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1917.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence, dans :

  • les copies de lettres à la presse1,
  • les doubles des courriers reçus par le siège, à Paris, entre 1914 et 19182,
  • la correspondance, les notes, rapports, circulaires, accords, traités... (originaux ou duplicatas) émanant de la direction générale de la Maison, des départements maritimes et combustibles, des chantiers de constructions navales du Trait, ainsi que des succursales françaises et étrangères. Les dossiers d'où proviennent ces pièces ont été classés "tels quels" par les services qui les ont produits. Répertoriés par objet et non par date, ils couvrent – ensemble – une période allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1960. Une notice située à la fin du présent article, reproduit le descriptif qui est fait des archives les plus significatives sur les bordereaux d'inventaire,
  • les synthèses réalisées par la Maison et notamment :
    • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
    • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec l'Égypte (1869-1948)", daté du 16 juin 1948.

A ces informations s'ajoutent celles recueillies :

  • auprès des services administratifs : état civil, tribunal de commerce...
  • dans les annuaires et les minutes notariales...
  • dans la presse, les revues professionnelles et les ouvrages d'histoire...

Les documents d'où sont extraits les renseignements rassemblés dans ce recueil sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur l'intitulé de chacun d'eux (en bleu + soulignement).

1+2 Ces corpus n'ont pas fait l'objet d'un dépouillement exhaustif comme cela a été le cas pour les chronos de correspondance datant du 19ème siècle.

1917.01.03.De Worms et Cie Le Havre.Tableau

Détail des importations pendant le 2ème semestre par ports de provenance.

1917.01.05.De Worms et Cie Port-Saïd

Worms & CiePort-Saïd (Égypte)Le 5 janvier 1917Messieurs Worms & Cie - ParisMessieurs,Renchérissement de la vie à Port-Saïd. Les effets économiques de la guerre se font de plus en plus sentir chez nous, et malgré une tarification des vivres, assez mal comprise d'ailleurs, tous les articles d'alimentation, aussi bien ceux importés que les produits indigènes, ont subi une énorme augmentation qui va toujours en s'accroissant. La farine, le pain, la viande, les légumes, les oeufs, le riz, se paient actuellement de 30 à 40% plus cher qu'il y a quelques mois, et la pomme de terre qui valait une petite piastre le kilo avant la guerre, se détaille aujourd'hui à des prix qui ont varié de 0 F 50 à 1 F 30 le kilo suivant l'importance des arrivages. Les petites bourses souffrent tout particulièrement de cette situation, et nos ouvriers indigènes viennent de nous adresser une pétition, demandant une augmentation générale de leurs salaires. Après avoir très sérieusement approfondi la question, nous sommes arrivés à la conclusion qu'il convient de faire quelque chose pour tous ceux de nos salariés, la plupart indigènes, gagnant moins de 150 francs par mois, et nous vous prions de vouloir bien nous autoriser à allouer à cette catégorie de serviteurs une indemnité de cherté de vivres que nous nous proposons de fixer à 10 francs par mois. Ceux de nos ouvriers, matelots, canotiers et garçons de bureau qui seraient ainsi appelés à bénéficier de cette mesure de bienveillance, ont des salaires journaliers ou mensuels correspondant à des sommes variant de 60 à 135 francs par mois, et dans le cas des mieux rétribués, l'indemnité mensuelle de 10 francs (qui leur sera payée séparément) leur permettrait d'établir leur budget mensuel sur un maximum de 145 francs. Cette catégorie de salariés - beaucoup d'entre eux sont de très anciens serviteurs de la Maison - se décompose comme suit :- à Port-Saïd :Atelier : 26Chantier : 24Garçons de bureau et canotiers : 8Électricité : 5Marchandises : 4Total : 67- à Port Tewfik : 14En tout (SE ou O) : 81Cette mesure grèverait ainsi notre budget annuel de F 10 x 12 x 81 = F 9.720. Nous aimerions pouvoir la mettre en vigueur à commencer du mois en cours, et nous vous serons reconnaissants de vouloir bien nous télégraphier votre autorisation. Bien entendu, nous ferons comprendre à tous les bénéficiaires que l'indemnité mensuelle de cherté de vivres n'est qu'une mesure temporaire résultant de l'état de guerre et qu'elle pourra être modifiée ou supprimée dès que nous le jugerons à propos.Veuillez agréer, Messieurs, nos bien sincères salutations.[Signature illisible]

1917.01.09.De Worms et Cie Le Havre.Tableau

Importations de charbons - 2ème semestre 1916 - pour Le Havre

1917.01.10.De Worms et Cie Marseille

Worms & Cie28, rue GrignanMarseille, 10 janvier 1917Messieurs Worms et Cie à ParisMessieurs,Nous avons l'honneur de vous confirmer notre lettre d'hier, et possédons la vôtre du 8 courant qui a eu toute notre attention.Cardiff. Nous avons à vous annoncer l'arrivée, ce matin, du "Linwood" avec une cargaison de 2.055 tonnes Gros Navigation, entièrement destinée à Alais & Camargue.Nous sommes bien aises de l'avis que vous nous donnez que la Maison de Cardiff a bon espoir maintenant que le "Glodale" nous sera conservé. Cette cargaison nous permettra de commencer le mois de février avec un petit stock d'attente de nouveaux arrivages.Newcastle, Swansea, Écosse. Nous attendons vos nouveaux avis sur les affrètements recherchés de ces divers quartiers, pour nos réapprovisionnements en charbons de ces provenances. Charbon à gaz. Nous vous prions d'excuser la bévue commise, et vous remettons inclus, en remplacement, copie de la nouvelle facture que nous adressons ce jour à MM. R. Lesage & Cie, en nous excusant aussi de l'erreur qui a été faite.Hôpital anglais Cap Martin. Nous avons reçu ce matin votre télégramme daté d'hier, 9 courant, 18 h 55 m, nous disant : "Quatrième bureau ministère Guerre a télégraphié Gare Marseille instructions vous laisser expédier charbon Menton cours (?) Cap Martin veuillez faire suite quelques wagons Hôpital très à court. Worms."En suite duquel nous avons pu vous dire après-midi par téléphone, que la gare avait reçu des instructions pour mettre du matériel à notre disposition, et que nous étions d'accord avec elle pour l'expédition d'un wagon tous les jours, de façon à ne pas encombrer l'hôpital par un gros envoi à la fois, et le faciliter pour son camionnage dans ses enlèvements de gare.Nous effectuerons la première reprise de nos expéditions demain, votre télégramme ne nous étant arrivé que ce matin, trop tard pour qu'il nous ait été possible de commander les charrettes nécessaires pour le transport de quai en gare.C. T. Bowring & C°. Ainsi que nous vous l'avons dit, vous pouvez garder la lettre de ces bons amis que nous vous avons envoyée en communication, en ayant conservé une copie par devers nous.Nous vous adressons inclus le duplicata de la réponse que nous avons faite à leur si aimable et chaleureuse lettre.Messageries maritimes. Nous vous remercions de la communication que vous nous faites de votre lettre à cette compagnie relative à la fourniture de charbon de soutes à son "Kouang-Si", à Port-Saïd.Documents. A la fin du premier semestre 1916, vous nous aviez demandé de vous fournir le relevé de nos réceptions de charbons de toutes provenances, durant cette période.Pensant que ce relevé pourrait vous être utile en ce qui concerne le 2ème semestre de 1916, nous avons l'honneur de vous le remettre sous ce pli, en double exemplaire.La quantité totale des charbons que nous avons reçus dans les 6 derniers mois, s'élève à 100.238 tonnes anglaises, donnant en poids Français 101.741.570 kilos.Comptabilité. Nous vous envoyons inclus notre lettre de comptabilité de ce jour.Veuillez agréer, Messieurs, l'assurance de notre considération la plus distinguée.[Signature illisible]PJ. Relevé des cargaisons de combustibles anglais reçues dans les 6 derniers mois de l'année 1916

1917.01.12.De James Burness and Sons.Londres

James Burness & SonsLondon and 3, Bute Crescent - Cardiff138, Leadenhall StreetLondon, 12th January 1917Messrs Worms & Co - ParisDear Sirs,Time chartering & limitation scheme. We beg to acknowledge receipt of your favor of the 9th inst. and note contents.The position seems to have changed today in view of the enclosed notice which appears in our newspapers this morning and which we read to you over the telephone.As regards the "King Idwal", Mr. Raeburn referred this morning to the announcement in the papers and said he feared you would not get authority to take up a British steamer on time charter out he asked us to communicate with Mr. Holmden inasmuch as these matters had now "been transferred to the Board of Trade and Mr. Holmden would assist Mr. Hipwood in that Department.Mr. Holmden told us that late last evening a decision was come to whereby in future the time chartering of all neutral steamers would in all probability be in the hands of one firm of brokers so that there would be no competition as regards rate. It still remains for a scheme to be drawn out to deal with these time chartered boats but he said very plainly that inasmuch as the available tonnage was bound to be very much below the Allies' requirements it meant a shortage of tonnage for the export of coal all round.Further Meetings are being held today & tomorrow and Mr. Holmden said it would probably be Monday before anything definite could be stated as to what would happen but in future there would be one definite authority to go to in connection with all these matters, viz. the Board of Trade.As regards British steamers, both Owners & charterers will require to obtain the approval of the Ship Licensing Committee before talcing up a boat on time charter.Mr. Holraden seems to think the new scheme is likely to develop by giving further power to the Local Committees or at all events being guided by their advice as to the allocation of tonnage, also that the Board of Trade will require assistance here from some of the coal shippers; these details however have not so far been discussed.The "King Idwal" is expected to be discharged at Saint-Louis du Rhone on the 16th inst. and Owners say they ought now to advise the Requisitioning Committee of her position. We intend asking you when next you are through on the telephone whether this is so because unless she is further detained Owners ought to approach the Committee without delay.When seeing Mr. Raeburn this afternoon we put this point to him when he advised that the Owners should approach the Ship Licensing Committee to say we were prepared to take up the boat on your behalf for 6 option 12 months' time charter subject to their permission and in the event of this being withheld to suggest that the application should be put before the Controller of Shipping.A further point that Mr. Holmden mentioned to us is that the insurance on neutral steamers would be "better".P & O C°. We have seen the Chairman and told him that you have gone into your stock of Coal at Marseilles and have come to the conclusion that it will be exhausted by the 5th proximo. We then asked him if he would use his influence with the Authorities to get a ready steamer allocated to you to load a cargo of Welsh Coal for the use of the Company's steamers at that port which he agreed to do and we have left the letter this afternoon with the Secretary to Sir Joseph Maclay at the Admiralty. The Chairman is very anxious about the supply to the "Mongolia" due 27th inst. and another boat due 3rd February; we said we assumed that they would have been taken into your calculations.We are, dear Sirs,Yours truly,James Burness & Sons

1917.01.12.Du ministère de la Marine.Conditions de réquisition

[Transmis par le CCAF le 12 janvier 1917]Marine nationaleService central de l'intendance maritimeRéquisitionEntre la Marine nationale et la...En vertu de l'autorisation contenue dans l'article 73 du décret du 2 août 1877, modifié le 31 juillet 1914, sur les réquisitions de l'autorité maritime, il a été mutuellement convenu ce qui suit, pour les conditions d'exécution de la réquisition et le règlement amiable des indemnités correspondantes.Article premier. - Durée de la réquisition. - La durée de la réquisition sera subordonnée à la volonté de la Marine, qui aura le droit de la faire cesser à un moment quelconque, en donnant toutefois à l'armement un préavis de quinze jours au moins. Sauf accord contraire, la restitution d... navire s'effectuera à...Au point de vue des indemnités à payer à l'armement, la réquisition comptera du jour inclus où le navire, étant dans les conditions légales de bonne navigabilité commerciale, aura été mis à la disposition de la Marine jusqu'au jour exclu où il sera rendu à, l'armement dans les conditions indiquées à l'article 14.En cas de perte du navire, l'indemnité prévue à l'article 9 cessera d'être due à la date des dernières nouvelles et, à défaut de nouvelles, cinq jours après que le navire aura quitté sa dernière escale.Article 2. - Visite du navire et constatations au commencement de la réquisition. - Au début de la réquisition, il sera procédé contradictoirement à l'établissement do l'état descriptif, de l'inventaire et du procès-verbal prévus à l'article 67 du décret du 31 juillet 1914.L'inventaire du matériel, préparé par l'armement, donnera lieu à. un simple récolement, sauf en ce qui concerne le charbon et l'eau douce, dont les existants seront régulièrement constatés pour qu'il en soit tenu compte à l'armement aux cours du jour dans le port, de réquisition.Article 3. - Utilisation du navire pendant la réquisition. - Le navire servira à des transports de troupes, d'animaux et de matériel, qui seront effectués toujours à flot et on sécurité et conformément aux indications de la Marine.Les instructions nécessaires seront données au capitaine :- dans les ports militaires, par le préfet maritime ou son délégué :- aux points d'embarquement ou de débarquement autres que les ports militaires, par le commandant supérieur de la force navale ou son délégué, le commandant du bâtiment destinataire, le commandant de la Marine, l'administrateur de l'inscription maritime ou son représentant ;- dans les ports où aucune autorité maritime ne sera représentée, par le consul.La Marine aura droit à l'entière portée et capacité du navire[1], réserve faite des locaux affectés au logement du personnel du bord et à l'emmagasinage des l'échanges, des approvisionnements et des denrées.L'armement ne pourra embarquer aucun passager, ni aucune marchandise pour son compte.L'embarquement et le débarquement des passagers et des animaux, ainsi que la mise en cale, l'arrimage, la prise en cale et le déchargement du matériel et des charbons de soute seront effectués par les soins de la Marine[2] et sans frais pour l'armement ; mais le navire fournira gratuitement ses mâts de charge, ses treuils et la force motrice[3] pour les actionner ; l'équipage prêtera également l'assistance accoutumée pour ces opérations, dans les conditions de son engagement commercial.Les installations et le matériel de couchage nécessaires au transport des passagers et des animaux seront à la charge de la Marine ; toutefois, ce département bénéficiera gratuitement des installations existant déjà à bord du navire, du matériel de cabine (rideaux, tapis, carafes, verres, etc.) et du matériel de couchage (matelas, traversins, oreillers, couvertures) nécessaires à toutes les installations permanentes pour passagers, ainsi que du matériel de table, d'office et de cuisine pour le service ordinaire de l'équipage et des passagers.Les apparaux, élingues, hardis, bois d'arrimage, tins, défenses, etc., qui seraient nécessaires pour embarquer, saisir et arrimer les cargaisons et que le bord ne posséderait pas, seront fournis par la Marine, mais resteront sa propriété.Le navire pourra être utilisé éventuellement pour des remorquages de bâtiments, la Marine fournissant les remorques et, d'une façon générale, tout le matériel nécessaire pour effectuer ces remorquages. La Marine assumera de même tous les risques afférents à ces opérations.La Marine se réserve le droit do faire effectuer à. bord telles installations .spéciales qu'elle jugera utiles. Les dépenses de toute nature occasionnées par la mise en place et l'entretien de ces installations resteront à sa charge, ainsi que les frais nécessités pour la remise en état du navire avant sa restitution à l'armement.Article 4. - Recrutement de l'état-major et de l'équipage. - L'état-major et les hommes de l'équipage seront recrutés par l'armement. En cas d'impossibilité de porter ou de maintenir au complet le personnel du bord, l'armement devra le faire constater par l'autorité maritime afin que celle-ci puisse prendre toutes les mesures utiles pour compléter l'état-major ou l'équipage.Si la Marine avait des raisons d'être mécontente du capitaine ou du personnel du bord, elle pourrait, après enquête contradictoire, faire débarquer les agents reconnus fautifs.Article 5. - Devoirs du capitaine. - Le capitaine déférera aux ordres de l'autorité maritime pendant toute la durée de la réquisition[4].A son arrivée dans les ports d'embarquement ou de débarquement, il se mettra immédiatement à la disposition des autorités maritimes ou consulaires indiquées à l'article 3.Il effectuera les opérations qui lui seront commandées, ainsi que les traversées, avec toute la diligence possible et, en toutes circonstances, prêtera à la Marine, comme il le prête en temps ordinaire à ses armateurs, sou concours personnel, celui de son équipage, des apparaux et des embarcations du navire.Il veillera à ce que le service soit assuré avec le minimum d'heures supplémentaires.Article 6. - Charges de la Marine. - Incombent à la Marine :1° La fourniture et le paiement du charbon (sauf le charbon de cuisine), de l'eau douce, et, éventuellement, du lest ;2° Le remboursement sur justifications ou le paiement direct des frais de pilotage, de remorquage, de batelage, de quarantaine, ainsi que tous droits ou taxes, quels qu'ils soient, portant sur le navire, les passagers ou la cargaison (animaux et matériel)[5] ;3° Le remboursement sur justifications, ou le paiement direct des dépenses d'embarquement et de débarquement des passagers et des animaux, ainsi que des dépenses de chargement, d'arrimage, de déchargement, de transbordement ou d'allégement de la cargaison (animaux et matériel) ;4° Les dépenses d'achat ou de location, d'entretien et de blanchissage du linge de cabine, de table, de cuisine et d'office ;5° Les dépenses d'achat ou de location et d'entretien du matériel supplémentaire de couchage, de cuisine, de table et d'office non fourni par l'armement (article 3) ;6° La fourniture des médicaments nécessaires aux troupes passagères, ou le remboursement des dépenses correspondantes, si, par accord spécial, la délivrance en est faite par l'armement ;7° La fourniture de la paille de litière et du fourrage nécessaires aux animaux ;8° Les dépenses de nourriture des passagers[6] ;9° La rémunération des heures supplémentaires de l'équipage régulièrement inscrites sur le registre réglementaire ;10° La couverture intégrale des risques de guerre, pendant toute la durée de la réquisition. Dans le cas de pertes sans nouvelles ou chaque fois qu'il sera impossible d'administrer la preuve que la perte est due à un risque de mer, la perte sera déclarée due aux risques de guerre.Article 7. - Charges de l'armement. - Incombent à l'armement :1° Les dépenses d'entretien et de réparation nécessaires pour le maintien du navire (coque et machines) dans les conditions légales de bonne navigabilité commerciale ; seront toutefois à la charge de la Marine, les dépenses de réparations ou de remplacement se rattachant aux risques de guerre ou nécessitées par des détériorations qui seraient le fait de la Marine ou des troupes passagères ; seront également à la charge dé la Marine les dépenses de réparations ou de remplacement relatives à des avaries provenant d'un manque d'entretien occasionné par l'usage intensif du navire et contre lequel le capitaine aura fait des réserves justifiées, tout en exécutant les ordres reçus et maintenus ;2" Les dépenses de gages et de nourriture du capitaine, des Officiers et de l'équipage, sauf les heures supplémentaires ;3° Les dépenses d'objets et de matières consommables nécessaires à tous les services du bord, y compris le charbon des cuisines, et sauf le combustible nécessaire au fonctionnement des machines, l'eau douce et, éventuelle ment, le lest ;4° Le soin d'acquitter, pour le compte de la Marine, les frais de pilotage, de remorquage, de batelage, de quarantaine, ainsi que tous droits ou taxes, quels qu'ils soient, portant sur le navire, les passagers et la cargaison (animaux et matériel), et d'en rapporter les justifications en vue de leur remboursement ;5° Les risques ordinaires de navigation (voir art. 19) ;L'armement devra, en outre, faire procéder aux visites réglementaires du registre de classification auquel le navire est coté, ou, s'il n'est pas coté, aux visites périodiques prévues par la loi du 17 avril 1907. Les réparations consécutives à ces visites seront à la charge de l'armement ou de la Marine suivant les distinctions faites au paragraphe premier ci-dessus.Pour les visites susvisées, ainsi que pour l'exécution des travaux de réparation ou d'entretien du navire, lesquels seront considérés comme travaux intéressant la défense nationale, la Marine s'engage à donner à l'armement toutes facilités possibles, tant au point de vue des moyens que des délais (personnel, cession de travaux, priorités, etc.).Article 8. - Troupes passagères. - Le commandant des troupes passagères pourra, en ce qui concerne ces troupes, présenter directement des observations au capitaine qui devra en tenir compte ou motiver son refus par écrit.Le capitaine devra également se concerter avec le commandant des troupes passagères pour les mesures à prendre en vue de maintenir la situation régulière du navire au point de vue sanitaire. Il obtempérera dans toute la mesure du possible aux demandes des médecins relatives à l'observation de l'hygiène et au traitement des malades et exempts de service.Article 9. - Taux de l'indemnité. - Le taux de l'indemnité journalière de réquisition sera fixée à...Cette indemnité n'est pas exclusive des allocations qui pourraient être dues en application des lois sur la marine marchande sous l'empire desquelles le navire se trouve placé.Dans le cas où, pour une raison quelconque, le capitaine se trouverait dans l'impossibilité de remplir les formalités exigées par la loi pour l'obtention de la prime à la navigation ou de la compensation d'armement (déclarations de douane, obligations postales...), la Marine s'engage à faire viser les pièces nécessaires par son représentant au prochain port sur la déclaration du capitaine ou, séance tenante, par le chef du service destinataire.Article 10. - Suspension de l'indemnité. - Elle aura lieu dans les cas suivants :Premier cas. - En cas de perte de temps pour avarie empêchant le travail du navire pendant un délai de plus de vingt-quatre heures courantes, le paiement de l'indemnité sera suspendu à partir du commencement de l'arrêt, jusqu'à ce que le navire soit de nouveau en bon état pour reprendre son service; et si, à cause de cet arrêt, il doit relâcher dans tout autre port que celui pour lequel il est destiné, les frais de port et de pilotage dans ce port seront supportés par l'armement; mais si le navire est poussé à relâcher dans un port ou dans un mouillage par suite de mauvais temps ou d'un autre accident quelconque au chargement, ou si l'arrêt ou les avaries sont la conséquence de risques de guerre, tout retard ou toute perte de temps sera aux frais et risques de la Marine; il en sera de même si l'avarie provient d'un manque d'entretien occasionné par l'usage intensif du navire et contre lequel le capitaine aura, fait des réserves justifiées, tout en exécutant les ordres reçus et maintenus.Deuxième cas. - Lorsque six mois se seront écoulés depuis la date du dernier passage du navire au bassin pour la peinture, la Marine ou l'armement pourra, en donnant un préavis d'un mois, faire passer le navire au bassin pour le nettoyage et la peinture de la coque et pour la visite des machines et chaudières. Dans ce cas, l'indemnité sera suspendue depuis l'entrée du navire au bassin jusqu'à sa sortie.L'opération sus-indiquée aura lieu aux trais de l'armement dans un port désigné d'un commun accord et autant que possible dans un port de chargement, à condition toutefois qu'il y ait, dans ce port, un bassin disponible pouvant contenir le navire et où ladite opération pourra se faire rapidement et dans de bonnes conditions.Article 11. - Clause de négligence. - Sous réserve de ce qui est dit à l'article 6, § 10°, l'acte de Dieu, les périls de la mer, l'incendie à, bord, dans la coque ou allèges, ou à terre, la baraterie du capitaine ou de l'équipage, les ennemis, les pirates et voleurs, les arrêts ou restrictions des Princes, des dirigeants et du peuple, abordages, échouements et autres accidents de la navigation, même quand ils seront occasionnés par la négligence, défaut ou erreur du jugement du pilote, du capitaine, des matelots ou autres serviteurs des armateurs, seront toujours exceptés de part et d'autre. Le navire ne sera pas responsable de toute perte ou tous dommages provenant de l'explosion ou rupture de chaudières, rupture d'arbre, ou de tout vice propre de machine ou de coque, ne provenant pas du manque de surveillance de la part des armateurs, ou de l'un quelconque d'entre eux ou du gérant ou du porteur de la procuration du navire. Le vapeur aura la faculté de faire escale à tous les ports quel qu'en soit l'ordre, de naviguer sans pilote, de remorquer et assister les navires en détresse et de dévier de sa route dans le but de porter assistance à la vie ou à la propriété d'autrui.Article 12. - Avaries communes. - Les avaries communes seront réglées conformément au code de commerce.Les règlements d'avaries communes ne seront définitifs qu'après approbation du ministre, approbation qui devra intervenir dans h; mois qui suivra la remise du dossier comprenant les conclusions des experts.Article 13. - Assistance et sauvetage. - En cas d'assistance ou de sauvetage, la réquisition ne sera pas interrompue, l'indemnité de réquisition continuera à être due et les frais et dépenses de toute nature découlant de l'opération resteront à la charge de la Marine.A défaut d'entente directe, la rémunération et sa répartition entre les divers intéressés seront fixées par le tribunal, conformément à la loi du 29 avril 1910 ou à la Convention de Bruxelles du 23 septembre 1910 selon que le navire assisté ou sauveté sera de nationalité française ou de nationalité étrangère.Article 14. - Remise du navire. Fin de la réquisition. - La Marine prendra à son compte ou fera exécuter à son compte les travaux et remplacements nécessaires pour remettre le navire et son matériel dans l'état indiqué par l'état descriptif et l'inventaire, sous réserve de l'usure normale. Elle pourra se libérer de cette obligation par un règlement forfaitaire immédiat comprenant le coût estimé des travaux et remplacements, ainsi que le montant de l'indemnité de réquisition pendant le délai jugé nécessaire pour leur exécution.Les travaux et remplacements au compte de la. Marine seront constatés contradictoirement par procès-verbal avec indication de la durée probable totale de l'immobilisation qui eu résultera.L'indemnité de réquisition sera due pendant la durée de la remise en état.A moins que d'un commun accord les travaux de remise en état ne soient différés pour permettre au navire de reprendre sa navigation commerciale, les risques de guerre continueront à être à la charge de la Marine pendant toute la durée de la remise en état du navire, même si celle-ci ne donnait lieu à un règlement forfaitaire.La valeur du charbon et de l'eau douce restant à bord sera remboursée à la Marine au cours du jour dans le port de restitution du navire.Le montant des indemnités de dépréciation anormale qui pourraient être dues à l'armateur en plus de l'indemnité de réquisition sera fixé, sauf accord contraire, suivant la procédure légale prévue par la loi du 3 juillet 1877. Il en sera de même pour le montant de la valeur intégrale due à l'armateur au moment où l'État fera connaître son intention de conserver le navire, si le navire est acquis par l'État, ou au moment où l'armateur cessera d'avoir droit à l'indemnité de réquisition, si le navire périt an service de l'État.Article. 15. - Avances. - Une avance correspondante à trente jours d'indemnité sera payée à l'armement après l'approbation de la présente convention.Cette avance sera reprise sur le dernier paiement à effectuer pour l'indemnité en fin de réquisition. Si le montant de ce paiement était insuffisant pour effectuer la reprise de l'avance, le trop-perçu ferait l'objet d'un ordre de reversement au Trésor.Article 16. - Liquidation des sommes dues à l'armement. - La liquidation des sommes dues à l'armement sera opérée par les soins du service de l'Intendance maritime et l'avance prévue à l'art. 15 sera payée au commencement de la réquisition. L'indemnité prévue à l'art. 9 sera payée mensuellement et à terme échu.Les frais supplémentaires acquittés par l'armement à titre d'avance seront remboursés mensuellement par la Marine, dès que les pièces justificatives les concernant auront été remises par l'armement.La Marine se libérera des sommes dues en exécution de la présente convention en en faisant donner crédit conformément aux dispositions du décret du 20 juin 1910 au compte ouvert au nom de... à la...Ces paiements seront effectués au plus tard dans les soixante jours de la présentation des factures correspondantes, sauf erreur ou omission de pièces justificatives par l'armateur. En cas de contestation sur le montant d'une facture, la somme non contestée fera l'objet d'une liquidation à part, le paiement du reliquat étant réservé jusqu'à ce que la vérification ait été opérée.Si les délais prévus ci-dessus venaient à être dépassés sans que les paiements aient été effectués à l'armateur, la Marine paierait des intérêts moratoires au taux de 5% l'an, à partir de la date du dépôt constaté d'une demande adressée à cet effet par l'armateur au service liquidateur.Article 17. - Application de la loi et du décret sur les réquisitions maritimes. - Toutes les dispositions de la loi du 3 juillet 1877, du décret du 2 août de la même année et de leurs actes modificatifs subséquents restent applicables pour tout ce qui n'est pas prévu à la présente convention.Article 18. - Contentieux. - Toutes les contestations qui pourront surgir à l'occasion de l'exécution de la présente convention seront jugées administrativement par le ministre de la Marine et, en dernier ressort, par le Conseil d'État. Exception n'est faite que pour les contestations relatives à la fixation de l'indemnité de dépréciation anormale en fin de réquisition et à la détermination de la valeur intégrale du navire en cas de perte ou de conservation par l'État (art 14, dernier alinéa) lesquelles seront jugées dans les conditions fixées par la loi du 3 juillet 1877.Pour le règlement des contestations relatives aux avaries provenant des risques ordinaires de navigation, la Marine sera représentée aux expertises ordonnées par les tribunaux en vue de déterminer les causes, la nature et l'importance de ces avaries.Article 19. - Résiliation. - Dans le cas où l'armateur ne trouverait pas d'assureur pour couvrir les risques ordinaires ou si, par suite de la navigation imposée au navire, l'assureur des risques ordinaires dénonçait la police souscrite, l'armateur se réserve le droit de résilier la présente convention en notifiant sans délai à la Marine la situation qui lui est ainsi faite au point de vue des assurances.Dans le cas où une surprime serait exigée par l'assureur des risques ordinaires pour des navigations non prévues par la police, l'armateur aurait le même droit que ci-dessus et dans les mêmes conditions, si la Marine ne consentait pas à lui rembourser cette surprime.L'armateur aura la faculté de résilier la présenté convention à compter du 1er janvier 1918, à condition d'en aviser la. Marine au moins un mois à l'avance.Article 20. - Impression, timbre et enregistrement. - La présente convention ne sera pas imprimée. Elle sera soumise aux formalités du timbre et de l'enregistrement par les soins et aux frais de l'armement.[1] Les règlements concernant l'arrimage, la stabilité et le franc bord minimum seront observés, autant que les nécessités militaires le permettront ; toutes les conséquences résultant de la non observation de ces règlements par la Marine seront à la charge de l'État.[2] La Marine passera directement avec les entrepreneurs de manutentions et les acconiers, les conventions nécessaires pour ces opérations.[3] Le charbon et l'eau douce nécessaires au fonctionnement des treuils seront à la charge de la Marine (article 6).[4] Le capitaine sera admis à formuler des réserves par écrit, dans le cas où ces ordres lui paraîtraient compromettre la sécurité ou le bon entretien du navire.[5] Les dépenses visées aux paragraphes 2° et 3° de l'article 6 seront acquittées directement par la Marine (dans tous les lieux où ce département possédera un service administratif organisé.[6] Le service de la nourriture des passagers fera l'objet d'une convention spéciale passée entre la Marine et l'armement ou un restaurateur.

1917.01.17.De James Burness and Sons.Londres

James Burness & SonsLondon and 3, Bute Crescent - Cardiff138, Leadenhall StreetLondon, 17th January 1917Messrs Worms & Co - ParisDear Sirs,Marseilles. We beg to acknowledge receipt of your favors of the 12th & 13th inst. with reference to time chartering steamers and as regards the "King Idwal" our letter of yesterday will have explained that the Owners have now asked the Admiralty to put her on requisition rather than that they should accept an ore freight home.This afternoon we told you we had just had placed in our hands Messrs Burness, Withy & Co's estimate of a round voyage by the "Chrisomalli Th. Sifneo" to Marseilles & back with ore which we had not had time to examine but their figures showed that the outward freight on the coal would be 174s/4d. Since then we see that these figures are based on 51 days for the round voyage with 15s/- home for the ore; we do not think ourselves it would be safe to base on less than 65 days for the round voyage.We were asked to see Lord Inchcape with reference to the matter when we explained to him that Messrs Furness, Withy & Co. had been time chartering boats, we understood for account of the British Government, which were allocated on their outward voyages between the French & Italian Commissions who in their turn re-allocated them to those firms whose consignees they considered to he most in want of the coal in Prance & Italy, also that Messrs Purness, Withy & Co. arranged to "bring these steamers home with ore for account of the Ministry of Munitions. Lord Inchcape decided that he could not accept the boat on the terms Messrs Purness, Withy & Co. offered and we understand he is endeavouring to make other arrangements for the coaling of any February steamers due at Marseilles after the date up to which you can provide coal, viz. the 7th February; this in order to give further time to go into matters, and one of the Deputy Managers is to see Mr. Lewis of Messrs Furness, Withy & Co. tomorrow as well as the Controller of Shipping at the Admiralty.We are, dear Sirs,Yours truly,James Burness & Sons

1917.01.17.Du directeur des ACSM.Au préfet de la Seine-Inférieure

Le Trait, le 17 janvier 1917 Le directeur des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime (Worms & Cie) À monsieur le préfet de la Seine-Inférieure Monsieur le préfet, Nous avons l’honneur de solliciter de votre haute bienveillance, l’autorisation de construire, en bordure de Seine, au droit de nos terrains du Trait, un appontement provisoire en charpente en bois. Nous joignons à notre demande un plan de cette installation. Cette estacade a pour but de faciliter nos travaux de créations et d’autre part, il a comme destination la réception des approvisionnements nécessaires à nos constructions. Nous désirerions nous servir de cet appontement provisoire pendant une période de deux années au moins. Veuillez agréer, monsieur le préfet, l’assurance de nos sentiments respectueux. Le directeur Signé Achard.

1917.01.26.Du Petit Havre.Article

M. Marie-Joseph Augais, capitaine au long-cours, commandant le steamer "Sephora-Worms", vient d’être nommé maire du port à Rouen. Ce capitaine était depuis quinze ans à la Compagnie Worms où il fit grandement apprécier ses qualités de marin. C’est M. Delaune, capitaine au long cours, qui est désigné pour le remplacer dans le commandement du "Sephora-Worms".

1917.01.30.De Worms et Cie Bordeaux

Worms & Cie7, allées de ChartresBordeaux, le 30 janvier 1917Messieurs Worms & Cie ParisMessieurs,Nous vous accusons réception de votre honorée du 29 courant.Vous nous envoyez le compte de répartition que vous avez établi pour l'exercice 1916, en nous expliquant que les impôts à payer, et qui font l'objet de la réserve spéciale, devront l'être par le siège social à Paris, et qu'il est préférable que cette réserve figure sur vos livres.En conséquence, nous passons les écritures telles que vous nous les indiquez, et vous créditons de F 5.176.748.79, totalité des bénéfices nets.Vous ouvrez sur vos livres, un compte "réserve spéciale" de F 2.915.134.69, pour l'exercice 1916 ; ajoutant que les participants aux résultats de cet exercice conservent tous leurs droits à ce qui pourra rester de cette réserve, au cas où la totalité ne serait pas utilisée.Vous décidez également de garder la réserve spéciale 1915, et nous vous créditons de F 1.200.000, valeur 31 décembre 1915, montant de cette réserve spéciale qui figurait sur nos livres.Conformément à votre lettre du 21 janvier 1916, les participants aux résultats de l'exercice 1915 conservent tous leurs droits à ce qui pourra rester de cette réserve spéciale si la totalité n'en est pas utilisée.Nous sommes donc parfaitement d'accord avec vous. L'écrivain est très sensible aux témoignages de satisfaction que vous lui adressez, et il vous en remercie bien sincèrement.Agréez, Messieurs, nos bien sincères salutations,[Signature illisible]

1917.02.01.Du président de la Chambre de commerce.Oran.Original

Document originalChambre de commerce d'OranLe 1er février 1917Le président de la Chambre de commerceÀ Monsieur Worms - 45, boulevard Haussmann - ParisMonsieur,L'action des sous-marins ennemis se fait sensiblement sentir depuis quelque temps surtout par l'élévation des assurances de guerre dont le taux très élevé pèse lourdement sur les affaires et contribue à aggraver les conditions actuelles de la vie.II est donc du devoir de tous de rechercher les moyens d'atténuer les coups de nos ennemis et de ramener la sécurité relative qui régnait encore il y a quelques mois.Dans cet ordre d'idées nous avons été amenés à constater que la preuve est faite depuis longtemps que nos pertes en navires de commerce du fait des sous-marins ennemis seraient diminuées dans de grandes proportions si nos navires étaient maquillés.Certains diront que les neutres sont coulés comme les autres. Cela est complètement inexact. Ils ne sont pas coulés comme les autres. Ils sont arraisonnés auparavant, ce qui leur permet de se défendre à faible distance et de porter des coups effectifs à l'ennemi.Nous avons fait préparer un topo dont nous vous adressons des exemplaires en vous priant d'en faire l'usage le plus utile à la cause que nous défendons.Veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de ma considération très distinguée.Le président de la Chambre,[Signature illisible.]

1917.02.03.De James Burness and Sons.Londres

James Burness & SonsLondon and 3, Bute Crescent - Cardiff138, Leadenhall StreetLondon, 3rd February 1917Messrs Worms & Co - ParisDear Sirs,Marseilles & Time Chartering. We beg to acknowledge receipt of your favors of the 30th & 31st ultimo the contents of which have our best attention.We sincerely hope that the gentlemen you name to us who now attend the Meetings of the Central Executive Committee may be able to alter the existing state of affairs because, as you rightly point out, Allied steamers (the war risk insurance on which is practically the same as for neutrals) cannot go to the limitation ports at the old rates and the position of course is further accentuated by the recent announcement of unrestricted "U" boat warfare. We understand premiums at Lloyds have further advanced but the market yesterday was irregular; we hope however that in the early days of next week it may steady somewhat.Greek Owners appear to be freely availing themselves of the recent scheme by which their steamers are time chartered by the British Government who cover them for war risk insurance. It is one of these steamers which we hope may be allocated to you for Marseilles inasmuch as with other Greek steamers at a high time chartered rate plus the war risk it would be impossible for you to lay down coal at Marseilles at anything like a reasonable figure. This point we think is fully understood by Mr. Holmden who has alludee to it more than once.Since writing the foregoing we have seen Mr. Holmden to ask him whether Portuguese & Italian steamers are to be considered neutrals; this in view of your charter of the "Figueira". Mr. Holmden says Italian steamers are considered national boats and are on the same basis as French & British steamers but he does not know the position of Portuguese steamers; he is however to ask the question at his Committee Meeting this afternoon.Mr. Holmden asked whether you would be willing to take over a Greek steamer on time charter when we said we feared not if it meant that the time charter rate was in the neighbourhood of 60/-and the war risk had to be done at Lloyds; he said it would probably be one of the "new" boats, the time charter rate being say 35s/-, but the war risk would have to be covered at Lloyds meantime at all events. It appears that they are working at a scheme of insurance for these Greek boats but he is unable to say whether eventually it will be carried through. We promised to put this to you by the first opportunity as Mr. Holmden said he did not wish to get you the offer of a steamer on these terms at the Meeting this afternoon if you could not entertain it. Unfortunately however up to the time of writing you have not been through to us on the telephone.We are, dear Sirs,Yours truly,James Burness & SonsSince writing we were pleased to be able to speak to you twice on the telephone and we have now written Mr. Holmden that you are seriously considering the matter & will be able to reply on Monday morning but that inasmuch as we had not been able to give you the value of the steamer for insurance purposes you were somewhat at a loss in making a rough calculation as to how it would work out; we were also unable to say whether the boat was for 12 months time charter or for the duration of the war. However we have told Mr. Holmden we should like to be able to put a boat before you for very prompt reply with the full range UK/Dunkirk/Sicily.Since speaking to you it has occurred to us that all our appeals to Mr. Holmden have been in relation to Marseilles so we think we should have to explain to that gentleman that you wish in case of need to put her in for other business in connection with the French Government.

1917.02.05.De James Burness and Sons.Londres

James Burness & SonsLondon and 3, Bute Crescent - Cardiff138, Leadenhall StreetLondon, 5th February 1917Messrs Worms & Co - ParisDear Sirs,Marseilles & Time Chartering. We beg to acknowledge receipt of your favors of the 1st & 2nd inst. the contents of which we duly note.We are very pleased to hear that an arrangement has been arrived at to raise considerably the Mediterranean homeward rates as we feel that the rate allowed by the Ministry of Munitions for bringing home ore is quite inadequate in the state of matters which exists today and if the homeward rate is increased we hope it may have the effect of causing tonnage to become available at the increased limitation rates outwards. We have not heard anything official here but Mr. Holmden has several times mentioned the figure of 180s/- out & home as being the only possible one on which time chartered boats could be worked for the round trip.We were much disappointed to have to tell you this afternoon that the letter which we addressed to Mr. Holmden on Saturday informing him you would be glad to have the offer of a time chartered Greek steamer did not reach that gentleman. It was duly delivered by hand to the messenger outside Mr. Hipwood's room at the Board of Trade but we have again sent up to see what has become of it. As the letter did not reach Mr. Holmden he did not bring up the matter at the Committee Meeting which we much regret.We have duly received your two telegrams saying you would accepta Greek steamer on time charter but it must of course he understood that you are at liberty to use the boat for coal cargoes to the Bay ports and not to the Mediterranean; this of course in view of the arrangement which you can make with your Government for the duration of the war.Mr. Newton Dunn has now taken up his duties at the Inter-Allied Chartering Committee and Mr. Holmden referred us to him. We explained to Mr. Dunn shortly your position and as arranged by telephone we are now taking over to him copies of the letters which we have addressed to the various Authorities on your behalf regarding your position at Marseilles. Mr. Dunn has kindly promised to go into the whole matter.We again asked Mr. Holmden whether Portuguese steamers came under the recent increase in the limitation rates when he confessed he did not know; we must try however to find this out elsewhere.We are quite unable to trace what has become of our letter to Mr. Holmden which was delivered at the Board of Trade on Saturday.We are, dear Sirs,James Burness & Sons

1917.02.07.De James Burness and Sons.Londres

James Burness & SonsLondon and 3, Bute Crescent - Cardiff138, Leadenhall StreetLondon, 7th February 1917Messrs Worms & Co - ParisDear Sirs,Marseilles & Time Chartering. We beg to acknowledge receipt of your favor of the 3rd inst. and note what you write in connection with the Greek steamer of 3.500 tons which Mr. Holmden mentioned.We are afraid this steamer has now been allocated elsewhere and negotiations therefore must be commenced "de novo" with Mr. Newton Dunn who has taken over from Mr. Holmden the coal part of the Inter-Allied Chartering Committee's duties.We have seen Mr. Dunn this afternoon when he told us that he was writing us a letter on the subject which however we shall not receive until tomorrow but we believe he is of opinion that it would be almost impossible for the French Commission here to allocate a boat to you for Marseilles and that your best chance is to ask your Bureau des Charbons to allocate a boat to you in Paris. We told Mr. Dunn we felt sure you had endeavoured to have this done but we put it to him that we did not think you had a strong case in asking your Bureau for tonnage to take coal to Marseilles which was to be re-exported there as bunkers in British steamers.Since then we have spoken to Mr. Pyman of the French Commissionwho told us practically the same thing as we heard from Mr. Dunn but unofficially he went on to say he thought you might ask your Authorities to give you one of the time chartered boats, presumably a Greek steamer, which were now being divided between the French & Italian Governments and if you could get them to give instructions that one of these boats should be given to you it would enable Mr. Pyman to hand over the steamer to you.We have made enquiries about 1.000 tons steamers and we are this evening told by a firm of brokers that they have offered to a steamer of about 900 tons cargo 61/- for 12 months' time charter, that for a smaller boat 65/- is offering for 6 months, and that for a boat of about 410 tons d.w. they have a firm bid of 67/6 for 9 months. We must say we cannot understand the position but we think it can only be a question of time before our Authorities find out that these steamers are being fixed at over the Limitation Rate of 52/6.In today's "Times" (page 8) you will find particulars of a new insurance scheme for neutral tonnage and although we think it will be of assistance our information is that the scale is considered to be on too low a basis.We are, dear Sirs,Yours truly,James Burness & Sons

1917.02.13.Ch. A. Rouyer - Worms et Cie Alger

Worms & CieAlger, le 13 février 1917Messieurs Worms & Cie - ParisMessieurs,Nous nous sommes rendus ce matin à une réunion des négociants en charbon provoquée par le président de la Chambre de commerce et à laquelle assistaient les directeurs de la Compagnie du gaz et de l'énergie électrique. Cette réunion a son origine en partie dans un article paru dans la "Dépêche algérienne" de ce matin et que vous trouverez ci-joint, mais le président désirait aussi avoir sur la question du charbon des renseignements pour documenter le vice-président qui part demain en mission pour Paris auprès du gouvernement au sujet des transports.Le président a voulu d'abord éclaircir le point suivant : un des négociants en charbon avait dit au secrétaire de la Chambre de commerce qu'il serait peut-être opportun de réclamer aux autorités le refus de charbon aux navires neutres ne travaillant pas pour le compte des alliés afin de ménager les ressources de charbon au profit de la ville. Sur la question du président ce négociant s'est fait connaître : c'est M. King et sa suggestion était née de ce que M. Legembre lui avait dit qu'on ne pourrait peut-être plus recevoir de charbon avant le mois de juillet.Nous avons fait remarquer que le commerce des charbons à Alger est surtout une industrie de navigation et que la consommation industrielle proprement dite se réduit aux besoins de la Compagnie du gaz et de l'énergie électrique, représentée à la réunion, et, dans une proportion beaucoup moindre, de ceux de M. Altairac. M. Legembre a alors dit qu'il y avait aussi les besoins de l'agriculture (battages), mais nous avons encore objecté qu'ils n'étaient pas de saison et ne représentaient pas un chiffre énorme.Le président, qui s'était en principe montré hostile à demander une limitation des livraisons, a été d'accord avec nous que cette question de refuser du charbon aux neutres visés était une question spéciale qu'il valait mieux ne pas toucher.M. Davies s'était aussi prononcé contre la demande de limitation.Le président a voulu savoir ce que les négociants pensaient de la taxation des frets et tout le monde a été d'accord que c'était à elle que nous devions les difficultés de réapprovisionner notre port puisque les ports neutres situés entre l'Angleterre et l'Algérie peuvent toujours faire mieux que nous. Messieurs Durand, Legembre et Cory prétendent avoir fait d'énergiques mais vains efforts pour trouver des bateaux, la Compagnie du Gaz aussi. Il paraît que l'Énergie électrique s'est adressée au gouverneur général et son siège social à qui de droit à Paris et qu'on leur a répondu de se débrouiller, réponse qui aurait été faite également aux Chemins de fer algériens de l'État. MM. Cory auraient aussi essayé d'affréter un bateau pour l'Énergie électrique et n'y auraient pas réussi.M. Durand a dit que même s'il n'existait pas de taxation il serait impossible d'affréter des bateaux parce qu'il faut pour les affréter, demander une autorisation spécifiant les données des bateaux à affréter et que, en raison du temps nécessaire pour faire cette demande, on était exposé à ne plus trouver le bateau quand on obtenait l'autorisation. Nous avons répondu que c'était là une affaire d'organisation et le président a indiqué que devant cette difficulté les Chemins de fer algériens avaient constitué des agents à Paris et à Londres avec pouvoir de traiter leurs affaires au mieux.Nous avons malheureusement lieu de nous méfier et c'est pour cela que nous nous sommes prononcés contre toute idée de limitation dans les livraisons.Le directeur de l'Énergie électrique aurait bien voulu qu'on lui assure les besoins de son usine, mais personne n'a voulu le faire. Comme le président lui demandait de fournir une note relativement à ses besoins, nous avons exprimé l'idée que si l'on en venait à imposer une restriction pour les satisfaire, il serait juste de les repartir : cela ne nous empêcherait pas par la suite, et si vous le désirez, d'en prendre plus que notre part. On sera en effet toujours heureux de trouver notre charbon.Il nous semble que certains de nos voisins sont sans entrain et nous craignons de nous trouver obligés, à un moment donné, de marcher au détriment de notre clientèle.Veuillez agréer, Messieurs, nos bien sincères salutations.Ch. A. Rouyer

1917.02.16.De Almeric Fitzroy

Extract from order in councilCouncil held at the court at Buckingham palace the 16th day of February, 19176. The following regulation shall be inserted after Regulation 39c:-"39cc. A person shall not without permission in writing from the Shipping Controller, directly or indirectly, and whether on his own behalf or on behalf of or in conjunction with any other person, purchase or enter into or offer to enter into any agreement or any negotiations with a view to an agreement for the purchase of any ship or vessel."If any person acts in contravention of this regulation, or if where any permission of the Shipping Controller has been granted under this regulation subject to any conditions, the person to whom it was granted fails to comply with any such condition, he shall be guilty of an offence against these regulations.Almeric Fitzroy

1917.02.16.De Taylor and Co.Cardiff

W. H.Taylor & C°Exchange BuildingsCardiff, 16 February 1917Dear Sirs,Cardiff Institute of Shipbrokers with reference to our interview with you this morning when we ventured to plead the claims of this institute on your generous support, we have already received donations of 250 guineas from Messrs Hansen Bros, & Messrs Lysberg Ltd, and anticipate equally generous support from other representative firms whom we have yet to see.The proposed institute will be on similar lines to the London Institute, its chief objects being the promotion & protection of interests identified with Shipbrokering, Chartering, & Coal Export generally, as well as the establishment on a sound financial basis of a Benevolent Fund for the assistance of necessitous members.It is proposed to invest the donations in the War Loan as the nucleus of the Benevolent Fund.Counting on your favorable response.We are, Dear Sirs,J. H. Thomas, member of the CommitteeJohn [M. Gleox]

1917.02.17.De Worms et Cie Cardiff

Worms & C°Cardiff, Saturday, 17 February 1917Messrs Worms & C° - ParisDear Sirs,As doubtless you may have heard Shipbrokers in this Port have combined and established what they call "The Cardiff Institute of Shipbrokers", which line has been forced on them by the steady encroachment by London Officialdom and others of their rights and privileges, despite the understandings on which the Limitation Schemes for France and Italy were formed. Officialdom will listen only apparently to corporate representations; thus some such body was obviously necessary. Further, the War locally of late has dealt very hardly with Shipbrokers who have been in the habit of handling British steamers, the bulk of which being on requisition are not available for fixing on the market. The rest have largely been captured by London Shipbrokers, who have got into touch with Owners consequent on the necessity of having somebody there who knows the various officials, and can without delay know whom to approach to arrange the needful permits for any proposed voyages; and thus latter usually carry through the charters to the detriment of the Provincial Broker.Most of these latter work departments for their respective employers and share Brokerages, and thus they suffer severely. Most of those originating the scheme have recently been asking us for advice; hence this coupled with the status of your firm has led to our being approached as per the enclosed circular letter amongst the very first people for practical sympathy. We pointed out that some of the Local Shipowners who have made such fabulous profits, ought to step into the breach, rather than the Merchant Firms who have fared less excellently; and as a matter of fact they are being asked to help, but hesitate to name definite extent, as none of them seemingly wish to start the ball, for fear of being outdone by their neighbours, a pitiable spirit but one rather badly shewn here lately by the"newly rich". Some idea of the aims of those running the scheme is evident by their application for £5.000 of War Loan Stock to create a Benevolent Fund, which we expect will be readily subscribed. Would you please say to what extent you will aid & oblige,Yours very truly,G. W. Moore

1917.02.21.De Coward and Hawksley, Sons and Chance.A James Burness and Sons.Londres

30, Mincing Lane. E.C.London, 21 February 1917Messrs James Burness & Sons138, Leadenhall Street E. C.Dear Sirs,We have considered the question discussed at our yesterday's interview with you.Messrs Worms & Co if they continue to carry on business as a firm, will certainly require to be registered under the recent Act of Parliament, and, in our opinion, the names of all those who are interested in the business, whether as commanditaires or otherwise, must be registered, and their names must appear upon all business letters etc as required by section 18 of the Act.We appreciate the objection that Messrs Worms may have to this procedure and have come to the conclusion that the necessity for it might be avoided by forming a Company in whose name the business here might be carried on. This Company would be registered like any other Company, at Somerset House and the names of the Shareholders would appear but there would be no public announcement of them. Persons who wanted to know the names of the Shareholders in the Company would have the privilege of doing so upon payment of a small fee for the purpose. The result would be that, unless people were really interested in the Company, they would not investigate its membership.If the business were so carried on, it would of course result that the Company would be conducting its business as Agents for Messrs Worms of Paris, and the Act of Parliament would require that the Company should be registered and that the names of Messrs Worms & Co as a firm should also be registered under the Act, but, for this purpose, it would not be necessary to state who were the partners in the firm or give any such particulars, nor would the names of either the members of the Company or the members of the firm appear upon their paper etc. Thus the objection which Messrs Worms take to the appearance on their paper etc. of the names of those who are merely commanditaires in their firm would not arise.The formation of the Company would be attended with some expense, but not, we think, of a prohibitive character. The legal charges in connection with the formation, printing etc. would not we should think be likely to exceed £100. In addition to these there would be stamp duty at the rate of 5s/- per cent: payable to the Government upon the Capital, but we should assume that the capital could be kept within quite narrow limits as the Paris firm could lend to the English Company all such funds as it might from time to time require.Messrs Worms would certainly have an advantage from this from another point of view;- that the risk they would incur in carrying on the business here would be limited to the assets of the Company including its uncalled Capital if any there were.We trust that the above explanation will suffice for your purpose, but, if there be anything upon which you require further information you will, no doubt, let us hear.Yours faithfullyCoward & Hawksley, Sons & ChancePS. It might also be practicable to register a Company as Worms & Cie without limitation of liability and without the necessity of using the word "limited" after the Company's name.

1917.02.21.De Worms et Cie Bordeaux

Relevé des livraisons de charbon faites aux vapeurs de la Maison du Havre, pendant le 2ème semestre 1916Rotation de 12 à 15 jours en moyenne par navires"Château-Palmer" (10 voyages)"Suzanne-et-Marie" (8 voyages)"Château-Yquem" (11 voyages)"Château-Lafite" (11 voyages)"Margaux" (10 voyages)"Hypolite-Worms" (3 voyages)"Thérèse-et-Marie" (7 voyages)"Sauternes" (5 voyages)"Pontet-Canet" (1 voyage)"Michel" (1 passage)Juillet : 12 vapeursAoût : 9 vapeursSeptembre : 11 vapeursOctobre : 14 vapeursNovembre : 10 vapeursDécembre : 10 vapeurs

1917.02.22.De James Burness and Sons.Londres

James Burness & SonsLondon and 3, Bute Crescent - Cardiff138, Leadenhall StreetLondon, 22nd February 1917Messrs Worms & Co - ParisDear Sirs,Registration of business names act. We have duly received your favor of the 17th last, and we thank you for giving us the names of the Partners of your Firm; we shall be glad to know whether we might substitute "Executors" for "Heirs", although we do not know whether this would satisfy the Authorities. There is still a month in which to deal with the matter and we do not know what may transpire in the meantime.With reference to our letter of the 20th inst., we now beg to hand you copy of the letter we have received from Messrs Coward & Hawksley Sons & Chance giving their considered opinion on the subject.You will see however, from the enclosed cutting from today's "Times", it was stated in the House of Commons yesterday that a Bill will be introduced at an early date to make the Act apply to limited companies as well as to firms.We are, dear Sirs, Yours truly,James Burness & Sons

1917.02.26.De Worms et Cie Bordeaux

Worms & Cie Paris26 février 1917NoteExtrait du vote du conseil municipal de la ville de Bordeaux, à la réunion du 24 février, dont le contenu a été télégraphié à M. Briand, président du Conseil :"Ils insistent pour que soit poursuivie, sans arrêt, la réquisition des 1.000 tonnes de charbon, décidée par l'autorité militaire et légalement signifiée le 23 février, par les soins du maire, à une maison d'importation de la place, quantité à prélever sur le stock existant dans ses entrepôts, ceci sans préjudice d'autres réquisitions possibles, sur les stocks disponibles à Bordeaux."Nos soi-disant stocks se composent de 300/400 tonnes de charbon de Cardiff, dans nos magasins de Queyries, qui doivent être livrées, prochainement, aux Chantiers de la Gironde, à Dyle & Bacalan, ainsi qu'à certains industriels de guerre, également 500 tonnes d'anthracite.D'autre part, nous avons 1.100 tonnes de charbon de Cardiff sur nos gabares et nous attendons, prochainement, un bateau sur lequel il y aura 1.000 tonnes, toujours de charbon de Cardiff, mais ces quantités-là doivent servir à faire les fournitures suivantes :Vapeur "Europe", des Chargeurs réunis, 1.100 tonnes.Vapeur "Sequana",de la Compagnie Sud-Atlantique, 1.200 tonnes.Vapeur "Amiral-Latouche-Tréville" des Chargeurs réunis, 600 tonnes.Vapeur "Espagne" de la Compagnie générale transatlantique, 300 tonnes.De plus, nous devons livrer, ces jours-ci, 500 tonnes de charbon de Cardiff à la poudrerie de Saint-Médard et 500 tonnes à la poudrerie de Bergerac, par conséquent, non seulement tout ce que nous avons à Bordeaux n'est pas disponible, mais encore les prochaines 2/3.000 tonnes que nous allons recevoir devront nous aider à faire les livraisons urgentes ci-dessus.

1917.03.06.De Worms et Cie Le Havre.A M. Thoumyre - ministère des Travaux publics

Le Havre, le 6 mars 1917Monsieur ThoumyreDirecteur du Service de la flotte de secoursAu ministère des Travaux publics242, bd Saint-Germain, ParisMonsieur le directeur,Nous avons l'honneur de vous confirmer l'entretien que nous avons eu vendredi dernier 2 courant, avec M. de Vaux, administrateur délégué de la Compagnie française des extraits tinctoriaux & tannants, M. Augustin Normand, administrateur délégué de la société des Chantiers & Ateliers Augustin Normand, et le signataire de la présente lettre, M. René Godet, administrateur délégué des Corderies de la Seine, à l'effet de réclamer pour nos trois maisons, l'attribution d'un navire de la flotte de secours.Nos trois sociétés sont inscrites sur les licences de la Compagnie française des mines de Powell Duffryn, et de la Maison Worms & Cie, pour les quantités suivantes :1er trimestre 1917 : 3.600 tonnes2ème trimestre 1917 : 4.200 tonnesréparties comme suit :1er trimestre :Corderies de la Seine : 1.200 tonnesCompagnie française des extraits tinctoriaux & tannants : 2.200 tonnessur les licences de la Compagnie des mines de Powell DuffrynSociété des Chantiers A. Normand : 600 tonnessur les licences de la Maison Worms2ème trimestre :Corderies de la Seine : 1.800 tonnesCompagnie française des extraits tinctoriaux : 2.200 tonnessur les licences de la Compagnie des mines de PowellSociété des Chantiers A. Normand : 600 tonnessur les licences de la Maison Worms.Or, ces deux fournisseurs, Compagnie française des Mines Powell Duffryn et la Maison Worms, ont cru devoir nous informer qu'ils ne pouvaient nous donner aucune espèce de garantie que les quantités ci-dessus nous seraient livrées, par suite de l'impossibilité où ils sont de trouver les bateaux nécessaires.Il en est résulté que les Corderies de la Seine, par suite de manque de charbon, se sont trouvées arrêtées du 20 février au 5 mars. Elles viennent seulement de recommencer le travail au moyen de 250 tonnes de charbon qui leur feront environ 15 jours. Ces trois Sociétés ci-dessus occupent :Les Corderies de la Seine : 350 ouvriersLa société des Chantiers & Ateliers Normand : 1.100 ouvriersLa Compagnie française des extraits tinctoriaux : 500 ouvriersToutes les trois travaillent pour la Défense nationale : A la construction et à la réparation des navires de guerre, à la fabrication d'obus, à la fabrication de cordages et de câbles destinés aux services de la Guerre, de la Marine et à celle d'extraits tannants pour l'Intendance.L'arrêt de ces usines causerait à la population ouvrière et surtout à la Défense nationale, un préjudice considérable.Nous nous sommes donc cru fondés à nous réunir pour vous demander l'attribution d'un bateau de la flotte de secours, bateau qui serait attribué à la Compagnie française des mines de Powell Duffryn et à la Maison Worms & Cie ou à l'une d'elles seulement au bénéfice de nos maisons et pour un ou deux voyages, suivant que vous en jugeriez la possibilité.Nous vous renouvelons ici cette demande, et nous vous prions d'agréer, Monsieur le directeur, l'assurance de notre considération la plus distinguée.