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1959.00.00.Recueil d'informations.Janvier à décembre
Ce fichier a été établi par la saisie ou la numérisation de documents conservés chez Worms 1848 et consultables à partir de ce recueil en cliquant sur leurs intitulés (en bleu + soulignement).
Les sources concernant l’année 1959 sont constituées :
De documents de toute nature émanant de la direction générale, des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime ainsi que de Worms Compagnie maritime et charbonnière, qui sont entreposés chez Locarchives, sous le code 11014, dans les conteneurs : W/162 à W/227 et W/236 à W/252. Les dossiers, dans lesquels ces pièces se trouvent, ont été archivés "tels quels" par les divers services qui les ont produits. Classés par objet et non par date, ils couvrent – ensemble – une période allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1960. Les archives les plus significatives extraites de cette série sont inventoriées ci-après dans une notice indiquant leurs coordonnées chez Locarchives.
Les témoignages relatifs au département bancaire proviennent le plus souvent du secrétariat général et de la direction de Worms & Cie, d’une part, et d’extraits de livres ou d’études, d’autre part. Rares sont en effet les archives émanant directement de ces Services ; la raison en est que la Banque Worms, lors de sa nationalisation en 1982, a repris la totalité de ses dossiers (y compris les plus anciens) et les conserve, depuis, indépendamment de la Maison Worms.
1959.00.D'Antargaz.Fascicule Installation Securitex
L’installation « Sécuritex »
Propane
Antargaz
I. La station de stockage
Toujours installée à l'extérieur (conformément à la réglementation) elle a comme premier avantage de libérer votre home des encombrements et inesthétiques bouteilles, il faut bien le dire.
Elle comprend :
2 emballages argentés (ou plus, suivant votre consommation) de 11 kgs, 17 kgs ou 30 kgs de propane Antargaz.
2 rampes de jumelage métalliques raccordent les bouteilles au « bloc inverseur ».
1 « bloc inverseur » automatique.
Cet appareil assure une première détente du gaz à 1 kg 500/cm2 et présente le précieux avantage de vous éviter « la panne » puisque une fois la bouteille « en service » épuisée, il permet à la bouteille « en réserve » de débiter, tout ceci automatiquement, sans que vous ayez à intervenir en quoi que ce soit.
Remarque importante
Pour que « l’inversion automatique » puisse s’accomplir, tous les robinets des bouteilles qui composent la « station de stockage » doivent être ouverts.
1 « limiteur de pression » L’emploi de cet appareil est facultatif, (s’il est mis en place, l’épreuve de vos canalisations à 20 HPZ n’est pas nécessaire).
Ce que doit être votre station de stockage
Ce que ne doit pas être votre station de stockage
Certaines précautions obligatoires doivent être prises contre les intempéries, les chocs, la malveillance (ou les mauvais plaisants)
[Des schémas indiquent ce que doivent être les dispositions des bouteilles de gaz]
2. Les canalisations
En règle générale, elles sont réalisées en tube de cuivre de faible diamètre et reliées grâce à des raccords spéciaux qui, agréés par nos services techniques, offrent toutes garanties d’étanchéité.
Gainées dans la traversée des murs et maintenues tout le long de leur parcours par des colliers adéquat s, elles passent totalement inaperçues, si vous prenez le soin de les peindre.
Placé sur la canalisation un « index » vous avertit de l’épuisement de la bouteille en service.
Cas n° 1 – Index « sorti », c’est la bouteille indiquée par la flèche du « bloc inverseur » qui débite (bouteille « service »).
Cas n° 2 – Index « rentré », c’est la bouteille « en réserve » donc celle qui est opposée à la flèche du bloc inverseur qui débite.
C’est, de préférence, dès la disparition de l’index, que vous devez prévenir votre distributeur habituel pour un prochain ravitaillement.
N’oubliez pas que les canalisations sont exclusivement conçues pour véhiculer le gaz.
3. Les détendeurs de sécurité
En pratique ils sont couramment appelés « prises de gaz » de sécurité. Les « détendeurs de sécurité » ont trois buts :
A) Ils provoquent une deuxième et dernière détente du gaz, à la pression requise par vos appareils d’utilisation (37 Grs/cm2 en général).
B) Ils dont office de robinets d’arrêt suivant la position de leur manette.
C) Ils assurent la sécurité en coupant le courant gazeux en cas de sous-alimentation ou de baisse anormale de la pression dans les canalisations d’arrivée.
En règle générale un « détendeur de sécurité » ou « prise de gaz » est nécessaire par appareil d’utilisation.
On peut, conformément à la réglementation, ne prévoir qu’une seule prise de gaz pour deux appareils fonctionnant dans la même pièce, à condition que chacun d’eux soit précédé d’un robinet d’arrêt permettant si besoin est de le mettre hors circuit.
Pour obtenir du gaz à vos appareils d’utilisation, il est recommandé « d’amorcer » les prises de gaz lentement sans brusqueries.
Ne jamais éteindre un appareil en ne manoeuvrant que le robinet de la prise de gaz.
[Suivent des schémas indiquant les repères sur les appareils et les bonnes pratiques aux usagers]
4. Les raccordements
Il s’agit des canalisations métalliques (tube cuivre) ou souples « caoutchouc spécial) qui sont destinées à relier les « détendeurs de sécurité » aux appareils d’utilisation.
Conformément à la réglementation, le tube cuivre est employé pour les appareils fixes (ex. chaufffe-eau) et le caoutchouc pour les appareils mobiles et semi-fixes (ex cuisinières).
C’est impératif il faut changer vos caoutchoucs tous les ans.
S’agit-il vraiment d’une dépense ?
[Schéma d’un paquet de cigarettes] = 1 mètre de caoutchouc Antargaz = sécurité.
En maintenant votre caoutchouc en place, grâce à des colliers, vous faites ce qu’il faut faire.
Si vous ne prenez pas cette précaution, vous risquez l’accident un jour ou l’autre.
[Suivent les schéma des installations]
Quelques conseils
Ne recherchez jamais une fuite avec des allumettes, vous risqueriez de provoquer un accident, mais avec de la mousse de savon.
Même si vous avez des aptitudes pour le bricolage, n’apportez jamais aucune modification à votre installation, ceci d’autant plus que la réglementation vous l’interdit.
Ne démontez jamais une bouteille de la station de stockage, pour l’utiliser même momentanément à d’autres usages.
Même en hiver n’obstruez jamais les conduits d’aération et d’évacuation dont la présence est obligatoire, pour le bon fonctionnement de vos appareils.
Ne faites pas cela, et après lecture rangez soigneusement ces documents là où vous les aurez trouvés, c’est-à-dire, dans le rabat prévu à cet effet au début de la brochure.
1959.00.D'Antargaz.Plaquette Energie d'aujourd'hui
Énergie d’aujourd’hui
Butane
Antargaz
Propane
Énergie d’aujourd’hui
L’installation propane
Sécuritex Antargaz
Le propane Antargaz
Le gaz
Le gaz employé comme combustible est d’un usage relativement récent. C’est en 1785 que Philippe Lebon inventa le gaz d’éclairage : un mélange d’hydrocarbure, d’oxyde de carbone et d’hydrogène, obtenu par distillation de la houille.
Son développement
Ce procédé devait plus tard être exploité à des fins industrielles et commerciales, contribuant pour une part sensible au bouleversement de la structure économique de nombreux pays. En effet, on ne peut négliger l'ampleur du rôle tenu par le « Gaz », dont la généralisation a coïncidé avec l'essor industriel du XIXe siècle.
Le Gaz est toujours d'actualité . Il n'est que de regarder autour de soi pour constater l'importance que nous lui avons accordée et combien son apport a modifié notre vie.
[Photographie d’un camion « Antargaz » Propane]
[Légende :] Un camion-citerne vrac en service sur le réseau Antargaz
[Photographie d’une citerne]
[Légende :] Citerne de stockage de Propane chez un utilisateur important
De nombreuses villes, et des plus discrètes, possèdent depuis longtemps déjà leur usine à gaz. La silhouette du gazomètre nous est familière. Nous l'intégrons encore dans les projets d'urbanisme. Le Gaz représente une certaine richesse mise à notre service.
En effet, le gaz de ville nous dispense ses services. Son emploi est commode. Depuis l'usine de fabrication, le Gaz, par un réseau de canalisations est conduit jusqu'au domicile du consommateur. Pour l'utiliser, il ne reste plus qu'à manœuvrer un simple robinet.
Mais la distribution du gaz de ville est assujettie à une infrastructure considérable. Pour demeurer rentable, l'entreprise est tenue de s'exercer au cœur d'une agglomération assez importante garantie d'un fort débit. Aussi, à mesure que l'on s'éloigne du centre de la ville, que les immeubles s'espacent, que la banlieue s'aère davantage et que les villes s'éparpillent, la distribution du Gaz se heurte-t-elle à des difficultés grandissantes pour, finalement , devenir impossible, alors qu'au-delà, c'est encore le monde rural dans sa totalité qui reste à desservir.
L'une des particularités des gaz de pétrole est de pouvoir être stokés dans des emballages interchangeables et facilement transportables ce qui explique qu'ils sont destinés tout spécialement à approvisionner la clientèle non desservie par le gaz de ville.
Il est donc permis de dire que les efforts poursuivis pour la distribution du gaz de ville et des gaz de pétrole sont complémentaires.
Le Butane et le Propane Antargaz
Généralités
Le Butane et le Propane, respectivement de symboles chimiques (C4H10) et (C3H8) sont des hydrocarbures, c’est-à-dire des corps composés d’atomes de carbone et d’atomes d’hydrogène. Ils sont stockés à l’état de gaz liquéfiés. Ils existent à l’état naturel. On les rencontre dans les champs pétrolifères ou au cours des forages.
Pour les isoler on a, dans ce cas, recours au procédé du dégazolinage. Mais généralement Butane et Propane jaillissent associés au pétrole. Ils sont alors tirés des pétroles bruts dans les raffineries au cours des opérations de distillation fractionnée ou de reforming (cracking des fractions légères) ou de cracking catalytique (cracking de fractions lourdes en présence d’un catalyseur)[1].
Le butane commercial
- Le Butane commercial doit être constitué par des hydrocarbures composés principalement de butane, de butène ou de leur mélange.
- La tension de vapeur à 50 ° C ne doit pas dépasser 7,5 hpz absolus et en aucun cas 10 hpz absolus.
- À l’essai dit « en éprouvette ouverte » 95 % au moins en volume de produit doivent être évaporés à une température de 1,6 °C.
- Le Butane ne doit pas avoir une teneur en hydrogène sulfuré et en mercaptan supérieure à celle décelable par l’essai au plombite de soude et soufre du : « Doctor test spécial ».
- Le Butane doit être exempt d’eau entraînée mécaniquement.
[Photographie d’un camion Antargaz]
[Légende :] Un « camion-panier » pour le transport du butane et du propane en bouteilles.
Le propane commercial
Le Propane commercial est un mélange de propane pur et de propylène (C3H6) dans une proportion très variable pouvant atteindre 40 %.
- Le propane commercial contient également dans une proportion de 5 % maximum, du butane et de l’éthane (C2H6).
- Il doit être rigoureusement exempt d'eau, car la présence de ce liquide peut perturber complètement le fonctionnement des détendeurs. L'eau peut également former avec le propylène des hydrates solides qui pourraient obstruer les conduites, les détendeurs et même les gicleurs des appareils d'utilisation .
- Le Propane commercial à l'état liquide est un puissant dissolvant du caoutchouc, des graisses et des huiles, etc. Il est à noter que le caoutchouc synthétique résiste parfaitement.
Le Butane et le Propane Antargaz, obtenus par les procédés les plus modernes de raffinage offrent toutes les garanties de qualité et de sécurité.
Toxicologie
Normalement inodores. Butane et Propane, doivent pour être conformes à la réglementation, avoir une odeur caractéristique ; celle-ci est obtenue par simple adjonction de produits odorants.
Le Butane et le Propane gazeux, ne sont pas toxiques. L'inhalation prolongée de ces gaz se traduit par une légère action anesthésique (qui disparaît très rapidement et sans laisser aucune trace de troubles) pour des teneurs atteignant 30 %. pratiquement très difficiles à réaliser (sauf au niveau du sol) dans un local fermé.
Mais comme tous les combustibles, les hydrocarbures liquéfiés doivent être convenablement brûlés : une combustion incomplète produit de l'oxyde de carbone très toxique.
Il faut 31,5 m3 d'air pour brûler 1 m3 de butane et 24m3 d'air pour brûler 1 m3 de propane .
Si la combustion a lieu dans un local insuffisamment aéré, l'oxygène de l'air ambiant est progressivement remplacé par du gaz carbonique (CO2) qui n'est pas toxique, mais ne convient pas à la respiration (alors que l'oxyde de carbone CO est très toxique). Une aération est donc nécessaire.
Température et limites d’inflammabilité
Pour allumer un mélange air butane ou air propane, il suffit de porter un point du mélange à 700°C environ.
Le mélange air/ butane est inflammable lorsqu'il contient en volume de 2 à 8,5 % de butane.
Le mélange air/propane est inflammable lorsqu'il contient en volume de 2,3 à 9,5 % de propane.
En deça et au-delà, le mélange ne se situe plus dans les limites d'inflammabilité. Aussi, les brûleurs font-ils l'objet d'un soin tout particulier.
Le réglage des brûleurs Antargaz, minutieusement effectué donne une flamme nette et franche, non fuligineuse comme cela arrive lorsque la proportion d 'air dans le mélange, donc d 'oxygène est insuffisante.
Avec les brûleurs Antargaz, il n'est pas à craindre non plus que la flamme décolle ou devienne trop blanche.
Précautions élémentaires
Le Butane et le Propane présentent une très grande fluidité. Ils sont également plus lourds que l'air d'où nécessité de prévoir dans les locaux d'utilisation ou de stockage de ces gaz, des ouvertures d'aération de grandeur suffisante ménagées au ras du sol.
Aussi, est-il interdit de stocker et d'utiliser ces combustibles dans des locaux en sous-sol.
Avantages du propane par rapport au butane
Les gaz liquides de pétrole sont surmontés de leur vapeur saturante. C'est cette vapeur que l'on canalise et que l'on brûle.
Comme tous les liquides, Butane et Propane prennent des calories au milieu ambiant, lorsqu'ils passent de l'état liquide à l'état gazeux : plus on« tire » sur une bouteille de Butane ou de Propane, plus celle-ci se refroidit.
Le fait, cependant, que la température de vaporisation du Propane soit plus basse (- 44°5 au lieu de 0°C pour le Butane) et que sa tension de vapeur soit plus élevée ( 4 atm à 0°C au lieu de 0 atm), lui offre un champ d'application très vaste. En effet, avec le Propane, il sera toujours possible d'obtenir de très gros débits instantanés.
Aussi, le Butane ne peut-il alimenter rarement plus d'un appareil à la fois, tandis que toute la gamme des appareils domestiques pourra être branchée sur une seule installation Propane.
Le Propane est stocké à l'extérieur donc, pas de bouteille encombrante à l' intérieur des locaux et sécurité absolue à l'utilisation (prise de gaz de sécurité).
- Plus de panne sèche à craindre par le jeu d'une bouteille « en service » et d'une bouteille « en réserve ».
La gamme des bouteilles Propane Antargaz se compose de 6 modèles, d'une contenance variant de 3 kg à 33 kg de Propane liquide.
Installation Sécuritex Antargaz
En raison de la très grande fluidité de ce gaz, l'emploi du Propane est soumis à une réglementation. En respect de celle-ci et pour offrir à l'usager une sécurité absolue, les services techniques Antargaz ont mis au point un dispositif donnant toutes les garanties de sécurité. Les installations comportant ce dispositif sont appelés « Installations Sécuritex ».
Réglementation. - La distribution du gaz propane à l'intérieur des immeubles à usage d'habitation est réglementée par l'arrêté du 17 juin 1949 et convention s'y rapportant.
Les principales règles à observer sont les suivantes :
- Stockage des bouteilles à l'extérieur à un niveau légèrement surélevé par rapport au sol naturel ;
- La distribution du gaz doit être assurée par canalisation en tube métallique étiré sans soudure (tube de cuivre en général) ;
- Les appareils d'utilisation doivent être alimentés par un dispositif de sécurité « coupant » automatiquement le débit gazeux en cas de sous-alimentation accidentelle ;
- Avant mise en service, l'installation doit être entièrement éprouvée.
Composition de l'installation. - Une installation de distribution de Propane se compose :
- de la station de stockage,
- du réseau de distribution.
Station de stockage. - Elle comprend un nombre pair de bouteilles, deux ou plus, suivant l'importance des appareils d'utilisation, réparties en deux groupes : service et réserve.
Le groupe en service alimente l'installation sous une pression de 1.500 kg lorsqu'il est épuisé, le groupe de réserve entre automatiquement en activité sous une pression de 0.500 kg. Cette opération est assuré par un bloc
[Légende :] Station de stockage de 2 fois quatre bouteilles de 30 kg chacune
[Photographie de bouteilles de gaz]
inverseur relié aux deux groupes de bouteilles par une paire de rampes de jumelage. L'usager est averti du changement de groupe d'alimentation par un index placé sur la canalisation intérieure en un endroit visible.
Le bloc inverseur a une double fonction.
D'une part, il sert d'appareil de première détente et rend uniforme la pression dans la canalisation d'alimentation des appareils d'utilisation, d'autre part, il assure comme indiqué ci-dessus, la continuité de l'alimentation.
Il y a lieu de prévoir pour la station de stockage une chape en ciment de 7 cm de hauteur sur laquelle reposent les bouteilles assurant ainsi leur stabilité et permettant d'éviter, comme exige la réglementation, les risques d'accumulation de gaz, et un capot de protection du bloc inverseur constitué par une simple plaque de tôle.
Réseau de distribution. - À la sortie du bloc inverseur le gaz est dirigé sur les appareils d'utilisation au moyen de canalisations rigides en tube de cuivre, écroui de faible dimension. Celles-ci aboutissent aux appareils de deuxième détente, dits prises de gaz, qui abaissent la pression à celle requise par les appareils (en général 37 gr.)
La prise de gaz fait aussi, d'une part, fonction de robinet d'arrêt, grâce à un levier à deux positions, et d'autre part, de dispositif de sécurité en interrompant le courant gazeux en cas de sous-alimentation accidentelle.
Les appareils sont reliés aux prises de gaz par une canalisation en tube de cuivre de faible section pour les appareils fixes ou par un tuyau de caoutchouc spécial avec collier de serrage pour les appareils mobiles ou semi-mobiles.
Le Propane ayant une très faible viscosité, les canalisations doivent assurer une étanchéité totale. Il est donc nécessaire de prévoir des raccords en laiton matricé et d'exécuter des soudures parfaites.
Deux types de raccords sont recommandés :
- Le raccord RAS soudé par capillarité directement sur le tube de cuivre écroui ou recuit ;
- Le raccord ARS constitué par une bague d'acier cadmié, sertie à l'aide d'écrous en acier vissés, sur la canalisation en tube de cuivre écroui exclusivement.
Épreuves.- Comme indiqué plus haut, avant la mise en service, il est procédé à une épreuve de résistance de l'installation à l'air comprimé à 20 kg/cm2 de pression et à une épreuve d'étanchéité au Propane de 3 kg/cm2 de pression. Par contre, si l'installation possède un limiteur de pression ou une double détente à l'extérieur de l'immeuble, seule l'épreuve à 3 kg/cm2 au Propane est obligatoire.
Comparaison du Propane par rapport aux autres sources d’énergie
Comparé avec les autres sources d'énergie, le Propane fait mieux ressortir l'étendue de ses qualités.
Par rapport au gaz de ville, le Propane possède l'avantage d'une autonomie complète. Il peut être utilisé dans les villages isolés. Il ne réclame que des canalisations de faible section d'un diamètre 7 fois et demi plus petit que pour le gaz de ville, donc plus esthétique et sans qu'il soit besoin de prévoir pentes ni points de purge.
Le Propane Antargaz est en effet rigoureusement exempt d’eau.
- Il n'est pas toxique,
- Son pouvoir calorifique est beaucoup plus élevé ;
- Sans énergie auxiliaire, sa pression d'utilisation est plus grande et uniforme ;
- Il a une composition constante alors que celle du gaz de ville varie avec les procédés de fabrication et les régions (posant aux utilisateurs un délicat problème de réglage des appareils) ;
-Sa combustion est complète, sans fumée ni cendre ;
- Il ne contient aucune impureté nocive.
C'est encore cette dernière qualité qui le distingue des gaz naturels.
Comme l'électricité, il permet d'assurer des puissances calorifiques considérables ; mais une installation Propane réclame beaucoup moins d'infrastructure.
De plus, il permet de maintenir dans les fours une atmosphère neutre ou légèrement réductrice.
Le charbon est salissant, son emploi nécessite de nombreuses manipulations. De plus, la mise en régime demande un certain délai. Le Propane réduit à quelques gestes élémentaires ces corvées fastidieuses. La mise en action, comme la cessation du chauffage est instantanée. Donc, aucune déperdition d'énergie ;
- Pas de manutention ;
- Propreté ;
- Économie de temps.
Une installation Propane n'entraîne pas les dépenses d'exploitation que représentent compresseurs et pompes indispensables à l'emploi du fuel :
- Brûleurs simples et peu onéreux ;
- Installation et stockage aisés pour des débits moyens ;
- Grand nombre de calories par kilogramme ;
- Maniabilité des emballages.
Bien que d'un usage courant aux USA depuis de nombreuses années, l'emploi du Propane ne s'est généralisé, en France, qu'après la dernière guerre mondiale. Son succès a été immédiat. Les chiffres ont assez d'éloquence par eux-mêmes, puisque les statistiques nous prouvent que de 2.500 t en 1948,la consommation du Propane a largement dépassé en 1958 les 120.000 t.
Ce succès s'explique par les possibilités nombreuses de ce produit, la souplesse de son emploi, son adaptation aisée et économique à nombre de secteurs.
Le Propane n'est pas un combustible de remplacement. Il se recommande dans de nombreuses applications domestiques et industrielles pour ses qualités particulières.
L'utilisateur peut, en effet, compter à chaque instant sur :
- Une mise en marche instantanée ;
- Un régime régulier à la température voulue ;
- La possibilité de très gros débits ;
- Une flamme pure, sans fumée ni cendre ;
- Un rendement élevé.
Tout cela avec le minimum de manipulation, sans avoir jamais recours aux énergies auxiliaires (sauf pour certains cas particuliers).
Aussi, le Propane Antargaz étend-il toujours plus largement l'éventail de ses applications.
[Photographie d’une cuisine de restaurant employant du gaz]
Le propane Antargaz dans la vie domestique
Si le Propane s'installe toujours plus largement dans notre vie , c'est qu'il correspond vraiment à un besoin.
Ses qualités multiples nous l'ont désigné comme combustible idéal.
En effet, le Propane s'attache aux différents problèmes du confort pour les résoudre de la manière la plus élégante et rationnelle qui soit.
Il suffit qu’une installation Sécuritez Antargaz soit installée pour voir le bien-être se concrétiser. Avec le Propane Antargaz c’est une véritable petite usine à gaz que l’utilisateur possède. Une installation gazière dont il peut être sûr du débit constant, de la nature égale du combustible ; en bref, il sait que toute la gamme des appareils domestiques fonctionnent avec le Propane Antargaz dans les meilleures conditions de rendement.
La cuisine
Une installation Sécuritex Antargaz est un facteur de renouveau.
C'est, tout d'abord, la cuisine qui se trouve transformée par l'apport du Propane. La gamme complète des appareils destinés à trouver place dans une cuisine peut être alimentée par une station propane. Chaque appareil est alors branché sur le réseau de distribution par une simple prise de gaz.
Avec Antargaz tous les problèmes du confort à la cuisine sont résolus de la manière la plus avantageuse qui soit.
La cuisson
Il existe dans le commerce un grand nombre de réchauds et cuisinières fonctionnant au Propane.
Les brûleurs spécialement conçus pour être utilisés avec ce gaz sont d'un rendement remarquable.
L’eau chaude
L’eau chaude à volonté rend bien des services tout au cours de la journée. Nous en parlerons plus longuement à propos de la salle de bains.
Le froid
Les réfrigérateurs dits « à absorption » fonctionnent au Butane et au Propane, leur rendement est égal sous toutes les latitudes.
Le lavage
Dans les cuisines modernes, généralement conçues pour recevoir des éléments juxtaposés, on prévoit de plus en plus un espace pour la machine à laver. Mais cette machine peut très bien demeurer dans la buanderie, il suffira d’y établir une prise de gaz, à condition toutefois que cette pièce ne soit pas en-dessous du niveau du sol.
[Photographie d’une gazinière domestique]
[Photographie d’un évier alimentée par l’eau chaude au gaz]
La salle d’eau
La salle de bains équipée au Propane Antargaz est de conception rationnelle. En effet, le Propane est un gaz propre qui brûle entièrement sans dégagement de produit résiduels, comme fumée et cendre. Le Propane n'est pas toxique et les gaz brûlés peuvent être évacués vers l'extérieur par une simple cheminée.
L’eau chaude
Deux genres d’appareils, correspondant chacun à des besoins différents sont employés pour obtenir de l’eau chaude.
1° Chauffe-eau, chauffe-bain instantanés
Ce sont des appareils élévateurs de température, peu coûteux à l'achat et qui ne consomment du combustible qu'en fonction des quantités d'eau chaude utilisée.
Le prix de revient du litre d'eau chaude produit, tout en restant très abordable est plus élevé qu'avec les appareils de chauffage par accumulation.
Les chauffe-eau à production immédiate d'eau chaude conviennent tout particulièrement pour les besoins domestiques de faible importance.
2° Générateurs-accumulateurs d’eau chaude
Ces appareils permettent de disposer, un certain temps après leur allumage, d'une quantité d'eau chaude correspondant à leur volume intérieur. La température est réglable à volonté. L'installation des générateurs-accumulateurs d'eau chaude est plus onéreuse que celle des chauffe-eau instantanés, mais le prix de revient du litre d'eau chaude produit est moins élevé. Ce mode plus confortable convient plus spécialement pour les besoins en eau chaude des familles nombreuses et des collectivités ; son emploi est également indiqué dans les laveries automatiques .
[Photographie d’une salle de bain alimentée à l’eau chaude au gaz]
Le chauffage
Dans la recherche toujours plus poussée du confort, le chauffage tient une place prépondérante. Aux nombreux problèmes qui se posent, les gaz liquides de pétrole et, particulièrement, le Propane Antargaz, apportent une solution pratique et élégante.
Nombreux sont les appareils de chauffage de toutes marques fonctionnant avec le gaz de ville ou d'autres gaz. Naturellement, ils peuvent être réglés pour être alimentés au Propane.
Ainsi :
- Convecteurs
- Radiateurs,
- Appareils de chauffage à air pulsé,
- Chaudières de chauffage central,
trouveront un avantage en adoptant le Propane Antargaz.
Mais le chauffage au moyen de ces appareils, suppose l'élévation de la température de l'air ambiant. Le chauffage par « convection » demande un certain délai de mise en régime, d'autant plus étendu que le cubage d'air à chauffer est plus grand.
[Photographie d’un hall]
[Légende :] Au cours d’un Congrès de la régie Renault – chauffage de l’immense hall du banquet par radiants infra-rouges Antargaz.
[Photographie d’étals de fleuristes]
[Légende :] Étalage d’un fleuriste chauffé par poste-mobile Antargaz fonctionnant au propane.
Le chauffage par rayonnement infra-rouge s'est imposé immédiatement au public comme étant le plus rationnel.
En effet, il suffit de quelques minutes pour que l'appareil atteigne son plein régime. La surface radiante, orientable, élève directement la température des corps soumis au rayonnement, sans préchauffage ambiant. La sensation de chaleur est immédiate.
Le radiant Antargaz peut être alimenté au Butane, au Propane, ou au gaz de ville et même au gaz naturel. Le mélange air-gaz, après avoir traversé une plaque réfractaire percée de trous, arrive dans la chambre de combustion protégée par un écran ajouré en métal. La combustion
très vive porte à incandescence ces deux surfaces qui rayonnent intensément.
Avec un rendement exceptionnel d'environ 70 %. le radiant Antargaz fonctionne dans des conditions particulièrement appréciables d'hygiène et d'économie.
Chauffage mobile
Le Butaradiant
Le Butaradiant est un appareil de chauffage infra-rouge à usage domestique.
Il se compose d'un brûleur radiant alimenté par une bouteille de Butane. L'ensemble est incorporé dans une élégante carrosserie, montée
[Photographie d’une terrasse]
[Légende :] Chauffage au propane d’une terrasse de restaurant par appliques infra-rouges Antargaz
sur roulettes en caoutchouc. Sa maniabilité lui permet de répondre à différents besoins dans tout l'appartement et même en plein air. Sa mise en régime, instantanée et son pouvoir calorifique en font un chauffage d'appoint idéal. Il possède 2 allures de chauffe.
Comme tous les appareils équipés des radiants Antargaz , l'indice de combustion CO/CO2 inférieur à 1/1.000 offre des conditions remarquables d'hygiène et de confort.
[Photographie de l’intérieur d’une église]
[Légende :] Chauffage d’une église par lustres à radiants infra-rouges Antargaz.
Le poste mobile
Antargaz
Equipé d’un ou de deux radiants Antargaz le poste-mobile « Infra-rouge » est alimenté par une bouteille propane major 17 kgs.
C’est un petit chariot extrêmement maniable ; le ou les radiants peuvent être orientés selon la surface à chauffer à différentes hauteurs (mât télescopique).
Le poste mobile Antargaz est un appareil de chauffage idéal pour les ateliers, éventaires, stands de plein air, chantiers, etc.
Le temps de mise en régime ne dépasse pas 3 minutes. La surface utile chauffée au sol est de 10 à 15 m2.
L’installation propane à usage domestique
Il faut déterminer :
I. Matériel à utiliser
II. Conditions d’exécution du travail
I. Matériel à utiliser
A) Définition de la station de stockage
L'importance d'une station, c'est-à-dire, le nombre de bouteilles et le choix du bloc-inverseur sont déterminés par deux facteurs :
a) l'un essentiel - consommation en période continue des appareils ;
b) l'autre secondaire - la fréquence des changements de bouteilles déterminée par l'autonomie et les moyens du client.
Une bouteille Major 17 kg peut débiter en continu par les températures les plus froides : 0,700 kg/h. Une bouteille Imperator 30 kg peut débiter : 1 kg/h.
a) Facteur essentiel
Nous avons groupé sous forme de tableau en annexe A les principaux cas rencontrés, à savoir :
1 -cuisinière 4 feux avec four,
2 - chauffe-eau instantané,
3 - chauffe-bains instantané,
4 - machine à laver,
5 - radiateur (appareil de chauffage).
Afin d'établir un bilan aussi près que possible des réalités, nous avons considéré, d'une part les périodes de fonctionnement des appareils au cours d'une journée et l'usage intermittent ou continu des appareils. Les périodes d'une journée sont divisées comme suit :
- petit déjeuner et toilette,
- matinée,
- déjeuner,
- après-midi,
- dîner et toilette.
Nous avons tenu compte également du fonctionnement intermittent des appareils, c'est pourquoi, les consommations des chauffe-eau et chauffe-bains sont divisées par quatre. Leur fonctionnement ne devant jamais dépasser 10 minutes en continu, les bouteilles, entre chaque périodes sont susceptibles de récupérer les calories nécessaires.
Il est admis que la période de préparation des plats, utilisation du four de la cuisinière, ne coïncide pas avec la période ou l'utilisateur fait« bouillir » son linge.
b) Facteur secondaire
Il est bien difficile de le déterminer techniquement.
La consommation peut en effet varier suivant les plats cuisinés, l'utilisation de la machine à laver et la distance entre le dépôt de gaz et le client.
Il peut donc y avoir intérêt à proposer au lieu de la station qui a été « pratiquement » définie, une station de plus grande capacité qui donnera une plus grande autonomie et diminuera la fréquence des ravitaillements.
B) Composition d’une installation Sécuritex
Une installation Sécuritex se compose :
a) bouteilles
b) rampes
c) bloc inverseur
d) limiteur de pression
e) capot de protection (facultatif)
f) canalisations
g) index
h) détendeurs
i) canalisations secondaires.
a) Bouteilles
Cette question est traitée dans le tableau annexe.
b) Rampes et rallonges
Pour les stations 1/1, 2/2 et 3/3 Major ou Imperator les rampes de jumelage suffisent.
Lorsque la station est plus importante, il est nécessaire d'ajouter en bout des rampes, des rallonges.
Exemple :
4/4 Major ou Imperator =
1 paire de rampe n° 2 + 1 paire de rallonge n° 2 M ou I
5/5 Major ou Imperator =
1 paire de rampes n° 3 + 1 paire de rallonges n° 2 M ou I
6/6 Major ou Imperator =
1 paire de rampes n° 3 + 1 paire de rallonges n° 3 M ou I
c) Bloc-inverseur
Pour toutes les installations domestiques dont les débits n'excèdent pas 5 kg/h, le bloc inverseur BIM « Mandet » convient. Pour les débits supérieurs, voir plan Antargaz 47/2A 58.150 ou catalogue Mandet.
Il est indispensable pour toute commande, de préciser les diamètres des raccords d'entrée et de sortie.
Lorsqu'il s'agit de station 1/1 Major ou Imperator dont le poste de propane est composé avec des rampes n° 1 nouveau modèle (rampes qui ne peuvent pas être rallongées) le diamètre des raccords d'entrée du bloc inverseur sera de 6/8.
Pour les autres stations dont les rampes de jumelage seront en tube cuivre 10/12, le diamètre des raccords d'entrée du bloc inverseur sera en 12. ·
Le diamètre du raccord de sortie du bloc inverseur sera fonction du diamètre du tube utilisé pour la canalisation principale.
d) Limiteur de pression
Cet appareil limite automatiquement la pression dans les canalisations à 1.700 kg, même si à la suite d'un incident l'inverseur laissait passer la pression totale des bouteilles.
Il doit être monté immédiatement à la sortie du bloc inverseur. Il permet notamment de faire l'épreuve d'étanchéité de réception sous une pression de 3 kg/cm2 au propane au lieu de 20 kg/cm2 à l'air comprimé.
e) Capot de protection
Recommandé mais non obligatoire, vendu dans le commerce notamment aux Établissements Mandet.
f) Canalisation principale
La canalisation principale doit être exécutée obligatoirement en tube métallique et présenter une résistance satisfaisante vis-à-vis des contraintes et des actions mécaniques, thermiques et chimiques.
Les caractéristiques de leurs sections et de leurs tracés doivent assurer une alimentation satisfaisante des appareils.
Elles doivent être protégées par un fourreau à la traversée des murs.
Les canalisations fixes de propane doivent être séparées des canalisations électriques par une distance minimale de 3 cm . Dans le cas des croisements, cette distance peut être réduite à 1 cm, si les canalisations sont assujetties à un support commun, à moins de 10 cm de part et d'autre du croisement.
Les canalisations de propane ne doivent pas être utilisées comme prise de terre.
Elles doivent de préférence ne traverser que des locaux ventilés et non situés en contrebas du sol environnant.
En cas d'impossibilité , elles doivent être, soit enfermées dans des fourreaux continus résistants et débouchant dans des locaux ventilés, soit construites en matière très résistante et elles ne doivent comprendre aucun assemblage mécanique ou à brasure tendre dans la traversée du local non ventilé.
Pour les installations domestiques, les canalisations sont exécutées en tube de cuivre. Elles doivent être supportées par des colliers Atlas :
- 1 collier tous les mètres pour les lignes droites.
- 1 collier en entrée et sortie de coude.
Les tubes seront raccordés par des raccords RAS à souder (utiliser la soudure et décapant RAS).
Section des canalisations
Pour un débit maximum en pointe de 3 kg/ h et une longueur totale de 30 m, du bloc inverseur au détendeur alimentant l'appareil le plus éloigné, on pourra utiliser le tube cuivre [diamètre] 6/ 8.
En dehors de cette définition type, il est recommandé de se référer à la Note technique n° 4.
g) Index
Il doit être placé sur la canalisation principale, bien entendu avant l'un des détendeurs d'alimentation des appareils.
Il se visse sur un raccord en té spécial.
Il doit être en position horizontale et son emplacement sur la canasation est une question d'esthétique et de facilité de contrôle visuel.
h) Détendeurs
Chaque notice mentionne de façon précise les débits des appareils d'utilisation ainsi que leur pression d'alimentation. Il suffit alors de se référer au catalogue Mandet ou au tableau Antargaz 47/2A 58.1151 pour déterminer le type de la prise de gaz.
En règle générale, les appareils domestiques sont alimentés sous une pression de 37 g/cm 2.
Cette pression de 37 g/cm2 pour le propane correspond à la pression de 28 g/cm2 pour le butane.
Donc un appareil réglé pour fonctionner au butane peut être alimenté au propane sans aucune modification à condition toutefois d'utiliser une prise de gaz réglée à 37 g/cm2.
La prise de gaz de sécurité s'impose pour les installations domestiques.
Elle remplit les fonctions suivantes :
- Fait office de robinet d' arrêt rigoureusement étanche par simple manoeuvre du levier.
- Assure l'alimentation à la pression requise par l'appareil d'utilisation.
- Assure la sécurité en coupant automatiquement le courant gazeux en cas de sous-alimentation accidentelle de la canalisation principale, pouvant résulter soit d'un refroidissement exagéré de la batterie de bouteilles « en service », soit d' une fausse manoeuvre exécutée sur la batterie « en service ».
La prise de gaz « PGX » 37 g (débit 3 kg/h) de chez Mandet convient dans la majorité des cas pour les installations domestiques.
Bien préciser le diamètre des raccords d'entrée et de sortie.
i) Canalisation secondaire
La canalisation secondaire est celle qui relie la prise de gaz à l'appareil d'utilisation.
On peut employer pour les appareils fixes, tels que chauffe-eau, radiateur, etc., du tube cuivre de faible section (6/8) ou du tuyau de caoutchouc spécial avec colliers de serrage pour les appareils mobiles ou semi-mobiles tels que cuisinière, machine à laver.
II. Conditions d’exécution du travail
Notre société a prévu des stages de formation pour spécialiser le personnel ayant déjà reçu une formation professionnelle.
L'installateur, s'il n'a déjà une parfaite connaissance du métier, aura toujours intérêt à suivre ou à faire suivre ces stages à son personnel.
Pour réaliser une installation, il faut tenir compte de l'état des lieux et avoir toujours à l'esprit les points suivants :
1° Il faut éviter :
- De disposer une station de propane dans un local sans aération supérieure et inférieure.
- De prévoir son emplacement à moins de 1,50 m de fenêtre et 2,50 m de soupiraux, de descente de cave ou d'une bouche d'écoulement des eaux.
- Il faut également éviter de la placer à proximité d'une source de chaleur ou de flammes nues.
2° Ce qu'il faut faire :
- Une solide assise pour recevoir les bouteilles. Elle sera en matière incombustible, en pente douce pour l'écoulement des eaux.
- Fixer solidement les pattes de fixation du bloc inverseur et des prises de gaz.
- À toutes les traversées de mur protéger la canalisation propane par un tube manchon.
- Purger les canalisations avant de brancher les prises de gaz.
- Disposer l'index sur une partie horizontale de la canalisation principale en un endroit très visible.
Pour l'épreuve : si l'installation dispose d'un limiteur de pression, il faut raccorder à l'aide d'un flexible une bouteille de propane, munie d'un prédétendeur réglable avec manomètre, au raccord de sortie du limiteur de pression.
Le contrôle d'étanchéité sous 3 kgs/cm2 de pression propane doit se faire en deux stades :
a) Prises de gaz enclenchées pour vérifier cette étanchéité « robinet incorporé à la prise de gaz, ouvert » (les robinets des appareils d'utilisation étant évidemment fermés).
b) Prises de gaz déclenchées pour vérifier l'étanchéité « robinet incorporé à la prise de gaz, fermé ».
Le contrôle doit se faire à chaque soudure et raccordement, à l'eau savonneuse et non à la flamme.
Il est recommandé également de contrôler l'étanchéité des robinets des appareils d'utilisation.
Si l'installation ne comprend pas à l'extérieur de l'immeuble un limiteur de pression à l'aval de la première détente ou une double détente, il doit d'abord être procédé à une épreuve de résistance à la pression de 20 kg/cm2 à l'air comprimé ou mieux, au gaz carbonique comprimé. Ensuite il sera nécessaire de procéder à une épreuve d'étanchéité au propane comme indiqué ci-dessus.
Lors de l'épreuve à 20 kg/cm2 à l'air comprimé, il est très important de débrancher le raccord de sortie des prises de gaz et d'enclencher celles-ci c'est-à-dire la manette baissée, ceci afin d'éviter la détérioration de la membrane.
Rebrancher le raccord de sortie du limiteur de pression, s'il existe, à la canalisation et contrôler son étanchéité à la mousse de savon.
Initier le client à la mise en route de son installation :
- Les robinets des appareils ainsi que les prises de gaz doivent être fermés.
- Ouvrir les robinets de toutes les bouteilles et bien préciser que la flèche indique la batterie « en service » l'autre étant « en réserve ».
- Amorcer les prises de gaz en abaissant lentement Ie levier.
- Allumer les appareils. Régler leur flamme.
- Démontrer le fonctionnement du bloc inverseur en fermant les bouteilles « en service » (en précisant bien que cette manœuvre simule l'épuisement des bouteilles). Faire observer le rôle de l'index.
Cette démonstration terminée, rétablir les conditions de fonctionnement préalable.
Établir le Procès-Verbal d'Epreuves.
[Suit le tableau intitulé « Eléments de définition »]
Outillage maximum pour un installateur Sécuritex
1 burin, longueur 200 mm.
1 Chasse-goupilles, longueur 115 mm.
1 clé Stillson, ouverture de 6 à 114 mm.
1 clé à molette, longueur 150 mm.
1 jeu clés plates, série de 8/10 à 26/27.
1 pince à cintrer les tubes cuivres, 6/8 et plus.
1 cintreuse Virax TM-2, pour tube jusqu’à 18 mm.
1 double-mètre Duralumin.
1 coupe-tube alésoir pour tube cuivre.
1 lime ronde ½ douce, longueur 150 mm.
1 lime ronde ½ douce, longueur 200 mm.
1 lime ½ ronde ½ douce, longueur 200 mm.
1 marteau rivoir, poids 500 gr. environ.
1 porte-scie série à métaux.
1 pince universelle, longueur 160 mm.
1 pince multiprise, longueur 180 ou 245 mm.
1 pointeau 100x8.
1 tournevis de 250/10.
1 jeu tamponnoirs de 4 à 7 mm.
1 truelle « langue de chat », longueur 120 mm.
1 auge à plâtre, 30/20 cm.
1 lampe à souder propane.
1 fil à plomb.
Si le LP5 n’est pas employé :
1 détendeur pour épreuve avec mano gradué de 0 à 30 kgs.
2 bouteilles de CO2.
Craie
Stearine
Soudure étain
Décapant RAS
Soudure RAS
Tampon JEX pour décapage des tuyaux.
Plâtre pour scellement
1 bouteille MIR ou solivaisselle.
Le poste Sécuritex Antargaz peut être installé chez vous en 24 heures
[Un schéma d’installation du poste Sécuritex Antargez figure ici]
Antargaz
Société anonyme de distribution de gaz liquides de pétrole
20, rue Washington
Paris – 8e
[1] Les différents procédés de traitement des gaz naturels et des pétroles bruts permettent difficilement d’obtenir du Butane et du Propane rigoureusement purs. Un arrêté du 8 février 1947 (JO de février 1947) modifié les 17 février 1950 et 23 décembre 1956, fixe la composition moyenne et les caractéristiques limites de mélange dénommés Butane et Propane commerciaux.
1959.00.D'Antargaz.Publicité
[Brochure publicitaire pour Antargaz qui propose ses solutions pour alimenter des appareils dans des exemples choisis]
Collectivités
Nombre de rationnaires : 400
Appareils à alimenter :
1 ensemble grande cuisine comprenant :
1 double service complet,
1 marmite ronde 200 L,
1 bain-marie 150 L,
1 friteuse 2 bacs.
1 percolateur de 100 L.
1 générateur d’eau chaude.
Consommation maximum horaire : 15 kg/h.
Consommation moyenne par jour : 80 g par personne.
Solution Antargaz
Une station de stockage constituée par deux containers d’une tonne de propane, dont l’un est « en service » et l’autre « en réserve » avec un bloc inverseur automatique.
Une canalisation en tube cuivre [diamètre] 12/14 relie l’appareillage de première détente aux différentes prises de gaz (une par appareil).
Une canalisation secondaire en tube cuivre [diamètre] 12/14 pour le fourneau et en 6/8 pour les autres appareils, relie les prises de gaz à chaque appareil.
Hôtel – Restaurant « Grande carte »
1 ensemble grande cuisine comprenant :
2 doubles services complets,
1 étude,
1 grillade,
1 salamandre.
1 armoire chaude
1 machine à laver la vaisselle.
1 générateur d’eau chaude « UR » de 500 L.
1 machine à laver le linge.
20 radiateurs individuels.
Consommation maximum horaire : 32 kg/h.
Consommation moyenne par repas : 90 g dont 20 à 30 g pour l’eau chaude.
Solution Antargaz
Une station de stockage constituée par une citerne de 2 tonnes de propane munie d’un vaporisateur de 40 kg. Une canalisation en tube cuivre [diamètre] 12/14 relie le vaporisateur aux différentes prises de gaz (une par appareil).
Une canalisation secondaire en tube cuivre [diamètre] 12/14 pour le fourneau et en 6/8 pour les autres appareils relie les prises de gaz à chaque appareil.
Restaurant « Menus »
Appareils à alimenter :
1 simple service pour 50 à 60 rationnaires,
1 chauffe-bains.
Consommation maximum horaire : 4,3 kg/h.
Consommation moyenne : par repas 60 à 90 g dont 20 à 30 g pour l’eau chaude.
Solution Antargaz
1 poste extérieur type 3/3 Imperator 30 kg (soit 3 bouteilles de 30 kg de propane « en service » et trois bouteilles identiques « en réserve ») avec un bloc inverseur automatique. Une canalisation principale en tube cuivre [diamètre] 12/14 relie les appareils de première détente aux deux prises de gaz (une par appareil).
Ces prises de gaz font office de robinet d’arrêt et assurent la détente du gaz à la pression requise par l’appareil d’utilisation.
Une canalisation secondaire en tube cuivre [diamètre] 10/12 pour le fourneau et 6/8 pour le chauffe-bains, relie les prises de gaz à chaque appareil.
Famille de 3 enfants
Appareils à alimenter :
1 cuisinière 4 feux, 1 four : 0,972 kg (cons. Max/h)
1 chauffe-bains : 1,800 kg
Solution Antargaz
1 poste extérieur type 1/1 Major 17 kg (soit une bouteille de 17 kg de propane « en service » et une bouteille identique « en réserve ») avec un bloc inverseur automatique et un limiteur de pression. Une canalisation principale en tube cuivre [diamètre] 10/12 relie les appareils de première détente aux deux prises de gaz (une par appareil).
Ces prises de gaz font office de robinet d’arrêt et assurent la détente du gaz à la pression requise par l’appareil d’utilisation.
Une canalisation secondaire en tube cuivre [diamètre] 6/8 relie l’une des prises de gaz au chauffe-bains et un flexible en caoutchouc propane Antargaz relie l’autre prise de gaz à la gazinière.
Charcuterie
Appareils à alimenter :
1 ensemble charcuterie comprenant :
1 marmite carrée 150 L
1 marmite ronde 100 L
1 marmite ronde 50 L
2 feux vifs.
1 accumulateur d’eau chaude.
Consommation maximum horaire : 6,680 kg/h.
Solution Antargaz
1 poste extérieur type 5/5 Imperator 30 kg (soit 5 bouteilles de 30 kg de propane « en service » et cinq bouteilles identiques « en réserve ») avec un bloc inverseur automatique. Une canalisation principale en tube cuivre [diamètre] 12/14 relie les appareils de première détente aux différentes prises de gaz (une par appareil).
Ces prises de gaz font office de robinet d’arrêt et assurent la détente du gaz à la pression requise par l’appareil d’utilisation.
Une canalisation secondaire en tube cuire [diamètre] 12/14 relie les prises de gaz à chaque appareil.
Ménage sans enfants
Appareils à alimenter :
1 réchaud-four : 0,740 kg (cons. Max/h)
1 chauffe-eau : 1,200 kg
1 radiateur : 0,350 kg
Solution Antargaz
1 poste intérieur type 1/1 Butane 13 kg placé sous l’évier, par exemple. Ce poste se compose d’une bouteille de 13 kg de Butane « en service » et d’une bouteille identique « en réserve » avec un bloc inverseur automatique muni d’un détendeur général à gros débit réglé à 30 g. Une canalisation en tube cuivre [diamètre] 6/8 relie le poste butane à chaque appareil. Ceux-ci sont précédés d’un robinet d’arrêt.
Famille de 3 enfants
Appareils à alimenter :
1 gazinière 4 feux, 1 four : 0,972 kg (cons. Max/h)
1 générateur accumulateur d’eau chaude : 0,320 kg
7 radiateurs individuels : 0,350 kg/l’un
Solution Antargaz
1 poste extérieur type 3/3 Imperator 30 kg (soit 3 bouteilles de 30 kg de propane « en service » et trois bouteilles identiques « en réserve ») avec un bloc inverseur automatique et un limiteur de pression. Une canalisation principale en tube cuivre [diamètre] 10/12 relie les appareils de première détente aux 9 prises de gaz (une par appareil).
Ces prises de gaz font office de robinet d’arrêt et assurent la détente du gaz à la pression requise par l’appareil d’utilisation.
Une canalisation secondaire relie les prises de gaz à chaque appareil. Elle est en tube cuivre [diamètre] 6/8 pour l’accumulateur d’eau chaude et les radiateurs, et en caoutchouc propane pour la gazinière.
Famille de 2 enfants
Plus 4 personnes
Appareils à alimenter :
(habitation) :
1 cuisinière mixte charbon-propane : 0,972 kg (cons. Max/h)
1 chauffe-bains : 1,800 kg
(ferme) :
1 générateur d’eau chaude : 0,320 kg
1 cuiseur à aliments : 1,400 kg
Solution Antargaz
1 poste extérieur type 3/3 Imperator 30 kg (soit 3 bouteilles de 30 kg de propane « en service » et trois bouteilles identiques « en réserve ») avec un bloc inverseur automatique et un limiteur de pression. Une canalisation principale en tube cuivre [diamètre] 12/14 relie les appareils de première détente aux 4 prises de gaz (une par appareil).
Ces prises de gaz font office de robinet d’arrêt et assurent la détente du gaz à la pression requise par l’appareil d’utilisation.
Une canalisation secondaire en tube cuivre [diamètre] 6/8 relie les prises de gaz à chaque appareil.
Chauffage des grands locaux
En général les grands locaux présentent un problème de chauffage difficile. Ceci est dû à :
- Leurs grandes dimensions,
- La difficulté de les rendre étanches à l’air,
- Le nombre considérable de calories à mettre en œuvre pour obtenir l’ambiance désirée.
L’emploi de nos radiants résout le problème grâce :
- au fait qu’il est inutile de réchauffer l’air ambiant,
- que l’on peut fractionner les zones à chauffer et donc réaliser une économie importante sur un budget chauffage.
2 exemples de réalisation : Grands ateliers, Églises.
Chauffage d’église
Surface à chauffer : nef de 30 m x 10 m
Hauteur sous voûte : 12 m
Installation réalisée au moyen de 3 lustres de 12 radiants
Hauteur d’accrochage : 8,50 m
Allumage électrique avec dispositif de sécurité (télécommande)
Coût approximatif de l’installation : F 1.100.000
Chauffage d’un atelier
Désignation : Hangar rectangulaire de 43.776 m2, hauteur 20 m – Couverture tuile sans isolation – zone à chauffer : 1.000 m2.
Installation réalisée : 48 batteries de 5 radiants.
Puissance totale de l’installation :
660.000 Kcal/h, soit une puissance rayonnée de 430.000 Kcal/h (rendement 65 %) – température résultant + 20° environ par rapport à l’extérieur.
Renseignements à fournir pour étude :
Plan du local avec désignation des lieux
Zone à chauffer
Nature de la construction
Hauteur sous toiture
Caractéristiques de construction du local
1959.00.De Worms & Cie.Décomposition du solde.Frais aménagement et installations
Tableaux présentant la "Décomposition du solde au 31/12/58 du compte n° 216 - L 25.005 L - Frais d'aménagement et d'installations" et la "Décomposition du compte 'Frais d'aménagement & d'installations' de l'exercice 1959 pour F 3.315.068 (compte n° 216 - 25.005 L)".
1959.00.Note sur les ACSM.Augmentation de capital de la SA des ACSM
Note
Augmentation de capital de la société anonyme des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime
L’opération d’augmentation de capital de la société anonyme des Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime suppose que soient résolues les deux questions suivantes :
1) Fixation de la valeur de l’action ACSM
2) Fixation de la valeur de l’apport en nature fait par Worms & Cie
I. Valeur de l’action ACSM
On pourrait envisager le raisonnement suivant :
La valeur vénale de l’action ACSM pourrait être fixée par comparaison avec les valeurs boursières des actions des chantiers de construction navale.
En effet, il est possible de connaître par l’examen des bilans la valeur intrinsèque de l’action ACSM comme la valeur intrinsèque des actions des autres sociétés de construction navale.
Par ailleurs, la valeur boursière des actions des sociétés de construction cotées en bourse permet de déterminer par rapport à la valeur intrinsèque de chaque action le coefficient de dépréciation boursière correspondant.
On détermine ainsi le coefficient de dépréciation boursière moyen que l’on peut retenir pour déterminer l’abattement à opérer sur la valeur intrinsèque de l’action ACSM.
D’où les résultats suivants :
- Valeurs intrinsèque de l’action ACSM : 44.000 F (voir note annexe)
- Coefficient de dépréciation boursière : 60 % (voir tableau joint)
À comparer avec celui constaté pour les chantiers suivants :
ACB : 52 %
FCM : 62 %
France : 64 %
Valeur boursière théorique de l’action ACSM
44.000 x (1 – 0,6) = 16.000 F environ
À noter que le prix fixé avec FCM le 2 août 1956 a été de 15.000 F.
II. Valeur de l’apport – Augmentation de capital
Apport immobilier
Si la valeur de l’apport immobilier est fixé à 190 millions, cet apport sera rémunéré par :
190 millions / 16.000 x 10.000 = 11.875 actions de 10.000 F de valeur nominale.
La prime d’apport étant de : 71.250.000
Apport de la créance Worms & Cie
S’il était décidé de faire apport de la créance à hauteur d’un montant de F 210 millions, ledit apport serait rémunéré par :
210.000.000 / 16.000 x 10.000 = 13.125 actions de 10.000 F de valeur nominale.
La prime d’apport étant de : 78.750.000
En définitive l’augmentation de capital serait de 25.000 actions de nominal, portant le capital de 350 millions à 600 millions, la prime d’apport étant de 150 millions.
1959.00.Projet protocole d'accord entre la CAN et la SFTP
Projet pour un éventuel protocole d’accord entre la Compagnie auxiliaire de navigation et la Société française de transports pétroliers.
Considérant :
- Le fait qu’elles demeurent en pratique les deux seules sociétés françaises de transports maritimes pétroliers d’une certaine importance non intégrées à des sociétés de raffinage.
- L’accroissement de la taille unitaire des navires pétroliers recherchés par les affrêteurs, entraînant une concentration des investissements et des risques préjudiciables à une prudente gestion.
- Leur désir de conserver autant que possible leur personnalité traditionnelle et leur individualité.
- Le souhait des pouvoirs publics de voir se concentrer les entreprises pour faire face aux développements du marché.
- Les liens amicaux existant entre les deux sociétés, la CAN étant actionnaire fondateur et administrateur de la SFTP.
La CAN et la SFTP conviennent :
1. De se constituer en groupement et d’associer leurs moyens dans le domaine des navires citernes de grandes dimensions, par exemple 100.000 Tdw et au-dessus.
2. De coordonner et d’arrêter d’un commun accord leurs programmes futurs de construction ou d’achat de grands navires, ces programmes pouvant être menés à bien soit à titre individuel, soit en commun sous forme quirataire.
3. De s’assurer réciproquement la communication de tous les renseignements venant à leur connaissance dans ce domaine et en particulier de coordonner ou de mener en commun leurs négociations d’affrêtement pour les navires de la catégorie considérée tant sur le marché français que sur le marché international.
Si elles étaient retenues, ces intentions pourraient être matérialisées en pratique par une série de mesures telles que les suivantes :
A) Constitution d’un « pool » de recettes pour les navires des deux flottes de grande dimension par exemple, à partir du Gwenola de la CAN et du Dauphiné de la SFTP, selon des modalités à définir.
B) Échange de quirats sur certains navires des deux flottes, en service ou en commande, de façon à marquer la solidarité des intérêts des deux sociétés.
C) Constitution, à parts égales, d’une société ou association de gestion commerciale réunissant les services commerciaux des deux sociétés et chargée des études et négociations de chartes.
Dans notre esprit chaque société conserve la responsabilité de gestion technique et d’armement de ses navires. Les dépenses d’exploitation ne sont pas mises en pool. Bien entendu un rapprochement devrait avoir lieu, en particulier pour la conception technique de nouvelles commandes.
Toutefois, et nous insistons sur ce point, un éventuel accord tel que celui que nous suggérons n’est absolument pas dans notre esprit un premier pas vers une fusion. Il ne doit pas être présenté comme tel ni vis-à-vis du personnel, ni vis-à-vis des tiers.
Il est au contraire destiné à assurer au mieux la survie individuelle et indépendante des deux entreprises en face de groupes de plus en plus puissants et d’interventions de plus en plus pressantes.
1959.01.00.Attribué au commandant Petit.Historique de la SFTP (1938-1958)
La copie-image de ce document, établi sur traitement de texte Word, n'a pas été conservée.
Voir 1984.00.Du commandant Petit- Société française de transports pétroliers.Historique (1938-1945).
Création et début de la SFTP
Le projet de création de la SFTP remonte au mois de juillet 1938, époque à laquelle le gouvernement français préoccupé des difficultés à prévoir en cas de conflit, pour le ravitaillement du pays en carburants, a confié à Messieurs Worms et Compagnie la mission de fonder une société ayant pour objet d’acheter et d’exploiter une flotte de pétroliers modernes dont le port en lourd devrait être au moins de 70.000 tonnes et atteindre, si possible, 100.000 tonnes ; la gérance de cette flotte serait assurée par Messieurs Worms et Compagnie.
L’État était disposé à faire souscrire 30% du capital de la nouvelle société par l’Office national des combustibles liquides et cet office donnerait également sa garantie aux emprunts à émettre pour payer la partie à régler au comptant du prix des premiers navires.
La SFTP a été constituée au mois de septembre 1938 ; son capital a été fixé à 30 millions de francs, divisé en 60.000 actions nominatives de 500 F.
Les premiers actionnaires ont été les suivants :
Office national des combustibles liquides
18.000 actions
30,0%
Messieurs Worms et Cie
13.000 actions
21,7%
Messieurs Louis Dreyfus & Cie
7.000 actions
11,7%
Société Desmarais Frères
7.000 actions
11,7%
Compagnie navale des pétroles
5.500 actions
9,2%
Compagnie Auxiliaire de navigation
5.500 actions
9,2%
Société des manufactures de glaces et produits chimiques de Saint-Gobain, Chauny et Cirey
4.000 actions
6,5%
60.000 actions
100,0%
Il a été attribué à l'État 12.000 parts bénéficiaires sous valeur nominale dont les droits ont été fixés par les statuts.
Le siège social a été fixé à Paris, 41 boulevard Haussmann, où les bureaux ont été installés.
La SFTP est devenue immédiatement propriétaire de cinq pétroliers très récents ("Bourgogne", "Champagne", "Languedoc", "Lorraine" et "Roussillon") ayant une portée en lourd de 74.000 tonnes environ ; ces navires ayant été choisis et achetés par Messieurs Worms et Cie qui avaient obtenu les crédits nécessaires pour permettre d'échelonner sur cinq ans le paiement de 40% environ du prix.
L'exploitation commerciale de cette flotte a été commencée en utilisant dans une large mesure, pour l’armement des navires, les cadres du personnel navigant des Services maritimes de Messieurs Worms et Cie.
Les conditions d’achat des premiers pétroliers ayant été plus avantageuses qu'il n’avait été prévu la SFTP a pu se procurer au début de 1939 trois autres unités récentes ("Franche-Comté", "Saintonge", "Touraine") ayant une portée en lourd de 39.000 tonnes environ.
À la date du 1er septembre 1939, la composition de la flotte de la SFTP était la suivante :
Nom des navires
Date de construction
Portée en lourd (TM)
Type d’appareil moteur
Observations
"Bourgogne"
ex-"Hoegh-Roy"
1937
14.854
1 Baw 774 TF 150
En service au 1/1/1959
"Lorraine"
ex-"Argus"
1937
15.250
2 Baw 750 TF 90
Vendu en 1954
"Languedoc"
ex-"Actor"
1937
15.250
2 Baw 750 TF 90
Torpillé en 1940
"Roussillon"
ex-"Harold-Brovig"
1936
15.057
1 Man D6Zu 60/110
Torpillé en 1943
"Champagne"
ex-"Marietta"
1938
14.883
1 Man D6Zu 60/110
Torpillé en 1943
"Franche-Comté"
ex-"Loodsdrecht"
1938
14.854
1 Baw 774 TF 150
Vendu à la démolition en 1958
"Saintonge"
ex-"Henning-Marsk"
1936
14.854
1 Baw 774 TF 150
En service au 1/1/1959
"Touraine"
ex-"Senator"
1934
10.028
2 Baw 655/100
Vendu à la démolition en 1957
Total : 8 navires
150.030
Évolution de la flotte exploitée par la SFTP
Période septembre 1939 / début 1948
Au début de la guerre 1939/45, cinq pétroliers de la SFTP sont passés sous les ordres de la Direction des transports maritimes en application du régime de réquisition-affrètement dont les modalités définitives ont fait l’objet de la charte-partie du 15 septembre 1940 ; les trois autres navires ("Lorraine", "Languedoc", "Champagne") ont continué à être affrétés en voyages consécutifs par la Direction centrale de l'intendance maritime.
Dans les derniers mois de 1939 et au début de 1940 la SFTP a reçu la gérance technique de quatre pétroliers ("Picardie", "Limousin", "Vendée", "Dauphiné") achetés par l'État depuis le commencement des hostilités et dont la portée en lourd totale était de 55.000 tonnes environ.
D'autre part la société Courtage & Transports a confié à la SFTP la gérance technique et commerciale de ses deux pétroliers ("Phénix", "Capitaine-Damiani").
Toute cette flotte - à l'exception des pétroliers "Picardie", "Vendée" et "Capitaine-Damiani" immobilisés pour de grosses réparations, a été utilisée au ravitaillement du pays en carburants jusqu'à la fin du mois de juin 1940.
Quelques jours après l'armistice de 1940, la situation de la flotte exploitée par la SFTP était la suivante :
- navires stationnée dans des ports de l'empire britannique :
"Languedoc", "Franche-Comté", "Saintonge"
- navire stationné dans un port des États-Unis :
"Touraine"
- navires stationnés à la Martinique :
"Bourgogne", "Limousin"
- navires stationnés dans des ports de l'Afrique du Nord :
"Lorraine", "Champagne", "Roussillon", "Dauphiné", "Picardie" (partie AR)
- navires stationnés dans des ports de la métropole :
"Vendée", "Capitaine-Damiani"
- navires disparus :
"Picardie" (partie AV), "Phénix".
Les trois pétroliers "Languedoc", "Franche-Comté", "Saintonge" ont été utilisés dès le mois de juillet 1940 par les alliés et le m/t "Languedoc" a été torpillé au mois d'octobre suivant.
Le m/t "Touraine" a été saisi par le gouvernement des États-Unis au mois de février 1942 et mis ultérieurement à la disposition des alliés.
Les pétroliers "Bourgogne" et "Limousin" sont restés stationnés à la Martinique jusqu'au mois de juillet 1943 et ont ensuite été utilisés par les alliés.
Jusqu'à la fin de 1942, ceux des navires qui se trouvaient en bon état dans les ports de l'Afrique du Nord et de la métropole ont pu exécuter quelques transports ou changer de lieu de stationnement, mais après le débarquement des alliés en Afrique du Nord, les m/t "Champagne", "Roussillon" et "Dauphiné" ont été saisis par les autorités d'occupation tandis que le m/t "Lorraine", qui se trouvait à Oran a été mis à la disposition des alliés.
Le m/t "Vendée" ayant de son côté été saisi à Saint-Nazaire par la Marine militaire allemande en 1942, la SFTP n'a plus eu sous son contrôle direct que le pétrolier "Capitaine-Damiani", gravement avarié par torpillage au cours d'un voyage exécuté en 1941 et immobilisé depuis cette époque à Marseille.
Après la libération de la France, la SFTP a appris que trois de ses pétroliers ("Languedoc", "Champagne", "Roussillon") devaient être considérés comme perdus et que six navires ("Bourgogne", "Saintonge", "Franche-Comté", "Lorraine", "Touraine" appartenant à la SFTP et "Limousin" appartenant à l'État) avaient été mis sous différents régimes à la disposition du pool interallié pour participer à l'effort de guerre commun.
Les trois autres pétroliers appartenant à l'État et dont la SFTP assumait la gérance technique ("Picardie", "Vendée", "Dauphiné") étaient immobilisés par de graves avaries respectivement à Oran, à Saint-Nazaire et à Port-de-Bouc.
La société Courtage & Transports a appris un peu plus tard que ses deux pétroliers ("Phénix", "Capitaine-Damiani") confiés en gérance technique et commerciale à la SFTP, devaient également être considérés comme perdus.
À partir de 1945, la SFTP a repris progressivement le contrôle des pétroliers en exploitation, dès que ces navires ont été remis par le pool interallié à la disposition de la Direction des transports maritimes : celle-ci a continué à diriger l'exploitation de la flotte sous le régime de la charte-partie et du contrat de gérance technique du 15 septembre 1940.
La SFTP a été chargée de faire exécuter les gros travaux de remise en état des pétroliers "Vendée" et "Dauphiné" qui ont été remis en service respectivement en 1947 et en 1949.
Les services de la Marine marchande ont d'autre part fait vendre en 1947 la partie AR de la coque du m/t "Picardie" qui se trouvait à Oran depuis 1940.
Ils ont également confié à la SFTP la gérance technique du pétrolier "La-Mayenne" de 7.625 tonnes dont la construction, commencée en 1939 pour le compte de la Marine nationale, a été achevée en 1947 pour le compte de la Marine marchande.
Enfin, la société Courtage & Transports, à qui a été attribué à la fin de 1945 le m/t "Pechelbronn" de 12.000 T acheté en Angleterre par le gouvernement français, a confié à la SFTP la gérance technique et commerciale de ce pétrolier à partir de la francisation de cette unité.
Période 1948 / 1955
En application de la loi du 28 février 1948 portant organisation de la Marine marchande, il a été procédé, au cours du premier semestre de cette année, à la déréquisition de la flotte de commerce et à la remise en toute propriété aux armateurs, de certains navires dont la gérance technique leur avait été précédemment confiée.
La SFTP a repris progressivement la direction et la responsabilité de l'exploitation des cinq pétroliers qui lui appartenaient depuis 1939 et qui avalent survécu aux événements de guerre.
En remplacement partiel du tonnage perdu sous le régime d'affrètement, la SFTP a reçu en toute propriété les m/t "Vendée" (remis en service en 1947) et "Dauphiné" (remis en service en 1949) et elle a acheté à l'État en 1948, à titre de navire de surplus, le m/t "Limousin" dont elle assurait la gérance technique depuis 1940.
Depuis le mois d'avril 1948 la SFTP a également dirigé l'exploitation du pétrolier "Berry" de 17.000 T environ, qui lui a été attribué par les services de la Marine marchande aux conditions d'un contrat de location-vente applicable à tous les pétroliers américains type [terme illisible] achetés par la France aux États-Unis.
La SFTP a été chargée de suivre pour le compte de la Marine marchande la construction du pétrolier "La-Baïse" de 7.735 T qui a été lancé à la fin de 1948 ; ce pétrolier a été remis, dès son achèvement, à la disposition de la Marine militaire, en même temps que "La-Mayenne" qui a ainsi été exploité pendant quinze mois environ pour le compte de la Marine marchande.
Le siège social de la SFTP a été transféré en 1949 au n°46 de l'avenue de Villiers, dans un immeuble acheté à cet effet.
La société Courtage & Transports, qui a reçu en 1949 le pétrolier "Brière" de 12.145 T en remplacement partiel du tonnage perdu par elle pendant la guerre, a confié à la SFTP la gérance technique et commerciale de ce navire, comme elle l'avait fait précédemment pour le m/t "Pechelbronn" ; mais à la date du 31 mars 1951 cette société a repris la direction de l'exploitation de ces deux pétroliers, dont la SFTP a cessé de s'occuper.
Jusqu'en 1949 l'État s'est réservé le droit exclusif de commander tant en France qu'à l'étranger les navires destinés à reconstituer la flotte de commerce française : c'est ainsi que les services de la Marine marchande ont attribué à la SFTP deux pétroliers type 16.500 T commandés par l'État aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime et livrables en 1950 et 1951.
Dès qu'il a été possible aux armateurs de passer des commandes privées, la SFTP a commandé en 1949 aux chantiers Wilton-Fijenoord NV, à Schiedam (Pays-Bas) un pétrolier à moteur de 17.300 T livrable en 1951.
Poursuivant son programme de rajeunissement et de développement de la flotte, la SFTP a commandé :
- en 1950
aux chantiers Wilton :
un pétrolier à moteur de 19.500 T
- en 1951
aux chantiers Wilton :
un pétrolier à moteur de 19.500 T
aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime :
un pétrolier à moteur de 17.300 T
un pétrolier à moteur de 19.500 T
Les pétroliers neufs livrés à la SFTP en exécution de ces programmes ont été les suivants :
- en décembre 1950
"Champagne"
17.516 tonnes
- en septembre 1951
"Orléanais"
17.932 tonnes
- en novembre 1951
"Roussillon"
17.601 tonnes
- en janvier 1953
"Camargue"
20.176 tonnes
- en juillet 1953
"Beauce"
17.809 tonnes
- en mars 1954
"Languedoc"
20.070 tonnes
- en juin 1954
"Poitou"
20.163 tonnes
En 1952 la SFTP a commandé deux nouveaux pétroliers du type do 19.500 T, l'un aux Chantiers Wilton et l'autre aux Chantiers de Penhoet : ces navires ont été livrés au début de 1955.
- en février 1955
"Sologne"
20.105 tonnes
- en avril 1955
"Anjou"
20.035 tonnes
La SFTP a vendu en 1954 les pétroliers anciens "Vendée" et "Lorraine", dont l'exploitation ne pouvait pas se poursuivre dans des conditions satisfaisantes.
Période 1955 / 1958
Au début de 1955 la SFTP est devenue propriétaire du pétrolier "Berry" type T.2. qu'elle exploitait depuis 1948 sous le régime d'un contrat de location-vente.
La SFTP a mis au point un nouveau programme de remplacement des navires âgés et de développement de la flotte ; elle a commandé en 1955 :
- un pétrolier à moteur de 27.500 T aux chantiers de Penhoet
- un pétrolier à moteur de 27.500 T aux chantiers Wilton
- un pétrolier à moteur type 19.500 T aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime.
Ces navires ont été livrés aux dates suivantes :
- en septembre 1957
"Vendée"
28.857 tonnes
- en mars 1958
"Lorraine"
27.320 tonnes
- en mai 1958
"Artois"
20.324 tonnes
En 1956 la SFTP a envisagé de commander des pétroliers à turbines de 23.000 T, mais à la suite de la crise de Suez elle a été conduite à augmenter les caractéristiques de ses futurs navires et finalement elle a commandé à la fin de 1956 et au début de 1957, quatre pétroliers à turbines de 48.000 T ; trois de ces commandes ont été confiées aux Chantiers navals de La Ciotat et l'autre aux chantiers Wilton ; la livraison de ces navires doit être échelonnée de 1960 à 1962/63.
D'autre part la SFTP a vendu trois pétroliers âgés :
- en 1957 : "Limousin" (12.677 T), "Touraine" (10.028 T)
- en 1958 : "Franche-Comté" (14.854 T).
La composition de la flotte de la SFTP au 1er janvier 1959 est indiquée dans le tableau ci-joint.
[Tableau sur le site]
1959.01.00.De Worms CMC.Circulaire.01
Worms, Compagnie maritime et charbonnière
Société anonyme au capital de 1.250.000.000 F - RC Seine 56 B 13587
Janvier 1959
45, boulevard Haussmann
M,
Nous avons l'honneur de vous informer que Monsieur Edmond Le Roy, directeur de notre succursale de Bayonne depuis 1935, nous a demandé de reprendre sa liberté pour se consacrer à d'autres activités.
En conséquence, et en accord avec Monsieur Edmond Le Roy, nous avons décidé de modifier l'organisation de notre succursale de Bayonne à partir de janvier 1959 :
Monsieur Edmond Le Roy continuera à nous apporter sa collaboration durant le premier trimestre 1959 pour permettre de mettre au courant et de présenter :
Monsieur Daniel Romet, délégué de la direction générale des Services combustibles,
Monsieur Maurice Chabas, délégué de la direction générale des Services maritimes.
Nous avons, d'ores et déjà, pris la décision, au moment de son départ effectif, de nommer Monsieur Edmond Le Roy directeur honoraire. Nous tenons ainsi à rendre un hommage particulier à un collaborateur qui, pendant plus de 35 années d'activités, dont 25 ans de direction, s'est pleinement dévoué aux intérêts de notre Maison.
Veuillez agréer, M…, l'expression de nos sentiments distingués.
Worms, Compagnie maritime et charbonnière
Monsieur Edmond Le Roy continuera à signer jusqu'au 31 mars 1959 : […]
Monsieur Daniel Romet signera : […]
Monsieur Maurice Chabas, signera : […]
1959.01.01.Composition de la flotte SFTP
Composition de la flotte SFTP au 1er janvier 1959
Nom
P et L
Date d’achat (ou de livraison)
"Bourgogne"
14.850
23 septembre 1938
"Saintonge"
14.850
30 avril 1939
"Berry"
16.905
1er avril 1948
"Dauphiné"
14.630
21 avril 1949. Navire géré par le gouvernement depuis 1939
"Champagne"
17.516
26 décembre 1950
"Orléanais"
17.932
29 août 1951
"Roussillon"
17.601
14 novembre 1951
"Camargue"
20.176
30 janvier 1953
"Beauce"
17.810
25 juillet 1953
"Languedoc"
20.070
1er mars 1954
"Poitou"
21.131
26 juin 1954
"Sologne"
21.057
2 février 1957
"Anjou"
20.035
18 avril 1955
"Vendée"
30.580
15 septembre 1957
"Artois"
21.292
26 mai 1958
"Lorraine"
28.572
4 mars 1958
1959.01.06.De l'Agence économique et financière.Coupure de presse sur Penarroya
Agence économique et financière du 6 janvier 1959
Société minière et métallurgique de Penarroya. – Il sera proposé à l’assemblée extraordinaire convoquée pour le 16 janvier à l’effet notamment d’approuver les apports à titre de fusion effectués par M’Zaïta (voir nos feuilles du 2 janvier) l’absorption des filiales suivantes : Mines de La Plagne (Savoie), Mines des Malines (Gard), Société de l’Escalette, Société minière de La Loubatière (Aude), Mines et Usines de Peyrebrune (Tarn).
Cette assemblée sera également appelée à statuer sur l’absorption des Fonderies et laminoirs d’Harfleur et sur l’apport, par les Ét. Expert-Besançon, d’une usine située dans le Nord.
En représentation de la fusion avec M’Zaïta, le capital de Penarroya sera augmenté de 1.500 millions environ. L’augmentation du fonds social consécutive aux autres apports avoisinera donc 300 millions.
1959.01.30.Des Services bancaires.Plus-values à réinvestir provenant de la vente de titres en portefeuille
Tableau présentant les "Plus-values à réinvestir provenant de la vente de titres en portefeuille".
1959.02.00.De Worms CMC.Circulaire
Worms, Compagnie maritime et charbonnière
Société anonyme au capital de 1.250.000.000 F - RC Seine 56 B 13587
Février 1959
45, boulevard Haussmann
M,
Le développement de nos affaires en Oranie nous a conduits à décider la création d'une filiale à Oran, "Worms, Compagnie maritime et charbonnière, Algérie" SARL (avec bureau auxiliaire à Mostaganem) à qui sera confié le soin de nos intérêts.
Nous avons l'honneur de vous annoncer que cette filiale exercera ses activités de consignataire à dater du 15 février prochain à l'adresse suivante :
13, boulevard de Stalingrad - Téléphone : 233.70 - Télégramme : Worms Oran
Monsieur Raymond Delteil, directeur général adjoint de nos Services maritimes à Marseille, a été désigné comme gérant de cette société.
Monsieur Raymond Delteil a délégué ses pouvoirs à Monsieur E. de Cussac en qualité de fondé de pouvoirs ; Monsieur E. de Cussac assurera la direction de ce nouvel établissement et sera secondé dans sa tâche par Monsieur Michel Finat.
Messieurs Scotto, Ambrosino, Pugliese, qui pendant de très longues années ont assuré la représentation de notre Maison à Oran et Mostaganem et ont donné leurs soins attentifs aux affaires de notre Maison, resteront nos acconiers. Nous maintiendrons ainsi nos amicales relations fondées sur des années de travail en commun, de parfaite compréhension, et d'estime mutuelle.
Veuillez agréer, M…, l'expression de nos sentiments distingués.
Worms, Compagnie maritime et charbonnière
Monsieur R. Delteil signera : [...]
Monsieur E. de Cussac signera : [...]
Monsieur M. Finat signera : [...]
1959.02.04-22.Coupures de presse sur l'échouage du cargo Cantenac
Le "Cantenac" de l'armement Worms s'échoue près de Casablanca
Le cargo "Cantenac", de l'armement Worms, ayant pour port d'attache Le Havre, s'est échoué dans la nuit de mardi à mercredi, à la marée du soir, sur la côte près de Casablanca, un peu dans le nord-est de l'endroit où s'est perdu, l'année dernière, le cargo "Pei-Ho", des Messageries maritimes. On ignore pour le moment les causes de cet échouage.
Le "Cantenac" qui est un cargo à moteur, long de 70 mètres, avec un port en lourd de 1.250 tonnes, date de 1954, son équipage est d'environ 18 hommes. Il venait d'Oran et avait touché Safi, ayant à bord une cargaison de phosphates. (Les navires de ce service font ensuite une escale à Casablanca, généralement pour souter avant de remonter vers l'Europe). Le "Cantenac" devait ensuite rejoindre Granville.
Hier matin, le navire qui a une voie d'eau dans la cale 2, devait effectuer une tentative pour se remettre à flot. Mais celle-ci ne donna pas de résultat, et à l'heure actuelle, la Société chérifienne de remorquage et d'assistance a été contactée pour assurer le sauvetage. Les puissants remorqueurs "El-Kebir" et "El-Baraka" se sont rendus sur les lieux.
Paris Normandie, 4/2/1959
L’échouage du "Cantenac" devant Ain-Sebaa
Le cargo français "Cantenac", jaugeant 1,000 tonnes et dont le port d'attache est Le Havre, s'est échoué sur la côte casablancaise mais sa situation s'améliore et sa remise à flot est immédiate. Notre photo : L'accident a attiré la foule marocaine sur la côte.
Le Havre libre, 9/2/1959
Le cargo "Cantenac" remis à flot
Le cargo français "Cantenac", qui était échoué depuis le 4 février, près du port de Casablanca, a été renfloué après dix-sept jours d'efforts. Le "Cantenac" est maintenant en cale sèche, à Casablanca, et des spécialistes vont lui faire subir les réparations d'urgence afin qu'il puisse regagner la France pour y être remis en état. Pour dégager le "Cantenac", il a été nécessaire d'évacuer les mille tonnes de phosphates que contenaient ses cales.
Paris Normandie, 22/2/1959
1959.02.11.De Paris Normandie.Article sur le Léoville.Original
Le "Léoville" a fait, hier, sa première escale
Flambant neuf puisque sortant tout juste des Chantiers de Brême où il a été construit, le "Léoville" de l’armement Worms, est arrivé au Havre aux petites heures du 10 février. Le sémaphore lui adressa, comme il se devait, un message de bienvenue, ainsi conçu : « Au "Léoville", troisième du nom, le port du Havre souhaite une longue et active carrière ». Et le cargo remercia. Notre photographie le montre, accosté au quai de Marseille, dans le bassin de Leure.
1959.02.26.01.De J. Branger.Etude sur les participations financières de l'Etat.Annexes
1959.02.26.02.De J. Branger.Etude sur les participations financières de l'Etat.Annexes
Étude sur les participations financières de l'État. Annexes, partie 2.
1959.03.00.De Roger Mennevée.Les Documents de l'AIII.Article
Publication externe
Les Documents de l'Agence indépendante d'informations internationales - mars 1959
Les grandes banques privées parisiennes
La banque Worms & Cie
Ses modifications internes depuis 1954
De très importantes modifications sont survenues, depuis notre article de janvier 1952, tant dans l'organisation sociale interne que dans l'activité de la banque Worms et Cie.
Le capital a été porté de 400 millions à 1.200 millions dans les conditions que nous exposerons plus loin.
Mais ce qui nous paraît surtout important c'est, d'une part, la modification de la politique bancaire de Worms et Cie, et, d'autre part, l'évolution de Worms et Cie vers un groupe d'influences différent de celui-ci avec lequel Worms et Cie était davantage lié jusqu'alors.
Du premier point de vue, il semble, en effet, que, probablement en raison des avantages que les milieux officiels assurent, depuis quelques années, à une politique générale d'investissements, que ce soit dans le domaine pétrolier, dans le domaine immobilier, ou même dans celui que l'on peut qualifier des "investissements boursiers purs", il semble, disons-nous, que Worms et Cie ait décidé d'étendre son département bancaire direct davantage dans ce genre d'activité et qu'elle remette entre les mains des filiales anciennes, ou créées dans ce but, l'exploitation de ses autres éléments commerciaux : affrètement, armement maritime, charbons et combustibles, etc., avec cette chose curieuse qu'elle a fait ajouter statutairement à son objet social, l'activité d'une agence de voyages !
Cette nouvelle politique de Worms et Cie se comprend, d'ailleurs, assez facilement, car, comme nous en avions exprimé la crainte dans notre n° de janvier 1952 - déjà cité - l'excès de l'ampleur des prises d'intérêts par son département bancaire, et avec trop d'éclectisme, dans des affaires particulières trop nombreuses, n'avait pas été sans lui laisser certains mécomptes.
Nous avions déjà cité, à l'époque, l'exemple suggestif des Machines automatiques Bardet avec, d'ailleurs, leurs liaisons synarchiques. Les avatars, au cours des dernières années, des Machines agricoles Puzenat, des Ateliers Moisant-Laurent-Savey par exemple, s'ajoutant aux déboires antérieurs - et qui se continuaient - de la Société nationale du Cameroun, des Établissements Japy, des Établissements Fournier-Ferrier, de la Compagnie industrielle et minière des Alpes, pour ne citer que ceux-là, n'ont pas dû être sans influence dans cette nouvelle politique bancaire qui n'est, d'ailleurs, pas sans apporter à la banque Worms et Cie, du fait des garanties offertes par l'État, des apaisements et des bénéfices intéressants.
Et c'est ainsi que Worms et Cie intervint, soit comme l'un des associés fondateurs de premier plan, soit comme participants dans les sociétés de recherches de pétrole connues sous les pseudonymes abréviatifs de Cofirep, Safrep, Sogefor, Francarep, Cofimer, Prepa, etc. ; dans les affaires de développement régional (région méditerranéenne, région du Sud-Ouest, Normandie), Compagnie française du Sahara, Compagnie financière pour le développement économique de l'Algérie, (Cofidal), etc. ; dans les sociétés d'investissements : Union internationale de placements et d'investissements, Le Portefeuille-Investissements (transformation de sa filiale antérieure, Le Portefeuille industriel), etc., etc.
On doit noter, par ailleurs, les interventions assez nombreuses de Worms et Cie dans les milieux bancaires français.
Sans insister sur la nouvelle association intervenue à la fin 1955, entre Worms et Cie et la banque Vernes & Cie, par la création de la société en nom collectif Vernes-Worms et Cie, Société d'études et de participations financières et économiques au capital de 10 millions et gérée par les représentants des deux maisons fondatrices : MM. Pierre Vernes et Philippe Vernes, pour Vernes et Cie, et MM. Jacques Barnaud et Raymond Meynial pour Worms et Cie, nous rappellerons que nous avons annoncé au début de 1956, que la banque Worms et Cie avait pris une importante participation de contrôle dans la banque parisienne dite "Banque E. Hoskier et Cie", dans laquelle elle était représentée par l'un de ses directeurs personnels : M. Guy Brocard.
Au cours de l'année 1957, la banque Worms et Cie a pris le contrôle officiel de la maison de banque R. Meyer et Cie dont nous avions signalé, antérieurement, les liens indirects avec la banque de Rothschild.
A la fin de la même année 1957, elle s'assurait encore le contrôle de la Banque de l'union lyonnaise dont M. Guy Brocard devint le président, et que la banque Worms et Cie absorba purement et simplement à la fin de décembre 1958.
On prête, d'ailleurs, à la banque Worms et Cie de nouveaux projets de prises de contrôle d'autres affaires bancaires, particulièrement en province.
Le deuxième point que nous considérons comme quelque peu important - car il appuie ce que nous avons écrit dans d'autres articles sur certaines luttes entre de puissantes influences internationales - c'est que, comme nous l'avons signalé dans notre n° de novembre 1955, Worms et Cie semblait déjà s'être sensiblement écartée du groupe Lazard Frères et Cie avec lequel, pourtant, elle avait été étroitement associée depuis presque le lendemain de la première guerre mondiale, pour passer, assez ostensiblement, aux côtés du groupe de Rothschild Frères. La participation étroite de Worms et Cie dans Cofirep, Sogefor, Francarep, Cofimer, Safrep, pour ne parler que des affaires de recherches pétrolières, le confirme nettement à nos yeux, et si, depuis, on trouve de nouvelles associations entre Worms et Cie et Lazard Frères, il faut noter qu'elles ne se sont manifestées qu'après la nouvelle "liaison" de Rothschild Frères-Lazard Frères.
Lorsque, au cours de l'année I954, Worms et Cie dut, pour se soumettre aux nouvelles dispositions légales sur le registre du commerce, y requérir une nouvelle inscription, la société Worms et Cie était au capital de 400 millions de francs, dont 202.326.374 F pour les associés-gérants et 197.673.626 F pour les associés-commanditaires, dans les conditions suivantes :
A) Associés-gérants :
M. Hypolite Worms
141.069.951 F
M. Robert Labbé
38.776.210 F
M. Jacques Barnaud
15.692.573 F
M. Raymond Meynial
6.787.640 F
Total
202.326.374 F
B) Associés-commanditaires
Madame Blanchy
12.043.450 F
Madame Boccon-Gibod
12.043.450 F
Madame Desforges
12.043.450 F
M. Henri Goudchaux
12.043.450 F
M. Jacques Goudchaux
12.043.450 F
Madame Fauchier-Delavigne
12.166.763 F
Madame Fauchier-Magnan
26.166.763 F
Madame Lebel
26.166.763 F
M. Léon Labbé
11.803.526 F
Mme Razsovich
23.576.281 F
M. Michel Leroy
11.788.140 F
M. Roger Leroy
11.788.140 F
Total
197.673.626 F
Comme on l'a vu, plus haut, la société était gérée par :
1°- M. Hypolite Worms, né le 26 mai I889 à Paris (VIII°), fils de Lucien Worms et de Mme Virginie Adèle Houcke, français, marié le 14 février 1912 à Londres, sous le régime de la séparation de biens, avec Melle Gladys Mary Lewis-Morgan, habitant à Paris, 4, avenue Émile Deschanel (VII°),
2°- M. Jacques Joseph Léon Barnaud, né le 24 février 1893 à Antibes (Alpes Maritimes) fils de M. Barnaud, officier de Marine et de Mme née Marie Fournier, français, marié le 21 novembre 1919 à Antibes, sous le régime dotal avec para-phernalité, avec Melle Arnal, demeurant à Paris, 47, rue Spontini (XVI°).
3°- M. Robert Marcel Labbé, né le 5 avril I907 à Paris (8°) fils de M. Jean Labbé, et de Mme née Marie Goudchaux, français, marié le 24 mai I945 à Paris (8°) sous le régime de la séparation de biens, avec Melle Taffanel, demeurant à Paris, 8, avenue Gourgaud (XVII°).
4°- M. Jacques Marie Joseph Raymond Meynial, né le 1er juillet 1902 à Montpellier (Hérault), fils de M. Edmond Meynial, professeur à la faculté de Droit de Paris, et de Mme née Lucie Bonhomme, français, marié le 20 juin 1933 à Paris (XVI°), sous le régime de la communauté de biens réduite aux acquêts avec Melle Mabille, habitant à Paris 60, avenue Paul Doumer (XVI°).
La société Worms et Cie déclarait, officiellement, avoir pour objet : l'affrètement et l'armement des navires et des bâtiments de navigation et de transports de toutes espèces, la construction, l'achat et la vente de navires, le commerce des charbons et de tous combustibles, les opérations de banque et de change, ainsi que tous autres genres de commerces ou d'industries que les associés jugeraient convenables.
On notera déjà les modifications importantes apportées à l'objet social, si on compare celui-ci avec les déclarations antérieures.
Ces divers services avaient, comme directeurs et fondés de pouvoirs principaux, les personnalités suivantes :
- secrétaire général : M. Philippe Simoni, né le 5 mai 1895 à Sorio di Tenda (Corse), français.
- directeur financier : M. Robert Malingre, né le 11 février 1898 à Bayon (Meurthe-et-Moselle), français.
Direction générale des Services maritimes
- M. Pierre Douffiagues, né le 26 janvier 1912 à Paris 15°, fils de Joseph André Jacques et de Mme née Marie Louise Labot, français, directeur-général ;
- M. Henri Bouteloup, né le 11 juin 1892 à Vaiges (Mayenne)[1], français, directeur général adjoint ;
Direction générale des Charbons et tous combustibles
- M. Louis Vignet, né le 14 juin 1892 à Lyon (VI°), français, directeur général ;
- M. Michel Leroy, né le 26 novembre 1911, à Paris (XVI°), fils de Paul et de Mme née Suzanne Worms, français, directeur général adjoint ;
Services bancaires
- M. Guy Brocard, né le 25 mai 1904, à Saint-Laurent de La Prée (Charente Maritime), français, directeur ;
- M. Pierre Édouard Coquelin, né le 14 mai 1907 à Paris (VII°), fils de Maurice et de Mme née Madeleine Chassang, français, directeur-adjoint.
Notons que ces déclarations sont incomplètes car elles ne comprennent pas les signatures de deuxième rang (fondés de pouvoirs agissant à deux signatures), contrairement à ce que Worms et Cie avait fait dans ses déclarations antérieures.
A la même époque (1954), Worms et Cie annonçait avoir des succursales exerçant l'armement maritime à Boulogne-sur-Mer, à Brest, à Dieppe, à Dunkerque, à Lorient, à Toulon, à Alger, à Tunis, à Sfax (Tunisie), à Hambourg (Allemagne), à Alexandrie (Égypte), au Caire (Égypte) ; d'autres s'occupant de commerce de combustibles à Angoulême, à Nantes, à La Riche (près de Tours) ; d'autres encore s'occupant de ces deux activités, à Bayonne, à Bordeaux, au Havre, à Marseille, à Rouen, à Port-Saïd (Égypte), à Suez (Égypte) ; et enfin des agences bancaires à Alger, à Casablanca (Maroc).
A fin 1954, le fonds de commerce de minéraux solides exploité au Havre, fut donné en location-gérance à la Société à responsabilité limitée dite Société pour l'exploitation rationnelle des agglomérés et des charbons (Sérac), dont le siège social était à Paris, 25, rue Marbeuf.
Au début de 1956, M. Henri Bouteloup devenait directeur d'une agence de commissionnaire-magasinage en transports, créée en janvier 1951, comme établissement secondaire de Worms et Cie, à Paris, 24, place Charles Fillion.
C'est à la même époque, d'ailleurs, que la société étendait son activité à celle d'agence de voyage.
Entre-temps, par décision des associés du 4 février 1954, M. Pierre Douffiagues, directeur général des Services maritimes, était devenu co-gérant d'une filiale de Worms et Cie, créée sous la forme à responsabilité limitée sous le titre Compagnie maritime de la mer Rouge, en mai 1952, avec, comme gérants, MM. Jacques Goudchaux, par ailleurs, on l'a vu, commanditaire de Worms et Cie, et M. Jacques Revoil. C'est ce dernier que M. Douffiagues remplaçait.
Mais, à la fin de 1955, M. Douffiagues abandonnait ses fonctions chez Worms et Cie et était remplacé à la fois comme directeur général des Services maritimes de Worms et comme co-gérant de la Compagnie maritime de la mer Rouge, par son adjoint M. Henri Bouteloup ; M. Etienne Hallé, né le 19 novembre 1905 à Paris (VII°), fils de M. Etienne Jean Marie Hallé et de Mme née Alice Henriette Fustier, devenant directeur-adjoint.
Par ailleurs, M. Louis Vignet, directeur général des Services charbons et tous combustibles, étant décédé, était remplacé par M. Michel Leroy, précédemment directeur général adjoint et, on l'a vu également, commanditaire de Worms et Cie.
M. Gérard Grédy, né le 19 janvier 1905 à Bordeaux, en devint directeur-général adjoint.
Dans les services bancaires, M. Guy Brocard fut promu directeur général, et M. Pierre Édouard Coquelin, directeur général adjoint, en même temps que M. Robert Dubost, né le 11 septembre I908 à Lyon, était appelé aux mêmes fonctions.
Également à la même époque, Worms et Cie déclarait de nouvelles succursales à Elbeuf, Louviers, (combustibles), Sète, Beyrouth, Tripoli et Sidon au Liban (armateurs) et confirmait l'activité de son établissement bancaire de Marseille (qui avait commencé à fonctionner au moment de la débâcle de 1940).
Puis, Worms et Cie ayant été, conformément aux dispositions légales, obligée de procéder aux opérations financières consécutives aux réévaluations de l'actif, fut amenée à rendre publiques certaines modifications statutaires intervenues entre-temps, particulièrement en ce qui concernait la répartition des superbénéfices entre les associés.
D'une part, la durée de la société fut prorogée jusqu'au 30 septembre 1965, et, d'autre part, par actes des 8 et 16 décembre 1949, cette répartition avait été ainsi précisée par modification de l'article 10 des statuts de la société, dont le texte devint le suivant :
Article 10
« Après les prélèvements opérés comme il est dit aux articles 8 et 9 (des statuts sociaux) le surplus des bénéfices sera partagé de la manière suivante à partir du 1er janvier 1950 :
1° - Jusqu'à concurrence de douze millions pour une année entière, proportionnellement à la part de chaque associé.
2°- Au-delà de douze millions, il sera attribué quatre dixièmes aux gérants en cette qualité, et six dixièmes aux parts de capital.
Les six dixièmes ainsi attribués aux parts de capital seront, eux-mêmes, repartis conformément à l'échelle centésimale suivante :
A. Hypolite Worms
35,27%
A. Robert Labbé
9,69%
A Jacques Barnaud
3,92%
A Raymond Meynial
1,70%
A Mme Blanchy
3,01%
A Mme Boccon-Gibod
3,01%
A Mme Desforges
3,01%
A Henri Goudchaux
3,01%
A Jacques Goudchaux
3,01%
A Mme Fauchier-Delavigne
6,54%
A Mme Fauchier-Magnan
6,54%
A Mme Lebel
6,54%
A Léon Labbé
2,95%
A Mme Razsovitch
5,90%
A Michel Leroy
2,95%
A Roger Leroy
2,95%
Soit au total
100%
Les réserves et bénéfices non distribués, ainsi que les plus-values du capital social, seront répartis aux associés, à compter du 1er janvier 1950, dans les mêmes proportions qui viennent d'être indiquées pour le surplus des bénéfices au-delà de 12 millions.
Toutefois, en cas d'augmentation du capital par incorporation de réserves n'ayant pas leur origine dans un prélèvement sur le compte de "Profits et Pertes", un tiers seulement de la part revenant aux gérants, en cette qualité, pourra être incorporé au capital, les deux autres tiers devant être inscrits comme préciput à exercer à la liquidation.
II est vraiment suggestif de faire la comparaison profonde entre les répartitions fixées par l'acte du 8 décembre 1949 et Par celui du 16 décembre (huit jours après) (voir notre n° de mars 1950) surtout si l'on sait que c'est entre ces deux actes, officiellement par celui du l6 décembre, que M. Barnaud est redevenu associé-gérant de Worms et Cie et ceci nous paraît éclairer largement le rôle antérieur de M. Meynial.
En fait, aucune modification n'intervint dans le capital de Worms et Cie jusqu'à fin décembre 1956, date à laquelle, à la suite des réévaluations d'actif, imposées par les nouvelles dispositions législatives, il fut porté de 400 millions à 1.200 millions, par prélèvement d'une somme de 800 millions à prendre sur les réserves spéciales de réévaluation des immobilisations de la société et des indemnités de reconstitution de ses dommages de guerre.
Cette somme de 800 millions fut répartie entre les associés, conformément aux dispositions statutaires et le nouveau capital social de 1.200.000.000 de francs le fut, de son côté, dans les conditions suivantes :
Associés
Ancien capital
Répartition
Nouveau capital
H. Worms
141.069.951
267.221.820
408.291.771
Robert Labbé
38.776.210
99.789.092
138.565.302
J. Barnaud
15.692.573
62.021.820
77.714.393
R. Meynial
6.787.640
47.490.910
54.278.550
Soit pour les associés-gérants
202.326.374
476.523.642
678.850.016
Mme Blanchy
12.043.450
19.701.818
31.745.268
Mme Boccon-Gibod
12.043.450
19.701.818
31.745.268
Mme Desforges
12.043.450
19.701.818
31.745.268
Mme Fauchier-Delavigne
26.166.763
42.807.272
68.974.035
Mme Fauchier-Magnan
26.166.763
42.807.272
68.974.035
Henri Goudchaux
12.043.450
19.701.818
31.745.268
Jacques Goudchaux
12.043.450
19.701.818
31.745.268
Léon Labbé
11.803.526
19.309.090
31.112.616
Mme Lebel
26.166.763
42.807.272
68.974.035
Michel Leroy
11.788.140
19.309.090
31.097.230
Roger Leroy
11.788.140
19.309.090
31.097.230
Mme Razsovich
23.576.281
38.618.182
62.194.463
Soit pour les commanditaires
197.673.626
323.476.358
521.149.984
En dehors des modifications ainsi survenues dans le capital social, diverses autres ont été apportées à l'actif social.
D'une part, la durée de la société a été, à nouveau, prorogée jusqu'au 31 décembre 1999, les associés-gérants ayant, en outre, le droit, avant cette date d'expiration, de proroger encore la durée de la société, sous réserve de l'accord, de la majorité des associés commanditaires. A l'expiration de la société, comme en cas de dissolution anticipée, la liquidation serait faite par les associés-gérants ou le survivant de ceux-ci. La liquidation ne pourrait avoir une durée de plus de trois ans qu'avec le consentement unanime des ayants-droits dans l'actif social, et si, à l'expiration de ce terme, il restait encore des objets à réaliser et des sommes à recouvrer, chacun des ayants-droit pourrait exiger qu'il en soit fait des lots qui seraient à tirer au sort entre eux. Les associés reprendraient alors leurs parts dans le capital telles qu'elles sont fixées par l'art. 5 des statuts et le solde de l'actif serait réparti dans des proportions indiquées à l'article 10 pour les réserves et les bénéfices non distribués, ainsi, d'ailleurs, que pour les plus-values d'actif.
II faut noter que l'acte du 20 décembre 1956 a, en effet, modifié, une fois de plus, la répartition des super-bénéfices, avec effet du 1er janvier 1957.
La voici, étant précisé, d'une part, que la part des bénéfices attribuée à chacun des associés est portée au crédit de son compte courant, et d'autre part, que jusqu'à concurrence de 12 millions pour une année, les bénéfices se répartissent proportionnellement à la part de chaque associé dans le capital social.
Au-delà de 12 millions, il est toujours attribué 4/10 aux associés-gérants, mais la répartition des 6/10 aux parts de capital est effectuée maintenant sous le coefficient suivant :
%
M. Worms
34,02
M. Robert Labbé
11,55
M. Barnaud
6,48
M. Meynial
4,52
Mme Blanchy
2, 64
Mme Boccon-Gibod
2, 64
Mme Desforges
2,64
Henri Goudchaux
2,64
Jacques Goudchaux
2,64
Mme Fauchier-Delavigne
5,75
Mme Fauchier-Magnan
5,75
Mme Lebel
5,75
Léon Labbé
2,60
Michel Leroy
2,60
Roger Leroy
2,60
Mme Razsovitch
5,18
A l'occasion de ces opérations, Worms et Cie a établi, pour la perception des droits d'enregistrement, un bilan résumé au 31 décembre 1955 - peut-être un peu ancien mais qui n'en reste pas moins extrêmement intéressant dont voici la teneur.
Actif
Immeubles
(le siège social 45, boul. Haussmann n'appartient pas à la société, mais à Mme Fauchier-Magnan - à part un immeuble situé 14, rue Auber et évalué à 83 millions, le domaine immobilier de la Société est en province)
563.900.000 F
Navires
1.275.000.000 F
Matériel, outillage et mobilier
547.630.157 F
Titres et participations
10.653.113.034 F
Valeurs réalisables ou à court terme et disponibles
39.869.441.809 F
Total de l'actif brut
52.907.085.000 F
Passif
Provisions pour frais et litiges en cours
161.176.109 F
Dettes à court terme
42.770.497.284 F
Dividendes non payés
125.000.000 F
Total du passif brut
43.056.673.393 F
II restait donc un actif net de
9.850.411.607 F
La société Worms et Cie annonçait, en même temps, un bénéfice de 100 millions réalisé entre le 1er janvier et le 20 décembre 1956.
Nous ne discuterons pas ce bilan, ne serait-ce que parce que, en réalité, il ne représente rien de précis (titres et participations - valeurs réalisables, etc.) mais nous avons l'impression avec la très modeste compétence qui est la nôtre, que nous ne nous trompions pas tellement dans nos appréciations de janvier 1952 et que les raisons de "l'évolution bancaire" de Worms et Cie dont nous parlons au début de cet article, y était déjà incluse.
Cette évolution se caractérisait, d'ailleurs, à la même époque, par le transfert (en location) par Worms et Cie de sa partie relative à l'affrètement et à l'armement des navires, l'importation et le commerce des charbons et de tous autres combustibles exploités à Paris et dans ses succursales provinciales, à une nouvelle filiale Worms, Compagnie maritime et charbonnière constituée fin 1956, d'abord sous forme de société à responsabilité limitée, puis transformée presque aussitôt en société anonyme au capital de 750 millions de francs - en réalité de 1.050 millions en comprenant la prime d'émission - en 75.000 actions de 10.000 francs nominatives, dont 74.780 souscrites par Worms et Cie et 220 par les quatre associés-gérants et deux filiales de Worms et Cie.
Le conseil d'administration était composé de M. Robert Labbé, président directeur-général, M. Hypolite Worms M. Jacques Barnaud, M. Raymond Meynial et la société Worms et Cie. Le président-directeur général était assisté de M. Henri Bouteloup et de M. Michel Leroy, que nous avons déjà cités comme directeurs généraux de Worms et Cie, le premier pour les Services maritimes, le second, pour les Services des charbons et combustibles liquides. Le capital social a été porté depuis à 1.250 millions, par l'émission à 14.000 francs de 50.000 actions nouvelles de 10.000 francs, opération effectuée en juillet 1957, soit six mois après la création.
Mais, ce qui est extrêmement suggestif dans ce transfert d'activité c'est que l'acte de location stipule que Worms et Cie pourra continuer à faire, elle-même, les opérations de rapportant à la même activité, c'est-à-dire que rien ne l'empêche de faire, demain, concurrence à l'autre société.
Il n'est pas besoin d'avoir une rès grande compétence dans les tractations financières et commerciales pour comprendre ce que cela veut dire.
Aucune autre modification sociale n'a été, depuis fin 1956, ni déclarée au registre du commerce, ni déposée au greffe du tribunal de commerce.
Nous aurons l'occasion de revenir ultérieurement sur toutes les opérations ; créations, prises de participations, émissions, faites par la banque Worms et Cie surtout au cours des cinq dernières années, mais peut-être n'est-il pas sans intérêt de signaler qu'elle fut en 1956 parmi les fondatrices de la Société algérienne de documentation atomique, et que, à la fin novembre 1957, M. Raymond Meynial, au nom du groupe Worms, signait, avec l'Amiral Octacilio Cunha, président de la Commission nationale de l'énergie nucléaire, au Brésil, un contrat pour l'installation de deux usines de traitement d'uranium au Brésil.
Au début de 1956, M. Hypolite Worms a été promu, au titre de la présidence du conseil, commandeur de la Légion d'honneur, comme armateur et banquier, chef de Worms et Cie.
De son côté, M. André Guex, directeur chez Worms et Cie, était promu officier de la Légion d'honneur à titre militaire.
R. Mennevée
[1] Qu'on ne s'étonne pas du peu de détails donnés en face de certains noms : nous nous en tenons aux déclarations officielles faites par Worms et Cie.
1959.03.04.De Paris Normandie.Article sur le Château-Larose et le Château-Pavie.Original
Le "Château-Larose" a terminé sa carrière française
Le "Château-Larose", que l'Armement Worms vient de vendre, termine une carrière de vingt-neuf ans passée sous les couleurs françaises et qui se poursuivra dans les rangs de la petite marine marchande libanaise.
Achevé à Glasgow en 1930, ce cargo de 2.047 tonneaux de jauge brute fut, jusqu'à la guerre, affecté à la ligne Le Havre-Algérie via Marseille, avec le "Château-Pavie", qui lui était semblable, et le "Château-Yquem".
A partir de novembre 1942, il fut désigné pour assurer le ravitaillement de la Corse, rendu périlleux par la présence à bord d'une garde italienne qui le désignait à l'attention spéciale des sous-marins anglais, toujours bien renseignés.
Si le "Château-Larose" échappa au torpillage, il fut, en revanche, sabordé par les Allemands, dans la passe secondaire nord de Marseille, en 1944. Réparé, il navigua quelques années pour l'Armement Giannoni, puis il reprit la cheminée noire de Worms. C'est sous cette livrée, et à cette époque, que notre photographie le représente, dans le port de Nice. Plus tard, il devait prendre la coque grise, et la mâture de même, qui devinrent de règle pour les unités naviguant sous le pavillon bleu à disque blanc de la Maison Worms.
Ses derniers voyages se firent entre Marseille et la Tunisie.
Rappelons que son "alter ego", le "Château-Pavie", devenu, en 1951, le stationnaire à Madagascar "Ville-de-la-Manakara", de la Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire, passa, au début de 1958, sous le pavillon panaméen où il fut rebaptisé "Vesna".
1959.03.09.De Worms & Cie - siège social.Portefeuille-Investissements
Worms & Cie - Siège social Paris, le 9 mars 1959
Le Portefeuille-Investissements
Incidences fiscales résultant de la cession des actions P.I.
Le siège social possédait dans son portefeuille-titres, au 1er janvier 1958, 101.000 actions Nochap figurant pour 6.491.146 francs. Ces titres, acquis antérieurement à 1949 avec remploi d'une plus-value à réinvestir, ont été régulièrement amortis, lors de leur acquisition, à due concurrence de cette plus-value, conformément à l'article 7bis du code des impôts directs.
Le 12 septembre 1958, lors de la constitution de la société "Portefeuille-Investissements", il lui a été fait apport de 14.000 actions Nochap estimées à 107.086.000 francs, soit à 7.649 francs par titre.
Cet apport a été rémunéré par l'attribution de 7.788 actions de 10.000 francs nominal du "Portefeuille-lnvestissements", d'un prix de revient unitaire de 13.750 francs 066731 - (certificat n°18).
Le 30 octobre 1958, il a été cédé à la compagnie d'assurances Populaire-Vie 1.973 de ces actions P.I. pour la somme de : 13.750 x 1.973 = 27.128.750 F
Les incidences fiscales de ces différentes opérations sont les suivantes :
1°) L'apport du 12 septembre 1958 au Portefeuille-Investissements doit être considéré comme un échange sans soulte restant sans influence sur les résultats imposables.
Par suite, les 7.788 actions P.I. doivent être comptabilisées pour la même valeur que celle des 14.000 actions Nochap remises en échange, soit (6.491.146 x 14.000) / 101.000 = 899.763 F, ce qui représente 115 F 532 par titre.
2°) La cession de 1.973 actions P.I. à la Populaire-Vie, à la suite de la comptabilisation ci-dessus, fait ressortir une plus-value de :
27.128.750 - (115,532 x 1.973) = 26.900.805 F
Cette plus-value peut bénéficier, sans contestation possible, de l'exonération sous condition de remploi prévue par l'article 40 du code général des impôts. En effet :
- d'une part, les actions P.I., acquises à la suite de l'échange sans soulte précité, peuvent être considérées comme étant entrées dans l'actif à la date d'acquisition des actions anciennes Nochap. Le délai de 5 ans prévu à l'article 40-2 du code général des impôts est donc respecté ;
- d'autre part, l'échange des actions P.I. avec les actions Nochap ne peut être considéré comme un nouveau remploi pour lequel les conditions de l'article 40 auraient à être remplies à nouveau. La plus-value non taxée, en puissance dans les actions Nochap, se retrouve intégralement dans les actions P.I. inscrites au bilan pour la même valeur que celle des 14.000 Nochap. Elle ressort d'ailleurs régulièrement dans la cession des 1.973 actions P.I. à la Populaire-Vie, et pour ne pas être appréhendée, il suffira qu'elle soit réinvestie à son tour dans les conditions prévues par l'article 40, conditions qui ont d'ailleurs été favorablement modifiées par les articles 34 et 35-2 de l'ordonnance n°58-1372 du 29 décembre 1958 et l'article 8 de l'ordonnance n°59-247 du 4 février 1959.
Il y a lieu de noter que si l'échange des 14.000 actions Nochap contre les 7.788 actions P.I. faisait baisser le pourcentage de la participation de Worms & Cie chez Nochap au-dessous du chiffre de 30%, prévu par l'article 40-2 du code général des impôts, cette diminution resterait sans influence sur la validité de l'opération.