthode de la circulaire 1500 bis. b) Le vérificateur applique, comme pour les estima­tions au B.G.P.F., un rabais de 30 % sur le montant de l'estimation des fondations spéciales. Nous vous demandons de bien vouloir nous faire connaître les raisons qui motivent ce rabais. c) Nous avons relevé une erreur d'addition à la récapitulation du dossier « grosse chaudronnerie » page 126. Le vérificateur admet un total de 18.225.039.— qui devrait être majoré de 360.000.— pour rétablir cette erreur de report. d) En ce qui concerne le dossier « station hydro-pneuma­tique », le vérificateur porte une somme de 556.766 Frs. au poste « professionel et génie civil ». Comme l'expertise « professionnel et génie civil » est close, nous demandons que cette somme soit reprise dans le présent décompte. e) Le vérificateur signalé ne pas avoir eu connaissance du devis du bâtiment « dépôt de matériel ». Nous joignons à la présente lettre un exemplaire de ce devis qui se monte à 4.240 Frs. en « valeur début des travaux ». f) Le vérificateur ne prend pas position sur la question des rabais d'importance et taxes locales. g) En ce qui concerne les travaux restant à exécuter, nous demandons que le montant de l'indemnité soit ajouté aux estimations du B.G.P.F. pour alimenter le droit à dommages des destructions totales. Les quelques remarques que nous venons de faire sont nullement limitatives et nous vous demandons de bien vouloir nous accorder un certain délai pour nous permettre un examen plus approfondi de ce rapport. Veuillez agréer, monsieur le délégué général, nos salutations distinguées. M. Lamoureux Directeur

1956.08.13.Société mutualiste des employés de la Maison Worms & Cie.Fusion

Société de secours mutuels approuvée. Approuvée le 22 avril 1921. N° 1116. Fusion avec le n° 75-4231 le 13-8-56.