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1871.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence. Il reprend notamment un important travail d'analyse effectué par la Maison Worms dans les chronos de correspondance – préalablement à la rédaction du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie –, et plus particulièrement, en ce qui concerne l'année 1871, dans :

  • les copies de lettres à la presse du 6 décembre 1870 au 24 janvier 1871 ; du 24 janvier 1871 au 8 mars 1871 ; du 8 mars 1871 au 16 mars 1871 ; du 16 mars / 10 avril 1871 au 4 mai 1871 ; du 4 mai 1871 au 2 juin 1871 ; du 2 juin 1871 au 26 juin 1871 ; du 26 juin 1871 au 19 juillet 1871 ; du 19 juillet 1871 au 14 août 1871 ; du 14 août 1871 au 5 septembre 1871 ; du 5 septembre 1871 au 30 septembre 1871 ; du 30 septembre 1871 au 26 octobre 1871 ; du 26 octobre 1871 au 17 novembre 1871 ; du 17 novembre 1871 au 8 décembre 1871 ; du 8 décembre 1871 au 30 décembre 1871 et du 30 décembre 1871 au 18 janvier 1872,
  • et les doubles du courrier reçu par le siège, à Paris, entre 1875 et 1902.

Dans le cadre de cette étude, la correspondance sélectionnée pour son intérêt historique a été résumée ou reproduite en intégralité ou partiellement sur des fiches manuscrites, qui se comptent par centaines. Les lettres les plus significatives ont été dactylographiées. (Ces copies sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé – en bleu + soulignement.) Ces sources ont en outre été synthétisées et commentées dans les notes suivantes :

  • "Historique de la Maison Worms & Cie (1848-1874)", classé en 1948
  • "Historique de Worms & Cie - 1ère partie (1848-1877)" daté de janvier 1948
  • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale d'Alger (1851-1892)", classé en 1948
  • "Historique charbons (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec la P&O, Burness, Stapledon (1861-1875)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec l'Égypte (1869-1948)", daté du 16 juin 1948

A ce corpus sont joints des extraits de documents originaux conservés par la Maison et des renseignements provenant notamment :

  • des services administratifs : état civil et tribunaux de commerce...
  • des annuaires et études notariales...
  • de la presse, des revues et ouvrages d'histoire...

1 Ces fiches éparses se comptent par centaines. Les courriers qui y ont été résumés ou recopiés datent de la période comprise entre 1842 et le début du 20ème siècle.
2 Cette série représente plus de 3.000 doubles de lettres expédiées entre 1842 et 1874, le plus souvent par Paris.

1871.02.06.Au ministère de la Marine et des Colonies.Paris.Marché.Original

Document originalPort de CherbourgIndication de la fourniture :Charbon de terre en rochesd'origine anglaiseM. H. WormsSoumissionnaireNotifié le 22 février 1871.Le commissaire aux approvisionnements.Signé Le RoyMarine et ColoniesMarchéDe gré à gréDate du marché :6 février 1871Durée du marchéTrois moisLieu de paiementCherbourgLe cautionnement est le même que celui qui était affecté à la garantie de l'exécution du marché du 1er août 1870.Le commissaire aux approvisionnements.Signé Le RoyPour la fourniture de dix mille tonnes de charbons en roches d'origine anglaise, à effectuer à Cherbourg.Je soussigné, H. Worms, demeurant à Paris, 7, rue Scribe, me soumets et m'engage envers Son Excellence M. le Ministre Secrétaire d'État au département de la Marine et des Colonies, stipulant au nom de l'État, à fournir et livrer à mes frais et risques, au département de la Marine et des Colonies, dix mille tonnes de charbon en roches de Cardiff ou de Newcastle à Cherbourg. Cette fourniture sera effectuée aux clauses et conditions suivantes :Article premier.Ces charbons de Cardiff, de l'espèce dite Four Feet, trois fois criblés, seront extraits des mines ci-après indiquées, comprises sur les listes de l'Amirauté anglaise :Corvell's, Duffryn, Fothergill's Aberdare, Wagn's Merthyr, Joseph's Four Feet, Insole Merthyr, Aberdare Merthyr, Trœdyrhiew Merthyr, Sguborwen Merthyr, Cromamann Merthyr, Thomas Merthyr, Nixon's Merthyr.Les charbons de Newcastle devront provenir des mines de Newcastle connues sous les dénominations suivantes : Davison West-Hartley, Bedside West-Hartley, Hasting's West-HartIey, Cowpen West-HartIey, Carrs's West-Hartley, West-Hartley-Main, Buddle's West-Hartley, Londonderry West-Hartley. L'origine en sera constatée par une déclaration de l'agent consulaire de France dans la localité.Ces charbons en roches devront être de fraîche extraction, exempts autant que possible de soufre, de pyrite et de matières étrangères ; ils devront brûler vivement sans se coaguler et sans trop engager les grilles des fourneaux. Il sera accordé une tolérance de douze pour cent de menu. Toute quantité de menu qui excédera cette proportion ne sera pas payée.Art. 2.Les livraisons seront effectuées en totalité, le 1er mai 1874. Ce délai est de rigueur et exclusif de tout délai de tolérance.Art. 3.Le déchargement des navires commencera immédiatement après leur arrivée et la déclaration en douane, à raison de cent quatre-vingts tonnes par jour pour les bâtiments à vapeur et de vingt à quarante tonnes par jour pour les bâtiments à voiles, dimanches et jours fériés exceptés.Ce déchargement aura lieu sous palan. En conséquence le charbon sera livré par le capitaine le long de son bord, sur le quai ou à bord des bâtiments de la Marine. Il devra être déchargé avec toutes les précautions nécessaires pour le briser le moins possible.Le pesage sera opéré contradictoirement par les soins et aux frais de la marine.Art. 4.Les droits de douane resteront au compte de la marine.Art. 5.Les quantités de charbon admises en recette me seront payées au prix de vingt-sept francs quarante centimes par tonne de mille kilogrammes rendue à destination.Ce prix sera passible de la retenue de 3 p. 0/0 au profit de la Caisse des Invalides de la Marine, conformément aux dispositions de l'art. 23 de la loi de finances du 8 juillet 1852.Le paiement de mes livraisons aura lieu à Cherbourg et comme suit, conformément à la dépêche du 3 septembre 1870, savoir :1° moitié à l'avance après production des pièces justificatives d'origine et d'expédition.2° moitié après la recette.Art. 6.Le cautionnement de dix mille francs affecté à la garantie de l'exécution de mon marché du 1er août 1870, restera affecté à la garantie du présent traité.Art. 7.Je supporterai les frais de timbre et d'enregistrement du présent marché, qui sera imprimé également à mes frais et par mes soins à cinquante exemplaires.Art. 8.Je déclare avoir une parfaite connaissance des conditions générales arrêtées par le Ministre, le 30 mars 1847, et je m'engage à m'y conformer en tout ce qui n'est pas contraire aux dispositions qui précèdent.Cherbourg, le 6 février 1871.Le soumissionnaire, par procuration de M. Worms,E. PostelAccepté par les membres de la commission des marchés.Le Commissaire aux approvisionnements,Signé : A. Le Roy.Le Sous-directeur des Constructions navales,Signé : De Robert.Le Commissaire général de la Marine,Signé : De BonVu : L'Inspecteur de la Marine,Signé : Douville.Accepté par le Conseil d'Administration du port de Cherbourg dans sa séance du 21 février 1871.M. le Préfet maritime, usant des pouvoirs qui lui sont conférés par la dépêche du 10 septembre 1870, approuve le marché dont il s'agit, sauf à en rendre compte au Ministre par l'envoi d'un extrait de la présente délibération, du rapport de la Commission et d'une expédition du marché.Les Membres du Conseil,Signé : Brosselin, Alexandre, Véron, Moll, De Bon, Coup-Vent-Desbois, Roze, Gourjon, Inspecteur en chef, et Le Touzé, secrétaire.Pour copie, le secrétaire, signé : I. Le Touzé.Vu : le président, signé : G. Roze.Enregistré à Cherbourg, le 11 mars 1871, F° 107, R°, Ce 6. Reçu deux francs décime trente centimes.Signé : E. CazeauxCertifié conforme à l'original déposé au Commissariat,

1871.03.22.A Henri Goudchaux.Londres.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 16 mars / 10 avril 1871 au 4 mai 1871 22 mars 1871Monsieur Goudchaux à LondresJ'ai vos deux lettres des 20 et 21, et votre visite avec Herring chez Burness ne répond en aucune façon à ce qui pouvait convenir à la maison de Port-Saïd. Je viens de rompre une entente avec Bazin, ce n'est pas pour en conclure une avec des hommes que je connais à peine et qui s'imaginent que, si je viens à eux, c'est que je me trouve embarrassé d'agir seul. Gardons-nous donc de faire quelque chose qui pourrait déplaire à la maison de Port-Saïd et qui, d'après moi, présenterait de grands dangers.Je veux conserver toute ma liberté et travailler seul dans l'intérêt de la maison de Port-Saïd. S'il convient à M. Burness d'utiliser les services de cette maison, je suis tout disposé à le faire, comme de mon côté je ne demande pas mieux de m'adresser à Burness s'il y a convenance en traitant avec les armateurs de leur assurer dans les divers ports des prix auxquels je leur trouverai le charbon. Mais je ne veux pas d'engagement écrit. Si Burness veut me donner des prix aussi avantageux que d'autres vendeurs, je suis disposé à lui donner une préférence, sinon vous devrez vous entendre avec d'autres ou ne pas vous entendre avec aucun et vous borner à travailler uniquement pour Port-Saïd. Il est inutile de perdre votre temps à ces combinaisons. Ne vous laissez pas devancer par les autres. Restez avec Herring et, avec leur appui près des armateurs, faites votre tournée dans les divers ports. Je n'ai pas à vous donner d'autres instructions ; vous savez comment vous devez agir et certainement vous devrez réussir à ramener les armateurs qui nous ont quittés, sans autre motif que l'Agency que nous exigeons et qui était abandonnée par les concurrents. Si, pour rattraper Mac Gregor, vous devez accorder 90 [...], faites-le sans hésitation et, comme cet armateur sait que nous savons travailler, il reviendra à nous d'autant plus volontiers que nous pouvons vendre des services à ses navires que les autres, qui n'ont pas les mêmes facilités, pourraient le faire.A Glasgow, vous étudierez la place et vous verrez s'il est nécessaire de choisir un courtier ou un négociant pour visiter les armateurs et si le moyen est le meilleur pour se les attirer.Ne vous occupez pas des Holloway, j'aurai l'occasion de les voir à Paris et d'examiner s'il y a quelque chose à faire avec eux.

1871.04.26.De Saint-Germain-en-Laye.A Henri Goudchaux.Londres.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 16 mars / 10 avril 1871 au 4 mai 1871Saint-Germain-en-Laye, le 26 avril 1871Monsieur H. Goudchauxà LondresJe vous accuse réception de vos lettres des 20, 21 et 22 courants, que j'ai lues avec beaucoup d'intérêt. J'en adresse une copie à ma Maison de Port-Saïd pour la tenir au courant de toutes vos demandes, dont j'espère un bon résultat pour l'avenir.Nous sommes bien représentés à Liverpool où nous tenons la corde ; je compte que MM. Breeze & Cie réussiront à obtenir pour ma Maison de Port-Saïd les steamers de MM. Th. & I. Harrison qui m'ont déjà donné la consignation du "City of Bruxelles" dont ils ont eu un bon rapport.Nous sommes bien moins placés à Glasgow où les Bazin occupent la place, mais vous avez trouvé en MM. S. & R. Young & Cie des agents très influents auprès des armateurs qui vont se charger des intérêts de ma Maison de Port-Saïd à Glasgow.Vous espérez que, par leur activité et leurs grandes relations, ces Messieurs nous feront regagner par la suite un peu du terrain perdu ; nous en avons besoin.Vous êtes actuellement à Leith où vous vous occupez de rattraper la clientèle de Mac Gregor ; si vous réussissez, comme je l'espère, M. Rosseeuw en sera très heureux.[...]Port-Saïd attache une grande importance à la fourniture de la P. & O. Il faudra donc à votre retour à Londres enlever cette fourniture à 33/- Port-Saïd au lieu de 33/6 que je vous avais indiqué.Recevez mes sincères salutations.

1871.05.00.Screw-steamer Président.Iconographie

Document original

1871.05.03.De Saint-Germain-en-Laye.A Hte Worms Port-Saïd.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 16 mars / 10 avril 1871 au 4 mai 1871Saint-Germain-en-Laye, 3 mai 1871Monsieur Hpte WormsPort-Saïd via Bordeaux[...]Goudchaux. Inclus, je vous remets deux nouvelles lettres de lui vous rendant compte de la fin de son voyage.Vous verrez que Mac Gregor est engagé avec L[...] pour quelque temps encore et qu'il a promis de nous prévenir afin de lui faire des propositions.De l'ensemble des lettres de Goudchaux, il résulte que les Lambert et Metrovich sont mieux placés que nous près des armateurs et que leur clientèle s'accroît pendant que la nôtre décline.Je suis quant à moi décidé à faire des sacrifices pour y arriver. Depuis quelque temps déjà, je pense à m'établir à Malte pour les battre en brèche, car je vois que c'est de là que partent les vapeurs avec les capitaines bien disposés en leur faveur. L'affaire de [...] est venue nous le confirmer. Aussitôt que M. Labosse viendra en France, nous causerons de tout cela et nous verrons d'aviser à ce que nous devons faire pour améliorer votre situation.Recevez....... II [M. Labosse] fera bien à son départ de s'arrêter à Malte et d'y étudier la possibilité de faire une concurrence sérieuse à Smith qui, par ses rapports avec Lambert, nous cause un préjudice sérieux en détournant les capitaines.[...]

1871.05.06.De Saint-Germain-en-Laye.A Henri Goudchaux.Londres.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 4 mai 1871 au 2 juin 1871Saint-Germain-en-Laye, 6 mai 1871Monsieur H. GoudchauxLondresJe vous confirme ma lettre d'hier et reçois les deux vôtres du 4 courant.Louis Merton. J'apprends avec plaisir que vous avez obtenu la consignation de son vapeur "Avon" qui va partir dans quelques jours via canal de Suez. Vous avez dû accorder une commission de 3% à M. John Preston, courtier de M. Merton, et vous espérez qu'il emploiera toute son influence auprès de Ryde et autres armateursGreat Northen Telegraph Cy. MM. Herring & Cie me remettent copie de leur correspondance avec MM. Burness & Sons pour la consignation à ma maison de Port-Saïd des vapeurs "Great Northen" et "Africa" de cette Compagnie.Je pense comme vous que, pour supplanter de Mattos, Burness ont dû sacrifier une partie des 6% de commission que je leur accorde. Je suis heureux que ces vapeurs ne vont pas chez nos concurrents.Donald Currie - Vous avez vu cet armateur qui construit des vapeurs pour le Canal et vous pensez que, lorsque le moment sera venu, il nous donnera la préférence à prix égal.M. Donald Currie vous a chargé de me dire qu'il a à se plaindre de ma maison de Bordeaux et qu'il va peut-être cesser ses relations avec elle. Il désire que vous lisiez la correspondance pour m'en rendre compte. Je vous engage à le faire pour lui faire plaisir et voir de quoi il s'agit.[...]Examinez donc attentivement cette question et tâchez de convaincre M. D. Currie qu'il a tort de se plaindre de ma maison. Quant à moi, je serais personnellement contrarié que ses relations avec Bordeaux vinssent à cesser pour cette affaire car je sais que tout a été fait pour lui donner satisfaction.

1871.05.10.Entre H. Worms et F. Mallet et Cie.Convention.Achat du Président.Original

Document originalEntre les soussignés MM. F. Mallet & Cie, demeurant au Havre, d'une part,et M. Hypolite Worms, demeurant à Paris, d'autre part,il a été convenu et arrêté ce qui suit :Attendu qu'il existe un acte de société en date du 12 mars 1869 entre M. F. Mallet, associé en nom, et MM. Hypolite Worms et Jacques, Séverin, Maclou Hantier, tous deux associés commanditaires ; lequel qui dit acte s'est trouvé depuis lors amendé et complété par un sous-seing en date du 3 mai 1869,Attendu que MM. F. Mallet & Cie et M. Hypolite Worms ont reconnu l'utilité dans l'intérêt commun d'acheter encore un nouveau steamer, ils sont convenus de ce qui suit :MM. F. Mallet & Cie sont autorisés à acheter le steamer français "Président" à la Société des chantiers et ateliers de l'océan, à laquelle il appartient et ce, dans les conditions ci-après indiquées. Le prix d'achat ne devra pas dépasser 270.000 F. Cette acquisition sera faite deux tiers pour M. Hypolite Worms personnellement et un tiers pour la société F. Mallet & Cie. M. Hypolite Worms engage à la première demande de MM. F. Mallet & Cie à leur verser la somme nécessaire pour payer les deux tiers de cette acquisition. Par suite, sur l'acte de francisation M. Worms sera porté comme propriétaire des deux tiers du steamer "Président" et MM. F. Mallet & Cie comme propriétaires d'un tiers, soit dans la proportion de la part de propriété de chacune des deux maisons.Attendu que le steamer "Président" est affrété depuis le 1er janvier dernier par MM. F. Mallet & Cie pour compte de la participation existante entre eux et M. Hypolite Worms ; que par suite ses dépenses et ses recettes viennent déjà se fusionner dans le compte général ; conséquemment, les soussignés ont décidé que la participation du steamer "Président" commencerait à partir du 1er janvier dernier, comme si l'acquisition avait été faite à ladite date ; que toutefois comme les dépenses d'armement doivent être distinctes et ne viendront pas se fusionner dans la masse générale ; que ces dépenses d'armement qui, par le fait, se trouvent comprises dans la location payée à la Société des chantiers et ateliers de l'océan, location qui se trouvera à la charge du compte général de navigation ; les soussignés ont décidé que pour les quatre premiers mois de cette année, janvier, février, mars et avril, le compte d'armement du steamer "Président" serait débité de 1.000 F par mois, soit 4.000 F en tout, au crédit de son compte navigation, les soussignés estimant à ce chiffre les dépenses d'armement du steamer "Président" pendant les quatre premiers mois, dépenses qu'il aurait eues à supporter si l'acquisition avait eu lieu à la date du 1er janvier dernier.MM. F. Mallet & Cie auront la direction générale et complète de ce steamer.Les pouvoirs les plus étendus sont ici donnés par M. Hypolite Worms à MM. F. Mallet & Cie pour les réparations, les travaux et les améliorations qu'ils jugeront convenables de faire au steamer "Président" pendant tout le temps de la participation.MM. F. Mallet & Cie feront chaque année assurer le steamer "Président" pour la somme qu'ils jugeront convenable, le géreront comme s'ils en étaient les propriétaires uniques, lui faisant faire tous les voyages qu'ils jugeront à propos, M. Hypolite Worms ratifiant d'avance tout ce que MM. F. Mallet & Cie croiront devoir faire.En cas de perte dudit steamer pendant la durée de la société F. Mallet & Cie, ces derniers pourront le remplacer sans le consentement de M. Hypolite Worms ; que si ce dernier s'y refuse, la participation du steamer "Président" cessera naturellement du jour de la perte ; que s'il consent à ce que MM. F. Mallet & Cie le remplacent, il est entendu dans ce cas que la participation dudit steamer, interrompue lors de sa perte, recommencera le jour où le nouveau steamer sera prêt à entrer en ligne (dans l'un et l'autre cas, le compte participation sera établi dans les mêmes conditions que celles prévues dans l'acte de société F. Mallet & Cie pour les autres steamers).En cas de perte, que le steamer "Président" soit ou non remplacé, MM. F. Mallet & Cie, sur la somme qu'ils toucheront des assureurs, auront à remettre les deux tiers de ladite somme à M. Hypolite Worms, soit la proportion de son intérêt personnel dans le steamer perdu.De même, si en cas de perte du steamer "Président", M. Hypolite Worms consent à ce que MM. F. Mallet & Cie le remplace par un autre steamer, ce simple consentement de sa part suffira pour que les pouvoirs qui sont ici conférés à MM. F. Mallet & Cie pour l'achat du steamer "Président" leur soient renouvelés et continués pour l'achat du steamer en remplacement, M. Hypolite Worms ratifiant d'avance dans ce cas tout ce que MM. F. Mallet & Cie croiront devoir faire. Il est de plus bien entendu que M. Hypolite Worms aurait alors à rembourser à MM. F. Mallet & Cie les deux tiers du montant de la nouvelle acquisition faite par ces derniers.MM. F. Mallet & Cie choisiront dans chaque port leurs correspondants mais sans être responsables de leur solvabilité vis-à-vis de M. Hypolite Worms de même qu'ils ne sont pas responsables de la solvabilité des assureurs sur corps. MM. F. Mallet & Cie alloueront à leurs correspondants telles commissions qu'ils jugeront nécessaires. Pour les commissions auxquelles auront droit MM. F. Mallet & Cie, les soussignés conviennent qu'elles seront exactement les mêmes que celles perçues pour les autres steamers et s'en réfèrent à cet égard aux paragraphes 15, 17, 18, 19 de l'article 15 de l'acte de société F. Mallet & Cie.Pour les commissions auxquelles aura droit à la maison Hypolite Worms à Bordeaux, toutes les fois que le steamer "Président" ira dans ledit port, les soussignés s'en réfèrent également aux paragraphes 20 et 21 de l'article 15 dudit acte de société.Le compte de participation aura lieu dans les mêmes conditions que celui indiqué dans l'article 15 de l'acte de société F. Mallet & Cie, sauf la modification que l'adjonction du steamer "Président" apportera pour lui comme pour les autres steamers dans la participation du résultat final. Ainsi, à la fin de chaque année, MM. F. Mallet & Cie établiront le compte des steamers "Blanche", "Emma", "Marguerite", "Isabelle", "Lucien", "Séphora", "Gabrielle" et "Président" (ou tous autres achetés en remplacement) ainsi que de ceux affrétés en vue des mêmes services. Il sera ouvert deux comptes à chacun des steamers (sauf pour ceux affrétés qui ne peuvent avoir qu'un compte navigation). Ces comptes seront établis ainsi qu'il est dit aux paragraphes 32, 33, 34, 35 et 36 de l'article 15 de l'acte de société F. Mallet & Cie.Le solde du compte général de navigation, qu'il y ait pertes ou bénéfices, se divisera comme suit : un huitième concernera M. Hte Worms personnellement pour la part lui revenant dans le trafic général par suite du steamer "Emma" qui lui appartient en propre. Les sept autres huitièmes se diviseront comme suit : deux tiers pour M. Hypolite Worms personnellement et un tiers pour M. F. Mallet & Cie, c'est-à-dire dans la proportion d'intérêts de chacune des deux maisons dans les sept autres steamers.Le compte d'"Emma" pour son armement continuera à ne pas être fusionné avec les autres comptes d'armement et sera à la charge de M. Hypolite Worms seul ; de même les dépenses d'armement des sept autres steamers seront supportées deux tiers par M. Hypolite Worms personnellement et un tiers par MM. F. Mallet & Cie.Rien ne sera changé aux paragraphes 38, 39, 40, 41, 42 et 43 de l'article 15 de l'acte de société F. Mallet & Cie et les paragraphes 40, 41,42 et 43 s'appliqueront également aux nouveaux comme aux anciens steamers.MM. F. Mallet & Cie et M. Hypolite Worms conviennent également de ne rien changer aux paragraphes 46, 47, 48 et 49 de l'article 15 dudit acte de société et il est entendu que les conventions qui sont relatées s'appliquent aussi au steamer "Président".À l'expiration de la société F. Mallet & Cie, le steamer préside sera licité publiquement par les soins de MM. F. Mallet & Cie et le produit appartiendra pour les deux tiers à M. Hypolite Worms et pour un tiers à MM. F. Mallet & Cie.En cas de mort de M. F. Mallet, rien ne sera changé aux conventions relatées dans l'article 15 de l'acte de société.En cas de mort de M. Hantier, rien ne sera changé à l'article 18 du même acte.En cas de mort de M. Hypolite Worms, rien ne sera changé aux conventions actuelles ni à l'acte de société F. Mallet & Cie qui continuera à avoir son plein et entier effet en ce qui concerne les héritiers de M. Hypolite Worms, sauf les modifications relatées dans le présent sous-seing et nécessité par l'acquisition du steamer "Président", que celles qui n'avaient point été prévues dans l'acte de société et toutes difficultés entre les parties ou leurs héritiers devront être résolues dans les termes prévus dans ledit acte de société.Toutes les conventions sus relatées dureront aussi longtemps que la société F. Mallet & Cie.Rien n'est changé au dernier paragraphe du sous-seing en date du 3 mai 1869 relativement à la réduction de 2% à percevoir par MM. F. Mallet & Cie sur les frets d'entrée de sortie de Rouen même.Fait en double pour un exemplaire rester entre les mains de chacune des parties.Saint-Germain-en-Laye, le 10 mai 1871F. Mallet & CieHte Worms

1871.06.14.De Hypolite Worms - Hte Worms Port-Saïd.Extrait

Document originalHte Worms Port-SaïdPort-Saïd, 14 juin 1871Compagnie du Canal. Suivant l'opinion de Stapledon que je crois bien renseigné, la situation devient précaire plus que jamais. Le président a échoué en Angleterre dans sa tentative d'emprunt. Le chiffre des recettes de mai et juin est déplorable et depuis quelques jours les échouements dans le Canal deviennent plus fréquents comme aux plus mauvais temps des débuts ; les procès vont pleuvoir de tous côtés ; je vais en avoir pour ma part 2 ou 3 à soutenir contre la Compagnie, cela ne présage rien de bon, et une catastrophe pourrait être prochaine.Coste. Part dimanche prochain pour France. On me répète de nouveau qu'il ne doit pas rester longtemps à Port-Saïd ; encore un an peut-être. Cela vous faciliterait sans doute les négociations que j'indiquais à faire auprès de Cory.Graines de coton. Il résulte d'une conversation entre Stapledon et moi qu'il est tout disposé à s'entendre avec nous pour opérer sur une vaste échelle. Il s'engagerait à me prendre, rendue à Port-Saïd, le long de ses steamers, sous palan, toute quantité quelconque que je pourrais lui livrer à £ 6 ou £ 6/10, la tonne anglaise, et il fournirait les sacs nécessaires. J'ai répondu à ses demi-ouvertures que ces opérations ne commençaient que courant septembre ; que j'avais donc tout le temps de vous consulter et que nous en reparlerions, Stapledon et moi, avant longtemps : que du reste, cette proposition me convenait parfaitement. Voilà une affaire qui me conviendrait sous tous les rapports et cette nouvelle sera très agréable à M. Labosse qui connaît beaucoup mieux que moi, Zagazig, les moyens à employer. Je lui laisse donc le soin de discuter avec vous cette affaire qu'il connaît parfaitement. Veuillez seulement lui rappeler notre procès pendant avec notre transporteur Daubonne, procès qui n'a point fait un pas depuis son départ. Veuillez ajouter aussi que la Compagnie du Canal entrave de plus en plus les moyens de transport par son entremise, à elle, et que nous trouverons là des difficultés à surmonter, mais nous en viendrons à bout si nous nous attendons avec Stapledon."Séphora" ou autre équivalent. M. Labosse vous a déjà sans doute entretenu de mes idées à ce sujet : plus je vais, et surtout depuis que je me suis mêlé des affaires turques, plus je suis convaincu qu'un steamer, portant 5 à 600 tonnes de marchandises, outre son charbon, laisserait des bénéfices considérables au bout de l'année. Bien que le commerce des charbons avec Djeddah nous assurerait les dépenses du steamer et probablement un très beau bénéfice en sus. En outre, nous trouverions à Djeddah et surtout en face, sur la côte d'Abyssinie, une grande quantité de café et autres produits et des bestiaux à vils prix. M. Stapledon approuve tout à fait l'idée d'un steamer faisant un service régulier dans la mer Rouge, et se réserve d'avance de prendre la moitié de café que l'on ferait ramasser. M. Labosse vous dira aussi les idées de magasinage à Suez. Enfin, c'est une affaire à examiner et je lui appelle toute votre attention.Matériel. J'ai acheté à Alexandrie 2 mahonnes, l'une portant environ 130 à 150 tonnes, l'autre 40 à 50 tonnes charbon et un remorqueur qui me coûtera 18.000 F, rendu à Port-Saïd. Le remorqueur porte en outre une citerne à eau douce avec une machine pour élever l'eau dans les navires ; machine mue par la vapeur et pouvant délivrer 30 tonnes d'eau en moins de deux heures. Cela manquait tout à fait à notre port et la vente de l'eau doit d'après mes calculs couvrir les dépenses du remorqueur. Si l'affaire des graines de coton se réalise entre Stapledon et nous, je songe à acheter comme magasins flottants les deux grandes mahonnes de transit que M. Labosse connaît bien et qui portent chacune [270] tonnes. Quand la graine aurait cessé de nous occuper, ces mahonnes me serviraient de magasins à charbon à Suez. On me parle de 10 à 12.000 F chaque mahonne mais cela très vaguement.Hypolite Worms

1871.06.17-18.De Edouard Rosseeuw - Hte Worms Port-Saïd.A Lucien Labosse.Paris.Extrait

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1865-1874Hypolite WormsSuez and Port Saïd Coal DepotEd. Rosseeuw & L. LabossePort Saïd (Égypte) 17/18 juin 1871Monsieur LabosseParis"Affaire turque"Dans ma lettre de ce jour à Monsieur Worms, vous voyez mon opinion bien arrêtée, sur ce point. Je ne veux plus traiter sur de pareilles bases, mais je vous conseille fortement de pousser votre voyage de retour jusqu'à Constantinople ; il y a certainement des affaires à faire pour Djeddah. Jusqu'à présent, elles se traitent au hasard avec toute l'imprévoyance turque et passent par des mains ignobles.Je pense qu'on peut mieux faire et que, appuyé comme vous l'êtes à Constantinople, vous devez réussir et régulariser le gâchis où le gouvernement turc patauge jusqu'à présent.Voici ce que je proposerais et ce que je désire obtenir : vendre et livrer à Djeddah, régulièrement par mois, 1.000 T de charbon ½ Cardiff, ½ Newcastle, sous palan. Tandis que, maintenant, ou on manque de charbon, ou il en arrive trop à la fois, on a payé jusqu'à £ 8 la tonne dans un moment de pénurie.Ashir, l'envoyé turc avec lequel je me débats en ce moment, cherche de tous les côtés à conclure un tel marché régulier, mais jusqu'à présent, je le crois du moins, il n'a pas réussi.Mon ambition serait de vendre à £ 4 la tonne sous palan. Ce prix est très beau, et permettrait au besoin de graisser la patte à qui de droit, sans nous réduire à cette sale extrémité de vendre à faux poids.Tous ces calculs faits un peu bien en l'air laissent une belle marge, soit 12 F 50 par tonne sur le fret de Suez à Djeddah, mais je crois pouvoir affirmer qu'à Constantinople, vous traiteriez facilement à £ 3.10/ au lieu de £ 4. II vous reste maintenant à voir et à refaire les calculs à votre façon.Remarquez que je ne compte rien en notre faveur comme retour de Djeddah à Suez, et certainement nous aurions du fret au retour, sans compter les pèlerins, du moment que nous aurions une ligne régulière bien servie.Je n'ai pas besoin de vous dire qu'à cette opération de charbon se rattacheraient les opérations de la mer Rouge dont nous avons causé souvent ensemble, je supprime donc les détails. Dites à Monsieur Worms que ce serait en petit le commencement de la réalisation de l'opération de l'Yemen projetée avec Gustave Crémieux.

1871.06.17-18.De Edouard Rosseeuw - Hte Worms Port-Saïd.Extrait

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1865-1874Hypolite WormsSuez and Port Saïd Coal DepotEd. Rosseeuw & L. LabossePort Saïd (Égypte) 17/18 juin 1871- Holt -Je suis enchanté de votre bonne entrevue avec lui, j'en fais part à Monsieur Stapledon, et nous paraissons les meilleurs amis du monde.Si, à ce client important avec ses amis, Rathbone et autres, nous pouvons ajouter partie des steamers des Harrisson, et rattraper Mac Gregor, je nous estimerai déjà fort heureux, surtout si nous conservons la Marine et reprenons la Compagnie I.S. Appuyés sur ces bases, nous aurions déjà beaucoup à faire et le reste viendrait peu à peu.Nous comprenons, vous et moi, notre côté faible. Les capitaines doivent, sans aucun doute, même sans parler de "Back-chiches", préférer la bonne réception anglaise de Mitrovich à la nôtre. Le temps seul pourra remédier à cela.Je lis avec plaisir tout ce que vous me dites de Goudchaux. Il a bien fait d'installer un agent à Glasgow ; c'est un grand centre d'armateurs de steamers.- Malte -C'est une question très délicate, très difficile. Ne vous engagez pas trop vite avec Burness, à moins d'y trouver des avantages certains et immédiatsJe viens de causer de nouveau avec Stapledon ; personnellement, il est opposé à Malte, et il me dit que Monsieur Holt a donné à ses capitaines instruction de ne faire de charbon à Malte qu'en cas d'absolue nécessité. Ne nous pressons donc pas trop.[...]Steamer "Séphora"ou autre.Dans ma lettre particulière à Monsieur Labosse, incluse, j'entre dans tous les détails relatifs à cette affaire.Vous me dites que vous ne voulez faire aucune ouverture avant d'avoir reçu ma demande positive. Je pense que ce mot ouverture s'applique à Monsieur Mallet.Quoi qu'il en soit, je ne puis aujourd'hui vous adresser aucune demande positive ; je dois agir avec prudence. Mais pour être prêt quand le moment très probable sera venu, je vous prie de faire dès à présent les ouvertures dont vous me parlez et de me répondre aux deux questions suivantes :1° Si dans un délai de, disons, 1 à 3 mois, je vous demande de m'expédier le s/s "Séphora" pour rester ici à ma disposition ; êtes-vous décidé à l'avance, à me l'adresser ?2° A quelles conditions me louerez-vous ce navire par mois, tous frais d'entretien, nourriture de l'équipage, assurances [...] à votre charge.Moi n'ayant à payer que le charbon, droits de port, pilotage à [...], usant en un mot du navire comme chose à moi appartenant, et vous me donnant tous vos droits d'armateur sur le capitaine et l'équipage ?En me répondant, je vous prie de me fixer exactement la consommation de charbon par 24 heures et de me fournir le plus de renseignements possibles sur l'accastillage du navire.

1871.06.29.A Edouard Rosseeuw - Hte Worms Port-Saïd

Origine : Copie de lettres à la presse du 26 juin 1871 au 19 juillet 1871 29 juin 1871Monsieur Ed. RosseeuwPort-Saïd Vous savez que depuis déjà pas mal de temps nous avons de bons rapports avec MM. James Burness & Sons, une maison de Londres très honorable, qui nous procure la consignation d'un certain nombre de vapeurs. Ces Messieurs ont des dépôts à Gibraltar, Malte, Aden, Pointe de Galles et Singapour et, par cela même qu'ils peuvent offrir aux armateurs une suite continue de dépôts entre l'Angleterre et les Indes, se trouvent placés dans une position très avantageuse. MM. Burness, désireux d'ajouter Port-Saïd à leur liste, nous avaient déjà fait des ouvertures pour faire un arrangement avec eux, et dans le but de profiter des avantages de leur position, nous les avions écoutées, mais les conditions n'étant pas admissibles, on arriva à aucun résultat. Aujourd'hui voici ce que m'écrivent MM. Herring dans une lettre particulière :« J'ai eu une longue discussion avec MM. Burness au sujet de l'agence de charbon à Port-Saïd, et d'après certaines remarques qu'ils ont laissé tomber dans le cours de la conversation, j'en suis arrivé à la conclusion que le présent statu quo ne durera pas beaucoup plus longtemps. C'est par conséquent à M. Worms de considérer promptement la question de savoir s'il fera un arrangement avec eux ou s'il les laissera en faire un avec Wills Manche & Cie. Je n'ai pas besoin de vous dire que je penche fortement pour la première alternative, mais je ne désire pas que mes vues aient trop de poids car je peux me tromper dans la croyance que j'ai qu'une ligne continue a un avantage énorme sur une concurrente qui n'a qu'une seule station. MM. Burness proposent que M. Worms leur paie 6 d par tonne sur tous les charbons vendus aux vapeurs anglais et sur ceux des pavillons étrangers qui seraient amenés par leur influence. Sur cela, ils paieraient à Breeze & Cie (qui sont aussi leurs agents) l'agence de Liverpool en entier. Ils paieraient de plus aux courtiers et contracteurs, et nous donneraient un tiers du net qui leur resterait. Ce ne serait peut-être pas l'équivalent de nos profits actuels, mais, malgré cela, nous préférerions cet arrangement s'il donnait à M. Worms de meilleurs résultats pour sa mise de fonds à Port-Saïd, et vous pouvez par conséquent tenir la proposition de MM. Burness comme ayant notre approbation si elle a celle de M. Worms sous d'autres rapports. En un mot, M. Worms n'a qu'à considérer ses propres intérêts dans l'affaire, MM. Burness ayant pourvu à tous les autres. »Cette proposition me conviendrait d'autant plus qu'elle m'est transmise par Herring eux-mêmes et que leurs intérêts n'y sont pas complètement sacrifiés. Veuillez la considérer en songeant que Burness est une Maison très bien posée, ayant déjà par ses autres dépôts des rapports avec les armateurs, ayant son bureau tout organisé pour ces affaires et que son concours pourrait nous être très avantageux et dites-moi si vous pensez que je doive l'accepter. En attendant j'écris à Herring que pour moi elle me sourit, mais que je vous consulte. Hpte Worms

1871.08.03.De Geo et A. Herring et Cie.Londres.Extrait

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1865-1874Annexée à la lettre à Hte Worms Port-Saïd du 3 août 1871.Extrait d'une lettre de MM. Geo & A. Herring & C° - LondonEn date du 3 août 1871Port-Saïd - The proposed arrangement with MM. Burness & Sons being somewhat disjointed, we have embodied thé whole matter in a letter to them, of which we send you a copy, and we doubt not they willl now reply to your letter of the 22 of July. We were very much pleased so learn from them this afternoon that they had succeed in getting the coaling of Mrs Greens' "Viceroy" and that, according to present arrangements largest supplies will be taken at Port-Said. This being the first steamer of a very important line, the consignment may lead to a good business, and therefore very satisfactory. In the struggle for the "Viceroy", which was, you may well supppose, a very severe one, we gave Mrs Burness all the assistance in our power.London, 3 August 1871Mrs James Burness & Sons - Leadanhall StreetDear Sirs,On the 28th of June last, you expressed your willingness to cooperate with our mutual friend, Mr Hte Worms, by the introduction of his Port-Saïd & Suez agencies into your general list of stations, and on the following conditions.1 - That you should be paid a commission of six pence per ton of all coals supplied by him to English steamers at Port-Said or Suez, and to steamers of foreignflag influeved to his address by you.2 - That MM. S. Breeze & C° should be allowed by you a commission of six pence per ton, on all their Liverpool business as heretofore.3 - That the above mentioned commission of six pence per ton paid to you, after deducting commission paid to MM. S. Breeze & C° or other, should be divided between you and ourselves, in the proportion of two thirds to you, and one third to us.These conditions we submitted the same day to Mr Worms through Mr Henri Goudchaux, expressing our entire concurrence in them, and our belief, that the proposed change, would prove beneficial to his interest.There is no arrangement other than the foregoing to which Mr Worms could have referred when he wrote to you on the 22nd ult as follow :I have much pleasure to inform you that my house at Port-Saïd accept the arrangements to be made between us as mentioned by our mutual friends Mrs Geo & A. Herring & Cie.The second condition being a matter entirely between you and Mrs Breeze & C° is open, of course, to any modification that you and they may agree upon, and our participation in the third condition is, as you are aware, quite satisfactory to us.As regarde the suggestions of Mr Worms' Port-Saïd house or any other matter of details, we beg you will correspond with Mr Worms direct, and meanwhile, assuring you of our hearty cooperation.[...]

1871.08.17-18.A Edouard Rosseeuw - Hte Worms Port-Saïd.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 14 août 1871 au 5 septembre 187117/18 août 1871Monsieur Ed. RosseeuwPort-Saïd[...]Compagnie du Canal. Nous ne devons pas trop nous décourager pour un moment de stagnation qui, même d'après vous, semble affecter vos voisins aussi bien que nous. Le Canal éprouve des difficultés en ce moment ; malgré cela j'ai, avec beaucoup d'autres, bonne espérance dans le succès final de l'entreprise. Le matériel de la navigation à vapeur pour les Indes, la Chine et le Japon se transforme. En Angleterre, dans ce moment, on construit à grands frais des steamers adaptés aux besoins de ce commerce lointain. Les gens qui les font construire sont au courant de ce trafic et des immenses ressources qu'il offre dans le présent aussi bien que des développements dont il est susceptible dans l'avenir ; ils ont pour les guider l'expérience du Canal en opération et des facilités qu'il peut donner. En un mot ce sont des gens d'affaires qui agissent avec connaissance de cause et doivent savoir le parti qu'ils peuvent tirer de la nouvelle voie de communication que de si grands intérêts ne laisseront jamais fermer.La Compagnie a besoin d'emprunter F 20.000.000 depuis quinze jours. Je suis en négociation avec Sir Edward Watkin et des capitalistes anglais pour lui procurer cette somme, je ne sais pas si je pourrai y réussir.Ce Sir Edward Watkin est le M. Watkin que vous avez vu ici venir me proposer d'établir la maison de Grimsby et construire à Hull les steamers qui ont fait la Compagnie Anglo-French.[...]

1871.08.29.A F.Mallet et Cie.Le Havre.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 14 août 1871 au 5 septembre 187129 août 1871Messieurs F. Mallet & CieLe Havre[...]"Henri IV". Je crois savoir que la maison à Port-Saïd à qui ce vapeur sera consigné est la maison Wills Manché & Cie, agent de la Compagnie Powell Duffryn. Je connais la préférence de MM. Quesnal pour ce charbon mais, cependant, je vous serai obligé de leur faire savoir que je regrette, non pas tant de perdre moi-même la consignation de ce navire, mais d'en voir charger ces Messieurs et voici pourquoi.Il y a quelque temps une maison de Hambourg a expédié par le Canal un vapeur nouvellement construit qu'elle a baptisé le "Sedan" et qui est orné d'un aigle immense décapité. Le capitaine s'est adressé à ma maison qui a refusé catégoriquement de lui prêter son concours. La seule maison française en dehors de la mienne, celle de MM. Bazin & Cie, a fait la même réponse et en désespoir de cause le capitaine s'est adressé à MM. Wills Manche & Cie qui se sont empressés de se mettre à sa disposition.Dans ces circonstances et lorsqu'il passe si peu de navires français par le Canal, je regretterai infiniment, comme le feront ma maison et tous les Français de Port-Saïd, de voir le "Henri IV" consigner à MM. Wills Manché & Cie, dans le bureau de qui le capitaine pourra peut-être se trouver avec celui du second vapeur des mêmes armateurs, appelé le "Metz".Je préférerai certainement, si je ne puis l'avoir moi-même, le voir consigner à MM. Bazin & Cie dont la concurrence est cependant beaucoup plus vive que celle de Wills Manché & Cie.[...]