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1958.00.00.Recueil d'informations.Janvier à décembre

Ce fichier a été établi par la saisie ou la numérisation de documents conservés chez Worms 1848 et consultables à partir de ce recueil en cliquant sur leurs intitulés (en bleu + soulignement). Les sources concernant l’année 1958 sont constituées :  De documents de toute nature émanant de la direction générale, des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime ainsi que de Worms Compagnie maritime et charbonnière, qui sont entreposés chez Locarchives, sous le code 11014, dans les conteneurs : W/162 à W/227 et W/236 à W/252. Les dossiers, dans lesquels ces pièces se trouvent, ont été archivés "tels quels" par les divers services qui les ont produits. Classés par objet et non par date, ils couvrent – ensemble – une période allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1960. Les archives les plus significatives extraites de cette série sont inventoriées ci-après dans une notice indiquant leurs coordonnées chez Locarchives. Les témoignages relatifs au département bancaire proviennent le plus souvent du secrétariat général et de la direction de Worms & Cie, d’une part, et d’extraits de livres ou d’études, d’autre part. Rares sont en effet les archives émanant directement de ces Services ; la raison en est que la Banque Worms, lors de sa nationalisation en 1982, a repris la totalité de ses dossiers (y compris les plus anciens) et les conserve, depuis, indépendamment de la Maison Worms.

1958.00.De Worms CMC.Amortissement du matériel naval.Note (non datée)

1958.00.De Worms CMC.Amortissement du matériel naval.Tableau (non daté)

1958.01.07.De Worms & Cie.Historique des actions dans la Compagnie minière du M'Zaita

Historique des actions M’Zaïta du groupe Worms La participation du groupe Worms dans le capital M’Zaïta est de 85.900 actions sur les 384.000 qui forment le capital, soit 22,3 % : - MM. Worms & Cie détiennent 75.6500 actions, soit 19,7 % du capital ; - la Société de recherches minières du Falta détient 10.250 actions, soit 2,6 %. Les 75.650 actions du portefeuille Worms comprennent : - 7.900 actions cotées et librement négociables - 67.750 actions d’apport. I. Historique des 7.900 actions négociables actuellement dans le portefeuille Worms A) En 1955, avant l’augmentation de capital de M’Zaïta, le groupe Worms possédait 50.510 actions sur les 200.000 qui composaient le capital de la compagnie (la plupart de ces actions provenaient d’achats fait par l’intermédiaire de Monsieur Georges Dubois). Ces actions étaient ainsi partagées : - Worms & Cie : 7.010 - Filiales : 43.500 = 50.510 En mai 1955, M’Zaïta augmentait son capital de 500 à 750 millions de francs, par émission de 100.000 actions nouvelles de 2.500 francs nominal, à souscrire au prix de 2.800 francs. Le groupe Worms souscrit : - Worms & Cie : 6.632 - Filiales : 22.122 Soit au total : 28.754 actions Après cette souscription, la part du groupe est de 79.264 actions sur les 300.000 composant le capital M’Zaïta. Différentes opérations portent cette participation à : - Worms & Cie : 14.165 - Filiales : 67.160 Total : 81.325 actions B) En décembre 1956, le groupe cède 80.000 actions à Penarroya, au prix de 10.500 francs l’action, correspondant sensiblement au prix de revient moyen de ces actions. Pour éviter l’impôt de bourse, la Maison procède avec le portefeuille industriel à l’échange sans soulte de 12.840 actions M’Zaïta contre 134.820.000 francs d’actions Socantar. Ce sont ainsi uniquement les filiales qui ont vendu 80.000 actions à Penarroya. Après cette vente, il reste du paquet d’origine du groupe : 81.325 actions – 80.000 = 1.325 actions négociables appartenant à Worms & Cie. C) À ces actions s’ajoutent : - 6.000 actions négociables obtenues en procédant avec la SETEM à l’échange d’actions Sidi-Kamber : 6.000 - un achat de 700 actions : 700 = 6.700 actions Total : 8.025 actions Worms & Cie vend : 125 actions D’où le chiffre actuel de : 7.900 actions M’Zaïta négociables en portefeuille. Le prix de revient de ces 7.900 actions négociables était de : 90.024.291 Fr, soit 11.395 Fr par titre. Au bilan 1956, ces actions ont fait l’objet d’un amortissement de : 9.523.291 Fr. Elles figurent ainsi dans les écritures Worms pour 81.501.000 Fr, soit 10.190 Fr par titre. II. Historique des 67.750 actions d’apport actuellement dans le portefeuille Worms. Le 10 juillet 1956, notre Maison a fait apport à la Compagnie minière M’Zaïta de 27.100 actions Cie minière des Montmins estimées 25.000 Fr l’action. En rémunération de cet apport, il a été attribué à Worms & Cie 67.750 actions M’Zaïta estimées 10.000 Fr. Prix de revient des 27.100 actions Montmins chez Worms : 158.245.202 Fr. Valeur de l’apport M’Zaïta : 677.500.000 Fr. Plus-value pour Worms virée en décembre 1956 au crédit de « Pertes et profits – produits du portefeuille titre » : 519.254.798 Fr. A) Mais cette plus-value pouvait faire l’objet d’un amortissement dans les termes de l’article 40 du Code général des impôts (remploi en actions de sociétés figurant sur la liste des participations minières de 5 % minimum), à condition que les actions, objet de ce réemploi, fussent conservées pendant cinq ans au moins. Toutefois, la Maison a décidé de n’utiliser en amortissement par affectation de plus-value que la somme de Fr 237.125.000 représentant la plus-value d’apport de 9.992 actions Montmins de plus de cinq ans. Dans les écritures de la Maison, le compte « Pertes et profits » a été débité en décembre 1956, par le crédit du compte « Plus-values à réinvestir », de 237.125.000 Fr. L’opération laissait ainsi, dans le compte « Pertes et profits » au 31 décembre 1956, un solde créditeur de 282.129.798 Fr. Le nombre des actions M’Zaïta objet de ce réemploi et non négociables jusqu’au 3 octobre 1961, a été ainsi déterminé : Plus-value utilisée : 237.125.000 Prix de revient des 9.992 actions Montmins sur lesquelles les plus-values ci-dessus ont été dégagées : 12.675.000 = 249.800.000 Les actions M’Zaïta ayant été acquises à 10.000 Fr aux termes de l’acte d’apport, il a donc falllu affecter au réemploi : 249.800.000 / 10.000 = 24.980 actions M’Zaïta. Ces 24.980 actions M’Zaïta figurent ainsi au bilan Worms pour le prix de revient de 9.992 actions Montmins, soit 12.675.000 Fr, ce qui donne à chacune de ces 24.980 actions M’Zaïta la valeur de Fr 507,40. B) Le surplus des actions M’Zaïta résultant de l’apport Montmins, soit 67.750 actions – 24.980 = 42.770 actions, figure dans le portefeuille Worms pour leur prix de revient de 10.000 Fr par titre, soit 427.700.000 Fr. Elles ne sont pas négociables avant le 3 octobre 1958. Conclusion Le portefeuille Worms comprend ainsi actuellement : 7.900 actions M’Zaïta comptabilisées 80.501.000 Fr (10.190 Fr l’action) 42.770 actions M’Zaïta comptabilisées 427.700.000 Fr (10.000 Fr l’action) 24.980 actions M’Zaïta comptabilisées 12.675.000 Fr (507 Fr, 40 l’action) = 75.650 actions M’Zaïta : 520.876.000 Fr. En ce qui concerne les possibilités d’amortissement : a) il existe une certitude (avis conforme de Monsieur Malingre) : - les 7.900 actions librement négociables, - les 42.770 actions d’apport non négociables jusqu’au 3 octobre 1958, pouvant faire l’objet d’amortissement sur la base de leur cours de Bourse au 31 décembre 1957, malgré l’amortissement par affectation de plus-value effectué sur 24.980 actions du portefeuille. Le cours de Bourse du 31 décembre 1957 de 5.690 Fr l’action donnerait les possibilités suivantes d’amortissement : - 4.500 Fr x 7.900 = 25.550.000 Fr - 4.310 Fr x 42.770 = 184.338.700 Fr = 219.888.700 Fr b) Serait-il possible de considérer le montant de l’évaluation globale des 75.650 actions M’Zaïta du portefeuille Worms, soit Fr 520.876.000, et de n’amortir que la différence entre cette évaluation et celle qui résulte du cours de bourse de ces actions au 31 décembre 1957, soit : Fr 5.690 x 75.650 = 430.448.500 Fr, c’est-à-dire de procéder à un amortissement de : 520.876.000 – 430.448.500 = 90.427.500 Fr. Il semble que l’on puisse répondre par l’affirmative. Dans ce cas, l’amortissement serait appliqué par M. Enquebec aux actions M’Zaïta en portefeuille, en tenant compte de leur année d’acquisition. 7/1/1958

1958.01.30.Du service financier.Règlement du Léoville

1958.02.11.Des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime.Commandes en cours

Le PDF de ce document de mauvaise qualité n'a pas été conservé. Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime Constructions navales Commandes en cours de construction ou en carnet Constructions Tonnage Armateur Pétrolier "Artois" 20.000 T Société française de transports pétroliers Pétrolier "Port-Vendres" 14.000 T Société d'armement fluvial et maritime Pétrolier 20.000 T Armement Moltzau-Tankrederi Sous-marin "Morse" Marine nationale Cargo "Ville de Nantes" 8.700 T Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire de navigation Pétrolier 18.700 T Outremer de navigation pétrolière Minéralier "Longwy" 20.000 T Compagnie générale transatlantique Pétrolier 20.000 T Pool Shipping C° Ltd Charbonnier 16.350 T Compagnie nantaise des chargeurs de l'Ouest Charbonnier 16.350 T Société "Les Cargos algériens" Cargo 12.500 T Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire de navigation Bateau porte (pour le port de Cherbourg) Marine nationale

1958.02.11.Des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime.Commandes en cours

Le PDF de ce document de mauvaise qualité n'a pas été conservé. Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime Constructions navales Commandes en cours de construction ou en carnet Constructions Tonnage Armateur Pétrolier "Artois" 20.000 T Société française de transports pétroliers Pétrolier "Port-Vendres" 14.000 T Société d'armement fluvial et maritime Pétrolier 20.000 T Armement Moltzau-Tankrederi Sous-marin "Morse" Marine nationale Cargo "Ville de Nantes" 8.700 T Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire de navigation Pétrolier 18.700 T Outremer de navigation pétrolière Minéralier "Longwy" 20.000 T Compagnie générale transatlantique Pétrolier 20.000 T Pool Shipping C° Ltd Charbonnier 16.350 T Compagnie nantaise des chargeurs de l'Ouest Charbonnier 16.350 T Société "Les Cargos algériens" Cargo 12.500 T Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire de navigation Bateau porte (pour le port de Cherbourg) Marine nationale

1958.02.28.De la gendarmerie de SaintèNazaire.A la Société d'approvisionnement en combustibles gazeux.Nantes

1958.03.01.De la Société française de transports pétroliers.Discours de lancement du Lorraine

Discours de lancement du "Lorraine" 1er mars 1958 aux Chantiers Wilton (Pays-Bas) Mesdames, Messieurs, L'âge du pétrole n'est pas terminé, malgré la relève atomique : voici ce que signifient tous les lancements, qui se multiplient, de navires pétroliers. Certes, d'ici vingt ans, l'énergie nucléaire bouleversera les données du problème énergétique mondial. Mais d'ici là les sources traditionnelles d'énergie conserveront leur importance et il y sera même fait appel d'une manière croissante. Pourquoi croissante ? Parce que le développement industriel, la modernisation de l'agriculture, la mise en valeur des pays sous-développés en Afrique surtout, provoqueront une demande de pétrole de plus en plus importante. Sans doute les usages du pétrole changeront-ils. Sans doute la propulsion en exigera-t-elle de moins en moins et l'on considérera peut-être un jour qu'on gaspillait le pétrole en le faisant brûler dans un moteur. Au contraire, les industries chimiques en consommeront de plus en plus, puisque la chimie du pétrole n'en est encore qu'à ses balbutiements. Tout indique qu'on utilisera encore beaucoup de pétrole dans le monde pendant un grand nombre d'années. Ce pétrole, il faudra toujours le transporter, et les réserves actuellement connues, les besoins sont à un tel niveau qu'on imagine aisément que la flotte pétrolière devra s'accroître encore. Certes les frets ont subi dans ces derniers mois une baisse spectaculaire. Mais nous ne devons pas nous laisser impressionner par cette baisse même profonde. Elle n'est, au fond, qu'une des manifestations d'un ralentissement mondial de l'activité économique. Ces ralentissements sont périodiques. Ils sont aussi essentiellement provisoires. Ils sont une des conditions du fonctionnement de l'économie mondiale, infiniment moins coûteux d'ailleurs que ne le seraient les gigantesques manipulations économiques et politiques par lesquelles un dirigisme trop ambitieux voudrait les remplacer. En outre, nous ne pouvons oublier que les frets avaient connu une hausse à bien des égards exceptionnelle, et que le choc en retour actuel est d'autant plus spectaculaire que nous sommes partis de plus haut. Nous ne devons pas nous laisser impressionner par l'amplitude de ces mouvements à travers lesquels les prix cherchent leur équilibre. C'est donc en pleine conscience de la réalité économique d'aujourd'hui que nous continuons de mener à bien la modernisation et l'extension de notre flotte pétrolière. Nous en aurons besoin, nous Français, plus qu'on ne l'imagine. Il y a dans le monde en 1958, plusieurs centaines de milliards de barils de réserves reconnues de pétrole, et je voudrais ouvrir ici une parenthèse à leur sujet. Le Moyen-Orient en possède la part la plus importante et il n'est pas besoin d'être docteur en science politique pour comprendre les raisons de l'intérêt porté par les très grandes puissances, d'une part aux prodigieuses réserves recensées du Moyen-Orient, d'autre part aux réserves peut-être non moins miraculeuses du sous-sol africain, notamment du Sahara, qu'on est en train de prospecter. C'est le Sahara qui nous donne confiance. Il est peut-être, je viens de le dire, l'autre grand réservoir mondial de l'or noir, duquel pourrait renaître une France plus puissante que jamais et se construire une Europe prospère et unie. J'ai plaisir à le dire ici, devant Monsieur Delavenne, directeur du Bureau de recherches pétrolières. Il appartient à une pléiade de hauts fonctionnaires et de chercheurs dont je salue l'admirable effort. Grâce à eux, la France vient de valoriser de manière prodigieuse l'héritage des générations précédentes. J'ajoute, et vous ne m'en voudrez certes pas de le rappeler, que notre salut reconnaissant va également à nos amis d'Esso Standard qui parmi les premiers, ont su faire jaillir le pétrole de notre sol métropolitain. Tout ce pétrole, dont la France et l'Union française sont riches, nous le savons maintenant, c'est, je le répète, la mission de l'armement pétrolier de le transporter, et nous voulons l'assumer, s'il est possible, mieux encore que par le passé. Nous remercions les Chantiers Wilton de nous y aider dans le même esprit de coopération qui caractérise nos longues et toujours cordiales relations. Je salue amicalement le président Van Daele qui travaille à les développer. C'est donc à la permanence de cet esprit, à la prospérité de nos compagnies respectives, et aux Pays-Bas qui nous accueillent aujourd'hui et auxquels nous attachent tant de liens sentimentaux, que je lèverai mon verre et que je vous prierai de lever le vôtre.

1958.03.06.De Worms CMC.Aux Services bancaires.Crédits de stockage 1958

1958.03.10.De Worms CMC.Programme d'amortissements

1958.03.10.Du service financier.Règlement du Caudebec

1958.03.10.Du service financier.Règlement du Léoville

1958.03.10.Du service financier.Règlement du Médoc

1958.03.26.De Worms CMC.Circulaire

1958.03.28.De Worms CMC.Circulaire

1958.03.31.De H. Nitot - ACSM.Bilan 1957.Plus-value de cession

1958.03.31.De Worms & Cie.Bilan 1957.Plus-values de cessions

1958.03.31.De Worms CMC.Circulaire

Worms, Compagnie maritime et charbonnière Société anonyme au capital de 1.250.000.000 F Paris, le 31 mars 1958 45, boulevard Haussmann M, Nous avons l’honneur de vous informer que M. Henri Bouteloup, directeur général de nos Services maritimes, nous ayant exprimé le désir de prendre sa retraite, nous avons décidé de le nommer directeur général honoraire en récompense des éminents services rendus au cours de 30 années de présence dans notre Maison. Nous avons appelé pour le remplacer comme directeur général de nos Services maritimes, M. Étienne Hallé, précédemment directeur adjoint à la direction général, qui prendra ses fonctions le 1er avril. Nous avons appelé aux fonctions de directeur général adjoint de nos Services maritimes, avec résidence à Paris, M. Pierre Darredeau. Nous avons précédemment porté à votre connaissance la nomination de M. Raymond Delteil aux fonctions de directeur général adjoint de nos Services maritimes, avec résidence, et chargé à ce titre de la coordination de nos activité en Afrique du Nord et de la direction de nos lignes de Méditerranée. Veuillez agréer, M…, l’expression de nos sentiments distingués. Worms CMC M. Étienne Hallé signera : […] M. Pierre Darredeau signera : […] M. Raymond Delteil signera : […]

1958.03.31.De Worms CMC.Circulaire.02

1958.04.08.De la Compagnie minière du M'Zaita.Publicité legale

Compagnie minière du M’Zaïta Les actifs miniers de la Compagnie minière du M’Zaïta se décomposent en trois branches principales : I. Au Chili, l’exploitation de deux mines de cuivre : celle de Soldado qui appartient en propre à la compagnie et celle de Disputada qui appartient à sa filiale chilienne, la Compagnia minera Disputada de Las Condes, qu’elle contrôle à 87 %. Ces deux gisements constituent un important ensemble dont les réserves de minerai actuellement connus, d’une teneur moyenne de 2 %, représentent un million de t. de cuivre. En 1957, leur production s’est élevée à 35.458 t. de concentrés à 30/32 % de cuivre, soit environ 10.000 t. de cuivre dont il faut déduire les frais de fusion aux États-Unis, payés en métal. M’Zaïta a entrepris, principalement à Disputada, un important programme de développement en vue d’atteindre en 1961 une production minimum de 80.000 t. de concentrés par an, soit plus de 25.000 t. de métal pour les deux usines. La première tranche de ce programme sera terminée au cours du 2e semestre 1958 à Soldado et en 1959 à Disputada. Elle améliorera déjà dans une mesure importante les progrès notables réalisés en 1956 et 1957 dans l’abaissement des prix de revient. II. En Afrique noire, une participation d’un sixième dans la Compagnie togolaise des mines du Bénin, dont la Compagnie minière du M’Zaïta a été l’un des fondateurs grâce à la position que lui conférait son exploitation d’Algérie, arrêtée en 1957, dans le Comptoir des phosphates de l’Afrique du nord qui a entrepris en 1952 les premières recherches de phosphate au Togo. Ces recherches ont abouti à la découverte d’un important gisement de phosphate de chaux de haute teneur, d’accès et d’évacuation faciles. Une exploitation d’essai réduite en 1956 et 1957, s’est révélée concluante et la Compagnie togolaise des mines du Bénin a obtenu le bénéfice de conventions de longue durée avec la République du Togo. Son capital va être porté de 100 à 1.850 millions de Fr CFA pour réaliser le programme d’équipement. Ce capital sera réparti entre les groupes privés (dont COFIMER) pour 80 % et les pouvoirs publics pour 20 %. III. En France, une participation de 88 % dans la Compagnie minière des Montmins qui exploite un gisement de tungstène dont la production, en progression régulière, s’est élevée en 1957 à 551 t. de concentrés à 67 % d’oxyde tungstique, soit près de 70 % de la production des mines françaises et de 40 % des besoins du pays. La Compagnie minière des Montmins a en outre à Aïn-Barbar (Algérie) l’amodiation d’un gisement de cuivre et zinc dont la production est encore au stade du démarrage en raison des événements. L’augmentation de capital de 250 à 1.320 millions de Fr à laquelle procède la Cie minière du M’Zaïta dans les conditions précisées par l’avis publié d’autre part sera entièrement consacrée à l’important développement des exploitations chiliennes, dans le cadre d’un plan de financement dont le surplus sera couvert par des crédits à moyen et à long terme, ainsi qu’à la souscription de la compagnie pour sa part de l’augmentation de capital du Bénin, compte tenu des règlements par compensation de créances. Avis financiers Compagnie minière du M’Zaïta Société anonyme au capital de 250 millions de francs Siège social 13 rue Notre-Dame-des-Victoires à Paris RC Seine 55 B 829 Augmentation de capital En vertu des pouvoirs qui lui ont été conférés par l’assemblée générale extraordinaire du 5 décembre 1957, le conseil d’administration a décidé de porter le capital de 250 à 1.320 millions de francs par l’émission de 334.000 actions nouvelles de 2.500 Fr à souscrire contre espèces au prix de 3.000 Fr par action. Le droit de souscription à titre irréductible est d’une action nouvelle par action ancienne ([illisible n° 4]). Les souscriptions à titre réductible sont également admises, dans les conditions d’usage. En souscrivant il devra être versé 2.000 francs par action demandée à titre irréductible et 1.105 Fr par action demandée à titre réductible (le solde payable après répartition). Les souscriptions seront reçues du 1er au 25 avril 1958 aux guichets en France des maisons et établissements de banque ci-après : MM. Worms et Cie, 45 boulevard Haussmann à Paris et MM. De Rothschild frères, 21 rue Laffitte à Paris ainsi que MM. Rivaud et Cie, 13 rue Notre-Dame-des-Victoires à Paris ; Banque nationale pour le commerce et l’industrie ; Crédit lyonnais ; MM. Vve Demachy et Cie, 27 rue de Londres à Paris. (BALO du 24 mars 1958)

1958.06.00.Château-Yquem.Iconographie

1958.06.00.Du ministre des Finances et des Affaires économiques.Paris

1958.07.00.Des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime.Note de présentation

Ateliers & Chantiers de la Seine-Maritime (Le Trait) Les Ateliers & Chantiers de la Seine-Maritime ont été créées au Trait en 1917 par la maison Worms & Cie. Au cours de la deuxième guerre mondiale les chantiers ont subi de nombreux bombardements dont les effets ont encore été aggravés du fait qu'en août 1944 ils se trouvaient dans la zone des opérations militaires et que des destructions systématiques ont été opérées par l'ennemi en retraite. La reconstitution des Chantiers qui a été menée très rapidement dès la fin des hostilités a permis de moderniser leurs installations pour tenir compte de l'évolution des techniques de fabrication ; aussi les Ateliers & Chantiers de la Seine-Maritime sont-ils à l'heure actuelle un des mieux équipés de France. Construits sur la rive droite de la Seine à 150 kms de Paris entre Rouen et Le Havre, ils s'étendent sur plus de 26 hectares dont 50.000 m2 sont couverts ; ils comprennent notamment les ateliers ci-après : tôlerie et soudure, chaudières marines, machines marines, tuyauterie, entretien et grosse forge, menuiserie et modelage, scierie, armement et électricité des stations centrales électrique, hydraulique et pneumatique. Ils sont particulièrement équipés pour la soudure à l'arc électrique, manuelle et à la machine automatique, - et pour la construction par grands éléments pré-assemblés. Ils possèdent 8 cales de construction dont les dimensions sont les suivantes : 1 de 190 m 55 1 de 186 m 20 1 de 160 m 5 de 135 m (dont une couverte) chacune de ces cales étant équipée par des grues puissantes permettant la manutention des grands panneaux préfabriqués. Les installations des Ateliers & Chantiers de la Seine-Maritime permettent la construction de navires de tous types allant jusqu'à des pétroliers de 24.000 tonnes de port lourd. Parmi les navires qu'ils ont construits depuis leur création jusqu'à la guerre de 1939 on peut citer : Marine militaire Torpilleurs : "Basque", "Bouclier", l'"Incomprise" Sous-marins : "Antiope", "Amazone", "Oréade", "La Sibylle", "Venus", "Cérès" Pétrolier ravitailleur d'escadre : "Loing", etc., "La Charente" Marine marchande Pétroliers : "Megara", "Myrza", "Orkanger", "Shéhérazade" Navires de charge : "Ville de Tamatave", "Ville de Majunga", "Malgache", "Charles Schiaffino", "Cap Blanc", "Cap Cantin", "François L-D" Charbonniers : "Danaé", "Dioné", "Egée" Chalutiers : "Adriatique", "Caucasique" Remorqueurs : "Balidar", "Charles Nungesser", "Georges Madon" Chalands divers, etc. Depuis la fin des hostilités l'activité des Chantiers a repris son plein essor, et les unités suivantes ont été livrées : Marine militaire française - 2 gabares-mouilleurs de filets : "Criquet" et "Fourmi" - 4 dragueurs de mines : "Orion", "Sagittaire", "Croix du Sud" et "Etoile polaire" - 1 sous-marin : "L'Africaine" - 2 pétroliers ravitailleurs d'escadre : "La Mayenne" et "La Baïse" Marine marchande française - 2 chalutiers de grande pêche : "Joseph Duhamel II" et "Cap Fagnet" - 3 cargos de 1.150 tonnes : "Barsac", "Cérons" et "Tessala" - 1 cargo de 5.300 tonnes : "Laurent Schiaffino" - 1 cargo de 8.700 tonnes : "Ville de Djibouti" - 3 navires mixtes de 9.000 t : "Ville de Tamatave", "Ville Tananarive", "Nossi-be" - 2 cargos de 11.100 t : "Ville de Rouen" et "Ville de Dunkerque" - 1 pétrolier de 14.000 t : "Port Vendres" - 3 pétroliers de 16.500 t : "Champagne", "Roussillon", "Saint Patrice" - 1 pétrolier de 17.500 t : "Beauce" - 3 pétroliers de 20.150 t : "Languedoc", "Pluviose", "Artois" Marine militaire étrangère - 1 pétrolier ravitailleur d'escadre de 17.500 tonnes pour le gouvernement chilien : "Presidente Jorge Montt", 1952 Marine marchande étrangère - 1 pétrolier de 10.800 t : "Stanvac Lirik", 1957 - 1 pétrolier de 20.150 t : "Atlantic Lady", 1951 Leur carnet de commandes comprenait au 1er juillet 1958 : Marine militaire - 1 sous-marin : "Morse" - 1 bateau-porte pour le port de Cherbourg Marine marchande - 1 pétrolier de 20.000 tonnes pour l'armement Moltzaus Tankrederi - 1 pétrolier de 18.000 tonnes pour l'Outremer de navigation pétrolière SAF - Le transport de minerai, charbon et produits pétroliers de 22.000 tonnes Longwy pour la Compagnie générale transatlantique - 1 cargo de 8.700 tonnes "Ville de Nantes" pour la Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire de navigation - 2 charbonniers de 16.350 tonnes pour la Compagnie nantaise des chargeurs de l'Ouest - 1 charbonnier de 16.350 tonnes pour la société "Les Cargos algériens" - 1 cargo de 12.500 tonnes pour la Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire de navigation Les Ateliers & Chantiers de la Seine-Maritime sont équipés pour la construction : - des chaudières marines de tous types : Ecossaisses, Babcock & Wilcox, Foster Wheeler, etc. - des machines à vapeur Uniflux à soupapes Skinner dont ils viennent d'acquérir la licence pour la France - des générateurs à pistons libres et turbines à gaz Pescara dont ils ont également la licence - enfin, parallèlement à leur activité construction navale, les Chantiers exploitent une licence de la Chicago Bridge et Iron Compagny pour la construction des toits flottants, sphères, sphéroïdes, vaporsphères, vapordomes et vaportanks Horton. ° ° ° Il convient de noter que les Ateliers & Chantiers de la Seine-Maritime ont créé au Trait, dans le voisinage immédiat de l'établissement, une importante cité-jardin qui permet de loger la plus grande partie de leur personnel et de leurs familles. De nombreuses œuvres sociales, médicales, sportives, scolaires .... ont été établies pour faciliter la vie de chacun.