1849.01.09.A Arthur Pring.Newcastle.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849
(volume manquant dans les archives) - page 58

Paris, le 9 janvier 1849
Monsieur Arthur Pring
Newcastle-on-Tyne

Il est probable que, tout en recevant des charbons par le port de Dieppe, j'aurai aussi à en recevoir par le port du Havre - par votre lettre du 28 décembre dernier, vous me dites que M. John Carr, ayant des traités pour encore quelques temps avec les ports du Havre et de Honfleur, il ne pourrait y expédier pour moi des charbons Carr's Hartley et Cowpen Hartley sans doute alors qu'il pourrait y envoyer librement des charbons New Hartley. Ces charbons New Hartley conviendraient-ils aux bateaux à vapeurs aussi bien que les Carr's Hartley et Cowpen Hartley ? Je le crois, mais c'est la première question qu'il faut que je vous adresse. Si vous répondez affirmativement, vous voudrez bien acheter un navire de 9 à 10 keels de ce charbon que vous m'enverrez au Havre. Si au contraire, le charbon New Hartley ne convenait pas parfaitement aux bateaux à vapeur vous achèteriez à la place à Sunderland du Lambton Walks end qui devrait parfaitement convenir. Mais quelque charbon que vous achetiez, il faut que ce soit de la grosse houille tout à fait exempte de menus. Vous comprendrez combien ceci est essentiel pour éviter le déchet.
[Sur une autre copie, il est ajouté à la fin de ce paragraphe : Maintenant il faudrait tâcher d'obtenir à 18 le chaldron de Lambton Walls End de même que vous pouvez... à ce même...]
[...]
Ceci expliqué, je vous prie encore de voir M. John Carr et de lui demander si les charbons Carr's Hartley et Copen Hartley qui iraient à Rouen mais qui seraient transbordés au Havre des navires dans des bateaux de rivière, seraient considérés comme devant entrer dans son traité d'interdiction d'expédier au Havre à tout autre qu'aux signataires dudit traité ? Il est nécessaire que je sache cela, car il se pourrait que je fisse parvenir à Rouen, et par la voie de Dieppe et par celle du Havre, en me servant de ce point à Rouen, de la voie de la Seine, ce qui me serait nullement une concurrence au traité du Havre. Veuillez me répondre S.V.P. par retour du courrier à ce sujet.

Hte Worms

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