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1869.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence.
Il reprend notamment un important travail d'analyse effectué par la Maison dans les chronos de correspondance – préalablement à la rédaction du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie –, et plus particulièrement, en ce qui concerne l'année 1860, dans :

  • les copies de lettres à la presse du 21 décembre 1868 au 18 janvier 1869 ; du 18 janvier 1869 au 13 février 1869 ; du 13 février 1869 au 10 mars 1869 ; du 10 mars 1869 au 7 avril 1869 ; du 7 avril 1869 au 1er mai 1869 ; du 1er mai 1869 au 29 mai 1869 ; du 29 mai 1869 au 26 juin 1869 ; du 26 juin 1869 au 22 juillet 1869 ; du 22 juillet 1869 au 17 août 1869 ; du 17 août 1869 au 16 septembre 1869 ; du 16 septembre 1869 au 12 octobre 1869 ; du 12 octobre au [?] ; du [?] au [?] ; du [?] au 29 décembre 1869 ; du 29 décembre 1869 au [?] 1870 (les manques peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes) ;
  • et les doubles du courrier reçu par le siège, à Paris, entre 1865 et 1874.

Dans le cadre de cette étude, la correspondance sélectionnée pour son intérêt historique a été résumée ou reproduite en intégralité ou partiellement sur des fiches manuscrites, qui se comptent par centaines. Les lettres les plus significatives ont été dactylographiées. (Ces copies sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé – en bleu + soulignement.) Ces sources ont en outre été synthétisées et commentées dans les notes suivantes :

  • "Historique de  la Maison Worms & Cie (1848-1874)", classé en 1948
  • "Historique de Worms & Cie - 1ère partie (1848-1877)", daté de janvier 1948
  • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale d'Alger (1851-1892)", classé en 1948
  • "Historique charbons (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec la P&O, Burness, Stapledon (1861-1875)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec l'Égypte (1869-1948)", daté du 16 juin 1948

A ce corpus sont joints des extraits de documents originaux conservés par la Maison et des renseignements provenant notamment :

  • des services administratifs : état civil, tribunal de commerce,
  • des annuaires, des études notariales,
  • de la presse, des revues et ouvrages d'histoire...


1869.00.00.Screw-steamer Blanche.Iconographie

Document original

1869.01.08.A Kurchid Pacha.Alexandrie

Origine : Copie de lettres à la presse du 18 janvier 1869 au 13 février 1869Paris, le 8 janvier 1869Son Excellence Kurchid PachaAlexandrieExcellence,En exécution du contrat que j'ai eu l'honneur de passer avec vous au mois de septembre dernier, j'ai déjà affrété 22.000 tonnes, dont partie est expédiée ou arrivée. Il me reste, vous le voyez, un très court espace de temps pour compléter les 8.000 environ, solde de mon contrat. Le retard, que j'éprouve, provient principalement des difficultés qui m'ont été occasionnées par la concurrence que m'a faite la nouvelle administration des Chemins de fer. Vous avez bien voulu me promettre, quand j'ai eu l'honneur de vous voir à Paris, que, pendant toute la durée de mon contrat, vous éviteriez de donner des ordres afin de ne pas faire trop monter le fret. Cette bienveillante attention de votre part était activée sur le prix de mon contrat que vous saviez être très réduit.Comme compensation de la perte importante que je subis sur mon contrat, par le fait de la nouvelle administration, qui sans aucun doute ignorait la promesse que vous m'aviez faite, j'aurai à vous réclamer une indemnité, soit en décidant l'administration à me confier un nouveau contrat plus rémunérateur, soit en m'accordant l'indemnité que le nouveau directeur et vous jugerez équitable.Veuillez agréer, Excellence, l'assurance de ma parfaite considération.

1869.01.12.A Georges Schacher - Hte Worms Bordeaux.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 18 janvier 1869 au 13 février 1869Paris, le 12 janvier 1869Monsieur G. SchacherBordeaux[...]Droits de dock. Pour vous aider à expliquer cette question à votre Chambre de commerce, je vous envoie une copie de la requête que je désire présenter au ministre du Commerce pour cette affaire. Je ne donnerai suite à cette lettre que lorsque je connaîtrai le résultat de la discussion dans la séance de demain.[...]Son Excellence, Monsieur le ministre de l'Agriculture et du Commerce et des Travaux publics. Conjointement avec M. Hte Worms, de Paris, qui a une maison à Bordeaux, nous avons fondé depuis dix ans un service de bateaux à vapeur, sous pavillon français, entre Bordeaux, Le Havre et Hambourg et vice-versa. Nos steamers chargent donc à Hambourg des marchandises pour Le Havre et pour Bordeaux. Ils touchent au Havre et y paient les droits de port comme venant de l'étranger, ils y déchargent toutes les marchandises pour Le Havre, conservent à bord celles pour Bordeaux et se complètent en marchandises du Havre à destination de Bordeaux.[...]Nous chargeons à Hambourg beaucoup plus de marchandises pour Le Havre que pour Bordeaux. Il en résulte qu'il ne nous reste souvent à bord pour Bordeaux qu'un cinquième, qu'un quart ou qu'un tiers de chargement pour ce port. Si donc il nous fallait payer un droit sur la jauge du navire cela serait très onéreux.Son excellence, Monsieur le ministre de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publicsEn son HôtelParis

1869.02.09.A F. Mallet et Cie.Le Havre.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 18 janvier 1869 au 13 février 1869Paris, le 9 février 1869Messieurs F. Mallet & CieLe HavreJ'ai bien reçu votre particulière du 29 du mois dernier. La condition de garantie que je vous réclamais pour l'achat d'un nouveau steamer n'étant pas agréée par vous, [...] je crois devoir vous dire que je désire ne rien changer à ma résolution première, et comme déjà je suis peu enclin à faire l'acquisition d'un nouveau steamer, si les conditions que je réclame ne vous conviennent pas, je renoncerai volontiers à cet achat dont je n'entrevois pas trop l'urgence.[...]Il ressort de cette différence que le montant des frets a été supérieur en 1868 que dans l'année précédente et cependant le chiffre des bénéfices moindre qu'en 1867. Tenant compte de l'augmentation du matériel, j'aurai peine à m'expliquer cette contradiction si je n'avais pas songé que la nouvelle ligne de Rouen pouvait être la cause de l'affaiblissement de nos bénéfices sur les steamers. Je viens donc vous prier, Monsieur Mallet, à bien examiner cette question et à voir si, par rapport à cette ligne, nos recettes qui, en raison de l'abondance du fret qui a été considérable pendant toute l'année 1868, ne se sont affaiblies en bénéfice, qu'à cette cause qui doit d'après moi être concluante.[...]Si vous reconnaissez que cette ligne ne doit pas nous donner des résultats satisfaisants, qu'elle est en un état d'infériorité comparée à celui de nos autres lignes, vous devrez aviser et au besoin cesser cette navigation aux termes de nos arrangements pour les steamers.Et dans cette hypothèse votre matériel serait suffisant et nous n'aurions plus à songer à l'achat d'un nouveau steamer.Recevez,...

1869.02.15.A Geo et A. Herring et Cie.Londres

Origine : Copie de lettres à la presse du 13 février 1869 au 10 mars 1869Paris, le 15 février 1869Messieurs G. & A. Herring & CieLondresJe vous confirme ma lettre du 13 courant et n'ai pas encore reçu de réponse de mon client à l'offre que je lui ai faite pour un second navire pour Bangkok.Je me suis engagé à livrer à 2 vapeurs : "Monitor n°1", capitaine Blanc, et "Monitor n°2", capitaine Proux, les charbons dont ces vapeurs pourront avoir à prendre à Gibraltar. A cet effet, j'ai remis à chacun des capitaines une lettre pour le manager de la Gibraltar Coal & Cie en le priant de livrer le charbon que demanderont ces frégates et de disposer sur vous à vue pour le montant des charbons livrés contre le récépissé des capitaines.Vous voudrez bien voir la Compagnie Gibraltar Coal afin qu'elle autorise son agent de livrer le charbon contre un reçu du capitaine et afin de vous entendre sur le prix que j'aurai à payer par tonne rendue franco dans les soutes des "Moniteurs". Veuillez établir ces prix au mieux de mes intérêts.Les 2 frégates "Moniteurs" partiront prochainement de Bordeaux pour se rendre à Tunis et prendront ensemble au maximum 400 tonnes de charbon.Recevez, Messieurs,...

1869.04.08.A la Société des chemins de fer romains.Rome

Origine : Copie de lettres à la presse du 7 avril 1869 au 1er mai 1869Paris, le 8 avril 1869Monsieur le chef de l'exploitation de la Société des chemins de fer romainsRomeJ'ai l'honneur, Monsieur, de vous accuser réception de votre lettre du 26 mars écoulé, qui me remet le projet de contrat de 4.000 tonnes de briquettes. J'accepte ce projet avec une petite modification sur le mode de paiement. J'espère que vous voudrez bien faire accepter le changement au Conseil d'administration et m'envoyer un contrat en règle que je vous retournerai signé et accepté.Veuillez agréer, Monsieur,...Entre les soussignés :La Société générale des Chemins de fer romains, ayant son siège social à Rome, représentée par M. le Comte de Résie, directeur de l'exploitation du réseau pontifical, d'une part,Et Monsieur H. Worms, d'autre part,II a été convenu et arrêté ce qui suit :Art. 1er. M. H. Worms s'oblige à fournir à la Compagnie des chemins de fer romains quatre mille tonnes de briquettes anglaises de première qualité pour le service des lignes situées sur le territoire pontifical.Le prix des briquettes est fixé à 34 (trente quatre) francs la tonne française de 1.000 kilogrammes, sous vergues dans le port de Civitavecchia.[...]Art. 3. Les expéditions devront être faites par M. H. Worms dans le courant des années 1869 et 1870, dans les proportions suivantes :1.000 tonnes d'ici au 1er juin1.000 tonnes du 1er juin au 1er septembre1.000 tonnes du 1er septembre au 1er décembre1.000 tonnes du 1er décembre au 1er avril 1870.[...]

1869.04.13.A Georges Schacher - Hte Worms Bordeaux.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 7 avril 1869 au 1er mai 1869Paris, le 13 avril 1869Monsieur G. SchacherBordeauxL'exploitation de la ligne de Bordeaux à Anvers serait une bonne affaire pour nous dans les conditions qui m'ont été expliquées par vous et par Hautermann, mais l'acquisition du vapeur "Pastor", dont il fait la condition pour nous abandonner la ligne, ne me conviendrait en aucune manière. Ce navire, qui manque de force et qui a déjà 10 ans d'âge, ferait une triste figure sur une ligne que nous voudrions exploiter.[...]Il faut donc renoncer à toute intention de l'acheter et même à le faire naviguer pour compte de la Compagnie belge. Si nous devons tomber d'accord avec Hautermann pour continuer la ligne d'Anvers, je ferai construire un bateau dans le tonnage de "Emma" ou de "Marguerite" et, si un seul ne suffit pas, je verrai à intéresser quelqu'un pour en fournir un second et, avec l'aide de nos Anglais, nous pourrons continuer ce service dès que Hautermann aura abandonné la ligne, ce qui ne tardera pas.[...]M. Grandchamp doit traiter cette semaine avec un constructeur anglais pour un steamer nouveau. Je verrai à m'informer du prix et du tonnage de ce steamer pour être fixé si je me décide pas à faire construire.

1869.04.23.Entre le Khédivé d'Egypte et la Compagnie du canal de Suez.Conventions.Original

Document original

1869.05.00.Screw-steamer Emma.Iconographie

Document original

1869.05.03.Entre H. Worms, F. Mallet et J. Hantier.Convention.Achat de navire.Original

Document originalEntre les soussignés,Monsieur Christophe, Frédéric Mallet, négociant, demeurant au Havre ;M. Hypolite Worms, négociant, demeurant à Paris ;et M. Jacques, Séverin, Maclou Hantier, demeurant à St Adresse ; ce dernier n'intervenant ici que comme associé commanditaire de la société F. Mallet et Cie.Il a été convenu et dit ce qui suit :Attendu que, suivant acte de société passé entre les soussignés par-devant Me Manchon, notaire au Havre, le 12 mars dernier, il a été formé une société entre les trois soussignés en nom à l'égard de M. Mallet et en commandite à l'égard de MM. Worms et Hantier et ce, sous la raison sociale de F. Mallet & Cie.Qu'il résulte en particulier dudit acte que la société F. Mallet & Cie est propriétaire du tiers des steamers "Marguerite", "Isabelle", "Lucien", "Séphora" et "Gabrielle" et que M. Worms est personnellement propriétaire de deux tiers des cinq steamers et de la totalité du steamer "Emma" dont l'acquisition, qui devait avoir lieu alors, est aujourd'hui réalisée.Attendu le développement donné aux lignes exploitées pour le compte commun sous la direction de MM. F. Mallet & Cie et, en particulier, la création du service entre Bordeaux et Rouen, les soussignés ayant reconnu la nécessité d'acheter un nouveau steamer sont convenus de ce qui suit.Les pouvoirs les plus étendus sont donnés tant à MM. F. Mallet & Cie qu'à M. F. Mallet, personnellement, pour faire construire ou acheter en cours de construction, ou acheter tout fait un steamer, soient neuf, soit ayant déjà servi plus ou moins longtemps, de telle forme et grandeur et de telle force comme machine que M. Mallet jugera convenable, MM. Worms et Hantier ratifiant d'avance l'achat ou la construction qui pourra avoir lieu par les soins et démarches de M. Mallet et acceptant dès aujourd'hui ce steamer comme la propriété personnelle de M. Worms pour les 4/6 ; et de la société F. Mallet & Cie pour 2/6 ; M. Worms s'engageant à la première demande de M. Mallet à lui verser personnellement ou à la société F. Mallet & Cie les 4/6 du prix de revient ; que par suite, sur l'acte définitif de francisation, M. Worms sera porté comme propriétaire des 4/6 et MM. F. Mallet & Cie de 2/6.Que tous les frais pour amener ce steamer en France (si l'acquisition a lieu à l'étranger) et l'approprier au besoin du service qu'il sera appelé à faire ainsi que les droits de francisation et tous les frais de voyages de M. Mallet et des personnes qu'il pourra emmener avec lui et toutes autres dépenses constitueront naturellement le prix de revient dudit steamer dont le total sera à la charge des soussignés dans la proportion de la part de propriété de chacun d'eux dudit steamer et ce, comme il l'a été dit et convenu ci-dessus.Que le compte de participation dont il va être parlé ci-après, ne devant commencer pour ce steamer que du moment où francisé et les installations terminées, il sera prêt à naviguer pour le compte de la participation, tous les frais, jusqu'à ce moment, quels qu'ils soient (achat et tous autres) seront supportés les 4/6 par M. Worms personnellement et 2/6 par la société F. Mallet & Cie.Que la société F. Mallet & Cie aura la direction générale complète de ce steamer comme de ceux existant actuellement.Que les pouvoirs les plus étendus sont ici donnés par M. Worms à M. Mallet en sa qualité de gérant de la société F. Mallet & Cie pour les réparations, les travaux et les améliorations à faire à ce steamer.Que M. Mallet le fera assurer chaque année pour la somme qu'il jugera convenable.En un mot, M. Mallet gérera ledit steamer comme si la société F. Mallet & Cie en était l'unique propriétaire, lui faisant faire tous les voyages qu'il jugera à propos, M. Worms ratifiant d'avance tout ce que M. Mallet croira devoir faire.Qu'en cas de perte dudit steamer pendant la durée de la société F. Mallet & Cie, M. Mallet ne pourra le remplacer sans le consentement de M. Worms ; que, si ce dernier s'y refuse, la participation du steamer perdu cessera naturellement du jour de sa perte ; que s'il consent à ce que M. Mallet le remplace, il est entendu dans ce cas que la participation dudit steamer interrompue lors de la perte, recommencera le jour où le nouveau steamer sera prêt à entrer en ligne (dont l'un et l'autre cas le compte participation sera établi dans les mêmes conditions que celles prévues dans l'acte de société F. Mallet & Cie pour les steamers actuels).Qu'en cas de perte, que le steamer soit ou non remplacé, MM. F. Mallet & Cie auront sur la somme qu'ils toucheront des assureurs à remettre les 4/6 de ladite somme à M. Worms, les 2 autres sixièmes leur appartenant ; soit dans la proportion de l'intérêt de chacune des parties dans le dit steamer.De même que, si en cas de perte, M. Worms consent à ce que M. Mallet le remplace par un autre, ce simple consentement de sa part suffira pour que les pouvoirs qui sont ici conférés à M. Mallet pour l'achat du steamer en question, lui soient renouvelés et continués pour l'achat du steamer en remplacement, M. Worms, ratifiant d'avance dans ce cas tout ce que M. Mallet croira devoir faire. Il est de plus bien entendu que M. Worms aurait alors à rembourser à M. Mallet les 4/6 du montant de cette nouvelle acquisition faite par ce dernier.Que MM. F. Mallet et Cie choisiront dans chaque port leurs correspondants, mais sans être responsable de leur solvabilité vis-à-vis de M. Worms ; qu'ils alloueront à ces correspondants telles commissions qu'ils jugeront nécessaires.Que pour les commissions annuelles auxquelles auront droit MM. F. Mallet & Cie les soussignés conviennent qu'elles seront exactement les mêmes que celles perçues par eux pour les steamers appartenant actuellement à M. Worms et à MM. F. Mallet & Cie ; qu'ils s'en réfèrent à cet égard aux paragraphes 15, 17, 18, 19 de l'article 15 de l'acte de société F. Mallet & Cie.Que pour les commissions auxquelles aura droit la maison Worms à Bordeaux, toutes les fois que ce steamer ira dans ledit port, les soussignés s'en réfèrent également aux paragraphes 20 et 21 du même article 15 dudit acte de société.Que le prix de construction ou d'achat dudit steamer ne devra pas excéder la somme de 400.000 FF sans le consentement de M. Worms.Que le compte de participation aura lieu dans les mêmes conditions que celui indiqué dans l'article 15 de l'acte de société F. Mallet & Cie sauf les modifications que l'adjonction de ce nouveau steamer apportera pour lui comme pour les autres dans la répartition du résultat final. Ainsi, à la fin de chaque année, MM. F. Mallet & Cie établiront le compte de tous les steamers "Emma", "Marguerite", "Isabelle", "Lucien", "Séphora", "Gabrielle", de celui dont il est question dans le présent acte (ou tous autres achetés en remplacement) ainsi que du steamer "Dordogne" et de ceux affrétés en vue du même service ; il sera ouvert deux comptes à chacun des steamers (sauf pour le steamer "Dordogne" ou tous autres affrétés qui ne peuvent avoir qu'un compte navigation) ; que ces comptes seront établis ainsi qu'il est dit aux paragraphes 32, 33, 34, 35 et 36 de l'article 15 de l'acte de société F. Mallet & Cie.Que le solde du compte général de navigation, qu'il y ait pertes ou bénéfices, se divisera comme suit.1/7 concernera M. Worms personnellement pour la part lui revenant dans le trafic général par suite du steamer "Emma" qui lui appartient en propre. 1/7 concernera le nouveau steamer et ledit septième se divisera entre les soussignés suivant la part d'intérêt de chacun d'eux, c'est-à-dire que les 4/6 de ce septième concerneront M. Worms personnellement, les deux autres sixièmes de ce même septième concerneront la société F. Mallet & Cie.Les cinq autres septièmes dudit compte général de navigation concerneront M. Worms personnellement pour les deux tiers et MM. F. Mallet & Cie pour un tiers et ce, en raison de ce que M. Worms est personnellement propriétaire des deux tiers des steamers "Marguerite", "Isabelle", "Lucien", "Séphora", "Gabrielle" et MM. F. Mallet & Cie propriétaires du tiers de ces cinq steamers.Que le compte d'armement de ce nouveau steamer ne sera pas fusionné avec les autres comptes d'armement, que, comme pour le compte d'armement de l'"Emma", qui concerne M. Worms seul comme unique propriétaire de ce steamer, de même le compte d'armement du nouveau steamer concernera M. Worms personnellement pour les 4/6 et la société F. Mallet & Cie pour 2/6.Que rien n'est changé aux paragraphes 38, 39, 40, 41, 42 et 43 de l'article 15 de l'acte de société F. Mallet & Cie et que les paragraphes 40, 41, 42 et 43 s'appliquent également aux nouveaux comme aux anciens steamers.Que le nouveau steamer n'étant pas encore acheté, comme il est impossible de préciser en ce moment à quelle date cette année ou l'année prochaine il sera à même de prendre part à la participation, il est convenu entre les soussignés que cette part, à quelque époque qu'elle commence, sera établie exactement de la même manière qu'il a été dit, prévu et convenu pour le steamer "Emma" dans le paragraphe 45 de l'article 15 de la société F. Mallet & Cie, sauf naturellement les modifications apportées forcément dans la répartition et dans le calcul à établir, puisque le steamer en question n'aura droit comme "Emma" qu'au septième pour chacun d'eux dans le produit total du compte général de navigation et que le calcul des jours devra être établi non plus en vue de six steamers seulement mais de sept.Que MM. Worms, Hantier, F. Mallet & Cie conviennent de ne rien changer aux paragraphes 46, 47, 48, 49 de l'article 15 de l'acte de société F. Mallet & Cie et qu'il est entendu que les conventions qui sont relatées s'appliquent également au nouveau steamer.Qu'à l'expiration de la société, ledit steamer sera licité publiquement par les soins de M. F. Mallet & Cie et que le produit appartiendra pour 4/6 à M. Worms et pour les deux autres sixièmes à MM. F. Mallet & Cie.Qu'en cas de mort de M. Mallet, rien ne sera changé aux conditions relatées dans l'acte de société F. Mallet & Cie, article 17.Qu'en cas de mort de M. Hantier, rien ne sera changé à l'article 18 du même acte.En cas de mort de M. Worms, rien ne serait absolument changé aux conventions actuelles ni à l'acte de société F. Mallet & Cie, qui continuerait à avoir son plein et entier effet en ce qui concerne les héritiers de M. Worms, sauf les modifications relatées dans le présent sous seing et nécessitées par la future acquisition d'un nouveau steamer, fait qui n'avait pas été prévu dans l'acte de société F. Mallet & Cie ; en dehors de cela rien n'est échangé à toutes les autres conventions dudit acte entre M. Mallet, Hantier et Worms et lesdites conventions continueront à avoir force de loi pour toutes les parties qui déclarent que toutes les difficultés entre eux ou leurs ayants droits, difficultés pouvant surgir du présent sous seing, devront soit par les arbitrages soit par le tribunal être jugées d'après l'acte de société F. Mallet & Cie. Toutes les conventions sus relatées dureront aussi longtemps que la société F. Mallet & Cie.Sur la demande de M. Worms et dans le désir de lui être agréable, malgré le droit évident qui ressort pour eux des conventions du 12 mars 1868, MM. F. Mallet & Cie consentent, à partir du 1er juillet prochain, à ne plus percevoir qu'une commission de 2 % sur les frets de Bordeaux à Rouen et de Rouen à Bordeaux mais il est bien entendu par contre que MM. F. Mallet & Cie pourront continuer ce service aussi longtemps qu'ils le jugeront convenable et que M. Worms ne se prévaudra pas de cette concession pour en demander une du même genre pour n'importe quelle autre navigation et que MM. F. Mallet & Cie ont du reste tout pouvoir de faire faire aux steamers dont il est question dans le présent acte.Fait en triplicata pour un exemplaire rester entre les mains de chacune des parties.Au Havre, le 3 mai 1869.F. Mallet & CieJ. HantierH. Worms

1869.05.04.A Georges Schacher - Hte Worms Bordeaux.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 1er mai 1869 au 29 mai 1869Paris, le 4 mai 1869Monsieur G. SchacherBordeaux[...]Anvers. Plus j'examine cette affaire, plus je reconnais que notre position actuelle est excellente et que, si nous achetions un vapeur, nous ne serions plus aussi forts sur cette ligne.Les retours d'Anvers sont très peu de chose et les marchandises qu'on peut trouver à Anvers ne paient pas un fret élevé. Le bénéfice se trouve donc dans les frets de Bordeaux à Anvers.Par vos affrètements de vapeurs anglais, vous pouvez prendre le fret de Bordeaux à Anvers sans vous préoccuper des retours qui sont pauvres et vous feraient perdre de l'argent.[...]Pouvez-vous demander mieux ? Pouvez-vous être mieux placé pour faire une concurrence à Hautermann ou tout autre, et pour l'obliger à faire avec vous un arrangement comme vous le voulez. Vous ne risquez rien et vous pouvez faire tomber le fret de 10 F par tonne si on ne s'arrange pas avec vous. Que pouvez-vous demander de plus ?Non, un seul bateau à nous ne vous laisserait plus libres, ce serait une charge, un ennui et un grand risque.Posez à Hautermann des conditions telles qu'il vous plaira et s'il ne les accepte pas, faites-lui de la concurrence avec vos vapeurs anglais.

1869.05.04.A Morpurgo - Société de navigation à vapeur du Lloyd autrichien.Trieste

Origine : Copie de lettres à la presse du 1er mai 1869 au 29 mai 1869Paris, le 4 mai 1869Monsieur MorpurgoAdministrateur de la Société de navigation à Vapeur du Lloyd autrichien de TriesteParisJ'ai l'honneur, Monsieur, de vous informer que, depuis déjà assez longtemps, j'expédie des charbons anglais à destination de Suez, par voie du Canal pour compte de la Compagnie des Messageries impériales et de la Compagnie péninsulaire & orientale ; ces expéditions se font par navires d'Angleterre à Port-Saïd. Les charbons sont transbordés sur les chalands de la Compagnie du canal maritime de Suez et rendus par ses soins devant les dépôts des réceptionnaires. Ce mode de transport offre plusieurs avantages : les charbons sont beaucoup moins brisés et n'arrivent pas, comme ceux transportés par le chemin de fer, tout couverts de poussière.Je pense qu'il serait avantageux pour votre société de transporter ainsi ses charbons, et je viens en conséquence vous aviser que je suis en position de vous offrir les charbons des meilleures mines d'Angleterre en prenant à ma charge tous les frais, au prix de cinquante et un shillings (51) la tonne anglaise rendue devant vos dépôts à Suez.L'expérience m'a prouvé la supériorité du mode de transport que je vous propose et j'espère, Monsieur, que vous voudrez bien me réserver les ordres d'approvisionnement des dépôts de votre Compagnie.Veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de ma considération distinguée.

1869.05.24.A la Société de navigation à vapeur du Lloyd autrichien.Trieste.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 1er mai 1869 au 29 mai 1869Paris, le 24 mai 1869Messieurs les Administrateurs de la Société de navigation à vapeur du Lloyd autrichienTriesteJ'ai l'honneur, Messieurs, de vous accuser réception de votre lettre du 22 courant.J'accepte toutes les conditions que vous imposez à la fourniture de 30.000 tonnes charbon anglais de Cardiff que je m'engage à faire à votre Compagnie.Je vous facturerai le charbon à 9/ par tonne franco à bord à Cardiff, moins 2 ½ d'escompte.[...]Les affrètements seront toujours faits au mieux des intérêts de la Compagnie et ma position exceptionnelle en Angleterre comme affréteur des Messageries impériales et de la Péninsulaire vous garantit la prompte et avantageuse exécution de vos ordres.Le désir que vous exprimez de recevoir exclusivement du charbon des mines de Powell's Duffryn me force à vous prier de bien vouloir attendre le retour de mon courrier d'Angleterre pour la confirmation de l'engagement que je prends avec votre Compagnie. J'écris aujourd'hui à mon agent de s'assurer un contrat avec cette mine. Je regrette que vous me limitiez à cette mine, qui, bien qu'étant de bonne qualité, n'est pas considérée comme de premier ordre. Il y a à Cardiff plusieurs autres mines qui sont préférées par les Messageries impériales et la Péninsulaire ; cette préférence s'explique par la grande étendue des mines de Duffryn, le grand nombre de puits d'extraction et par suite le peu d'homogénéité du charbon composant les chargements. J'espère donc que même si les propriétaires de la mine de Duffryn, sachant que vous voulez exclusivement leur charbon, me refusaient un contrat, vous voudrez bien me favoriser de vos ordres avec la garantie que le charbon que je vous expédierai sera au moins égal et supérieur aux charbons de Powell's Duffryn.Agréez, mes...

1869.06.05.A Guichard - Compagnie universelle du canal maritime de Suez.Port-Saïd

TranscriptionParis, le 5 juin 1869Monsieur Guichard,Chef du transit de la Compagnie universelle du canal maritime de SuezPort-SaïdMonsieur,Vous m'avez bien souvent engagé à établir un dépôt de charbons anglais à Port-Saïd et à Suez, je crois le moment venu de mettre ce projet à exécution et j'ai décidé la fondation d'une agence à Port-Saïd. J'en confie la direction à M. Ed. Rosseeuw, porteur de la présente, qui aura l'honneur de vous voir.Je recommande M. Rosseeuw à votre bienveillant accueil et je vous prie de l'aider de votre expérience des hommes et des choses de ce nouveau pays pour lui aplanir les difficultés qui entourent toujours la fondation d'une maison nouvelle.Je vous remercie d'avance de tout ce que vous voudrez bien faire pour mon agent et vous prie d'agréer me plus cordiales salutations.

1869.06.18.A Peirano Danovaro et Cie.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse du 29 mai 1869 au 26 juin 1869Paris, le 18 juin 1869Messieurs Peirano Danovaro & CieJ'ai l'honneur de vous informer que j'ai établi à Port-Saïd un dépôt de charbon anglais pour l'approvisionnement des vapeurs. J'aurai toujours disponibles les charbons de toutes provenances. Je viens vous offrir de vous fournir les charbons dont vous pourrez avoir besoin pour l'alimentation de votre ligne de Brindisi à Suez. Nos rapports sont déjà d'ancienne date et vous pouvez être persuadés que je vous fournirai toujours des charbons qui, comme qualité et comme prix, vous donneront toute satisfaction.Depuis le commencement des travaux du canal de Suez, je suis le fournisseur exclusif de la Compagnie universelle du canal de Suez, de la Compagnie péninsulaire et orientale et des Établissements Borel Lavalley et Cie, entrepreneurs des travaux.J'espère que vous voudrez bien réserver vos ordres à ma maison de Port-Saïd, qui sera établie sous mon nom, Hte Worms à Port-Saïd.Agréez, Messieurs,...Mes offres de charbons sont également pour Suez et Ismaïlia où j'aurai aussi des dépôts.

1869.06.18.De Ferdinand de Lesseps - Cie universelle du canal maritime de Suez.Fac-similé

Document originalCompagnie universelle du canal maritime de SuezAdministrationBoulevard Haussmann, 54 bisEt Square Clary, 9Secrétariat généralExploitationDomaineAccusé réception d'une demande de concession à Port-SaïdParis, le 18 juin 1869Monsieur,J'ai bien reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser le 17 pour me demander une concession de terrain à Port-Saïd dans le but d'y établir un dépôt de charbon.Je m'empresse de transmettre votre demande au service compétent en Égypte en recommandant l'examen le plus rapide possible de votre proposition.Je prends bonne note de ce que vous m'écrivez en faveur de M. Ed. Rosseeuw que je recommande à nos chefs de service en Égypte.Veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de ma considération distinguée.Le Président,Ferdinand de LessepsA Monsieur H. Worms, 7, rue Scribe, à Paris

1869.07.08.A Lejeune - Chemin de fer des Charentes.Saintes

Origine : Copie de lettres à la presse du 26 juin 1869 au 22 juillet 1869Paris, le 8 juillet 1869Monsieur Lejeune,chef de l'exploitation de la Compagnie du chemin de fer des CharentesSaintesJe vous remercie d'avoir autorisé le chef de gare de Charente à laisser accoster votre appontement par mes navires de traverses. Je vous serai reconnaissant de donner aussi l'ordre à M. le chef de gare d'y mettre toute l'obligeance possible, car dans une lettre du 2 juillet à mon agent, M. le chef de gare ajoute à votre lettre du 29 deux conditions nouvelles :1°) que, lorsque le déchargement d'un navire de traverses ne sera pas terminé, il devra être suspendu pour faire place à tous les navires de charbons ou autres ;2°) que les navires traverses n'accosteront pas lorsqu'on attendra l'arrivée pour la Compagnie ou pour l'agence maritime.La rigoureuse application de toutes ces conditions aurait pour effet de rendre dérisoire l'autorisation que vous me donnez, et je suis convaincu que telle n'a pas été votre pensée.En ce qui touche au service du vapeur "Suzanne", j'espère qu'avec le vif désir que je vous ai toujours exprimé de rester en bons termes avec votre Compagnie, nous finirons par nous entendre d'autant mieux que je crois que M. Schacher a raison de croire que le vapeur "Suzanne" doit donner des avantages à votre Compagnie.II est vrai qu'aujourd'hui et par suite de la position hostile qu'a prise votre Compagnie, le service peut vous enlever des marchandises, mais M. Schacher est dans le vrai en soutenant que votre Compagnie trouverait un grand intérêt et un aliment important par l'établissement du service par "Suzanne" si elle veut s'entendre avec moi.Il eut été plus régulier que la Compagnie des Charentes, qui croit avoir à se plaindre, fût la première à me faire des propositions. Cependant je veux bien, pour vous prouver une fois de plus mes bonnes dispositions, vous soumettre l'arrangement suivant :1°) Mon steamer "Suzanne" passera toutes les semaines à votre volonté, soit à votre appontement de Charente, soit à la gare maritime de Rochefort.2°) Vos propres agents ou vos chefs des gares arrêteront directement les marchandises au lieu de mes agents maritimes à Cognac et à Saintes.3°) Le service sera ainsi spécial pour votre Compagnie et s'interdira d'arrêter par toute autre voie que celle de votre Compagnie les marchandises de l'intérieur (à l'exception de celles des places de Charente et de Cognac même).4°) Je vous prendrai les marchandises à bas fret et à forfait pour toutes les destinations indiquées sur les circulaires incluses et vous garantirai toujours place notamment pour Londres.5°) Je vous signerai des connaissements directs de Charente, Rochefort et même Cognac, condition essentielle pour les maisons de Cognac.Par contre la Compagnie s'engagera à me garantir un minimum de 50 tonnes par voyage, ou bien si la Compagnie le préfère, je passerai soit à l'appontement de Charente, soit à la gare maritime de Rochefort, toutes les fois que la Compagnie aura 50 tonnes environ de marchandises disponibles.J'espère que vous voudrez bien m'honorer d'une réponse et me faire une contre-proposition si celle que je vous adresse aujourd'hui ne vous satisfait pas.Agréez...

1869.07.18-24.De Edouard Rosseeuw.Port-Saïd.A Hypolite Worms.Paris

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1865-1874Port-Saïd 18/24 juillet 1869Monsieur Hte Worms Paris[...]Ainsi, il peut, je le crois s'établir de suite un transit très considérable pour la marchandise de valeur pressée d'arriver à Suez pour les Indes, Chine et Japon - et les cotons, et certains autres produits de ces contrées peuvent très bien aussi transiter de Suez à Port-Saïd.Ces transits peuvent laisser de belles commissions mais il faut de grandes relations pour se les attirer : et les grandes Compagnies de vapeurs - Peninsular & Oriental, Messageries et autres sont admirablement placées pour accaparer ces transits.Enfin, n'importe par qui et comment, le canal sera de suite exploitable, comme transit, avec transbordement à Suez et à Port-Saïd sur des steamers calant 4 ou 5 métrés seulement. Et des maisons bien installées à Port-Saïd et Suez peuvent trouver un aliment rémunérateur.Par suite de ce mouvement de transit que l'on peut raisonnablement espérer le commerce charbon serait appelé à prendre une grande extension. Suez et Port-Saïd devraient recevoir et expédier un grand nombre de steamers apportant, et remportant la marchandise.A ce point de vue spécial de charbon, il est certain que vous pouvez faire au moins, aussi bien que tout autre, si vous consentez à faire les premières dépenses nécessaires - et vous seriez mieux placé que personne ayant déjà pour base d'opération, les besoins de la Compagnie, dont la fourniture me semble assurée votre Maison. Seulement ces besoins seront forcément très considérables, c'est déjà quelque chose comme somme à mettre dehors : mais si la Compagnie éprouve des embarras, même momentanés - quels risques courrez-vous ? Voila tout ce que je vois à dire pour le moment - sur la question d'établissement ou non de votre Maison ici.J'ai cherché à découvrir, autant qu'il m'était possible, la vérité pour et contre cet établissement : je vous ai exposé les bons et mauvais côtés et je crois, en résumé ne m'être pas trop écarté du vrai - mon voyage aura au moins pour résultat de vous avoir éclairé sur la position et de vous mettre à même de prendre un parti avec connaissance de cause. Je serai très heureux si vous trouvez que j'ai atteint ce but.IsmaïliaM. Guichard, ne pouvant venir ici, j'ai été lui faire visite. Nouvelle déception.Dans sa lettre du 19 qui m'appelle auprès de lui, M. Guichard me dit : « J'ai écrit à l'Administration de Paris pour commander 1.000 tonnes Cardiff, qui devront être rendues ici avant la fin de septembre, c'est bien peu s'il faut en fournir à des étrangers mais c'est assurer mon service, jusqu'à ce que je sache si vous aurez décidément votre dépôt quelle en sera l'importance.A cela j'ai répondu verbalement à Ismaïlia - je ne sais quelle décision pourra prendre M. Worms, mais je calcule que vos 1.000 tonnes demandées sont un joujou, et que pour le 17 novembre et avant, il faudra bien avoir ici existant de 6 à 10.000 tonnes charbons pour parer à toutes éventualités et qu'il est de l'intérêt absolu de la Compagnie de ne pas laisser manquer de charbon les 40 à 60 steamers de toutes nations qui peuvent et doivent se rencontrer ici.Que réservant la décision de M. Worms, je ne puis l'engager et ne l'engagerai pas à faire venir, plusieurs milliers de tonnes pour le 19 novembre à moins que la Compagnie ne me garantisse :1° la libre disposition gratis d'un matériel flottant nécessaire pour la manutention de 1.000 tonnes au moins à la fois, pendant les quelques jours des fêtes.2° la consommation par elle-même à défaut d'étranger de tous mes arrivages dans un délai assez court et à prix raisonnablement rémunérateur.Que ces prétentions de ma part sont raisonnables puisque la Compagnie a du matériel, et aussi l'emploi du charbon assuré et forcé par la retraite de Borel & Lavalley le 18 novembre.M. Guichard reconnaît, que, avant tout et à tout prix il faut assurer le besoin charbon de la flotte plus ou moins considérable attendue le 17 novembre mais malheureusement [...] comme moi, M. Guichard se borne à exposer les faits, à la direction de Paris, et ne conclut à rien il laisse à Paris le soin d'assurer les besoins du 17 novembre.Maison Port-SaïdTout ce qui précède, et résultant de ma convention avec M. Guichard n'a rapport qu'au fait exceptionnel du 19 novembre.Nous avons ensuite abordé la question d'avenir pour l'établissement de votre Maison ici M. Guichard reconnaît avec moi que vous ne pouvez pas passer par les mains de votre concurrent Coste pour vos manutentions.Que vous ne pourrez rien faire sans une bonne installation et un matériel assuré.Vous ne devez compter sur aucun monopole de la part de la Compagnie.Elle renouvellera, à condition moins favorable pour Coste le marché quelle a pour les débarquements et, à vous et autres elle louera du matériel quand elle en aura de disponible (cependant on verrait à vous assurer un certain tonnage).Rosseeuw

1869.07.28.A Edouard Rosseeuw - Hte Worms Port-Saïd.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 22 juillet 1869 au 17 août 1869Paris, le 28 juillet 1869Monsieur Ed. Rosseeuw à Port-Saïd[...]Je suis bien d'accord avec vous que ces Messieurs du Canal ne se préoccupent pas suffisamment de l'approvisionnement qui sera nécessaire pour l'ouverture du Canal, que les nombreux navires de guerre, qui seront envoyés pour cette solennité, auront besoin pour retourner dans leurs ports de prendre une certaine quantité de charbon. Aussi je compte bien dire à M. Lesseps, comme vous comptez le dire à M. Guichard, que ce n'est pas un envoi de 1.000 tonnes qui est nécessaire, mais qu'il va falloir dix et vingt fois autant, qu'ils ne doivent pas compter sur moi seul au début, que j'enverrai quelques navires, mais que je n'entends pas courir la chance de jeter un amas de charbon, sans savoir si j'en aurai l'écoulement, que ce risque doit être couru par la Compagnie ou bien qu'elle doit me garantir de toute perte si j'envoie une [...] pour [...]. D'accord donc avec vous, quand je verrai demain ou après M. de Lesseps, je lui tiendrai le même langage que celui que vous vous proposez à l'égard de M. Guichard. Je ne tarderai pas à vous informer des intentions de la Compagnie et je donne immédiatement des ordres en Angleterre pour commencer les expéditions.Recevez...Dès la semaine prochaine, suivant ce qui aura été décidé, je verrai à donner de la publicité à votre établissement. Déjà je suis en rapport avec le Lloyd de Trieste et j'aviserai la Compagnie qui a son siège à Londres.

1869.08.04.De Ferdinand de Lesseps - Cie universelle du canal maritime de Suez.Fac-similé

Document originalCompagnie universelle du canal maritime de SuezAdministrationBoulevard Haussmann, 54 bisEt Square Clary, 9Secrétariat généralExploitationTransitOpération de débarquement à Port-SaïdParis, le 4 août 1867Monsieur,Vous m'exprimez le désir, par votre lettre du 31 juillet, que je vous confirme l'offre que je vous ai faite de « mettre à votre disposition, le matériel, mahonnes, chalands, etc. appartenant à la Compagnie et disponible dans le port de Port-Saïd, pour opérer le débarquement de 6 à 8.000 tonnes de houille que vous vous proposez d'expédier en vue de l'inauguration du canal de Suez.Le service du transit et des transports de la Compagnie fait, depuis plus de deux ans, les opérations de débarquement à Port-Saïd, je n'ai donc qu'à confirmer auprès de vous un engagement que la compagnie prend envers tout le monde.Nous avons donc déjà opéré, pour votre compte, le débarquement de houilles arrivées à Port-Saïd et destinées à la Compagnie péninsulaire et orientale. Notre service du transit opérera de la même manière et aux mêmes conditions, le débarquement des 8.000 tonnes que vous allez expédier de Cardiff.Veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de ma considération distinguée.Le Président,Ferdinand de Lesseps1869 - Paris, le 4 aoûtCanal maritime de SuezA Monsieur H. Worms, 7, rue Scribe, à Paris

1869.08.12.A Edouard Rosseeuw - Hte Worms Port-Saïd.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 22 juillet 1869 au 17 août 186912 août 1869Monsieur Ed. RosseeuwPort-SaïdJ'ai reçu vos deux dernières lettres et j'ai suivi avec la plus grande attention vos renseignements sur l'opération de Port-Saïd. Après y avoir mûrement réfléchi, voici, je crois, comment il est plus avantageux de procéder. Étant vous-même sur les lieux, vous pourrez apprécier mes raisons et me faire vos observations.Coste. Je ne fais à Coste aucune ouverture. Il se pose comme mon concurrent ; j'accepte cette position, car, si Port-Saïd est une bonne place et donne des résultats qu'on espère, il y aura certainement place pour deux et s'il me faut un concurrent j'aime mieux Coste qu'un autre. Je n'empêcherai jamais les Anglais d'envoyer des chargements à l'aventure et il y aura toujours à Port-Saïd une maison pour les recevoir. Je ne crois pas enfin que je puis avoir un monopole.Manutention. La Compagnie aura toujours un matériel pour faire mes manutentions et s'engage à me fournir en temps utile la quantité de chalands suffisante pour le déchargement de mes navires. Nous avons été ensuite d'accord que, si par la suite la Compagnie renonçait à avoir un matériel à elle, nous en serions avisés longtemps à l'avance, et que j'aurai la préférence pour l'achat du matériel.[...]J'aurais voulu avoir de la Compagnie une promesse formelle d'employer le charbon qui pourrait me rester après l'inauguration si les affaires ne vont pas. La Compagnie ne peut pas s'y engager, mais M. Fontane m'a assuré que, si, ce qu'il ne croit pas, j'étais embarrassé, la Compagnie, au lieu de faire des commandes à Paris, vous prendrait votre charbon. Tous ces engagements sont pris de vive voix entre la Compagnie et moi. Vous vous les ferez confirmer par M. Guichard, à qui la Compagnie a dû écrire dans ce sens par lettre particulière.En conséquence de ce qui précède, je prépare des circulaires pour informer le commerce et la Compagnie de bateaux à vapeur de l'établissement de la maison de Port-Saïd, qui, outre les affaires charbon, s'occupera de transit, de banque et de consignation.Déjà 52 bateaux à vapeur sont inscrits pour aller à Port-Saïd, et parmi eux plusieurs bateaux cuirassés. Cela suppose une certaine consommation de charbon. J'écris aux ministres de la Marine des principales puissances pour les informer que les steamers trouveront tout le charbon dont ils auront besoin et que les commandants trouveront des facilités près de ma maison pour leurs opérations de banque.Je n'hésite donc pas à expédier 6 à 8.000 tonnes de charbon à mes risques et pour mon compte, une partie, sinon tout, sera consommée lors l'inauguration, et s'il m'en reste, je livrerai soit au Canal soit à MM. Borel Lavalley & Cie, si les travaux se continuent. Vous pouvez toujours être assuré de l'appui de la Compagnie du canal.[...]Les grandes compagnies viendront toujours à moi. Vous aurez déjà la qualité de fournisseur exclusif des Messageries impériales et de la Compagnie universelle du canal de Suez. J'ai fait des affaires avec la Peninsular & Oriental Cy et la British India, aussi avec le Lloyd autrichien, et j'espère continuer dans l'avenir sur une plus grande échelle avec toutes ces compagnies.Bombay. Je suis déjà en rapport avec une bonne maison de Bombay : Blackwell & Cie (l'un d'eux est le fils de Herring de Londres). Vous pouvez lui écrire et vous mettre en rapport avec ce Monsieur. Je pense que Bombay expédiera beaucoup à Port-Saïd surtout dans le commencement cela procurera un transit assez considérable.[...]Ma maison de Bordeaux expédie à Blackwell de Bombay un voilier par semaine, avec un chargement de traverses pour chemins de fer en exécution d'un contrat que j'ai passé à Bombay, et je complète les navires avec des marchandises diverses. Tous ces renseignements peuvent vous servir pour vos entrées, relations, et pour vous procurer tous les renseignements dont vous allez avoir besoin pour étudier les diverses branches qui peuvent s'unir à l'affaire charbon, telles que commissions, transit, banque, consignation, etc.À la réception de la présente, vous pourrez d'accord avec M. Guichard choisir l'emplacement que vous jugerez plus convenable pour établir votre chantier.[...]Dès la semaine prochaine je vous adresserai les documents des premiers navires que je vous expédierai. Je crois bien faire de devancer l'époque pour quelques navires, afin de ne pas vous encombrer par l'arrivée simultanée de 6 à 8.000 tonnes que je destine pour le 17 novembre, en vue des besoins qui devront se produire.Recevez...

1869.08.13.A Fontane.Paris.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 22 juillet 1869 au 17 août 186913 août 1869Monsieur FontaineParisA la suite de la conversation que nous avons eue ensemble au sujet du charbon à expédier à Port-Saïd pour l'époque de l'inauguration, j'ai donné à mes maisons les ordres nécessaires pour affréter les navires dont j'ai besoin pour transporter 6 à 8.000 tonnes de charbon. J'ai déjà en main les chartes-parties pour environ 3.000 tonnes par des navires échelonnés.J'ai entrepris cette opération avec plus de confiance après les promesses que vous avez bien voulu me faire verbalement et je vous transmets ici pour la bonne règle et pour que vous les ayez sous les yeux.1°) Les frais de manutention sont fixés pour le transport des charbons du navire au magasin et du magasin au steamer à 3 F 50, soit 1 F 75 par chaque opération.2°) Si votre tarif actuel subissait une réduction, la même réduction serait faite sur le prix actuel établi entre nous aujourd'hui.3°) Votre Compagnie mettra toujours à ma disposition le matériel nécessaire à la manutention et, si par la suite vous vous décidiez à n'avoir plus de matériel à vous, vous me préviendrez suffisamment à l'avance et me mettrez à même d'acheter votre matériel, si vos conditions me semblent avantageuses.[...]Mon agent à Port-Saïd aura à s'entendre avec M. Guichard pour les jours de planche et pour les surestaries des gabares, s'il arrivait que je les retienne un temps plus long que celui accordé.Si les circonstances ne m'étaient pas favorables à l'époque de l'inauguration et s'il me reste une importante quantité de charbon après les fêtes, vous m'avez assuré le bon concours de votre Compagnie qui, bien que sans engagement formel, m'aidera à écouler mes charbons en s'approvisionnant à mon dépôt au lieu de me transmettre ses ordres à Paris.Vous pouvez toujours compter sur mon entier dévouement aux intérêts de la Compagnie et sur mes plus grands soucis à exécuter les ordres qu'elle me transmettra.Recevez...

1869.08.18.A Edouard Rosseeuw - Hte Worms Port-Saïd

Origine : Copie de lettres à la presse du 17 août 1869 au 16 septembre 186918 août 1869Monsieur Ed. RosseeuwPort-SaïdMa dernière du 12/13 s'est croisée avec la vôtre du 9 courant. Je n'ai rien à ajouter à ce que je vous disais sur cette lettre. J'attends votre appréciation et les renseignements que vous me donnerez sur les affaires probables en commission, consignation, banque, etc. J'ai affrété les navires suivants dont je vous remets les chartes-parties."Attilio" 700 tonnes de Cardiff à 18/6£ 8départ vers fin courant"Fido" 650 tonnes de Cardiff à 19/£ 7départ 10/15"Arnico Eliison" 500 tonnes de Cardiff à 19/£ 5départ 10/15"Argentina" 450 tonnes de Cardiff à 19/£ 5départ 15/202.300 tonnesJe presse mes agents et je vous échelonnerai autant que possible vos départs pour que vous ne soyez pas trop encombré tout en veillant à ce que les navires n'arrivent pas trop longtemps à l'avance. Je pense que vous aurez assez de charbon avec les 6/8.000 tonnes que je vous expédierai. MM. Borel Lavalley doivent avoir beaucoup de navires en mer ; j'affrète pour leur compte environ 20 navires par mois et leur chantier à Port-Saïd sera bien vite approvisionné si cela devenait nécessaire.J'ai écrit aux ministres de la Marine des principales puissances pour les informer de la fondation de la maison de Port-Saïd, en les avisant que les steamers des Etats trouveraient les charbons qui leur seront nécessaires.Je prépare une circulaire pour le commerce et j'avise par lettre les grandes compagnies de bateaux à vapeur dont incluse copie.Agréez...