1870.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence. Il reprend notamment un important travail d'analyse effectué par la Maison dans les chronos de correspondance – préalablement à la rédaction du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie –, et plus particulièrement, en ce qui concerne l'année 1860, dans :

  • les copies de lettres à la presse du 29 décembre 1869 à [?] 1870 ; du [?] au [?] 1870 ; du [?] au 10 mars 1870 ; du 10 mars 1870 au [?] ; du [?] au [?] 1870 ; du [?] au 27 mai 1870 ; du 27 mai 1870 au [?] ; du [?] au [?] 1870 ; du [?] au 9 août 1870 ; du 9 août 1870 au [?] ; du [?] au [?] 1870 ; du [?] au 31 octobre 1870 ; du 31 octobre 1870 au 6 décembre 1870 ; du 6 décembre 1870 au 24 janvier 1871 (les manques peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes) ;
  • et les doubles du courrier reçu par le siège, à Paris, entre 1865 et 1874.

Dans le cadre de cette étude, la correspondance sélectionnée pour son intérêt historique a été résumée ou reproduite en intégralité ou partiellement sur des fiches manuscrites, qui se comptent par centaines. Les lettres les plus significatives ont été dactylographiées. (Ces copies sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé – en bleu + soulignement.) Ces sources ont en outre été synthétisées et commentées dans les notes suivantes :

  • "Historique de la Maison Worms & Cie (1848-1874)", classé en 1948
  • "Historique de Worms & Cie - 1ère partie (1848-1877)", daté de janvier 1948
  • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale d'Alger (1851-1892)", classé en 1948
  • "Historique charbons (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec la P&O, Burness, Stapledon (1861-1875)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec l'Égypte (1869-1948)", daté du 16 juin 1948

A ce corpus sont joints des extraits de documents originaux conservés par la Maison et des renseignements provenant notamment :

  • des services administratifs : état civil, tribunal de commerce,
  • des annuaires, des études notariales,
  • de la presse, des revues et ouvrages d'histoire... 

 

Inventaire chronologique des archives numérisées
et des renseignements ou extraits collectés dans les copies de lettres et les dossiers

 

Début 1870
Hte Worms Port-Saïd : Vive concurrence des voisins Lambert Son & Port-Saïd Coal Cy, Scott. Burness. Coste. Cory. Accord avec certains.

7 janvier 1870
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « Je vois que toutes les formalités de la francisation [du "Marie"] sont faites. » Le "Marie" serait le "Stella" acheté par G. Schacher à Glasgow.

10 janvier 1870
A Hte Worms Port-Saïd : « Stanisford me dit que, si nous voulons conserver la fourniture à [la Peninsular & Oriental], je dois leur offrir des livraisons directes par voiliers ou steamers pour Suez. Me dire si vapeurs ou voiliers peuvent accoster à Suez le dépôt de la P&O et décharger là. »
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : "Marie". « Vous avez fait admettre la jauge de 470,61 tonnes net. Ce bateau est parti dimanche pour Cardiff. L'affrètement pour la Rochelle est conclu par M. [Millourin]. »

12/14 janvier 1870
De Hte Worms Port-Saïd : « L'agent de la P&O à Suez refuse de recevoir autrement que sous réserves cinq chargements de charbon que nous lui faisons transiter. »

18 janvier 1870
A Hte Worms Port-Saïd : « Après une lettre assez vive, je viens de décider la Compagnie du Canal à recevoir ici à Paris les sommes que je lui verserai en compte courant au crédit de la maison de Port-Saïd et qui serviront à acquitter les droits de passage des steamers par le Canal. Vous trouverez inclus la lettre de la Compagnie qui régularise cette affaire. Au moyen de ce virement, vous n'aurez plus besoin d'avoir recours à Alexandrie pour des envois d'espèces pour le paiement de ces droits. » Information à garder secrète.
De la Compagnie universelle du canal maritime de Suez, Paris : « J'ai l'honneur de voue accuser réception du bon de virement de cinquante mille francs sur la Banque de France que vous nous avez remis en avance sur le paiement des droits de transit et autres des navires consignés à votre maison de Port-Saïd ou de Suez et destinés à transiter par le Canal. Je dois vous faire connaître qu'en avisant nos services d'Égypte de ce droit de 50.000 F, je leur donne l'ordre formel, dès que cette somme sera dépassée, de reprendre la perception en argent des droits, sauf le cas où un nouveau versement anticipé de votre part étendrait le crédit de votre compte. Vous trouverez, sous ce pli, le reçu constatant votre versement, lequel reçu vous aurez à présenter aux agents chargés de la perception. »

19 janvier 1870
De Hte Worms Port-Saïd, suite du 12/14 janvier : Le refus de l'agent de la P&O à Suez est retiré. « Coste fait autant qu'il le peut courir le bruit qu'il est l'agent de la P&O... Il paraît que celle-ci a choisi des terrains et bâtiments de la Compagnie ici et va fonder un établissement comme à Suez. Je pense qu'elle sera son agent à elle-même, non Coste. Tâchez de savoir si les Messageries vont en faire autant !... S. sera de retour de Suez dans une quinzaine ; il voyage avec Voisin Bey dans la Haute-Égypte. Nous le verrons à son retour et il nous aidera à prendre une décision et créer une agence. Il faudra cette agence à Suez. Déjà les Bazin y sont établis et Coste leur expédie du charbon. »

21 janvier 1870
A Hte Worms Port-Saïd : « Droits de passage. Je vous ai dit par ma dernière que la faculté de payer ces droits à Paris ne pourrait être refusée aux autres. J'aurais pu dire que d'autres l'ont obtenue en même temps que moi, et ont versé des sommes à la Compagnie. Herring & Cie de Londres m'informent que Mosses et Mitchell ont obtenu des bons de passage dont ils useront en faveur de nos concurrents. En face de cette situation, je n'ai pas hésité à autoriser MM. Staniford, Herring, Pring & Breeze d'informer tous les armateurs, qui nous consigneraient leurs steamers à Port-Saïd, que je leur ferai les avances pour les droits de passage contre une simple commission de 1% sans aucun frais en traites sur Londres à 10 jours de vue à F 25 par £. »

23 janvier 1870
De Hte Worms Port-Saïd : « Nous continuons à considérer comme une bonne opération nos expéditions charbons à Zagazig et nous espérons bien diriger sur ce point une dizaine de mille tonnes... »

25 janvier 1870
A Hte Worms Port-Saïd : « Je reçois une lettre de Herring & Co. qui m'annonce que le duc de Sutherland s'adressera à vous pour fournir le charbon nécessaire à son yacht la ["Comélia"] qui doit aller à Port-Saïd... C'est d'ordre et pour compte de la Compagnie péninsulaire que cette fourniture devra être faite et que vous facturerez comme vous avez l'habitude de le faire pour cette Compagnie. »

26 janvier 1870
A F. Mallet & Cie, Le Havre : « Vous avez vu M. Cody, directeur au Havre des Chantiers et Ateliers de l'Océan et vous vous êtes entendus avec lui au sujet du changement des machines et chaudières des steamers "Lucien", "Séphora" et "Gabrielle". Je note les bases principales de votre contrat ainsi que le mode des paiements. La dépense totale sera donc de 300.000 francs, soit 100.000 francs par machine et j'aurai par conséquent à supporter les deux tiers de la dépense totale. Je note aussi les arrangements que vous avez pris avec M. Cody au sujet du steamer "Président". Vous m'obligerez en me remettant aussitôt qu'il vous sera possible, le petit travail que vous avez promis de faire au sujet des watertanks de mon steamer "Marie" ainsi que le plan que je vous ai donné. »

30 janvier 1870
Une note d'assurance pour le navire "Emma", voyage de Cardiff à Saint-Louis (Sénégal), 290 tonnes charbon.

2 février 1870
De Hte Worms Port-Saïd : « Coste expédie en ce moment des charbons à Suez par le Canal à la Peninsular. »

4 février 1870
A Hte Worms Port-Saïd : « J'ai le meilleur espoir de vos affaires dans l'Isthme. En Angleterre on se prépare pour profiter de cette nouvelle voie (Canal). Il y a un grand nombre de navires en construction pour cette navigation et dans moins de 6 mois vous verrez un grand développement d'affaires se produire par l'Isthme. »

7 février 1870
A Breeze & Co., Liverpool : « Pour faire cesser une concurrence acharnée dans mes affaires de Port-Saïd, je viens de faire un accord avec mes concurrents tant pour le prix de vente des charbons que pour les frais de consignations. Ci-inclus vous trouverez copie de deux lettres écrites par MM. Bazin à leurs correspondants. Je vous donne exactement les mêmes instructions auxquelles vous voudrez bien vous conformer en tous points pour les affaires à venir. Je compte sur votre activité pour ne pas laisser échapper la consignation d'un seul steamer ni aucune vente de charbon. Je désire que mes arrangements avec mes concurrents soient tenus secrets. »

12 février 1870
A Geo & A Herring & Co., Londres : « MM. Bazin ont à Londres pour agent un commis de Cory Brothers, qui déploie beaucoup d'activité pour attirer les affaires à sa maison de Port-Saïd. Je crains qu'il n'enlève une bonne partie de la clientèle. J'ai à Cardiff un jeune homme intelligent que vous connaissez, M. Goudchaux. Croyez-vous qu'il ne vous rendrait pas de grands services en venant s'installer dans votre bureau et sous votre direction. Il pourrait donner tout son temps aux affaires de Port-Saïd et s'occuper en outre du placement des produits de l'Égypte que je compte faire diriger sur Liverpool et sur Londres. Ces affaires peuvent prendre une certaine importance et il serait intéressant pour moi que l'on puisse leur consacrer du temps et des soins tout particuliers. Je vous serais reconnaissant de me dire ce que vous pensez de ce projet. P.S.- M. Goudchaux pourrait aussi faire des voyages à Glasgow, Hull, Leith et Liverpool, pour visiter les armateurs et les décider en faveur de ma maison de Port-Saïd. »
De Hte Worms Port-Saïd : « Le 4 mai les Messageries commencent leur trajet direct par le Canal. La P&O suivra de près. Il faut espérer et on peut croire que l'exemple de ces deux compagnies réputées donnera confiance aux autres et décidera les armateurs et assureurs anglais. »

14 février 1870
De Geo & A Herring & Co., Londres : Joint à une lettre à Hte Worms Port-Saïd en date du 17 février 1870. « "Cleator". Mr. Alfred Holt, as you will see by the enclosed advertisement, intends to dispatch his fine line of steamers for Chine, henceforward through the Canal. We hope therefore Mr. Holt was well satisfied with the services of your house on the passage of the "Cleator", and that MM. Breeze & Co. may be enabled by that little transaction to secure the Agency of such an important line. »

16 février 1870
A Geo & A Herring & Co., Londres : « J'écris aujourd'hui à M. Goudchaux pour lui faire communiquer mes intentions et j'attendrai sa réponse pour savoir s'il accepte vos offres obligeantes. » ... « L'armateur de ce steamer ("Cleator") monte une grande ligne à travers le Canal pour la Chine. Je la signale à MM. Breeze & Cie afin qu'ils m'en obtiennent la consignation. »
A MM. Breeze & Cie, 11, Fower Chambers, Liverpool : « Aujourd'hui MM. Herring & Cie m'informent que l'armateur du steamer "Cleator", M. Holt, qui m'avait consigné son steamer pour un voyage et qui doit être satisfait des services de ma Maison, a monté une grande ligne de steamers pour la Chine à travers le Canal selon annonce incluse. Veuillez faire tout votre possible pour m'obtenir la consignation de cette grande ligne afin qu'elle ne m'échappe pas comme les affaires de M. Harrison, je compte sur tous vos efforts à ce sujet. »
De Hte Worms Port-Saïd : « La P&O devait venir s'installer mais il paraît que la mise à exécution de ce projet est remise à un an. La Compagnie veut voir la marche des choses avant de se déranger. »

17 février 1870
De Hte Worms Port-Saïd : « Notre dépôt est plein ; il est nécessaire d'écouler par tous les moyens possibles. C'est pour cela que j'étais allé à Suez avec l'intention d'y faire un dépôt et de faire un peu de place dans notre magasin ; mais je ne voudrais pas exposer des frais et du charbon sans certitude de le placer promptement... pour éviter des frais, j'ai demandé à M. Guichard de m'autoriser à entreposer des charbons gratuitement et à titre d'essai sur un terrain de la Compagnie... Les Messageries abandonnent Suez, c'est très décidé et M. Levasseur m'a dit qu'il regrettait beaucoup que la Maison de Paris n'ait pas pu traiter avec la Compagnie pour lui fournir tout son charbon à Port-Saïd...Nous y aurions eu de grands avantages par l'importance que cela aurait donnée à la Maison de Port-Saïd. La Peninsular ne suivra pas encore les Messageries... (elle) ne pouvait pas prendre l'initiative de ce changement parce que le gouvernement anglais lui fait des réductions énormes sur les sommes qu'il paie pour le service postal, nous aurons donc la P&O au moins un an à Suez. »

21 février 1870
A M. Breeze & Co., Liverpool : « M. Holt promet d'adresser à ma Maison de Port-Saïd sa flotte pour les Indes et déjà il écrit à ma Maison pour lui recommander son steamer "Diomed" ; je pense que vous avez communiqué à cet armateur mes nouvelles conditions. »

24 février 1870
A Geo & A Herring & Co., Londres : « Je vous confirme, Messieurs, ma lettre d'hier vous remettant £ 1.284.10. en 3 effets sur Londres. Vous recevrez demain de la Compagnie des Messageries Impériales pour mon compte la somme de £ 853.10. que je vous prie de tenir à la disposition de ma Maison de Cardiff, que j'autorise à disposer sur vous "on demand". Je me décide à ne pas déplacer M. Goudchaux et je viens vous remercier de votre obligeance en cette occasion. Cependant j'appelle votre attention sur la nécessité d'avoir sous la main un employé qui puisse donner son temps aux soins que nécessitent les affaires de Port-Saïd. Je charge mon fils, qui va en Angleterre, de vous communiquer mes idées et si vous les partagez, nous verrons de donner à ces affaires tout le développement possible. »
Le steamer "Cleator" [de Holt] n'a pas pris de charbon [à Port-Saïd].
A Breeze & Co., Londres : « II ne m'est pas possible de réduire la facture de ma maison de Port-Saïd pour le "Cleator". Vous remarquerez que ma maison n'a chargé en compte aucune commission d'agence et qu'elle n'a pas fait de profit sur ce bateau, qui, si je suis bien renseigné, n'a pas pris de charbon. Les 3% suffisent à peine à couvrir mes frais et débours et, en résumé, M. Holt n'a pas payé plus cher pour le "Cleator" qu'il ne payera pour les autres bateaux d'après les nouvelles conditions dont vous lui avez fait part. Je donne aujourd'hui même à ma maison en P.S. les instructions pour faire le nécessaire pour le steamer "Diomed". »

28 février 1870
A Geo & A Herring & Co., Londres : « Je vous confirme ma lettre. L'agent des Messageries impériales vous versera demain pour mon compte £ 567.19.10 que je vous prie de tenir à la disposition de ma maison de Cardiff "on demand". Ma maison de Cardiff m'écrit qu'elle n'a pas continué ses démarches auprès de M. [...], l'armateur des steamers "Nil" et "Niger" pensant que vous vous occupiez de cette affaire. Pour éviter de pareilles confusions et afin que mes maisons puissent unir leurs efforts aux vôtres, j'ai l'intention de vous donner la haute main dans toutes les affaires concernant Port-Saïd et le Canal. Je pense faire un voyage en Angleterre au commencement d'avril et prendrai alors avec vous et avec mes agents les arrangements nécessaires pour sauvegarder tous les intérêts. En attendant, veuillez continuer tous vos efforts pour obtenir le plus de consignations possibles et adressez-vous à tous les armateurs sans crainte de contrarier les agissements de mes agents. Dans certains cas, nous pourrons même leur signaler les steamers en charge car je tâcherai de contenter tout le monde. »

Mars 1870
Ligne Bordeaux-Bombay : H. Worms envisage d'affréter un navire anglais qui chargerait du charbon pour son compte en Écosse ou à Cardiff, irait à Bordeaux où il débarquerait le charbon qui serait remplacé par des marchandises. De là le navire irait à travers le Canal à Bombay où il aurait à décharger.

2 mars 1870
A Breeze & Cie, Liverpool : « Puisque vous croyez de bonne politique de rembourser l'armateur de "Cleator" moitié du pourcentage de commission sur... je vous y autorise et j'espère que vous obtiendrez de M. Holt la consignation de sa flotte pour les Indes. » Breeze est le correspondant de Herring.

7 mars 1870
Aux membres de la Commission de la navigation à vapeur entre la Hollande et Java via le canal de Suez, Amsterdam : « Je viens vous offrir les services de ma maison de Port-Saïd qui fournit déjà les charbons à l'administration du Canal, à la Compagnie des Messageries impériales, à la Compagnie péninsulaire et orientale et qui a également la consignation d'une grande partie des vapeurs passant par le Canal. »

8/9 mars 1870
De Hte Worms Port-Saïd : « Nous sommes en correspondance avec Holt, mais si un de ses vapeurs arrive, je lui compte 12 £ agency et vous aurez à batailler avec lui. Son steamer "Diomed" va nous arriver sans doute demain ou après. Je commencerai par lui pour l'agency. »

9 mars 1870
A Ruys & Cie, Rotterdam : « J'ai l'honneur de vous remettre ci-inclus copie de la lettre d'offre que j'ai écrite à la Commission de navigation à vapeur entre la Hollande et Java et dont mon agent de Cardiff, M. Goudchaux, vous a entretenus lors de son passage dans votre ville... M. Goudchaux vous a également parlé de ma position avantageuse pour faire les fournitures à la Marine hollandaise et à ses stations coloniales... Pour les traverses de chemin de fer, ma maison de Bordeaux, qui en fait une grande exploitation, aura l'honneur de vous entretenir directement. »

10 et 11 mars 1870
De Hte Worms Port-Saïd : « Je règle aujourd'hui le compte de "Diomed". Je le charge de ... c'est bien beau mais certainement A. Holt va se fâcher. Déjà il a crié contre 3% chargé sur "Cleator". Comment lui faire avaler mon compte "Diomed" ? Tout cela est très embarrassant, c'est une maison à considérer. Elle a six steamers naviguant et six en construction. Le capitaine m'a promis les six premiers de retour ici vers la mi-juillet et une demande de 2 500 tonnes de charbon. Je tremble de perdre une aussi belle clientèle, faites agir auprès de Holt ! »

12 mars 1870
Au président de la Compagnie universelle du canal maritime de Suez, Paris : Transport gratuit des charbons pour les steamers dont le tirant d'eau ne permettrait pas de compléter leur charbon à Port-Saïd. « Un armateur anglais, à qui j'ai fait part de votre lettre, m'exprime la crainte de voir ses steamers obligés d'attendre l'arrivée de leur charbon à Suez, ou d'éprouver du retard dans l'embarquement et comme l'économie de la traversée par le Canal sur la route par le cap de Bonne-Espérance n'est que de 7 à 8 jours pour les steamers, le moindre retard serait très préjudiciable aux lignes établies à travers le Canal. »

17 mars 1870
A Ruys & Cie, Rotterdam : « La Compagnie du canal, selon note incluse, m'informe que le gouvernement espagnol est disposé à accorder une subvention à la ligne de steamers, qui se chargerait d'un service régulier entre l'Espagne et les Philippines. »

18 mars 1870
A Hte Worms Port-Saïd : « M. Goudchaux, de Cardiff, qui se trouvait à Paris et qui est retourné par la Belgique et la Hollande pour voir s'il s'y forme des compagnies pour le service à travers le Canal et leur faire des offres de service. En Belgique on ne fait encore rien mais, à Amsterdam, il s'est formé une Compagnie entre la Hollande et Java qui avait déjà été sollicitée par Coste et Bazin. J'ai fait des offres à cette Compagnie et les ai fait appuyer par mon correspondant de Rotterdam qui m'écrit avoir obtenu de bonnes promesses de la Compagnie. » « Ma maison de Cardiff est chargée de mes affrètements pour l'Océan atlantique et la Méditerranée, et Messieurs Geo & A. Herring & Co. à Londres de ceux pour les Indes. »
De Hte Worms Port-Saïd : « Depuis que nous sommes à Port-Saïd, nous avons livré du charbon à plus de 60 navires, y compris ceux qui ont passé à l'inauguration, et tous ont été contents ; plusieurs entre autres le sloop de la Marine royale d'Angleterre nous ayant donné des certificats attestant la bonne qualité de nos charbons et la célérité que nous avons mise à l'embarquement. »

19 mars 1870
A Donald MacGregor, Leith : « Veuillez me dire à quel fret vous pourrez me donner l'un de vos vapeurs pour Bombay aux conditions suivantes. Votre vapeur chargerait pour mon compte un chargement de charbon en Écosse ou à Cardiff selon votre convenance. J'aurais 3 jours pour le charger. De là il irait à Bordeaux où je débarquerais le charbon que je voudrais en le remplaçant avec des marchandises ; j'aurais à Bordeaux 7/8 jours de planche. De Bordeaux votre vapeur irait à travers le Canal à Bombay où j'aurais à le décharger. [...] Je n'ai encore parlé à personne de cette combinaison et vous l'offre en premier, comptant que connaissant ma manière de travailler vous me ferez de bonnes conditions. [...] Si je tombe d'accord avec vous sur les conditions de ce steamer, je serai en position de vous affréter chaque mois un navire pour les mêmes voyages. »

22 mars 1870
A Paul Cruzel, Marseille : « On se récriera sans doute sur cette commission d'agence mais faites bien comprendre que ce n'est que justice car non seulement je fais le nécessaire pour les steamers à Port-Saïd, mais je donne aux capitaines des lettres pour Ismaïlia et Suez et les navires sont sous ma sauvegarde pendant toute la durée du passage dans le Canal, s'il arrive un accident. »
De Geo & A Herring & Co., Londres : « Suez Coals - We were very pleased to be able to give M. Miller an early intimation of the coming arrangements, as we no doubt great efforts are now being made by the new combination to dislodge you from your present good position with the P&O on the Isthmus... M. Smith & Co. of Malte in conjunction with Hicki Barman & Co. (?) and Lambert Son & Scott of this city have opened an agency at Port-Saïd and the house Mitrowich to whom you refer is, no doubt, acting for them. M. Smith, who is, we believe, still the agent of the P&O Co. at Malte is the son of the gentle man who was agent at Gibraltar from the first formation of the company, and brother of the present agent, who, with MM. Burness, is the Gibraltar Coal Cy... So they unit, as you may suppose, a good deal of influence among them... As M. Smith is.. As he is also a very good man of business, and very much liked, we cannot conseal from ourselves that he is a formidable opponent. » Sans doute une maison de Malte en combinaison avec une maison de Londres. MM. Lambert Son & Scott ont ouvert une agence à Port-Saïd et Mitrowich agit pour eux. Smith est agent de la P&O et frère de l'agent actuel qui est associé avec MM. Burness dans la Gibraltar Coal Cy. Le groupe ainsi constitué forme contre Worms "a formidable opponent".

24 mars 1870
A Breeze & Co., Newcastle : « J'ai fait jusqu'à présent un départ mensuel par navire à voiles de Bordeaux à Bombay, mais par suite de l'ouverture du canal de Suez je désire continuer cette ligne par des steamers passant par le Canal. Mon intention est d'affréter, à un armateur anglais qui envoie ses steamers dans l'Inde... » H. Worms fait faire des recherches en Angleterre, envisageant, si un premier essai donnait satisfaction, de s'entendre avec un armateur pour un service régulier touchant Bordeaux.
A Arthur Pring, Hte Worms Newcastle : « Bombay. J'ai fait des départs réguliers de Bordeaux à Bombay par voiliers, mais, par suite de l'ouverture du canal de Suez, je désire continuer ce service pour des steamers passant le Canal. Voyez donc si parmi vos armateurs il n'y en a pas un qui veuille m'affréter son steamer par charger en charbon à Newcastle ou Sunderland en charbon pour Bordeaux, là je déchargerais le charbon que je voudrais en le remplaçant par des marchandises pour Bombay. II me faut un vapeur de 600 à 1.000 tonnes de portée... Si vous obtenez des conditions raisonnables je pourrais prendre un premier bateau pour changer à Newcastle du 15 au 20 avril prochain. Cette combinaison doit bien sourire à vos armateurs. »

26 mars 1870
A Claparède & Cie, quai de la Seine, Saint-Denis : « J'ai besoin pour ma Maison de Port-Saïd, où je suis établi, d'un petit remorqueur destiné à prendre les chalands remplis par les charbonniers au débarquement et les conduire soit au chantier soit aux steamers transitant. Ce remorqueur à hélice doit être assez puissant pour traîner 200 à 250 tonnes charbon logées dans des chalands plats et par eau calme. Vous comprendrez, par cet exposé du poids et de la résistance, le nombre de chevaux effectifs ou nominatifs à donner à la machine. On m'a parlé de votre maison comme s'occupant de ces sortes d'affaires et ayant déjà vendu de pareils bateaux pour l'Égypte rendus à destination. Vous me trouverez tous les jours à mon bureau le matin jusqu'à une heure et de 3 à 5 h. »

28 mars 1870
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « Bombay. Je ne puis encore provoquer une [...] ; les armateurs anglais n'ont pas l'air très enchanté de notre proposition. Ci-inclus copie de ce qu'on m'écrit à ce sujet. J'attends des nouvelles de Londres et Newcastle et si cela ne va pas mieux, il serait nécessaire que vous alliez en Angleterre voir vous-même pour monter cette ligne. Êtes-vous engagé avec quelques changeurs ? La marchandise se présente-t-elle bien ? Avez-vous du tonnage inscrit et combien ? Croyez-vous qu'il y ait là un aliment pour un départ régulier et même par steamer ? »

31 mars 1870
De Hte Worms Cardiff : « Je fais par conséquent une offre de 33/3 à M. Macullok, l'acheteur pour l'Amirauté et espère que nous enlèverons l'affaire. Je comprends que Lambert Son & Scott ne soient pas encore en mesure de livrer du charbon. Le premier navire appartenant à l'Amirauté doit passer par le Canal le mois prochain et aura besoin de 200 tonnes environ. »

6 avril 1870
De Hte Worms Port-Saïd : « Je sais bien et Herring vous le confirme dans sa lettre du 22 mars que l'on travaille puissamment à renverser votre position auprès de cette Compagnie [P&O]. »

7 avril 1870
À une maison de Gilbraltar : « Les steamers qui vont de Bordeaux à Bombay ne m'appartiennent pas et ne sont affrétés par moi que pour le voyage d'aller. Si plus tard j'organise un service régulier je ne manquerai pas de vous en avertir et de m'entendre avec votre maison pour la consignation de mes steamers à Gibraltar. »

8 avril 1870
A Hte Worms Port-Saïd : « Je prends note qu'il serait possible que l'agence de cette Compagnie (British India) à Suez nous soit affectée. »

9 avril 1870
"Marie" va charger moitié pour Anvers, moitié pour [Geestmünde].

13 avril 1870
De Hte Worms Port-Saïd : Holt & Cie. « Consentez toute réduction pour un premier passage ! Mais dictez et maintenez vos conditions pour l'avenir. Ces messieurs paieront comme tous les autres armateurs. »

13/14 avril 1870
De Hte Worms Port-Saïd : « Amirauté anglaise. 31/6 est un prix absurde ; maintenez ! Aujourd'hui je reçois de l'agence de la Royal Navy à Alexandrie, James B. Willoughby, pour le transport des troupes, acceptation de mes offres, 34/ pour Port-Saïd, 48/ pour Suez, et ordre de préparer du charbon pour le "Junma" vers la fin du mois courant. »

16 avril 1870
A S. Breeze & Co., Liverpool : « L'affrètement du steamer "H.A. Brightmann" pour Bordeaux-Bombay et retour, est conclu et je suis en train de chercher à l'affréter pour le retour, si vous pouvez obtenir une offre raisonnable, veuillez me la transmettre. »

22 avril 1870
A Fraissinet Père et Fils, Marseille : Ligne Bordeaux-Bombay. « Mes expéditions par voiliers pour Bombay sont d'ancienne date. » H. Worms les continue par vapeurs depuis l'ouverture du canal de Suez. Fraissinet Père et Fils font concurrence par baisse excessive pour le fret des marchandises de Bordeaux à Bombay. Ils ont établi une ligne régulière de Marseille aux Indes.

[?] 1870
De Hte Worms Port-Saïd : « "Daphné", steamer de guerre anglais, a reçu 133.500 kilos et n'a voulu payer que 130 tonnes. Le mécanicien a prétendu qu'il n'y avait que 130 tonnes anglaises. Nous avons été obligés d'en passer par là. »

25 avril 1870
A Hte Worms Cardiff : « L'agent de la Royal Navy à Alexandrie vient de commander le charbon pour le transport... à ma maison de Port-Saïd. »

3 mai 1870
A Geo & A. Herring & Cie, Londres : « Les vapeurs de M. Yomag m'ont donné autant de peine que tous les autres. Ce n'est pas tant de payer les droits de passage à la Compagnie du canal, qui me donne de la peine, que les démarches auprès des pilotes des administrations du port, la santé, etc. En outre j'ai donné à ces steamers des lettres pour mes agents à Ismaïlia et Suez. Bref un capitaine qui aurait payé le passage, les droits de pilotage d'avance en Angleterre, et pour lequel je n'aurais aucun débours à faire, me donne les mêmes peines et démarche s'il s'adresse à moi pour sa traversée du Canal qu'un autre qui ferait tout payer par mon entremise. »

4 mai 1870
Les Messageries commencent leur trajet direct par le Canal.
De Hte Worms Port-Saïd : Lettre jointe à la copie de la lettre à MacGregor. « J'affirme que je n'ai livré à vos steamers aucune autre espèce de charbon que le charbon des meilleures mines de Cardiff et que ces charbons livrés ici à l'Amirauté anglaise, aux Messageries, à la Péninsulaire et Orientale et à toutes autres maisons de commerce ou de guerre, n'ont jamais donné lieu à aucune plainte. »

5 mai 1870
A Geo & A Herring & Co., Londres : « Lambert Son & Scott [qui ont enlevé la clientèle de MacGregor] sont sur le point de m'enlever la fourniture aux steamers de la P&O à Port-Saïd... et peut être encore bien d'autres. J'autorise Herring à traiter avec la P&O Cy à 33/-... Je suis décidé à faire manger de l'argent à tous ceux qui voudront venir s'établir à Port-Saïd et à baisser encore s'il le faut mon prix. »

6 mai 1870
De Hte Worms Port-Saïd : « "Jenma", transport de Royal Navy, est en train de faire 250 tonnes charbon avec nous. Règlement par prochain courrier. »
A Hte Worms Port-Saïd : « Je n'ai pas hésité à autoriser MM. Herring à offrir à la P&O le charbon à ses steamers "Bengal" et "Salsette" à 33/-, commission compris. [...] Ces concurrents (Lambert Son & Scott) par leurs nombreuses relations avec les armateurs auxquels ils ont fourni jusqu'ici du charbon dans la Méditerranée, nous enlèveront la clientèle de bien des armateurs et il est temps d'entrer sérieusement en concurrence avec eux... Pour faire perdre de l'argent à nos concurrents notre intérêt est d'avoir toujours du charbon flottant... (et livrer directement des navires)... Lambert, H. Bomann, Smith et tous ces associés qui s'intitulent Port-Saïd Coal & Cie ont des relations avec tous les armateurs, il faut les combattre avec d'autres armes que les Marseillais. »

7 mai 1870
L'affaire de 100.000 traverses pour le PLM a été enlevée à H. Worms par un concurrent.

10 mai 1870
De Hte Worms Port-Saïd : « Amirauté anglaise. Nous avons servi le "Junma" et 2 petits vapeurs remorqueurs. »

12 mai 1870
A A. Grandchamp Fils, Rouen : « Je m'empresse de satisfaire à votre demande et vous remets ci-joint les actes relatifs au renouvellement de notre Société qui sont signés par moi. J'espère que nous en avons fini pour plusieurs années avec les saturnales dont nous avons été témoins depuis quelque temps, il est bien nécessaire que nous ayons un peu de tranquillité qui nous permette de nous livrer avec sécurité à nos affaires, sans être journellement troublés par les manifestations politiques. »

17 mai 1870
De Hte Worms Port-Saïd : « Amirauté anglaise. Le superintendant, à Alexandrie, des transports du gouvernement anglais, s'est plaint hier des charbons livrés au "Junma". Il faut tout dire, ces charbons étaient excellents à leur arrivée ; seulement les plus anciens dans le chantier, que je livre justement en ce moment, datent de 5 mois et ce n'est pas impunément qu'ils ont subi un si long magasinage (intempéries, coups fréquents et violents de vent qui les ont noyés des sables du désert). »

Juin 1870
A la Compagnie linière de Pont Rémy, Paris : H. Worms étudie une affaire de transport d'Arkhangelsk à Boulogne option Dunkerque pour compte de cette Compagnie. Il s'agit d'aller chercher à Arkhangelsk de l'étoupe et du lin. Devant la difficulté de trouver un navire, même en Angleterre, H. Worms envisage d'y envoyer "Marie". Il faut un navire prêt immédiatement. L'affaire échouera, voir 2 juillet 1870.

1er juin 1870
A Geo & A Herring & Co., Londres : P&O « J'ai eu jusqu'à ce jour les fournitures de cette Compagnie à Port-Saïd et à Suez et aujourd'hui que j'ai obtenu non sans peine un moyen de transport économique à travers le Canal, je ne sais pourquoi j'en laisserai profiter MM. Burness & Son... J'irai à Londres demain soir et je causerai avec vous et Staniford du meilleur moyen à employer pour conserver cette pratique. »
A Hte Worms Cardiff : « A mon voyage à Londres nous nous entendrons avec Herring sur la marche à suivre pour conserver la pratique de la P&O »

2 juin 1870
A Ruys & Cie, Rotterdam : « J'apprends avec regret que la fourniture à votre gouvernement nous a échappé ; les mineurs ont fait des offres directement à des prix qu'il m'était impossible d'offrir. Quant à la ligne de steamers entre votre port, Syra, Constantinople et Odessa, voici à quelles conditions vous pouvez offrir le charbon de Cardiff de première qualité deux fois criblé rendu sous palan : 26 shillings à Syra, 26s/6d à Constantinople, 24s/6d à Odessa, le paiement aura lieu en mes traites à 90 jours des expéditions sous déduction du fret que la Compagnie aura à payer aux capitaines pour mon compte à destination. »

3 juin 1870
A Hte Worms Port-Saïd : « La P&O vient d'adopter le système employé par les Messageries et a donné ses affaires pour la Méditerranée à Burness & Cie, à Londres, à commission (3 d. par tonne). M. Worms, qui est en ce moment à Londres, essaie de conserver la clientèle de cette Compagnie en faisant valoir le prix réduit auquel nous pouvons faire le transit et les manutentions dans le Canal. »
Au ministre [de la Marine et des Colonies], Paris : « L'administration des douanes égyptiennes veut frapper d'un droit de 8% ad valorem les houilles que nous apportons sur les bords du Canal pour renouveler l'approvisionnement des bâtiments à vapeur qui le traversent. »

10 juin 1870
A Hte Worms Port-Saïd : « J'ai vu à Londres M. Weyland, l'agent de la Compagnie Bibby, dont la raison sociale John Bibby Sons & Cie à Liverpool. Cette Compagnie a plusieurs steamers en construction pour le commerce de l'Inde et m'a promis la consignation de ses steamers. MM. James Moss & Cie, de Liverpool, ont également des steamers en construction pour faire une ligne sur Bombay. MM. H. E. Moss, de Liverpool et Londres, espèrent également nous faire consigner les steamers de cette nouvelle ligne. » Compagnie Crown. « Un Monsieur... s'est présenté au nom de cette Compagnie auprès des Messageries pour leur offrir des briquettes ; on lui a répondu qu'on n'en prenait pas mais que dans tous les cas la Compagnie s'approvisionnait par nous. Le Monsieur s'est retiré en faisant la remarque que les Messageries employaient une maison anglaise. Nous sommes surpris que la Crown se serve de pareils représentants. »

12 juin 1870
A la Compagnie linière de Pont Rémy, Paris : « Sans pouvoir encore vous annoncer un affrètement pour Arkhangelsk, j'ai le plaisir de vous informer que mes agents espèrent me faire une offre sous peu. De Newcastle, on m'écrit qu'il faudra un très grand vapeur ou 2 petits pour le transport des étoupes et lin de 300 tonnes, chaque espèce, et que le s/s "Mont Seatow" a été affrété d'Arkhangelsk à Dunkerque à 100/ pour étoupes et 50/ pour le lin. J'espère donc trouver un vapeur pour Boulogne dans vos conditions. »

15 juin 1870
De Geo & A. Herring & Co., Londres : Dans le copie 316, page 432, en date du 18 juin 1870. James Burness & Sons. « We understand that this is a very respectable house. We find however that Mrs. Burness & Sons are quite prepared to enter into sell coals, free on board, at Port de Galles, at 45/ per ton and as a general arrangement could be made with them, to give you the coaling at Port-Saïd and Suez, of all the steamers they contract to coal throughout to India, if you give them the coaling at Gibraltar, Aden & Port de Galles. It seems to us that it will be better for you not to commit yourself to another house at either of these stations, unless they have greater advantage to offer you, etc. » Burness serait disposé à un accord (general arrangment).

16 juin 1870
A Geo & A Herring & Co., Londres : « Delmet Reid & Cie. Je ne tiens pas à me lier avec cette maison surtout si MM. Burness & Cie veulent s'engager à nous prendre tout le charbon qu'ils pourront vendre pour Port-Saïd et Suez. Je prendrai de mon côté l'engagement de prendre chaque fois que je devrai fournir du charbon à Aden, Gibraltar et Pointe de Galles, chez leurs correspondants et de leur adresser tous les steamers. Vous pouvez faire cet engagement réciproque et me donner avec les prix les noms de leurs correspondants. »

18 juin 1870
A Geo & A Herring & Co., Londres : « Delmet Reid & Cie. Ci-Inclus les renseignements de MM. Herring ; ils sont favorables. Mais ces Messieurs me font observer avec juste raison qu'il vaudrait mieux adresser tous les steamers à Pointe de Galles, Aden, Gibraltar, aux correspondants de MM. Burness Sons, qui sont d'importants contracteurs et qui vous ont déjà adressé pas mal de steamers à Port-Saïd. J'écris à MM. Herring de demander à Burness les adresses de leurs correspondants, les prix auxquels je puis vendre aux capitaines et de faire un contrat en règle avec Burness. »

30 juin 1870
A Geo & A Herring & Co., Londres : « Quant à M. Burness, je ne suis pas content de lui non plus et vous pouvez lui dire qu'il me sera facile de lui faire concurrence à Aden et Gibraltar et que ce n'est pas au moment où nous parlions de faire des arrangements mutuels qu'il doit me faire de la concurrence dans l'Isthme. M. Burness ne peut pas offrir à nos conditions et cependant il obtient des ordres, il a été plus adroit que nous. »

1er juillet 1870
A Hte Worms Port-Saïd : « P&O Cie. J'appelle votre attention sur la lettre de MM. Herring dont vous trouverez ci-joint un extrait. M. Burness a obtenu de cette Compagnie l'autorisation d'expédier quelques navires à Suez pour voir s'il peut faire le transport aussi bon marché que nous. C'est à vous de l'en empêcher, si vous trouvez un moyen quelconque, car si Burness obtient la fourniture de la P&O Cie, non seulement il vous fera une concurrence dans les frets pour Port-Saïd mais encore, m'a-t-on dit qu'il monterait lui-même un dépôt dans votre port. En face de cette façon d'agir de la P&O Cie, je n'hésite pas à offrir à la Marine anglaise, qui, comme vous savez, a pris son charbon chez la P&O Cie à Suez, 6.000 tonnes Cardiff à livrer à Suez d'octobre en avril à 46/ la tonne avec engagement d'avoir un stock de 1.500 tonnes à Suez. »

2 juillet 1870
H. Worms apprend que la Compagnie linière de Pont Rémy vient d'affréter un vapeur pour le voyage d'Arkhangelsk et ne peut accepter une offre de Herring.

4 juillet 1870
A Paul Cruzel, [Marseille] : « Je voudrais cependant que nous arrivions à remonter cette pauvre maison de Marseille. » « Cette Compagnie (PLM), à laquelle j'avance une certaine somme d'argent, me passe comme garantie le susdit contrat (avec la Patent Fuel Cie pour 24.000 tonnes de pitch) de l'arrangement que je prends avec elle, j'ai exigé que la moitié au moins de ses livraisons serait faite à ma maison de Marseille. »

5 juillet 1870
De Hte Worms Port-Saïd : « Amirauté anglaise. J'ai eu hier la visite du capitaine Chitty, chargé du service de transport des troupes d'Angleterre aux Indes et réciproquement. » Cahier des charges.

7 juillet 1870
A Geo & A Herring & Co., Londres : « C'est avec une grande satisfaction que j'apprends la conclusion du contrat de 4.000 tonnes avec cette Compagnie [P&O] pour Suez : 2/3 Cardiff, 1/3 Newcastle et cela malgré les essais que va faire Burness et qui, je l'espère, ne réussiront pas... Je suis très content... si Burness avait obtenu la fourniture de Suez il aurait aussi obtenu celle de Port-Saïd. »

9 juillet 1870
A Holway Brothers, Londres : « Il demeure entendu que les deux marchés des 4 mai 1869 et 9 juin 1870, entre la Patent Fuel Warlicks Limited et le PLM pour la fourniture par la première à la seconde Compagnie, de deux quantités de 12.000 tonnes de pitch, demeurent résiliés et sont remplacés par un autre marché entre le PLM et moi pour les deux mêmes quantités. »

15 juillet 1870
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « "Marie". J'ai été appelé à la Marine pour faire des offres pour louer mes bateaux et fournir s'il y a lieu du charbon ; la guerre est déclarée. Je vais offrir 3 bateaux de votre ligne de Hambourg, qui ne pourront plus y aller et j'offrirai votre steamer "Marie" aux mêmes conditions que "Blanche", je pense demander F 30.000 par mois. »

19 juillet 1870
"Emma", "Blanche" et "Marie" sont affrétés au gouvernement.

20 juillet 1870
De F. Mallet & Cie, Le Havre, au ministère de la Marine et des Colonies, Paris : Charte-partie pour l'affrètement du navire "Emma", destiné à des transports de charbons ou de matériel.

26/27 juillet 1870
De Hte Worms Port-Saïd : P&O « Vous avez obtenu une commande de 4.000 tonnes. J'espère que c'est un acheminement à plus fortes quantités. »

27 juillet 1870
De Hte Worms Port-Saïd : « A. Holt m'écrit une nouvelle lettre fort dure au sujet de la qualité du charbon livré à "Priam"... Du reste nos livraisons au "Diomed", "Agamemnon" et autres qui vont suivre se font et se feront en charbon de débarquement... J'espère donc que nous n'aurons plus de reproches. J'ai d'ailleurs graissé la patte aux mécaniciens. »

29 juillet 1870
Au ministère de la Marine et des Colonies, Paris : Marché de gré à gré pour la fourniture de 20.000 tonnes de charbon de Cardiff à effectuer à Cherbourg et à Brest

2 août 1870
De Hte Worms Port-Saïd : « Je viens de livrer aujourd'hui à la Peninsular 300 tonnes à Port-Saïd... Je la préviens que n'étant engagé envers elle ni comme prix ni comme qualité, je lui facturerai dorénavant selon les circonstances. »

3 août 1870
Worms vient de passer avec la Marine deux contrats : 10.000 tonnes charbon Cardiff et 15.000 tonnes charbon Newcastle à livrer à Cherbourg.

5 août 1870
Au ministère de la Marine et des Colonies, Paris : Marché de gré à gré pour une fourniture de charbon de terre à livrer dans la cale des navires de la Marine consignés à la maison de Cardiff.

13 août 1870
H. Worms vient de faire avec la Marine impériale un contrat de 10 à 15.000 tonnes de Cardiff à livrer à Toulon, Brest, Cherbourg.

14 août 1870
De Hte Worms Port-Saïd : « Amirauté anglaise. Les Lambert de Londres ont traité avec l'Amirauté pour 3 navires de transport aux conditions que j'ai refusé d'accepter du cap. Chitty. Ils vont, j'espère, boire un joli bouillon. »

16 août 1870
Au ministère de la Marine et des Colonies, Paris : Marché de gré à gré pour une fourniture de dix à quinze mille tonnes de charbon en roches d'origine anglaise, à effectuer au port de Toulon.

18 août 1870
Au préfet maritime, Brest : « J'ai l'honneur de vous exposer, Monsieur, qu'aux termes de mes contrats avec S.E.M. le ministre de la Marine et des Colonies en date des 29 juillet et 1er août 1870, j'ai à livrer à l'administration de la Marine dans le port de Brest : 10.000 tonnes charbons de Cardiff avant le 1er octobre prochain et 5.000 tonnes charbon Newcastle avant le 15 septembre prochain. [...] Je viens donc, Monsieur le préfet, vous prier de vouloir bien prendre les mesures et donner les ordres nécessaires pour que tous les navires que j'expédie dans votre port soient déchargés dans les délais du contrat, soit 300 tonnes par jour par chaque steamer et de 20 à 40 tonnes par jour par chaque voilier. Autrement nous serions passibles de frais considérables de surestaries qui retomberaient naturellement à la charge de l'administration de la Marine. »
Au préfet maritime, Cherbourg : « J'ai l'honneur de vous exposer que, aux termes de mes contrats avec son Excellence, M. le ministre de la Marine et des Colonies en date des 29 juillet et 1er août 1870, j'ai à livrer à l'administration de la Marine dans le port de Cherbourg 10.000 tonnes charbon de Cardiff avant le 1er octobre prochain, 15.000 tonnes charbon Newcastle avant le 15 septembre. »

27 août 1870
Au ministre de la Marine et des Colonies, Paris : « La nouvelle donnée hier au Corps législatif, et qui nous fait craindre le prochain investissement de Paris, me met dans une situation très difficile pour l'exécution de mes fournitures de charbons anglais pour le compte de la Marine. Je me suis rendu ce matin auprès de M. le directeur du matériel pour prendre ses instructions et il m'a dit d'avoir à continuer mes fournitures selon les termes de mes contrats. Dans ces circonstances et redoutant un désarroi complet dans nos affaires si je venais à être privé de communications avec mes agents d'Angleterre, je me suis décidé, si tel est l'avis de votre Excellence, à quitter Paris et à établir mon centre d'affaires au Havre de façon à avoir la certitude de pouvoir correspondre avec mes maisons d'Angleterre et mes représentants à Cherbourg, Brest et Toulon. Les sommes énormes que j'ai à avancer pour mes fournitures (plus de huit cent mille francs) et le retard inévitable que je vais avoir à subir dans mes liquidations m'obligent à réclamer de votre Excellence de vouloir bien me faire accorder une provision qui m'est indispensable pour la continuation de mes opérations. »

28 août 1870
A [?] : « Comme les événements se succèdent avec une effrayante rapidité et que Paris pourrait être investi d'un moment à l'autre, j'ai décidé que je porterai au Havre ma comptabilité pour pouvoir correspondre soit avec l'Angleterre, soit avec les autres contrées. »

7 septembre 1870
H. Worms prend ses dernières dispositions en vue de son départ, avise ses maisons d'Angleterre et Postes et Messageries Maritimes. Il donne procuration collective à Lucien Worms et à Scipion Salvi pour la gestion de ses affaires à Paris.

Du 8 septembre 1870 au 13 mars 1871 et du 15 mars 1871 au 10 avril 1871, les lettres sont signées Lucien Worms & Salvi (ensemble) sans indication de lieu d'expédition.

8 septembre 1870
A Henry Josse, Hte Worms Grimsby : « Me voici gardien de la Maison Worms et défenseur de la patrie comme garde nationale. Jusqu'à présent tout est parfaitement calme mais lorsque l'on sentira les Prussiens aux portes de Paris, cela pourrait bien changer de tournure. La Marseillaise a reparu et le premier numéro est honteux. C'est un appel à la révolution. Ils engueulent le gouvernement provisoire comme ils engueulaient le précédent. J'espère que la circulaire de Jules Favre vous aura fait plaisir ainsi que la réponse des États-Unis. Que va répondra l'Angleterre ? On dit qu'ils redoutent beaucoup la nomination de Louis Blanc à l'ambassade de Londres. »

10 septembre 1870
A Georges Schacher, Hte Worms Bordeaux : « J'ai le plaisir de vous apprendre que par décision du conseil d'État en date d'hier, Monsieur Georges Schacher est Français. Je... pense pouvoir vous adresser par le courrier de ce soir ampliation du décret afin que vous puissiez... faire insérer ce décret dans les journaux de Bordeaux. »

15 septembre 1870
A Hte Worms Cardiff : « J'apprends avec plaisir que la P&O vous a passé un nouvel ordre de 1 500 tonnes. »

16 septembre 1870
A Hte Worms Port-Saïd : Envoi du contrat passé avec la Marine. Le ministre part voir H. Worms le soir même pour Tours : 1.000 tonnes sont à livrer à Suez 15 jours après la notification écrite du marché.

18 septembre 1870
De Hte Worms Port-Saïd : « Alfred Holt m'annonce quatre de ses steamers devant transiter d'ici 5 ou 6 jours. Cela, joint aux demandes probables de la Marine, donnera un peu de mouvement à nos tristes affaires. Sans me faire compliment ni reproche sur mes dernières livraisons charbon, M. Holt me remercie des soins donnés à son "Achilles" qui, en effet, m'a créé tous embarras possibles. »

19 septembre 1870
A M. Jonque, Dieppe : H. Worms a dû s'installer au Havre afin de pouvoir diriger en toute sûreté ses expéditions pour la Marine militaire et les Messageries et correspondre avec ses maisons d'Angleterre.

21 septembre 1870
De Hte Worms Port-Saïd : « Amirauté anglaise. Le "Junma", grand transport de la Marine anglaise, qui s'était d'abord adressé à nous, va passer prochainement, allant à Suez. Il prendra ici de Mitrovich [ou Mitrovitch] 200 tonnes et 4 ou 500 à Suez par suite du contrat passé par cette maison et dont j'ignore tout à fait les conditions. »

26 septembre 1870
Sans nouvelles de Paris depuis 10 jours.

4 octobre 1870
De Hte Worms Port-Saïd à Suez : « Nous avons un agent qui doit être surveillé, qui fait très bien notre affaire et qui ne nous coûte rien. »

10 octobre 1870
Élie Baudet espère que H. Worms est arrivé à Tours. Celui-ci a été appelé au siège du gouvernement provisoire à Tours.

23 octobre 1870
A Geo & A Herring & Co., Londres : « Ma maison de Cardiff m'annonce que Burness a affrété 4 navires pour la Péninsulaire à destination de Suez directement. Je suis étonné que la Compagnie emploie ce moyen pour le ravitaillement de son dépôt car d'après moi je trouve qu'il est plus coûteux. » H. Worms envoie à Herring le prix pour proposition à faire à la P&O pour Marseille.

24 octobre 1870
Aux administrateurs de la Compagnie royale néerlandaise de navigation à vapeur, Amsterdam : « J'ai l'honneur de vous accuser réception de votre honorée du 22 courant m'informant que vous acceptez la proposition que je vous ai faite de livrer à vos steamers tout le charbon qui leur sera nécessaire à Marseille d'ici au 31 décembre 1871 aux conditions de l'ancien contrat existant actuellement entre vous et ma maison de Marseille. Ces conditions que vous m'avez indiquées sont : le prix du charbon à F 34 les mille kilos, remboursement en mes traites à 3 mois de date sur votre Compagnie, au change de 210. Nous sommes donc parfaitement d'accord. »
Au ministre de la Marine et des Colonies, Tours : Votre « lettre m'informe que le commandant de la Marine en Égypte se trouve dans l'impossibilité de recevoir les 2.000 tonnes de charbon que ma maison de Port-Saïd avait à lui livrer à Suez aux termes du marché du 16 septembre dernier... [Par ailleurs] vous voulez bien m'offrir de me maintenir en possession de la fourniture des charbons nécessaires à Port-Saïd pour toute l'année 1871 aux conditions de mon marché actuel en cours d'exécution. »
De Hte Worms Port-Saïd : « "Achilles" de A. Holt est arrivé aujourd'hui, je lui donne... 343 tonnes ½ de charbon... Je veux constater avec grand plaisir les éloges que M. Holt a chargé son capitaine de nous faire sur les soins donnés à ses intérêts et sur la qualité du charbon délivré à ses steamers. La maison Holt va bientôt établir une ligne de 4 vapeurs par mois : 2 passant par le Canal venant d'Europe et 2 venant de l'Inde, je soigne d'autant plus ses vapeurs, ce sera très important. Si vous pouviez obtenir en Angleterre la consignation de quelques lignes de cette importance, nous aurons une base d'opérations assez bien assurée pour permettre... de jolis bénéfices. »

5 novembre 1870
A Hte Worms Port-Saïd, du Havre : « "Achille" vous a demandé 343 tonnes de charbon et M. Holt vous adresse des compliments sur vos bons soins et sur la qualité de vos charbons. Je suis fort heureux de ces avis. J'espère bien que cette maison importante et les [...] nous resteront acquis. »

19 novembre 1870
A Hte Worms, Le Havre : « Ici l'on reçoit des dépêches télégraphiques par voie des pigeons. Nous serions bien heureux d'en recevoir une venant du Havre. Dans cet espoir je vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations... »

28 novembre 1870
A M. Heyrim, Bordeaux : « J'ai appris avec chagrin le décès de M. Solar. Sa mort a nécessité l'élection d'un autre président du Conseil de la Compagnie maritime Garonne & Gironde. Vous avez l'obligeance de m'offrir de le remplacer dans la présidence de votre Conseil, je vous suis reconnaissant de cette marque de confiance, mais avant de prendre une décision, je vous serai obligé de vouloir bien attendre que les circonstances critiques dans lesquelles se trouve notre malheureux pays aient pris une tournure plus favorable qui me permettront de faire le voyage de Bordeaux et m'entendre avec vous et M. Dumeau sur les arrangements qui seront à prendre pour régulariser la position. »

29 novembre 1870
Au membre du gouvernement délégué à la mairie de Paris : « Ensuite M. Worms a été chargé par le ministre de la Marine de lui fournir tous les charbons anglais nécessaires pour les besoins de la flotte et de lui louer des paquebots et vapeurs, dont il est propriétaire, pour transporter des munitions et charbons pour approvisionner la flotte. Il a donc dû quitter Paris pour aller diriger tous les services nécessaires pour livrer les charbons achetés en Angleterre et qui devaient être rendus à Brest, Cherbourg et Toulon, par des navires nolisés par lui. »

2 décembre 1870
Léon Joseph Franchetti, commandant l'escadron des Éclaireurs de la Seine est blessé à la cuisse lors de la bataille de Champigny par un éclat d'obus.
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - M. Hypolite Worms (1er du nom)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en février 1948.] « M. Hypolite Worms avait, de son côté, participé, au lendemain de la déclaration de guerre, à la souscription ouverte pour l'équipement des Éclaireurs de la Seine, pour une somme de 500 F. »
De Roger Mennevée : [Extrait de l'article intitulé "La Banque Worms - Histoire générale - De M. Hypolite Worms (1er du nom) à M. Hypolite Worms (second)", paru dans Les Documents de l'agence indépendante d'informations internationales en mars 1948.] « Au moment de la guerre de 1870, non seulement [Lucien Worms] fut un des premiers donateurs en vue de l'équipement des Éclaireurs de la Seine, commandés par son beau-frère, M. Franchetti, mais il s'y engagea lui-même et eut, à la bataille de Champigny - où M. Franchetti fut tué, une conduite glorieuse qui lui valut la croix de chevalier de la Légion d'honneur. »

5/6 décembre 1870
De Hte Worms Port-Saïd : « Notre concurrent, Mitrovitch, a gagné beaucoup de terrain sur nous et sur Coste ; ses amis Lambert ont fait accroire aux armateurs anglais que les maisons françaises allaient disparaître, n'ayant plus de ressources. » Nécessité d'une tournée en Angleterre accompagné d'Henri Goudchaux ou de tout autre parlant parfaitement Anglais. « Nous en reparlerons quand la guerre sera terminée. »

6 décembre 1870
Décès de Léon Joseph Franchetti, le gendre d'Hypolite Worms.
Voir sur Gallica, "A la mémoire de Léon Franchetti", publication contenant les allocutions prononcées par le commandant Bon Faverot de Kerbrech et Gabriel Benoît-Champy lors de l'inauguration du monument élevé à sa mémoire, à Brie-sur-Marne, le 2 décembre 1871, ainsi que les discours de Zadoc Kahn et L. Isidor lors du service religieux célébré au Temple israélite, le 6 décembre 1871.
De M. Baudet, du Havre : « 10 heures du matin, télégraphie : "Schacher, Batten 66 Lower Thames - Londres. Télégraphiez à Worms Bordeaux et à ministre Justice Tours pour Worms que sans nouvelles de lui et en présence événement, je fais charger toutes choses pour Bordeaux sur "Isabelle" et que je pars avec. J'emporte son portefeuille et fais le nécessaire ici". » Monsieur Worms est parti quelques jours avant pour Tours et Bordeaux en vue de régler certaines affaires. M. Baudet avise par lettre les principaux correspondants, il a pris sa décision en raison de l'envahissement de la Normandie, par crainte d'une attaque du Havre et de l'interruption des communications du Havre avec l'intérieur. On dit que l'ennemi va à marches forcées sur le Havre. Mme Worms et sa fille (Mme Franchetti), Mme Hortense Franchetti et les dames à leur service partiront le 6 décembre via Le Mans, sur une dépêche reçue de Tours. M. Baudet a appris l'arrivée de Monsieur Worms à Tours par dépêche du Ministère, mais ne sait pas s'il a pu aller à Bordeaux.

7 décembre 1870
A Georges Schacher, Londres, d'[Élie Baudet], Le Havre : « Je vous confirme ma dépêche de ce jour ainsi conçue : "Télégraphiez à Worms Bordeaux et à ministre Justice pour Worms que, sans nouvelles de lui et en présence événements, je fais charger toutes choses pour Bordeaux sur "Isabelle" et que je pars avec. J'emporte son portefeuille et fais le nécessaire. Prévenez également Cardiff, Newcastle et Grimsby de m'adresser leurs lettres à Bordeaux". J'espère que ma dépêche vous est bien parvenue et que vous avez télégraphié suivant mon désir. Je n'ai pas de nouvelles de M. Worms depuis son départ. J'ai appris son arrivée à Tours par dépêche du Ministre mais je ne sais s'il a pu aller à Bordeaux. Les événements actuels faisant craindre une attaque contre Le Havre, je me décide d'aller à Bordeaux afin de me trouver en communication avec mes maisons et l'intérieur. Je vous prie de m'y adresser vos lettres. Il est inutile de parler d'acquits en ce moment où tout le monde est occupé de la défense. »

8 décembre 1870
Dernière lettre d'Élie Baudet, datée du Havre.

13 décembre 1870
Première lettre d'Hypolite Worms datée de Bordeaux.

14 décembre 1870
Annonce de la mort de Léon Franchetti, l'époux d'Emma Worms, blessé le 2 décembre et mort le 6 (cuisse fracassée par un éclat d'obus).

18 décembre 1870
A F. Mallet & Cie, Le Havre : « Je vous adresse inclus une copie de charte-partie que j'ai conclue avec l'administration de l'Intendance. Si "Gabrielle" est encore dans votre port, veuillez l'expédier promptement pour Dunkerque pour y prendre son chargement pour Bordeaux. Je viens à cet effet de vous adresser un télégramme ainsi conçu : "Ayant traité avec Intendance pour transports Dunkerque - Bordeaux, expédiez immédiatement "Gabrielle" à Dunkerque. Prévenez Derman." Si "Gabrielle" n'avait pu entrer au Havre et s'était réfugié dans un port voisin, il devra y décharger sa marchandise et vous devrez lui donner des instructions pour se rendre à Dunkerque. Outre "Gabrielle", j'expédierai mardi matin "Isabelle" pour Calais. [Lemonnier] est prévenu, il fera son [...] demain ; "Marguerite" est attendu ici demain ou mardi. Il sera déchargé promptement et je l'expédierai pour l'un des deux ports. Ce sera aussi probablement pour Dunkerque. »

25 décembre 1870
De Hte Worms Port-Saïd : « M. Holt, le seul ou à peu près, qui nous donne du travail, a envoyé un superintendant qui va venir se fixer à Port-Saïd et nous perdrons ainsi le plus clair de nos bénéfices. »

28 décembre 1870
De Hte Worms Port-Saïd : Envoi copie échange de lettres avec Coste pour rupture des accords intervenus entre H. Worms et les amis de Coste (Bazin pour compte de M. Cory de Cardiff) devenus préjudiciables aux deux intérêts et qui ont le fâcheux résultat de faciliter le développement d'une maison concurrente : Lambert Son & Scott & Cie.

Retour aux archives de 1870