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1904.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence, dans :

  • les copies de lettres à la presse1,
  • les doubles des courriers reçus par le siège, à Paris, entre 1903 et 19082,
  • la correspondance, les notes, rapports, circulaires, accords, traités... (originaux ou duplicatas) émanant de la direction générale de la Maison, des départements maritimes et combustibles, ainsi que des succursales françaises et étrangères. Les dossiers d'où proviennent ces pièces ont été classés "tels quels" par les services qui les ont produits. Répertoriés par objet et non par date, ils couvrent – ensemble – une période allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1960. Une notice située à la fin du présent article, reproduit le descriptif qui est fait des archives les plus significatives sur les bordereaux d'inventaire,
  • les synthèses réalisées par la Maison et notamment :
    • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
    • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec l'Égypte (1869-1948)", daté du 16 juin 1948
    • "Historique de Worms & Cie – 2ème partie (1877-1911)", daté du 27 avril 1948.

A ces informations s'ajoutent celles recueillies :

  • auprès des services administratifs : état civil, tribunal de commerce...
  • dans les annuaires et les minutes notariales...
  • dans la presse, les revues professionnelles et les ouvrages d'histoire...

Les documents d'où sont extraits les renseignements rassemblés dans ce recueil sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur l'intitulé de chacun d'eux (en bleu + soulignement).

1+2 Ces corpus n'ont pas fait l'objet d'un dépouillement exhaustif comme cela a été le cas pour les chronos de correspondance datant du 19ème siècle.

1904.01.16.De l'Ouest-éclair.Navire Hypolite Worms

Paquebots et vapeurs Un vapeur en danger Bordeaux, 15 janvier. Le vapeur Hippolyte Worms, arrivé d’Anvers a rencontré le 14 janvier, à 17 milles, à l’Ouest-Nord-Ouest de la Coubre un vapeur étranger sur lest, désemparé de sa machine, qui demandait du secours. Ce vapeur, en travers de la lame, était en danger pressant. La mer démontée n’a malheureusement pas permis à l’Hyppolyte Worms de lui porter secours.  

1904.01.26.A Charles Durbec - Worms et Cie Marseille.De H. Goudchaux.Original

Retranscription Document originalWorms & Cie45, boulevard HaussmannParis, le 26 janvier 1904Monsieur Ch. DurbecMarseilleCher Monsieur Durbec,Le temps m'ayant marqué hier pour répondre à votre lettre du 22, je viens le faire aujourd'hui.Société de transbordements maritimes. J'attends de connaître la réponse de M. Bessard à votre désignation de M. Rubaudo comme arbitre de votre côté, et nous sommes bien d'accord que vous restiez absolument à cheval sur vos droits sans jamais les dépasser, mais aussi sans jamais rien céder. Autant j'y avais été avec confiance avec M. Bessard quand je l'avais vu à Paris, autant aujourd'hui je suis décidé à me montrer intraitable avec lui, parce que je n'oublie jamais quand on a abusé de ma naïveté.En ce qui concerne la lettre écrite à M. Mesnier, je crois bien qu'il ne faut pas chercher à l'absence de la signature de M. Estrine d'autre explication que ce fait qu'il n'est pas le client de Mesnier et que la lettre a été seulement signée par les deux administrateurs pouvant se croire une influence sur lui. Nous ajouterons que nous sommes toujours sans nouvelles de Cory, tant qu'on ne viendra pas nous relancer pour avoir une réponse, nous ne bougerons pas, mais le jour où on viendra nous trouver, nous marcherons tout seuls si Cory n'ont pas encore parlé et nous dirons pour nous-mêmes que notre contrat doit être maintenu sans aucun changement en ce qui concerne les Allemands ou que nous permettrons que la Société leur donne le même traitement qu'à nous à la condition que nous ayons en échange la faculté de résilier notre contrat avec préavis de 6 mois. C'est ce que nous dirons à Mesnier quand il nous attaquera et c'est ce que vous pourrez dire à la Société Bessard si elle vient vous trouver, mais nous vous engageons à attendre qu'elle le fasse.Société Estier. Nous sommes bien embarrassés pour vous répondre. D'une part nous ne voulons pas paraître y mettre de l'entêtement et vous empêcher de vous asseoir à une table en somme très acceptable, mais d'autre part nous avons un peu le pressentiment que nous le regretterons un jour ou l'autre, et qu'alors il serait plus difficile pour vous de sortir qu'il ne le serait aujourd'hui de refuser d'entrer. Ce qui nous fait peut-être pencher pour l'affirmative c'est la possibilité que cela nous donnera sans doute plus tard de mieux nous organiser pour nous passer de la Société Bessard et même au besoin lutter contre elle, et si donc M. Estier vous a formellement demandé d'entrer dans son Conseil, allez-y. En ce qui concerne notre participation nous sommes d'accord avec lui, si nous ne nous trompons pas il nous a dit que le capital actuel serait de 175,000 francs et notre part doit être de 5,000 francs.Anthracites. Nous serons enchantés que vous causiez avec M. Rouyer de cette question, s'il s'arrête chez vous à son retour comme nous le pensons, mais nous vous prions de ne rien engager de plus avec M. Joseph Savon jusqu'à nouvel ordre ; notre impression est qu'une entente sous une forme quelconque n'aurait d'autre résultat que de consolider à nos dépens la situation de ces Messieurs qui est faible, et que nous ferons mieux de lutter s'il le faut pendant encore un temps plus ou moins long avec l'espoir de les voir un jour ou l'autre renoncer à ces affaires. Nous n'avons aucun parti pris contre MM. Savon pour lesquels nous avons même plutôt de la sympathie qu'autre chose, mais nous sommes portés à nous méfier parce qu'en général ils n'aiment les ententes qu'à la condition d'être du bon côté.Bien cordialement à vous.H. Goudchaux

1904.02.18.De H. Follin - Worms et Cie Le Havre.Aux capitaines de la flotte.Circulaire

Document originalCirculaire aux capitaines n°243Le Havre, le 18 février 1904Relâches en AngleterreCapitaine,Veuillez bien annuler la circulaire portant le n° ci-dessus qui vous a été adressée hier et la remplacer par celle-ci :Liste des agents auxquels les capitaines de nos Vapeurs devront s'adresser en cas de relâche éventuelle dans l'un des ports suivants de la côte sud d'Angleterre.PortlandMM. G .H. Collins & C° LimitedAdresse postale : MM. G. H. Collins & C° LimitedFortuneswell - PortlandAdresse télégraphique : Collins Fortuneswell - PortlandDartmouthMM. G. H. Collins & C° LimitedAdresse postale : MM. G. H. Collins & C° LimitedDartmouthAdresse télégraphique : Collins DartmouthPlymouthMM. Bellamy & C°Adresse postale : MM. Bellamy & C°28 Southside Street - PlymouthAdresse télégraphique : Bellamy PlymouthFalmouthMM. Cox. & C°Adresse postale : MM. Cox & C°Docks Foundry - Falmouth (Cornwall)Adresse télégraphique : Cox FalmouthRecevez, capitaine, nos sincères salutations.H. Follin

1904.05.02.De Worms et Cie.Circulaire.Original

Document originalWorms & Cie45, boulevard HaussmannParis, le 2 mai 1904M.Nous avons l'honneur de vous informer que nous avons donné notre procuration générale à M. Michel Goudchaux, qui est déjà depuis quelque temps attaché à notre Maison.Veuillez prendre note de sa signature et agréez, M., l'assurance de notre considération distinguée.Worms & CieM. Michel Goudchaux signera : [signature].

1904.05.21.De Worms & Cie Angoulême.Circulaire originale

Worms & Cie Armateurs Charbons anglais - cokes et fontes Transit Angoulême - Tonnay-Charente - Rochefort Bordeaux - Havre - Marseille - Bayonne - Alger - Pasagès Cardiff - Newcastle - Grimsby - Port-Saïd - Suez Paris Angoulême, le 21 mai 1904 Monsieur, Nous venons vous faire nos offres de service pour la fourniture des charbons anglais qui vous seront nécessaires cette année pour vos battages à vapeur. Nous recevons à Bordeaux, Rochefort et Tonnay-Charente, où nous avons des maisons établies, des arrivages réguliers de divers combustibles, tels que : - charbon Glasgow à longue flamme 1ère qualité - charbon d'Écosse à longue flamme 1ère qualité - briquettes à vapeur 1ère qualité Nous n'expédions pas moins de 5 000 kilos à la fois. Veuillez nous indiquer la qualité que vous employez et nous vous coterons des prix très avantageux. Recevez, M. [...], nos sincères salutations. Worms & Cie Écrire à l'adresse de : Messieurs Worms & Cie Charbons anglais Angoulême

1904.10.12.A Charles Durbec - Worms et Cie Marseille.Original

Document originalWorms & Cie45, boulevard HaussmannParis, le 12 octobre 1904Monsieur Ch. DurbecMarseilleCher Monsieur Durbec,Nous avons aujourd'hui reçu la visite de Monsieur Hubert Giraud qui nous a dit que tout ce que vous aviez fait pendant la crise qui vient de se terminer et tous les services que vous aviez rendus avec autant d'intelligence que de dévouement avaient plus qu'auparavant attiré sur vous l'attention de la communauté commerciale de Marseille et qu'on désire vous offrir la vice-Présidence du Comité de la défense qui va devenir vacante, croyons-nous, par le départ même de M. Giraud ; nous lui avons répondu que nous n'avions jamais eu dans aucune circonstance un directeur d'une de nos succursales avec lequel nous nous soyons autant trouvés en constant accord et intimité de vues que nous venons de l'être avec vous et que nous serions trop heureux que vous puissiez ainsi trouver la légitime récompense qui vous est amplement due, sans oublier que nous serions nous-mêmes heureux si dans ces nouvelles fonctions vous pouvez trouver l'occasion de contribuer encore davantage à la prospérité du commerce marseillais.Nous n'ajouterons qu'une chose, c'est que nous avons rarement eu de satisfaction aussi grande que celle que nous a procurée la visite de M. Giraud cet après-midi et comme nous vous la devons, nous vous en remercions.Recevez, Cher Monsieur Durbec, nos bien cordiales salutations.Worms & Cie

1904.10.21.De Michel Goudchaux.A Paul Rouyer - Worms et Cie Port-Saïd.Photocopie

Photocopie d'un courrierWorms & CiePort-Saïd (Égypte)Vendredi, 21 octobre 1904Cher Monsieur Rouyer,Je ne sais pas si l'idée que je vais mettre en avant devra en quoi que ce soit vous convenir, mais il me semble qu'elle devrait présenter quelque intérêt, toutefois, comme je suis fort éloigné de croire que vous partagiez, papa et vous, mon idée, dont je laisse du reste à Guy une grande partie de la paternité, j'ai préféré vous écrire à vous, sachant que, si vous y voyez une objection, vous me direz tranquillement : « Ton idée est mauvaise. Il s'agirait de retenues prélevées sur les gratifications de chaque employé et qui lui permettraient d'avoir, le jour où il se retirerait, un peu d'argent pour faire face à ses besoins. »Voici ce qui me pousse à vous faire cette proposition. Hier, le pauvre Stéfano, se traînant à peine, est venu implorer pour qu'on lui donne un peu d'argent, ne pouvant avec ses 50 F par mois subvenir à ses propres besoins, à ceux de sa belle-fille restée veuve, à ceux de ses petits-enfants. Il est certain qu'avec 50 F par mois, soit environ 12 F par semaine, il doit difficilement arriver à joindre les deux bouts. Je n'ai fait qu'apercevoir le pauvre bonhomme qui ne peut presque plus parler, mais j'ai été pris de pitié à son égard et, si j'avais su ne pas devoir vous contrarier, je lui aurais bien donné quelque chose ! Puisque deux fois vous avez répondu que vous ne lui donneriez pas davantage que la somme que vous avez fixée, vous avez sans doute avec raison, l'intention de ne pas, en lui donnant plus, créer un précédent, mais pour assurer à ces malheureux qui, après avoir travaillé des 30 et 40 ans, s'en retirent vaincus par le travail, un peu de bien-être pour les derniers jours qui leur restent à vivre, il y aurait peut-être moyen de faire quelque chose et voilà ce qu'en hésitant, je dois dire, je vous proposerais.Au 1er janvier de chaque année, on donnerait à l'intéressé la moitié ou les trois-quarts de la gratification qui lui est destinée et on verserait le reliquat à son compte. Chaque homme ayant un compte-courant, les sommes y versées portant intérêt. Je vois que d'habitude ce même Stéfano recevait 500 F de gratifications et si, depuis son entrée au service de la Maison, on ne lui en avait versé que la moitié, il aurait eu une réserve de 8 à 9000 F avec laquelle il aurait fort bien pu faire face aux nécessités de la vie, rendu inactif par l'âge.Notez que la retenue ne serait aucunement faite sur les salaires mais sur la gratification. Il est vrai que tous ces braves gens comptent autant sur leurs gratifications que sur leurs salaires proprement dits. Je crois même qu'il y a eu de grand désappointement l'an dernier, quand après avoir tablé son budget sur les salaires et la gratification accoutumée, ont a vu la forte réduction qui a été faite dans cette dernière partie. La retenue ne portant que sur la gratification, le jour où cette gratification serait, comme l'an dernier, diminué, cela serait moins sensible puisque l'effet n'en serait pas immédiat pour leur projet de budget.Je ne puis sans doute pas avoir expliqué la chose aussi clairement que je l'aurais voulu, mais vous comprendrez quel sentiment me dicte la proposition que je vous fais là. Je crois que ce serait très réellement apprécié par les ouvriers des chantiers et les manœuvres en général bien plus que par les clerks proprement dit. La mesure pourrait donc ne s'appliquer qu'à la première de ces deux catégories.Je vous demande encore de ne pas m'en vouloir si vous désapprouvez la proposition que je vous fais là, mais il me semble qu'en assurant le bien-être des vieux serviteurs, on doive fermer complètement la bouche aux mécontents et, en même temps, créer des sources de grande satisfaction en sentant que l'on acquiert encore plus sûrement la reconnaissance et l'attachement de ces braves gens.Je suis toujours très content ! Ici, les nouvelles que j'ai sont très bonnes. D'autre part les lettres de papa et de Marie sont toujours empreintes de calme et de tranquillité absolue. On m'y parle de la pluie, du beau temps, des nouvelles mondaines et sociales ! Mais c'est tout. Je ne vois point hélas de solutions pointées alors que je ne souhaite que cela et ne pense qu'à cela.Veuillez dire à Mme Rouyer mes hommages respectueux.Bonnes amitiés à Charles et au gendarme.Croyez, cher Monsieur, à toute mon affection.Michel Goudchaux