1955.00.00.Recueil d'informations.Janvier à décembre

Ce fichier a été établi par la saisie ou la numérisation de documents conservés chez Worms 1848 et consultables à partir de ce recueil en cliquant sur leurs intitulés (en bleu + soulignement). Les sources concernant l’année 1955 sont constituées :  De documents de toute nature émanant de la direction générale et des départements de la Maison (maritime, combustible, succursales françaises et étrangères) ainsi que des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime, qui sont entreposés chez Locarchives, sous le code 11014, dans les conteneurs : W/162 à W/227 et W/236 à W/252. Les dossiers, dans lesquels ces pièces se trouvent, ont été archivés "tels quels" par les divers services qui les ont produits. Classés par objet et non par date, ils couvrent – ensemble – une période allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1960. Les archives les plus significatives extraites de cette série sont inventoriées ci-après dans une notice indiquant leurs coordonnées chez Locarchives. Les témoignages relatifs au département bancaire proviennent le plus souvent du secrétariat général et de la direction de Worms & Cie, d’une part, et d’extraits de livres ou d’études, d’autre part. Rares sont en effet les archives émanant directement de ces Services ; la raison en est que la Banque Worms, lors de sa nationalisation en 1982, a repris la totalité de ses dossiers (y compris les plus anciens) et les conserve, depuis, indépendamment de la Maison Worms.

[Inventaire chronologique des archives numérisées et des renseignements ou extraits collectés dans les copies de lettres et les dossiers :]

1955

De Worms & Cie : Fiche sur la Société d'approvisionnement en combustibles gazeux. Augmentation de capital - 500 actions pour 5.000.000 F.

De Worms Compagnie maritime et charbonnière : [Extrait d’un tableau intitulé "Participations au 31 décembre 1961".] Entrée de Worms & Cie au capital de la SARL Trautmann & Cie, située à Nancy et spécialisée dans le négoce de combustibles.

De Worms & Cie : Des Services maritimes.Dépliant publicitaire.

De J. Villar, Worms CMC Bordeaux / Marseille : [Extrait d’une collection de documents (notes, circulaires…) datant de janvier à mai 1963.] « Argo Reederei - immobilisations d'équipes, en particulier des navires qui vont charger des tourelles à Lorient ou du matériel militaire à Cherbourg (accord signé en 1955). Trafic Bordeaux/Levant en relation avec Argo Nah-Ost. »

Du commandant Yves Sellier : [Extrait d’un témoignage (non daté) classé au 16 janvier 1987.] « Ligne Bordeaux-Le Havre-Hambourg-Brême-Anvers. « "Fronsac", puis, à la suite, "Cantenac" et "Mérignac" abandonnèrent progressivement la ligne régulière pour assurer le transport des tôles navales de Brême et Anvers sur Dunkerque, Saint-Nazaire, Nantes, entrecoupé par des voyages de charbon Grande-Bretagne-petits ports de France, de blé Le Tréport-Brême, de minerai Espagne-Belgique, traverses de chemin de fer Honfleur-Brême, etc. » Guerre d’Algérie (1954-1962). "Jumièges". « Quand le "Jumièges" participa, comme la plupart des vraquiers de la compagnie, au transport du matériel militaire chargé à Cherbourg pour l'Algérie, on avait pris l'habitude de lui réserver de gros lots de rouleaux de fil de fer barbelé et de piquets métalliques en bottes que l'on chargeait justement dans les cales 3 et 4 jusqu'à hauteur du tunnel. On réalisait ainsi un plan bien régulier pour charger au-dessus des véhicules : camions, blindés légers, etc. Le "Jumièges", comme les autres vraquiers, n'avaient pas de ligne régulière et transportait toutes sortes de pondéreux, charbon, minerai, phosphates, au gré des affréteurs. »

Du Ciave : [Extrait d'une plaquette de présentation des réalisations depuis 1951, document non daté et classé en 1970.] Colombie : Instituto Nacional de Aprovechamiento de Aguas y Fomento Eléctrico = centrales thermo et hydro-électrique (à Paipa et Rio Cœllo) ; principaux promoteurs et actionnaires : gouvernement colombien ; engineering, entreprise générale ou principaux fournisseurs : Alsthom - CGEE - Cogelex - Stein et Roubaix – Neyrpic ; montant : US $ 12.000.000.

Rhodésie : fourniture de vannes pour le barrage hydro-électrique de Kariba ; principaux promoteurs et actionnaires : gouvernement rhodésien ; engineering, entreprise générale ou principaux fournisseurs : Neyrpic ; montant : US $ 1.000.000.

Janvier-février 1955
Du commandant Yves Sellier : [Extrait d’un témoignage (non daté) classé au 16 janvier 1987.] « Le "Fronsac" (décembre 1954), le "Haut-Brion" (sans doute janvier ou février 1955), le "Mérignac" (avril 1955) et le "Cantenac" (mai 1955), furent rallongés de 9,60 m aux Chantiers nantais de réparation navale à Nantes-Chantenay. Leur longueur hors tout fut ainsi portée à 73,12m. Pour une jauge brute de 1.000 tonneaux environ et un port en lourd de 1.240 tonnes aux marques d'été et 1.180 tonnes aux marques d'hiver. »

3 février 1955
La Compagnie franco-industrielle et maritime - CFIM, détentrice de 39,98% du capital de Socantar [ex-Antar SAEP], offre à Worms & Cie une option pour l'acquisition de la totalité de sa participation. Worms & Cie, Pechelbronn et autres sont d'accord.

25 février 1955
Entre Pechelbronn, Serco et Worms : Convention. Depuis la signature de la convention du 27 juin 1950, différentes opérations financières [dont l'origine est la cession des actions Socantar et Antar détenues par la Compagnie franco-industrielle et maritime - CFIM] ont profondément modifié la répartition du capital des Raffineries françaises des pétroles de l’Atlantique - RFPA, notamment les apports du réseau de distribution Serco (ex-Les Consommateurs de pétrole) à Antar et à RFPA et de l'ensemble du réseau Antar à RFPA. Ces opérations ont eu pour effet d'attribuer à Antar, dorénavant dénommé Socantar, une part de 47% dans le capital de RFPA, dorénavant dénommées Antar-Pétroles de l'Atlantique (pourcentage accru par l'apport à Socantar des actions Antar-Pétroles de l'Atlantique). Il y a lieu de reporter sur la société Socantar, qui détiendra dorénavant le contrôle d'Antar-Pétroles de l'Atlantique, l'accord qui portait primitivement sur RFPA et de faire ré-intervenir Pechelbronn en lieu et place d'Antar. Socantar, « société indiscutablement française », est détenu par Pechelbronn (38%), Serco (22%), banque Worms (10%), autres (30%). Introduction en bourse des actions Socantar.

Mars 1955
"Chateau-Latour" : Iconographie
Du "Paris Normandie" : Article sur l'arrivée du Château-Latour au Havre.

7 mars 1955
Du "Paris Normandie" : Article intitulé "le Cantenac et le Mérignac font des petits... six fois gros comme eux !".

10-14 mars 1955
De la direction générale des Services maritimes : [Extrait d’un tableau sur la valeur de la flotte, daté du 6 novembre 1956.] Date d’achat ou de mise en service du "Château-Petrus".
De Worms Compagnie maritime et charbonnière : [Extrait d’un tableau du 31 décembre 1960 sur le matériel naval.] Mise en service du "Château-Latour".
De Charles Limonier : [Extrait du livre "Les 110 ans de la Havraise Péninsulaire", Éditions P. Tacussel, 1992.] "Château-Latour", sister-ship du "Château-Yquem", mis sur cale le 15 novembre 1954, lancé le 17 février 1955, mis en service le 10 mars 1955 pour le compte de Worms & Cie et francisé le 24 mars 1955.
De Worms & Cie : Dépliant publicitaire sur les Services maritimes et le "Château-Latour" [document non daté, classé ici en raison de la référence à l’entrée en service de ce cargo, qui est survenue à cette date]. « Lignes régulières de navigation – consignataires, manutentionnaires – transitaires. » Portrait et caractéristiques techniques du "Château-Latour". Flotte Worms & Cie qui se compose du M/S [motor-ship] "Barsac" 1.179 TDW, construit en 1947 ; M/S "Cantenac" 948 TDW, construit en 1954 ; M/S "Cérons" 1.179 TDW, construit en 1947 ; S/S [steam-ship] "Château-Lafite" 2.681 TDW, construit en 1950 ; S/S "Château-Larose" 2.525 TDW, construit en 1930 ; S/S "Château-Palmer" 2.660 TDW, construit en 1948 ; S/S "Château-Petrus" 2.678 TDW, construit en 1950 ; M/S "Fronsac" 1.204 TDW, construit en 1948 ; M/S "Haut-Brion" 888 TDW, construit en 1951 ; S/S "Jumièges" 2.607 TDW, construit en 1948 ; M/S "Mérignac" 1.204 TDW, construit en 1954 ; M/S "Sauternes" 1.255 TDW, construit en 1951. Succursales et agences dans les ports de leur ligne de Tunisie : Marseille, Toulon, Nice, Sète, La Nouvelle, Tunis, Bizerte, Sousse et Sfax.

[Après le 17 mars 1955]
Du Paris Normandie : Article [non daté, classé ici en référence à la date la plus récente mentionnée dans le texte] et intitulé "Avant le premier voyage du Château-Latour". « Arrivé au Havre le 17 mars, le nouveau "Château-Latour", de l'armement Worms, a reçu au quai de Marseille seize cuves à vin d'une capacité globale de 1.680 hectolitres. Avant son premier départ fixé au 25 mars, date à laquelle il appareillera à destination de Tunis, Sousse et Sfax… »
Du commandant Yves Sellier : [Extrait d’un témoignage (non daté) classé au 16 janvier 1987.] « Ce beau navire, après avoir navigué sur la ligne Marseille-Tunisie [avril 1955-mai 1959], fut affecté à la ligne Anvers-Le Havre-Algérie [mai 1959-avril 1961].
"Château-Latour" : Iconographie.

22 mars 1955
De Maurice Guierre, journal "Paris-Normandie" : Article intitulé "Un épisode héroïque de la bataille des convois : La fin du "Cérons" devant Veules-les-Roses (12 juin 1940)".

28 mars 1955
De Worms & Cie Beyrouth : « Les lettres signées For Worms & C° Beyrouth Lebanon. Le bureau principal est à Beyrouth. Il y a des bureaux à Tripoli (Henry Heald & C°) et Sidon. »

Avril 1955
De Worms & Cie : Dépliant publicitaire sur les Services maritimes et le "Château-Latour" [document non daté, classé en mars 1955]. « Dès avril 1955, le "Château-Latour", alternant avec le "Château-Larose", assurera le service hebdomadaire régulier que MM. Worms & Cie exploitent sur la Tunisie, avec desserte de Marseille, Sète, Nice d’une part, Tunis, Sousse et Sfax, d’autre part. »

20 avril 1955
Note [sans émetteur ni destinataire] intitulée "Société des transports maritimes pétroliers". Date de création, objet, forme juridique, conseil d’administration, évolution du capital, historique de la flotte, caractéristiques des navires, rentabilité et valeur de la société. « En conclusion, on peut prudemment évaluer la valeur de cette compagnie aux environs de 5.500 millions, sans tenir compte du fonds de commerce et des éléments incorporels. » [Les informations ont été réparties selon leurs dates respectives dans les recueils annuels concernés.]

Avril-mai 1955
Du commandant Yves Sellier : [Extrait d’un témoignage (non daté) classé au 16 janvier 1987.] « Le "Fronsac" (décembre 1954), le "Haut-Brion" (sans doute janvier ou février 1955), le "Mérignac" (avril 1955) et le "Cantenac" (mai 1955), furent rallongés de 9,60 m aux Chantiers nantais de réparation navale à Nantes-Chantenay. Leur longueur hors tout fut ainsi portée à 73,12m. Pour une jauge brute de 1.000 tonneaux environ et un port en lourd de 1.240 tonnes aux marques d'été et 1.180 tonnes aux marques d'hiver. »

Juillet 1955
De la revue Navires, Ports et Chantiers : Article sur le lancement du pétrolier Pluviôse par les ACSM

10 juillet 1955
De Worms & Cie : Circulaire. Démission de Pierre Douffiagues de la direction générale des Services maritimes, fonctions auxquelles il est remplacé par Henri Bouteloup, précédemment directeur général adjoint.
De Roger Mennevée : [Extrait d’un article intitulé "Les grandes banques privées parisiennes – La banque Worms & Cie - Ses modifications internes depuis 1954", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d’informations internationales, en mars 1959.] « M. Douffiagues abandonnait ses fonctions chez Worms et Cie et était remplacé à la fois comme directeur général des Services maritimes de Worms et comme co-gérant de la Compagnie maritime de la mer Rouge, par son adjoint Henri Bouteloup ; Etienne Hallé devenant directeur-adjoint. »

5 octobre 1955
De Worms & Cie : Circulaire. Succursale de Dieppe. Départ en retraite de Raymond Bouterre, directeur de la succursale de Dieppe qui « par mesure de simplification, sera rattachée administrativement à celle de Rouen mais, grâce à la présence de M. Carpentier, fondé de pouvoirs, vous êtes assurés de trouver à Dieppe, comme par le passé, une organisation commerciale et technique apte à vous rendre tous les services que vous êtes en mesure d'attendre d'une Maison pratiquant depuis plus d'un siècle les opérations d'armement maritime, de consignation, de manutention et de transit. »

30 octobre 1955
De Francis Ley, Banque Worms : [Extrait d’un historique sur les Services charbons en date du 18 octobre 1977]. Suite à un accord passé avec Shell, la SARL Société de chauffage normande, Sochan, est créée au capital de 800.000 F.

31 octobre 1955
De la Société d’approvisionnement en combustibles gazeux, Paris : Statuts [non datés et classés ici en référence au fait le plus récent mentionné dans le texte]. « 2.000 actions numérotées de 3.001 à 5.000 ont été souscrites et libérées en numéraire, et représentent l'augmentation de capital décidée par l'assemblée générale extraordinaire du 31 octobre 1955. » Composition du conseil d’administration. Actif net. Matériel (Le Havre, Nantes, Tours, Le Mans, Paris), mobilier, immobilisations, dépôts et cautionnements, stocks, titres (20 parts d’Intergaz - Société française pour l’étude du transport intercontinental du gaz naturel), créances, comptes financiers, dettes et effets à payer…
De la Société d’approvisionnement en combustibles gazeux, Paris : Annexes.

Novembre 1955
De Roger Mennevée : [Extrait d’un article intitulé "Les grandes banques privées parisiennes – La banque Worms & Cie - Ses modifications internes depuis 1954", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d’informations internationales, en mars 1959.] « Comme nous l'avons signalé dans notre n° de novembre 1955, Worms et Cie semblait déjà s'être sensiblement écartée du groupe Lazard Frères et Cie avec lequel, pourtant, elle avait été étroitement associée depuis presque le lendemain de la première guerre mondiale, pour passer, assez ostensiblement, aux côtés du groupe de Rothschild Frères. La participation étroite de Worms et Cie dans Cofirep, Sogefor, Francarep, Cofimer, Safrep, pour ne parler que des affaires de recherches pétrolières, le confirme nettement à nos yeux, et si, depuis, on trouve de nouvelles associations entre Worms et Cie et Lazard Frères, il faut noter qu'elles ne se sont manifestées qu'après la nouvelle "liaison" de Rothschild Frères-Lazard Frères. »

30 novembre 1955
Entre Rolandwerft GmbH, Brême, et Worms & Cie, Paris : Contrat de construction d'un navire n°865. Série "Pomerol" et "Médoc".

30 décembre 1955
De Michel Leroy et Raymond Roche, Worms & Cie, à Louis Vignet : Brochure. Discours prononcés à l’occasion du départ en retraite de Louis Vignet.

31 décembre 1955
De Worms & Cie : Bilan. Siège social. Services bancaires. Services charbons. Services maritimes. Constructions navales.
De Worms Compagnie maritime et charbonnière : Services combustibles. [Extrait d’un tableau daté du 31 décembre 1959 et intitulé "Statistiques d'exploitation (1955 à 1959)".] Activité d’ensemble Worms – France et exportation (facturations, expéditions) : tonnages et chiffres d’affaires concernant les charbons, les combustibles liquides, les combustibles gazeux, les manutentions-transit-consignations, les appareils de chauffage, les stations-services. Activités des succursales Worms d’après les mêmes critères pour Paris, Bayonne, Bordeaux, Le Havre, Marseille, Nantes, Tours, Rouen, Elbeuf. Activités des principales filiales d’après les mêmes critères pour la Société d’approvisionnement en combustibles gazeux, la Compagnie charbonnière de Provence, les Établissements Trautmann, la Société d’exploitation rationnelle des agglomérés et du charbon.
De La Vie française : [Extrait d’un article daté du 27 avril 1956 et consacré à "Antar-Pétroles de l’Atlantique".] Antar, cinquième raffineur français. « Les résultats de 1955, premier exercice de gestion commune des exploitations raffinage et distribution, ont confirmé les avantages de cette concentration. Le chiffre d'affaires global d'Antar s'est élevé à près de 65 milliards. Donges a raffiné en 1955 1.976.000 tonnes de pétrole brut… Antar-Pétroles de l'Atlantique a traité réalisé un chiffre d'affaires de 47 milliards. Cette capacité situe Antar au cinquième rang parmi les raffineurs français. Le pétrole vient à 95% du Moyen-Orient et plus précisément de l'Irak et du Venezuela (tonnage limité à environ 100.000 tonnes pour lubrifiants notamment). L'appontement de Donges a reçu des pétroliers de 30.000 tonnes. Capacité de stockage : 400.000 mètres cubes, 130.000 tonnes de brut et 150 à 200.000 tonnes de produits finis et 70.000 tonnes de produits intermédiaires. Délai de survie : 15 jours pour l'importation, une semaine pour l'exportation. Préoccupation : accroissement de la capacité de stockage en accord avec la Compagnie française des pétroles, principal fournisseur. La raffinerie ravitaille la Basse Loire, la Bretagne, l'Anjou, le Maine et la Vendée. Exportation dans l'Union française et en Europe du Nord. Expéditions : 35% par navires et cabotage, 18% par chalands, 12% par route, 5% par rail, 30% par soutes et pipelines. Les installations ont pour but d'augmenter la proportion de produits blancs (essence) obtenus en distillant le brut. La généralisation du craking catalytique justifiée par l'augmentation de la consommation d'essence et la politique officielle de pénalisation du fuel au profit du charbon, mériteraient être reconsidérées. La conjoncture exige des tonnages croissants à la fois de charbon et du fuel ; l'abus de la fiscalité risque, d'autre part, de peser sur la vente des carburants. 71% du brut sont traités pour le compte d'Antar dans le cadre de son droit de raffinage, 15% pour le compte de tiers, 14% pour l'exportation… « Les transports maritimes depuis les ports d'embarquement du Proche-Orient sont assurés sous pavillon français et en particulier par la flotte de tankers de la Société française des transports pétroliers, filiale du groupe Worms, avec lequel Antar a des liens étroits. La SFTP est de loin le premier armateur français de tankers. »
De Roger Mennevée : [Extrait d’un article intitulé "Les grandes banques privées parisiennes – La banque Worms & Cie - Ses modifications internes depuis 1954", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d’informations internationales, en mars 1959.] « Worms et Cie a établi, pour la perception des droits d'enregistrement [concernant l’acte social du 20 décembre 1956], un bilan résumé au 31 décembre 1955 dont voici la teneur... »

Fin 1955
De Roger Mennevée : [Extrait d’un article intitulé "Les grandes banques privées parisiennes – La banque Worms & Cie - Ses modifications internes depuis 1954", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d’informations internationales, en mars 1959.] « Nouvelle association intervenue à la fin 1955, entre Worms et Cie et la banque Vernes & Cie, par la création de la société en nom collectif Vernes-Worms et Cie, société d'études et de participations financières et économiques au capital de 10 millions et gérée par les représentants des deux maisons fondatrices : Pierre Vernes et Philippe Vernes, pour Vernes et Cie, et Jacques Barnaud et Raymond Meynial pour Worms et Cie… [Problème de datation des informations suivantes :] Dans les services bancaires, Robert Dubost était appelé aux fonctions [de directeur-adjoint des Services bancaires]. Également à la même époque, Worms et Cie déclarait de nouvelles succursales à Elbeuf, Louviers, (combustibles), Sète [ouvert en 1951], Beyrouth, Tripoli et Sidon au Liban (armateurs) et confirmait l'activité de son établissement bancaire de Marseille (qui avait commencé à fonctionner au moment de la débâcle de 1940). Puis, Worms et Cie ayant été, conformément aux dispositions légales, obligée de procéder aux opérations financières consécutives aux réévaluations de l'actif, fut amenée à rendre publiques certaines modifications statutaires intervenues entre-temps, particulièrement en ce qui concernait la répartition des superbénéfices entre les associ

 

[1] Pour boîte-archives.

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