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1855.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence. Il reprend notamment un important travail d'analyse effectué par la Maison Worms dans les chronos de correspondance – préalablement à la rédaction du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie –, et plus particulièrement, en ce qui concerne l'année 1855, dans :

  • les copies de lettres à la presse : n°64 – du 27 décembre 1854 au 26 janvier 1855 ; n°65 – du 26 janvier 1855 au 24 février 1855 ; n°66 – du 24 février 1855 au 25 mars 1855 ; n°67 – du 25 mars 1855 au 23 avril 1855 ; n°68 – du 23 avril 1855 au 25 mai 1855 ; n°69 – du 25 mai 1855 au [date inconnue] ; n°70 – du [date inconnue] au [date inconnue] ; n°71 – du [date inconnue] au 15 août 1855 ; n°72 – du 15 août 1855 au [date inconnue] ; n°73 – du [date inconnue] au [date inconnue] ; n°74 – du [date inconnue] au 1er novembre 1855 ; n°75 – du 1er novembre 1855 au 25 novembre 1855 ; n°76 – du 25 novembre 1855 au 19 décembre 1855 et n°77 – du 19 décembre 1855 au 22 janvier 1856 (les manques peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes) ;
  • et les doubles du courrier reçu par le siège, à Paris, entre 1855 et 1864.

Dans le cadre de cette étude, la correspondance sélectionnée pour son intérêt historique a été résumée ou reproduite en intégralité ou partiellement sur des fiches manuscrites, qui se comptent par centaines. Les lettres les plus significatives ont été dactylographiées. (Ces copies sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé – en bleu + soulignement.) Ces sources ont en outre été synthétisées et commentées dans les notes suivantes :

  • "Origines de la Maison Worms & Cie (septembre 1842-décembre 1851)", document classé en 1948
  • "Historique de la Maison Worms & Cie (1848-1874)", classé en 1948
  • "Historique de Worms & Cie - 1ère partie (1848-1877)" daté de janvier 1948
  • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale d'Alger (1851-1892)", classé en 1948.

A ce corpus sont joints des extraits de documents originaux conservés par la Maison et des renseignements provenant notamment :

  • des services administratifs : état civil et tribunaux de commerce...
  • des annuaires et études notariales...
  • de la presse, des revues et ouvrages d'histoire...

1855.00.De la Compagnie parisienne des charbons anglais.Paris.Original

[b]Document original[/b]Compagnie parisienne des charbons anglais Pour les approvisionnements français en houille anglaise, pour le transport outre-Manche des marchandises françaises Société en commandite La responsabilité des actionnaires est limitée au montant de leurs actions. Capital : F 4,000,000 divisé en 60,000 actions : 20,000, dites de revenu, de 100 F chaque 40,000, dites de consommation, de 50 F chaque Gérant : M. H. Bernot de Charant, ancien directeur de deux usines à gaz éclairant les faubourgs de Paris. Raison sociale : H. Bernot et Cie Le siège provisoire de la société est à Paris, rue de Rivoli, 186[Rajouts manuscrits :] Expéditions en Newcastle pour la France en 1854 : 271,249 de houille, 1/3 production française, 2/3 production anglaise. En usines [nationales] d'extraction, il y a d'immobilisé en France 300,000,000 F [d'actif]. Messageries allemandes, cote des transports sur le nord de Paris : Altona, 12 jours F 140 la tonne ; Amsterdam, 10 jours F 90 la tonne ; Copenhague, 25 jours F 330 ; Dantzig, 25 jours, 220 F ; Hambourg, 11 jours 140 F ; Kiel, 14 jours 190 F ; Lubeck, 14 jours 200 F ; Stockholm, 22 jours 400 F ; Rotterdam, 8 jours 80 F. Extraction pan - Angleterre : 40.000.000 T ; France : 6.000.000 T. États-Unis : 6.000.000 T. Consommation par an : Angleterre : 35.000.000 T ; France : 9.000.000 T. Belgique : 4.000.000. États-Unis : 6.000.000 T. Allemagne : 3.000.000 T ; Autriche : 1.000.000 T ; Espagne : 500.000 T. Cote du fret de Newcastle à Altona, 4 jours 15/ la tonne ; Amsterdam, 4 jours 15/ la tonne ; Copenhague, 5 jours 12/6 ; Dantzig, 8 jours, 12/ ; Hambourg, 4 jours 15/ ; Kiel, 6 jours 12/6 ; Lubeck, 7 jours 13/ ; Stockholm, 12 jours 15/ ; Rotterdam, 4 jours 15/. But de l'entreprise Les prix élevés, auxquels sont tenus les charbons belges, et la certitude d'une hausse prochaine, font que tous les industriels des bords de la Seine, et que particulièrement tous les consommateurs de Paris, doivent chercher les moyens d'empêcher une augmentation dans le coût de ce combustible. La seule garantie d'une fixité de prix, dans les approvisionnements futurs, est présentée par cette Compagnie, qui mettra les houilles anglaises à la portée du marché parisien, tout en arrêtant pour ses actionnaires des conditions de livraison plus que favorables. Tout le monde sait que le charbon de Newcastle est d'une qualité supérieure à celle des produits des mines de Belgique, et qu'il est aussi meilleur marché aux lieux d'origine, mais il ne faut pas s'étonner qu'on ait ignoré jusqu'à celte heure, qu'il fût possible d'en effectuer le transport à Paris à des prix moindres du nord de l'Angleterre que du bassin de Mons. Le moyen en effet n'en était pas trouvé, avant que la Compagnie anglaise de charbons par transports à hélice (the General Screw Collier Company) n'ait démontré, par un service régulier entre Newcastle et Londres, l'économie que procure l'emploi de vapeurs à hélice auxiliaire, pour le transport des charbons, au lieu de navires à voiles. Cette économie est de plus d'un tiers. Moyens d'exécution Navires de la Compagnie. - Les premières souscriptions, jusqu'à concurrence d'un quart du capital, permettront d'organiser le service de façon qu'un navire, de 600 tonneaux de jauge, (portant plus de 700 tonneaux de charbon), fera de trois à quatre voyages par mois de Newcastle à Honfleur. Là, il partagera sa cargaison entre deux chalands à hélice de 300 tonneaux de jauge chaque. Ces derniers déchargeront aux portes de Paris, où ils prendront du fret en retour avec destination, tant de Londres que de la côte nord-est de l'Angleterre. Ce quart du capital permettra d'effectuer les premières livraisons de charbon au commencement de l'hiver prochain. Avec le capital entier un service quadruple de celui détaillé plus haut pourrait avoir lieu dans le courant de l'année prochaine. Système propulseur. - Depuis la suppression des droits de sortie sur la houille en Angleterre, et celle des droits différentiels en France, les opérations qu'entreprend notre Compagnie se trouvaient tout indiquées, surtout après les améliorations apportées au lit de la Seine. Il ne manquait plus au commerce de charbons avec l'Angleterre qu'une ligne de bâtiments mixtes organisée dans de bonnes conditions. Or nous sommes à même de l'établir avec une incontestable supériorité. Un nouveau procédé, pour installer l'hélice sur les bâtiments mixtes, vient d'apporter encore les moyens d'accroître la vitesse et d'économiser sur les frais de combustible plus que cela n'était possible dans l'ancien mode d'installation du propulseur. Les défauts de l'hélice sont évités par le nouveau procédé dont la Compagnie s'assure la jouissance. Sept navires, tonnant de 300 jusqu'à 1.150 tonneaux, fonctionnent déjà sur ce système. Parmi eux nous ne citerons que "The-City-of-Hobart", l'hélicier le plus vite qui soit à flots ayant donné 15,67 nœuds en moyenne à l'heure, avec proportion de un cheval de force pour 6 tonneaux de jauge. Plus de 25,000 tonneaux de constructions sont sur les chantiers, à l'heure qu'il est, en Angleterre, Belgique et Hollande, pour recevoir l'installation nouvelle. Les navires de la Compagnie seront construits en France, sous des contrats garantissant la perfection des travaux. Les grands navires donneront une moyenne de 10 nœuds à l'heure sur mer : les chalands feront plus de 6 nœuds en remontant la Seine. Le système adopté donnera plus de 40% d'économie, sur l'ancien système que portent les bâtiments charbonniers de la compagnie anglaise citée plus haut. Si nous ne portions tout au plus bas dans les comptes que nous présentons ici, nous dirions 60%. Approvisionnement de houille. - Le service, fait par un seul navire et deux chalands, suffirait pour un approvisionnement de 30,000 tonneaux par an, dont les deux tiers seront livrés aux actionnaires à des prix réduits, et un tiers sera vendu au cours du marché. Le service quadruplé, par l'emploi de la totalité du capital, fournira 120,000 tonneaux par an, quantité capable d'influer, en tout temps, sur les prix de la houille à Paris. Rien n'empêchera la Compagnie d'entreprendre, avec le temps, l'approvisionnement d'autres places, et de concourir aux fournitures de la marine impériale et marchande ; d'autant mieux qu'après les premiers succès que lui garantit son mode d'installation, la Compagnie, si elle juge opportun de porter son capital au-delà de 6,000,000 de francs, pourra être convertie en société anonyme. Fret de retour. - L'importance des exportations de Paris pour Londres nous assure des retours suffisants, et on n'en doutera pas, quand nous aurons ajouté que nous pourrons donner le fret, de la vallée de la Seine sur Londres et Newcastle, à F 15 en moyenne, et que les rentrées de ce chef seraient tout profit. Du capital Mode de jouissance. - Le capital, de F 4,000,000, est divisé : 1° en 20,000 actions de F 100, dites actions de revenu, sur lesquelles un intérêt de 6% est garanti, avant tout, et payé à la fin de chaque année - et 2° en 40,000 actions de F 50, dites actions de consommation ; celles-ci donnent aux porteurs le droit à des fournitures de charbon à prix réduits qui, au lieu d'intérêts garantis de 6%, doivent les faire jouir d'une faveur sur le cours des charbons, qui représentera un intérêt de 20% au moins sur le capital de l'action. Actions de revenu. - Les actions de revenu jouissent d'un privilège de premier ordre, sur le matériel appartenant à la Société. Elles participent, au marc le franc, dans les dividendes avec les actions de consommation et celles de fondation dont il sera parlé. Actions de consommation. - Toute action de consommation donne droit à une livraison de 2 tonneaux de charbon chaque année ; il sera de la très bonne qualité de Newcastle et offrira une faveur de 20% sur les cours des charbons de Mons. Pour la première année d'exploitation de la Compagnie, elle livrera le charbon de Newcastle, tout-venant ou non criblé, à F 22 les 1000 kil. ; cette classe, en charbon de Mons, revient à F 27. La gailleterie ou charbon criblé sera vendu F 30 les 1000 kilos ; cette classe, en charbon de Mons, revient à F 35. C'est une différence de F 5 par tonneau ; 2 tonneaux par action donneront une faveur de F 10, soit 20% sur l'action de F 50. - Le droit de ces actions sur le matériel de la Société ne vient qu'en second ordre ; elles participeront, au marc le franc, dans les dividendes avec les actions de revenu et celles de fondation. Les actions de revenu, comme celles de consommation, pourront toujours convertir leurs droits, établis comme ci-dessus, en un autre droit au fret de retour à un prix de faveur extra, dont le conseil de surveillance fixera l'importance, d'accord avec le gérant. Droits de la fondation. - La Gérance reçoit 10,000 actions de F 100 libérées. - Le propriétaire des brevets pour le système propulseur reçoit 10,000 actions de F 100 libérées. Actions de fondation. - Ces actions, dites de fondation, n'ont d'autre droit que celui de participer, au marc le franc, dans les bénéfices nets avec les actions de revenu et de consommation, après que celles-ci ont touché, - les premières, 6% d'intérêts et les secondes, 20% en charbon. Elles ne participent à l'excédent de l'actif qu'après le remboursement entier du capital versé. Bénéfices On a vu plus haut qu'avec le quart du capital employé, on amènera à Paris, 30,000 tonneaux de houille dans l'année. Supposons les deux tiers de cette quantité vendue aux actionnaires, la moitié non criblée, le sera au prix de F 22. L'autre moitié criblée, à F 30. Le prix moyen sera, dès lors, 26 F Sur le tiers restant, vendu directement au cours par la Compagnie, elle gagnera plus de F 6,50 du tonneau. Le charbon rentrera donc comme s'il était vendu F 28 en totalité ; il reviendra à F 24 au plus, suivant les comptes à l'appui et le bénéfice sera de F 4 par tonne. En portant à F 15, le fret de retour sur Londres, nous offrirons au commerce entre les deux plus importantes capitales du monde, des facilités jusqu'ici inconnues, et nos navires retourneront avec charge complète. Ce prix de F 15 laissera à la Compagnie, F 10 net, pour Ramsgate ; en ajoutant les F 4 de gain sur la tonne de charbon, son bénéfice serait de F 14 par tonneau. Toutefois pour parer aux chômages, pertes de charges en retour et de temps, nous ne porterons que F 10 par tonne pour bénéfice total du voyage (allée et retour). Sur 30,000 tonneaux, ce sera F 300,000 par an, pour le quart du capital ; et 120,000 tonneaux, pour le capital entier de 4,000,000, donneront F 1,200,000 de bénéfices bruts. Les devis Tout en espérant qu'on voudra bien accorder quelque créance, aux devis soigneusement préparés que nous soumettons plus loin, nous les appuierons de l'autorité du Rapport officiel, fait l'an dernier au ministre de la Marine, sur la navigation à vapeur commerciale de l'Angleterre, par M. Bourgois, capitaine de frégate. Ce rapport constate que, comme nous l'avons dit, le transport des marchandises, par vapeurs à hélice auxiliaire, est d'au moins un tiers meilleur marché que par voiliers, et il ne parle que de l'ancien mode de propulsion. M. Laming, habile administrateur de la Compagnie générale de vapeurs à hélice (Screw-Steam-Shipping C°), a constaté que, sur une ligne, où il a substitué les bâtiments mixtes à un service régulier de Voiliers, les frais de ces derniers étaient, à ceux des premiers, comme 40 est à 24, soit de 70% plus forts. M. Bourgois estime encore dans son rapport, que le transport par héliciers ne coûte que le dixième de celui par chemins de fer, pour une distance égale. Enfin ce que cet habile praticien fait le mieux ressortir, c'est le succès éclatant de nombreuses Compagnies de bâtiments à vapeur, pour le transport des houilles et le cabotage, en face de la concurrence des voiliers et des chemins de fer. Il n'y a pas lieu de douter que la supériorité de qualité du charbon de Newcastle, lui prépare la préférence des consommateurs. Sur les lieux d'origine, il coûte 40% moins cher que le charbon de Mons, sur le carreau de la mine. La Compagnie, sans compter sur aucun fret de retour, et quand même tous les retours se feraient sur lest, se procurera le fret de Newcastle à Paris, 10% meilleur marché qu'il ne coûte de Mons à Paris. Tout assure donc le succès de notre entreprise. Que la guerre soit réservée à l'Europe, que ce soit la paix, le charbon est toujours le combustible par excellence, dont les circonstances les plus fâcheuses ont haussé le prix, et dont une plus grande prospérité ne saurait manquer d'augmenter la consommation. Devis n°1. Frais de transports de Newcastle à Honfleur. 400 Nœuds de navigation au plus ; - 42 voyages (allée-venue) par an, bien que 48 soient possibles. Coût d'un navire de 600 tonneaux de jauge, capable de faire 10 nœuds en moyenne à l'heure.- Coque, - Appareil moteur de l'hélice, - Machine pour le déchargement, le lestage, - Gréement, etc., tout compris F 4.300 le tonneau, soit F 360,000. Dépense en 12 mois. Amortissement en 15 ans F4,63%Réparations4,37%Assurance6,00%15.00%54,000Assurance du chargement 1/2% sur F 330,0001,650Droits de la Tyne0,55Droits de tonnage en France1,1030,000 tonneaux à 1,6549,500Salaire et nourriture 15 hommes d'équipage27,000Chauffage à 40 tonneaux par voyage (allée et retour) à F 1118,480Huile, graisse, cordes, menus frais9,37030,000 tonneaux à F 5,33F 100,000 Devis n°2. Frais de transport de Honfleur à Paris, 366 kil., soit 200 nœuds de navig., 42 voyages (allée-venue) par an, bien que 48 soient possibles. Coût de 2 chalands de 300 tonneaux chaque, capables de faire plus de 6 nœuds par heure à la remonte, - Coque, - Machine, - Agrès, etc. - 600 tonneaux à F 500 soit F 300,000 Dépenses en 8 mois.Amortissement en 15 ans, F4,63%Réparations3,37%Assurance4,00%12%36,000Assurance, chargement, F 600,000 à 1/8%750Droits de navigation, 30,000 tonneaux à F 0,5616,800Salaires, 12 hommes19,200Chauffage, 25 tonneaux par voyage (monter et descendre) à F 2021,000Huiles, graisse, cordes, menus frais6,25030,000 tonneaux à F 3,33F 100,000 Devis n°3. Compte de revient de la houille rendue à Paris, dans le bateau, hors barrière : - et Comparaison entre le charbon anglais et celui de Mons. Charbon de Newcastle. Moitié criblé et moitié non criblé. 30,000 tonneaux à bord,.à Newcastle, de 8 à 9 sh. la tonne,soit en moyenne, F 11330,000Fret de Newcastle à Honfleur,F 5,33Fret de Honfleur à Paris,[u]F 3,33[/u]30,000 tonneaux àF 8,66259,800Droits de douane, àF 3,3099,00030,000 tonneaux, àF 22,96688,800Le quart de 4,000,000 de capital social est de F 1,000,000 ; les actions de revenu représentent moitié, soit F 500,000 ; leur intérêt à 6% est de30,00030,000 tonneaux, àF 23,96718,800Soit F 24 la tonne Charbon de Mons. Moitié criblé et moitié non criblé. Forges gailleteuses, l'hectol. de 85 kilog.F 1,25, soit la tonneF 14,68Gailleterie, l'hectolitre de 80 kilogr. F 1,75, soit la tonneF 21,87En moyenne, le charbon de Mons coûte à la mine, par tonneF 18,27Chargement60Droits de douane1,65Fret, généralement au-dessus de[u]10,00[/u]Soit, la tonneF 30,52En sorte identique, moitié forges gailleteuses et moitié gailleterie. En faveur du prix de revient de la Compagnie, F 6,50 du tonneau. Devis n° 4. Compte de l'emploi du capital entier de F 4,000,000. Coût de cinq vapeurs à hélice, de 600 tonneaux de jauge, avec machines de chargement et déchargement, et moyens de lestage et délestage ;3,000 tonneaux à F 600 le tonn.;F 1,800,000Coût de neuf chalands de 300 tonneaux de jauge chaque pour la navigation fluviale, avec machines et accessoires; 2,700 tonneaux à F 500 le tonneau1,350,000Achat de terrain ; privilège spécial et frais d'embarquement dans la Tyne ; dépôt, wagons, machines et fonds de roulement550,000Imprévu[u]300,000[/u]F 4,000,000 Devis n°5. Aperçu de l'exploitation agrée la totalité du capital, soit F 4,000,000.120,000 tonneaux vendus en moyenne F 28F 3,360,000Coût à F 24, y compris l'intérêt de 6% sur Ies actions de revenu (voir devis n°3)[u]2,880,000[/u]F 480,000120,000 tonneaux fret de retour, à F 10, que nous supposerons devoir n'être que d'un quart moindre, soit 90,000 tonneaux à F 10[u]900,000[/u]Bénéfices brutsF1,380,000Imprévu et frais généraux[u]180,000[/u]Bénéfices nets1,200,000Dividende : Sur les actions de revenu (F 2,000,000), à 20%F 400,000Sur les actions de consommation (F 2,000,000), à 20%400,000Sur les actions de fondation (F 2,000,000), à 20%[u]400,000[/u]F 1,200,000

1855.01.09.De Frédéric Mallet.Le Havre.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°64 - du 27 décembre 1854 au 26 janvier 1855Havre, 9 janvier 1855Monsieur Hte WormsParisMonsieur,Notre inventaire pour 1854 est terminé et je viens vous en rendre compte. Les bénéfices se sont élevés à :F 100.000 dont j'ai touché pour ma moitié :F 50.000auxquels il faut ajouter sur mon fixe de F 8.000, la moitié soitF 4.000------------F 54.000dont les 2/3 vous reviennent soitF 36.000J'ai de plus touché pour intérêts de mon capital social vous appartenant :F 6.000------------F 42.000dont je vous fais créditer sur les livres de Hantier Fils et Mallet.Je pense que vous serez satisfait de ce résultat. C'est encore une belle année. Puissent celles de la nouvelle maison donner des résultats semblables.Par suite de notre nouvel acte de société, c'est la Maison qui vous rendra à l'avenir compte de ses inventaires et non plus moi. Nos conventions particulières se trouvant annulées depuis le 1er courant.Je fais noter au crédit de votre compte capital dans la Maison Hantier Mallet & Cie lesF 100.000 formant mon capital dans la Maison Hantier fils & Mallet, et qui vous appartiennent.Dans quelques jours la nouvelle Maison vous débitera des F 50.000 complétant votre capital social de F 150.000.[...]Mallet

1855.01.27.Au ministre de la Marine et des Colonies.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse n°65 - du 26 janvier 1855 au 24 février 1855Paris, le 27 janvier 1855Monsieur le Ministre de la Marine et des ColoniesEn villeMonsieur le Ministre,Je m'empresse de satisfaire à la demande que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser en vous remettant, sous ce pli, la note des quantités charbons, sur lesquelles vous pouvez compter dans le Bosphore, suivant l'ordre probable de leur arrivée à destination :5.000 tonnes, livrées ou en cours de livraison2.500 tonnes, d'ici au 10 février2.500 tonnes, d'ici au 28 février14.000 tonnes, courant de mars24.000 tonnes.Suivant vos nouveaux ordres, je demande en Angleterre des navires pour 5 à 6.000 tonnes en sus de ces quantités, et recommande à mes agents d'activer leurs démarches sans montrer un empressement qui puisse exciter la hausse des frets.J'ai l'honneur de vous annoncer en outre que le dépôt de la Compagnie des Messageries impériales, à Constantinople, est largement approvisionné en ce moment et pourrait venir en aide à vos besoins pressants.J'ai l'honneur de vous prier d'agréer, Monsieur le Ministre, [...].Résumé des Marchés Hte Worms - fournitures de charbons dans le Bosphore et la Mer noire (en voie d'exécution)EnvironMarché de MarseilleTonnes 2.200Achats à LondresTonnes 2.500Ancien marché Béicos 10.000 tonnes réduit àTonnes 5.000Marché des 32.000 tonnesTonnes 32.000-------------------EnsembleTonnes 41.700Échelonnées comme suit :De Marseille - expéditions faites du 1er au 31 décembreTonnes 2.200De Londres - expéditions faites du 11 novembre au 28 décembreTonnes 2.500Ancien Marché Béicos - expéditions faites du 2 novembre au 9 décembreTonnes 5.000Marché des 32.000 tonnes - expéditions faites du 18 décembre au 24 janvierTonnes 7.300Navires affrétés et partant chaque jourTonnes 7.000-------------------Tonnes 24.000Reste à affréterTonnes 17.700-------------------Tonnes 41.700Selon les probabilités :Sont livrées ou en cours de livraisonTonnes 5.000Livrables dans les quinze jours, soit avant le 10 févrierTonnes 2 500Livrables avant le fin févrierTonnes 2 500-------------------Tonnes 10.000Et successivement après, dans le courant de maiTonnes 14.000-------------------Tonnes 24.000

1855.01.28.Au ministre de la Marine et des Colonies.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse n°65 - du 26 janvier 1855 au 24 février 1855Paris, le 28 janvier 1855Monsieur le Ministre de la Marine et des ColoniesParisMonsieur le Ministre,Mon correspondant d'Athènes, Monsieur Féraldi, présentement à Paris, a eu l'honneur de vous faire quelques premières propositions pour la fourniture de toutes les victuailles et charbons nécessaires à l'escadre de la Baltique et il a été convenu entre lui et moi que si les ouvertures devaient être prises en considération par vous, Monsieur le Ministre, je vous offrirais de me charger, en mon nom, de cette opération.Comprenant toute son importance, je me suis, depuis trois semaines, occupé de me procurer tous les renseignements nécessaires. Je me suis, à l'avance, assuré le concours de maisons, les plus haut placées dans le commerce de la Baltique, et je suis aujourd'hui en mesure de vous soumettre mes propositions.Avant de la faire cependant, j'ai désiré savoir s'il pouvait entrer dans vos vues de me confier cette opération, et tel est le but de ma présente lettre.[...] décision peut-être prise sur cette affaire importante, il serait à désirer qu'elle le fût dans le plus bref délai. J'arrive de Londres : le gouvernement anglais n'a pas encore pris des mesures dans la Baltique. Il serait bon de le devancer, car, dès qu'il se mettra à l'oeuvre, nous rencontrerons des difficultés plus grandes et des prix notablement plus élevés.Sommairement, je m'engagerai à fournir les denrées et bestiaux nécessaires.Un navire, affecté spécialement à servir de magasin flottant, se tiendrait toujours aux environs du gros de la flotte et des bateaux à vapeur renouvelleraient l'approvisionnement de ce magasin, allant puiser sans cesse des renforts aux divers ports libres de la Baltique.Tel est en peu de mots, Monsieur le Ministre, le plan que j'ai crû le plus favorable, et si vous jugez convenable, je le répète, de me confier cette importante mission, j'aurai l'honneur de vous soumettre, avec plus de détail, les moyens d'exécution que je me suis assuré.Veuillez agréer...

1855.02.09.De Léon Delarue.Dieppe.Original

Courrier original[Page 1Monsieur H. Worms - 46, rue Laffitte - ParisCourrier composté à Dieppe le 9 février 1855 ; Le Havre à Paris le 10 février et à Paris le 10 février 1855.Page 2Papier gravé : Léon Delarue - Dieppe]Dieppe, 9 février 1855Monsieur H. WormsParisJe déciderais, je crois, un navire portant en lourd environ 220 tonneaux, à accepter un fret de Cardiff à Constantinople, Varna, ou un port de Crimée, prenant des ordres à Constantinople. Je viens donc vous demander si vous seriez preneur et à quel prix ?Je vous prie d'agréer mes très dévouées salutations.Léon Delarue

1855.02.21.A Geo Insole.Cardiff

Origine : Copie de lettres à la presse n°65 - du 26 janvier 1855 au 24 février 1855Paris, le 21 février 1855Monsieur Geo Insole à CardiffMonsieur Smith me transmet les questions que vous lui avez posées relativement à l'hélice que nous songeons à acheter ou faire construire en participation de vous à moi. Je m'empresse de répondre à ces questions.1°) Le navire serait enregistré au port de Cardiff.2°) Un "Ship's husband" serait chargé de l'armement du navire et de tous les comptes de recettes et dépenses, sous notre surveillance, et moyennant la commission d'usage en Angleterre.Mais ce serait à M. [Smith], vous et moi de décider la destination et l'emploi à donner à notre navire, tenant compte des propositions qui pourraient être faites d'ailleurs soit au capitaine, soit à notre Ship's husband.Notre acte d'association réglerait à l'avance les cas de discussions et difficultés possibles entre nous, et de décès de l'un des deux.Enfin mes idées, comme les vôtres, sur l'emploi du navire, ne peuvent pas être précisées à l'avance, le cours seul des affaires nous indiquera le mieux à faire, et nous choisirons les affaires. Bordeaux et les fournitures dans nos ports militaires de France offrent de belles chances. Vous verrez, de votre côté, celles que présente le commerce charbon en Irlande, ou autres points de l'Angleterre. Et l'intérêt étant commun, nous nous entendrons facilement pour l'emploi préférable à donner à notre navire.J'ai confiance dans le constructeur de Hull, surveillé par mes capitaines et en thèse générale, je me méfie des constructeurs de Newcastle.[...] steamer de Hull porterait 700 tonnes charbon - celui qu'on vous propose n'en porterait que 150.Enfin, voyez et examinez, et veuillez me communiquer vos observations.Recevez...

1855.03.03.Au ministre de la Marine et des Colonies.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse n°66 - du 24 février 1855 au 25 mars 1855Paris, le 3 mars 1855Monsieur le Ministre de la Marine et des ColoniesParisMonsieur le Ministre,Votre administration m'a demandé de formuler une proposition pour la fourniture des charbons nécessaires à la flotte de la Baltique.En basant l'opération sur le cours actuel des frets, je pourrais aujourd'hui livrer les charbons de Newcastle à :KielF 29 à 30 (1.015 k)ElseneurF 27 à 28Faro Lund GotlandF 34 à 35Ile d'Aland ou à l'entrée du Golfe de Finlande, soit à Bomarsund : F 9 à 40de Cardiff à 2 ou 4 francs par tonne en sus de ce prixde Newcastle à KielCharbon9 shillings la tonneFret14 shillings la tonneCommission1 shilling la tonne------------------------24 shillings la tonne anglaise de 1 015 k, soit environ 30 francs.Mais en présence des éventualités et incertitudes résultant des circonstances actuelles, je devrais demander 6 ou 7 francs de plus par tonne pour couvrir les risques qui peuvent en résulter. L'élévation de mon prix laisserait alors les mauvaises chances seules à la charge de la Marine, et c'est une position que vous ne voudrez pas accepter.Veuillez...

1855.03.06.A A. Grandchamp Fils.Rouen

Origine : Copie de lettres à la presse n°66 - du 24 février 1855 au 25 mars 1855Paris, le 6 mars 1855Monsieur A. Grandchamp - RouenJe possède votre lettre d'hier.Vous jetez trop vite et facilement le manche après la cognée - et je regrette de vous voir dans cette disposition d'esprit. Vos amis du Havre ont fait une bonne affaire, et elle est réalisée, mais rien n'indique que vous ne réaliserez pas prochainement la vôtre, et dans des conditions tout aussi bonnes.Nicolas est mort, mais l'ennemi n'est pas abattu, et la paix n'est pas faite. La France et l'Angleterre seront plus impérieuses au contraire dans leurs exigences et je ne vois rien qui indique [...].A notre Marine, ce matin, le chef de bureau m'a dit de compléter mes affrètements pour le Levant.De Londres, je reçois une lettre du fournisseur de la Marine anglaise qui me dit : Notre Marine agit aussi fortement que jamais - et pour la Baltique et pour le Levant.Je considérerais donc comme mauvaise politique de votre part, toute démarche à Hull qui indiquât ou laissât deviner du découragement. Et, loin de diminuer vos prétentions de prix, vous devez les maintenir fermement. Si Samuelson vous fait des propositions, vous verrez sans vous presser ce que vous pouvez faire.Voilà mon opinion sur notre affaire hélice et, je vous le répète, je ne vois aucun motif de découragement.Longridge et son associé, Pogbie, sont venus me voir hier. Ils voudraient ne m'allouer que 4 [...] et moi je maintiens ferme ma demande première 6 [...] par tonne. Nous en sommes là, et je dois les revoir ce soir ou demain.Recevez...

1855.03.06.De Frédéric Mallet.Le Havre.A Edouard Rosseeuw.Paris.Original

Document original[Lettre particulière jointe au courrier du 6 mars 1855, adressé par Hantier Mallet & Cie à Hypte Worms - Paris]Mon cher Monsieur Rosseeuw,Je vous remercie de votre bonne intention de me procurer la fourniture de la Compagnie [Piau] qui est assez importante.L'embarrassant c'est que c'est [Fortin] qui livre, or c'est nous qui lui vendons tout le charbon dont il a besoin, environ 10 chargements par an. Or ce serait l'indisposer très fortement que de lui enlever cette fourniture, et il arriverait probablement 2 choses : ou il nous quitterait ou chercherait à nous enlever d'autres fournitures en baisse, car il est un peu brasseur et j'ai même un peu de peine à le maintenir dans son cercle.Or vous savez que nous sommes d'accord avec lui et [Bornes] et que nous vendons au même prix. S'il y avait de la brouille il en résulterait de la concurrence, par suite inquiétude au lieu de tranquillité, et il en gagnerait bien moins. Or les affaires ne sont pas moyennes depuis le commencement de l'année et pour arriver à un résultat il faut vendre un bon prix. J'ai toujours eu pour principe de m'appuyer sur les maisons secondaires, mais pour cela il faut leur laisser faire quelque chose. On y gagne en réalité parce qu'ayant la fourniture de toute leur consommation, vous gagnez au moins autant que si vous leur preniez ce que vous pourriez leur enlever, mais alors ils achèteraient directement pour leurs propres besoins et d'un autre côté vous leur faites maintenir les prix courants, chose importante puisque nous avons presque toutes les grosses affaires.Vous apprécierez mes raisons, le résumé est ceci : nous ne désirons pas enlever l'affaire à Fortin tant qu'il sera sage, mais indiquez toujours notre prix qui correspond au sien qui est de F 2,80 l'hecto. Si maintenant [Piau] avait des raisons pour quitter [Fortin] nous désirons malgré tout avoir l'affaire plutôt que [Bornes], cela va sans dire.Tout à vous,F. Mallet

1855.03.06.De Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Original

Courrier original[Page 1Monsieur Hypt Worms - 46, Laffitte - ParisCourrier composté Le Havre à Paris le 6 mars 1855 ; autres cachets illisibles.Tampon : Hantier Mallet & Cie - Havre.Page 2Papier gaufré : Hantier Mallet & Cie - Havre]Havre, 6 mars 1855Monsieur Hte WormsParisCi-inclus reçu des Messageries de F 5.000,00 en billets de banque à notre crédit.Nous vous confirmons notre lettre d'hier vous portant F 6 388,15 à notre crédit.Nous sommes par contre en possession de votre lettre du 5 courant.Notre prix pour les vapeurs est de F 34,00 les 1.000 [tonneaux / keels] à bord - esc. de 3% pour le charbon Newcastle, sans poussier, c'est notre prix depuis le 1er mars.Nous ne livrons du Sunderland que rarement et par chargements entiers, les vapeurs et la réexportation demandant toujours du Newcastle.Ci-inclus F 1 196,02 sur Rouen au 10 ct à notre crédit.Affaires très calmes pas de réexportation.Nous vous saluons, Monsieur, amicalement.Hantier Mallet & CieCi-inclus encore :F 457,30 sur Paris au 20 courant à notre crédit. Par contre nous tirons sur vous F 150,00 [...] Mallet à vous à votre crédit.

1855.03.06.Du ministère de la Marine et des Colonies.Adjudication.Milo.Original

Document originalParisCharbon de terreM. Worms (Hippolyte)SoumissionnaireDate de la notification du marché :Le 15 mars 1855.Le chef du bureau des approvisionnements généraux. Signé F. JacquesMarine et ColoniesCahierDate du marché :6 mars 1855Indication du lieu de paiement :ParisDes conditions particulière relatives à l'adjudication, sur soumissions cachetées, de la fourniture de deux mille à deux mille quatre cents tonneaux de charbon de terre en roches, d'origine anglaise, à effectuer à Milo.Numéro de la nomenclature : 136.-1.Article premier.La présente fourniture se compose de deux mille à deux mille quatre cents tonneaux (de mille kilogrammes) de charbon de terre en roches, d'origine anglaise, à expédier directement à Milo aux époques ci-après :De 500 à 600 tonneaux avant le 15 mai 1855 ;De 500 à 600 tonneaux avant le 15 juin suivant ;De 500 à 600 tonneaux avant le 15 août suivant ;De 500 à 600 tonneaux avant le 15 septembre.Ces délais sont de rigueur, et dans le cas où les expéditions ne seraient pas effectuées aux époques ci-dessus indiquées, une réduction de dix pour cent sera opérée de droit sur le prix du marché, sans préjudice des pénalités prévues par l'article 16 ci-après et sans qu'il y ait lieu à avertissement préalable.Art. 2.Chacun des concurrents annexera à sa soumission, qui devra être conforme au modèle ci-joint et transmise au Ministre de la marine et des colonies avant le 5 mars 1855, un récépissé de garantie de la somme de douze mille francs, qui pourra être réalisée en numéraire, en rentes nominatives directes ou départementales, ou en rentes au porteur, à la Caisse des dépôts et consignations à Paris.Art. 3.Le soumissionnaire dont l'offre sera acceptée devra convertir son dépôt de garantie en cautionnement définitif.La réalisation devra en être effectuée dans le délai de dix jours à compter de la notification qui lui sera faite de l'approbation de son marché par le Ministre, si le cautionnement est fait en numéraire.L'acte constatant cette réalisation sera présenté au directeur du matériel dans les cinq jours qui suivront les délais ci-dessus indiqués.Dans le cas où le titulaire du marché aurait l'intention d'effectuer son cautionnement en rentes, il devra en faire la demande au Ministre de la marine dans le délai de trois jours, à partir de la date de la notification ci-dessus mentionnée : un délai de deux mois lui est accordé pour cette réalisation.Les cautionnements définitifs en rentes ne pourront être constitués qu'en rentes nominatives directes.Art. 4.Les charbons devront provenir des mines connues sous les dénominations suivantes :Charbons de Newcastle. - West-HartIey-Main, Buddle's West-Hartley, Carr's Hartley, Davison's West-Hartley.Charbons de Cardiff.- Aberaman-Merthyr, Aberdare Company, Nixon's Merthyr, Hill's Plymouth Work.Art. 5.L'origine des charbons, lorsqu'ils seront expédiés directement d'Angleterre, sera justifiée par la production de certificats délivrés, soit par les propriétaires de la mine, soit par la personne qui les représente à titre d'agent ou de cessionnaire du dépôt.S'il n'existe pas de dépôt reconnu par les propriétaires de la mine, le fournisseur justifiera de l'origine des charbons par un certificat délivré par le vendeur, et dans lequel il sera dit qu'il n'existe pas de dépôt reconnu pour les charbons de cette mine.Ces certificats seront légalisés par le consul ou l'agent consulaire du port d'embarquement.Si les chargements des charbons ont lieu en France, l'origine devra en être constatée par l'Administration des douanes au port d'expédition. Ces certificats seront remis, au lieu de livraison, à l'autorité maritime.Art. 6.Le transport des charbons formant l'importance de cette fourniture pourra avoir lieu par navires de toute nation.Le fournisseur sera tenu d'envoyer au ministère de la marine, au moment de l'expédition des navires chargés du combustible destiné pour l'exécution de cette fourniture, les pièces ci-après, savoir :1° Une copie du connaissement de chaque chargement ;2° Deux expéditions, dont une sur papier timbré, de la facture constatant l'importance de chaque chargement ;3° La police d'assurance de chaque chargement ;4° Un certificat de l'autorité française du port d'expédition, indiquant l'époque précise du départ du navire, son tonnage, la quantité en kilogrammes des charbons compris dans le chargement et l'origine du charbon.Art. 7.Les charbons seront en roches, de première qualité, de fraîche extraction, exempts, autant que possible, de soufre ou de pyrites et de matières étrangères. Ils devront brûler vivement, sans se coaguler et sans trop engorger les grilles des fourneaux.Le poids de l'hectolitre ras ne devra pas excéder quatre-vingt-un kilogrammes pour le charbon de Newcastle et quatre-vingt-trois kilogrammes pour le charbon de Cardiff.Le charbon qui excédera ce poids sera rebuté.Les commissions feront, lorsqu'elles le jugeront convenable, des essais au feu pour apprécier la qualité du charbon.Le fournisseur aura la faculté de réclamer les mêmes épreuves.Art. 8.Le fournisseur devra faire cribler le charbon avant l'embarquement, de manière à ce que la fourniture ne se compose que de charbons en roches. Toutefois on tolérera au déchargement le menu qui résultera des brisures et qui, dans tous les cas, ne devra pas dépasser cinq pour cent de la quantité de charbon en roches admise en recette.Le charbon menu sera payé la moitié du prix stipulé pour le charbon en roches.Art. 9.Les capitaines des navires annonceront leur arrivée à l'agent consulaire de France à Milo, et se conformeront aux indications qui leur seront données sur l'endroit où ils devront placer leur navire, ainsi que sur celui où ils devront effectuer le déchargement. Ces indications devront leur être fournies dans le délai de deux jours, et les capitaines devront avoir pris le troisième jour la place qui leur aura été désignée.Dès que les navires auront pris la position indiquée, la commission des recettes nommée par l'agent consulaire de France se rendra à bord du navire pour examiner, en présence du représentant du fournisseur, si le charbon satisfait aux conditions exprimées dans l'article 7.Dans le cas de la négative, elle prononcera le rejet du chargement. En cas d'affirmative, la commission procédera, s'il y a lieu, aux épreuves déterminées audit article. Le débarquement du charbon ne sera opéré qu'après qu'elle en aura prononcé l'admission.Toutefois, si, pendant l'opération du déchargement, on reconnaissait qu'une partie du charbon n'est pas de même qualité que celui d'après lequel l'admission du chargement a été prononcée, la commission pourra ordonner le rejet de cette partie, ou en ajourner la recette, jusqu'à ce que de nouvelles épreuves en aient fait reconnaître la bonne qualité.Art. 10.Les charbons seront livrés sous palan à l'Administration de la marine, de manière à ce qu'elle puisse les recevoir soit dans des allèges, soit à quai.Les opérations de pesage, de recette et de déchargement devront être conduites de manière à ce que l'on puisse décharger au moins trois navires à la fois et à ce qu'il soit débarqué de chacun de ces navires vingt tonneaux de charbon par jour ouvrable, et le temps le permettant.Si le délai de deux jours spécifié à l'article 9 venait à être dépassé, ou si les opérations de déchargement sont entravées par le fait de la marine, il sera accordé au fournisseur, pour chaque jour de retard, une indemnité de cinquante centimes par tonneau de jauge.Dans le cas contraire, où le retard serait du fait du capitaine, la même indemnité de cinquante centimes par tonneau de jauge sera réciproquement accordée à la marine et prélevée sur les payements à faire au titulaire du marché.Art. 11.Le pesage se fera à bord, par les soins et aux frais de la marine : dans les résultats des pesées, il ne sera pas tenu compte des fractions de kilogramme.Art. 12.L'article 45 des conditions générales, relatif à la tolérance de livraison d'un vingtième en plus ou en moins, n'est pas applicable à la présente fourniture.Le fournisseur sera tenu de se mouvoir dans les limites minima et rnaxima indiquées ci-dessus.Art. 13.Les charbons qui ne satisferont pas aux conditions exprimées dans les articles ci-dessus seront rebutés.Le fournisseur ne sera pas tenu à les remplacer.Cette disposition ne s'applique pas aux chargements qui, par suite d'événements de mer, viendraient à se perdre. Le titulaire du marché sera tenu, dans ce cas, d'en effectuer le remplacement, et d'expédier, à cet effet, dans un délai d'un mois après la notification du sinistre, les navires destinés à compléter la fourniture.Art. 14.Le fret, du lieu d'expédition jusqu'à celui de destination, les droits d'ancrage, les risques de mer et tous autres frais relatifs aux navires, seront à la charge du fournisseur.Art. 15.Les payements auront lieu à Paris.La liquidation sera faite à Paris, de la manière suivante : moitié de la valeur de chaque chargement après que le fournisseur aura produit les pièces exigées par l'article 6, constatant le départ du navire ; le complément après qu'il aura remis au Ministre les documents constatant l'admission en recette des charbons expédiés.Le fournisseur demeurera responsable envers la marine des avances qui seront faites sur chaque chargement.Dans le cas où des navires porteurs de charbons viendraient à se perdre, ou dans le cas où des charbons présentés en recette seraient rebutés, les avances qui auraient été faites au fournisseur seront remboursées par lui à la marine, soit au moyen d'un versement direct au Trésor public, soit par un prélèvement sur les payements à lui faire ou sur son cautionnement.Art. 16.Si, quinze jours après l'époque fixée pour les expéditions, le fournisseur n'a pas adressé au Ministre les pièces exigées par l'article 6, ou s'il n'a pas produit des justifications d'empêchement de force majeure pour le retard apporté dans ses expéditions, le Ministre pourra faire acheter et expédier à son compte la quantité de charbon dont l'envoi serait en retard, ou saisir son cautionnement et résilier son marché.Dans le cas d'achat à son compte, la plus-value, s'il y en a, sera retenue sur les payements à lui faire, et, à défaut, sur son cautionnement.Art. 17.Si les navires porteurs de charbons faisaient des escales volontaires qui n'auraient pas le caractère d'empêchements de force majeure, le fournisseur sera passible, soit d'une retenue de dix pour cent sur la valeur des charbons compris dans les chargements, soit de la saisie totale ou partielle de son cautionnement.Art. 18.Il sera imprimé aux frais du fournisseur, et par les soins de l'Administration, cinquante exemplaires du présent marché.Art. 19.Conformément aux dispositions de l'article 23 de la loi de finances du 8 juillet 1852, il sera opéré, au profit de la caisse des invalides de la marine, une retenue de trois pour cent sur tous les payements à faire par suite de l'exécution du présent marché.Art. 20.Les conditions générales arrêtées par le Ministre le 30 mars 1847 sont applicables à la présente fourniture en tout ce qui n'est pas contraire aux stipulations qui précèdent.Paris, le 19 février 1855.Arrêté par la Commission permanente des marchés.Signé J. Le Marchand, F. Jacques, de Montaignac, Allix, d'Ubraye, Ballot-Beaupré, inspecteur adjoint.Proposé à l'approbation du Ministre,Paris, le 24 février 1855.Le directeur du matériel,Signé de Lavrignais.Approuvé :Paris, le 24 février 1855.Le Ministre Secrétaire d'État de la marine et des colonies,Signé Théodore Ducos.SoumissionJe soussigné, Worms (Hippolyte), demeurant à Paris, département de la Seine, et y faisant élection de domicile, rue Laffitte, n°46, me soumets et m'engage envers le Ministre Secrétaire d'État de la marine et des colonies, stipulant au nom de l'État, à fournir et livrer à mes frais et risques, à Milo, dans les délais et aux conditions déterminés par le cahier des conditions particulières, la quantité de deux mille à deux mille quatre cents tonneaux de mille kilogrammes de charbon de terre en roches, d'origine anglaise, au prix de soixante-neuf francs cinquante centimes le tonneau de mille kilogrammes.Les payements de mes livraisons auront lieu à Paris.Je déclare avoir une parfaite connaissance des conditions générales arrêtées par le Ministre le 30 mars 1847, et m'engage à m'y conformer, en tout ce qui n'est pas contraire aux dispositions du cahier des charges.Fait à Paris, le 6 mars 1855.Signé Hte Worms.Accepté par la Commission permanente des marchés.Paris, le 12 mars 1855.Signé J. Le Marchand, F. Jacques, de Montaignac, Allix, d'Ubraye, Ballot-Beaupré, inspecteur adjoint.Proposé à l'approbation du Ministre,Paris, le 13 mars 1855.Le directeur du matériel,Signé de Lavrignais.Approuvé :Paris, le [...] mars 1855.Le Ministre Secrétaire d'État de la marine et des colonies,Signé Théodore Ducos.Enregistré à Paris, le 17 mars 1855, folio 143 verso, case 7.Reçu un franc dix centimes.Signé Bernier.Pour copie conforme :Le Directeur du matériel,[...]

1855.03.08.Au ministre de la Marine et des Colonies.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse n°66 - du 24 février 1855 au 25 mars 1855Paris, le 8 mars 1855Monsieur le Ministre de la Marine et des ColoniesEn villePar ma lettre du 3 courant, j'ai eu l'honneur de vous soumettre les prix auxquels je pourrai, suivant le cours actuel des frets, expédier aujourd'hui du charbon dans la Baltique, aux conditions d'un marché à commission - et je vous exposais en même temps que, si je devais traiter à forfait, je serais obligé d'augmenter des prix d'une manière sensible pour couvrir les éventualités.Monsieur le directeur du matériel m'ayant depuis exprimé votre désir de recevoir une proposition à prix ferme, je prends aujourd'hui envers vous M. le Ministre, l'engagement suivant :Je livrerai le charbon nécessaire à la flotte de la Baltique, rendu sous palan, aux destinations ci-après indiquées :ElseneurF 33,00CopenhagueF 33,75KielF 34,50Faro Lund GotlandF 40,00Ile d'Aland ou BomarsundF 45,00La tonne anglaise (1.015 kilos) - embarquée Londres - les quantités indiquées aux connaissements.Si, en outre de ces livraisons à destinations fixes, il pouvait vous convenir de faire suivre la flotte par quelques navires chargés de charbon, et le délivrant en mer, selon les besoins des vapeurs, les chartes-parties stipuleraient ordres à prendre à Elseneur, et le surcroît de prix à ajouter à celui fixé pour ledit port d'Elseneur.Veuillez agréer...

1855.03.13.A A. Grandchamp Fils.Rouen.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°66 - du 24 février 1855 au 25 mars 1855Paris, le 13 mars 1855Monsieur A. Grandchamp Fils - Rouen[...]Le charbon Cardiff vous est enfin arrivé, et vous fondez les plus belles expériences sur ce combustible, nouveau encore pour vos industriels. Mais aussi, en homme pratique, vous comprenez que, pour un mouvement de 30.000 tonnes, même de 15.000, vous ne pourriez rien faire sans le concours de notre hélice. Je pense également comme vous à cet égard, et la conclusion à tirer de ce qui précède, est qu'il faudrait ne pas vendre votre hélice.Or, sans vous en rien dire, ne voulant vous en parler qu'en cas de réussite certaine, ou au moins très probable, je m'occupais, ici, de vous trouver un acheteur de votre hélice. Une première ouverture a été faite hier, et très bien accueillie. J'ai demandé £ 1 200.La chose était là... quand j'ai reçu votre lettre ce matin et aujourd'hui je viens vous dire : dois-je pousser de l'avant, dois-je retirer mes propositions ?Je supprime tous considérants, pour ou contre. Vous connaissez aussi bien que moi les raisons qui militent pour la vente ou la non vente. Pesez le tout dans votre esprit et nous en causerons.[...]Pour votre gouverne, je voyais hier un compte-rendu de la Société des ingénieurs anglais réunis, constatant que, pour le transport des charbons du Nord à Londres, le Screw présente une économie pratique de 33% sur les voiliers construits dans les meilleures conditions et spécialement construits pour ce genre de transports.Recevez...

1855.03.13.A M. Jullien.Carnarvon.Original

Courrier original[Brouillon ou traduction d'une lettre probablement rédigée en anglais.]Paris, 13 mars 1855Monsieur Jullien à CarnarvonJ'ai bien reçu vos deux lettres des 5 et 7 courants et je n'y ai pas répondu plus tôt parce que leur contenu a donné lieu à bien des débats avec M. Morin.En résumé, vous m'engagez contrairement à mes instructions formelles, et d'après ce que nous avions arrêté avec M. Millington, il me faudra construire des machines et peut-être ne rien terminer avec lui. Je ne veux pas de cela.En conséquence, j'adresse directement M. Millington à Port Dinorvic par Carnarvon, l'original dont vous trouverez ainsi copie.Cette lettre résume ce que je veux faire et pas autre chose. Veuillez donc agir dans le sens que j'ai indiqué et pas autrement [...] aujourd'hui injonction formelle de ne déroger en rien au sens de mes propositions à M. Millington.S'il donne suite, aucune modification, quelle qu'elle soit et sous aucun prétexte que ce soit, ne doit être apportée à la construction des machines.

1855.03.19.A Jullien.Carnarvon.Original

Document original[Brouillon ou traduction d'une lettre probablement rédigée en anglais.]Paris, 19 mars 1855Monsieur Jullien à CarnarvonNous avons reçu votre lettre du 17 et nous confirmons la nôtre de même date.Notre lettre à M. Millington offrait une machine et cela par la simple raison que une ou dix ou vingt c'est absolument la même chose. Au lieu d'une vous avez dit quatre, va pour quatre !Si M. Millington veut formuler ces offres en d'autres termes, nous lui répondrons. Mais, en aucun cas, nous n'en changerons le fond sans un engagement de traiter. Si le succès répond à ce que nous avons avancé, nous ne consentirons pas à monter nos machines à [...], c'est à prendre ou à laisser et, à cet égard, la résolution de M. Worms et la mienne sont irrévocables.Nous pensons que vous nous rendrez de bien plus grand service en vous plaçant comme intermédiaire entre M. Millington et M. Worms, que comme chargé des pleins pouvoirs de ce dernier. Vous avez aussi la position plus favorable pour mener à bien une négociation, toujours d'autant plus facile, qu'on peut se retrancher derrière une position plus haute ; à cet égard, prenez bonne note de ce que j'ai l'honneur de vous dire, c'est que M. Millington usera, n'en doutons pas, largement de ce procédé, le meilleur du reste qu'un négociateur puisse employer.P.-S. de M. Worms : mais de grâce ne soyez pas si facile ! Vous avez nos programmes tracés, ne vous en écartez pas !

1855.03.20.De Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Original

Courrier original[Page 1Monsieur Hypt Worms - 46, Laffitte - ParisCourrier composté au Havre, le 20 mars 1855 ; Le Havre à Paris le 20 mars 1855.Page 2Papier gaufré : Hantier Mallet & Cie - Havre]Havre, 20 mars 1855Monsieur Hte WormsParisNous vous confirmons notre lettre du 19 courant. La présente a pour but de vous prier de payer pour notre Sieur Hantier ses contributions. [Joint] avertissement ci-inclus de F 145,17.II [...] à réclamer. Nous vous prions de les faire payer demain.Nous vous saluons, Monsieur, amicalement.Hantier Mallet & Cie

1855.03.30.A M. Jullien.Carnarvon.Original

Document originalBrouillon ou traduction d'une lettre probablement rédigée en anglais.Paris, 30 mars 1855Monsieur Jullien à CarnarvonJ'ai reçu vos lettres de 24 et 26 courants.La seconde me donne copie de la réponse de M. Millington a vous adressée.Voilà ma réponse à cette lettre.À tort ou à raison et de concert avec M. Morin, j'ai voulu répondre ainsi.Je ne veux pas que des essais aient lieu, qu'ils réussissent parfaitement, que M. Millington reconnaissent, et qu'un caprice de M. Smith empêche de conclure un traité définitif car notre affaire ainsi repoussée à [Llamberis], serait à tout jamais perdu.Il n'y a donc pas de [nature...] à discuter le contenu de cette lettre à M. Millington, je vous l'adresse pour que vous en preniez connaissance et que vous la lui remettiez telle qu'elle.Sans relever vos expressions au sujet de l'habileté française, je désire que vous restiez dans le Carnarvon, mais à condition d'appuyer par votre attitude et vos raisonnements le sens de la lettre que je vous charge de lui remettre.Si vous croyez ne pas devoir agir dans le sens de cette lettre, revenez à Paris. Votre intérêt ne sera pas diminué, mais je vous le répète, à tort ou à raison, je veux que l'affaire suive l'impulsion que je lui donne dans ma lettre à M. Millington.

1855.04.04.Du ministère de la Marine et des Colonies.Adjudication.Le Pirée.Original

Document originalParisCharbon de terreM. Worms (Hyppolite)*SoumissionnaireDate de la notification du marché :Le 16 avril 1855.*Le chef du bureau des approvisionnements généraux.*Marine et ColoniesCahierDate du marché :4 avril 1855*Indication du lieu de paiement :Paris*[* Indications manuscrites]Des conditions particulière relatives à la fourniture de deux mille à deux mille quatre cents tonneaux de charbon de terre en roches, d'origine anglaise, à effectuer au Pirée.Numéro de la nomenclature : 136.-1.Article premier.La présente fourniture se compose de deux mille à deux mille quatre cents tonneaux (de mille kilogrammes) de charbon de terre en roches, d'origine anglaise, à expédier directement au Pirée aux époques ci-après :De 500 à 600 tonneaux avant le 30 mai 1855 ;De 500 à 600 tonneaux avant le 30 juin suivant ;De 500 à 600 tonneaux avant le 30 août suivant ;De 500 à 600 tonneaux avant le 30 septembre.Ces délais sont de rigueur, et dans le cas où les expéditions ne seraient pas effectuées aux époques ci-dessus indiquées, une réduction de dix pour cent sera opérée de droit sur le prix du marché, sans préjudice des pénalités prévues par l'article 16 ci-après et sans qu'il y ait lieu à avertissement préalable.Art. 2.Chacun des concurrents annexera à sa soumission, qui devra être conforme au modèle ci-joint et transmise au Ministre de la marine et des colonies avant le 4 avril 1855, un récépissé de garantie de la somme de douze mille francs, qui pourra être réalisée en numéraire, en rentes nominatives directes ou départementales, ou en rentes au porteur, à la Caisse des dépôts et consignations à Paris.Art. 3.Le soumissionnaire dont l'offre sera acceptée devra convertir son dépôt de garantie en cautionnement définitif.La réalisation devra en être effectuée dans le délai de dix jours à compter de la notification qui lui sera faite de l'approbation de son marché par le Ministre, si le cautionnement est fait en numéraire.L'acte constatant cette réalisation sera présenté au directeur du matériel dans les cinq jours qui suivront les délais ci-dessus indiqués.Dans le cas où le titulaire du marché aurait l'intention d'effectuer son cautionnement en rentes, il devra en faire la demande au Ministre de la marine dans le délai de trois jours, à partir de la date de la notification ci-dessus mentionnée : un délai de deux mois lui est accordé pour cette réalisation.Les cautionnements définitifs en rentes ne pourront être constitués qu'en rentes nominatives directes.Art. 4.Les charbons devront provenir des mines connues sous les dénominations suivantes :Charbons de Newcastle. - West-HartIey-Main, Buddle's West-Hartley, Carr's Hartley, Davison's West-Hartley.Charbons de Cardiff.- Aberaman-Merthyr, Aberdare Company, Nixon's Merthyr, Hill's Plymouth Work.Art. 5.L'origine des charbons, lorsqu'ils seront expédiés directement d'Angleterre, sera justifiée par la production de certificats délivrés, soit par les propriétaires de la mine, soit par la personne qui les représente à titre d'agent ou de cessionnaire du dépôt.S'il n'existe pas de dépôt reconnu par les propriétaires de la mine, le fournisseur justifiera de l'origine des charbons par un certificat délivré par le vendeur, et dans lequel il sera dit qu'il n'existe pas de dépôt reconnu pour les charbons de cette mine.Ces certificats seront légalisés par le consul ou l'agent consulaire du port d'embarquement.Si les chargements des charbons ont lieu en France, l'origine devra en être constatée par l'Administration des douanes au port d'expédition. Ces certificats seront remis, au lieu de livraison, à l'autorité maritime.Art. 6.Le transport des charbons formant l'importance de cette fourniture pourra avoir lieu par navires de toute nation.Le fournisseur sera tenu d'envoyer au ministère de la marine, au moment de l'expédition des navires chargés du combustible destiné pour l'exécution de cette fourniture, les pièces ci-après, savoir :1° Une copie du connaissement de chaque chargement ;2° Deux expéditions, dont une sur papier timbré, de la facture constatant l'importance de chaque chargement ;3° La police d'assurance de chaque chargement ;4° Un certificat de l'autorité française du port d'expédition, indiquant l'époque précise du départ du navire, son tonnage, la quantité en kilogrammes des charbons compris dans le chargement et l'origine du charbon.Art. 7.Les charbons seront en roches, de première qualité, de fraîche extraction, exempts, autant que possible, de soufre ou de pyrites et de matières étrangères. Ils devront brûler vivement, sans se coaguler et sans trop engorger les grilles des fourneaux.Le poids de l'hectolitre ras ne devra pas excéder quatre-vingt-un kilogrammes pour le charbon de Newcastle et quatre-vingt-trois kilogrammes pour le charbon de Cardiff.Le charbon qui excédera ce poids sera rebuté.Les commissions feront, lorsqu'elles le jugeront convenable, des essais au feu pour apprécier la qualité du charbon.Le fournisseur aura la faculté de réclamer les mêmes épreuves.Art. 8.Le fournisseur devra faire cribler le charbon avant l'embarquement, de manière à ce que la fourniture ne se compose que de charbons en roches. Toutefois on tolérera au déchargement le menu qui résultera des brisures et qui, dans tous les cas, ne devra pas dépasser quinze pour cent de la quantité de charbon en roches admise en recette.Le charbon menu sera payé la moitié du prix stipulé pour le charbon en roches.Art. 9.Les capitaines des navires annonceront leur arrivée à M. le commandant en chef la station du Levant, et se conformeront aux indications qui leur seront données sur l'endroit où ils devront placer leur navire, ainsi que sur celui où ils devront effectuer le déchargement. Ces indications devront leur être fournies dans le délai de deux jours, et les capitaines devront avoir pris le troisième jour la place qui leur aura été désignée.Dès que les navires auront pris la position indiquée, la commission des recettes nommée par l'agent consulaire de France se rendra à bord du navire pour examiner, en présence du représentant du fournisseur, si le charbon satisfait aux conditions exprimées dans l'article 7.Dans le cas de la négative, elle prononcera le rejet du chargement. En cas d'affirmative, la commission procédera, s'il y a lieu, aux épreuves déterminées audit article. Le débarquement du charbon ne sera opéré qu'après qu'elle en aura prononcé l'admission.Toutefois, si, pendant l'opération du déchargement, on reconnaissait qu'une partie du charbon n'est pas de même qualité que celui d'après lequel l'admission du chargement a été prononcée, la commission pourra ordonner le rejet de cette partie, ou en ajourner la recette, jusqu'à ce que de nouvelles épreuves en aient fait reconnaître la bonne qualité.Art. 10.Les charbons seront livrés sous palan à l'Administration de la marine, de manière à ce qu'elle puisse les recevoir soit dans des allèges, soit à quai.Les opérations de pesage, de recette et de déchargement devront être conduites de manière à ce que l'on puisse décharger au moins trois navires à la fois et à ce qu'il soit débarqué de chacun de ces navires vingt tonneaux de charbon par jour ouvrable, et le temps le permettant.Si le délai de deux jours spécifié à l'article 9 venait à être dépassé, ou si les opérations de déchargement sont entravées par le fait de la marine, il sera accordé au fournisseur, pour chaque jour de retard, une indemnité de cinquante centimes par tonneau de jauge.Dans le cas contraire, où le retard serait du fait du capitaine, la même indemnité de cinquante centimes par tonneau de jauge sera réciproquement accordée à la marine et prélevée sur les payements à faire au titulaire du marché.Art. 11.Le pesage se fera à bord, par les soins et aux frais de la marine : dans les résultats des pesées, il ne sera pas tenu compte des fractions de kilogramme.Art. 12.L'article 45 des conditions générales, relatif à la tolérance de livraison d'un vingtième en plus ou en moins, n'est pas applicable à la présente fourniture.Le fournisseur sera tenu de se mouvoir dans les limites minima et rnaxima indiquées ci-dessus.Art. 13.Les charbons qui ne satisferont pas aux conditions exprimées dans les articles ci-dessus seront rebutés.Le fournisseur ne sera pas tenu à les remplacer.Cette disposition ne s'applique pas aux chargements qui, par suite d'événements de mer, viendraient à se perdre. Le titulaire du marché sera tenu, dans ce cas, d'en effectuer le remplacement, et d'expédier, à cet effet, dans un délai d'un mois après la notification du sinistre, les navires destinés à compléter la fourniture.Art. 14.Le fret, du lieu d'expédition jusqu'à celui de destination, les droits d'ancrage, les risques de mer et tous autres frais relatifs aux navires, seront à la charge du fournisseur.Art. 15.Les payements auront lieu à [...].La liquidation sera faite à Paris, de la manière suivante : moitié de la valeur de chaque chargement après que le fournisseur aura produit les pièces exigées par l'article 6, constatant le départ du navire ; le complément après qu'il aura remis au Ministre les documents constatant l'admission en recette des charbons expédiés.Le fournisseur demeurera responsable envers la marine des avances qui seront faites sur chaque chargement.Dans le cas où des navires porteurs de charbons viendraient à se perdre, ou dans le cas où des charbons présentés en recette seraient rebutés, les avances qui auraient été faites au fournisseur seront remboursées par lui à la marine, soit au moyen d'un versement direct au Trésor public, soit par un prélèvement sur les payements à lui faire ou sur son cautionnement.Art. 16.Si, quinze jours après l'époque fixée pour les expéditions, le fournisseur n'a pas adressé au Ministre les pièces exigées par l'article 6, ou s'il n'a pas produit des justifications d'empêchement de force majeure pour le retard apporté dans ses expéditions, le Ministre pourra faire acheter et expédier à son compte la quantité de charbon dont l'envoi serait en retard, ou saisir son cautionnement et résilier son marché.Dans le cas d'achat à son compte, la plus-value, s'il y en a, sera retenue sur les payements à lui faire, et, à défaut, sur son cautionnement.Art. 17.Si les navires porteurs de charbons faisaient des escales volontaires qui n'auraient pas le caractère d'empêchements de force majeure, le fournisseur sera passible, soit d'une retenue de dix pour cent sur la valeur des charbons compris dans les chargements, soit de la saisie totale ou partielle de son cautionnement.Art. 18.Il sera imprimé aux frais du fournisseur, et par les soins de l'Administration, cinquante exemplaires du présent marché.Art. 19.Conformément aux dispositions de l'article 23 de la loi de finances du 8 juillet 1852, il sera opéré, au profit de la caisse des invalides de la marine, une retenue de trois pour cent sur tous les payements à faire par suite de l'exécution du présent marché.Art. 20.Les conditions générales arrêtées par le Ministre le 30 mars 1847 sont applicables à la présente fourniture en tout ce qui n'est pas contraire aux stipulations qui précèdent.Arrêté par la Commission permanente des marchés.Paris, le 19 mars 1855.Signé J. Le Marchand, F. Jacques, de Montaignac, Allix, d'Ubraye, Ballot-Beaupré, inspecteur adjoint.Proposé à l'approbation du Ministre,Paris, le 22 mars 1855.Le directeur du matériel,Signé de Lavrignais.Approuvé :Paris, le 24 mars 1855.Le Ministre Secrétaire d'État de la marine et des colonies,Signé Théodore Ducos.SoumissionJe soussigné, Worms (Hippolyte), demeurant à Paris, département de la Seine, et y faisant élection de domicile, rue Laffitte, n°46, me soumets et m'engage envers le Ministre Secrétaire d'État de la marine et des colonies, stipulant au nom de l'État, à fournir et livrer à mes frais et risques, à Milo, dans les délais et aux conditions déterminés par le cahier des conditions particulières, la quantité de deux mille à deux mille quatre cents tonneaux de mille kilogrammes de charbon de terre en roches, d'origine anglaise, au prix de soixante-neuf francs cinquante centimes le tonneau de mille kilogrammes.Les payements de mes livraisons auront lieu à Paris.Je déclare avoir une parfaite connaissance des conditions générales arrêtées par le Ministre le 30 mars 1847, et m'engage à m'y conformer, en tout ce qui n'est pas contraire aux dispositions du cahier des charges.Fait à Paris, le 4 avril 1855.Hypte Worms.Accepté par la Commission permanente des marchés.Paris, le 10 avril 1855.J. Le Marchand, F. Jacques, de Montaignac, Allix, d'Ubraye, Ballot-Beaupré, inspecteur adjoint.Proposé à l'approbation du Ministre,Paris, le 11 avril 1855.Le directeur du matériel,Signé de Lavrignais.Approuvé :Paris, le 12 avril 1855.Le Garde des sceaux, chargé par intérim du ministère de la marine et des colonies,[Signature illisible].[Les indications en italique sont manuscrites.]

1855.04.05.Au Chemin de fer du Nord.La Chapelle Saint-Denis

Origine : Copie de lettres à la presse n°67 - du 25 mars 1855 au 23 avril 1855Paris, le 5 avril 1855Monsieur le Directeur de la traction du Chemin de fer du Nordà La Chapelle Saint-DenisJ'ai l'honneur de vous donner avis que, hier, 4 courant, est parti de Rouen à votre adresse, à La Chapelle, l'échantillon du charbon Cardiff (Pays de Galles) que vous m'avez demandé dans l'intérêt de Monsieur E. Flachat. Veuillez avoir l'obligeance de réclamer cet échantillon, pour qu'il vous parvienne sans retard.Un malheur de famille, qui vient de frapper le chef de ma Maison de Rouen, a empêché que ce charbon vous fût expédié plus tôt.Ce charbon est celui qui se vend à Cardiff, sous le nom de "Steam Coal". Il a une grande puissance calorifique, il réunit l'avantage de ne dégager que très peu ou pas de fumée. Aussi, les bateaux à vapeur, dont les machines sont construites d'après le système tubulaire, emploient-ils exclusivement ce charbon.Le Chemin de fer de Bordeaux à Paris brûle depuis plus d'un an ce charbon sur ses locomotives, avec mélange de coke cependant, à ce que je crois.Agréez...

1855.04.23.A Eugène Flachat - Chemin de fer du Midi.Paris.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°68 - du 23 avril 1855 au 25 mai 1855Paris, le 23 avril 1855Monsieur E. Flachat, ingénieur en chef des Chemins de fer du MidiParisVous m'avez demandé, Monsieur, à quelles conditions je pourrais, en annulant mon marché avec la Compagnie, en date du 16 octobre 1854, porter à 12.000 tonnes la quantité de 6.000 tonnes charbon que je m'engageais alors à vous livrer à Bordeaux, et livrer ces 12.000 tonnes en dix mois.J'ai l'honneur de vous soumettre la proposition suivante.Je m'engage à vous livrer à Bordeaux 12.000 tonnes charbon de Cardiff, dans un délai de dix mois, à partir du 1er mai prochain, à raison de 1.200 tonnes par mois dans l'ensemble.[...]Je vous laisse la faculté de me demander ces 12.000 tonnes en charbon à coke ou charbon à vapeur, et dans telle proportion qu'il vous conviendra.Je facturerai ces charbons comme suit :F 34,90 les mille kilos, charbon à cokeF 36,90 les mille kilos, charbon à vapeur.Ces prix comprennent le prix d'achat et d'embarquement, les frais de transport et assurance, les droits de douane, en un mot, tous les frais jusqu'au débarquement exclusivement.[...]Pour le déchargement des navires à voiles, la Compagnie suivra les habitudes du commerce.Dans le cas où le transport se ferait par hélice, la Compagnie s'engagera à employer au déchargement autant d'hommes en service de jours ouvrables que le permettra la disposition des compartiments du navire.[...]La Compagnie s'engage également envers moi à ne pas tirer de Cardiff ou autres ports de la Manche de Bristol d'autres combustibles pendant la durée de mon marché.[...]

1855.05.01.De Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Original

Document original[Page 1Monsieur Hypt Worms - 46, Laffitte - ParisCourrier composté au Havre le 1er mai et à Paris le 2 mai 1855.Tampon : Hantier Mallet & Cie - Havre.Page 2Papier gaufré : Hantier Mallet & Cie - Havre]Havre 1er mai 1855Monsieur Hte WormsParis Nous sommes en possession de votre lettre du 29 avril et vous créditons de F 2 520 votre envoi de £ 100 à Smith.Nous prenons note de ne pas dépasser 42,52 sh pour le Bosphore et la Mer noire. Nous nous en occupons conjointement avec M. Iselin qui connaît beaucoup de capitaines américains.Nous vous retournons ci-inclus votre charte-partie pour l'Algérie et vous remettons aussi un duplicata de la charte-partie du "Come on".Veuillez remettre pour nous £ 200 à Pring.Nous vous saluons, Monsieur, amicalement.Hantier Mallet & CieSi vous voyez Hantier, dites-lui que M. [Lesueur] nous a acheté 2 magnifiques [jumens] 1 200 chacune.

1855.05.03.Au Chemin de fer du Midi.Paris.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°68 - du 23 avril 1855 au 25 mai 1855Paris, 3 mai 1855Monsieur le Président du Conseil d'administrationde la Compagnie des Chemins de fer du MidiEn villeVous m'avez fait demander, Monsieur, mes propositions pour un nouveau marché de 6.000 tonnes de charbon à coke à livrer à Bordeaux.En conséquence des détails qui m'ont été fournis à ce sujet par M. Flachat, j'ai l'honneur de vous soumettre la proposition suivante.Je m'engage à vous livrer à Bordeaux 6.000 tonnes charbon de Cardiff à coke, dont :- 3.000 tonnes d'ici au 31 décembre prochain- 3.000 tonnes du 1er janvier au 31 mars 1856Faculté m'étant réservée d'effectuer mes livraisons quand je voudrai pendant les délais fixés.[...]Pour le déchargement des navires à voiles, la Compagnie suivra les habitudes du commerce.Dans le cas où le transport se ferait par hélice, la Compagnie s'engage à employer au déchargement autant d'hommes en service de jours ouvrables que le permettra la disposition des compartiments du navire.[...]Mon ancien marché en date du 16 octobre 1854, si onéreux qu'il soit pour moi est en voie d'exécution. 1.300 tonnes environ sont livrées ou en train de livraison et le complément sera fourni dans la proportion qui m'a été indiquée de 1.000 tonnes environ par mois. Je rappelle à votre souvenir que lorsque je traitais avec vous à un prix accessible en octobre 1854, j'ignorais tout à fait que vous deviez tirer en même temps de Cardiff une quantité considérable de rails, et déterminer ainsi, par votre concurrence à l'affrètement des navires, une hausse énorme sur le prix du transport. Il resterait donc convenu, si le nouveau marché a lieu entre nous, que votre Compagnie s'engage à ne pas tirer de Cardiff ou autre port de la Manche de Bristol, d'autre combustible jusqu'au 31 décembre 1855.Veuillez...

1855.05.03.De Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Original

Courrier original[Page 1Monsieur Hypt Worms - 46, Laffitte - ParisCourrier composté au Havre le 3 mai 1855 ; Le Havre à Paris le 3 mai 1855.Tampon : Hantier Mallet & Cie - Havre.]Page 2]Havre, 3 mai 1855Monsieur Hte WormsParisNous sommes en possession de votre lettre du 2 courant.Nous vous créditons de F 5.040,00 envoi de 200 £ à Pring, plus :F 1.000 à notre Sieur Hantier qui va beaucoup plus vite à dépenser que je ne gagne.Ci-inclus :F 5.000,00 - environ sur Paris au 15 courantF 502,36 - sur Paris au 15 courant -----------------F 5.502,36 - inscrit à notre créditNous avons de bonnes nouvelles de notre steamer comme avancement et comme bon travail. Notre capitaine nous l'annonce supérieur au premier comme forme.Nous vous saluons, Monsieur, amicalement.Hantier Mallet & Cie