126 résultats

1852.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence. Il reprend notamment un important travail d'analyse effectué par la Maison Worms dans les chronos de correspondance – préalablement à la rédaction du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie –, et plus particulièrement, en ce qui concerne l'année 1852, dans :

  • les copies de lettres à la presse : n°28 – du 27 décembre 1851 au 1er février 1852 ; n°29 – du 1er février 1852 au 18 mars 1852 ; n°30 – du 18 mars 1852
    au 26 avril 1852 ; n°31 – du 26 avril 1852 au 29 mai 1852 ; n°32 – du 29 mai 1852 au 27 juin 1852 ; n°33 – du 27 juin 1852 au 23 juillet 1852 ; n°34 – du
    23 juillet 1852 au 21 août 1852 ; n°35 – du 21 août 1852 au 20 septembre
    1852 ; n°36 – du 20 septembre 1852 au 19 octobre 1852 ; n°37 – du 19
    octobre 1852 au 16 novembre 1852 ; n°38 – du 16 novembre 1852 au 14 décembre 1852 et n°39 – du 14 décembre 1852 au 15 janvier 1853 ;
  • et les doubles du courrier reçu par le siège, à Paris, entre 1848 et 1854.

Dans le cadre de cette étude, la correspondance sélectionnée pour son intérêt historique a été résumée ou reproduite en intégralité ou partiellement sur des fiches manuscrites, qui se comptent par centaines. Les lettres les plus significatives ont été dactylographiées. (Ces copies sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé – en bleu + soulignement.) Ces sources ont en outre été synthétisées et commentées dans les notes suivantes :

  • "Origines de la Maison Worms & Cie (septembre 1842-décembre 1851)", document classé en 1948
  • "Historique de  la Maison Worms & Cie (1848-1874)", classé en 1948
  • "Historique de Worms & Cie - 1ère partie (1848-1877)" daté de janvier 1948
  • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale d'Alger (1851-1892)", classé en 1948.

A ce corpus sont joints des extraits de documents originaux conservés par la Maison et des renseignements provenant notamment :

  • des services administratifs : état civil et tribunaux de commerce...
  • des annuaires et études notariales...
  • de la presse, des revues et ouvrages d'histoire...

1852.01.07.A William Iselin.Le Havre

Origine : Copie de lettres à la presse n°28 - du 27 décembre 1851 au 1er février 1852 - page 306Paris, le 7 janvier 1852Monsieur IselinHavreJe possède votre lettre du 6 de ce mois, je pense avec vous que le moment est des plus favorables pour faire réussir l'affaire des bateaux transatlantiques français, j'ai fait une démarche ce matin chez MM. Bischoffsheim Goldschmidt & Cie que j'ai trouvé bien disposés à examiner l'affaire. Cette maison, qui est bien placée pour patronner cette entreprise et liée intimement avec MM. Lemme de Londres et d'Anvers, compte leur proposer de faire cette affaire en participation et j'estime que ces deux maisons réunies pourront la mener à bonne fin.MM. Bischoffsheim m'ont engagé à leur remettre un exposé de l'opération, j'ai prié M. Rostand de m'envoyer une note que je compte leur remettre demain matin, je vous remets aussi une série de questions aux quelles je vous serai obligé de répondre afin que ces Messieurs aient un aperçu des résultats probables de l'opération.II serait important que vous vous décidiez à faire le voyage de Paris, je vous mettrai en rapport avec M. Bischoffsheim, vous pourrez lui [...] explications que je ne suis pas en position de leurs donner. Veuillez avoir l'obligeance de me fixer sur le jour où vous pourrez être à Paris, je prendrai rendez-vous et j'ai la confiance que l'affaire bien présentée par vous, devra prendre une tournure favorable.Recevez, Monsieur, mes salutations toutes cordiales.Hte WormsN.B. Cette lettre est écrite de la main de Monsieur H. Worms.

1852.01.07.De J.R. Smith - Hte Worms Cardiff.Extrait

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854Lettre de M. Smith, Cardiff, le 7 janvier 1852Monsieur Hte Worms - Paris[...]Le présent système de navigation ne peut être renversé par quelques armateurs égoïstes.Les négociants, manufacturiers, importateurs et exportateurs en tout genre, sont un corps trop puissant pour les protectionnistes, tant pour la navigation que pour les droits sur céréales. Il n'y a aucune chance d'un retour à l'ancien ordre de choses : on me rirait au nez si j'exprimais une pareille crainte. Rien absolument rien, considérant les avantages obtenus par le free navigation, ne saurait exiger le changement que quelques mauvais [journaux] demandent. Ces journaux sont l'organe de quelques armateurs qui ont toujours su se faire un énorme bénéfice mais qui ne savent se contenter d'un petit.[...]Maintenant que les relations commerciales sont bien établies avec les États-Unis et l'Océan pacifique, ainsi qu'avec toutes les nations de la Méditerranée, et que l'Angleterre a besoin de conserver ses mêmes bonnes relations afin de recevoir leurs produits et y envoyer ses articles manufacturiers, que la navigation actuelle tend à donner de l'encouragement au développement de l'industrie de tout genre, nous ne recourrons plus à un système qui empêchait de recevoir et d'envoyer.[...]

1852.01.07.De John Cauchois.New York.Original

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854New York, 7 janvier 1852M. Hte WormsParisMon cher Monsieur,J'ai eu l'avantage de vous écrire en date du 15 novembre 1851 par le steamer "Canada", dont ci-après est le duplicata de ma dite lettre, vous priant de me répondre immédiatement. Le "Canada" est de retour depuis longtemps, de même que le "Franklin" par lequel j'espérais une lettre de vous. Le capitaine [Wottosc] vient de me dire que vous aviez dit à M. Iselin que vous n'aviez reçu aucune lettre de moi relativement à l'affaire charbon dont vous m'aviez chargé. Il faut que ma lettre se soit égarée en France, ce qui me met dans une fausse position vis-à-vis de ceux que j'avais entretenus à ce sujet. Veuillez donc me répondre aussitôt réception de la présente pour que je puisse remplir mes engagements ici déjà pris pour vous d'après vos instructions et votre lettre qui m'autorisait à agir pour vous et en votre nom. C'est une affaire qui pourrait devenir de quelque importance, tant pour vous que pour moi. J'attends donc votre réponse avec impatience et vous prie de croire que je puis conduire cette affaire à bonne fin.Recevez mes salutations empressées.John Cauchois34, Charles Street, New York[Duplicata en pages 2 et 3 de la lettre du 15 novembre 1851]

1852.01.15.A G. Lapeyrière - Chemins de fer de Rouen-Le Havre-Dieppe.Paris.De H. Worms et A. Grandch

Origine : Copie de lettres à la presse n°28 - du 27 décembre 1851 au 1er février 1852 - page 168Paris, 15 janvier 1852Monsieur G. de Lapeyrière,chef de l'exploitation des Chemins de fer de Rouen, Le Havre et DieppeParisMonsieur,Nous venons régulariser, par la présente, l'engagement verbal que nous avons pris ce jour vis-à-vis de vous, [de] donner à la ligne de Dieppe, dans le courant de cette année, un transport minimum de vingt cinq mille tonneaux de houille, à la condition que, du moment où nous aurons atteint ce chiffre, il nous sera fait une remise sur le prix du tarif de soixante quinze centimes par tonne sur toutes les quantités transportée sur les lignes de Dieppe, Le Havre et Rouen, quelle qu'en soit la destination.L'engagement que nous prenons est solidaire ; les envois seront faits au nom de chacun de nous et les quantités fondues ensemble.Nous avons réfléchi que, pour la régularité de nos écritures, il vaudrait mieux faire partir notre contrat du premier janvier courant pour finir au 31 décembre prochain, si toutefois vous n'y voyez pas d'objection.Veuillez nous dire, pour la bonne règle, si nous sommes bien d'accord,Et recevoir, Monsieur, l'assurance de nos sentiments bien distingués.Hte WormsA Grandchamp Fils

1852.01.15.A M. Chabert.Rouen

Origine : Copie de lettres à la presse n°28 - du 27 décembre 1851 au 1er février 1852 - page 181Paris, le 15 janvier 1852Monsieur Chabert - Rouen[...]Depuis le début de nos affaires de charbon à Rouen, les erreurs et les mécomptes se sont succédé et, après trois années d'affaire, je n'ai pu arriver à couvrir les pertes. Aujourd'hui que vous êtes placé dans de meilleures conditions, je tiens à faire cesser ces irrégularités qui se traduisent à fin de compte en résultats négatifs. C'est cet état de choses que je tiens à ne pas laisser se renouveler. Il me plait à reconnaître que, sous ce rapport de l'activité et du dévouement, votre coopération ne laisse rien à désirer de plus. Mais il ne suffit pas de faire des affaires, il faut encore qu'elles produisent. Je ne saurai donc trop vous engager à apporter plus de discernement dans tous les détails ; c'est là votre côté faible. Avec de la réflexion, vous pouvez y remédier. Je viens, conjointement avec Grandchamp, de passer un marché avec le Chemin de Dieppe pour 25 mille tonnes, dont moitié pour lui et moitié pour vous. Ce marché, qui commence au 1er janvier 1852 aura une année de durée. Le chemin continuera à percevoir le prix ancien mais à la fin de l'année, si la condition de 25.000 tonnes de transport est accomplie, il nous sera fait remise de 75 c. par tonne - bien entendu que la vallée est comprise dans le tonnage.Voici de bonnes conditions qui vous éloigneront toute concurrence dans la vallée et qui devront vous faciliter les affaires. Dans une prochaine, je vous donnerai plus de détails.Pressé, je vous présente mes salutations cordiales.Hte Worms

1852.01.16.De Hypolite Worms.A M. Glavany.Alexandrie

Origine : Copie de lettres à la presse n°28 - du 27 décembre 1851 au 1er février 1852 - page 169Paris, le 16 janvier 1852Monsieur GlavanyAlexandrie (Égypte)J'ai reçu, Monsieur, la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser le 8 décembre dernier, et je suis reconnaissant à Monsieur le Commandant Levavasseur d'avoir songé à ouvrir des relations entre vous et moi.La proposition que vous aviez chargée un de vos amis de Marseille de me faire, et celle que vous voulez bien me faire directement sont franchement inadmissibles. En effet, mon contrat avec la Compagnie des Messageries, m'impose l'obligation, non pas de livrer des charbons à ses stations, mais bien d'expédier chaque mois, certaines quantités, des ports d'Angleterre, je ne puis donc m'entendre avec aucune maison, de ces stations, pour acheter et livrer sur la place. Et je pense que cette impossibilité s'étend même à l'avenir - la Compagnie paraissant disposée à continuer ce mode d'approvisionnement.Une autre combinaison pourrait se présenter pour rendre possible des relations que je serais heureux de voir s'établir entre nos maisons.Le gouvernement égyptien, pour les bateaux de sa Marine à vapeur, doit passer des contrats à l'année - si, directement, ou avec d'autres maisons de votre ville, vous arriviez à vous faire adjuger ce contrat, je m'engagerais, pendant un an, à livrer à l'adjudicataire, les quantités et qualités voulues, à un prix ferme, convenu à l'avance, prix qui l'assurant contre les fluctuations de votre marché en charbon ne lui laisserait plus que des chances certaines de bénéfice. Mes prix seraient indiqués, franco sous palan - soit tous frais et droits à la charge de l'acheteur. Et, dans leur chiffre serait comprise la part de bénéfice que je voudrais me réserver dans l'opération.Si cette combinaison vous parait praticable, je recevrai bien volontiers, toute ouverture que vous voudriez me faire dans ce sens.Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations empressées.Hte Worms

1852.01.17.A Hurault de Ligny.Rouen

Origine : Copie de lettres à la presse n°28 - du 27 décembre 1851 au 1er février 1852 - page 152Paris, le 17 janvier 1852Monsieur Hurault de Ligny - RouenMonsieur Chabert, mon agent à Rouen pour mon commerce de charbon, me fait part de votre intention d'appliquer le "Robert Guiscard" à un service régulier entre votre port et celui de Bordeaux.Je viens vous proposer de vous fournir, dans les deux ports, les charbons nécessaires, et suis à même de commencer quand vous le voudrez.J'ai mon agent aussi à Bordeaux, depuis 15 mois, et je fournis le steamer de Rotterdam, les raffineries et autres industries.Voulez-vous bien me donner quelques détails sur votre navire : quand il commencera, quel sera le nombre de voyages par mois, quelle sera la consommation par voyage ?Si, comme je l'espère, nous traitons ensemble, je prendrai mes mesures d'approvisionnement en conséquence des détails que je réclame de vous.Recevez, Monsieur, mes salutations empressées.Hte Worms

1852.01.17.A J.F. Ozou.Marseille

Origine : Copie de lettres à la presse n°28 - du 27 décembre 1851 au 1er février 1852 - page 150Paris, le 17 janvier 1852Monsieur Ozou, MarseilleJe vous confirme ma lettre du 15 courant, et réponds à la votre du 15.Vous avez vu, par la mienne, que M. Delorme m'a répondu. Je lui ai maintenu mes propositions - j'attends sa nouvelle réponse.Mais puisqu'il vous a chargé de la suite de cette affaire, à Marseille, je m'adresse à vous, et vous dis :Vous m'objectez un navire qui, [perdu] à Cardiff ou Swansea, a accepté un fret de F 111- pour Marseille. Vous savez, aussi bien que moi, que cela n'est pas le prix, et ne se représentera pas une fois sur 100.Je vous fais la proposition suivante, qui vous réserve toutes les bonnes chances d'affrètement, sur lesquelles vous paraissez compter et dont moi, je doute très fort. Je vous propose d'accepter mes 3 chargements : "Fils", "Bellone" et "Hector" au prix commun de fret, que M. Delorme paya pour ses autres affrètements. Vos chartes-parties seront ma loi - je ne puis mieux vous dire - et pense que vous n'hésiterez pas à accepter.Quant au charbon, je le laisse à 8/6 - mais c'est tout 1ère qualité, et M. Delorme ne sera pas exposé à des refus d'admission.Pour les déchargements Newcastle, je n'ai rien à en dire. Vous avez, à l'heure qu'il est, terminé avec M. Bravet qui a mes instructions.Par certaines considérations, j'ai du céder à M. Vincent, pour cette année, la fourniture aux Messageries, dans notre port, quoiqu'elle fit partie de mon marché ; les choses changeront dans le cours de cette année, et je pense, comme vous, qu'en 1853, il y aura moyen de tirer parti de ce commerce de charbon. Vous me trouverez tout disposé à vous y faire votre part, si votre concours actuel, et à l'avenir m'est acquit.Je vous félicite de votre nomination comme commissaire du gouvernement au service des paquebots Postes, et de la Compagnie Valéry.Recevez mes salutations sincères.Hte Worms

1852.01.19.De J.F. Ozou.Marseille.Original

Courrier original[Page 1Monsieur Hypte Worms - 46, Laffitte - ParisCourrier composté à Marseille, le 18 janvier 1852 ; à Paris, le 21 janvier 1852.Tampon : L.F. Ozou.Page 2]Marseille, 19 janvier 1852Monsieur Hypte WormsParisJe vous ai écrit hier.Après être parti le 26 décembre de Cardiff et avoir passé le détroit le 8 courant, le "Fils unique" est arrivé hier. Qu'allons-nous faire ?Je n'ai pas vu M. [Bravet] ; mais vous savez les offres de M. Delorme £ 26 les 1 015 K à Toulon.Votre dévoué.L.F. Ozou

1852.01.20.De J.F. Ozou.Marseille.Original

Courrier original[Page 1Monsieur Hypte Worms - 46, Laffitte - ParisCourrier composté à Marseille le 20 janvier 1852 ; à Paris, le 22 janvier 1852.Page 2]Marseille 20 janvier 1852Monsieur Hypte Worms - ParisJe venais de vous écrire lorsque m'est parvenu votre lettre 17 courant. Pour vous prouver tout mon zèle, je me suis décidé à un tour de force, qui d'autant plus me gène, que M. [Bravet] s'y prête peu.Je prends ce qui reste à ces heures à bord de vos navires "Charles" et "Louise" en Newcastle m'obligeant à les décharger pour après-demain ! !Afin de vous éviter surestaries ou mise, si onéreuse, en magasin.Mais je ne sais encore trop comment je vais m'en tirer, car M. [Bravet] n'a pas assez d'action pour obtenir qu'au moins l'un des capitaines accoste le navire, qui doit recevoir les deux. Cependant il ne peut en 1 ou 2 jours aller de l'un à l'autre. Je vais aviser au mieux. La "Louise" n'a plus qu'un jour, sa planche expire demain ! ! !L.F. OzouSi je n'eusse tenu à vous être d'un bon concours, je pouvais obtenir à 22 F 2 navires à l'adresse de M. Vincent. Dont il n'a pas l'emploi, M. [Bravet] vous le dira.7 heures du soir. Lisez l'incluse de Toulon... Voilà qui vient encore augmenter mes embarras. Motif de plus de terminer de la ["Bellonne"] et de l'"Hector", avant que tout cela ne s'embrouille trop.Je le dirai demain à [Bravet]. Dans votre intérêt je voudrais qu'il l'eût déjà fait. Le fera-t-il demain ?

1852.02.02.A Avigdor l'Aîné et Fils.Nice

Origine : Copie de lettres à la presse n°29 - du 1er février 1852 au 18 mars 1852 - page 598Paris, le 2 février 1852Messieurs Avigdor l'Aîné et FilsNiceMessieurs,Votre estimé lettre du 23 expiré est en mon pouvoir.Je suis heureux d'apprendre que votre Sieur Jules Avigdor, présidant le Conseil d'administration du service de bateaux à vapeur, l'Union franco-niçoise, doit présenter, à une des dernières réunions, la lettre d'ouverture que j'ai eu l'honneur de vous adresser pour la fourniture des charbons à ce service.Aujourd'hui, suivant vos désirs, je viens vous indiquer un aperçu de mes prix, tant pour les charbons de Newcastle que de Cardiff.En qualités les plus renommées pour l'usage des bateaux à vapeur, les mêmes que je livre à plusieurs services déjà organisés, notamment celui du Havre à New York, et celui des Messageries nationales sur le Levant, je pourrai facturer comme suit :Charbon Cardiff, rendu à Nice, sous palan - 28 F la tonne de 1 015 k.Charbon Newcastle, rendu à Nice, sous palan - 28 F la tonne de 1 015 k.Charbon Cardiff, rendu à Marseille, le long du bord - 32 F la tonne de 1.000 k.Charbon Newcastle, rendu à Marseille, le long du bord - [12] F la tonne de 1.000 k.Payable comptant, à 15 ou 30 jours, sans escompte.D'autre part, si d'autres renseignements vous étaient nécessaires pour appuyer mes offres auprès du Conseil d'administration, je m'empresserai de vous les fournir sur votre demande.Sur la recommandation de Messieurs Bischoffsheim Goldschmidt, nos amis communs, j'ose espérer, Messieurs, que le chef de votre Maison, Monsieur Jules Avigdor, présentera mes offres sous un point de vue favorable.Je vous rappellerai, en finissant, que la position de mes deux Maisons à Cardiff et à Newcastle me permet de traiter ce genre d'affaires aussi bien que personne, si ce n'est mieux.Veuillez agréer, Messieurs, l'assurance de ma parfaite considération.Hte WormsJe vous ai fixé le prix sous palan à Nice parce que, n'ayant pas d'agent dans votre ville, je ne pourrai vous livrer le long du bord. Il suffira à l'administration de la Compagnie franco-niçoise de louer un emplacement à côté du port où arrivent ses bateaux, dans lequel emplacement, je prendrai l'engagement de mettre, par avance, les quantités charbons nécessaires au service.

1852.02.17.A la Compagnie des usines à gaz de Marseille, Nîmes et Toulon.Lyon

Origine : Copie de lettres à la presse n°29 - du 1er février 1852 au 18 mars 1852 - page 451Paris, le 17 février 1852Messieurs les administrateursDe la Compagnie anonyme des Usines à gaz de Marseille, Nîmes et ToulonLyonJ'ai reçu, en son temps, la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser le 11 juillet dernier.L'époque approchant où vous songez à vos approvisionnements charbon pour les besoins de vos usines, je prends la liberté de rappeler à votre souvenir les offres de services que j'ai eu l'honneur de vous soumettre précédemment.Afin de mieux m'en entendre avec vous, mon intention est de me rendre dans votre ville, vers les premiers jours du mois prochain. Cependant, je [me] mets à votre disposition dès à présent, et j'avancerai l'époque de mon voyage si vous y voyez le moindre intérêt.M. Rosseeuw, de ma Maison, qui a eu l'honneur de vous visiter l'an dernier, arrive d'Angleterre : il a passé des marchés importants, qui m'assurent, de la part des mines principales et les plus réputées, des avantages dont je serai heureux de vous faire profiter, soit en chargeant en Angleterre pour votre compte, soit en vous vendant vos charbons, à forfait, rendus aux ports que vous m'indiqueriez.Pour la question des frets, la plus importante dans ce commerce, je suis en mesure de bien servir les intérêts qui me sont confiés. Ma Maison a son siège à Newcastle même, et le service dans la Méditerranée, que l'administration des Messageries nationales m'a confié de préférence à toute autre maison, m'assure toute préférence pour l'offre des navires.Veuillez bien agréer, Messieurs, l'assurance de ma parfaite considération.Hte Worms

1852.02.18.Aux Messageries nationales.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse n°29 - du 1er février 1852 au 18 mars 1852 - page 419Paris, le 18 février 1852Messieurs les administrateurs de la Compagnie des Messageries nationalesEn villeJ'ai l'honneur de vous exposer que, en vue des livraisons charbons que j'espérais vous faire dans le port de Marseille, j'y avais fait diriger quelques cargaisons charbon de Newcastle et une de Cardiff, ensemble 7 à 800 tonnes.Aujourd'hui, ces charbons sont sans emploi pour moi, et je viens, à titre d'obligeance de votre part, vous prier de vous en charger sans léser les intérêts de votre Compagnie.Dans ce but, je vous propose de, chaque fois que vous ne trouverez pas à faire des achats avantageux de navires en débarquement dans le port de Marseille, recevoir de moi, au fur et à mesure de vos besoins, mes charbons que je vous livrerai, selon l'usage, le long de vos vapeurs, au prix de F 30 les 0/00 k.L'acceptation de ma proposition sera pour moi un véritable service.Agréer, Messieurs, mes salutations empressées.Hte Worms

1852.02.24.Au colonel Schwabe.Londres

Origine : Copie de lettres à la presse n°29 - du 1er février 1852 au 18 mars 1852 - page 325Paris, le 24 février 1852Monsieur le colonel Schwabe - Londres3 Cambridge Street, Hyde Park SquareLe gérant de ma Maison de commerce, à Cardiff, m'a fait part, Monsieur, de votre présence audit Park dans le but d'expérimenter et choisir les charbons qui vous paraîtraient le plus convenables au service de la marine à vapeur de votre Gouvernement.Mon agent m'a fait également part que vous étiez chargé de trouver les navires nécessaires au transport de ces charbons à Cronstadt, mais que peut-être accepteriez-vous, de préférence, un contrat pour livrer les charbons à forfait à destination.Sans avoir l'honneur d'être connu de vous, Monsieur, je prends cependant la liberté de vous soumettre ici mes propositions sommaires. Tout d'abord, je puis vous dire que mes titres à la confiance que je réclame sont ma position de fournisseur de charbons anglais à la Marine du gouvernement français, de fournisseur aux steamers américains ligne du Havre à New York, de fournisseur du service des Postes françaises dans la Méditerranée, soit de 40.000 tonnes que je livre à la Compagnie des Messageries nationales.Enfin l'existence de mes deux Maisons en Angleterre, l'une à Newcastle, l'autre à Cardiff. Enfin, outre tous les renseignements qu'il vous est facile de vous procurer, je vous offre à l'avance toutes garanties que vous pourriez réclamer pour la bonne exécution de mes engagements.En conséquence de ce qui précède, j'ai l'honneur de vous proposer, Monsieur, de passer avec vous contrats pour toutes les quantités et espèces de charbons du sud ou du nord de l'Angleterre, dont peut avoir besoin votre gouvernement, et de les délivrer aux points qui me seraient indiqués, à un prix convenu, invariable, et dans les conditions qui seraient arrêtées à l'avance entre nous.J'aurai l'honneur de vous faire observer que je ne suis pas propriétaire de mines, que je ne vous indique ou recommande aucun charbon et que j'expédierais ceux que votre haute expérience aurait reconnus les meilleurs.Ma proposition première ne peut naturellement embrasser aucun détail de prix ou condition, mais si vous croyez qu'elle mérite d'être prise en considération, M. Rosseeuw, de ma Maison et mon fondé de pouvoir régulier, se rendrait de suite auprès de vous, et aurait l'honneur d'examiner avec vous les conditions d'un pareil contrat.Veuillez agréer, Monsieur le colonel l'assurance de ma parfaite considération.

1852.02.25.Au Chemin de fer de Rouen-Le Havre-Dieppe.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse n°29 - du 1er février 1852 au 18 mars 1852 - page 313Paris, 25 février 1852Messieurs les administrateursdes Chemins de Fer de Rouen, Le Havre et DieppeParisMessieurs,Nous avons l'honneur de vous proposer le transport des houilles que nous aurons à expédier de Dieppe à Rouen et aux divers points compris entre Dieppe et Rouen ainsi qu'à Saint-Pierre, si vous consentez à réduire de F 0,75 le prix du tarif actuellement en vigueur.Ces transports auront lieu par wagons complets de 4.000 kilos au minimum.Le chargement et le déchargement seront opérés par nos soins. La totalité de ces transports ne sera pas moindre de 25.000 tonnes dans le délai d'une année, soit du 1er février 1852 au 1er février 1853.Nous acquitterons le prix ordinaire du tarif, et il nous sera tenu compte de la réduction consentie, aussitôt que l'engagement contracté aura été rempli par nous.Nous vous prions de vouloir bien nous faire connaître si vous êtes disposés à accueillir notre proposition.Recevez...Il reste en outre entendu que, si le nombre de tonnes transportées dans les 12 mois indiqués n'atteignait pas le chiffre voulu de 25.000, vous accepteriez, pour le compléter, le tonnage que nous vous avons donné à transporter en janvier dernier. Seulement les 0,75 ne nous seraient pas bonifiés sur les transports de janvier 1852.[Note manuscrite :] Voir lettre du 12 mars 1852 dans les lettres reçues.

1852.02.26.De Grandin et Jules May.Elbeuf.Original

Courrier original[Page 1Monsieur Hte Worms - 46, Laffitte à ParisCourrier composté à Elbeuf le 26 février 1852 ; ligne du Havre et Paris le 27 février 1852.]Page 2]Elbeuf, 26 février 1852Monsieur Hte Wormsà ParisMon cher oncle,J'ai encore recours à votre obligeance pour négocier au mieux de nos intérêts les 2 valeurs anglaises ci-jointes :£.500traite de la Banque nationale d'Écosse sur celle de l'Union à Londres à 32 [j] du 23 courant n° 494£.500Idem n° 495£ 1.000ensembleJ'ai disposé sur notre caisse, fin courant, F 2.500 of Augte Granvin sur mandat libre. J'espérais avoir le plaisir de vous voir demain, une circonstance imprévue reporte mon voyage à lundi ou mardi.Tout à vousJules May [ou Mary]

1852.02.28.A E. Cavallier.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse n°29 - du 1er février 1852 au 18 mars 1852 - pages 281-278Paris, le 28 février 1852Monsieur E. Cavallier20, rue Royale Saint-Honoré - ParisEn conséquence de nos conversations sur les charbons à vous expédier de Cardiff, Angleterre, à San Francisco, je viens vous énoncer dans la présente lettre les conditions auxquelles j'entends traiter avec vous cette opération.Les charbons, que je vous expédierais, sortiraient des mines de Cardiff (Pays de Galles) ci-après désignées :Aberaman Merthyr ; Powell's Duffryn ; Wood's Merthyr ; Nixon's Merthyr ; Wayne's Merthyr.Ces mines sont les plus réputées. Leurs charbons sont admis en livraison par les cahiers de charges de la Marine anglaise, et je les fournis, au Havre, aux steamers "Humboldt" et "Franklin" et aux Messageries nationales pour le service des postes dans la Méditerranée. Un certificat de la mine et un de la douane Anglaise constateraient l'origine de chaque chargement et le nombre de tonnes embarquées.Ces charbons seraient, selon l'usage, hand picked, triés à la main, avant l'embarquement.Je m'engage à vous vendre lesdits charbons à un prix ferme, invariable, rendus au port de San Francisco de Californie, sans garantie aucune d'époque d'arrivée. Mon engagement envers vous sera rempli quand, par la remise des connaissements, j'aurai prouvé l'expédition mensuelle des quantités convenues entre nous.Ce prix arrêté entre vous et moi, comprendra seulement à ma charge :1° Le coût premier du charbon2° Les assurances maritimes3° Le prix du fret.Une fois le navire arrivé, tous frais et droits quelconques restent à votre charge.Vous aurez à payer, pour moi, aux capitaines, et sans commission ni intérêts à ma charge, les sommes qui leur resteront dues sur le montant de leur fret. Ces sommes par vous payées viendront naturellement en déduction du montant de mes factures.Pour éviter toute erreur, je vous adresserai, avec les connaissements et chartes-parties, le compte du fret dû et les avances faites. Ce compte résumera le solde à payer aux capitaines.Autant qu'il me sera possible, j'assurerai à votre adresse la consignation des navires sous commission en votre faveur de 5% sur le montant du fret.[...] Tous ces détails ainsi réglés, il restera à fixer la question du prix des charbons à San Francisco. Ce prix variera selon le mode de remboursement que vous m'indiquerez - dans les deux hypothèses qui suivent et dont je vous laisse le choix.[...]Aux prix et conditions ci-dessus énoncés, je m'engage à vous expédier, pendant douze mois consécutifs, commençant du jour où j'aurai reçu de vous une réponse définitive, jusqu'à concurrence de 1.500 tonnes environ par mois, soit dix huit mille tonnes en un an, moins si vous le désirez.Je ferai de mon mieux pour échelonner régulièrement les envois par quantités et délais égaux, mais j'aurai la facilité d'anticiper ou reporter d'un mois sur l'autre, de manière en tous cas, à vous avoir expédié 3.000 tonnes en deux mois ou moins dans la proportion de votre demande.Cet engagement envers vous est obligatoire par moi pendant sept mois dès ce jour, c'est-à-dire que le 30 septembre prochain, vous aurez dû me faire connaître votre décision. Si votre réponse ne me parvient que postérieurement au 30 septembre 1852, j'aurai la faculté d'accepter ou de refuser vos demandes.Aux mêmes conditions, dans tous les détails relatés dans ma lettre, mais à des prix différents, je vous expédierais aussi des charbons pour Panama et Acapulco. Mes prix pour ces deux points seraient :1° pour Acapulco - 1ère hypothèse : 82,502° pour Acapulco - 2ème hypothèse : 86,-3° pour Panama 1ère hypothèse : 73,504° pour Panama - 2ème hypothèse : 77,-.Il reste entendu que, en cas de guerre entre la France, l'Angleterre, l'Amérique, je ne serais pas tenu de donner suite aux présents engagements. Je serai également dégagé, dans le cas où le gouvernement anglais viendrait à modifier de nouveau son acte de navigation.Recevez, Monsieur, l'assurance de ma parfaite considération.

1852.03.01.A Howland et Aspinwall.New York

Origine : Copie de lettres à la presse n°29 - du 1er février 1852 au 18 mars 1852 - page 255Paris, le 1er mars 1852Messieurs Howland & Aspinwall - New YorkDes ouvertures vous ont été faites en mon nom pour un contrat de charbons du Pays de Galles, livrables en Californie.Une opération de cette nature présente quelques difficultés d'exécution qu'il faut pouvoir discuter verbalement.Monsieur William Iselin du Havre, mon ami, veut bien se charger de vous faire présenter cette lettre à New York. Elle n'a d'autre but que de vous demander si vous êtes disposés, Messieurs, à accepter un pareil contrat. Dans ce cas, Monsieur Ed. Rosseeuw, de ma Maison, muni de pouvoirs réguliers, se rendrait auprès de vous et discuterait de vive voix avec vous les conditions d'un marché.Les renseignements, que je me suis procuré en Angleterre, m'ont éclairé sur les difficultés d'exécution ; elles sont telles que le prix dont il avait été d'abord question est, de beaucoup, insuffisant. Je ne pourrais pas traiter aujourd'hui à moins de $ 20 à San Francisco et en proportion pour les autres points de l'Océan pacifique.Si vous voyez avantage à traiter à ce prix et pour un marché de 12 mois, Monsieur Rosseeuw sera prêt à partir sitôt votre réponse reçue.Agréer, Messieurs, mes salutations empressées.Hte Worms

1852.03.02.Au ministre de la Marine et des Colonies.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse n°29 - du 1er février 1852 au 18 mars 1852 - page 238Paris, le 2 mars 1852Monsieur le ministre de la Marine et des ColoniesEn villeMonsieur le ministre,En conséquence de la demande qui m'a été faite en votre nom, j'ai l'honneur de vous transmettre mes indications sur le coût des charbons de terre anglais, livrés dans la Méditerranée, l'Adriatique et l'Océan.Je dis indications de prix car je ne puis rien fixer positivement, ignorant les quantités et qualités voulues, et les destinations.Voici cependant un point de départ fixe et qui peut servir de base ; c'est mon marché avec les Messageries nationales, en cours d'exécution depuis le premier octobre dernier.24.000 tonnes charbon Cardiff16.000 tonnes charbon Newcastle40.000 tonnes - prix uniforme 25,75 la tonne anglaise charbon délivré à :CivitavecchiaLe PiréeSmyrneConstantinopleMalteAlexandrieSous palan, sans aucun frais ni droits à ma charge - charbon tel quel, menu compris.Le prix unique, F 25,75, est la commune de prix différents suivant les ports de destination et suivant les quantités et qualités par chaque port.Ces prix varient de F 23,85 à 29,55.Ce qui précède posé et admis comme base, je puis dire que dans les conditions énoncées de livraison, les prix en thèse générale ne dépasseraient pas :F 29 - la tonne anglaise (1 015 k) dans la Méditerranée.F 31 - la tonne anglaise dans l'Adriatique - soit Ancône, Venise et Trieste.Et ces prix peuvent varier sensiblement, en dessous, selon les destinations.Quant aux prix à indiquer pour l'Océan, le champ est trop vaste, et je ne puis rien préciser. Le prix peut varier de 18 à 50 francs la tonne.Les prix ci-dessus indiqués ne sont praticables qu'avec la liberté au fournisseur de prendre tout pavillon pour ses transports.Telles sont, Monsieur le Ministre, les seules indications qu'il m'est possible de fournir, dans la position des choses. Mais toutes explications ou autres renseignements de ma part sont à votre disposition, dès qu'il vous plairait de les requérir. J'ajoute que, comme moyen d'exécution l'existence de ma Maison, Hte Worms, à Cardiff et à Newcastle, me met à même d'agir du jour au lendemain.Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'assurance de ma parfaite considération.Hte Worms

1852.03.06.Au Chemin de fer de Tours à Nantes.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse n°29 - du 1er février 1852 au 18 mars 1852Paris, le 6 mars 1852Messieurs les administrateurs directeurs du Chemin de fer de Tours à NantesParisMessieurs,J'ai l'honneur de vous soumettre, dans la présente lettre, mes prix pour la fourniture à Nantes de trois à cinq mille tonnes charbons anglais à coke, nécessaires à votre exploitation.Sous toutes les conditions de votre cahier des charges, que j'accepte à l'avance, mes prix seront :- par tonne de mille kilogrammes, acquittée de droits de douane :F 24,90 (vingt-quatre francs quatre-vingt-dix centimes) si la livraison a lieu dans le canal parallèle à la gare de Mauves.Ce prix sera diminué de un franc par tonne si la livraison a lieu sur le quai de la Fosse, soit :F 23,90 (vingt-trois francs quatre-vingt-dix centimes).Ces prix s'entendent pour les charbons provenant de la manche de Bristol.Pour les charbons du nord de l'Angleterre, mes prix sont de deux francs plus élevés par mille kilogrammes - soit :F 26,90 (vingt-six francs quatre-vingt-dix centimes), livrant dans le canal.F 25,90 (vingt-cinq francs quatre-vingt-dix centimes), livrant au quai de la Fosse.Veuillez recevoir, Messieurs, l'assurance de ma parfaite considération.N.B. Les propositions de M. Worms ont été modifiées par une lettre du 8 mars 1852 ; le 11 mars M. Worms écrit à Pring qu'il vient de traiter avec ce Chemin de fer pour 3/5.000 tonnes et que cette quantité doublera probablement.

1852.03.11.De J.R. Smith - Hte Worms Cardiff.Extrait

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854Lettre de J.R. Smith de Cardiff - 11 mars 1852Il est une affaire bien plus lucrative que celle-là (contrats pour la côte d'Afrique) à faire...Depuis 15 ou 18 mois on a conduit à Liverpool environ 20 screw-steamers spécialement destinés à porter les marchandises légères et de prix des manufactures de Birmingham et Manchester aux divers ports de la Méditerranée. Ces steamers coulent peu à peu les navires à voile employés dans ce commerce. Le principal dépôt pour charbon est Gibraltar - premier et dernier point - allant et revenant - auquel touchent les steamers : le dépôt se trouve à terre et dans un endroit difficile d'accès, ce qui entraîne à des frais énormes et aussi à une détérioration du charbon. La Compagnie de ces steamers (Anglo and Italian Screw Company) a observé ces désavantages et lorsque Nixon leur a soumis son tender en 1850, la proposition d'établir un dépôt flottant lui fut faite. Il a, à cette suggestion, essayé, dans le temps, d'acheter un vieux hulk estimé à £ 1 800 - il en a offert £ 1.500 et l'a perdu.Il n'y a pas, pense Nixon, de contrat pour la fourniture de charbon à ces steamers, parce qu'avant de s'engager avec quelqu'un, elle veut avoir à sa portée les mêmes facilités que la Compagnie Péninsul[air]e, qui a un dépôt flottant. Si l'on pouvait se munir d'un vieux débris de navire - pour ce purpose - on s'assurerait sans aucun doute la fourniture pour cette Compagnie et l'on se trouverait dans une belle position pour vendre une quantité considérable à d'autres bateaux.

1852.03.12.Au Chemin de fer de Rouen-Le Havre-Dieppe

Origine : Copie de lettres à la presse n°29 - du 1er février 1852 au 18 mars 1852Paris, le 12 mars 1852Messieurs les administrateurs des Chemins de fer de Rouen, Le Havre et DieppeNous avons l'honneur de vous proposer le transport des houilles que nous aurons à expédier de Dieppe à Rouen et à divers points compris entre Dieppe et Rouen ainsi qu'à Saint-Pierre, si vous consentez à réduire de F 0,75 le prix du tarif actuellement en vigueur.Ces transports auront lieu par wagons complets de 4.000 kilos au minimum.Le chargement et le déchargement seront opérés par nos soins.La totalité de ces transports ne sera pas moindre de 25.000 tonnes dans le délai d'une année, soit du 1er février 1852 au 1er février 1853.Toutefois, si nous n'avions pas complété à la fin de janvier 1853, les 25.000 tonnes que nous prenons l'engagement de vous remettre, la réduction de F 0,75 nous sera encore acquise si nous vous justifions vous avoir remis 25.000 tonnes du 1er janvier dernier au 1er février 1853.II est bien entendu que, dans ce cas, nous ne vous réclamerons les 0,75 que sur les quantités remises réellement du 1er février 1852 au 1er février 1853.Nous acquitterons le prix ordinaire du tarif et il nous sera tenu compte de la réduction consentie aussitôt que l'engagement contracté aura été rempli par nous.La présente convention serait, d'ailleurs, purement et simplement résiliée, sans qu'il y ait lieu à aucune indemnité, dans tous les cas où, par des causes imprévues et indépendantes de notre volonté, son exécution se trouverait entravée et définitivement empêchée.Recevez...

1852.03.12.De J.R. Smith - Hte Worms Cardiff.Extrait

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854Lettre de M. Smith de Cardiff du 10 mars 1852Lettre du même du 12 marsII (Nixon) espère que vous ne traiterez pas légèrement la suggestion qu'il fit, relative à l'achat d'une mine. Cette question est d'une haute importance et Nixon croit que votre connexion, "vos relations" nécessitent que vous preniez la position de propriétaire de mine, en Angleterre, et voici une bonne occasion. Nixon ne voulait pas me dire le nom de cette mine, mais je le sais maintenant, et je sais que Powell fournit du charbon provenant de cette mine, lequel passe pour Duffryn. Nixon n'a pas exagéré la qualité de ce charbon plus qu'il n'exagère en rien - c'est une justice à lui rendre. Demandez-lui, par exemple, si son charbon est bon, il répond : " Je pense qu'il vaut les autres dans les expériences faites par le gouvernement, dit-il, les propriétés convenables pour son service ". Voilà tout ce que vous obtiendrez de lui - tandis que, chez la plupart des propriétaires, le leur vaut mieux que celui des autres.Le nom des présents exploiteurs est : Shepherds & Evans. Nixon craint que Powell ne se rende maître de cette affaire.Cette mine vaut, dit Nixon, à peu près £ 24.000 - et il est en position de prendre une moitié.Elle rapporterait £ 3.000 par an dans les conditions d'une exploitation ordinaire. Pour vous, Monsieur, vous pouvez vous figurer les avantages que vous en dériveriez. C'est une importante affaire et digne d'une mûre considération.