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1866.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence. Il reprend notamment un important travail d'analyse effectué par la Maison Worms dans les chronos de correspondance – préalablement à la rédaction du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie –, et plus particulièrement, en ce qui concerne l'année 1866, dans :

  • les copies de lettres à la presse du 14 décembre 1865 au 3 janvier 1866 ; du 3 janvier 1866 au 26 janvier 1866 ; du 26 janvier 1866 au 19 février 1866 ; du 19 février 1866 au 16 mars 1866 ; du 16 mars 1866 au 9 avril 1866 ; du 9 avril 1866 au 3 mai 1866 ; du 4 mai 1866 au 28 mai 1866 ; du 29 mai 1866 au 20 juin 1866 ; du 20 juin 1866 au 14 juillet 1866 ; du 14 juillet 1866 au 11 août 1866 ; du 11 août 1866 au 13 septembre 1866 ; du 13 septembre 1866 au 11 octobre 1866 ; du 12 octobre 1866 au 8 novembre 1866 ; du 8 novembre 1866 au 4 décembre 1866 ; du 4 décembre 1866 au 31 décembre 1866 et du 31 décembre 1866 au 28 janvier 1867,
  • et les doubles du courrier reçu par le siège, à Paris, entre 1875 et 1902.

Dans le cadre de cette étude, la correspondance sélectionnée pour son intérêt historique a été résumée ou reproduite en intégralité ou partiellement sur des fiches manuscrites, qui se comptent par centaines. Les lettres les plus significatives ont été dactylographiées. (Ces copies sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé – en bleu + soulignement.) Ces sources ont en outre été synthétisées et commentées dans les notes suivantes :

  • "Historique de la Maison Worms & Cie (1848-1874)", classé en 1948
  • "Historique de Worms & Cie - 1ère partie (1848-1877)" daté de janvier 1948
  • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale d'Alger (1851-1892)", classé en 1948
  • "Historique charbons (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec la P&O, Burness, Stapledon (1861-1875)", classé en 1948

A ce corpus sont joints des extraits de documents originaux conservés par la Maison et des renseignements provenant notamment :

  • des services administratifs : état civil et tribunaux de commerce...
  • des annuaires et études notariales...
  • de la presse, des revues et ouvrages d'histoire...

1866.01.11.A Borel Lavalley & Cie.Paris.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 3 janvier 1866 au 26 janvier 1866Paris, le 11 janvier 1866Messieurs Borel Lavalley & Cie - ParisJ'ai l'honneur, Messieurs, de vous accuser réception de votre lettre en date du 10 et me confirmant notre convention verbale relative à ma vente et à l'expédition à Port-Saïd d'environ 4.000 tonnes anglaises de charbon de cette provenance, convention sur laquelle nous sommes parfaitement d'accord et dont je vais répéter toutes les conditions pour nous tenir lieu de marché.Il a été entendu entre nous que je me chargeais, à titre de commissionnaire, agissant au mieux de vos intérêts, d'acheter pour votre compte :1°) environ 2.000 tonnes de charbon du bassin de Cardiff, réparties en 4 lots d'environ 500 tonnes chacun et comprenant : le 1er, environ 500 tonnes de charbon provenant des mines de Powell Duffryn, appartenant à M. Elliot - et les trois suivants, chacun, environ 500 tonnes de charbon provenant des 3 meilleures mines du bassin de Cardiff, à mon appréciation (chaque lot ne comprenant que la même espèce de charbon).2°) environ 2.000 tonnes charbon du type Newcastle, réparties comme ci-dessus, en 4 lots d'environ 500 tonnes chacun et composés de :- 2 lots de charbon de Newcastle de la meilleure provenance,- 1 lot de charbon d'Écosse, des mines d'Ardrossan,- 1 lot de charbon des mines de Grimsby.Je me charge, en outre, d'affréter au mieux de vos intérêts, les huit navires à voiles nécessaires pour le transport de ces charbons à Port-Saïd, dans les délais et dans l'ordre ci-après.[...]Pour rétribution de mes peines et soins et frais de tous genres, commission d'achat d'affrètement, d'avaries d'assurances et d'intérêts, à ma charge, vous m'allouerez une commission unique, fixe et à forfait de 75 centimes par tonne anglaise.[...]Je tirerai sur MM. Gay Rostand & Cie, banquiers à Paris, d'ordre et pour compte de vous-mêmes, Messieurs, par traites acceptables et payables à 100 jours à la caisse de ces banquiers, pour le montant de la somme comprenant [...].

1866.02.18.De J. P. Higginson & Co.Liverpool.A Hypolite Worms.Paris.Facture.Original

Document original

1866.02.28.A Nubar Pacha.Le Caire

Origine : Copie de lettres à la presse du 19 février 1866 au 16 mars 1866Paris, 28 février 1866A son Excellence Nubar Pacha,Ministre des Affaires étrangères au CaireExcellence,Lors de votre dernier voyage à Paris, j'ai eu l'honneur de vous être présenté par M. A. Crémieux et vous m'avez engagé à vous écrire pour vous rappeler la promesse, que vous aviez bien voulu me faire, d'accueillir mes offres pour un contrat de combustible.M. A. Crémieux m'a remis une lettre à votre adresse, Excellence. Elle vous parviendra sous ce pli, par l'entremise de M. E. Daubrée, mon agent à Alexandrie. Je le charge de fournir tous les renseignements qui lui seront demandés par l'administration des Chemins de fer d'Alexandrie à Suez, au sujet de la qualité des charbons et des briquettes que j'offre de livrer aux prix ci-après : [...]Depuis seize ans, je suis le fournisseur exclusif de la Compagnie des Messageries impériales de France, et j'ai toujours rempli ses ordres à sa satisfaction. Elle emploie des briquettes pour ses services de l'Indochine et en obtient les meilleurs résultats. J'appelle particulièrement l'attention de l'administration sur ce combustible dont presque tous les chemins de fer font usage pour leurs consommations.Veuillez...

1866.03.22.De Henri Josse.Grimsby.A Hypolite Worms.Paris.Photocopie

Photocopie d'un courrier [Adresse au verso de la lettre] Monsieur Hypolite Worms 7, rue Scribe – Paris [Tampons :] Grimsby 22 mars 1866 – Angl 23 mars 1866 [Recto] Grimsby, 22 mars 1866 Monsieur Hypolite Worms 7, rue Scribe – Paris J'ai bien reçu vos amicales des 19 et 21 courant ; la première renfermant £ 282.19.6 à votre crédit. Gênes. Quand j'ai affrété "[Mauve] Maria", j'avais ordre de [Muston]. Le navire est à Hull et aussitôt qu'il arrivera ici je tâcherai de décider le capitaine à me donner l'option de Messine à £ 18. Je crois pouvoir mieux faire avec lui qu'en m'adressant par l'entremise du courtier. Pitch [macadam]. Cet article monte toujours. La demande est en dehors de toute proportion et je suis convaincu que l'année prochaine le prix sera au-dessus de 40/. Il est encore trop tôt pour la saison prochaine. Les fabricants ne veulent pas encore faire d'offres. Recevez, Monsieur, mes salutations bien sincères. H. Josse

1866.06.30.Du capitaine S. Lemonnier.Bordeaux.Connaissement du steamer Lucien

Service régulier de bateaux à vapeur de Bordeaux au Havre et à Hambourg S'adresser à Bordeaux, à M. Hte Worms, représenté par M. G. Schacher, 21, pavé des Chartrons - au Havre, à MM. Hantier, Mallet & Cie Je, soussigné, Lemonnier, capitaine du steamer à hélice Lucien, allant de Bordeaux au Havre, reconnais avoir reçu à mon bord, de vous, MM. Curcier & Adet - EM n°1495 - Une barrique de vin rouge en simple fret allant pour 25 cts du tonneau [...], le tout devant être livré [...] à E. Maez au Havre [...] Bordeaux, le 30 juin 1866

1866.08.16.A E. Peltier - Chemin de fer de la haute Italie.Turin.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 11 août 1866 au 13 septembre 1866Paris, le 16 août 1866Monsieur E. PeltierIngénieur en chef du matériel et de la traction des Chemins de fer de la haute ItalieTurinJe reçois, Monsieur, de ma maison de Gênes, tous les détails relatifs à la discussion qui a eu lieu entre vous au sujet de nos marchés de charbons, et je m'adresse directement à vous pour vous soumettre très succinctement mes observations, persuadé que vous n'insisterez pas sur la prétention de conditions inacceptables et que, devant la bonne foi que j'apporte dans l'exécution de mon marché, vous ne pouvez pas moins faire que de traiter avec moi sur le même pied de bonne exécution de nos conventions réciproques.J'ai fait avec votre Compagnie, par l'intermédiaire de ma maison de Gênes, deux contrats :1°) l'un, le 30 novembre, pour 20.000 tonnes charbon à Gênes à 38 francs et 3.000 tonnes à Livourne à 39 francs ;2°) l'autre, le 1er décembre, 10.000 tonnes à 38,50 livres italiennes.Malgré la perte de 8% que me donne aujourd'hui l'exécution de ce dernier contrat, je suis prêt à le remplir.[...]Je vous avoue que je suis d'autant plus étonné de ce qui arrive que les affaires que j'ai traitées en Italie avec d'autres compagnies n'ont pas été aussi difficiles à régler et que j'ai au contraire trouvé que ces compagnies ont été frappées de l'injustice qu'il y aurait à me faire perdre des sommes considérables sur des changes que des circonstances imprévues avaient fait élever à des taux aussi insolites. Comme preuve de ce que je vous avance, je vous remets inclus la lettre de la Compagnie des chemins de fer romains me communiquant la décision du Conseil d'administration qui reconnaît, par mesure d'équité, que la Compagnie est débitrice envers moi du dommage que j'ai été obligé de subir pour l'encaissement de mes traites.[...]

1866.08.16.A Geo et A. Herring et Cie.Londres

Origine : Copie de lettres à la presse du 11 août 1866 au 13 septembre 1866 Paris, 16 août 1866 Messieurs G. & A. Herring & Cie Londres La présente vous sera remise par l'agent de la maison Borel Lavalley & Cie, de cette ville. Cette maison, établie à Port-Saïd, isthme de Suez, a proposé à la Compagnie des Messageries impériales de faire le transport des charbons en destination de Suez, qui étaient expédiés jusqu'à ce jour à Alexandrie et de là par chemin de fer jusqu'à Suez, par une voie bien plus avantageuse et économique, c'est-à-dire d'expédier les charbons à Port-Saïd pour les faire passer par le Canal jusqu'à Suez. Cette disposition a été favorablement accueillie par la Compagnie des Messageries impériales, qui va faire examiner ce projet par son Conseil. Le but, que se propose l'agent de MM. Borel Lavalley & Cie, est de soumettre ce même projet aux compagnies anglaises. Je vous prie donc, Messieurs, de vouloir bien lui faciliter ce but en l'introduisant auprès des managers des compagnies : Péninsulaire & Orientale et celle de Bombay. Ces compagnies auront tout avantage à écouter ces propositions qui sont destinées à changer le mode d'approvisionnement de toutes les grandes compagnies en assurant une économie sensible sur les transports actuels en destination de Suez. En vous remerciant d'avance des démarches que vous ferez pour cette affaire, je vous présente...

1866.11.03-1867.01.19.Permis de navigation de l'Ernestine

Ministère de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics Mines Statistique de l'industrie minérale Loire-Inférieure Nom du bateau : "Ernestine" Paris, le 3 novembre 1866 Extrait pour la division des Mines Les chaudières entièrement nouvelles ont subi à Hull (Angleterre) le 26 mai 1865 une épreuve régulière en présence d'un commissaire du Board of Trade. Cette épreuve certifiée par le vice-consul français, ayant été jugée suffisante par la Commission de surveillance de Dieppe, celle-ci n'a pas cru devoir la renouveler. Elle s'est contentée de joindre au procès-verbal de visite du 23 juin 1865 le certificat constatant cette épreuve. Pour extrait conforme Le chef du service de la statistique de l'industrie minérale [Signature] ------------ Ministère de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics Mines Statistique de l'industrie minérale Seine-Inférieure Nom du bateau : "Ernestine" Paris, le 9 novembre 1866 Le ministre Pour le ministre et par autorisation Le conseiller d'État, secrétaire général, A M. le préfet de la Seine-Inférieure, M. le préfet, j'ai sous les yeux les états que vous m'avez fait l'honneur de me transmettre et qui sont relatifs aux bateaux à vapeur affectés à la navigation maritime et ayant leurs points de départ ou d'arrivée dans l'un des ports de votre département. Je remarque qu'il est dit à l'égard du bateau désigné sous le nom "Ernestine" que ses chaudières entièrement neuves ont subi le 26 mai 1865 en Angleterre une épreuve en présence d'une commission du Board of Trade, que la commission de surveillance de Dieppe ayant été jugé cette épreuve suffisante, elle n'a pas cru devoir la renouveler, qu'elle s'est bornée à joindre le certificat au procès-verbal de visite. Je ferai observer, M. le préfet, que l'article 16 de l'ordonnance réglementaire du 17 janvier 1846 porte formellement que les machines venant de l'étranger devront subir les mêmes épreuves et être pourvues des mêmes appareils de sureté que les machines d'origine française et que les épreuves seront faites au lieu désigné par le destinataire dans la déclaration qu'il devra faire à l'importation. Régulièrement donc les chaudières du bateau en question auraient dû lors de son importation en France y être éprouvées [sous la...] d'après le mode présenté dans la section II du titre II de l'ordonnance précitée. Les épreuves auxquelles elles ont été soumises en Angleterre remontant d'ailleurs déjà à une année et demie, il conviendra que le commissaire de Dieppe les ré-éprouve d'ici très peu de temps, en profitant, pour procéder à cette opération des moments où le bateau se trouvera en stationnement dans le port. Je vous prie, M. le préfet, de donner à ladite commission les instructions dans ce sens. Les chaudières entièrement nouvelles ont subi à Hull (Angleterre) le 26 mai 1865 une épreuve régulière en présence d'un commissaire du Board of Trade. Cette épreuve certifiée par le vice-consul français, ayant été jugée suffisante par la commission de surveillance de Dieppe, celle-ci n'a pas cru devoir la renouveler. Elle s'est contentée de joindre au procès-verbal de visite du 23 juin 1865 le certificat constatant cette épreuve. Pour extrait conforme Le chef du service de la statistique de l'industrie minérale [Signature] ------------ Port de Dieppe Surveillance des bateaux à vapeur Bateau à vapeur "Ernestine", appartenant à M. Grandchamp Procès-verbal d'épreuve Le 11 décembre 1866, nous soussignés, membres de la Commission de surveillance des bateaux à vapeur du port de Dieppe, nous sommes rendus à bord du bateau à vapeur "Ernestine", capitaine Colombel, appartenant à M. Grandchamp, et faisant le service de Grimsby à Dieppe, à l'effet de procéder, en conformité d'une dépêche de son Ex. M. le ministre des Travaux publics et de l'ordonnance réglementaire du 17 janvier 1846, à l'épreuve des chaudières tubulaires de ce navire. M. Grandchamp ayant déclaré que son intention était de ne pas dépasser la pression de 2 [atm] 20 pour laquelle les chaudières sont actuellement timbrées, la Commission a été d'avis de soumettre les chaudières à une pression intérieure de 3 [atm] 80, c'est-à-dire à une pression effective double de la pression effective demandée par M. Grandchamp. Cette opération a été faite au moyen d'une presse hydraulique mise en communication avec les chaudières dont les tuyaux de prise de vapeur avaient été préalablement bouchés. La pression était mesurée par un manomètre Bourdon dont l'exactitude avait été vérifiée. La Commission a constaté que les enveloppes se sont bien comportées sous l'épreuve. Les rivets ont parfaitement résisté, et aucune fuite ne s'est déclarée. En foi de quoi, les membres de la Commission ont signé le présent procès-verbal, les jour, mois et an que dessus. [5 signatures] ------------ Le 19 janvier 1867 le ministre accuse réception et remercie le sénateur-préfet de cette communication.

1866.11.21.A Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 8 novembre 1866 au 4 décembre 1866Paris, le 21 novembre 1866Messieurs Hantier Mallet & CieLe Havre[...]Vous ne pensez pas que le moment actuel soit favorable pour augmenter le matériel de nos bateaux. Sans cependant rejeter tout à fait l'idée, vous désirez attendre pour connaître l'opinion de nos concurrents pour l'année prochaine. Si je comprends bien, il s'agirait pour nous de faire l'acquisition d'un bateau anglais de 700 à 800 tonnes de portée et qui ait déjà navigué. Il me paraît difficile pour moi d'avoir un bateau en dehors de notre ligne et sans votre participation. Ce bateau devrait être appliqué à mes transports de charbon, principalement sur Bordeaux, chaque fois qu'il n'y aurait pas suffisamment d'aliment en marchandises entre Le Havre, Bordeaux et Hambourg.Voici maintenant les avantages que je vois à saisir la prochaine bonne occasion d'acheter un vapeur anglais :1° Schacher, qui est sur le point de renouveler les affrètements de ses steamers à l'année, pourrait prendre la probabilité de cette affaire en considération.2° Nos concurrents, qui auraient, d'après ce que l'on dit à Bordeaux, l'intention de franciser leurs bateaux, seraient moins disposés à nous faire aussi la concurrence sur le Havre, et abandonneraient plutôt celle sur Hambourg, s'ils voient que nous augmentons notre matériel.Cependant rien ne presse, je vous soumets toutes ces observations pour que vous connaissiez mes intentions à cet égard et pour qu'à votre prochaine visite à Paris, nous nous entendions sur ce qu'il y a à faire.Recevez...

1866.11.21.A Martorell et Bofill.Barcelone

Origine : Copie de lettres à la presse du 8 novembre 1866 au 4 décembre 1866Paris, le 21 novembre 1866Messieurs Martorell & BofillBarceloneVous avez remis à M. Lamour & Cie, de votre ville, l'ordre d'expédier à Barcelone, pour votre compte, un chargement de charbon Newcastle 1ère qualité en faisant pour le mieux de vos intérêts.M. Lamour & Cie m'ont transmis cet ordre que j'ai pu remplir dans de bonnes conditions, et j'ai l'avantage de vous adresser sous ce pli ma facture et les documents au chargement de 339 4 charbon West Hartley par Nav "Edward". La facture, y compris le coût du charbon, les avances au capitaine à valoir sur son fret et les frais, s'élève à £ 293.16.3.D'après les instructions qui nous ont été données par MM. Lamour & Cie, cette somme se décompose comme suit : £ 178.1.7 - coût du charbon dont vous aurez à me couvrir en votre traite acceptée par une bonne maison de Londres à 90 jours de la date des connaissements, c'est-à-dire au 14 février prochain.Pour les avances que j'ai faites en £ 115.14.8, vous devez me remettre une traiter à 8 jours de vue, en y ajoutant les intérêts depuis le 16 novembre courant. Vous remarquerez que je vous ai trompé, la retenue faite au capitaine sur la somme que je lui ai avancée et qui n'est portée que pour 190-5 tandis que vous aurez à lui retenir £ 115.Veuillez faire couvrir l'assurance de ce chargement. J'espère, Messieurs, que cette première affaire établira entre nous de bonnes relations et que la qualité du charbon que vous allez recevoir vous décidera à me transmettre vos ordres.Veuillez...J'espère vous remettre très prochainement une charte-partie pour un navire de Grimsby.

1866.12.10.A Georges Schacher - Hte Worms Bordeaux

Origine : Copie de lettres à la presse du 4 décembre 1866 au 31 décembre 1866Paris, le 10 décembre 1866Monsieur G. Schacher à BordeauxJe réponds à votre lettre du 9 courant.Vous appelez mon attention sur les avantages que présentent les bateaux à vapeur d'un fort tonnage soit de 900 à 1.000 tonnes pour le transport des charbons qui se consomment à Bordeaux, Dieppe et Le Havre et vous m'engagez à acheter ou à faire construire un ou deux steamers pour cet emploi, qui laisseraient un bénéfice très satisfaisant, que nous abandonnons aux armateurs anglais qui nous affrètent leurs navires et qui en retirent un bénéfice de 15 à 20%. Je n'avais pas attendu jusqu'à ce jour pour être bien convaincu des avantages que l'on pourrait retirer d'un matériel bien construit et dirigé avec intelligence et économie.II ne faut plus songer à l'emploi des bâtiments à voiles pour le transport des charbons pour les courtes distances. Toutes les expéditions de charbon de la côte anglaise, nord et sud, se feront par les vapeurs à hélice pour nos ports de France. Et, comme mes diverses maisons du Havre, de Dieppe et de Bordeaux sont en possession de la plus grande partie de ce trafic, il y a un avantage réel pour moi de songer à employer mes propres bâtiments à ces transports.Le seul obstacle est dans la question du capital. Vous savez que j'ai déjà plus de douze cents mille francs employés dans les bateaux de Bordeaux, Havre et Hambourg et dans ceux de Grimsby et Dieppe. Je ne demande pas mieux que de fournir encore une centaine de mille francs pour aider à la construction ou à l'achat de deux steamers à hélice. Il faudrait que vous trouviez à Bordeaux 4 à 500.000 francs, je me chargerai de trouver à compléter ici la somme nécessaire pour cette opération. Le grand avantage pour les capitaux qui s'engageraient dans cette affaire c'est de participer à une affaire sûre puisque je m'engagerais de fournir l'aliment pendant toute l'année et pendant plusieurs années pour tous les voyages que mes bateaux effectueraient. Un armateur, familiarisé avec les affaires d'armements, peut dès le début calculer quel devra être le bénéfice que l'on retirera de cette navigation. Ma maison de Newcastle, qui est intéressée dans le navire "Brancepeth", a touché 35% du dividende pour la première année de navigation de ce steamer.Recevez...Si vous trouviez un capitaliste qui voulut avancer une somme soit pour un, soit pour deux navires, je donnerais hypothèque pour la somme avancée et [...] à cette garantie, je verserais une somme à valoir sur les deux navires.

1866.12.12.A Georges Schacher - Hte Worms Bordeaux.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 4 décembre 1866 au 31 décembre 1866Paris, le 12 décembre 1866Monsieur Schacher à BordeauxJe réponds à votre lettre particulière du 11 de ce mois. Puisque vous êtes décidé à ce que nous achetions un ou deux navires à hélice pour la navigation entre l'Angleterre et Bordeaux, je suis d'avis de commencer notre opération en vous occupant d'abord de l'achat d'un seul bateau du port de 900 à 1.000 tonnes maximum.Je suppose que la somme nécessaire à cet achat devra s'élever à 350 et 400 mille francs, sur laquelle je serai en mesure de payer immédiatement 1/3, soit 120.000 francs. Il reste donc 280.000, qui seront à demander à votre capitaliste.1°) Je lui rayerai sur la somme avancée un intérêt de [6]% l'an.2°) Je m'engagerai à lui rembourser dans l'espace de cinq ans la somme avancée.3°) Son capital avancé sera hypothéqué sur le navire dont il serait propriétaire ou hypothécaire pour les 2/3.4°) Pour rémunération de son capital et en outre des 6% d'intérêts, je lui accorderai 1/3 dans le bénéfice de la navigation. Ainsi, dès que le navire serait en position de naviguer, je passerais une charte-partie pour tous les voyages que le steamer pourrait faire en une année au fret courant, soit supposé £ 13 du keel pour les voyages de Sunderland à Bordeaux et 12.50 pour les voyages de Cardiff à Bordeaux avec faculté à moi d'envoyer le navire à Londres payant une somme de £ 450 ou à Anvers payant F... ou à Hambourg payant F...Si je jugeais nécessaire de mettre un second steamer sur la ligne, le capitaliste consentirait à faire une nouvelle avance, et dans les mêmes conditions que pour le 1er navire.[...]Je vous remets inclus le projet d'acte pour nos conventions nouvelles, vous l'examinerez et, si vous l'approuvez, vous me le retournerez pour qu'il soit mis au net avant la fin de l'année.[...]

1866.12.18-24.Permis de navigation du Blanche

Port de Dieppe Surveillance des bateaux à vapeur Bateau à vapeur "Blanche", appartenant à M. Grandchamp Procès-verbal d'épreuve Le 18 décembre 1866, nous soussignés, membres de la Commission de surveillance des bateaux à vapeur du port de Dieppe, nous sommes rendus à bord du bateau à vapeur "Blanche", capitaine Guittet, appartenant à M. Grandchamp, et faisant le service de Grimsby à Dieppe, à l'effet de procéder, en conformité d'une dépêche de son Ex. M. le ministre des Travaux publics et de l'ordonnance réglementaire du 17 janvier 1846, à l'épreuve des chaudières tubulaires de ce navire. M. Grandchamp ayant déclaré que son intention était de ne pas dépasser la pression de 2 [atm] 20 pour laquelle les chaudières sont actuellement timbrées, la Commission a été d'avis de soumettre les chaudières à une pression intérieure de 3 [atm] 40, c'est-à-dire à une pression effective double de la pression effective demandée par M. Grandchamp. Cette opération a été faite au moyen d'une presse hydraulique mise en communication avec les chaudières dont les tuyaux de prise de vapeur avaient été préalablement bouchés. La pression était mesurée par un manomètre Bourdon dont l'exactitude avait été vérifiée. La Commission a constaté que les enveloppes se sont bien comportées sous l'épreuve. Les rivets ont parfaitement résisté, et aucune fuite ne s'est déclarée. En foi de quoi, les membres de la Commission ont signé le présent procès-verbal, les jour, mois et an que dessus. [4 signatures] Préfecture de la Seine-Inférieure Division des Travaux publics Objet Port de Dieppe Steamer "Blanche" Rouen, le 24 décembre 1866 Monsieur le Ministre, J'ai l'honneur de vous transmettre, conformément à l'invitation contenue dans votre dépêche du 9 novembre dernier, relative au vapeur "Ernestine", le procès-verbal d'épreuve des chaudières du steamer "Blanche", dressé le 18 du courant, par la Commission de surveillance établie au port de Dieppe. Il résulte de ce procès-verbal que les enveloppes se sont bien comportées sous l'épreuve, que les rivets ont parfaitement résisté, et qu'aucune fuite ne s'est déclarée. Je prie, Votre Excellence, d'agréer l'hommage de mon respect, Le Sénateur-Préfet, [Signature] A son Excellence le ministre de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics