1954.00.00.Recueil d'informations.Janvier à décembre

Ce fichier a été établi par la saisie ou la numérisation de documents conservés par Phoramm Sàrl et consultables à partir de ce recueil en cliquant sur leurs intitulés (en bleu + soulignement). Les sources concernant l’année 1954 sont constituées : - De documents de toute nature émanant de la direction générale et des départements de la Maison (maritime, combustible, succursales françaises et étrangères) ainsi que des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime. Les dossiers, dans lesquels ces pièces se trouvent, ont été archivés "tels quels" par les divers services qui les ont produits. Classés par objet et non par date, ils couvrent – ensemble – une période allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1960. Les témoignages relatifs au département bancaire proviennent le plus souvent du secrétariat général et de la direction de Worms & Cie, d’une part, et d’extraits de livres ou d’études, d’autre part. Rares sont en effet les archives émanant directement de ces Services ; la raison en est que la Banque Worms, lors de sa nationalisation en 1982, a repris la totalité de ses dossiers (y compris les plus anciens).

[Inventaire chronologique des archives numérisées et des renseignements ou extraits collectés dans les copies de lettres et les dossiers :]

1954

La Compagnie française des pétroles se lance dans la distribution sous la marque Total.

De Worms & Cie : Fiche sur la Société civile immobilière de l'Est. Entrée de 200 parts pour 10.000.000 F. [Voir également un tableau intitulé "Participations au 31 décembre 1961" :] Entrée de Worms & Cie au capital de la Société civile immobilière de l'Est - SCIE, spécialisée dans l’exploitation de la forêt de la Fontaine d’Olive (Meuse).

De Worms & Cie : Fiche sur l'Union charbonnière et financière. Augmentation de capital-600 actions pour 6.000.000 F.

De la Société d'approvisionnement en combustibles gazeux : Bulletin d’abonnement (non daté) au nom de Stargaz

De Worms Compagnie maritime et charbonnière : [Extrait d’une fiche sur la Compagnie charbonnière de Provence, classée en 1957.] Achat de 70 actions pour un montant de 105.000 F, portant le total de la participation à 1.674.114 F, moins le remploi siège social de 105.000 F = 1.569.114 F.

De Worms Compagnie maritime et charbonnière : [Extrait d’une fiche sur la Société Mancelle de réception et de manutention - Somarem, classée au 31 décembre 1961.] Souscription à l’augmentation de capital - reconversion à 600 parts.

De Worms Compagnie maritime et charbonnière : [Extrait d’un tableau intitulé "Participations au 31 décembre 1961".] Entrée de Worms & Cie au capital de la SA Société rouennaise de transport et de réception en commun - Rotréco, spécialisée dans la réception et la manutention de charbon transporté par trains complets. [Voir un tableau concernant le portefeuille-titres des Services combustibles en date du 31 décembre 1962, qu date cette opération en 1955.]

De Worms Compagnie maritime et charbonnière : [Extrait d’un tableau intitulé "Participations au 31 décembre 1961".] Entrée de Worms & Cie au capital de la SA Société auxiliaire de gestion charbonnière portuaire - Sagec, située à Paris et spécialisée dans la gestion et le contrôle des fonds professionnels.

De Pierre Darredeau : [Extrait d’une note datée du 21 octobre 1977.] Services maritimes. « Les navires utilisés [sur les lignes en Méditerranée] tels que "Barsac" ou "Haut-Brion", qui étaient les navires trop lents, de l'ordre de 10 nœuds, avec un tonnage insuffisant (de 850 à 1.000 tonnes de port lourd) n'étaient pas appréciés de la clientèle qui expédiait d'Alger ou d'Oranie des primeurs qui étaient le trafic essentiel vers Marseille surtout. Elle préférait les unités plus rapides de certains de nos concurrents. De plus, la conférence qui groupait les armateurs intéressés, édictait des tarifs qui n'étaient pas respectés. Aussi, avons-nous dû, pour remplir nos navires, combiner un démarchage intensif avec l'octroi de ristournes, cela, à partir de 1954. »

De la direction générale des Services maritimes : Dictionnaire du consignataire des navires de la Maison Worms & Cie. [Collection de circulaires réparties selon l’ordre alphabétique de leurs objets respectifs ; le volume important de ces documents, dont les plus récents se rapportent à la fin de l’année 1953, n’a pas permis de les numériser.]

[Extrait d’une note datée du 20 avril 1955] : Société des transports maritimes pétroliers. « Les chantiers danois d'Odense lui livrèrent en 1954 le "Thermidor" 19.000 T… Les contrats d'affrètement actuellement en cours ont été signés de 1948 à 1954 ("Champs-Élysées"). Les taux auxquels ils ont été passés n'ont donc pas un caractère exceptionnel et la rentabilité qui en ressort pour la société présente de ce fait une valeur de référence. »

 

1954-1957

Worms intervient soit comme associé fondateur soit comme participant dans différentes sociétés de recherche pétrolière : Cofirep - Compagnie française de recherche pétrolière ; Safrep - Société anonyme française de recherche et d'exploitation de pétrole ; Sogefor - Société générale de forages pétroliers ; Francarep - Compagnie franco-africaine de recherches pétrolières ; Cofimer - Compagnie financière pour l'outre-mer ; Prepa - Société de prospection et d'exploitation pétrolière en Alsace.

 

Début 1954
Du commandant Yves Sellier : [Extrait d’un témoignage (non daté) classé au 16 janvier 1987.] S/S "Fronsac". « Dans les années 1951-1952-1953 et début 1954, ce navire était affecté à la ligne Bordeaux-Le Havre-Hambourg-Brême-Anvers. Peu à peu cette ligne Bordeaux-Hambourg subit une forte concurrence des transports terrestres. On essaya de trouver des variantes aux itinéraires habituels. Ciment de Bordeaux-Lormont sur Brest. Minerai de Requejada (Côte Nord d'Espagne, région de Santander) sur Anvers, Terneuzen ou Gand. »

Janvier 1954
Transfert des activités Stargaz à la Société d'approvisionnement en combustibles gazeux (succursales du Havre, Nantes, Tours et Le Mans).
De la Société d'approvisionnement en combustibles gazeux : Bulletin d’abonnement [non daté] au nom de Stargaz.

13 janvier 1954
Note : France Navigation. Liquidation de la flotte. « La flotte de France Navigation, composée d'unités très modernes – 8 navires construits entre 1947 et 1951, un seul, le "Cap-Pinède" remontant à l'avant-guerre (année 1938) – ayant été mise sur le marché dans des conditions qui n'ont pas encore été bien éclaircies, son sort est devenu le suivant… Depuis le 1er janvier 1954, la Compagnie générale transatlantique a reçu de France Navigation, son agence dans tous les ports. On parle toutefois d'un accord plus ou moins secret, selon lequel trois navires seraient cédés à la Transatlantique, en toute propriété, pour un chiffre inférieur à 200 millions. Un autre détail à noter : si les Chargeurs réunis paraissent avoir versé cash les 950 millions correspondant à leurs acquisitions, il paraîtrait que la Compagnie générale transatlantique, société nationale, bénéficierait de très larges facilités de paiement. »
Des Services bancaires : Participation dans des sociétés de recherche pétrolière.

4 février 1954
De Roger Mennevée : [Extrait d’un article intitulé "Les grandes banques privées parisiennes – La banque Worms & Cie - Ses modifications internes depuis 1954", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d’informations internationales, en mars 1959.] « Par décision des associés du 4 février 1954, Pierre Douffiagues, directeur général des Services maritimes, était devenu co-gérant d'une filiale de Worms et Cie, créée sous la forme à responsabilité limitée sous le titre Compagnie maritime de la mer Rouge, en mai 1952, avec, comme gérants, Jacques Goudchaux, commanditaire de Worms et Cie, et Jacques Revoil. »

6 février-24 mars 1954
De la direction générale des Services maritimes : [Extrait d’un tableau sur la valeur de la flotte, daté du 6 novembre 1956.] Date d’achat ou de mise en service du "Cantenac", navire de 1.261 tonnes de port en lourd.
Du commandant Yves Sellier : [Extrait d’un témoignage (non daté) classé au 16 janvier 1987.] Mise en service (6 février 1954) et francisation du "Cantenac". [Cf. n° de 1961 de la Flotte marchande. Voir 14 août 1954, "Mérignac".]

27 février 1954

Des Services combustibles : [Extrait d’une note sur la Société d'exploitation rationnelle d'agglomérés et de charbons - Sérac en date du 29 novembre 1956.] « En février 1954, allant plus loin dans la concentration, Worms et Scac ont été amenés à charger la Sérac d'un circuit plus complet comprenant, non seulement les activités industrielles précédentes, mais également les exploitations purement commerciales. Pour ce faire, Worms et Scac ont mis en location-gérance libre : 1°- partie de leurs fonds de commerce du Havre comprenant : a/- le droit d'usage pour la durée du bail du fonds de commerce de négoce sous toutes ses formes et à tous les stades de combustibles minéraux solides ; b/- la clientèle et l'achalandage ; 2°- les immeubles nécessaires aux services administratifs, comptables et commerciaux… Simultanément, Worms et Scac ont vendu à la Sérac au prix de revient comptable, majoré des taxes sur le chiffre d'affaires en vigueur à l'époque (voir Protocole) les stocks que chacun d'eux détenait, les bonis et les manquants sont restés au profit ou à la charge de la Sérac lorsqu'ils sont apparus… Toutefois, il faut remarquer que Worms et Scac pour des raisons de pavillons, ont officiellement, vis-à-vis des organismes administratifs et professionnels, conservé pour eux-mêmes leurs activités et leurs références d'importateurs qu'ils exercent au bénéfice de la Sérac sous forme de mandataires à l'achat… Les actes de location de gérance libre, en date du 27 février 1954, stipulant des redevances de 11.500.000 francs au total, ont bien entendu été dûment enregistrés, les frais d'enregistrement correspondants ont été de l'ordre de 500.000 francs. Pour les stocks de combustibles, la Sérac a bénéficié, dans la mesure du possible, à l'époque, des récupérations prévues par la législation sur le chiffre d'affaires. »
De Roger Mennevée : [Extrait d’un article intitulé "Les grandes banques privées parisiennes – La banque Worms & Cie - Ses modifications internes depuis 1954", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d’informations internationales, en mars 1959.] « Le fonds de commerce de minéraux solides exploité au Havre, fut donné en location-gérance à la Société à responsabilité limitée dite Société pour l'exploitation rationnelle des agglomérés et des charbons (Sérac), dont le siège social était à Paris, 25, rue Marbeuf. »

Mars 1954
"Cantenac" : Iconographie

27 mars 1954
[Note relevée sur une coupure de presse introuvable :] Alliance entre Paribas et Lazard à travers la Banque de l’Indochine.

2 avril 1954
A M. Pellevilain, Worms & Cie Bayonne : Note. « Au moment où il a fallu fermer l'usine du Haut-Mauco, j'ai eu le souci de ne pas vous "laisser tomber"… et de vous maintenir dans une situation à peu près équivalente à celle que vous occupiez, sur le plan financier. Votre position à Bayonne s'est affermie et développée depuis, justifiant la confiance mise en vous et la rémunération qui, au début, vous plaçait en position exceptionnellement favorable ; c'est aussi pour ne pas amoindrir cette dernière que vous a été maintenue une allocation au titre du Haut-Mauco qui, reconnaissez-le, ne se justifiait plus guère en 1953… Vous critiquez, d'autre part, le principe du forfait des heures supplémentaires, retenu dans la convention CIP. C'est à tort, à mon avis, car on y est parti du principe que le personnel cadres et maîtrise devait avoir de ses fonctions une conception assez haute pour ne pas revendiquer le travail "au taxi". »

3 mai 1954
De Maurice Rengade : [Extrait d’une “note sur les conventions Worms et Antar“, datée du 8 juin 1954.] « Worms a récemment reçu d'Antar (sans aucun avertissement préalable) une lettre datée du [3] mai 1954, ainsi conçue : "Nous vous rappelons que parmi les apports que nous avons reçus de la société Stardis, figure le droit de reprise sur une partie de la production des Raffineries françaises de pétrole de l'Atlantique qui découle des accords intervenus antérieurement entre RFPA, la compagnie pétrolière Starnaphta et vous-mêmes et dont le bénéfice avait été transféré par la compagnie pétrolière Starnaphta à la société Stardis. Par ailleurs, l'exercice de ce droit de reprise avait été concédé par vous à Antargaz (ex-Sogal) en ce qui concerne les gaz liquéfiés de pétrole, par le protocole intervenu entre Antar, Rhin-Rhône et vous-mêmes, le 15 septembre 1951, et par le contrat intervenu entre Antar, Antargaz et vous-mêmes, le 29 septembre 1951. Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir notifier à Antargaz, pour la bonne règle, que nous sommes devenus titulaires de votre droit de reprise à la suite de son transfert par Starnaphta à Stardis et de l'absorption de Stardis par notre société." Les termes de cette lettre ne sont ni directs ni clairs. Mais ils peuvent impliquer qu'Antar prétendrait avoir reçu dans l'apport de Stardis, non seulement le droit de reprise des liquides mais encore celui des gaz. II est bien évident qu'Antar ne peut tenir pour lettre morte les conventions de septembre 1951, ni faire abstraction des droits d'Antargaz. Cela serait d'ailleurs contredit par les termes de sa lettre. Mais Antar voudrait-elle prétendre que la "concession" consentie en 1951 à Antargaz du droit à la reprise des gaz serait assimilable à un bail, que la propriété de ses droits serait restée dans le contrat Worms, que le transfert des droits à ce contrat par la fusion Stardis aurait transféré à Antar le droit de percevoir, comme s'il s'agissait de "loyers" d'un immeuble cédé, les redevances stipulées au profit de Worms dans le contrat Antargaz ? Ou bien Antar voudrait-elle simplement signifier que le jour où la "concession" consentie à Antargaz viendrait, pour une raison quelconque, à prendre fin, les droits à la reprise des gaz, objet de cette concession" devraient alors revenir à Antar et non pas à Worms ? II écherrait d'appeler Antar à une franche explication. » [Voir 8 juin 1954.]

8 juin 1954
De Maurice Rengade, Paris : “Note sur les conventions Worms et Antar“ (27 juin 1950-[3] mai 1954). « Dès maintenant, il importe d'examiner ce que pourrait valoir, en droit et en équité, l'hypothétique réclamation d'Antar… » [Les informations ont été réparties selon leurs dates respectives dans les recueils annuels concernés.]

10 juin 1954
De la Société nantaise de consignation et de gérance, à Worms & Cie : Convocation à l'assemblée générale. Ordre du jour.

11 juin 1954
De la Société française des transports pétroliers : Lancement du “Poitou“, Chantiers Wiltor.

17 juin-14 août 1954
De "Paris-Normandie" : Article intitulé "Les Chantiers et Ateliers Augustin Normand ont lancé hier matin le caboteur Mérignac". Cérémonie de baptême du navire et caractéristiques.
De la direction générale des Services maritimes : [Extrait d’un tableau sur la valeur de la flotte, daté du 6 novembre 1956.] 14 août 1954 : date d’achat ou de mise en service du "Mérignac", navire de 1.261 tonnes de port en lourd.
De Worms & Cie : [Extrait d’un dépliant publicitaire, non daté, sur les Services maritimes et le "Château-Latour", classé en 1955]. Rajeunissement de la flotte Worms par le lancement au Havre (Chantiers et Ateliers Augustin Normand) du "Mérignac", cargo à turbines à gaz, mis en service en 1954.
Du commandant Yves Sellier : [Extrait d’un témoignage (non daté) classé au 16 janvier 1987.] Mise en service (14 août 1954) du "Mérignac". « Ces deux navires ["Cantenac" et "Mérignac"], d'un port en lourd de 850 tonnes, avaient des dimensions semblables à celles du "Fronsac" et du "Haut-Brion". Mais ils différaient de ces navires par leur appareil propulsif absolument inédit à cette époque comme moteur principal dans la Marine marchande. Il s'agissait en effet, pour chacun des navires, de deux générateurs à pistons libres, mis au point par la société Sigma, alimentant deux turbines à gaz construites par Alsthom, accouplées à un seul arbre porte-hélice par l'intermédiaire d'un réducteur. Sa puissance motrice développée était de 1.200 chevaux à 220 tours/minute…. Ils furent affectés comme le "Fronsac" et le "Haut-Brion" à la ligne Bordeaux-Hambourg, puis [en mai 1957] à l'"éclatement du charbon de Brest" et au transport de petits lots de pondéreux divers entre l'Afrique du Nord et les ports du nord de l'Europe. Ils naviguaient donc toujours près des côtes et fréquentaient régulièrement les chenaux de la pointe de Bretagne, raz de Sein, Chenal du Four, Fromveur, ainsi que les chenaux autour des îles Anglo-Normandes, sans parler des rivières : Elbe, Weser, Meuse, Escault et Gironde, où il ne faisait pas bon être brusquement privé de l'appareil de propulsion. »
"Mérignac" : Iconographie.

21 juillet 1954
[Extrait d’un acte de vente entre Worms & Cie et Worms Compagnie maritime et charbonnière, daté du 20 août 1959.] Agence d’Elbeuf. « Worms & Cie avaient acheté le fonds de commerce [transports publics] zone courte à la liquidation judiciaire de M. Auguste Albert, Eugène Maillard, suivant acte ssp enregistré à Elbeuf, le 21 juillet 1954. »

27 juillet 1954
De Robert Labbé : « Robert Marcel Labbé… certifie que tous les associés dont les noms sont portés ci-dessous avaient la nationalité française d'origine aux 1er septembre 1939 et 15 janvier 1943.

19 août 1954
Des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime : [Extrait du traité d’apport et des assemblées portant augmentation du capital, document daté du 4-5 janvier 1960.] Worms & Cie est « ré-immatriculée au registre de commerce de la Seine, le dix neuf août mil neuf cent-cinquante-quatre, sous le n°54 B 5.066, et inscrite à l'Institut national de la statistique et des études économiques, sous le n°833-75-109-0175. »

6 septembre 1954
De Worms & Cie : Liste des succursales charbons et combustibles liquides : Celle du Havre est située au 138, boulevard de Strasbourg. A la même adresse, se situe l’établissement dépendant de la Direction générale des services maritimes.
De Roger Mennevée : [Extrait d’un article intitulé "Les grandes banques privées parisiennes – La banque Worms & Cie - Ses modifications internes depuis 1954", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d’informations internationales, en mars 1959.] « Lorsque, au cours de l'année 1954, Worms et Cie dut, pour se soumettre aux nouvelles dispositions légales sur le registre du commerce, y requérir une nouvelle inscription, la société Worms et Cie était au capital de 400 millions de francs, dont 202.326.374 F pour les associés-gérants [Hypolite Worms, Robert Labbé, Jacques Barnaud et Raymond Meynial] et 197.673.626 F pour les associés-commanditaires, dans les conditions suivantes :… » Renseignements sur les gérants. Objet social. Secrétaire général : Philippe Simoni ; directeur financier : Robert Malingre. Direction générale des Services maritimes : Pierre Douffiagues, directeur-général, Henri Bouteloup, directeur général adjoint. Direction générale des Charbons et tous combustibles : Louis Vignet, directeur général, Michel Leroy, directeur général adjoint. Services bancaires : Guy Brocard, directeur, Pierre Édouard Coquelin, directeur-adjoint [Robert Dubost est également nommé à ce poste à une date non précisée]. Liste des succursales. »

10 octobre-12 novembre 1954
En Algérie, le CRUA (Comité révolutionnaire d’unité et d’action) décide de déclencher l’insurrection armée ; création du Front de libération (FLN) algérien (10 octobre). Toussaint rouge (1er novembre), début de l'insurrection en Kabylie et dans les Aurès. Vague d'attentats revendiqués par le Front de libération nationale (FLN), qui attaque les positions françaises : début de la guerre d’Algérie. Les insurgés se retranchent dans les Aurès. Le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques en Algérie (MTLD) est dissout (5 novembre). A l’Assemblée, Mendès France affirme qu’il défendra l’Algérie française (12 novembre).

11 octobre 1954
De la Société française des transports pétroliers : Discours à l’occasion du lancement de l’“Anjou“, Penhoët. « A une époque où nous apprenons qu'on bat chaque jour le record du monde en passant des pétroliers de 35.000 tonnes à ceux de 40, puis de 45, puis de 47.000 tonnes, à une époque où notre ami Pincson étudie certainement le futur pétrolier de 75.000 tonnes, nous vous avons demandé de construire pour nous un petit bateau de 20.000 tonnes… S'il n'y avait pas autant de pétrole à transporter, il y aurait moins de tankers à construire, moins de tankers à faire naviguer et par conséquent moins de travail pour nous tous, constructeurs et armateurs. Il est donc tout naturel que je vous parle de cette industrie et notamment de celle du raffinage en France sans laquelle, les uns et les autres je le répète, nous connaîtrions des loisirs forcés. La vitalité de cette industrie est étonnante. Elle traite aujourd'hui un tonnage près de deux fois et demi supérieur à celui de 1938… »

15 octobre 1954
De Worms & Cie : Circulaire. « Notre directeur de Lorient, M. Henri Larrivoire, ayant été appelé le 15 octobre 1954 à collaborer à la direction de notre succursale maritime de Bordeaux, nous avons décidé de rattacher notre succursale de Lorient à celle de Brest, et de les mettre l’une et l’autre sous la direction de M. André Vallaux, actuellement directeur à Brest. »

9 novembre 1954
De Worms & Cie : [Extrait d’un dépliant publicitaire, non daté, sur les Services maritimes et le "Château-Latour", classé en 1955]. Rajeunissement de la flotte Worms par le lancement à Hambourg du "Château-Latour", qui sera achevé au Havre. [Voir avril 1955.]

13 novembre 1954
De Paris Normandie : Deux articles, le 1er intitulé "A l'armement Worms - Nouveau navire, Nouvelle tenue" et le 2nd "Lancement, à Hambourg, du nouveau Château-Latour". « L'armement Worms vient d'acheter sur cale un cargo allemand qui prendrait le nom de "Château-Latour". Le "Château-Latour" conservera la cheminée entièrement noire de ses aînés mais entrera en service avec une livrée grise (et non plus noire) soulignée par liston blanc de tradition chez Worms. Jusqu'à la fin de la première guerre mondiale ce liston séparait la coque de la ligne de la flottaison et plus tard seulement il fut exhaussé de manière à ceinturer le navire au niveau du premier pont continu. » Caractéristiques. « Le navire sera doté de cuves pour le transport de vin en vrac. »

25 novembre 1954
De Paris Normandie : Article sur le "Pomerol". Au sujet du « "Rio-Haïna", ancien "Pomerol", que l'armement Worms vient de vendre à Marseille, après une carrière fort satisfaisante de vingt-quatre ans sous pavillon français. Principalement affecté au service entre Le Havre et la Scandinavie, le "Pomerol" resta fidèle à cette ligne jusqu'en avril 1952. A cette époque, il alla rejoindre sur le nouvel itinéraire Worms unissant Marseille à la mer Rouge le "Le-Trait", qui lui était semblable…

Décembre 1954
Du commandant Yves Sellier : [Extrait d’un témoignage (non daté) classé au 16 janvier 1987.] « Le "Fronsac" (décembre 1954), le "Haut-Brion" (sans doute janvier ou février 1955), le "Mérignac" (avril 1955) et le "Cantenac" (mai 1955), furent rallongés de 9,60 m aux Chantiers nantais de réparation navale à Nantes-Chantenay. Leur longueur hors-tout fut ainsi portée à 73,12m. Pour une jauge brute de 1.000 tonneaux environ et un port en lourd de 1.240 tonnes aux marques d'été et 1.180 tonnes aux marques d'hiver. »

10 décembre 1954
Du "Paris-Normandie" :

23 décembre 1954
De La Vie française : [Extrait d’un article daté du 27 avril 1956 et consacré à "Antar-Pétroles de l’Atlantique".] Les Raffineries françaises des pétroles de l'Atlantique (RFPA) devaient, en 1954, à la suite de l'apport des installations de distribution de la société Antar, prendre leur nouvelle raison sociale "Antar-Pétroles de l'Atlantique"… Fin 1954, la société prenait sa dénomination actuelle en adjoignant à ses exploitations de raffinage le réseau de distribution que lui apportait Antar SAEP (aujourd'hui Socantar). Cette concentration à laquelle s'ajoutaient d'importants apports des Pétroles Serco et la reprise de diverses sociétés de distribution dotait Antar-Pétroles de l'Atlantique d'une organisation industrielle et commerciale parfaitement intégrée. La société franchissait une nouvelle étape de son expansion… Les activités de distribution [ont] été prises en charge par Antar-Pétroles de l'Atlantique à dater du 23 décembre 1954. La société a traité en 1954 1.809.000 tonnes de brut et réalisé un chiffre d’affaires de 38 milliards de francs.

31 décembre 1954
De la direction générale des Services maritimes, Paris : Comparaison entre les résultats des succursales (déficits et bénéfices) durant les exercices 1953 et 1954. Estimation des résultats généraux, exploitation des lignes, succursales en France, activités annexes et divers, Afrique du Nord et étranger.
[Extrait d’une note datée du 20 avril 1955] : Société des transports maritimes pétroliers. « Le bilan au 31 décembre 1954 fait ressortir une valeur comptable de 853 millions, compte non tenu du bénéfice distribuable. Au même bilan la flotte figure pour une valeur nette de 1.765 millions y compris 158 millions d'acomptes payés sur le "Champs-Élysées". La valeur de la société ne peut se déterminer que d'après la valeur actuelle des navires… La valeur au 31 décembre 1954 des différents navires peut être fixée de la manière suivante :… »

Retour aux archives de 1954