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1900.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence. Il reprend notamment un important travail d'analyse effectué par la Maison Worms – préalablement à la rédaction du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie –, dans :

  • les copies de lettres à la presse,
  • et les doubles du courrier reçu par le siège, à Paris, entre 1875 et 1902.

Dans le cadre de cette étude, la correspondance sélectionnée pour son intérêt historique a été résumée ou reproduite en intégralité ou partiellement sur des centaines de fiches manuscrites. Les lettres les plus significatives ont fait l'objet d'une retranscription dactylographique. Ces sources ont en outre été synthétisées et commentées dans les notes suivantes :

  • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec l'Égypte (1869-1948)", daté du 16 juin 1948
  • "Historique de Worms & Cie – 2ème partie (1877-1911)", daté du 27 avril 1948.

A ces informations s'ajoutent des extraits :

  • de courriers, notes, rapports, circulaires, accords, traités... (sous forme d'originaux ou de duplicatas) émanant de la direction générale de la Maison et des départements maritimes et combustibles ainsi que des succursales françaises et étrangères. Les dossiers d'où proviennent ces pièces ont été classés "tels quels" par les services qui les ont produits. Répertoriés par objet et non par date, ils couvrent – ensemble – une période allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1960. Une notice située à la fin du présent article, reproduit le descriptif qui est fait des archives les plus significatives sur les bordereaux d'archivage,

et des renseignements provenant :

  • des services administratifs : état civil, tribunal de commerce...
  • des annuaires et des études notariales...
  • de la presse, de revues et d'ouvrages d'histoire...

Les documents d'où sont extraites les informations rassemblées dans ce recueil sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé (en bleu + soulignement).

1900.00.De Eagle Coal Cy Ltd.Original

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1900.00.De la Compagnie universelle du canal maritime de Suez.Plan.Original

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1900.00.De Worms & Cie Port-Saïd.Facture vierge

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1900.00.De Worms et Cie Cardiff.Charte-partie vierge.Original

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1900.00.De Worms et Cie Cardiff.Charte-partie.Original

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1900.00.De Worms et Cie Cardiff.Original

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1900.00.De Worms et Cie Port-Saïd.Inventaire.Statistiques depuis 1882.Extrait

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1900.00.De Worms et Cie Port-Saïd.Plan du canal de Suez.Original

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1900.01.05.De James Burness and Sons.Londres.Original

Document originalJames Burness & Sons138, Leadenhall StreetLondon, 5th January 1900Dear Sirs,Under instructions from our Principals, Messrs Worms & Co, we beg to advise that current quotations for bunker supplies at their depots, say:Havre, Bordeaux, Marseilles, Algiers, Port Said, Suez, Zanzibar and Buenos Ayres are suspended in the meantime.We are, dear Sirs,Yours truly,

1900.01.06.Aux Messageries maritimes.Paris.Extrait

Retranscription  6 janvier 1900Messageries maritimes, ParisNous avons le regret de nous voir dans l'obligation d'appeler votre attention sur la position de grandes difficultés où nous nous trouvons pour l'exécution de nos contrats dans nos divers dépôts.La guerre de l'Afrique du Sud a eu pour nous cette conséquence sérieuse de réduire les quantités de charbon mis à la disposition des maisons de commerce par suite des énormes besoins du gouvernement, et la position a été telle que même le gouvernement a cru devoir s'adresser à Newcastle pour une partie de ses besoins. En outre, tous les vapeurs affrétés par le gouvernement pour le transport de ses charbons prennent le pas sur ceux des maisons de commerce et doivent être toujours chargés dès le moment où ils sont prêts.En raison de cet état de chose, la seule manière dont nous puissions espérer de maintenir nos dépôts régulièrement approvisionnés de manière à satisfaire à la demande de notre clientèle loyalement et équitablement pour tous, est de restreindre nos livraisons aux quantités moyennes que nous avons eu l'habitude de fournir à chaque vapeur individuel dans les circonstances normales du passé.Fidèles au principe que nous avons appliqué pendant la grève de 1893, notre intention est de réserver aux clients qui ont avec nous des contrats le charbon qui nous est à nous-mêmes assuré par les mines.Pour le cas où les difficultés pour obtenir des charbons dans le pays de Galles viendraient à s'accentuer, il serait précieux pour nous d'avoir votre permission de comprendre dans nos livraisons à vos vapeurs une proportion de soit un 1/4 ou 1/3 d'autres charbons... Jusqu'à nouvel ordre ces charbons vous seraient facturés au prix de vos contrats.

1900.01.19.De A. E. Monod - Worms et Cie Marseille

Document originalNB : La copie image de ce document de très mauvaise qualité n'a pas été conservée.19 janvier 1900Cher M. Goudchaux,Ce n'est pas au chef, c'est à l'ami, c'est en quelque sorte au confesseur que je m'adresse dans un moment de profonde tristesse et amer découragement.Comment lirez-vous ces mots ? Sont-ils compatibles avec les résultats de notre dernier exercice ? Je vous répondrai à cela que l'argent n'est pas tout dans la vie et pour le coeur et que ce qui me manque aujourd'hui, c'est ce qui a fait ma force et ma joie pendant les six années que j'ai eu la bonne fortune de pouvoir déjà vous consacrer, ce qui a surexcité mon ardeur, ma reconnaissance, mon dévouement, ce qui m'a attaché à vous d'une façon si spéciale et si intime : le sentiment que vous et vos associés avaient en moi, au point de vue de la gestion de vos affaires, une confiance absolue et inébranlable.A maints indices, je reconnais qu'il n'en est plus ainsi, j'en souffre et en suis tout démoralisé.Jusqu'ici par exemple, vous m'avez laissé les coudées franches pour tout ce qui concerne le personnel. Je n'en ai certes pas abusé, je n'ai jamais eu la pensée de rien vous cacher ou faire qui pût ne pas être approuvé de vous. Mais cette marque de votre estime m'était plus précieuse que je ne saurais dire et me touchait profondément. Ai-je démérité sans le savoir ? Sans doute, car après 6 ans, je reçois tout à coup l'ordre de ne prendre désormais aucune initiative et de vous soumettre, avec force détails à l'appui, toutes mes propositions.Pour ce qui a trait à nos affaires industrielles, vous vous en êtes toujours jusqu'ici rapporté à moi qui me trouve sur place, étant à même de joindre à l'inspiration générale qui me venait de vous et que j'étais trop heureux de solliciter des éléments particuliers d'appréciation basés sur des circonstances et sur une situation locales, et qui forcément vous échappent. Je ne crois pas que vous ayez eu jusqu'ici à regretter votre largesse de vue sur ce point. Mais aujourd'hui, pour une affaire de 4 000 tonnes, la Maison me lie les bras et jambes, m'interdit d'user de mon discernement et m'indique une limite rigoureuse de laquelle je ne suis pas autorisé, quelles que soient les circonstances et les exigences d'opportunisme qui peuvent se présenter, à me départir d'un centime.Je ne parlerai pas, car c'est une question secondaire, de ce qu'il a pu y avoir de pénible et de mortifiant pour mon amour-propre à répondre l'autre jour à l'ingénieur des Tramways, qui, depuis des années, avait l'habitude de s'entendre directement avec moi, que je n'avais plus pouvoir pour traiter.Mais, me plaçant en face des faits eux-mêmes, de leurs conséquences possibles et de vos intérêts à Marseille, je me demande si cette rigueur de votre part ne comporte pas un danger et si, abstraction faite de ma personnalité, il n'y aurait pas avantage au point de vue des résultats à obtenir, à laisser une certaine latitude à votre représentant. De deux choses l'une en effet : ou le prix de 40 F est possible à obtenir, et alors je l'aurais certainement assuré à ce client, ou, par suite de circonstances diverses, il est impossible et alors, comme je ne puis en démordre, non seulement une affaire représentant pour 4.000 tonnes un bénéfice minimum (même en supposant qu'une petite concession fût indispensable), de 40.000 F pour l'année nous échappera (comme l'anguille quand on veut trop la serrer) mais encore nous perdrons sans doute à tout jamais un client qui, pour le moment, est dans les meilleures dispositions du monde à notre endroit, mais, qui nous est très envié et vis-à-vis duquel nous sommes loin d'être seuls.Cette solution serait navrante.Ne vous m'éprenez pas, Cher Monsieur, sur la portée de ce que j'écris. Je ne me plains de rien, et certes, je ne veux me soustraire à aucun contrôle, trop heureux au contraire de vous tenir au courant de tout, dans les moindres détails. Mais vous qui n'avez jamais été sous ordres, vous ne pouvez pas vous imaginer l'élan et l'énergie que donne à un subordonné l'idée que ses chefs lui laissent sans arrière-pensée, sans crainte, certaines prérogatives et certaines initiatives. Vous ne pouvez pas vous rendre compte, d'autre part, combien il est dur pour ce subordonné de s'apercevoir qu'au lieu d'avancer avec les années dans cette voie, il y déchoit au contraire.Comme je vous l'ai dit en commençant, c'est à l'ami que je me suis permis d'ouvrir tout mon coeur. Si le chef trouve que j'ai eu tort, qu'il veuille bien m'absoudre et qu'il garde pour lui mes confidences sans en tenir aucun compte. Il sait que je suis avant tout un homme de devoir et que, quels que soient les ordres que je reçois, je m'y soumettrai scrupuleusement. Seulement, j'ai toujours attaché un grand prix à travailler non seulement avec ma conscience mais encore avec mon coeur.Veuillez agréer, Cher M. Goudchaux, l'assurance renouvelée de mon entier, affectueux et respectueux dévouement.A. E. Monod

1900.01.22.De H. Goudchaux.A A. E. Monod - Worms et Cie Marseille.Original

Document originalWorms & Cie 45, boulevard HaussmannParis, 22 janvier 1900ParticulièreMon cher ami,Vous avez très bien fait et vous aurez toujours raison de m'ouvrir votre cœur ou plutôt votre tête, parce que c'est votre imagination seule qui a pu mettre en vous d'abord et sous votre plume ensuite, ces idées de profonde tristesse et d'amer découragement dont vous me parlez, et toutes les fois qu'il vous en montera de pareilles bouffées au cerveau je me ferai un plaisir de les dissiper.Vous paraissez croire que nous ne vous laissons plus les coudées franches pour tout ce qui concerne votre personnel : vous devez savoir aussi bien que moi que cela n'est pas, et je pourrais vous en donner une preuve assez récente, mais de là à ne nous laisser, à nous, aucun droit de contrôle sur certaines questions, il y a un pas à franchir et nous ne désirons pas qu'il soit franchi.Ainsi que nous vous l'avons dit, tous les ans en décembre toutes nos maisons nous adressent des états de propositions qu'elles appuient d'observations ; nous les examinons, c'est nous qui décidons en dernier ressort et il n'y a pas de raison pour qu'il n'en soit pas de même à Marseille. Quand les années sont bonnes, nous prenons ces allocations sur nos bénéfices, quand elles sont mauvaises, elles viennent grossir les chiffres de nos pertes, et, dans un cas comme dans l'autre, c'est bien le moins que nous disions notre mot.Passons à la question des affaires industrielles. Il est exact que nous ne vous laissons pas cette année toute la latitude que vous avez pu avoir dans le passé, mais, si vous attribuez cette modification à un manque de confiance de notre part, ce ne peut être que parce que vous ne vous rendez pas encore un compte absolument exact de ce qui est et de ce que va être pour nous la situation en 1900. Je vais donc tâcher de vous l'expliquer.Depuis quatre ou cinq mois, que nous avons vu les événements se préparer, sans cependant pouvoir supposer qu'ils seraient aussi graves qu'ils le sont, mes associés et moi n'avons pas eu un jour de repos et de tranquillité. Il s'agissait, d'une part, de nous assurer en Angleterre des ressources suffisantes de charbon et, d'autre part, de conserver notre clientèle en prenant envers elle nos engagements habituels avec la certitude de pouvoir les remplir. J'espère que nous y sommes arrivés, mais je n'en serai absolument certain que le 31 décembre prochain, en tout cas, nous n'en menant pas large et nous ne voulons à aucun prix augmenter à la légère l'importance de ces engagements. Vous, à Marseille, vous recevez les charbons à gaz, les Cardiff gros et menus que nous avons achetés aux prix que vous savez sans presque vous douter qu'ils valent tous aujourd'hui 100 ou 125% de plus que ce qu'ils vous sont facturés, mais ce dont vous vous doutez encore moins, c'est que nous avons à pourvoir aux besoins de toutes nos maisons en France et à l'étranger et que, pour n'être ne pas exposés à un malheur, nous devons être non pas économes mais avares de nos ressources, c'est que l'engagement pris par nous dans notre circulaire du 6 janvier à nos clients de leur réserver tous les charbons de nos contrats n'est pas une plaisanterie, mais est absolument sérieux et quoi que puissent faire, quoi que fassent nos voisins, nous entendons, nous, tenir cette promesse. C'est une politique générale que nous appliquons à tous, au Havre et à Bordeaux, comme à Alger et à Port-Saïd, qui n'en sont peut-être pas plus enchantés que vous, mais qui sont bien forcés de s'y soumettre parce qu'il le faut, parce que, si nous faisons une concession par ci, si nous lâchons la bride par là, nous serons débordés et nous nous verrons à un moment donné acculés à l'alternative de laisser nos engagements en souffrance ou d'acheter des charbons à 25/- ou à 30/-. Et alors, parce que vous ne pouvez pas prendre n'importe comment l'affaire des tramways de Marseille, qui ne vous revient que parce que leur fournisseur précédent leur fait défaut, vous vous plaignez que pour une affaire de 4.000 tonnes, dites-vous, la Maison vous lie bras et jambes et vous vous imaginez que votre personnalité est atteinte. Je suis tout prêt à faire la part de vos susceptibilités d'amour-propre pour ces affaires locales qui vous tiennent évidemment au cœur plus que d'autres, mais nous, nous devons nous occuper de savoir où nous les prendrons, ces misérables 4.000 tonnes, et en ce moment je ne le sais pas. Voulez-vous que nous les achetions au cours ? Dans ce cas là je n'ai plus rien à dire et vous pouvez en avoir 40.000 ou plus dans ces conditions là mais si nous devons les prendre sur ce que nous avons réservé à la Maison de Marseille pour les contrats déjà faits, alors, je vous prierai de me dire comment nous arrivons à nous exécuter avec la P. & O., les Messageries et tous nos autres clients.Quant à votre situation personnelle, je ne vois vraiment pas en quoi vous pouvez la trouver amoindrie parce qu'en raison des circonstances exceptionnelles où nous nous trouvons, vous êtes tenu pour toutes les affaires petites ou grandes qui se présentent, de nous en référer. Personne à Marseille ne peut ignorer que les chefs de la Maison Worms ne sont pas sur place et personne ne peut s'étonner qu'ils aient à être consultés dans un moment d'une aussi grande gravité. Changeriez-vous avec Savon ou avec Watson & Parker qui sont leurs propres maîtres mais qui ne me paraissent pas tellement dignes d'envie, si j'en juge par les efforts qu'ils ont faits pour entraîner leurs voisins et vous avec les autres à adopter leur idée du droit à la résiliation des contrats à cause de la hausse des prix à Cardiff ? Grand merci, mais quant à nous, nous entendons exécuter nos marchés et j'aime encore mieux laisser les Tramways de Marseille aller chez un autre que de faire comme Gênes et de refuser du charbon aux clients envers qui nous sommes liés par des contrats anciens.Croyez-moi, mon cher ami, et je vous le dis bien sincèrement et bien amicalement, vous n'avez rien à envier à qui que ce soit ; votre situation est la plus belle et la plus forte de toutes. Acceptez-la donc telle qu'elle est, avec ses inconvénients comme avec ses avantages, mais surtout, ne vous créez plus de chimères et soyez convaincus que nous apprécions, comme elle le mérite, c'est-à-dire au plus haut degré et avec le plus entière confiance, votre direction de nos affaires à Marseille.Ceci dit, j'ajoute que, si les Tramways de Marseille ne veulent pas payer nos 40 F, vous en serez quitte pour nous le dire et nous verrons alors ce que nous voudrons faire, c'est-à-dire que nous aurons à faire nos calculs et à voir à quel prix nous pouvons descendre, en tenant compte du prix que nous aurons à payer nous-mêmes pour nous couvrir au moyen d'achats supplémentaires au cours de tout ou partie de la quantité vendue, ce ne sera pas le premier achat que nous aurons fait ainsi : nous avons récemment traité, en vue d'une affaire qui ne faisait pas partie de nos engagements normaux, 5.000 tonnes de charbon de Cardiff à 24/-.Et là-dessus je vous serre la main avec toute la sincérité de mes six ans d'amitié.H. GoudchauxJ'ai profité du dimanche pour préparer cette réponse. Le courrier de ce matin nous apporte la lettre ci-incluse de M. Coullet, que je vous envoie pour que vous compreniez qu'avant de faire du luxe sur un point, c'est-à-dire d'y souscrire des engagements nouveaux, nous devons donner à tous équitablement le nécessaire, c'est-à-dire de quoi remplir les engagements anciens.

1900.01.26.A Worms et Cie Marseille.Télégramme.Original

Document original

1900.01.26.De A. E. Monod - Worms et Cie Marseille

Document originalNB : La copie image de ce document de très mauvaise qualité n'a pas été conservée.26 janvier 1900MM. Worms & CieParisMessieurs,C'est avec une vive reconnaissance que j'ai reçu votre dépêche de ce jour. J'ai plusieurs choses à mettre en ordre demain, notamment il faut que je vois l'ingénieur des Tramways qu'il ne m'a pas été possible de rencontrer aujourd'hui tant il est affairé par l'installation de nos lignes électriques. Mais, puisque vous avez l'obligeance non seulement de m'autoriser mais encore de m'y encourager, je pense partir demain soir ou dimanche matin de façon à vous voir lundi matin.Je vous renouvelle mes remerciements et vous prie d'agréer, Messieurs, mes très respectueuses salutations.A. E. Monod

1900.01.26.De H. Goudchaux.A A. E. Monod - Worms et Cie Marseille.Original

Document originalWorms & Cie45, boulevard HaussmannParis, le 26 janvier 1900Cher Monsieur Monod,En rentrant de Londres ce matin je trouve votre lettre du 23 et l'ai lue avec intérêt.Nous avons voulu de suite vous montrer qu'il n'y avait rien d'intransigeant dans nos principes et nous vous avons en conséquence télégraphié pour vous donner la latitude de 2 francs par tonne dont vous parlez si vous en avez besoin pour les Tramways ; je souhaite que cela vous permette d'enlever l'affaire.Quant au reste de votre lettre, nous sommes et je pense que nous resterons toujours bien d'accord.Bien cordialement à vous,H. GoudchauxVous apprendrez avec plaisir que nous avons fait 40.000 tonnes d'américain avec P. L. M. L'affaire a été menée par M. Mayer et elle l'a été supérieurement.

1900.01.27.De A. E. Monod - Worms et Cie Marseille.A H. Goudchaux

Document originalNB : La copie image de ce document de très mauvaise qualité n'a pas été conservée.16, rue Beauvau27 janvier 1900Cher M. Goudchaux,Je vous écris aujourd'hui, après lecture de votre lettre d'hier, les remerciements déjà exprimés hier à la réception de votre dépêche.J'aurai un grand plaisir à vous voir et à causer avec vous, si l'utilité de mon voyage subsiste après l'entrevue que je vais avoir avec M. Audry. Je vous informe en effet par lettre officielle (mais vous ne la lirez sans doute que lundi) que l'administrateur délégué de la Compagnie des tramways est précisément arrivé à Marseille aujourd'hui et que j'attends un avis de M. [Dubs], ingénieur, sous-directeur local, pour savoir où et quand je pourrai le rencontrer.Je suis très enchanté de la bonne nouvelle que vous voulez bien me donner de la grosse affaire conclue entre vous et le P. L. M. et vous prie de bien vouloir transmettre à M. Mayer toutes mes sincères félicitations pour son beau succès.Ce contrat est-il compris dans le compte à demi Savon ?Veuillez agréer, cher Monsieur, l'assurance renouvelée de mon entier, affectueux et respectueux dévouement.A. E. Monod

1900.01.30.De Hull, Blyth and Co.Original

Document originalHull, Blyth & Co4, Fenchurch AvenueLondon, 30th January 1900SavannahDear Sirs,It is with much regret that we find ourselves obliged to advise that, in consequence of the difficulty experienced in obtaining shipments of Pocahontas Coal from Norfolk, Va., at the present time, owing to the block of tonnage there involving a delay which entirely prevents their obtaining tonnage for loading at that port, our Correspondents, Messrs G. I. Taggart& Co., notify us that they are unable to guarantee supplies of coal, in the meantime, under their contract with you, the circumstances being entirely beyond their control.We think it well to advise you at once of this, so that you may make such arrangements as will obviate delay to any of your steamers at Savannah in consequence of the difficulties in which our Correspondents are placed. We fully hope that, within a reasonable time, it may be possible for our friends to resume imports of coal as before.We are, Dear Sirs,Yours truly,

1900.03.07.De H. Insole.Llandaff.A Henri Goudchaux.Paris.Original

Document original  Ely Court, Llandaff, 1900, March 7thDear Mr. Goudchaux,Thank you very much for your kind letter of the 2nd March.I am very pleased that you like the photo and think it is good likeness.In looking back what a number of years our houses have been connected, I believe we were yours first correspondents.It would be a great pleasure to meet you again.My visits to London are not now very frequent, but it may be that some business will call you here, when I hope you will pay a visit to the Patriarch of the S° Wales Coal Trade and believe me in kindest regard.Yours sincerely,H. Insole

1900.04.05.Entre les maisons de Port-Saïd.Compte-rendu de réunions

RetranscriptionPort-SaïdMinutes of meeting held at 85, Gracechurch Street, on 5th April 1900, 2.45 p.m.Present:Mr Newton Dunn (Chair)Mr. R. J. LambertMr WeissenbergMr W. B. HowardMr Clifford J. CoryMr H. B. CoryMr R. FisonMr GoudchauxMr J. R BurnessNotice dated 27th March 1900 convening the Meeting was read.Minutes of Meeting 20th Feb.1900 were read confirmed and signed.Prices. The following intermediate alterations and authorisations in prices agreed by consultation were confirmed.7/23rd March: "Current price" on and after the first April 1900 to be reduced to 37/6."Contract price" from same, date to the end of the year to nominally 37/6 but for reasons previously explained and by way of experiment each house to have liberty of action of not exceeding 2/6 per ton but such liberty to be used with the utmost discretion and to apply to "Contract price" only.These alterations of course to similarly apply to Suez (both "Current" and "Contract") at the agreed 10/- extra with the same 2/6 liberty of action on the "Contract Price".The prices might if necessary be quoted at once.Above agreed prices not to apply navies requirements for which the  "Current price" shall remain at 40/- and the "Contract price" for navies to 40/- excepting the Russian Navy.28th March: Agreed the price for the United States Navy contract be Port-Saïd 37/6 fob not including trimming: Suez 10 /- per ton more.Contract to be from present till end of 1900.Prices not to be cabled before the 29th March 1900.28th Feb / 7th March: Mrs. Cory Bros. & Co. having ascertained that the contract of Compania Transatlantica, Barcelone, with MM. L. Savon & Co. for Port Said expires on 30 April next ask for freedom of action as regards price to secure this contract until the end of the year in the same way as was granted over the Navigatione Generale Italiana and Austrian Lloyds and for the same reasons.Mrs Wills agreed to grant same subject to the firms interested in the "Honorable understanding" undertaking not to interfere with them as regards the Italian Navy.Mrs Worms and Lambert also agreed to grant same but only on condition that the Russian Navy be recognised as theirs (Mrs Worms & Lamberts) clients and that Mrs Cory Bros. undertake not to quote nor take the coaling of the Russians Men of war, whether for single supplies or contracts, at these ports, either on arrival of the ships at Suez Canal ports or previously thereto, except at such prices as may arranged between on the one part and Mrs Worms and Lambert on the other.Mrs Cory Bros. however could not see their way to agree the stipulation pending the results of present enquiry so the matter rested.Prices: A discussion then arose with regard to prices and Mrs Cory Bros. notified that Mrs. Savon had taken the Copaitich contract at 32/6 and they wished the contract price reduced to this figure as they felt it desirable that the houses should retain as much of the trade as was possible. It was however decided not to generally reduce the "Contract price" but that same should remain at 37/6 with the 2/6 liberty of action previously agreed and it was suggested by Clifford Cory and acquiesced in that if any house be approached with some business which they wished to secure they should notify the Chairman, naming the contract in question, ask for permission from the other houses to reduce if they thought fit to do so."Current price" then came under discussion and it was agreed that same should remain at 37/6 without any liberty of action but with the same understanding as to approaching the Chairman for permission from the other houses to reduce for any special business.Navies. This question then came under discussion and it was finally agreed that:Mrs Cory Brothers should retain the "German", "Austrian", "Dutch" and "Spanish" Navies. The other houses quoting such higher but reasonable prices as required by them.Mrs Worms should similarly retain the "French", "Russian" (alternate with Mrs Lambert) and "Japanese" Navies.Mrs Wills should similarly retain the "Italian", "Portuguese" and "British" (alternate years with Lambert Brothers).Mrs Lambert Brothers should similarly retain the "", "Russian" (alternate with Mrs Worms ), "Turks" and "British" (alternate years with Mrs Wills).And that for the:American Navy Transport & Army, Chinese and Danish and all other navies all houses should go in on equal terms to be agreed upon time to time.

1900.05.00.Screw-steamer Sauternes.Iconographie

Document original

1900.05.17.De Worms & Cie Bordeaux.A R. Dussillols.Courrier original

Worms & Cie Armateurs Charbons anglais - Cokes & Fontes Transit Lignes de vapeurs entre Bordeaux, Le Havre et Hambourg Rouen et Paris Anvers et toute la Belgique Brême Bilbao, Santander, Pasagès Bordeaux - 7, allées de Chartres Le 17 mai 1900 Monsieur B. Dussillols Jeune Lerm. (Gironde) Nous vous accusons réception de votre lettre du 16 courant. Il ne nous est pas possible de vous établir les prix à forfait que vous nous demandez, nos steamers n’escalant ni à Nantes ni à Marseille. Nous vous engageons donc à vous adresser aux Maisons dont nous vous indiquons ci-après l’adresse. Pour Marseille : à M. G. Zoëte - 3, Place de la Bourse Pour Nantes : à MM. Albrecht & Fils - 21, Rue Foy Bordeaux. Agréez, Monsieur, nos sincères salutations. Worms & Cie [Signature illisible]

1900.08.14.De H. Follin - Worms et Cie Le Havre.Aux capitaines de la flotte.Circulaire

Document originalCirculaire aux capitaines n°221Le Havre, le 14 août 1900ÉquipagesCapitaine,Nous vous informons que nous avons décidé d'appliquer à bord de tous nos vapeurs les salaires suivants, qui sont ceux admis d'ailleurs par toutes les Compagnies faisant le cabotage à dates fixes et régulières :PontMachineMaîtresF 110Premiers chauffeursF 120CuisiniersF 90ChauffeursF 100MatelotsF 75SoutiersF 80NovicesF 50MoussesF 35Tous ces salaires seront ceux portés sur les rôles ; un supplément de F 10 par homme continuera à être accordé aux chauffeurs chargés de l'entretien de la petite chaudière. Des gratifications pourront, sur la proposition du capitaine, être accordées aux hommes justifiant, soit d'un long séjour dans la flotte de la maison, soit d'aptitudes et de dévouement particuliers, soit d'un emploi spécial à bord ayant exigé d'eux momentanément un supplément de travail. Les embarquements ne pourront être faits qu'à la condition d'un délai de prévenance réciproque de trois jours. Ces conditions seront applicables à partir du 1er août pour tous les marins embarqués avant cette date.Nous désirons à l'avenir pouvoir connaître tous les marins attachés fidèlement au service de notre Maison et nous vous demanderons à cet effet de remplir et de nous adresser tous les mois ainsi qu'à chaque embarquement et débarquement, les feuilles de renseignements dont nous vous enverrons des formules.Nous avons vu avec beaucoup de peine qu'une grève avait pu éclater à l'improviste (grève à laquelle nous nous plaisons à reconnaître que nos équipages n'ont pas participé directement, mais dont ils profiteront) alors que jamais aucun d'eux ne nous avait adressé la moindre demande d'augmentation de salaires. Tous les marins travaillant au service de la Maison Worms & C° doivent savoir qu'elle tient absolument à ce que tout le monde soit traité équitablement, et que jamais aucune revendication légitime ne sera repoussée.Dans cet ordre d'idées, nous désirerions qu'à bord de chaque bateau, un homme fût désigné par ses camarades pour être en cas de besoin leur interprète, celui-ci vous exposerait de temps à autre, au moment de la paie par exemple, les revendications ou plaintes que l'équipage pourrait avoir à formuler et dont vous lui feriez signer un procès-verbal pour nous être transmises immédiatement.Nous désirons entre autres choses être assurés que les équipages n'ont pas à se plaindre de la quantité ou de la qualité de la nourriture.Nous aurions pu exercer des poursuites disciplinaires contre les hommes qui ont déserté le bord au moment de la grève du Havre. Nous ne le ferons pas, mais il n'en serait pas de même si le fait se reproduisait. Quant aux hommes qui, se trouvant au Havre à ce moment, sont cependant restés à leur poste, nous leur accordons à chacun, pour leur tenir compte de leur attitude correcte, une gratification de 15 francs.Vous voudrez bien rassembler tout votre équipage pour porter cette circulaire à sa connaissance.Recevez, Capitaine, nos bien sincères salutations.P.Pon. Worms & CieH. Follin

1900.08.16.De H. Follin - Worms et Cie Le Havre.Aux capitaines de la flotte.Circulaire

RetranscriptionNB : Le texte de cette circulaire est retranscrit dans le recueil d'informations de l'année 1900, à la date du 16 août.