47 résultats

1849.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence. Il reprend notamment un important travail d'analyse effectué par la Maison Worms dans les chronos de correspondance – préalablement à la rédaction du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie –, et plus particulièrement, en ce qui concerne l'année 1849, dans :

  • les copies de lettres à la presse : n°4 – daté du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849 (volume manquant dans les archives) ; n°5 – 26 janvier 1849 au 3 avril 1849 ;
    n°6 – 3 avril 1849 au 14 juillet 1849 ; n°7 – 14 juillet 1849 au 16 septembre 1849 ; n°8 – 17 septembre 1849 au 10 novembre 1849 ; et n°9 – du 11 novembre 1849 au 9 janvier 1850 ;
  • et les doubles du courrier reçu par le siège, à Paris, entre 1848 et 1854.

Dans le cadre de cette étude, la correspondance sélectionnée pour son intérêt historique a été résumée ou reproduite en intégralité ou partiellement sur des fiches manuscrites, qui se comptent par centaines. Les lettres les plus significatives ont été dactylographiées. (Ces copies sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé – en bleu + soulignement.) Ces sources ont en outre été synthétisées et commentées dans les notes suivantes :

  • "Historique (dépouillement des copies de lettres)", daté du 20 janvier 1938
  • "Origines de la Maison Worms & Cie (septembre 1842-décembre 1851)", document classé en 1948
  • "Historique de  la Maison Worms & Cie (1848-1874)", classé en 1948
  • "Historique de Worms & Cie - 1ère partie (1848-1877)" daté de janvier 1948
  • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948.
A ce corpus sont joints des extraits de documents originaux conservés par la Maison et des renseignements provenant notamment :
  • des services administratifs : état civil et tribunaux de commerce...
  • des annuaires et études notariales...
  • de la presse, des revues et ouvrages d'histoire...

1849.01-02.00.Du Chemin de fer de Dieppe.Relevé de factures.Original

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1849.01.09.A Arthur Pring.Newcastle.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) - page 58Paris, le 9 janvier 1849Monsieur Arthur PringNewcastle-on-TyneIl est probable que, tout en recevant des charbons par le port de Dieppe, j'aurai aussi à en recevoir par le port du Havre - par votre lettre du 28 décembre dernier, vous me dites que M. John Carr, ayant des traités pour encore quelques temps avec les ports du Havre et de Honfleur, il ne pourrait y expédier pour moi des charbons Carr's Hartley et Cowpen Hartley sans doute alors qu'il pourrait y envoyer librement des charbons New Hartley. Ces charbons New Hartley conviendraient-ils aux bateaux à vapeurs aussi bien que les Carr's Hartley et Cowpen Hartley ? Je le crois, mais c'est la première question qu'il faut que je vous adresse. Si vous répondez affirmativement, vous voudrez bien acheter un navire de 9 à 10 keels de ce charbon que vous m'enverrez au Havre. Si au contraire, le charbon New Hartley ne convenait pas parfaitement aux bateaux à vapeur vous achèteriez à la place à Sunderland du Lambton Walks end qui devrait parfaitement convenir. Mais quelque charbon que vous achetiez, il faut que ce soit de la grosse houille tout à fait exempte de menus. Vous comprendrez combien ceci est essentiel pour éviter le déchet.[Sur une autre copie, il est ajouté à la fin de ce paragraphe : Maintenant il faudrait tâcher d'obtenir à 18 le chaldron de Lambton Walls End de même que vous pouvez... à ce même...][...]Ceci expliqué, je vous prie encore de voir M. John Carr et de lui demander si les charbons Carr's Hartley et Copen Hartley qui iraient à Rouen mais qui seraient transbordés au Havre des navires dans des bateaux de rivière, seraient considérés comme devant entrer dans son traité d'interdiction d'expédier au Havre à tout autre qu'aux signataires dudit traité ? Il est nécessaire que je sache cela, car il se pourrait que je fisse parvenir à Rouen, et par la voie de Dieppe et par celle du Havre, en me servant de ce point à Rouen, de la voie de la Seine, ce qui me serait nullement une concurrence au traité du Havre. Veuillez me répondre S.V.P. par retour du courrier à ce sujet.Hte Worms

1849.01.10-19.Des Chemins de fer de Rouen à Dieppe.Factures (Fauquet).Original

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1849.01.26.De Newcastle.Extrait

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854Réponse, 2 févrierNewcastle-on-Tyne, 26 janvier 1849[...]J'ai reçu au commencement de la semaine une lettre de Monsieur Chabert, votre agent à Rouen. Il m'a demandé des renseignements sur les charbons de Sunderland et, en même temps, de tâcher d'obtenir le Lambton à 18/-. Mais M. Todd n'a pas voulu faire une diminution au prix que je vous ai déjà donné, c'est-à-dire à 19/- en diminuant 6 d. pour argent comptant. Je lui ai aussi donné une note des charbons d'une autre maison de Sunderland. Voici le détail avec les derniers prix.Pour les maisons- Hetton Walls End à 22/- par chaldron- Lyons Walls End à 21/6 par chaldronPour les machines- Russell's Hartley à 19/- par chaldron- Hartley Main à 16/- par chaldronSur ces espèces une diminution de 6 d. pour argent comptant.Pour les foyers- Nuts deux fois criblé à 9/- par chaldron- Nuts une fois criblé à 6/- par chaldron.Sur ces deux derniers 2 1/2 % pour argent comptant.

1849.01.27.Adjudication pour le ministère de la Marine.Martinique.Cahier des conditions.Original

Document originalLe PDF de cette archive est consultable à la fin du texte.ParisIndication de la nature de la fourniture :Charbon de terreM. [...]adjudicataireDate de la notification du marché :Le [...] 1849Le chef des approvisionnementsgénérauxMarineet ColoniesDate du marché :Le [...] 1849Durée du marché :Une annéeIndication du lieude paiement :CahierDes conditions particulières relatives à l'adjudication, sur soumissions cachetées, de la fourniture de un million de kilogrammes de charbon de terre en roches, d'origine anglaise,à effectuer à la Martinique (Fort de France).Article premierLa présente adjudication a pour objet la fourniture de 1.000.000 de kilogrammes de charbon de terre en roches, d'origine anglaise, à effectuer à la Martinique, conformément aux indications de l'article 7 ci-après.L'adjudication aura lieu avec concurrence et publicité, à Paris, le 27 février [indication manuscrite] 1849, sur soumissions cachetées, lesquelles seront ouvertes par le président de la commission nommée par le ministre et en présence d'un officier du contrôle central.Art. 2.Chacun des concurrents annexera à sa soumission un récépissé constatant le dépôt de la somme de deux mille francs pour garantie de sa soumission.Art. 3.Il ne sera point indiqué de prix de base pour la présente adjudication. Les concurrents détermineront eux-mêmes les prix qu'ils auront à demander pour se charger de la fourniture.Art. 4.Le délai accordé pour la présentation des offres de rabais d'au moins dix pour cent prévues par l'article 26 des conditions générales est fixé à cinq jours, à partir du jour qui suivra celui de l'adjudication.En conséquence, toute offre de rabais d'au moins dix pour cent faite dans la séance d'adjudication, ou qui sera parvenue au ministre dans le délai ci-dessus indiqué, nécessitera une réadjudication, qui aura lieu seulement entre l'adjudicataire et les personnes qui auraient proposé ce rabais.Art. 5.Le cautionnement à fournir par l'adjudicataire, pour garantie de l'exécution de son marché, est fixé à la somme de quatre mille francs.La réalisation devra en être effectuée dans le délai de quinze jours, à compter de la date de la notification faite à l'adjudicataire de l'approbation de son marché par le ministre.L'acte constatant cette réalisation sera présenté au directeur des services administratifs.Ces dispositions ne sont pas applicables à la réalisation des cautionnements en rentes.Art. 6.La durée de la présente fourniture est fixée à une année, à compter de la date de la notification faite à l'adjudicataire de l'approbation du marché par le ministre, sans préjudice, néanmoins, des délais d'exécution résultant des articles 44, 51 et 57 des conditions générales.Art. 7.La fourniture se composera de 1.000.000 de kilogrammes de charbon de terre en roches, d'origine anglaise, à effectuer au Fort-de-France (Martinique) aux époques ci-après indiquées, savoir :- 500.000 kilogrammes trois mois et demi après la notification de l'approbation du marché par le ministre.- 500.000 kilogrammes deux mois après l'époque fixée pour la première livraison.- 1.000.000 kilogrammesCes époques de livraison pourront être devancées.Art. 8.Les charbons devront provenir exclusivement des mines anglaises de West-Hartley, Carr's Hartley, Stewarts Wall's-end, Davison's West-HartIey et Buddle's Hartley.L'adjudicataire sera tenu de justifier de l'origine des charbons au moyen des certificats délivrés par les vendeurs et visés par le consul de France.Si les chargements des charbons ont lieu en France, l'origine devra en être constatée par le chef du service de la marine du port d'expédition.Art. 9.Le transport desdits charbons sera effectué exclusivement par navires français.L'adjudicataire sera tenu d'envoyer au ministère de la marine, au moment de l'expédition des navires chargés du combustible destiné pour l'exécution de cette fourniture, les pièces ci-après, savoir :1° Une copie du connaissement de chaque chargement ;2° Deux expéditions, dont une sur papier timbré, de la facture constatant l'importance de chaque chargement ;3° Un certificat de l'autorité française du port d'expédition, indiquant l'époque précise du départ du navire, ainsi que son tonnage : ce certificat devra, en outre, faire connaître si le bâtiment doit se rendre directement au lieu de destination ou si le capitaine est autorisé par sa charte-partie à faire escale dans un autre port ;4° Un certificat de la douane du port d'expédition, constatant l'importance du chargement en charbon de terre. Ce certificat sera visé, en Angleterre, par le consul de France, qui constatera les quantités en kilogrammes des charbons compris dans chaque chargement.Une copie du certificat de douane ci-dessus indiqué, ainsi que de la facture, devra être produite par le capitaine de chaque navire à l'autorité à la disposition de laquelle il remettra son chargement, avant qu'il soit procédé à la recette des charbons.Art. 10.Les charbons de terre à livrer devront être en roches de première qualité, de fraîche extraction, exempts, autant que possible, de soufre et de matières étrangères; ils devront brûler vivement sans se coaguler et sans beaucoup engorger la grille des fourneaux. Le poids du charbon ne devra pas excéder quatre-vingts kilogrammes l'hectolitre ras. Le charbon qui excédera ce poids sera rebuté. Néanmoins, si l'urgence forçait à l'admettre en recette, il sera opéré, sur le prix résultant de l'adjudication, une retenue de dix centimes par kilogramme excédant le poids type de quatre-vingts kilogrammes par hectolitre ras. Pour être fixé d'une manière positive sur le poids de l'hectolitre, on se servira de charbon menu, jeté à la pelle, sans être tassé ni par pression ni par secousse.Les charbons pyriteux seront exclus de la fourniture. Ceux dans lesquels des teintes de pyrite auront été remarquées seront soumis à l'analyse chimique.Art. 11.Les capitaines de navires porteurs du charbon expédié par l'adjudicataire annonceront leur arrivée à M. le gouverneur de la Martinique ; ils se conformeront à ses indications sur l'endroit où ils devront placer leur navire, ainsi que sur celui où ils devront effectuer le déchargement.Ces indications devront leur être fournies dans le délai de deux jours.Dans le cas où ce délai serait dépassé, il sera accordé à l'adjudicataire, pour chaque jour de retard, une indemnité de vingt centimes par tonneau de jauge.Avant le déchargement, la commission chargée d'opérer la recette du charbon examinera d'abord, en présence du représentant du fournisseur, s'il satisfait aux conditions exprimées en l'article 10.Dans le cas de la négative, la commission prononcera le rebut de tout le chargement, et ses opérations seront terminées. Au cas de l'affirmative, la commission procédera immédiatement à la détermination des quantités et poids du charbon.Art. 12.Le déchargement des charbons ne pourra être opéré qu'après que la commission de recette en aura prononcé l'admission par suite du résultat avantageux des épreuves.Toutefois, si, après le déchargement consommé, on reconnaissait que tout ou partie du charbon n'était pas de même qualité que celui sur lequel les épreuves ont été faites, la commission pourra le soumettre à de nouvelles épreuves, et prononcer le rejet de celui qui ne satisferait pas aux conditions de recette indiquées ci-dessus.Art. 13.Les frais de mise à terre des charbons, ainsi que le criblage et le pesage, seront à la charge de l'adjudicataire. Le transport desdits charbons, du lieu de déchargement dans les magasins de la marine, sera exécuté par les soins et aux frais de la marine.Art. 14.La fourniture se composera exclusivement de charbons en roches, et il ne sera pas admis en recette de charbon menu.Sera considéré comme charbon menu celui qui, dans l'opération du criblage auquel le charbon devra être soumis, passera à travers une grille dont les trous auront trois centimètres de côté.Pour cette opération, il sera donné à la grille une inclinaison de trente degrés par rapport au plan horizontal, et le charbon sera jeté sur la partie supérieure.Afin de ne pas léser inutilement les intérêts du fournisseur, on ne passera sur le crible que le petit charbon et la poussière, et on distraira, pour le peser sans criblage, tout le charbon en morceaux d'une dimension évidemment plus forte que les trous de la grille.Art. 15.Les charbons seront reçus et payés au poids.La pesée desdits charbons se fera sur le point où le déchargement aura lieu, et, dans les résultats des pesées ou mesurage, il ne sera pas tenu compte des fractions de kilogramme.Art. 16.Le charbon rebuté restera pour le compte du fournisseur, qui ne sera pas admis à le remplacer.Art. 17.Le fret, du lieu d'expédition jusqu'à celui de destination, les droits d'ancrage, les risques de mer ou tous autres frais relatifs aux navires, seront à la charge de l'adjudicataire.Art. 18.Les paiements auront lieu à Paris ou dans les départements, suivant l'indication que l'adjudicataire aura donnée à cet égard dans sa soumission.La liquidation aura lieu à Paris, sur la présentation du procès-verbal dressé par la commission qui aura fait la recette.Ce procès-verbal, indiquant la quantité de charbon admis en recette, sera établi en triple expédition, dont une sera remise au titulaire du marché ou à son représentant, l'autre adressée à Paris, et la troisième gardée dans la colonie.Ce procès-verbal sera revêtu du certificat de prise en charge délivré par le comptable, qui aura été chargé de ces charbons.Art. 19.Si les livraisons ne sont point effectuées dans les délais fixés par l'article 9, il sera demandé à l'adjudicataire, avant le paiement des sommes qui pourraient lui être dues, des explications sur les causes qui l'auraient empêché d'effectuer ses livraisons en temps utile.Si les causes qu'il indiquera ne rentrent point dans les cas de force majeure, il lui sera fait une retenue de dix pour cent sur la valeur des livraisons effectuées tardivement.Dans le cas où l'adjudicataire n'aurait pas adressé au Ministre, deux mois avant les époques fixées pour les livraisons, les pièces exigées par l'article 9, constatant le départ des quantités obligatoires, il lui sera demandé des explications sur les causes des retards apportés dans ses expéditions.Si les explications demandées ne sont point parvenues dans le délai de quinze jours, ou si les motifs allégués ne rentrent point dans les cas de force majeure, le ministre pourra prononcer la résiliation du marché, et la somme versée pour cautionnement sera acquise au Trésor public.Art. 20.Il sera imprimé, aux frais de l'adjudicataire et par les soins de l'administration, cinquante exemplaires du présent cahier des conditions particulières, de sa soumission et du procès-verbal d'adjudication.Art. 21.Les conditions générales arrêtées par le ministre le 30 mars 1847 sont applicables à la présente fourniture en tout ce qui n'est pas contraire aux stipulations qui précèdent.Arrêté le présent cahier des conditions particulières par les membres de la commission désignée à cet effet par le ministre.Paris, le 19 janvier 1849.Signé : Garnier, Lamaestre, Houitte de La Chesnais, Chatel, Ballot-Beaupré, contrôleur adjoint.Proposé à l'approbation du ministre :Paris, le 26 janvier 1849.Le directeur des services administratifs :Signé : L. C. JurienApprouvé :Paris, le 27 janvier 1849.Par le ministre de la marine et des colonies et par son ordre :Le secrétaire général, Varagnac.Procès-verbal d'adjudication(Vierge)(Page 8 - vierge)(Page 9)Soumission[...] soussigné, [...] demeurant à [...] département d[...], et faisant élection de domicile à [...], soumet [...] et [...] engage [...] envers le ministre de la marine, stipulant au nom de l'État, à fournir et livrer [...] à frais et risques, au Fort-de-France, dans les délais et aux conditions déterminées par le cahier des conditions particulières, la quantité de un million de kilogrammes de charbon de terre en roches, d'origine anglaise, au prix de [...] les cent kilogrammes.Les paiements de [...] livraisons auront Iieu à [...] déclar[...] avoir une parfaite connaissance des conditions générales arrêtées par le ministre le 30 mars 1847, et [...] engage à [...] y conformer en tout ce qui n'est pas contraire aux dispositions du cahier des charges.Fait à Paris, le [...] 1849.

1849.02.10.De Rouen.Extrait

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854Réponse, 11 févrierRouen, 10 février 1849Monsieur H. WormsParisJe suis allé directement aujourd'hui à l'hospice général pour connaître la forme qu'il faut employer pour soumissionner.II faut une soumission en double sur papier timbré c'est-à-dire qu'il faut deux copies identiquement les mêmes.Soumission pour la fourniture de charbon de terre des hospices de Rouen.Je, soussigné...après avoir pris connaissance du cahier des charges déclaré, m'engage par la présente soumission à faire la fourniture du charbon de terre nécessaire pour le service des deux hôpitaux de Rouen pendant l'année 1849 aux conditions indiquées sur le cahier des charges et aux prix suivants :Sunderland, Lambton - 1ère qualité - à ... l'hectolitre du poids de quatre-vingt kilos- Newcastle West Hartley à ...- Newcastle Carr Hartley à ...- Blyth à ...Paris, leSigné :à Paris 12, rue Victoireà Rouen 18, rue Le Nôtre.Je propose pour ma caution MM. Lucien Ferry et Mallet, négociants, 130, rue des Charrettes, à Rouen.

1849.02.15-17.Des Chemins de fer de Rouen, Le Havre et Dieppe.Factures.Pigache.Original

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1849.02.17.A Arthur Pring.Newcastle

Origine : Copie de lettres à la presse n°5 - du 26 janvier 1849 au 3 avril 1849 - page 38117 février 1849Monsieur Arthur PringNewcastle-on-TyneJ'apprends à l'instant que M. Hantier du Havre, ou l'un de ses intéressés ou associés, est parti pour Newcastle pour faire un marché pour le charbon de la qualité que vous m'avez expédié sur le Havre par le navire l'Eleonor.Veuillez prévenir le propriétaire de cette Mine que mon Intention est de lui en demander des quantités assez considérables si les essais que l'on pratique en ce moment avec le charbon de l'Eleonor réussissent. Or, comme M. Hantier demande sans doute l'interdiction d'expédier à tout autre qu'à lui au Havre et à Honfleur s'il faisait un marché, de même qu'il l'a fait pour les charbons de Carrs-Hartley & Blyth, il faut dissuader ledit propriétaire de tomber dans une telle interdiction qui ne pourrait tourner qu'a son désavantage puisque, ne pouvant plus lui acheter, je serais obligé d'acheter à ses concurrents.Agréez mes salutations empressées,Hte WormsJe dois vous prévenir que les gros navires ne vont pas à Dieppe; ils tirent trop d'eau et ne peuvent entrer aux bassins dans toutes les marées.

1849.03.12.A M. Fossat.Graville

Origine : Copie de lettres à la presse n°5 - du 26 janvier 1849 au 3 avril 1849 - page 188Paris, le 12 mars 1849Monsieur FossatGravilleJ'attends la note sur les charbons que vous avez promise à M. Cruzel. C'est une affaire bonne à monter au Havre où, réellement, il n'y a qu'un marchand de charbon.Quant aux plâtres fabriqués j'attends vos instructions pour vous en expédier. Seulement, je crois que pour les sacs, vous devez les commander à Paris pour qu'ils soient de nature à bien faire le service. Quant aux tonneaux pour l'embarquement, nous trouverons à Paris mieux que vous ne trouverez au Havre.Vous devriez visiter la campagne aux environs de St Romain. Il se fait là des quantités considérables de plâtres pour les engrais. Agasse avait pensé tenir cette contrée et il nous avait demandé d'y faire conduire des plâtres. La séparation de Picard l'aura sans doute fait renoncer à ce projet. Voyez de le reprendre, il y a à faire.Tout à vous.Hte Worms

1849.03.29.De Edouard Rosseeuw.Dieppe.Original

Courrier originalLe PDF de ce document est consultable à la fin du texte.Dieppe, le 29 mars 1849Mon cher Worms,Vous m'avez chargé d'étudier le terrain à Dieppe dans le but de saisir s'il y a moyen d'y créer un mouvement important de marchandises en transit et d'affaires qui en découlent.Il est déjà hors de doute pour moi que tout cela peut se réaliser. La distance à parcourir, de la mer au grand centre de consommation, Paris, est moindre que de tout autre point. Les frais de navire, équipage, et aussi de manutention à la marchandise sont beaucoup plus doux qu'au Havre et à Rouen. Ce sont là des éléments certains de succès.Mais il se présente des obstacles graves là où je m'attendais à trouver tout appui, toute facilité et désir de concourir au même but que vous. Ces obstacles viennent de l'administration du chemin de fer de Dieppe !Par désœuvrement, j'ai mis la main sur le journal de la localité, Vigie de Dieppe, et j'y trouve engagée une polémique assez virulente (voir le n° du 19 février que je me suis procuré) contre l'administration.Laissons de côté les détails et les personnalités. Je considère le seul fait qui pour moi résume tout. C'est que, pour une cause ou pour l'autre, Dieppe fait payer son transport relativement plus cher que Le Havre.- Ainsi pour une tonne, du Havre à RouenF 6,25- Et de Dieppe à Rouen5,50- Différence en faveur de Dieppe par tonne0,75Tandis que proportion gardée des distances, on devrait payer- Pour une tonne du Havre à Rouen6,25- De Dieppe à Rouen4,08- Différence en faveur de Dieppe2,17Là est toute la question.Détourner le commerce de ses voies habituelles, de la routine, consacrée à Rouen, par exemple, depuis des siècles, c'est chose difficile, nous le savons. Mais cependant on peut encore y arriver assez promptement en lui présentant des économies, des avantages réels. Si donc vous prouviez aux destinataires d'une sorte de marchandises que la voie de Dieppe leur offre une économie de F 2,17 par tonne sur la voie du Havre et de 2 à 3 francs sur la voie de Rouen, plus une économie sensible sur les frets et frais, croyez bien que le commerce en général viendrait à vous, et pour gagner 2 à 400 francs sur une cargaison de 100 tonnes, [romprait] les habitudes les plus anciennes et les plus intimes.Mais si vous ne lui offrez pour appât qu'une simple différence de 0,75 ct par tonne, il n'écoutera que froidement vos propositions. Vous ébaucherez quelques affaires, qui n'auront ni [réussite] ni importance, et ce résultat dégoûtera vous et ceux auxquels vous vous serez adressé.Pourquoi cette élévation depuis ce tarif de Dieppe ; qui à tort ou raison dans la polémique engagée, je n'en sais rien, et ne connaissant personne ici, je ne puis aller aux renseignements, mais il y a là évidemment quelque chose de contraire à la règle, et tôt ou tard, qu'elle le veuille ou non, l'administration aura la main forcée par les réclamations du commerce, qui saura bien un jour qu'il ne jouit pas des avantages et par [3 mots incompréhensibles]. Mais comme tout cela peut durer fort longtemps, il serait peut-être bien à vous qui connaissez tous les chefs de l'administration, de les aller trouver, et leur poser franchement la question. Veulent-ils ou ne veulent-ils pas activer le mouvement de Dieppe ?S'ils veulent ne pas [tarifer] comme on les en accuse, cette ligne à celle du Havre, s'ils veulent réduire leurs tarifs [autour] du Havre, et à tant par kilomètre parcouru, je crois pouvoir vous affirmer qu'avant un long temps, Dieppe verra dans son port et sur la ligne de fer, un mouvement de 100 milles tonnes par an en sus de son mouvement actuel.Ma lettre est déjà fort longue et je la clos ici. Demain ou après au plus tard, je vous donnerai la nomenclature des articles principaux qu'il faut et que l'on peut amener avantageusement au Havre par Dieppe. Ils sont nombreux et importants, et vous verrez par le détail qu'il est facile de créer ici un mouvement énorme, mais je le répète, il faut qu'on le veuille avec vous et tout de suite.A demain, je vous [salue].E. RosseeuwGrandchamp, qui est encore ici, se plaignait encore à moi de l'insuffisance du matériel.

1849.03.30-31.De Edouard Rosseeuw.Dieppe.Original

Courrier originalLe PDF de ce document est consultable à la fin du texte.Dieppe, le 30 mars 1849, le soirMon cher Worms,Après ma lettre de ce matin expédiée, le hasard m'a fait rencontrer ce soir un M. [Boizard] de Paris, dont la relation peut nous être immédiatement fort utile. Il était le directeur de la Marine de Lacour de [Ribesprez] et j'ai fait avec lui plusieurs affaires en transports à notre mutuelle satisfaction.Il est maintenant [camionneur] dans Paris, associé au chemin de fer de Rouen. Il est venu à Dieppe pour chercher des clients qui lui adressent des transports à faire et il s'est mis plus particulièrement en rapport avec Miège Frères. Mais comme il ne les connaît pas et [...] me [...] [...], il nous donnera toute préférence ici. Ses relations sont nombreuses et anciennes. Il nous indiquera toutes les maisons dont nous devrons solliciter les affaires et nous recommandera comme commissionnaire ici.Il m' a entre autre parlé de [Esclavy] de Rouen, qui lui a donné quelquefois jusqu'à 1 600 tonneaux de transport par mois. Cette maison songe à Dieppe et elle hésite à quelle maison confier ses affaires ici. [Boizard] doit lui parler de vous dès demain. [Esclavy] est en pourparlers avec Miège, mais ne s'est pas encore entendu. Si vous suiviez mon idée, vous iriez de suite à Rouen voir [Esclavy], que sans doute vous connaissez car il est [...] à Rouen, et vous enleveriez cette belle affaire, qui nous ferait une belle base d'opération et nous en amènerait bien vite d'autres.J'ai remis à [Boizard] une lettre d'introduction pour vous et il vous verra lundi.La conversation m'a prouvé que Dieppe, en dépit du mauvais vouloir de l'administration, est appelé à un grand mouvement de marchandises. Ainsi prenant les choses telle qu'elles sont, les liquides gagnent déjà F 2.50 par tonneau à prendre la voie de Dieppe au lieu de celle du Havre pour Paris.La fameuse compagnie [...désir] du Havre prenait à forfait F 24 du tonneau de liquide pour le rendre, tout compris, du Havre dans Paris, à domicile, à l'entrepôt des vins, ou à Bercy. [Faisant] un nouvel effort, elle vient de réduire ce prix à F 23.50.Dieppe peut faire à F 20.50 pour l'entrepôt et 21.50 pour Bercy, soit 21 en commune au lieu de 23.50 en faveur de Dieppe, sans compter les réductions à venir. Et, dans ce forfait, il y a 75 centimes à 1 franc de bénéfice par tonnes pour les commissionnaires ici. Tout cela m'a l'air de prendre une bonne tournure et je crois qu'il y a une belle balle à jouer ici. Mais il est temp de s'y mettre pour se placer en première ligne.Que pensez-vous de solliciter les expéditions de champagne pour l'Angleterre ? Je connais [Jacquesson] intimement par mon cousin, Cliquot par [Pannifex] et je puis aborder Montebello par son frère Gustave, le [troupier]. Cela peut faire du fret de retour et nous faciliterait les affaires.Samedi 31Rien de neuf à vous marquer aujourd'hui si ce n'est qu'il est encore entré un chassemarée de Cette (Sète) chargé de liquide. Ce n'est donc pas du hasard comme le croit Grandchamp.L'affaire est toute vue : oui, on peut faire quelque chose à Dieppe. Mais il faudrait s'installer de suite, et le faire savoir officiellement. Chaque jour perdu est dangereux parce que les premiers venus sont les mieux placés. C'est à vous de décider. Quant à moi je suis prêt. Mais si votre intention est d'installer une maison ici, je désirerais le savoir pour ainsi dire tout de suite ; cela amènerait quelque changement pour le parti à prendre pour mon mobilier avant le 15 avril.Tout à vousE. Rosseeuw

1849.03.31.A Edouard Rosseeuw.Dieppe.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°5 - du 26 janvier 1849 au 3 avril 1849 - page 29Paris, le 31 mars 1849Monsieur E. RosseeuwDieppeJ'ai votre lettre du 30 courant. J'ai vu ce matin le chef de trafic du chemin de Dieppe et du Havre, je lui ai soumis mes observations au sujet de son tarif comparé à celui du Havre, je m'adressai précisément à l'homme qui connaît parfaitement cette question et qui est au courant de toutes les réclamations de la localité. Il m'a déclaré que le tarif en vigueur ne serait pas modifié et que tel qu'il était il plaçait le chemin de Dieppe par rapport aux marchandises que l'on pourrait faire arriver dans son port, dans une meilleure position que le Havre. Ainsi Le Havre expédie à Rouen des marchandises que Dieppe ne pourra jamais expédier, soit cotons et cafés. Ce qu'il faut attirer à Dieppe c'est le grand cabotage qui jusqu'à présent venait à Rouen et qui à Rouen était dirigé sur Paris.Partant de là vous voyez que les avantages de Dieppe sont assez sensibles et devront y amener des affaires. Monsieur Guerineau, le chef de trafic, vous verra la semaine prochaine à Dieppe et vous pourrez avec lui causer longuement de ce qu'il y aura à faire. Je vous dirai que ce Monsieur est mon Ami et qu'il voit avec plaisir qu'une Maison étrangère à la place vienne s'établir à Dieppe. Vous trouverez en lui tout le meilleur vouloir ; c'est ce qui me fait vous engager à être plutôt l'avocat de la Compagnie que son détracteur. Aussi laisser les indigènes continuer leur polémique et rester en bons termes avec tout ce qui appartient au chemin.Voyez à vous mettre en rapport avec les maisons de Sète, de Marseille. Écrivez aux courtiers maritimes de ces deux villes ainsi qu'à Bordeaux et à Nantes, et dites à ces derniers qu'ils trouveront des retours en pierre à plâtre.Je viens d'avoir la visite de M. Duhaut, qui m'a semblé dans les meilleures dispositions à votre égard. Il vous prie de lui envoyer le bail de votre carrière et d'après ce qu'il m'a dit s'il peut sans crainte d'être troublé par vos créanciers, il continuera votre affaire et il compte bien vous indemniser soit par une somme soit par un intérêt dans l'industrie du sacrifice que vous avez fait pour mettre cette affaire en train.Envoyez-lui votre bail sans retard.Tout à vous.Hte WormsJe ne doute pas que vous réussirez à Dieppe, seulement soyez calme, ne rêvez pas pour ce petit port un avenir trop brillant... Débutez en épicier et attendez le développement des affaires avant peu vous verrez les affaires arriver, surtout ne portez pas ombrage à personne, faites-vous modeste en paroles et agissez.

1849.04.12.De Paul Muston.Rouen

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854Rouen, 12 avril 1849Monsieur Wormsà Paris, rue de la Victoire, n°12Monsieur,J'ai bien considéré la proposition que Monsieur votre représentant, accompagné de Monsieur Chabert, m'ont faite : elle ne peut nullement me convenir.J'ai passé avec les mines quelques marchés un peu forts et j'en ai également passé ici, ainsi pour cette année je ne peux rien changer à mon plan. Je ne suis pas fâché d'avoir un aussi noble concurrent que vous, car je n'y ai pas été accoutumé depuis environ dix années que je suis en Normandie.J'ai beaucoup de confiance dans l'amitié de ma vieille clientèle, et je me repose sur elle pour la préférence à prix égal, c'est tout ce que je lui demande, et j'espère l'obtenir.Agréez, Monsieur, mes civilités empressées.Paul Muston

1849.04.16.De M. Chabert.Rouen.Extrait

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854Réponse 17 avril16 avril 1849Monsieur Hypolite WormsParisJ'ai votre honorée [du] 14 courant.Je suis allé porter celle pour M. Muston avec qui j'ai causé pendant deux heures. Je vais vous analyser de mon mieux notre conversation en ce quelle a de plus saillant et instructif, vous jugerez le parti que vous pourrez en tirer.Je vais vous dire qu'il a mis beaucoup d'abandon et que toutes les fois qu'il annonçait un fait, il m'en donnait la preuve par sa correspondance et par ses livres ; sa correspondance qu'il mettait sous les yeux est toute en anglais. Il la traduisait lui-même sans savoir si je pouvais ou non la lire. II a d'abord pris lecture de votre lettre, puis il m'a dit.J'ai accueilli très froidement l'ouverture que vous êtes venu me faire, j'étais très embarrassé, je ne pouvais vous dire ni oui ni non, parce que j'étais en négociation et que, à un moment à l'autre, j'attendais réponse - si elle n'était pas favorable vous m'auriez trouvé très disposé à entrer dans une combinaison et j'aurais eu à vous faire une proposition que je crois meilleure que celle dont vous m'entreteniez - si au contraire les propositions que j'avais faites étaient acceptées, la position qu'elles me faisaient me dispensait de tout autre arrangement et c'est ce qui arrive et m'a fait écrire à M. Worms.Je viens de traiter avec M. Carr pour sa mine de Carr Hartley et avec la Comtesse Durham pour le Lambton.Je prends 20.000 schalderons dans les deux et j'ai le privilège pour le Havre, Honfleur, Fécamp, Dieppe et Paris et j'ai la prétention de faire assez à Paris. Me voilà dans Paris une position exceptionnelle ; je puis marcher seul sans m'inquiéter beaucoup de mes concurrents, qui m'empêcheront de gagner beaucoup peut-être, mais je gagnerai toujours et soyez persuadé que le moment actuel n'est que transitoire. Les cours se relèveront ; personne ne veut perdre de l'argent et peu en ont à perdre. II y a encore une bonne position à prendre ; occupez-vous-en ! Ne la laissez prendre à d'autres, j'en sais assez pour vous dire que M. Worms sera préféré. Les bonnes mines commencent à être rares pour les qualités préférées ici. Choisissez bien et n'hésitez pas !

1849.04.16.De M. Chabert.Rouen.Résumé

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854RouenDans une lettre du 16 avril 1849, M. Chabert rend compte à M. H. Worms d'une longue conversation qu'il a eue avec M. Muston, un des principaux concurrents sur cette place, avec lequel d'ailleurs il a eu à un moment l'intention de s'entendre (Voir entre autres les lettres de M. Muston des 12 et 16 avril 1849). Dans ces lettres M. Muston aurait dit entre autres choses à M. Chabert : « Je viens de traiter avec Mr Carr pour sa mine de Carr's Hartley et avec la Comtesse Durham pour le Lambton. Je prends 20.000 chaldrons dans les deux et j'ai le privilège pour le Havre, Honfleur, Fécamp, Dieppe et Paris. »D'après ses déclarations à M. Chabert, ce M. Muston avait été envoyé à Rouen par plusieurs propriétaires de mines avec 20.000 francs de traitement, ses chevaux, ses voitures, son logement, ses employés, tout payé etc. qu'il avait ainsi fait 6 années et qu'il n'avait pas voulu continuer trouvant pas avantageux de faire pour son compte, qu'il avait gagné beaucoup d'argent... d'après son livre de navires qu'il avait montré à M. Chabert, il aurait reçu 700 navires en 1846 et 102 depuis le 1er janvier 1849.

1849.04.16.De Paul Muston.Rouen

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854Rouen, 16 avril 1849Monsieur Hypolite WormsParisMonsieur Chabert me remit hier la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser sous la date 14 courant.Rien ne me serait plus agréable que de m'entendre avec vous pour la vente des charbons dans le département de la Seine Inférieure, mais depuis quelques jours j'ai passé des contrats considérables avec trois de nos principales mines, ainsi que quelques ventes ici à livrer à l'année passablement fortes, de manière que la proposition que vous aviez la bonté de me faire serait une opération ruineuse pour moi.Il me faut employer tous mes efforts pour arriver à vendre la quantité dont je suis engagé, et me contenter d'un bénéfice qui couvre à peine mes frais.Mes contrats avec les mines et les consommateurs expirent en mars et avril prochains, nous pourrons alors essayer de traiter ensemble.Veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de ma considération très distinguée.Paul Muston

1849.04.24.A M. Chabert.Rouen.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°6 - du 3 avril 1849 au 14 juillet 1849 - page 364Paris le, 24 avril 1849Monsieur Chabert18, rue de Lenôtreà RouenJe viens répondre à vos 2 lettres des 21 et 22 courant. Je m'en réfère à ce que vous disait dimanche dernier sieur Cruzel au sujet des traités à faire, à 30 frs les 0/00 kg, escompte 3%, valeur du 31 octobre, pour les fournisseurs d'hiver à faire en septembre, vous pouvez traiter à 29 frs les 0/00 kg et un tel escompte vous devez vous abstenir de conclure de marchés. Que vous vendiez à ces mêmes consommateurs à 29 frs pour déblayer vos navires, j'y consens, en laissant toutefois à votre appréciation la mesure de ce que vous devez faire dans ce genre, mais vous engager à des traités fermes quand vous savez sûrement être en perte, cela ne serait pas raisonnable.Je le répète, Monsieur Watterton seul, peut faire la guerre à perte, mais en la faisant, il doit conclure sur le marché des nouveaux charbons qui prendront difficilement, et, en définitive, la différence de prix sur les autres ne sera que la différence de qualité des charbons. Donc, en fait, ce n'est pas une baisse.Quant aux autres concurrents, avec les moyens que je vais essayer de prendre ils ne pourront faire mieux que nous qualité pour qualité. Voyez les choses froidement. Tout en cherchant à faire, ne vous laissez pas trop entraîner par le désir du faire. Supportez surtout les opérations de nos concurrents, et, peu à peu, en bien me tenant au courant, moi travaillant dans le désir des améliorations que vous m'indiquerez, nous arriverons à bien faire, soyez-en persuadé.[...]

1849.05.10.A M. Fossat.Le Havre

Origine : Copie de lettres à la presse n°6 - du 3 avril 1849 au 14 juillet 1849 - page 314Paris, le 10 mai 1849Monsieur Fossat au HavrePour me rendre à vos désirs, nous restons convenus :1° Que vous vous engagez à n'acheter du plâtre fabriqué qu'à moi et que vous devrez faire dans le courant d'une année, un minimum de 300 - trois cents - tonnes, sous peine de me payer la différence comme si je vous avais livré.2° Vous me paierez ce plâtre, dix huit francs cinquante centimes la tonne de mille kilogrammes, poids du chemin de fer, rendu dans les wagons, à la station de Graville, du chemin de fer.3° Vous fournirez vos toiles pour les transports desdits plâtres.4° Vous me paierez ces plâtres à trois mois de date, après celui de la livraison, en votre règlement ou acceptation à ladite échéance.5° Par contre, je m'engage à n'expédier du plâtre fabriqué au Havre, qu'à vous.6° Nous serons réciproquement libres de rompre les présentes conditions, à notre volonté et en nous prévenant simplement par lettre missive.Agréez, Monsieur, mes salutations empressées.

1849.05.13.A J. Cruzel.Newcastle.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°6 - du 3 avril 1849 au 14 juillet 1849Paris, le 13 mai 1849Monsieur Cruzelà NewcastleJ'apprendrai avec plaisir que vous soyez arrivé en bonne santé à Newcastle. Je vous recommande de profiter de votre séjour pour bien établir nos rapports de manière à pouvoir faire le métier convenablement. Si nous devions continuer à soutenir une lutte inégale dans de mauvaises conditions il faudrait se décider à cesser, et à laisser aux autres à se faire la guerre. Vous aurez soin de bien faire connaître à M. Pring que jusqu'à présent il n'a pas fait ce que j'étais en droit d'attendre de lui. J'avais une plus haute idée de sa capacité et je pensais que sa présence à Newcastle nous aurait été plus profitable qu'elle ne l'a été.J'attendrai mieux de l'avenir et j'espère qu'il se pénètrera bien de cette idée que je ne puis le conserver à Newcastle qu'à la condition qu'il s'occupera plus utilement qu'il ne la fait.Chabert me parle de beau charbon de [Blyth] qu'a reçu [Couillard] ; il me cite la mine Davidson, le charbon de Watterton et de Rawonsart et il est bon voyez par vous-même s'il y a quelque chose à faire de ce coté-là.[...]

1849.07.00.Comptes de vente du navire Thomas

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1849.07.00.Comptes de vente du navire Union-Packett

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1849.07.02.A Arthur Pring.Newcastle.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°6 - du 3 avril 1849 au 14 juillet 1849 - page 96Quant au charbon Lambton, voyez vite M. Todd pour savoir s'il peut nous en vendre et pour la vallée et Rouen et pour Le Havre, et quelles seraient ses conditions. Dites à ce Monsieur que je suis déjà bien placé dans la vallée et Rouen et que je commence à bien me placer au Havre, que je veux atteindre à la haute consommation de ces pays, que par conséquent, il faut qu'il me donne son dernier, dernier prix. Faites en un mot vis-à-vis de lui ce que vous avez fait avec Monsieur Cruzel auprès de l'agent du marquis de Londonderry pour le Stewarts-walls-end qui, par parenthèse, n'est pas convenable à ma clientèle.A vous, je vous dirai que Monsieur [...] de Rouen a été atteint d'une attaque de paralysie et que ses affaires probablement en souffriront beaucoup.Je ne souhaite de mal à personne, mais si Monsieur M... laisse aller sa clientèle, mes agents plutôt que d'autres devront en profiter.Je recommande à vos bons soins l'affaire Dobson.Agréez, Monsieur, mes salutations cordiales.

1849.07.03.A Arthur Pring.Newcastle.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°6 - du 3 avril 1849 au 14 juillet 1849 - page 94Paris, le 3 juillet 1849Monsieur Arthur Pringà NewcastleEn vous confirmant ma lettre d'hier, je viens vous dire que, si d'ici au 7 ou 8 courant, vous n'aviez pu fréter entre 8 £ 15 s. et 9 £ le navire New-Hartley (seaton-Gluice) pour le Havre, de faire au mieux pour le fret, M. Rosseeuw ayant besoin de ce navire.En conservant toujours pour être exécuté en temps opportun, des ordres pour expédier,1° un navire pour la première quinzaine d'août, New-Hartley (seaton-Gluice) à destination de Dieppe2° un navire Cowpen-Hartley de 6 à 7 keels à destination de Rouen, après la première quinzaine de juillet,je viens vous dire aujourd'hui :1° D'expédier au plus tôt sur Dieppe un navire Cowpen-Hartley en ayant soin de bien débattre le fret, mais enfin d'expédier au mieux.2° Et, si vous trouvez d'excellentes conditions de fret pour Dieppe, d'expédier jusqu'à concurrence du solde des douze navires de mon compte à 1/2 avec M. Carr en charbon Cowpen-Hartley.Je vous donne cette faculté, non pas que j'aie besoin immédiatement de ces navires, non pas que je veuille faire immédiatement des dépôts, mais simplement pour que, au lieu d'être maîtrisé par les frets, puisque jusqu'ici vous n'avez frété que quand vous aviez absolument besoin d'expédier, vous maîtrisiez, au contraire, les frets, en expédiant quand vous en trouverez de bons, lors même que vous n'auriez pas besoin d'expédier. Votre intelligence saura, je n'en pourrais douter, saisir du bon coté la faculté que je vous laisse, mais je crois que les capitaines anglais nous en remontrent à tous, qu'ils traitent mieux d'autres expéditeurs que nous et que vous pouvez mieux faire vis-à-vis d'eux, que vous n'avez fait jusqu'ici. Ferme donc sur la brèche et ne vous laissez pas désarçonner par de faux semblant de raison qui, je vous l'assure, n'ont pas cours chez les autres.