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1964.00.00.Recueil d'informations.Janvier à décembre

Ce fichier a été établi par la saisie ou la numérisation de documents conservés chez Worms 1848 et consultables à partir de ce recueil en cliquant sur leurs intitulés (en bleu + soulignement). Les témoignages relatifs au département bancaire proviennent le plus souvent du secrétariat général et de la direction de Worms & Cie, d’une part, et d’extraits de livres ou d’études, d’autre part. Rares sont en effet les archives émanant directement de ces Services ; la raison en est que la Banque Worms, lors de sa nationalisation en 1982, a repris la totalité de ses dossiers (y compris les plus anciens) et les conserve, depuis, indépendamment de la Maison Worms.

1964.00.De Worms CMC.Brochure.Photocopie

Le PDF est disponible à la fin du texte. Flotte de Worms Compagnie maritime et charbonnière "Caudebec UN2" (pour moitié avec l'UN) 3.763 TDW "Château-Lafite" 5.009/3.785 TDW "Château-Margaux" 5.009/3.785 TDW "Château-Yquem" 2.520 TDW "Gravisia" (pour moitié avec l'UN) 18.655 TDW "Léoville" 1.552 TDW "Médoc" 1.552 TDW "Normanville" 3.765 TDW "Pomerol" 1.587 TDW "Yainville" 3.707 TDW Worms Compagnie maritime et charbonnière Société anonyme au capital de 16.500.000 F 45, boulevard Haussmann, Paris IX RC Seine 56 B 13587 Lignes régulières Ligne Rouen-Dublin-Belfast-Bristol-Swansea-Cardiff Un départ tous les 14 jours. Ligne Rouen-Newcastle-Grangemouth-Middelsbrough-Dunkerque Un départ tous les 14 jours. Ligne Anvers-Le Havre-Algérie Un départ tous les 14 jours. Ligne Le Havre-Anvers-Rotterdam (alterné sur Anvers ou Rotterdam) Un départ toutes les semaines. Ligne Bordeaux-Nantes-Le Havre-Brème-Hambourg-Anvers Un départ toutes les semaines. Ligne Nice-Marseille-Sète-Tunis-Sousse-Sfax Un départ tous les 14 jours. Ligne Marseille-Bone-Philippeville Un départ toutes les semaines de Marseille. Ligne Marseille-Alger-Djidjelli Un départ toutes les semaines de Marseille sur Alger. Un départ tous les 14 jours de Marseille sur Djidjelli. Ligne Gênes-Alger-Gênes Un départ tous les 14 jours.

1964.00.De Worms CMC.Plaquette de présentation

Document original

1964.00.Des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime.Méthanier Jules Verne.Note de présentation

Extrait des Nouveautés techniques maritimes - 1964 Le méthanier "Jules Verne" en construction aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime pour la compagnie Gaz-Marine [Illustration : Portrait du "Jules Verne"] Ce navire spécial est destiné au transport du gaz naturel liquéfié (GNL), à une température voisine de - 160°, et à une pression absolue constante, voisine de !a pression atmosphérique. Les dimensions principales et la structure générale du navire sont indiquées sur le croquis joint. Cargaison Le gaz naturel liquéfié est transporté dans sept cuves cylindriques à axe vertical, avec fond conique et toit elliptique, construites en acier à 9 % de nickel. L'isolation du fond qui sert également de support à la cuve est constituée par 450 mm de Klegecel'. Sur cette isolation et séparé de la cuve par une faible épaisseur de Klegecel', un fond conique en acier à 9 % de nickel constitue une barrière secondaire. L'isolation des parois verticales et du toit est constituée par de la perlite. Une barrière secondaire de 60 mm de Klegecel', recouverte d'une peau complexe étanche, empêche un refroidissement exagéré de la structure du navire en cas d'avarie de la cuve. Des dispositifs d'arrosage en eau tiède et de réchauffage des ballasts complètent la protection des cloisons en acier ordinaire contre les basses températures accidentelles. Le déplacement des cuves au tangage et au roulis est empêché par des attaches tangentielles, disposées de façon à ne pas apporter de contraintes importantes dans la peau du réservoir. Ces dispositifs permettent aussi la libre contraction lors de la mise en froid, et le soulèvement de la cuve pour procéder à l'examen de !a paroi extérieure du fond. Tout l'espace isolé compris entre la cuve et les cloisons du navire est maintenu en atmosphère d'azote, sous pression contrôlée. Des détecteurs de méthane permettent le contrôle permanent de cette atmosphère. Le déchargement est assuré par deux pompes immergées de 450 m3/h par citerne, et trois pompes de reprise à vapeur de 800 m3/h placées sur le pont. Ces pompes de reprise sont à vitesse variable, telle que la pression de refoulement puisse s'adapter eux conditions des installations à terre. Toutes les cuves sont déchargées simultanément, et l'installation permet de décharger complètement le navire en dix heures. [Illustration : Coupe longitudinale du "Jules-Verne"] Caractéristiques principales : Longueur hors-tout : 201 m Largeur : 24,70 m Creux : 16,50 m Vitesse : 17 nœuds Puissance : 13 000 ch Volume des réservoirs : 25 500 m3 Volume du balastage : 18 200 m3 Volume du combustible : 2 170 m3 Le méthane évaporé pendant la traversée est envoyé à la chaudière par l'intermédiaire d'un dispositif de conditionnement de gaz, comportant réchauffeur, surpresseur, odoriseur et vannes à pression absolue constante. Quand il n'est pas utilisé dans la chaudière, le gaz est envoyé au mât de dégazage. Pour le voyage de retour, on remplit d'eau de mer les ballasts latéraux. Ainsi, le navire trouve sensiblement les mêmes lignes d'eau et la même stabilité qu'à l'aller. Le remplissage et la vidange des ballasts sont assurés par deux turbopompes à vapeur de 900 m/h et par deux pompes dessèchement de 90 m3/h placées dans le compartiment moteur. Au retour, une certaine quantité de liquide est conservée dans la citerne avant et, par l'intermédiaire d'une pompe, alimente des rampes de mise en froid placées dans les citernes. A l'arrivée au port de chargement, toutes les citernes sont donc froides, et il est possible d'embarquer le méthane liquide sans évaporation importante. Toutes les manœuvres des pompes et des vannes, tant de ballastage que de cargaison, ainsi que les contrôles de température, pression, niveau dans les cuves, sont centralisés dans un poste de contrôle placé dans les emménagements au-dessous de la timonerie. L'homme de quart au poste de contrôle voit tout le pont, et peut communiquer par téléphone haut-parleur avec le personnel travaillant sur le pont et avec les installations à terre. Propulsion Le "Jules-Verne" est propulsé par un groupe turbo-réducteur du type FCM Parsons, imprimant au navire une vitesse de 17 nœuds pour une puissance de 10 300 ch à 112 tr/mn. La puissance maximum en service continu du groupe est de 15 000 ch à 124 tr/mn. Ces turbines sont alimentées par deux chaudières Foster Wheeler timbrées à 50 kg du type ESD2, munies de surchauffeurs, contrôleurs de surchauffe, économiseurs et réchauffeurs d'air à vapeur. Les chaudières sont conçues pour la chauffe mixte au mazout et au GNL évaporé. Elles sont pourvues d'un équipement de chauffe automatique, réglant le débit de combustible d'après la demande de vapeur. La régulation assure la combustion de la totalité du débit de gaz disponible, l'appoint se faisant sur le fuel. Installation électrique L'énergie électrique est fournie par deux turbo-alternateurs de 700 kW chacun et un diesel alternateur de 320 kW. La distribution est triphasée en 440 V - soixante périodes. L'éclairage et les appareils de contrôle sont alimentés en 125 V. Manœuvre du navire Le "Jules-Verne" est pourvu de toutes les installations classiques de manœuvre. L'appareil à gouverner hydroélectrique, largement dimensionné, peut être commandé manuellement ou par pilote automatique. Les manœuvres d'accostage sont facilitées par une hélice transversale, entraînée par moteur de 700 dans un tunnel à l'avant. La déposition des apparaux d'amarrage a été conçue particulièrement pour le poste spécial de déchargement du Havre. Sécurité Pour la lutte contre l'incendie, en plus des installations habituelles sur tous les navires une distribution de poudre sert à combattre les feux de GNL. Et un réseau de pulvérisation d'eau est destiné à protéger les emménagements ou les citernes, du rayonnement de l'incendie. Emménagements Tout le personnel est logé à l'arrière dans des cabines individuelles. Tous les locaux sont climatisés. Un ascenseur dessert le compartiment moteur et les différents étages des emménagements. Un réseau téléphonique intérieur et un réseau de téléphones haut-parleurs permettent les communications à bord et avec l'extérieur au port. L'installation de sauvetage comprend quatre embarcations : deux à rames et deux à moteur largement suffisantes pour évacuer la totalité du personnel d'un seul bord en cas de sinistre.

1964.00.Des Nouveautés Techniques maritimes

1964.01.20.Note (sans expéditeur) sur les ACSM.Photocopie

Note sur les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime Au cours de l'exercice 1963, les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime ont livré les navires suivants : - "Copernico" transporteur de gaz liquéfiés de 1.800 tonnes à la société chilienne Interoceangas, - "Rogenaes" cargo de 8.000 tonnes à l'armement norvégien Skips. Actuellement, le carnet de commandes de la société se présente de la façon suivante : Armateur Navire Date de livraison prévue Nouvelle Cie havraise péninsulaire de navigation Cargo de 14.500 T "Ville-d'Anvers" (ex-"Mont Aigoual") 31 mai 1964 Nouvelle Cie havraise péninsulaire de navigation Cargo de 12.000 T Avril/juin 1964 Nouvelle Cie havraise péninsulaire de navigation Cargo de 12.000 T Janvier 1965 SA Gaz Marine Méthanier de 25.500 m3 de capacité "Jules-Vernes" Octobre 1964 Stena-Gothenburg (Suède) 2 car-ferries Avril et mai 1965 Société nouvelle des pétroles d'Aquitaine Transformation du pétrolier de 13.000 T "Betty-Maersk" en transporteur de soufre liquide. Mai 1964 Le chiffre d'affaires de l'exercice 1963 a atteint 90 millions de francs, dont environ 17% pour ses activités de reconversion. Le développement de ces dernières fait d'ailleurs l'objet d'un effort particulier de la part de la société, tant en ce qui concerne les fabrications terrestres entreprises depuis plusieurs années telles que : - matériels de stockage de produits pétroliers, châteaux d'eau métalliques, - structures tubulaires pour sociétés de forages pétroliers - matériels classiques de chaudronnerie industrielle - filtres rotatifs Conkey que la recherche de nouvelles spécialités industrielles susceptibles de procurer des fabrications relativement continues. Dans cet esprit, les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime ont été amenés à prendre des participations majoritaires ou à parts égales dans des sociétés créées avec d'autres sociétés industrielles : - constructions mécaniques du trait (avec la Société d'engeenering Wean Damiron) SARL au capital de 4.000.000 F - mécanique générale - Botalam (avec ABG, les Forges et Chantiers de la Méditerranée et Weam Damiron) SARL, au capital de 3.000.000 de F - fabrication de machines à botteler pour l'industrie sidérurgique - Praia, société de prospection des activités industrielles d'avenir (avec les Forges et Chantiers de la Méditerranée et les Ateliers de Menpenti) SARL au capital de 200.000 F - études prospectives et de prospection commerciale. Programme d'investissements Les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime ont lancé un nouveau programme d'investissements pour les années 1963 et 1964, principalement destiné à permettre le développement de leurs activités de reconversion. D'un montant total de 11.586.000 F, il comprend : - les investissements du département mécano-soudure - (programme de reconversion) pour F 6.446.000.- - des investissements financiers pour F 2.360.000.- (recouvrant les frais d'acquisition de brevets et de fonds de commerce de la société ABG, concernant les machines à botteler, ainsi que des dépenses assurées conjointement avec les Chantiers La Rochelle-La Pallice, pour la mise au point et l'exploitation d'un nouveau moteur diesel "Girodin" - - des investissements "construction navale" F 2.780.000.- (amélioration des moyens de production). Pour le financement partiel de ce programme, les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime viennent, d'obtenir les concours suivants : - prêt à long terme du FDES F. 5.000.000.- - prêt à long terme du Crédit national F 1.700.000.- - crédit à moyen terme du Crédit national F. 2.000.000.- - Les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime ont d'autre part obtenu du ministère de la Marine marchande une aide spéciale temporaire dont le montant doit atteindre 15% du montant des investissements de reconversion. Enfin la société s'est engagée à procéder à une augmentation de capital par souscription en espèces de 2 millions de francs avant la fin de l'année 1964. Parallèlement à ce programme, il convient de noter que les Constructions mécaniques du Trait ont établi un plan d'investissements de F 1.825.000 pour le financement duquel le Crédit national leur a accordé un prêt à long terme de 1.300.000 F. 20/1/64

1964.02.11.De la SNCF.A Worms CMC Marseille

Le PDF est disponible à la fin du texte. Société nationale des chemins de fer français - Région de la Méditerranée Marseille, le 11 février 1964 Société Worms Compagnie maritime et charbonnière 5, rue d'Arcole – Marseille (6°) Messieurs, Par lettre du 31 écoulé, vous avez bien voulu nous demander de bénéficier pour la desserte de l'emplacement mis à votre disposition en gare de Marseille-maritime (chantier Canet), suivant traité du 1er avril 1963, de l'allocation du tarif n°102 versée aux propriétaires d'embranchements particuliers. Nous avons l'honneur de vous faire connaître qu'en raison du caractère particulier de cet emplacement desservi par une voie commune à trois sous-embranchements (Société de gérance et d'armement, Société marseillaise d'équipement et Société phocéenne d'industrie), il nous parait possible, à titre exceptionnel, d'accéder à votre demande en vous accordant cette allocation à compter de l'entrée en vigueur du traité d'occupation. II reste entendu que vous serez exonérés de la redevance de manœuvre prévue à l'article 4 (Titre B § 2°) du traité sus-visé ; cette mesure ne fera l'objet d'aucune modification audit contrat et sera réglée par la présente lettre. Toutefois, il est nécessaire de régulariser la situation des sous-embranchements des deux dernières sociétés citées ci-dessus qui, suivant les accords actuellement en vigueur, en sont toujours les propriétaires. En conséquence, si, comme nous le pensons, votre société s'est rendue acquéreur de ces sous-embranchements pour lesquels vous êtes agréés comme "co-utilisant" par la SNCF, il convient que vous nous adressiez copie de l'acte ayant concrétisé cette propriété. Dans l'attente de votre réponse à ce sujet, nous vous prions d'agréer, Messieurs, l'assurance de notre considération distinguée. L'ingénieur principal

1964.02.28.Note de Leonard.ACSM

Le 28 février 1964 Note pour monsieur le secrétaire général J’ai l'honneur de vous adresser les renseignements relatifs au cargo "Ville d’Anvers" dont le lancement doit avoir lieu le 2 mars 1964 aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime ( Le Trait). Ces renseignements concernent : - le navire - l‘armateur, la Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire de navigation - le constructeur : Les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime, I Le cargo "Ville d’Anvers" Il s'agit d’un navire qui a déjà changé deux fois de propriétaire, avant même qu'il soit lancé. Sa commande avait été faite par la « société des transports maritimes algériens » suivant protocole du 23 janvier 1962, confirmé par contrat du 15 mars. À la suite des événements en Algérie, la commande a été reportée à la société générale des transports maritimes par avenant en date du 28 juin 1962. Mais une fois de plus, cette commande a été transférée à la Nouvelle Cie havraise et péninsulaire de navigation par convention confirmée par un nouveau, contrat du 4 juillet 1963, conforme au premier. Par la suite encore, le prix du navire a été augmenté à deux reprises et la date de livraison contractuelle reportée au 15 mars 1964. La mise sur cale a eu lieu en mars 1963. Ce navire avait été antérieurement dénommé le "Mont Aigoual". Caractéristiques du navire : - Longueur hors-tout : 154 m. 80 - Longueur entre p p : 142 m. - Largeur h m : 20 m. 60 - Creux au pont supérieur : 12 m. 50 - Port en lourd : 11.200 t en shelter ouvert / 14.500 t en shelter fermé - Jauge brute : 10.250 tx. Appareil propulsif Moteur MAN Diesel X 8 Z 70/120 n 8 cylindres = Puissance 8 000 cv (utilisation) 10 560 cv (maxima) Vitesse aux essais = 17,30 nœuds. Le cargo "Ville d’Anvers" est le 3ème d'une série de cargos de moyen tonnage construit par les ACSM, ces dernières années. Il a été précédé par : - Le "Ville du Havre" livré en janvier 1962 - Le "Ville de Brest" livré en septembre 1962 l’un et l’autre pour la NOCHAP, avec des caractéristiques comparables. Deux autres cargos de 12.000 tdw sont en outre commandés par la même société, l’un livrable en avril 1964 et l'autre en janvier 1965. Le prix révisé du "Ville d’Anvers" se monte à 14.930.000 Francs. II La Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire de navigation La Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire société anonyme au capital de 26.400.000 Frs a été constituée en 1930 mais ses origines exactes remontent à 1882. Elle comprenait 7 petits navires dont la portée en lourd variait de 500 à 1800 tonnes. Desservant déjà Madagascar, la compagnie, sous le nom de Compagnie Havraise Péninsilaire de navigation à vapeur prit immédiatement une situation prépondérante dans l'Océan indien. C’est en 1930 qu’elle devint la Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire. Dès 1933, les 2 compagnies française desservant Madagascar la NOCHAP et la Compagnie des messageries maritimes après avoir conclu ensemble un accord de pool [illisible] à la ligne norvégienne : Scandinavian East Africa Line, puis à la Cie Hansa. Avec l’indépendance est apparu la nécessité de doter Madagascar d’une flotte battant pavillon malgache. Elle [illisible] une filiale dite « Compagnie malgache de navigation » a été créée en 1960 par la NOCHAP avec la participation du gouvernement malgache. Depuis 1956 la compagnie a agi tout à fait dans le sens du 4ème Plan en commandant 4 cargos, en effectuant des [illisible] de navires anciens puis adoptés et en contribuant à la création de la flotte malgache. En mai 1963 la NOCHAP avait en service : 18 navires long courriers dont 3 mixtes - d'un port en lourd total de 115.203 T. et 3 caboteurs - d’un port en lourd total de 7.908 T. soit au total 18 navires d’un port en lourd total de 123.113 T. Son chiffre d’affaires était de 61 millions de Frs en 1961 81 millions de Frs en 1962 et 104 millions de Frs en 1963 ( C.A. provisoire et sur 15 mois). En 1956 et en 1963 la compagnie a obtenu la bonification de plusieurs de ses crédits. En janvier 1964, elle déposait un dossier de demande de bonification d’intérêt pour le financement partiel de la construction du Ville d’Anvers soit la bonification des crédits suivants : 1 moyen terme de 5 millions consenti pour 5 ans 1 long terme de 6 millions consenti pour 10 ans 1 long terme de 3 millions consenti pour 10 ans Ce dossier sera étudié à une séance ultérieure de la CIBIA. III Le chantier du constructeur : Les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime au Trait Société anonyme au capital de 6.000.000 de Fr. Sur les 60.000 actions représentant ce capital, 54,950 sont possédées par le groupe Worms et 4.700 par l‘Union immobilière pour la France et l’étranger. Conseil d’administration. Président-directeur général : M. Herrenschmidt. Parmi les administrateurs, on relève outre la présence de M. Labbé Robert, Président de la NOCHAP et du CCAF, celle d’un administrateur représentant du groupe Worms, et d’un représentant des Forges et Chantiers de la méditerranée avec lesquels la société est liée par un accord de coopération technique. Les ACSM sont de création récente puisqu’ils sont nés en 1917 des besoins d’un appareil productif accru du fait des hostilités. Ils sont contrôlés, de longue date par Worms, ce qui leur procure la clientèle de la NOCHAP (Havraise péninsulaire) filiale de Worms qui a commandé, ces dernières années, une série de 4 cargos de ligne rapides identiques dont deux sont déjà livrés : "Ville de Brest" et "Ville du Havre", et deux actuellement en cours de construction. Cette compagnie a, en outre, racheté sur cale le "Ville d’Anvers". Une amélioration du marché maritime entraînerait probablement deux commandes supplémentaires de ce type. Le chanter du Trait constitue le type du moyen chantier dont le degré de technicité élevé lui permet d’offrir une gamme diversifiée de navires aux armateurs (méthaniers, GPL- car-ferry, transporteur de soufre liquide) sans oublier son rôle ancien de constructeur de sous-marins. C’est en effet un fournisseur attitré de la Marine nationale pour laquelle il dispose d’une cale couverte. Les ACSM travaillent à 85% pour les activités navales (constructions neuves). Le dernier programme de constructions arrêté au 1er mars fait état des livraisons à venir suivantes : - C G "Ville d’Anvers" 14.500 tdw livrable en avril 1964 - C G n° 3 NOCHAP 12.000 tdw livrable en avril 1964 - C G L "Jules Verne" pour Gaz-marine 10.000 tdw livrable en novembre 1964 - C G n° 4 pour NOCHAP 12.000 tdw livrable en avril 1965 - Pq Car ferry n° 172 pour Stena (Suède) 2.500 tjb - livrable en avril 1965 - Pq Car ferry n° 173 pour Stena (Suède) 2.500 tjb – livrable en mai 1965 Aucun problème d’emploi ne doit donc se poser d’ici la fin de l’année 1964 ; il n’en serait pas de même pour 1965, dans l’hypothèse d'une absence de commandes nouvelles. Les chantiers disposent de cinq cales dont celle couverte de la marine nationale. L’effectif total inscrit s'élève à 1800 dont 1350 ouvriers environ, auquel il faut ajouter environ 250 sous-traitants. Les travaux étrangers à la construction navale occupent une place accessoire dans le volume d’activité total du chantier (250 ouvriers, soit 12,5% du total de la main d’œuvre[1]. Cependant ces derniers ont terminé la réalisation d’un programme de conversion de 4.780.000 Fr prévus pour les années 1960 à 1962. L’objectif à atteindre (240 ouvriers convertis, soit 200 de plus qu’initialement) l’a été finalement. La société a présenté un nouveau programme d’investissements en 1963, qui, compte tenu de ses qualités techniques, a permis de lui attribuer le bénéfice d’une aide spéciale temporaire et d’un prêt [illisible] le maximum de célérité. Cependant, il n’en demeure pas moins qu’en l’absence d’un effort de conversion à long terme, la situation sociale du Trait risque de devenir grave au cas où la crise mondiale des commandes se prolongerait car la mono-industrie navale constitue, dans cette hypothèse, un danger permanent que les ACSM devraient avoir à cœur de pallier en diversifiant dès maintenant leurs activités. La société, influencée en cela par son président, a d'ailleurs ce problème présent à l’esprit, car il ne fait aucun doute pour elle que son avenir à long terme est sur terre et non plus sur l’eau. Dans le court terme, les ACSM auraient intérêt à rechercher des commandes de construction métallique d'origine publique (blocs scolaires) pour lesquelles ils semblent posséder une technique similaire à celle qui a fait ses preuves. P. Léonard. [1] Dans ce total, sont compris, outre les effectifs ACSM (main d’oeuvre directe) affectés à des travaux terrestres, ceux de la filiale des ACSM, les Constructions mécaniques du Trait au capital de 4 millions de francs, société qui est chargée désormais de réaliser toute l'activité de mécanique de l’ensemble industriel du Trait et dont les perspectives d’expansion sont bonnes.

1964.03.17.De M. Campion.Approvisionnements à bord des navires

1964.03.27.De Worms CMC Marseille.Carton d'invitation

Le PDF est disponible à la fin du texte. Worms Compagnie maritime et charbonnière 5, rue d'Arcole – Marseille (6°) A l’occasion de la mise en service de la nouvelle installation de lavage d’anthracites en liqueur dense que nous avons créée à Marseille, Monsieur Robert Labbé, président de notre société et Monsieur Michel Leroy, directeur général des Services combustibles, vous prient de leur faire l'honneur d'assister à l'inauguration de cette usine. Le jeudi 16 avril 1964 à 11 heures à Marseille, boulevard du Capitaine Gèze 34. Le 27 mars 1964 Monsieur... RSVP

1964.04.03.Du Crédit national - service des prêts.A Worms CMC

Le PDF est disponible à la fin du texte. Crédit national des prêts Dossier E. 6.2785/CM Banques chefs de file : Crédit naval, Worms et Cie Montant du crédit : 4 500 000 F Note pour la direction générale M. Rouxel Objet : Mainlevée d'inscription hypothécaire Dans sa séance du 6 décembre 1959 notre conseil d'administration a donné son accord de réescompte à un crédit à moyen terme de 4.500.000 F à 5 ans destiné concurremment avec deux prêts de 500.000 F (P. N°10.6512) et de 2.500.000 F (P. N°10.6513) à financer partiellement un programme d'investissements en matériel naval. Ce moyen terme actuellement en cours pour 2.250.000 F était garanti par : 1°) une hypothèque de premier rang sur un cargo de 3.600 Tdw le "Yainville" (1) 2°) une hypothèque de premier rang sur un cargo de 2.250 Tdw le "Château-Yquem" 3°) une délégation d'assurance des navires hypothéqués. (1) Ce nom était primitivement destiné à un cargo charbonnier de 16.350 Tdw . Ce cargo a été finalement dénommé "Gravisia". Le prêt 10.6512 qui l'a partiellement financé est garanti par une hypothèque de premier rang sur 50% de part de copropriété de ce navire. Par lettre en date du 24 mars 1964 le Crédit naval nous demande pour le compte de sa cliente la mainlevée de l'inscription de l'hypothèque prise sur le "Château-Yquem", le solde du crédit restera garanti par l'hypothèque prise pour 3.000.000 F sur le "Yainville". Nous ne voyons pas d'objection à donner l'accord sollicité par la banque. Paris, le 3 avril 1964

1964.04.16.Du journal Le Soir.Article sur le lavoir de Marseille

Le PDF est disponible à la fin du texte. La nouvelle usine de lavage d'anthracite de la Cie Worms a été inaugurée ce matin. Dans le vaste entrepôt qu'ils possèdent au 34 du boulevard du Capitaine-Gèze, les Établissements Worms, départements combustibles, ont installé une énorme machine destinée au nettoyage des charbons anthracites. M. Robert Cousin, préfet Igam des Bouches-du-Rhône, avait tenu à honorer de sa présence la cérémonie d'inauguration qui avait lieu, ce matin, à 11 heures. Le préfet était accueilli et salué à sa descente de voiture, par M. Labbé, président-directeur général des Ets Worms, et également président du Comité des armateurs de France, entouré de M. Michel Leroy, directeur général du département « combustibles » des Ets Worms et M. Doucet, directeur du même département à Marseille. M. Cousin saluait les personnalités présentes, fondés de pouvoirs, ingénieurs et chefs des différents services, parmi lesquels M. Roze, secrétaire général du Syndicat central des importateurs ; M. Lemoine, ingénieur à la direction ; M. Goudichaud, directeur financier des services combustibles ; M. Ferrand, directeur de la Banque Worms, et M. Rousselier, président du SNCG des Bouches-du-Rhône. Sous la conduite de M. Labbé, et entouré par des techniciens, M. Robert Cousin, préfet Igame, visita en détail l’imposante machine haute comme un bâtiment de quatre étages, et qui traite 40 tonnes de combustibles à l'heure. C'est la première fois qu'une telle réalisation est faite à Marseille ; elle était nécessaire, en effet, notre port est le premier importateur des charbons du Donetz et la clientèle suit régulièrement ce produit. Le triage des pierres se faisait jusqu'alors à la main ; à présent, grâce à des bains « en liqueur dense », les déchets, pierre et poussière, sont éliminés mécaniquement. A l'issue de cette visite, un cocktail était servi sous l'un des hangars. C. W.

1964.04.17.Du journal Le Méridional.Article

Le PDF est disponible à la fin du texte. Le Méridional Vendredi 17 avril 1964 "Worms" a inauguré une moderne usine de lavage d'anthracites C'est en présence de M. Robert Cousin, Igame de la 9ème Région, préfet des Bouches-du-Rhône et de nombreuses personnalités du monde du commerce et de l'industrie, qu'a été inaugurée, hier matin, aux Établissements Worms, 34, boulevard Capitaine-Gèze, un lavoir à anthracites d'importation. Le Syndicat des importateurs de charbon du littoral méditerranéen avait convié à cette inauguration toute une clientèle qui a pu apprécier la qualité des opérations et la célérité dans le rendement, puisque l'usine produit actuellement quarante tonnes de charbon à l'heure. M. Robert Labbé, président-directeur général des Établissements Worms, assisté de M. Leroy, directeur général du département combustible de Worms, a conduit les invités à travers l'usine où il a expliqué toute la manœuvre du lavage charbonnier. Il se devait que Marseille possédât une usine de ce genre, tant le tonnage d'importation a pris, depuis quelques années, une très grande importance dans notre pays, surtout pour les anthracites russes du Donetz. Le charbon subit un lavage en liqueur dense, selon la technique moderne, le ramenant à la sortie. Après un triage automatique, à 4 p. cent maximum de sa teneur en cendres et en poussière. « Anthrazur » sera le nom de la marque déposée et livrable en Provence, dans la vallée du Rhône jusqu'au-delà de Lyon, les Alpes, les Cévennes et le Massif Central. C'est ce qu'a tenu à souligner M. Robert Labbé, en remerciant et saluant le préfet des Bouches-du-Rhône, au cours du cocktail qui suivit cette inauguration, ainsi que les personnalités, parmi lesquelles nous avons noté : MM. Hoepfner, directeur général, Le maignon, directeur, et le Touzé, directeur régional de la Scac, Mouette, représentant la Chambre de commerce; Doucet, directeur à Marseille du département combustible, Roze, secrétaire général du Syndicat central des importateurs, Goudchaux, directeur financier des Services combustibles, Ferrand, directeur de la Banque Worms, Rousselier, président de la SNCG des Bouches-du-Rhône, Gay, Genina, Rey et Negroni, de l'Agence générale des houillères, Denis Savon, Eyglier et Vincent, des Établissements Savon frères, de Beauregard, ingénieur en chef des mines, Clausse, représentant la direction de la SNCF, Rives, directeur général de la société Pic, Gamba, président de la société Radium, Goudecheau, directeur général de la SMMT, Albahary, directeur de la CCP à Toulon, LIogier, président du SNCG du Sud-Est, Pelletier, directeur de la succursale maritime de Worms à Marseille, Reboussin, délégué de l'Atic, Teule, directeur de la CFC et de matériel, Nicolas, président du Syndicat des bois de feu des Bouches-du-Rhône, et les chefs de chantiers Mouille et Prot qui ont procédé à la démonstration. André Ciccoli

1964.04.17.Du journal Le Provençal.Article sur le lavoir de Marseille

Le PDF est disponible à la fin du texte. Port importateur des charbons russes Marseille dispose désormais d'un lavoir à anthracite Pouvant traiter 40 tonnes à l'heure Marseille, port d'importation du sud de la France, est maintenant doté d'une nouvelle usine destinée au traitement des charbons russes du Donetz dont l'utilisation devient de plus en plus importante. Il s'agit d'un lavoir à anthracite appliquant les derniers perfectionnements connus qui a été créé et mis en place par la Worms, Compagnie maritime et charbonnière, sur son chantier, 34, boulevard du Capitaine-Gèze. L'inauguration de ce véritable complexe, de construction entièrement française, avait lieu hier matin en présence de M. Robert Cousin, préfet IGAME des Bouches-du-Rhône. De nombreuses personnalités de la Worms : MM: Labbé, président-directeur général ; Michel Leroy, directeur général service combustibles ; Goudichaud, directeur financier ; les directeurs de Marseille : Doucet (combustibles), Pelletier (maritime) et Ferrand, directeur de la Banque Worms, accueillaient leurs invités. Parmi ceux-ci on notait : MM. Hoepfner, directeur général de la SCAC ; Mouette, représentant la Chambre de commerce ; Gay, agent général des Houillères nationales à Marseille ; Roze, secrétaire général du Syndicat central des importateurs de charbon ; de Beauregard, ingénieur en chef des Mines ; Clausse, représentant la direction de la SNCF ; Lioger, président du SNCG du Sud-Est, et Rousselier, du SNCG de Provence ; Albahary, directeur de la Compagnie des charbonnages de Provence à Toulon ; Reboussin, directeur délégué de l'ATIC ; Denis Savon, Eyglier et Vincent, de la Société charbonnière Savon Frères ; Teule, directeur de la Compagnie française des combustibles et des matériels ; Gamba, directeur de la Société Radium ; Goudecheau, directeur général de la Société SMMT ; Rives, directeur général de la Société Pic qui construisit cette usine ; Lemaignen, directeur de la SCAC, et Letouzé, directeur régional. Sous la conduite des dirigeants de la Worms et des chefs de chantiers Mouille et Prot, les visiteurs découvrirent avec étonnement les installations ultra-modernes qui se superposent sur quatre étages. Tout y est mécanique ou presque ; l'ensemble, qui est desservi par un embranchement ferroviaire de la gare du Canet, fonctionnant en effet avec moins de dix ouvriers. 40 tonnes à l'heure Le charbon brut amené par un escalator et d'abord concassé, puis débarrassé de ses poussières et des éléments pierreux dans un bac rempli d'un liquide dit « liqueur dense ». Tandis que les déchets sont repris au fond du bac par une roue verticale qui les rejette aux déblais, les charbons purs sont lavés, rincés, égouttés avant d'être soumis à l'opération de « criblage » qui les classe en différents calibres selon leur utilisation. Quarante tonnes de charbon pourront être ainsi « avalées » en une heure par ce complexe dont la parfaite efficacité marque un progrès considérable sur les méthodes de traitement antérieures. Les anthracites lavés de qualité apporteront une satisfaction et un argument de plus aux nombreux consommateurs qui ont gardé leur attachement au charbon comme à un combustible sûr. On les trouvera sur le marché sous le nom d'« Anthrazur » et ils seront vendus non seulement à Marseille, mais dans toute la zone desservie par notre port, c'est-à-dire la Provence, la vallée du Rhône, les Alpes, les Cévennes et le Massif central. C'est ce que devait déclarer M. Leroy au cours du vin d'honneur qui suivit la visite, soulignant, en outre, que la Worms, en construisant ce complexe au service de l'importation, avait accompli un acte de foi en les destinées du port de Marseille. Il n'est pas douteux que cet effort accompli par la Worms sera apprécié de la clientèle et qu'un brillant avenir s'annonce pour « Anthrazur ». E. S.

1964.05.14.ACSM.Protocole d'accord

Protocole d’accord La société des Forges & Chantiers de la méditerranée La société des Chantiers navals de La Ciotat La société des Chantiers & Ateliers de Provence La société des Ateliers & Chantiers de la Seine-Maritime Considérant d’une part : - La situation difficile dans laquelle se trouve la profession de la construction navale ; - La position prise par les pouvoirs publics à l’égard de la profession telle que cette position a été définie par la lettre du premier ministre au ministre des travaux publics, transports et tourisme, en date du 7 avril 1962, et confirmée récemment aux quatre sociétés signataires du présent protocole ; - La position prise par les quatre sociétés soussignées vis-à-vis du secrétariat général de la marine marchande dans leur lettre du 28 avril 1964 ; Ont décidé de mettre tout en œuvre pour : Pratiquer dès maintenant, dans les domaines techniques et commercial, une politique commune, notamment : - unir leurs efforts pour tirer parti dans chacune des quatre entreprises des ressources des trois autres, et être ainsi en mesure de présenter les offres les plus compétitives, - spécialiser leurs établissements dans les activités qui conviennent le mieux à leur expérience technique et à leurs possibilités, afin d’obtenir une meilleure productivité ; Étudier les fusions totales ou partielles de leurs actifs, en vue de la concentration, dans un délai n’excédant pas 18 mois, de leurs moyens de construction navale dans une société unique qui devra réaliser le programme défini par la lettre du 7 avril 1962. Pour atteindre ces buts, les quatre sociétés sont d’accord pour constituer dès maintenant et maintenir jusqu’à réalisation de la fusion : 1° - Un comité de direction chargé de définir une politique commune en matière technique, commerciale, financière et sociale et d’en suivre l’application. 2° - Un comité de coordination navale chargé de mettre en œuvre la politique qui aura été définir par le comité de direction tant en ce qui concerne le secteur de la construction navale que les problèmes généraux de gestion : - prospection des commandes : cette prospection sera assurée pour compte commun ; - répartition des études : les projets seront étudiés par un seul groupe d’études, serait-ce au bénéfice d’un autre partenaire, chaque groupe d’études étant spécialisé suivant ses aptitudes particulières ; - méthodes d’établissement des devis et de contrôle des prix de revient : ces méthodes devront être harmonisées ; - achats et approvisionnements : une politique commune des achats, des approvisionnements et de gestion des stocks devra être instaurée, tendant notamment au groupement des commandes à l’extérieur et à une diminution des stocks dans chacun des établissements ; - gestion des personnels : une politique commune de gestion des personnels sera instaurée ; - budgets d’investissement : les budgets d’investissement devront être étudiés en commun et harmonisés ; - informations techniques et documentation : les informations techniques seront totalement ouvertes à chacun des partenaires, les résultats véritables et complets seront échangés. 3° - Un comité de coordination industrielle chargé de mettre en œuvre dans les différents secteurs de conversion, créées ou à créer, la politique qui aura été définie par le comité de direction. Étant donné que la mise au point de cette politique demandera préalablement des études poussées, et étant donné le caractère propre, tant sur le plan technique que sur le plan commercial, de toutes les activités de conversion créées à ce jour au sein des quatre sociétés, le comité de coordination industrielle aura pendant une première phase un rôle de liaison, afin de permettre une coopération qui s’établirait dans certains domaines. Ce comité aura une mission analogue à celle du comité de coordination navale lorsque les conditions d’intégration plus poussées seront remplies. Le passage à cette deuxième phase sera décidé par le comité de direction. 4° - Un comité d’études chargé de préparer les opérations de fusion : Ce comité élaborera un protocole d’application qui devra recevoir l’approbation des quatre Sociétés au plus tard le 31 juillet 1964 et qui fixera les modalités générales de la fusion, en particulier la consistance des apports à intervenir, les principes suivant lesquels devront être évalués les biens apportés, les accords à conclure avec les sociétés filiales, ainsi que tous ceux reconnus nécessaires pour la gestion et le fonctionnement de la nouvelle société. Dès que ledit protocole sera approuvé, les évaluations des apports seront entreprises en commun par les directions des quatre sociétés intéressées, assistées par un collège de trois experts nommés d’un commun accord. Dans le cas où ses évaluations n’obtiendront pas l’accord des quatre sociétés avant le 31 mars 1965, les sociétés signataires s’engagent d’ores et déjà à faire trancher leurs différends par un arbitrage rendu dans un délai de 5 mois par le collège des trois experts ci-dessus visé. En toute hypothèse les opérations de fusion ne deviendront définitives qu’après approbation des assemblées générales spécialement convoquées à cet effet. En ce qui concerne les commandes en cours au jour de la fusion, le protocole d’application tiendra compte des dispositions ci-après, d’ores et déjà retenues : - les commandes prises postérieurement à la signature du présent protocole avec l’approbation du comité de direction ou du comité de coordination compétent seront comprises dans les apports, la valeur des travaux effectués étant retenue pour la valeur comptable qu’ils auront au jour de la fusion chez les sociétés apporteuses, sous réserve des vérifications contradictoire nécessaires, notamment des taux de frais généraux qui devront être les taux normaux pour les travaux de l’espèce ; - les commandes prises postérieurement à la signature du présent protocole sans l’approbation du comité de direction ou du comité de coordination compétent, ainsi que les commandes prises antérieurement à cette étude, seront achevées par la société résultant des opérations de fusion pour le prix que cet achèvement aurait coûté à la société apporteuse si celle-ci en avait eu la charge. Ce prix sera dans chaque cas fixé en prenant pour bases les devis d’heures et de matières contradictoirement vérifiés, affectés du coefficient de frais généraux résultant de la comptabilité de la société apporteuse au moment où les travaux considérés sont confiés à la nouvelle société. Le comité de direction comprendra : - le président-directeur général de la société des Forges et Chantiers de la méditerranée, - le vice-président des Chantiers navals de La Ciotat, par délégation du président-directeur général, - le président-directeur général de la société des Ateliers et Chantiers de la Provence, - le président-directeur général de la société des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime. Ils pourront se faire assister des collaborateurs de leur choix. Les comités de coordination et le comité d’études seront constitués par les soins du comité de direction. Après réalisation des opérations de fusion, il sera créé au sein de la société nouvelle un comité de direction composé des présidents des quatre sociétés apporteuses qui devra être obligatoirement consulté par le président de la société sur toutes les questions importantes. Pendant toute la durée d’application du présent protocole, les signataires s’interdisent, en ce qui concerne les éléments d’actif destinés à être apportés, de procéder à des fusions partielles entre eux ou avec des tiers sans avoir obtenu l’accord unanime des autres cosignataires. Pour les éléments non destinés à être apportés, toute opération de disposition les concernant sera portée préalablement à la connaissance des cosignataires. Les signataires du présent protocole ne se considèreront engagés par le présent protocole qu’après réception de l’accord du gouvernement sur les termes de leur lettre du 28 avril 1964. Paris, le 14 mai 1964 Le président des Forges et Chantiers de la méditerranée Le président des Chantiers navals de La Ciotat Le président des Chantiers et Ateliers de Provence Le président des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime

1964.05.29.De Banque Worms & Cie.Membres du Conseil d'administration des mines de Sidi-Kamber.

Société anonyme des mines de Sidi-Kamber SA au capital de Fr 8.040.000 Conseil d’administration MM. Jean Lavigne : Président Jean Cantacuzène : Administrateur Maurice Desoubry : Administrateur Pierre Lelièvre : Administrateur Jean Meysenc : Administrateur René Fillon : Administrateur Rolland Ritter : Administrateur Source : Leur communication 29/5/64

1964.06.04.De Worms CMC.Note sur la SACC

Le PDF est disponible à la fin du texte. 4 juin 1964 SACC Cette société est redevenue bénéficiaire, et ses récentes pertes sont éteintes. D'autre part, n'achetant plus à Worms et n'ayant plus de stocks, elle ne constitue plus une charge pour la trésorerie de Worms CMC. II peut donc être intéressant d'envisager avec la SACC la 3ème étape du regroupement de certaines filiales, qui a commencé avec Walter & Williams et Trautmann. Cette question est à étudier en liaison avec le déroulement de l'affaire Ronéo (vente du terrain de Bezons). Si une fusion Worms/SACC peut intervenir dans un court délai, la plus-value tombera directement chez Worms. Dans le cas contraire, elle apparaîtra à la SACC, mais la note ci-jointe de M. Guillet, sous réserve du léger doute analysé page 2 par. 2° - est de nature à nous donner des apaisements quant à la possibilité d'un remploi par la SACC de cette plus-value. Or, la SACC a intérêt à dénouer l'opération avant 1965, car la prolongation du statu quo aurait pour effet qu'une partie du prix de vente serait versée sous forme de loyer, donc de revenu taxable.

1964.06.09-11.Des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime.Aux Services bancaires Worms & Cie.Notes

[Note 1] Société anonyme des Ateliers & Chantiers de la Seine-Maritime Paris, le 11 juin 1964 Note pour les services bancaires A l'attention de Monsieur d'Herbécourt Demande d'autorisation préalable Suite à votre demande de ce jour nous vous confirmons les renseignements que nous vous avons donnés concernant le chiffre d'affaires de notre société au titre de l'exercice 1963 : 1° - Total du chiffre d'affaires - Taxes comprises 91.973 milliers de F - Hors taxes 88.960 milliers de F 2°- Ventilation du chiffre d'affaires hors taxes - Métropole 70.027 milliers de F - Étranger 18.933 milliers de F 3°- Ventilation du chiffre d'affaires Métropole - Secteur privé 55.669 milliers de F - Secteur public 14.358 milliers de F Ces renseignements se substituent à ceux que nous vous avons adressés le 15 janvier 1964 et qui avaient d'ailleurs un caractère provisoire. Nous vous confirmons par ailleurs qu'au 31 décembre 1963 le montant des cautions délivrées en faveur de divers chantiers de constructions navales s'élevait à 15.783.935,25 F. Enfin, nous vous rappelons que pour ce même exercice la dotation d'amortissements s'est élevée à 3.184.357,03 F. Pierre Herrenschmidt [Note 2] Société anonyme des Ateliers & Chantiers de la Seine-Maritime Paris, le 9 juin 1964 Note pour les services bancaires A l'attention de Monsieur d'Herbécourt Demande d'autorisation préalable Afin de vous permettre de compléter notre dossier de demande d'autorisation préalable à soumettre à l'examen de la Banque de France, nous vous prions de trouver ci-joint les renseignements que vous nous avez demandés : 1°- Etat des navires livrés au cours de l'année 1963 d'une part, et au cours du premier semestre 1964 d'autre part 2°- Carnet de commandes de construction navale 3°- Note sur les activités de reconversion de la société en 1963 et en 1964 4°- Note sur le programme d'investissements de la société et leurs moyens de financement M. Sabbagh Directeur adjoint au directeur général Société anonyme des Ateliers & Chantiers de la Seine-Maritime Navires livrés en 1963 et au cours du 1° semestre 1964 Armateur Navire Date de livraison I°- Navires livrés en 1963 - Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire de navigation - Armement chilien "Naviera Interocéangas" - Armement norvégien "Skips a:s Cape Fear" à Haugesund Travaux de transformation des cargos : "Ville-de-Tananarive" et "Ville-de-Tamatave" Transporteur de gaz "Copernico" Cargo "N.O. Rogenaes" de 8.000 Tdw 26 mars 1963 25 mai 1963 2 septembre 18 novembre 1963 2°- Navires livrés au cours du 1er semestre 1964 - Marine militaire - Marine militaire - Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire de navigation - Société nationale des pétroles d'Aquitaine Annexe hydrographique "Astrolabe" Annexe hydrographique "Boussole" Cargo de 14.000 T "Ville-d'Anvers" Travaux de transformation du pétrolier de 13.000 T "Betty-Maersk" en navire transporteur de soufre liquide "Président-André-Blanchard" 5 février 1964 27 février 1964 12 mai 1964 23 mai 1964 Carnet de commandes de construction navale Clients Navires Date de livraison prévisionnelle 1- Commandes de navires - Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire de navigation - Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire de navigation - Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire de navigation - Société anonyme Gaz Marine - Armement suédois "Stena-Artiebelog" (Göteborg) 2- Commandes de bateaux fluviaux (1) - Compagnie des sablières de la Seine - Union normande, Soflumar, Citherna et Société de transports par automoteurs-citernes Cargo de 12.000 T "Ville-de- Bordeaux" Cargo de 12.000 T Bananier de 3.400 Tdw Méthanier "Jules Verne" 1° car-ferry 2° car-ferry un pousseur de 150 cv et deux pousseurs de 540 cv Travaux d'allongement de sept barges Juillet 1964 Janvier 1965 Septembre 1965 5 janvier 1965 Avril 1965 Mai 1965 Décembre 64 Février 1965 Septembre à octobre 1964 (1) Elles représentent en valeur 4.000.000 F environ hors taxe. Société anonyme des Ateliers & Chantiers de la Seine-Maritime Activités de conversion 1°- Évolution du chiffre d'affaires générateur des résultats des commandes exécutées par la société : 1961 7.860.000 F 1962 15.810.000 F 1963 21.314.000 F 2°- En 1963, les factures présentées par la société dans son secteur "Conversion" a représenté 24,5% des facturations totales s'élevant à 91.973.000 F 3°- Au cours de l'année 1963, la société s'est efforcée de développer ses activités traditionnelles dans les secteurs de la chaudronnerie (matériel de stockage des produits pétroliers, châteaux d'eau, chaudières terrestres) de la mécanique et de la mécano-soudure. Pour procurer en outre à la société des fabrications relativement continues les ACSM se sont assuré à la suite d'un accord passé avec la société ABG la fabrication de machines botteleuses destinées à l'industrie sidérurgique. Les brevets de fabrication de ces machines sont exploités par une société filiale, la société Botalam au capital actuel de 3.000.000 F constituée le 22 juin 1963 sous forme de société à responsabilité limitée, dont la gérance est assurée par la société anonyme des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime qui détient actuellement 70% du capital social. Le carnet de commandes de cette société qui est évalué à 8.000.000 F environ ne comprend actuellement que des marchés d'exportation (Hollande, Italie et Belgique). Société anonyme des Ateliers & Chantiers de la Seine-Maritime Note sur le programme d'investissements de la société 1°- Montant du programme En mai 1963 les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime avait soumis à l'examen des pouvoirs publics un second[1] programme d'investissements s'élevant à 12.306.000 F h.taxes et se décomposant comme suit : a) secteur conversion 9.526.000 F - investissements techniques du département de mécano-soudure 6.446.000 F - investissements financiers représentés d'une part par l'acquisition de brevets de machines botteleuses exploitées initialement par le département de mécanisation de la société ABG et d'autre part par les dépenses de mise au point d'un nouveau moteur Diesel 3.080.000 F b) secteur construction navale Ces investissements doivent assurer le renouvellement du matériel ancien et contribuer à l'amélioration de la productivité dans les chantiers 2.780.000 F 2°- Situation au 31 décembre 1963 A cette date ce programme était réalisé dans les conditions suivantes : a) secteur conversion - investissements techniques 5.950.000 F - investissements financiers 2.236.000 F b) secteur construction navale 2.790.000 F Ensemble 10.976.000 F 3°- Les concours financiers extérieurs suivants ont été accordés au titre de ce second programme d'investissements : - prêt à long terme du FDES 5.000.000 F - prêt a long terme du Crédit national 1.700.000 F - prêt à moyen terme du Crédit national 2.000.000 F Sous-total 8.700.000 F Les investissements du secteur "conversion" ont été admis au taux de 15% au bénéfice de l'aide spéciale temporaire instituée par le décret n° 60-1147 du 27 octobre 1960. La société recevra à ce titre 1.469.000 F La société anonyme des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime a pris l'engagement de procéder à : une augmentation de capital en numéraire, avant le 31 décembre 1964 2.000.000 F Total 12.169.000 F [1] Le premier programme avait reçu l'agrément des pouvoirs publics en février 1961 et s'élevait à 4.780.000 F. Il était entièrement réalisé le 31 décembre 1963.

1964.07.10.De Worms & Cie Services bancaires.Attributions dans la surveillance de la comptabilité

Attribution & responsabilité dans la surveillance des comptes de la comptabilité francs & devises Outre les comptes qui font déjà l’objet d’une surveillance normale de la part du service de la comptabilité, les comptes suivants devront être suivis plus particulièrement par les personnes désignées ci-après Monsieur Cassar et la comptabilité Monsieur Campion Monsieur Lavista Classe 1 170 Worms & Cie 175 Succursales bancaires 190 Exercice ancien – Ex. nouveau Classe 1 Tous les comptes, sauf 170 – 175 Classe 2 Tous les comptes, en liaison avec monsieur Campion Classe 2 Tous les comptes, en liaison avec Monsieur Cassar Classe 4 427 Agios réservés 428 Clients douteux 429 Provisions pour dépréciation financière des comptes clients 453 Participations et syndicats commerciaux 454 Avals 455 Intermédiaires – agents et coulissiers – acheteurs et vendeurs 457 Négociation devises à régul. 459 Dispositions à payer 466 Coupons domiciliés 467 Divers coupons et titres amortis à créditer – coupons et titres étrangers vendus en suspens 470 à 489 – Régularisation en liaison avec monsieur Campion 490 Cptes d’attente en liaison avec Monsieur Campion 491 Courtiers de change et de trésorerie 498 Auxiliaires divers à régul en liaison avec Monsieur Lavista 499 Exercices anc. – Exercice nouveau en liaison avec Monsieur Campion Classe 4 458 Administrations et caisses diverses. En totalité 470 à 489 – Régularisation en liaison avec Monsieur Cassar 490 Cptes d’attente en liaison avec Monsieur Cassar 499 Exercices anc. – Exercice nouveau en liaison avec Monsieur Cassar Classe 4 422 Moyen terme export – clients comptes spéciaux bloqués 423 Moyen terme export – clients provisions agios 450 Comptes de passage 456 Provisions sur effets 498 Auxiliaires divers à régul. en liaison avec Monsieur Cassar Classe 5 531 Effets à l’encaissement 532 Encaissement - de la clientèle non résidents 533 Encaissement – de la clientèle résidents 534 Effets à encaisser – SBF 535 Encaissement SBF – de la clientèle – résidents 536 Chèques 537 Impayés 545 Coupons et titres amortis à encaisser 538 Effets contentieux 539 Provisions s./effets contentieux 550 à 559 Comptes Bons du Trésor 56. Tous les comptes banquiers 572 Caisse recette 573 Caisse compensation 590 Comptes change 591 Comptes acheteurs de change à terme devises et vendeurs de change à terme francs 592 Comptes vendeurs de change à terme devises et acheteurs de change à terme francs 595 Comptes de virements de caisse 598 Écritures à régulariser en liaison avec Monsieur Levista Classe 5 570 Caisse espèces 571 Achat et vente d’or 574 Caisse timbres poste 575 Caisse timbres fiscaux 576 Caisse papier timbré 598 Écritures à régulariser en liaison avec Monsieur Cassar Tous les comptes des classes 6, 7 et 8, en liaison avec Monsieur Campion 10.7.1964 Signé illisible

1964.07.29.De Worms & Cie.Au ministère de la construction

Paris, le 29 juillet 1964 Ministère de la construction Cité administrative, avenue du parc de Passy Bureau DG/ET 2 Paris À l’attention de monsieur Demoncy Messieurs, Dossier n° 33/31 Au cours de l’entretien que vous avez eu avec notre représentant le 24 juillet 1964, vous avez proposé de fixer à titre transactionnel le montant définitif de l’indemnité à verser au sinistré au titre de son dossier de dommages de guerre des éléments immobiliers, à la somme de 1.930.294 francs, ce qui porterait ainsi à 7.520.542 francs le montant total des indemnités de nos différents dossiers de dommages de guerre savoir : - Indemnité relative au dossier de dommages de guerre des éléments professionnels et de génie civil (décision D.G.E.7- N° 515-369 du ministère du logement et de la reconstruction du 16 décembre 1955). 5.590.248 francs - Indemnité relative au dossier de dommages de guerre des éléments immobiliers 1.930.294 francs Cette transaction impliquerait en contrepartie pour notre société la renonciation au recours contentieux que nous avons introduit le 8 septembre 1960 devant la commission régionale des dommages de guerre de Rouen, et entraînerait, pour solde de tout compte, le reversement à l’administration, d’une somme de 104.786 francs par le sinistré ; cette somme correspondant à la différence entre : - le montant total des sommes encaissées par le sinistré à titre d’acomptes à valoir sur les indemnités de dommages de guerre, ci-dessus définis, savoir 7.625.328 francs - le montant total des indemnités allouées au sinistré 7.520.542 francs Nous avons l'honneur de vous informer que pour apurer définitivement ces dossiers déjà fort anciens relatifs à nos dommages de guerre, notre société est disposée à donner son accord à cette proposition ; sous réserve bien entendu, que les termes et montants de la transaction rappelée ci-dessus soient bien ceux qui ont été définis à notre représentant. Nous vous serions obligés de bien vouloir nous le confirmer, et en vous en remerciant par avance, nous vous prions d'agréer, messieurs, l'expression de nos sentiments distingués. Signé P. Herrenschmidt

1964.09.00.Méthanier Jules-Verne.Iconographie

1964.09.04.Des ACSM Gendrot.Au ministère de la construction

Paris, le 4 septembre 1964, Ministère de la construction Direction des dommages de guerre Avenue du parc de Passy Paris 16e À l’attention de monsieur de Rolland Messieurs, Suite à votre lettre du 14 août nous demandant de vous adresser un extrait du journal d’annonces mentionnant l’apport des installations du Trait par la société Worms & Cie à notre société, nous vous prions de trouver ci-joint : 1 exemplaire du journal La loi – Les annonces de la Seine – Petites affiches, 1 exemplaire du journal Les affiches de Normandie. Veuillez agréer, messieurs, l’expression de nos sentiments distingués. Signé Gendrot Directeur, adjoint du directeur général Courrier suivi de l’annonce de l’apport des installations du Trait par Worms & Cie aux ACSM dans Les affiches de Normandie.

1964.09.08.Fiche sur le méthanier Jules Verne

Le "Jules Verne" Premier méthanier français et l'un des tout premiers dans le monde Longueur : 201 m Largeur : 24,70 m Creux : 16,50 m Vitesse : 17 nœuds Puissance : 13.000 cv Volume total des 7 citernes : 25.500 m3 de gaz liquéfié -1610 soit en gaz naturel : 15.300.000 m3 Construit par les ACSM et lancé le 8 septembre 1964 [Deux illustrations : La cloche du "Jules Verne" et une vue du méthanier de profil] Il y a eu tout juste cent-cinquante ans le 8 février, naissait à Nantes Jules Verne. Il est inutile de présenter l’œuvre de ce prodigieux chantre de la science, de la mer et de l’aventure : tout le monde pourrait citer sans effort de mémoire au moins deux ou trois de ses livres qui ont enchanté des générations d’enfants... ou d’adultes un peu partout dans le monde. Mais nous gaziers, nous ne pouvions pas laisser passer cet anniversaire - marqué par diverses manifestations notamment à Nantes et à Amiens où Jules Verne vécut longtemps - sans évoquer le souvenir de cet "ingénieur des rêves" comme l’a appelé un de ses biographes, car il nous est particulièrement cher, à un double titre. D’abord parce qu’il a souvent évoqué dans ses ouvrages le gaz - dont il était le contemporain - et qu’il a pressenti, en visionnaire, certains développements des techniques gazières, comme par exemple la liquéfaction, qui nous sont aujourd’hui familières. Ensuite, parce qu’il a été, en hommage à sa curiosité envers le gaz et à sa passion pour la mer, choisi comme parrain du premier méthanier à alimenter notre pays en gaz naturel.

1964.09.28.Des dommages de guerre.Aux ASCM

28 septembre 1964, Objet : dossiers Worms & Cie chantiers du Trait (Seine-Maritime) Refé : V/lettre MA/ms du 29 juillet 1964 Messieurs, J’ai l’honneur de vous accuser réception de votre lettre visée en référence par laquelle vous me préciser que votre société est disposée à donner son accord sur le règlement qui a été proposé à son représentant au cours de l’entretien du 24 juillet 1964 et qui porte sur l’ensemble des dommages, immobiliers et professionnels, subis par ses installations du Trait (dossiers n° PN 33/31). Ainsi que vous me le demandez, je vous confirme ci-après les bases de ce règlement qui sont conformes à celles portées dans votre lettre : Montant total de sommes versées à la société : 7.625.327,96 Fr Montant de l’indemnité relative aux dommages professionnels et de génie civil : 5.590.247,97 Fr Montant de l’indemnité relative aux dommages immobiliers : 1.930.294,04 Fr = 7.520.542,01 Fr Montant du trop-perçu : 104.785,95 Fr Par ailleurs, j’ai pris note de l’intention de votre société de renoncer au recours qu’elle a introduit le 8 septembre 1960 devant la commission régionale des dommages de guerre de Rouen. Je vous demande, en conséquence, de me faire parvenir dans les meilleurs délais votre accord définitif sur ce règlement accompagné de la copie du désistement qu’il vous appartient d’adresser dès maintenant au président de la commission régionale. Dès réception de ces documents je vous notifierai officiellement la décision fixant définitivement votre indemnité immobilière et je procèderai aux opérations de liquidation de votre compte. Veuillez agréer, monsieur l’assurance de ma considération distinguée. M. Desprès.