1971.05.27.De Robert Labbé.A André Marie.ACSM

Le PDF est consultable à la fin du texte.

Robert Labbé
45 Boulevard Haussmann
Paris 9e

Paris, le 27 mai 1971

Mon cher Président et ami,
Je m’excuse de répondre tardivement à votre lettre du 15 mai, dont je n’ai pris connaissance que lundi dernier, au retour d’une absence à l’étranger.
La reprise des Chantiers du Trait par la Société des Chantiers navals de La Ciotat et leur fermeture consécutive, parallèlement à la reprise des Chantiers de la Méditerranée défaillants par le groupe Herlicq, a été en juillet 1967, l’une des conditions mises par le Gouvernement à l’adoption par les pouvoirs publics d’un plan de longue durée d’aide à/et de développement de la construction navale en France.
Je n’ai pas de commentaires à formuler en l’espèce, en dehors du fait qu’il me semble résulter des évolutions politiques, sociales et économiques les plus récentes que le boom de la construction navale dans le monde a atteint son apogée et que des extensions de capacité dans ce secteur professionnel présenteraient pour le moins un caractère de grande imprudence.
Je vous confirme en outre, en tant que de besoin, que les bruits selon lesquels la Banque Worms tenterait une OPA sur Penhoët n’ont aucun fondement. Ma Maison entend réserver l’intérêt qu’elle a depuis de si longues années porté aux affaires maritimes aux armements dont elle a la responsabilité et à ses activités portuaires traditionnelles.
Je vous prie de croire, mon cher Président et ami, à l’assurance de mes sentiments les plus sincères.

Signé : R. Labbé

Monsieur André Marie
80, boulevard de l’Yser
Rouen

 

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