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1973.00.00.Recueil d'informations.Janvier à décembre

Ce fichier a été établi par la saisie ou la numérisation de documents conservés chez Worms 1848 et consultables à partir de ce recueil en cliquant sur leurs intitulés (en bleu + soulignement). Les témoignages relatifs à la Banque Worms proviennent le plus souvent du secrétariat général et de la direction de Worms & Cie, d’une part, et d’extraits de livres ou d’études, d’autre part. Rares sont en effet les archives émanant directement de cette société ; la raison en est que la Banque Worms, lors de sa nationalisation en 1982, a repris la totalité de ses dossiers (y compris les plus anciens) et les conserve, depuis, indépendamment de la Maison Worms.

1973.04.12.D'Henry Castellan.A Worms & Cie

Henry Castellan Étude gérée à titre intérimaire par Mad. M. Bernheim-Garnier Marseille, le 12 avril 1973 Worms & Cie 45 bd Haussmann 75009 Paris Messieurs, À la suite de la production que vous nous avez adressée au passif de la SA Les Chantiers & Ateliers de Provence et après avoir demandé à monsieur René Redel, expert-comptable, de faire des pointages précis, il résulte de ceux-ci que votre créance pourrait être présentée à l’acceptation de monsieur le juge-commissaire pour les sommes suivantes : - 141.359,05 F à titre chirographaire - 58.153,39 F à titre privilégié et hypothécaire (limité aux immeubles gagés) Afin d’éviter toutes difficultés ultérieures, je vous prie de bien vouloir m’indiquer si vous êtes d’accord sur les chiffres ci-dessus. Une très prompte réponse m’obligerait, de façon à ce que nous puissions déposer l’état le plus rapidement possible. Veuillez croire, messieurs, à l’assurance de mes meilleurs sentiments. Le syndic intérimaire Signé illisible

1973.07.20.De Bazy Banque Worms.A Raynaud Saupiquet

Paris, le 20 juillet 1973, Mon cher président, Je vous confirme mon entretien téléphonique du 19 juillet. Nous demandons de la façon la plus formelle à être le troisième chef de file du crédit bancaire à court terme à partir du moment où la Société de banque et de participations l’est elle-même aux côtés du Crédit industriel de l’ouest. Je me suis d’ailleurs mis personnel­lement d’accord sur cette position avec M. Gérard de L’Épine, président directeur général de la Société de banque et de participations, avec le­quel je me suis entretenu ce jour. Rien ne s’oppose donc plus à ce que notre demande soit satisfaite et je vous prie de croire, mon cher président, à l'expression de mes sentiments les meilleurs. Pierre Bazy

1973.07.23.De Raynaud Saupiquet.Au directeur du Crédit industriel de l'ouest

Nantes, le 23 juillet 1973, Monsieur le directeur du Crédit industriel de l’ouest Cedex n° 1 44040 Nantes cedex Monsieur le directeur, Pour la ligne de crédit à court terme dont vous êtes le chef de file, nous vous avons dernièrement notifié la nomina­tion de la Société de banque et de participations au titre de co-chef de file. Je vous demande de bien vouloir prendre note de la désignation de la Banque Worms également co-chef de file. Je vous se­rais reconnaissant de bien vouloir avertir la Banque de France de cette dernière disposition. Je vous prie d'agréer, monsieur le directeur, l'expression de mes plus sincères salutations. M. Raynaud

1973.07.24.De Raynaud Saupiquet.A Bazy Banque Worms

Nantes, le 24 juillet 1973, Monsieur Pierre Bazy Directeur général de la Banque Worms 45, boulevard Haussmann 75009 Paris Cher monsieur, Comme suite à notre entretien téléphonique et à votre lettre du 20 juillet, je vous prie de trouver sous ce pli copie de ma lettre de ce jour au Crédit industriel de l'ouest. Ayant eu l’occasion aujourd'hui de faire la connaissance du nouveau directeur de la succursale de la Banque de France, j'en ai profité pour faire la mise au point sur l'erreur qui s'était glissée lors de l’établissement de notre dos­sier de crédit de campagne. Je vous prie de croire, cher monsieur, à l’expression de mes plus sincères salutations. M. Raynaud

1973.08.13.De Worms CMC Nantes.Au service protection de la nature et de l'environnement préfecture Loire Atlantique

Nantes, le 13 août 1973 Service de protection de la nature et de l’environnement Préfecture de Loire-Atlantique 44 - Nantes Messieurs, Installation de propane en vrac – immeuble La Clairière Pornic - 44 À la suite de notre conversation téléphonique de ce jour, nous vous prions de bien vouloir noter que les deux stockages de propane de 1000 kg et 500 kg ont fait, en leur temps, l'objet d’une déclaration de troisième classe puisqu’il s'agissait d’alimentation collective d’immeubles avec distribution par compteurs. Il y a effectivement une opération de revente de propane acheté en vrac et revendu au compteur. Espérant que ces précisions vous apporteront satisfaction, Nous vous prions d'agréer, messieurs, l'expres­sion de nos sentiments distingués. Le directeur A. Chambaud

1973.09.04.De la Compagnie des chargeurs réunis.Au directeur général du service maritime Worms

Paris, le 4 septembre 1973 Monsieur J. Bucquet Directeur général du service maritime Worms 50 boulevard Haussmann 75 – Paris 9e Monsieur le directeur général, Manutention des containers au Havre Comme nous vous l’avons exposé au cours de notre entretien d’hier, nous pensons que l’organisation de la manutention des containers au Havre approche d’un tournant décisif. En effet, les USL ont annoncé leur intention de quitter le quai de l’Atlantique pour le quai de l’Europe et la surface que cette compagnie occupe à côté de nos installations va donner lieu à répartition entre les utilisateurs. Par ailleurs, le Gamac ne sera plus opérateur au quai de l’Europe et par conséquent il n’y aura plus que deux manutentionnaires au quai de l’Atlantique : la CNM et la CMCR. Le problème de la manutention des containers au Havre a donné lieu depuis de longs mois à de multiples échanges de vue entre vous et nous, et si nous avons toujours réticents pour participer au Gamac, c’est en grande partie à cause de votre hostilité et de la perspective d’une entreprise commune à nos deux sociétés. Il nous était par ailleurs impossible de traiter avec la CNM puisque nous étions en concurrence avec elle et en divergence de vue avec son président en tant que manutentionnaire national. Les partenaires de la Somaba se sont refusés à investir dans du matériel pour containers qui ne devait servir qu’à la CMCR dans un avenir immédiat, et c’est donc seuls que nous avons entrepris l’achat des transtainers et des remorques nécessaires pour plus de deux millions, avec l’idée que vous joindriez prochainement vos efforts aux nôtres. Or, tout en investissant tant en hommes qu’en matériel, nous avons continué à passer par la Somaba pour le recrutement des équipes de dockers, si bien que nous avons procuré à celle-ci plus de 37.500 shifts pour la manipulation des containers. Ceci est d’ailleurs conforme aux statuts de la Somaba qui précisent que la société a pour objet « toutes opérations de manutention se rapportant aux transports terrestres, fluviaux et maritimes ». D’ailleurs, la Somaba a été créée sans discrimination catégorielle de marchandises ou de conditionnement pour réaliser le maximum de shifts de façon à optimiser les coûts. Sur ce premier point, nous ne partageons donc absolument pas l’avis que vous avez formulé dans la lettre que vous avez adressée au président de la Somaba en date du 23 juillet. Vous avez estimé que nous n’étions pas susceptibles de satisfaire la Johnson Line, surtout en raison du manque de place. Cette situation va cesser dans quelques semaines et nous vous affirmons que nous aurions pu répondre aux exigences de la Johnson qui jusqu’à présent n’a embarqué que peu de containers, et nous aurions pu bâtir ensemble un accord de répartition des bénéfices escomptés tout aussi favorable que celui obtenu de monsieur Brasseur et dont vous nous avez fait part. Vous nous annoncez maintenant que les AEL dont vous êtes l’Agent général en France, quitteraient le Gamac et confieraient leur manutention à la CNM. Nous ne comprenons pas que vous n’ayez pu au moins demander aux AEL de nous consulter. Par ailleurs, on va aboutir à la situation suivante : des shifts qui auraient dû normalement être procurés par la Somaba, vont lui échapper en plus de ceux de la Johnson. Comment aurait réagi la société Worms si nous avions recruté pour nos containers des dockers en dehors de la Somaba ? La répercussion pécuniaire pour chacun des participants de la Somaba n’aurait pas été négligeable. Que peut-on faire pour dénouer cette situation ? Votre directeur du Havre a demandé au port 5.000 m2 pour la Johnson Line. Nous pensons que toute démarche séparée crée la confusion dans l’esprit des dirigeants du port autonome et nous souhaitons par conséquent que nos représentants locaux se mettent d’accord pour réaliser un front commun en ce qui concerne le quai de l’Atlantique. Il nous serait difficile d’admettre que la surface de la Johnson soit accordée au détriment des aires que nous réclamons. Nous aimerions avoir confirmation que vous êtes toujours décidés à participer à une société ou à un GIE destinés à manipuler les containers au Havre avec emploi d’équipes Somaba. S’il ne vous est pas possible d’orienter les AEL vers une entité de manutention de containers réalisée entre vous et nous, quelle compensation pensez-vous donner à la Somaba pour votre infraction à son esprit et à ses statuts ? Nos sociétés ont jusqu’à présent réaliser suffisamment d’affaires en commun pour nous permettre d’espérer que nous parviendrons à trouver un terrain d’entente en ce qui concerne la manipulation des containers au Havre. Entre le 1er janvier et fin août, nous avons manipulé 9.530 containers. En joignant votre potentiel commercial au nôtre, nous atteignons la taille suffisante pour constituer une force respectable et dépasser le niveau de rentabilité. Traiter par « petits paquets » avec la CNM et séparément de nous, nous semble une voie dangereuse et contraire à l’effort de rassemblement entre les manutentionnaires nationaux poursuivi par le président Labbé. Nous vous prions d’agréer, monsieur le directeur général, l’expression de nos sentiments les plus distingués. Signé P. Raoust