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1867.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence. Il reprend notamment un important travail d'analyse effectué par la Maison Worms dans les chronos de correspondance – préalablement à la rédaction du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie –, et plus particulièrement, en ce qui concerne l'année 1867, dans :

  • les copies de lettres à la presse du 31 décembre 1866 au 28 janvier 1867 ; du 28 janvier 1867 au 19 février 1867 ; du 19 février 1867 au 16 mars 1867 ; du 16 mars 1867 au 10 avril 1867 ; du 10 avril 1867 au 6 mai 1867 ; du 6 mai 1867 au 1er juin 1867 ; du 1er juin 1867 au 1er juillet 1867 ; du 1er juillet 1867 au 25 juillet 1867 ; du 25 juillet 1867 au 20 août 1867 ; du 20 août 1867 au 17 septembre 1867 ; du 18 septembre 1867 au 16 octobre 1867 ; du 16 octobre 1867 au 11 novembre 1867 ; du 11 novembre 1867 au 4 décembre 1867 ; du 4 décembre 1867 au 31 décembre 1867 et du 31 décembre 1867 au 25 janvier 1868,
  • et les doubles du courrier reçu par le siège, à Paris, entre 1875 et 1902.

Dans le cadre de cette étude, la correspondance sélectionnée pour son intérêt historique a été résumée ou reproduite en intégralité ou partiellement sur des fiches manuscrites, qui se comptent par centaines. Les lettres les plus significatives ont été dactylographiées. (Ces copies sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé – en bleu + soulignement.) Ces sources ont en outre été synthétisées et commentées dans les notes suivantes :

  • "Historique de la Maison Worms & Cie (1848-1874)", classé en 1948
  • "Historique de Worms & Cie - 1ère partie (1848-1877)" daté de janvier 1948
  • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale d'Alger (1851-1892)", classé en 1948
  • "Historique charbons (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec la P&O, Burness, Stapledon (1861-1875)", classé en 1948

A ce corpus sont joints des extraits de documents originaux conservés par la Maison et des renseignements provenant notamment :

  • des services administratifs : état civil et tribunaux de commerce...
  • des annuaires et études notariales...
  • de la presse, des revues et ouvrages d'histoire...

1867.00.Entre H. Worms et Hantier Mallet & Cie.Convention.Original

Document original Entre les soussignés, M. Hypolite Worms d'une part, et M. Hantier Mallet & Cie, d'autre part ; il a été dit et arrêté ce qui suit. Attendu l'insuffisance du matériel naval actuel appartenant tant à M. Hypolite Worms qu'à MM. Hantier Mallet & Cie, les soussignés sont convenus d'un commun accord de faire l'acquisition d'un nouveau steamer à hélices et en fer. Cette acquisition sera payée deux tiers par M. Worms personnellement et un tiers par la maison Hantier Mallet & Cie (dont M. Worms essaie de plus partie comme associé commanditaire) et le steamer appartiendra aux deux maisons dans la même proportion soit deux tiers M. Worms personnellement et un tiers à la société Hantier Mallet & Cie. L'exploitation de ce steamer viendra se fusionner avec exploitation des autres steamers appartenant aux soussignés ou affrétés par le dans le même but et la répartition des bénéfices ou des pertes restera ce qu'elle est aujourd'hui, c'est-à-dire deux tiers concerneront M. H. Worms personnellement et un tiers la maison Hantier Mallet & Cie. Le nouveau steamer sera acheté par les soins de MM. Hantier Mallet & Cie auxquels M. H. Worms donne ici et dès aujourd'hui les pouvoirs les plus étendus pour acheter un steamer anglais soit neuf soit ayant déjà navigué plus ou moins longtemps, de la capacité et de la force comme machine qu'ils jugeront convenable. Quant au prix d'acquisition M. Hypolite Worms se rapporte également à l'avance à MM. Hantier Mallet & Cie et s'engage à faire les fonds de ces deux tiers dès que la demande en sera faite par M. Hantier Mallet & Cie. MM. Hantier Mallet & Cie auront la direction générale et complète dudit steamer ainsi que les pouvoirs les plus étendus pour les réparations, travaux et améliorations à lui faire et ce jusqu'au 31 décembre 1869, date de l'expiration des arrangements antérieurs contractés entre les soussignés suivant acte passé le 29 mars 1964 par devant maître Manchon et son collègue, notaires au Havre. MM. Hantiers Mallet & Cie feront également assurer chaque année ledit steamer pour la somme qu'ils jugeront convenable. M. Hypolite Worms ratifie d'avance tout ce que la société Hantier Mallet & Cie croira utile de faire tant dans l'intérêt de cette société que dans celui de M. Worms personnellement. En cas de perte dudit steamer avant le 31 décembre 1869, MM. Hantier Mallet & Cie ne pourront en acheter un autre à la place sans le consentement par écrit de M. Worms ; de même ce dernier ne pourra les contraindre à le remplacer contre leur gré. En cas de perte dudit steamer, MM. Hantier Mallet & Cie auront à tenir compte à M. Worms des deux tiers des sommes payées par les assureurs, puisqu'il sera personnellement propriétaire des deux tiers du steamer. MM. Hantier Mallet & Cie choisiront dans chaque port leurs correspondants mais sans être responsable de leur solvabilité vis-à-vis de M. Worms ; ils leur alloueront les commissions qu'ils jugeront nécessaires. Sur tous les frets faits par ledit steamer ainsi que pour les marchandises de transit, MM. Hantier Mallet & Cie auront droit à tous égards aux mêmes commissions que pour les steamers 'Lucien', 'Séphora' et 'Gabrielle', de même, lorsque le steamer ira à Bordeaux, la maison H. Worms de cette ville en aura la consignation et aura droit aussi aux mêmes commissions que celles stipulées en sa faveur pour les autres steamers. En cas de différends entre les parties sur l'interprétation de certaines clauses, il est convenu qu'elles prendront pour base leurs conventions antérieures consignées dans l'acte de société de MM. Hantier Mallet & Cie du 29 mars 1964, spécialement en l'article 15, l'exploitation du présent steamer venant faire corps avec les autres steamers et le tout ne faisant en réalité qu'une seule et même affaire. Au 31 décembre 1869 ledit navire sera licité entre les soussignés soit à l'amiable soit en vente publique. En cas de mort de M. H. Worms, ses héritiers ne pourront exiger la vente ou le désarmement dudit steamer avant le 31 décembre 1869. À cette dernière date seulement, la licitation se fera ou à l'amiable ou par vente publique. En cas de mort de M. Hantier ou même de M. Hantier et de M. Worms, rien ne sera changé à ce qui est dit ci-dessus, à savoir que l'exploitation continuera jusqu'au 31 décembre 1869. En cas de mort de M. Mallet, M. Worms ou ses héritiers pourront demander à M. Hantier la licitation dudit steamer pour le 31 décembre après la mort de M. Mallet. En cas de mort de M. Mallet avant le 31 décembre 1869, le présent achat ne changera rien en ce qui concerne ses héritiers à ce qui est dit en l'article 18 de l'acte de société de la maison Hantier Mallet & Cie et datée du 29 mars 1864. Fait en triplicata et de bonne foi pour un exemplaire rester entre les mains de M. H. Worms, un autre entre celle de M. Hantier et un autre entre celle de M. Mallet. Approuvé l'écriture ci-dessus / F. Mallet / Hantier Mallet & Cie Approuvé l'écriture ci-dessus / Hantier / Hantier Mallet & Cie.

1867.01.09.A T.C. Muston - Hte Worms Gênes.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 31 décembre 1866 au 28 janvier 1867Paris, le 9 janvier 1867Monsieur T.C. Muston à Gênes[...]L'expérience des quelques années de notre établissement à Gênes m'ont donné la conviction que la direction, que vous avez imprimée à mes affaires, ne devait avoir d'autres résultats que de m'entraîner dans des sacrifices incessants.[...]Comme il faut prendre un parti décisif et être bien fixé si je dois continuer mes affaires à Gênes ou simplement conserver un agent en Italie qui s'occuperait de solliciter des ordres pour mes maisons d'Angleterre en même temps qu'il donnerait sa coopération à la liquidation des anciennes affaires. Je me suis décidé à charger M. Cruzel, qui, comme vous le savez, est mon représentant à Marseille et a été attaché pendant plusieurs années à ma maison de Paris. M. Cruzel, de concert avec vous, verra par lui-même s'il y a intérêt et opportunité pour moi de continuer la maison de Gênes. Il restera tout le temps nécessaire pour bien se pénétrer de la marche qu'il y aurait à adopter, si je dois continuer les affaires. Il s'occupera en même temps de la liquidation des anciennes affaires.[...]Comme M. Campart va se trouver sans beaucoup d'occupation, je compte l'envoyer à Naples. J'expédie dans ce port 15.000 tonnes charbon pour la Compagnie du Gaz et environ 12.000 tonnes charbon pour le Chemin de fer romain.[...]

1867.01.13.A Georges Schacher - Hte Worms Bordeaux.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 31 décembre 1866 au 28 janvier 1867Paris, le 13 janvier 1867Monsieur G. SchacherBordeaux[...]Mon opinion a changé beaucoup sur votre idée d'achat un vapeur et, plus j'y pense, plus je crois qu'il serait prudent et sage de nous abstenir d'acheter un bateau.En effet, Pring m'écrit aujourd'hui que les armateurs du "Brancepeth" et "Ch. Mitchell" l'assurent n'avoir pas gagné beaucoup d'argent dans l'exercice 1866.[...]J'ai vu ce matin M. Grandchamp de Rouen, qui a comme vous plusieurs vapeurs à l'année qu'il charge en retour avec des marchandises ; il m'a beaucoup conseillé de ne pas m'aventurer dans cette affaire, avec le fret réduit auquel nous avons maintenant nos vapeurs anglais.[...]Mon opinion est donc qu'il vaut mieux ne pas acheter de steamer maintenant mais de continuer, comme par le passé, à affréter des anglais à de bonnes conditions. Nous réaliserons des bénéfices certains et dussent-ils être moins importants que si nous avions le vapeur tout à fait pour notre compte, ils sont certains, tandis qu'en achetant un vapeur, nous ne connaîtrons jamais sa marche et ses défauts. Le plus fin peut s'y tromper et alors, au lieu d'une bonne affaire, ce seraient des pertes continuelles.En outre il y a la question du capital. Je crois que la somme que je mettrais dans un vapeur pourrait porter de meilleurs fruits dans d'autres opérations de votre maison à Bordeaux.[...]

1867.01.16.A Georges Schacher - Hte Worms Bordeaux.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 31 décembre 1866 au 28 janvier 1867Paris, le 16 janvier 1867Monsieur G. Schacher - Bordeaux[...]Port-Saïd. M. Staniford m'annonce l'affrètement du vapeur dont vous me parlez. Cette affaire vous laissera un joli bénéfice et vous réussissez à remplir le vapeur. Je connais ici toutes les maisons et compagnies qui peuvent avoir des matériaux ou marchandises à expédier pour cette destination. Je ne vois donc pas la nécessité de faire des insertions dans les journaux mais j'irai voir les principales maisons et j'écris aux autres. Si elles ont du fret, on me le donnera. Veuillez [...], pour que je puisse répondre aux demandes qu'on peut m'adresser, quel est le fret auquel vous chargez les diverses marchandises.J'aurais peut-être 30 à 35 tonnes de fers qui sont à Nantes. Si on ne les a pas encore expédiées à Marseille, on vous les donnera. Demain je verrai quelqu'un pour les bois, planches, traverses, etc.[...]Une bonne maison que je puis vous recommander, MM. Savon Frères, comme consignataires feront votre affaire. Le sapeur doit aller à quai à Port-Saïd.[...]Le vide de votre vapeur devra être chargé de charbon faute de marchandises, je pourrai vendre le charbon de Cardiff.[...]En écrivant à MM. Savon, vous pouvez leur dire que vous désirez remplir votre navire et de vous indiquer la dimension et les prix des planches et autres bois rendus à Port-Saïd. Peut-être ferez-vous une bonne affaire avec du bois de pin là-bas. Mais il ne faut rien expédier pour votre compte à moins que MM. Savon ne vous y engagent fortement. Vous pouvez leur proposer de vous acheter les planches rendues sous palan à Port-Saïd.

1867.04.02.A la Compagnie universelle du canal maritime de Suez.Paris.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 16 mars 1867 au 10 avril 1867Paris, le 2 avril 1867Monsieur le Président de la Compagnie universelle du canal maritime de SuezParisJ'ai l'honneur, Monsieur, de vous soumettre ma proposition de vous livrer à Port-Saïd la quantité de mille tonnes de charbons à vapeur, extra criblés, provenant des meilleures mines de Cardiff et Newcastle, et ne laissant pas plus de 15 - quinze - pour cent de menus au débarquement.Je vous livrerais :500 tonnes charbon Cardiff,500 tonnes charbon Newcastle.[...]Je vais vous soumettre, Monsieur, une autre proposition pour vous fournir des charbons à Port-Saïd, sur les bases qui règlent mes opérations avec MM. Borel Lavalley & Cie et la Compagnie des Messageries impériales dont je suis le seul fournisseur en Angleterre pour ses services de l'Indochine, de la Méditerranée et ceux transatlantiques.[...]J'ai l'espoir que vous voudrez bien prendre l'une ou l'autre de mes propositions en considération et que vous me favoriserez de vos ordres.Voilà près de 18 ans que je fournis sans interruption la Compagnie des Messageries impériales. Vous pouvez donc être assuré d'avance que je remplirai exactement les engagements que je prendrai avec votre Compagnie.Je vous prie d'agréer, Monsieur,...

1867.04.09.De la Compagnie universelle du canal de Suez.Original

Document originalCompagnie universelle du canal maritime de SuezAdministrationSquare Clary, 9Secrétariat généralExploitationnº897Paris, le 9 avril 1867Monsieur,En réponse à votre lettre du 2 avril 1867, j'ai l'honneur de vous confier, d'ordre et pour compte de la compagnie universelle du canal de Suez, l'achat et le transport jusqu'à Port-Saïd, sous palan, de 1.000 (mille) tonneaux de mille kilogrammes de charbons à vapeur en roches, savoir : 500 tonneaux Cardiff et 500 tonneaux Newcastle pris aux premières mines de la liste du gouvernement, extra-criblés. Vous aurez à diviser cette commande en deux chargements qui devront être rendus à Port-Saïd avant le 30 mai.Vous affréterez les deux navires transporteurs et ferez toutes les assurances au mieux des intérêts de la compagnie. En un mot, vous serez chargé de toutes opérations depuis la prise en possession des charbons jusqu'à leur débarquement à Port-Saïd. Les navires ne devront faire aucune relâche en route, sauf les cas de force majeure dûment constatés.Vous dresserez, en quatre exemplaires, la facture d'achat, d'assurances et d'expédition de ces mille tonneaux de charbon, et votre compte sera soldé à Paris, savoir :1. Le coût du charbon quand vous produirez les certificats d'origine, trois chartes-parties d'affrètement et trois connaissements,2. Les primes d'assurances quand vous produirez les polices régularisées,3. Le fret et autres frais, suivant état accepté, quand avis aura été transmis d'Égypte de la réception des charbons, déduction faite des sommes qui auraient pu être payées à Port-Saïd au capitaine, sur le fret, et d'après vos ordres.La compagnie vous accorde, pour vos peines et soins, une commission de 0,75 F (75 centimes) par tonneau de charbon débarqué à Port-Saïd. Cette commission vous sera payée à Paris avec le fret et autres frais ; tous ces divers paiements étant sans escompte.Si huit jours après le 30 mai, la livraison de ces 1.000 tonneaux n'a pas été faite et s'il n'est pas produit de justification d'empêchement de force majeure pour expliquer ce retard, la compagnie pourra se procurer, à vos frais, la quantité de charbon dont elle aura besoin. Dans le cas où ce retard excéderait six semaines, la compagnie aurait le droit de vous abandonner ces charbons, sans préjudice des dommages-intérêts auxquels elle pourrait avoir droit, et qui sont, dès à présent, fixés à 25 F par tonne non fournie.Les capitaines de navires porteurs de charbon se rendant à Port-Saïd, se conformeront aux indications qui leur seront données sur l'endroit où ils devront placer leurs navires. Le déchargement s'opérera contre quai ou dans des allèges ou des chalands de la compagnie. Le charbon sera pris sous palan.La constatation de la quantité de charbon livrée sera faite au moment du débarquement, soit à bord, soit à quai, et par un pesage ou cubage contradictoirement entre les agents du transit et votre agent ou le capitaine du navire.Toutes les contestations qui pourront s'élever entre vous et la compagnie au sujet de l'exécution de l'ordre que je vous transmets, seront jugées par le tribunal de commerce de la Seine, les frais d'enregistrement supportés par celle des parties qui succomberait dans l'instance qui aurait rendu cette formalité nécessaire.Vous voudrez bien m'accuser réception de cette lettre en en reproduisant exactement les termes, à titre d'acceptation.Veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de ma considération très distinguée.Pour le président et par délégationLe Vice-président,Signature lisibleA Monsieur Hte Worms, 7, rue Scribe - Paris

1867.04.11.A la Compagnie universelle du canal maritime de Suez.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse du 10 avril 1867 au 6 mai 1867Paris, le 11 avril 1867Monsieur le Président de la Compagnie universelle du canal maritime de SuezParisJ'ai l'honneur, Monsieur, de vous accuser réception de votre lettre du 9 courant, par laquelle vous relatez les conditions de l'ordre que vous voulez bien me confier, pour le compte de la Compagnie universelle du canal de Suez, pour la vente et le transport jusqu'à Port-Saïd sous palan de 1.000 tonneaux de 1.000 kilos de charbon à vapeur en roches, savoir 500 tonneaux Cardiff et 500 tonneaux Newcastle, pris aux meilleures mines de la liste du gouvernement, extra criblés. J'aurai à diviser cette commande en deux chargements qui devront être rendus à Port-Saïd avant le 30 mai.J'affréterai les deux navires transporteurs et ferai toutes les assurances au mieux des intérêts de la Compagnie. En un mot, je serai chargé de toutes les opérations, depuis la prise en possession des charbons jusqu'à leur débarquement à Port-Saïd. Les navires ne devront faire aucune relâche en route sauf le cas de force majeure dûment constaté.Je dresserai en 4 exemplaires la facture d'achat, d'assurance et d'expédition de cent mille tonneaux de charbons, et mon compte sera soldé à Paris, savoir :1°) coût du charbon quand je produirai les certificats d'origine, trois chartes-parties d'affrètement et trois connaissements ;2°) les primes d'assurances quand je produirai les polices régularisées ;3°) le fret et autres frais, suivant état accepté, quand avis aura été transmis d'Égypte de la réception des charbons, déduction faite des sommes qui auraient pu être payées à Port-Saïd au capitaine sur le fret et d'après mes indications.La Compagnie m'accorde, pour mes peines et soins, une commission de 0 F 75 par tonneau de charbon débarqué à Port-Saïd. Cette commission me sera payée à Paris, avec le fret et autres frais, tous ces divers paiements étant sans escompte.Si huit jours après le 30 mai, la livraison de ces 1.000 tonneaux n'a pas été faite et s'il n'est pas produit de justification d'empêchement de force majeure pour expliquer ce retard, la Compagnie pourra se procurer, à mes frais, la quantité de charbon dont elle aura besoin. Dans le cas où ce retard excéderait six semaines, la Compagnie aurait le droit de m'abandonner les charbons sans préjudice des dommages et intérêts auxquels elle pourrait avoir droit et qui sont, dès à présent, fixés à 25 francs par tonne non fournie.Les capitaines des navires de charbon se rendant à Port-Saïd, se conformeront aux indications qui leur seront données sur l'endroit où ils devront placer leurs navires. Le déchargement s'opérera contre quai ou dans des allèges ou des chalands de la Compagnie. Le charbon sera pris sous palan.La constatation de la quantité de charbon livrée sera faite au moment du débarquement, soit à bord, soit à quai, et par un pesage ou cubage contradictoirement entre les agents du transit et mon agent ou le capitaine du navire.Toutes les contestations qui pourront s'élever entre la Compagnie et ma Maison au sujet de l'exécution de l'ordre que vous me transmettez, seront jugées par le Tribunal de commerce de la Seine, les frais d'enregistrement supportés par celle des parties qui succomberait dans l'instance qui aurait rendu cette formalité nécessaire.J'accepte toutes les conditions relatées ci-dessus et d'autre part pour ce marché de mille tonneaux.Veuillez bien agréer,...

1867.04.15.Entre H. Worms et Hantier Mallet et Cie.Convention.Original

Document originalEntre les soussignés, M. Hypolite Worms d'une part,et M. Hantier Mallet & Cie, d'autre part ;il a été dit et arrêté ce qui suit.Attendu l'insuffisance du matériel naval actuel appartenant tant à M. Worms qu'à MM. Hantier Mallet et Cie et ce, malgré l'adjonction déjà faite du steamer "Isabelle", les soussignés sont convenus d'un commun accord de faire l'acquisition d'un nouveau steamer à hélices et en fer. A cet effet, pleins pouvoirs ayant été donnés à M. Mallet, ce dernier a acheté, pour compte des parties, le steamer anglais "Neptune", actuellement francisé sous le nom de "Marguerite".Il a été convenu que ce steamer appartiendrait pour les deux tiers à M. Worms et pour un tiers à MM. Hantier Mallet & Cie (société dont M. Worms fait de plus partie comme associé commanditaire) et que, par conséquent, M. Worms aurait à payer les deux tiers de cette acquisition et la société Hantier Mallet & Cie l'autre tiers.L'exploitation de ce steamer viendra se fusionner avec l'exploitation des autres steamers appartenant aux soussignés ou affrétés ou pouvant l'être par eux dans le même but et la répartition des bénéfices ou des pertes restera ce qu'elle est aujourd'hui, c'est-à-dire deux tiers concernant M. Hypolite Worms personnellement et un tiers la maison Hantier Mallet & Cie.MM. Hantier Mallet & Cie auront la direction générale et complète dudit steamer ainsi que les pouvoirs les plus étendus pour les réparations, travaux et améliorations à lui faire et ce, jusqu'au 31 décembre 1869, date de l'expiration des arrangements antérieurs contractés entre les soussignés suivant acte passé le 29 mars 1864 par-devant maître Manchon et son collègue, notaire au Havre.MM. Hantier Mallet & Cie feront également assurer chaque année le steamer "Marguerite" pour la somme qu'ils jugeront convenable.M. Hypolite Worms ratifie d'avance tout ce que la société Hantier Mallet & Cie croira utile de faire tant dans l'intérêt de cette société que dans celui de M. Worms personnellement.En cas de perte du steamer "Marguerite" avant le 31 décembre 1869, MM. Hantier Mallet & Cie ne pourront en acheter un autre à la place sans le consentement par écrit de M. Worms, de même ce dernier ne pourra les contraindre à le remplacer contre leur gré.En cas de perte dudit bateau, MM. Hantier Mallet & Cie auront à tenir compte à M. Worms des deux tiers des sommes payées par les assureurs puisqu'il sera personnellement propriétaire des deux tiers du steamer "Marguerite".MM. Hantier Mallet & Cie choisiront dans chacun port leurs correspondants mais sans être responsables de leur solvabilité vis-à-vis de M. Worms. Ils leur alloueront les commissions qu'ils jugeront nécessaires.Sur tout les frets faits par ledit steamer ainsi que sur les marchandises de transit, MM. Hantier Mallet & Cie auront droit à tous égards aux mêmes commissions que pour les steamers "Lucien", "Séphora" et "Gabrielle" ; de même, lorsque le steamer ira à Bordeaux, la maison de M. Hypolite Worms de cette ville en aura la consignation et aura droit aussi aux mêmes commissions que celles stipulées en sa faveur pour les autres steamers.En cas de différends entre les parties sur l'interprétation de certaines clauses, il est convenu qu'elles prendront pour base leurs conventions antérieures consignées dans l'acte de société de MM. Hantier Mallet & Cie du 29 mars 1864, spécialement en l'article 15, l'exploitation du steamer "Marguerite" venant faire corps avec les autres steamers et le tout ne faisant en réalité qu'une seule et même affaire.Au 31 décembre 1869, ledit navire sera licité entre les soussignés soit à l'amiable, soit en vente publique.En cas de mort de M. Hypolite Worms, ses héritiers ne pourront exiger la vente ou le désarmement dudit navire steamer avant le 31 décembre 1869. À cette dernière date seulement, la licitation se fera ou à l'amiable ou par vente publique.En cas de mort de M. Hantier ou même de M. Hantier et de M. Worms, rien ne sera changé à ce qui est dit ci-dessus, à savoir que l'exploitation continuera jusqu'au 31 décembre 1869.En cas de mort de M. Mallet, M. Worms ou ses héritiers pourront demander à M. Hantier la licitation dudit steamer pour le 31 décembre après la mort de M. Mallet.En cas de mort de M. Mallet avant le 31 décembre 1869, le présent achat ne changera rien, en ce qui concerne ses héritiers, à ce qui est dit en article 18 de l'acte de société de la maison Hantier Mallet & Cie et daté du 29 mars 1864.Fait en triplicata et de bonne foi pour un exemplaire rester entre les mains de M. Hypolite Worms, un autre entre celles de M. Hantier et un autre entre celles de M. Mallet.Havre le 15 avril 1867Approuvé l'écriture ci-dessus / F. Mallet / Hantier Mallet & CieApprouvé l'écriture ci-dessus / J. Hantier / Hantier Mallet & CieApprouvé l'écriture ci-dessus / Hypolite Worms.

1867.07.07.A Georges Schacher - Hte Worms Bordeaux.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 1er juillet 1867 au 25 juillet 1867Paris, le 7 juillet 1867Monsieur G. SchacherBordeauxRobinson. Même si j'avais l'entière conviction que votre concurrence vous rapporte cette année-ci F 25 ou F 30.000 (quoique depuis le commencement vous n'ayez presque rien gagné) je dois avant tout considérer ma ligne régulière du Havre sur laquelle j'ai 6 bateaux qui peuvent me faire perdre quatre et même dix fois autant dans une année, si M. Robinson met seulement un vapeur français sur la ligne.Si Robinson ne l'a déjà fait, c'est parce que cela sort de ses habitudes, mais, du moment où il nous menace, il est homme à tenir ce qu'il dit. Il l'a prouvé et nous ne sommes pas de force à lutter contre lui, et je n'ai pas l'intention de sacrifier ma ligne du Havre et de m'y attirer là aussi une concurrence comme celle que Robinson est à même de me faire, pour le plaisir de lui troubler son service de Londres.Mettez-vous un peu dans ma position et vous comprendrez que je préfère laisser la ligne de Londres contre l'engagement de Robinson de nous laisser à jamais tranquilles sur le Havre et Hambourg.Recevez...

1867.07.20.A la Chambre de commerce du Havre.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 1er juillet 1867 au 25 juillet 1867Paris, le 20 juillet 1867A Monsieur le Président et à Messieurs les membresde la Chambre de commerce du HavreMessieurs,Dans le but de permettre à notre navigation à vapeur et à toutes les industries qui consomment de la houille d'obtenir ce combustible au plus bas prix possible, le gouvernement a, depuis longtemps, affranchi de tous droits celles qui sont destinées aux bateaux à vapeur et réduit à plusieurs reprises les droits perçus sur celles qui doivent être consommées sur terre. Tout dernièrement encore, une loi a supprimé les droits de tonnage et réduit d'autant le coût des transports maritimes.En même temps que le gouvernement s'est efforcé d'assurer le bon marché des houilles importées par mer, il a réduit à un chiffre purement nominal les droits prélevés sur la navigation des canaux venant de Belgique et de Prusse tandis que les compagnies de chemins de fer, comprenant combien il leur importe de conserver une grande partie du transport, ont abaissé leurs tarifs à des chiffres excessivement réduits.Le commerce d'importation maritime, Messieurs, n'est pas resté en arrière de ce grand mouvement. Le transport des houilles tend à être fait exclusivement aujourd'hui par des bateaux à vapeur de fort tonnage, dont le service assure un approvisionnement plus économique, plus considérable et plus régulier, au grand avantage de tous les consommateurs.Ni la navigation ni l'industrie ne craignent aujourd'hui de manquer de combustibles, comme au temps où les transports ne se faisaient que par navires à voiles. Vous me permettez d'ajouter, Messieurs, que I'établissement des services à vapeur a permis de neutraliser les mauvais effets des élévations de prix que l'augmentation toujours croissante de la demande a fait subir aux houilles des divers pays. On ne saurait donc trop faciliter, ce me semble, le développement de ce nouveau mode de transports.C'est ce qu'ont parfaitement compris, non seulement les administrations municipales et les douanes du Havre et des autres villes du littoral, les unes en affectant des places à quai toutes spéciales, permettant l'établissement de grues et de chemins de fer, les autres en simplifiant toutes les formalités autrefois en usage. C'est ce qu'ont compris aussi Messieurs les courtiers de Rouen, de Dieppe et d'Honfleur, de Bordeaux, etc., en réduisant à un chiffre invariable et modéré la somme des honoraires que les règlements leur départissent.Dans les diverses villes que je viens de nommer, les courtiers se contentent pour faire les déclarations et les expéditions de douane d'une somme de cent francs par navire quel que soit son tonnage.Au Havre, je regrette de le dire, les courtiers maritimes réclament encore une commission de 25 centimes par tonne de sorte que les vapeurs de 800 à 850 tonnes paient 200 francs et au-delà.Je viens vous prier, Messieurs, de vouloir bien intervenir, autant que la loi vous le permet, dans la modification à apporter à cet état de choses, afin d'obtenir la réduction, dans le port du Havre, du taux du courtage à payer à Messieurs les courtiers maritimes, par les vapeurs charbonniers au taux adopté par les courtiers des autres ports.[...]Vous avez prouvé, Messieurs, en toute occasion, toute la sollicitude que vous inspire l'intérêt du commerce et des industries manufacturières et maritimes du Havre, et c'est avec confiance que je viens solliciter votre bienveillante intervention. Vous ne voudrez pas, j'en suis certain, que cette question ait à être portée, soit devant les plus hautes autorités de l'État ou, en dernier lieu, devant cette autorité suprême qui s'appelle l'opinion publique.La cause que je viens plaider devant vous est celle de l'avenir et du progrès, et j'ai la ferme espérance que vous la croirez digne de votre sérieuse attention et que votre puissant appui ne me fera pas défaut.Veuillez...

1867.07.27.A Pam Frères.Port-Vendres

Origine : Copie de lettres à la presse du 25 juillet 1867 au 20 août 1867Paris, le 27 juillet 1867Messieurs Pams FrèresPort-VendresVotre estimée du 23 courant ne me parvient qu'aujourd'hui.Je regrette, Messieurs, de ne pouvoir utiliser vos obligeantes offres de service, car j'ai moi-même renoncé au projet du service entre Port-Vendres et Barcelone.Si j'ai jamais pensé à monter ce service, c'est en vue de mes relations avec la Compagnie du chemin de fer du Midi, qui m'y a fortement engagé en me promettant la fourniture du charbon de terre à Bordeaux, ce qui est mon service principal.La Compagnie du chemin de fer du Midi, en faisant des contrats avec des étrangers, a agi vis-à-vis de moi d'une façon peu délicate, d'autant plus que, par suite de mon trafic important sur sa ligne, j'ai le droit d'avoir la préférence. Aujourd'hui, au lieu de faciliter à ladite Compagnie ce service, je suis plutôt disposé à lui faire une concurrence sur le nord par Passages.J'ai cru devoir vous donner ces explications pour justifier le prompt changement dans mes intentions.Recevez...

1867.09.07.A Georges Schacher - Hte Worms Bordeaux.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 20 août 1867 au 17 septembre 1867Paris, le 7 septembre 1867Monsieur G. Schacher - Bordeaux[...]Hautermann est à Paris, il est venu surtout ici pour surmonter quelques difficultés qu'il avait vis-à-vis de M. Pereire pour ôter la consignation de ses bateaux à MM. Astruc & Raynal. Il m'a dit que, pour enlever la protection que M. Pereire a donnée à MM. Astruc & Raynal, il serait obligé de pouvoir soumettre à sa Compagnie une proposition de votre part de donner à l'un de ses vapeurs un fret de retour assuré en charbons, briquettes ou coke, d'Anvers ou de Sunderland.Le second vapeur de M. Hautermann est de 900 tonnes et sera prêt dans 8/10 jours. Il aurait donc deux steamers sur la ligne d'Anvers l'un de 700 tonnes et l'autre de 900 tonnes. Chaque vapeur ferait un voyage complet par mois. Il n'y a que 700 tonnes environ de marchandises par mois à Anvers pour Bordeaux. Il faudrait donc que vous puissiez vous engager à prendre un vapeur une fois par mois complètement chargé soit d'Anvers avec des briquettes, du coke et du charbon, ou de Sunderland avec du charbon à un prix uniforme pour toute l'année.[...]Je trouve que c'est un engagement fort sérieux et très important qu'on vous propose là, et je vous prie de considérer sérieusement cette affaire avant de vous engager à quoi que ce soit avec M. Hautermann qui certainement vous fera exécuter vos promesses à la lettre.[...]

1867.11.09.D'Em. Daubrée.Alexandrie

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1865-1874Alexandrie, 9 novembre 1867Monsieur H. Worms, ParisAmirautéCharbons - Je vous ai adressé le 30 octobre un télégramme ainsi conçu :"Propositions faites à Compagnie péninsulaire orientale pour charbons rendus Suez voie canal auraient chance réussir, agissez Londres."Ce télégramme a été motivé par les faits suivants : M. Guichard, à son arrivée ici, m'a entretenu de votre désir de faire avec la Compagnie péninsulaire un contrat pour charbons livrables à Suez ; or, cette Compagnie s'est elle-même engagée à livrer au gouvernement anglais, à Suez, une certaine quantité de charbons destinés à l'expédition d'Abyssinie. Elle envoie ces charbons d'Alexandrie à Suez par le chemin de fer.Or, les commissaires anglais à Suez ont trouvé que les charbons qui leur étaient livrés par la Compagnie péninsulaire, arrivaient à Suez en très mauvais état, concassés par le chemin de fer, brûlés par le soleil et couverts de poussière.Ils ont été d'autant plus frappés de cela qu'ils voyaient en même temps les charbons employés par la Compagnie du canal de Suez arriver à Suez par la voie du Canal en parfait état de conditionnement. Ils ont immédiatement adressé à leur gouvernement un rapport sur ce qu'ils avalent vu et sur l'avantage qu'il y aurait à ce que la Compagnie péninsulaire employât la voie du Canal pour envoyer à Suez les charbons destinés au gouvernement anglais.J'ai pensé que le moment était donc favorable pour faire des propositions : la Compagnie péninsulaire et orientale, à Londres, l'agent de cette Compagnie ici n'ayant pas les pouvoirs nécessaires pour toute cette affaire, c'est ce qui m'a engagé à vous adresser le télégramme précité.

1867.11.10.A Frédéric Mallet.Le Havre.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 16 octobre 1867 au 11 novembre 1867Paris, le 10 novembre 1867Mon cher Monsieur Mallet,Je réponds à votre particulière du 8 de ce mois. Les deux steamers "Hambourg" et "Paris" vont cesser de naviguer entre Le Havre et Hambourg et vous me demandez si ce ne serait pas le moment d'entrer en négociation avec Perlbach pour arriver à un arrangement avec cette concurrence qui nous a forcé de baisser les prix de fret sur notre ligne de Bordeaux Havre et Hambourg. Certainement une entente avec ces concurrents serait une chose profitable à nos intérêts, si nous avions à faire [...].[...]Je ne crois pas que ce serait le moment d'entrer en négociation pour cette affaire. Je suis d'avis que nous terminions la saison en ne faisant aucune démarche et que nous attendions le renouvellement de l'année pour voir quelle sera l'attitude de nos concurrents. S'ils ont le désir de continuer à naviguer [...] la saison prochaine. Comme les résultats qu'ils ont obtenus depuis qu'ils ont commencé la lutte n'ont pas dû être bien fructueux, il est probable qu'ils tenteront d'entrer avec nous en arrangement et vous obtiendrez certainement des conditions plus avantageuses si les démarches viennent de leur côté que si nous allions à eux pour leur demander à faire des arrangements. Restons donc dans la position actuelle jusqu'au 1er janvier.[...]

1867.11.18.A Geo et A. Herring et Cie.Londres.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 11 novembre 1867 au 4 décembre 1867Paris, le 18 novembre 1867Messieurs Geo & A. Herring & CieLondres[...]Je vous ai adressé en son temps le renseignement qui me parvenait de mon agent d'Alexandrie pour le charbon à livrer à Suez à la Peninsular Oriental Cy. Quoique vous m'ayez dit que cette Compagnie ne voulait rien faire en ce moment je vous complète aujourd'hui les renseignements que je reçois par le courrier espérant que la Compagnie reviendra sur sa détermination et me réservera ses ordres. Voici ce que m'écrit mon agent. Les commissaires anglais à Suez ont trouvé que le charbon qui leur était livré par la Péninsulaire, arrivait à Suez en bien mauvais état, concassé par le chemin de fer, brûlé par le soleil et couvert de poussière. Ils ont été d'autant plus frappés de cela qu'ils voyaient en même temps les charbons employés par la Compagnie du canal de Suez arriver à Suez par la voie du Canal en parfait état de conditionnement. Ils ont immédiatement adressé à leur gouvernement un rapport sur ce qu'ils avaient vu et sur l'avantage qu'il y aurait à ce que la Compagnie péninsulaire employât la voie du Canal pour envoyer à Suez les charbons destinés au gouvernement anglais. J'ai pensé que le moment était favorable pour faire des propositions à la Compagnie péninsulaire et orientale à Londres. L'agent de cette Compagnie ici n'ayant pas les pouvoirs nécessaires pour traiter cette affaire, c'est ce qui m'a engagé à vous adresser un télégramme.[...]

1867.11.20.A Geo et A. Herring et Cie.Londres.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 11 novembre 1867 au 4 décembre 1867Paris, le 20 novembre 1867Messieurs G. & A. Herring & CieLondres[...]Je me trouve dans une position difficile qui ne me permet pas de faire des affaires directement avec la Péninsulaire Orientale Compagnie sans porter tort, d'un autre côté, à d'autres relations que j'ai avec MM. Borel Lavalley & Cie, entrepreneurs des travaux du canal de Suez, auxquels je fournis tous les charbons dont ils ont besoin, et, jusqu'à ce jour, tous les charbons qui ont été expédiés d'Angleterre pour Port-Saïd étaient sans exception pour leur compte et c'est moi qui ai affrété et chargé tous les navires. Je n'ai pas besoin de faire ressortir davantage l'importance de cette clientèle pour moi.MM. Bazin & C°, que j'ai introduits auprès de vous il y a quelques mois, ont traité avec la Maison dont je viens de vous parler pour la vente qu'ils ont faite à la Péninsulaire Orientale Compagnie, pour du charbon prêt à Suez ou en route. C'est donc toujours du charbon fourni par moi.II est évident que si je traitais par votre entremise et celle de Gray Dawes & Cie avec la Péninsulaire Orientale Compagnie, j'aurais un bénéfice plus grand que si je continue à livrer indirectement. Mais par contre je perdrais l'importante clientèle dont je vous ai parlé.Je vais donc faire une démarche auprès de mes amis Borel Lavalley & Cie pour tenter de prendre un arrangement avec eux, arrangement qui me permettrait de traiter l'affaire de 6.000 tonnes à 53/ dont m'entretient le P.S. de votre lettre.[...]Si ma démarche ne réussit pas, j'aurais le regret de devoir abandonner les négociations, que vous avez bien voulu commencer pour moi. Mais vous avez le droit de réclamer une commission à MM. Bazin & Cie sur toutes les affaires qu'ils feront avec la Compagnie péninsulaire orientale, auprès de laquelle vous les avez introduits et au besoin j'appuierai fortement votre demande.Recevez...6 heures du soir. Je sors de MM. Borel Lavalley & Cie et après des éclaircissements de leur part, j'ai reconnu qu'il valait mieux pour la Péninsulaire Orientale Compagnie de continuer à s'approvisionner chez MM. Bazin & Cie. J'ai fait comprendre à MM. Borel Lavalley & Cie que vous aviez droit à une commission de [...] par tonne sur toutes les affaires que MM. Bazin & Cie feraient avec la P. & O. Cie et j'espère pouvoir vous le confirmer définitivement.

1867.11.30.A Geo et A. Herring et Cie.Londres.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 11 novembre 1867 au 4 décembre 1867Paris, le 30 novembre 1867Messieurs G. et A. Herring & CieLondres[...]Votre lettre renferme le contrat définitif passé avec la P.O. Cy, qui diffère de la première forme seulement par les termes d'expression mais que j'ai reconnu conforme en tous points au premier contrat et d'accord avec nos conventions.Le but de la présente est de vous prier de faire une nouvelle démarche auprès de la Compagnie orientale péninsulaire maintenant que vous avez réussi de faire une première affaire avec cette honorable Compagnie. Voici ce dont il s'agit.J'ai appris que cette Compagnie allait cesser ses approvisionnements à Malte et faire le charbon de ses vapeurs à l'avenir à Marseille. La maison Wayne & Cie a déjà expédié quelques navires à Marseille pour compte de cette Compagnie de Cardiff au fret de 13/. Je vous prierai donc d'offrir à cette Compagnie, pour mon compte, de lui acheter et payer les navires déjà expédiés au prix coûtant et en prenant à ma charge tous les frais de dépôt, etc., à Marseille, j'offre à cette Compagnie de livrer tout le charbon qu'elle aura besoin à Marseille pendant une époque de 3 ou 6 mois, en charbon de première qualité de Cardiff, au prix de 28 shillings la tonne ou F 35 les 1.000 kilos rendus dans les soutes.[...]La Compagnie, ayant déjà un terrain lui appartenant à Marseille, je lui demande seulement de m'y laisser déposer les charbons à l'arrivée des navires pour mon compte et à mes frais, bien entendu, mais sans rétribution pour le loyer.[...]Si je fais un prix aussi bas et qui ne me laisse que des chances de perte, c'est dans le vif désir que j'ai de faire d'importantes affaires avec cette Compagnie et de bien me poser dans son opinion pour le commencement de nos relations. [...]

1867.12.10.De la Compagnie universelle du canal de Suez.Paris

TranscriptionCompagnie universelle du canal maritime de SuezAdministrationSquare Clary, 9Secrétariat généralExploitationTransitnº9.413Paris, le 10 décembre 1867Monsieur,J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser le 26 novembre dernier pour m'informer que vous aviez passé avec la Compagnie péninsulaire et orientale un contrat de 6.000 tonnes de charbons à expédier à Suez.Vous me soumettez les conditions auxquelles le transit de ces charbons devra être fait, d'une mer à l'autre, par la Compagnie.Ces conditions étant absolument les mêmes que celles contenues dans Ies tarifs publiés par la Compagnie, je m'empresse de les accepter.Veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de ma considération distinguée.Pour le présidentPar délégationM. H. Worms, 7, rue Scribe, Paris

1867.12.20.A Geo et A. Herring et Cie.Londres.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 4 décembre 1867 au 31 décembre 1867Paris, le 20 décembre 1867Messieurs G. et A. Herring & CieLondresJe possède votre estimée d'hier par laquelle vous me promettez de m'informer dès que vous pourrez apprendre quelque chose sur les conditions des arrangements entre MM. B... et la P. O. Cy.En outre vous me faites entrevoir que cette Compagnie abandonnera, dans un temps peu éloigné, le système des contrats pour avoir de simples agents affréteurs comme la Compagnie des Messageries impériales. Comme, depuis un espace de 18 années, j'ai été l'unique fournisseur de cette dernière Compagnie, je pense que la Compagnie P. O. aurait un immense avantage à me confier, elle aussi, l'affrètement de tous ses navires charbonniers et le soin de leur chargement à Cardiff ou Newcastle.Entre autres, il y aurait deux grands avantages à cette combinaison, le premier c'est qu'il n'y aurait plus deux grandes compagnies qui se feraient la concurrence dans les affrètements et le second c'est que la Compagnie recevrait toujours les mêmes espèces de charbon, qui seront toujours de première qualité.[...]Mon désir serait donc d'obtenir de la Compagnie péninsulaire orientale l'affrètement de tous les navires charbonniers dont cette Compagnie aura besoin tant pour la Méditerranée que pour les Indes, et le chargement de ces navires, avec du charbon des mines que la Compagnie me désignera et avec lesquelles je ferai des traités. Veuillez donc faire des démarches auprès de cette Compagnie dans ce sens.[...]

1867.12.21.A Tinel et Cie.Le Havre

Origine : Copie de lettres à la presse du 4 décembre 1867 au 31 décembre 1867Paris, le 21 décembre 1867Messieurs Tinel & CieHavreJe reçois, Messieurs, votre longue lettre du 20 et suis peu disposé à vous suivre dans votre dissertation. Ma lettre du 18 courant vous remettait une proposition de marché que je m'empressais de vous faire parvenir, avant même d'avoir complètement terminé de mon côté (ce que je n'aurais certes pas fait avec une autre maison). Je considérais l'affaire comme traitée par moi. Je vous en ai avisé par une dépêche, qui vous est parvenue 2 heures après ma lettre. Vous n'avez donc subi aucun préjudice.J'avoue que j'étais loin de m'attendre à un semblable procédé de votre part. J'en suis vivement froissé et je vous prie de vous dispenser, dans une prochaine lettre, de me fournir les raisons explicatives que vous croiriez devoir me donner.Je vous confirme ma lettre du 18 courant et ma vente de (1.200 tonnes) de Pitch au prix de (46/) rendues à Cardiff, expédiables à mon option, mais payables à raison de 150 tonnes par mois, comptant avec 2% d'escompte ou à 3 mois sans escompte.Par contre, vous me vendez en dehors de notre marché de 3.000 tonnes par mois, 2.000 tonnes de briquettes, livrables chaque mois de janvier à juin au prix de 12/9, moins 2% d'escompte, [...] à Cardiff et vous vous engagez à payer à ma maison de Cardiff trois pence de commission sur chaque tonne de menus que vous emploierez à Cardiff.Il est bien entendu que dans l'engagement que je prends, le cas de force majeure sera excepté et que la qualité de vos produits satisfera mes clients.Je vous crédite de F 3.469,10, montant du compte "Joseph Straker".Recevez...