1944.12.06.De Worms et Cie - Gabriel Le Roy Ladurie

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NB : Ce document est également daté du 11 janvier 1945. Il constitue l'annexe n°3 d'une note de Worms & Cie datée du 2 janvier 1945.

I. La Maison Worms après l'armistice
Le 29 juin, nous sommes de retour à Paris.
Juillet, août, septembre se passent à faire rentrer les Services, à remettre de l'ordre, à reprendre contact avec nos clients. Dans toute cette période, aucune rencontre avec aucun Allemand.
En octobre, attaques forcenées contre nous dans la presse (Paris-Soir, Paris-Midi, principalement) d'abord à Paris, puis dans les journaux de province alimentés par Inter-France, plus tard dans les feuilles d'Outre-Rhin - écho à Radio-Paris. Ces attaques ont principalement trait à la mission remplie par M. Hypolite Worms à Londres en 1940, aux accords dits accords Worms, signés le 7 juillet 1940 (c'est-à-dire après l'armistice) pour régler le rapports économiques et financiers entre l'Angleterre et la France.
Notons dès maintenant que, durant toute l'occupation, nous serons absolument le seul établissement bancaire à être périodiquement et avec ténacité dénoncé et attaqué par la presse d'occupation et dans les meetings des partis politiques soudoyés par les Allemands.
Devant de pareilles violences, il n'y a pas à se tromper - de sources bien informées, nous recevons d'ailleurs des avertissements formels - l'occupant a décidé la liquidation de la Maison française presque centenaire dont nous avons la charge.
Fin octobre, sur un ordre particulier du G.Q.G. du maréchal von Brauchitz, un capitaine allemand, von Ziegesar, nous est imposé comme administrateur avec pouvoirs illimités, mesure, pour cette période de l'occupation, d'une brutalité inouïe - toute entreprise bancaire n'ayant ni notre standing moral, ni nos assises matérielles en eut été touchée à mort - mesure enfin qui, dans sa sévérité, est à notre connaissance demeurée unique : aucun autre grand établissement financier français, jusqu'au dernier jour de l'occupation, n'ayant été mis sous la tutelle d'un commissaire-gérant allemand.
Quelles pouvaient être les origines de ces violences ?
On peut en discerner trois différentes :

1/ la question dite "raciale",

2/ nos liens britanniques,

3/ l'hostilité de certains milieux politiques français.

Question dite "raciale"
Au regard des ordonnances allemandes, puis de la législation française, la question Worms se présente comme suit : société en nom collectif et en commandite simple, Worms a trois associés-gérants et de nombreux commanditaires.
Parmi ces associés-gérants se trouve Monsieur Michel Goudchaux, Israélite. Les ordonnances allemandes prévoient que l'existence, dans une société en nom collectif, d'un gérant israélite, la fait considérer comme juive. Monsieur Goudchaux a démissionné en octobre 1940. Mais cette démission est sans effet aux termes des règlements de l'armée d'occupation car il eut fallu qu'elle intervînt avant le mois de mai 1940. La Maison Worms avait donc toutes chances d'être considérée comme une entreprise juive.
Nous sommes en définitive parvenus à éviter la liquidation de la Maison. En fait, les seuls changements apportés à la répartition de notre capital furent : le transfert par donation à leurs enfants de la part de Monsieur Michel Goudchaux et de celle de Madame Jean Labbé, commanditaire, le patrimoine familial est dans son intégrité demeuré entre les mains des ayants-droit naturels.

Nos liens britanniques
- D'ordre privé d'abord.
Madame Hypolite Worms est de naissance anglaise, sa fille héritière unique de Monsieur Hypolite Worms est anglaise par son mariage, les petits-enfants le sont de naissance.
- D'ordre politique ensuite.
Monsieur Hypolite Worms vient de remplir à Londres, avec un succès que personne ne conteste, une mission de haute portée.
- D'ordre professionnel enfin.
La Maison Worms, grand importateur de charbons anglais, entretenant des lignes de navigation avec la Grande-Bretagne, possédant à Port-Saïd une entreprise de charbons et de consignation, jouissant comme banque d'un premier crédit sur la place de Londres est considérée par beaucoup comme presque aussi britannique que française. L'occasion était tentante pour l'occupant de détruire dans sa racine un des rares organismes français qui avaient un tel rayonnement dans l'empire et à l'étranger.

L'hostilité de certains milieux politiques français
L'ennemi était d'ailleurs constamment poussé à cette destruction par les hommes et les milieux politiques français qui avaient son audience.
Dès août 1940, Pierre Laval se déclare l'adversaire décidé de notre Maison. Le 10 août 1943, sur un ordre téléphonique de lui, des policiers venaient chercher M. Le Roy Ladurie. Peu à peu, les Luchaire, les Doriot, les Déat, les Brinon et autres de moindre envergure se mettront à lui faire écho (voir les extraits de presse). D'autres, dans l'ombre à leur suite se feront délateurs auprès de l'ambassade d'Allemagne, des SS, de la Gestapo, etc.
Pour beaucoup de ces hommes, le moyen le plus sûr de détruire la Maison Worms était de la frapper dans la personne de son chef, M. Hypolite Worms. Son nom seul justifiait sa déportation vers l'un de ces camps d'où l'on n'est jamais revenu. Cette menace n'a pas cessé de peser pendant quatre ans sur la tête de cet homme. Dans maintes discussions d'affaires, nos adversaires l'ont agitée. L'intéressé a parfois été prévenu. Jamais, quel que fût Ie risque, il n'a songé à abandonner son poste et ses responsabilités.
Tels étaient les dangers qui s'accumulaient sur notre Maison, lorsqu'en octobre 1940, M. von Ziegesar fut nommé commissaire-gérant avec pleins pouvoirs.
Il fut alors entendu entre nous que M. Le Roy Ladurie centraliserait toutes les relations avec les Allemands - exception faite de celles concernant les Chantiers du Trait, les Services maritimes et les Services charbons. Il a rempli cette tâche jusqu'en août dernier, et revendique seul la responsabilité de tout ce qui a pu survenir entre les milieux allemands, tant publics que privés, et notre Maison.

II. Relations de Worms & Cie vec les milieux publics et privés allemands.
Von Ziegesar, capitaine de cavalerie, est un technicien des affaires de banque puisque directeur à Cottbus d'une succursale de la Commerzbank ; il est assisté d'un adjoint, le Dr Reithoffer.
Le lendemain de la nomination de Ziegesar, M. Le Roy Ladurie fit une démarche au ministère des Finances et obtint la désignation d'un commissaire adjoint français, M. de Sèze, ancien inspecteur de la Banque de France. Olivier de Sèze remplit ces fonctions jusqu'en février 1943, date à laquelle il rejoignit comme chef d'escadron une unité blindée en Afrique au Nord. L'on peut donc utilement invoquer son témoignage sur la gestion de M. Le Roy Ladurie qu'il a connue dans tous ses détails d'octobre 1940 à février 1943.
Dès le 30 octobre, le commissaire allemand, (texte pris de l'ordonnance du 20 mai 1940 - texte joint) mettait en place un contrôle étroit de toutes nos opérations - puisque aucun paiement supérieur à 100.000 francs ne pouvait être fait sans son agrément et qu'aucun marché, même sur les charbons, d'une valeur égale ou supérieure à un million, ne pouvait avoir lieu sans son accord.
Dès décembre, nous reçûmes la visite du Dr Hettlage, principal membre du Vorstand de la Commerzbank.
Homme d'une quarantaine d'années, ancien professeur d'économie politique à Bonn, ancien député du Centre catholique au Reichstag, le Dr Hettlage est d'une vive intelligence et d'une vaste culture. Entré seulement en 1936 dans le parti, ou plutôt appelé par lui, celui-ci lui confie immédiatement des tâches importantes : direction des finances de la ville de Berlin, contrôle de la Commerzbank, coordination de toutes les entreprises électriques du Reich ; il a accès auprès de Goering et parfois d'Hitler.
Dès nos premiers entretiens, il se montre très au courant du dossier Worms et nous exprime son désir de voir se nouer des liens étroits entre la Commerzbank et nous. Il ne veut pas user de moyens de coercition, mais il est convaincu que, de nous-mêmes, nous nous rendrons compte que le maintien en vie d'une maison comme la nôtre, d'étiquette israélite, imprégnée de traditions anglophiles, ne peut être longtemps toléré par les autorités d'occupation - à moins que la création de liens très étroits avec un grand établissement comme celui qu'il dirige n'apporte tous apaisements au Reich - ces liens ne comporteraient aucune sujétion - nous resterions seuls maîtres de nos intérêts en France.
Notre réponse : une telle association est inconcevable. La Maison Worms sera ce qu'elle est ou elle ne sera pas.
Devant notre attitude, le Dr Hettlage diminue en pression, mais nous impose, par le truchement du commissaire, l'obligation de servir de correspondant bancaire ordinaire à la Commerzbank, pour toutes les opérations courantes qu'autorisent les usages professionnels de la place, les lois, règlements et directives des autorités financières françaises. C'est ainsi que nous devînmes le correspondant de la Commerzbank, prêtant nos guichets à des opérations qu'aucun établissement français - même dépourvu de commissaire gérant - n'aurait refusées.
Ce que fut le mouvement du compte de la Commerzbank dans nos livres c'est ce qu'un examen même sommaire peut très vite indiquer. Rappelons seulement que les modalités de fonctionnement de ces comptes étrangers sont très étroitement définies par les règlements français, et que, notamment, toutes les opérations d'accréditifs documentaires passant obligatoirement par le clearing ne peuvent se dérouler qu'avec l'approbation, sous la surveillance et en définitive par l'intermédiaire de l'Office des changes.
Aucune avance ne fut jamais consentie par nous, pas plus à la Commerzbank qu'à aucune maison allemande. Est-il besoin d'ajouter que des comptes de correspondants de cette nature ne laissent que de faibles agios qui couvrent à peine les frais généraux engagés.
Ziegesar imposa naturellement à la Maison Worms l'obligation de faire passer par la Commerzbank toutes ses opérations en Allemagne. Il s'agissait en fait d'une obligation plus apparente que réelle, puisque nous étions bien décidés à ne faire aucune opération outre-Rhin - disposés tout au plus à y faire exécuter les ordres courants de nos clients habituels.
En juin 1941, les services allemands de l'ambassade de l'avenue Foch et du Majestic trouvent que l'immunité toute relative dont continuait à jouir la Maison Worms ne saurait se prolonger plus longtemps et que de nouvelles mesures de rigueur s'imposent.
De passage à Paris, le Dr Hettlage mis par nous au courant, s'informe et nous apprend :
la révocation de Ziegesar trouvé trop conciliant,
la nomination d'un nouveau commissaire-gérant, le baron von Falkenhausen, muni d'instructions précises et rigoureuses,
la mission confiée à la Deutsche Treuhand (fiduciaire allemande) d'expertiser minutieusement toute notre gestion passée et présente et de faire un rapport détaillé sur nous au parti et à l'Économie nationale.
Nous entrevîmes le Dr Hettlage une ou deux fois dans l'hiver 1942 ou le printemps 1943. Puis nous n'eûmes plus de nouvelles directes de lui. Il dut, semble-t-il, quitter la Commerzbank en 1943.
Celle-ci jusqu'en juillet dernier nous confia une part de ses mouvements à Paris. De temps en temps elle nous envoyait un de ses clients en quête d'une prise d'intérêt en France. Nous l'éconduisions. Parfois une succursale ou une filiale nous demandait un découvert. Nous opposions une fin de non recevoir automatique.
- Deutsche Treuhand und Revision Gesellschaft
Plusieurs experts vinrent en juin 1941 s'installer dans nos bureaux avec les pouvoirs les plus étendus pour prendre connaissance de tous nos dossiers, de tous nos livres, interroger nos chefs de service, etc. Quatre ou cinq experts se succédèrent. La plupart étaient d'une incompétence évidente, ils réunirent des centaines de dossiers, nous demandèrent d'innombrables entretiens pour aboutir au bout de quinze ou dix-huit mois à un rapport monumental et ennuyeux dont nous n'entendîmes plus jamais parler. Mais en rappelant ces faits, nous avons voulu souligner que là encore, seules de toutes les banques françaises, nous avons subi cette intolérable brimade de voir pendant des mois nos dossiers confidentiels mis au pillage au profit d'un gouvernement ennemi.
Durant le séjour boulevard Haussmann de M. de Falkenhausen, l'indépendance de la Maison fut moins directement menacée mais périodiquement les services anti-sémites des SS soulevèrent la question raciale, remettant sans cesse en cause le cas personnel de M. Hypolite Worms.
Différents incidents montrèrent par ailleurs combien notre situation vis-à-vis des autorités d'occupation était précaire.
- Franconed
Holding hollandaise nous appartenant à 100%, régulièrement déclarée au gouvernement français (siège social : Rotterdam) fut constamment menacée par ses commissaires allemands.
Après quatre ans de discussions, et grâce à l'appui des services du ministère des Finances, nous sommes arrivés à préserver la majorité de son actif.
Nous n'avons, par contre, pas pu empêcher la vente, par son commissaire allemand, de son immeuble de Dantzig.
- Aérobank
Installée à Paris pour le compte du Trust Goering, mettait des sommes considérables en placements au jour le jour sur le marché de Paris. Nous avons toujours refusé. Quelques jours avant son départ, son directeur disait que nous étions la seule banque à avoir refusé de prendre contact avec lui.
Falkenhausen, neveu du général du même nom, qui administrait la Belgique, vit, dans ses derniers mois, la surveillance des S.S se resserrer autour de lui.
Au lendemain de l'attentat du 20 juillet, il fut, avec deux de ses amis grands industriels de la métallurgie, (Roechling et von Aufacker) kidnappé dans un restaurant et vraisemblablement supprimé.

III - Participations

Trois catégories :
a/ - celle où notre influence est prédominante,
b/ - celles où notre action est relativement occasionnelle,
c/ - celles dans lesquelles nous n'intervenons absolument pas.
Nous ne parlerons que des premières et, pour celles-là nous acceptons d'assez larges responsabilités bien que nos principes en cette matière soient de laisser aux dirigeants de chaque entreprise le maximum d'autorité et d'indépendance.
Pour les établissements de la catégorie "a", nous fîmes tout ce qui était en notre pouvoir pour limiter leurs rapports avec les autorités allemandes et nous croyons qu'aucun reproche ne peut leur être adressé. Certains sont parvenus, au prix de très grandes difficultés, à se soustraire totalement aux commandes allemandes.
Nous citerons comme exemple :
- Société des produits chimiques des Terres rares
La majorité de cette société, issue en 1918 du séquestre d'une entreprise allemande de produits chimiques, était revendiquée par l'ennemi. Grâce à la résistance opposée par son président, d'accord avec notre Maison, à la suite de discussions interminables au Majestic et malgré des menaces précises de la part de la société allemande Auer Gesellschaft aucun titre de la société ne fut jamais cédé aux autorités allemandes.
- Fournier-Ferrier, Marseille - savons, corps gras
En fait, bien que notre situation d'actionnaires y fut très forte, depuis trois ans, nous ne sommes pratiquement pas intervenus dans la gestion de cette entreprise. Mais, dans l'été et l'automne 1943, nous fûmes abordés de façon pressante par les dirigeants du groupe Henckel.
II y a trois grands trusts des corps gras dans le monde : Unilever, pour l'empire britannique, Prosper & Gamble pour les USA, Henckel, pour l'Allemagne et l'Europe continentale.
Henckel qui, en tout état de cause, disposait toujours de l'appui des Pouvoirs publics allemands et qui n'était jamais parvenu à prendre racine en France, crut l'occasion bonne d'obtenir une part d'intérêt dans Fournier-Ferrier, qui est la première affaire de savon en France. En contre-partie, Henckel offrait de nous faire bénéficier de tous ses brevets qui sont en avance de quinze ans sur la technique française. Pendant trois ou quatre mois. La pression fut très forte. Elle demeura bien entendu sans résultat.
- Affaires minières : Charrier, Montmins
Rarement la pression fut aussi forte que pour ces deux entreprises destinées à produire du cuivre et du tungstène. L'on sait le besoin impérieux que le Reich avait de ce dernier métal. Les services des mines allemandes nous offrirent de l'outillage, de la main-d'œuvre. Sur nos directives, leur directeur général Jean Cantacuzène, sut manœuvrer de telle sorte que pas un gramme de tungstène ne sortit de la mine.
- EGTH (Entreprises de grands travaux hydrauliques)
L'une des plus grandes maisons de travaux publics françaises dotée d'un outillage considérable et à qui les autorités allemandes auraient été heureuses de confier des milliards de travaux. Cas, sans doute à peu près unique dans l'entreprise française, son président directeur général, M. Georges Lauret, réussit à ne pas faire pendant ces cinquante mois un centime d'affaires avec l'occupant.
- Établissements Puzenat (à Bourbon-Lancy)
Affaire de machines agricoles, mais parfaitement outillée pour des munitions ou même du matériel de guerre. Dix fois, Ziegesar et Falkenhausen rappelés à l'ordre par le Majestic firent pression sur nous à ce sujet. A l'exception de quelques trieuses de pommes de terre qui n'ont même pas dû être livrées, Puzenat n'a jamais accepté de commandes allemandes.
D'autres entreprises ont été cependant amenées à effectuer certaines livraisons aux autorités occupantes ; il s'agit par exemple de Japy Frères qui, sous la menace de voir son matériel démonté et expédié en Allemagne, a dû, en plein accord avec les autorités françaises, réserver aux allemands une part de sa production de machines à écrire et de quincaillerie. Les établissements Japy ont par contre, opposé un refus formel de fabriquer des commandes de guerre pour lesquelles ils étaient cependant outillés.

Conclusion

En résumé :
malgré toutes les prises qu'offrait Worms sur le plan dit "racial" et sur le plan anglo-saxon,
malgré tous les moyens de coercition dont étaient armés nos commissaires-gérants,
malgré toutes les pressions et toutes les menaces, les mesures d'exception et les campagnes de la presse asservie dont nous avons eu dans le monde bancaire le quasi-monopole :
la Maison Worms était demeurée intacte et pure de toute infiltration étrangère,
de gré ou de force, notre groupe n'a jamais cédé à l'occupant une partie si infime qu'elle soit d'un actif matériel ou immatériel dont nous avions la charge,
aucune entreprise dépendant de notre gestion n'a livré ni armes, ni munitions, ni pièces détachées, ni matières premières utilisables par l'armement allemand,
nos Services bancaires n'ont fait avec des services ou des maisons allemandes que des opérations courantes autorisées par les Pouvoirs publics, qui ne représentaient qu'une partie infime de notre activité, et que la présence chez nous du commissaire allemand nous empêchait d'exclure.
[Est jointe à ce document une circulaire, signée par Beines von Ziegesar et Oliver de Sèze, et datée du 30 octobre 1944. La teneur de ce texte laisse à penser que sa datation est due à une erreur de frappe et qu'il s'agit en fait du 30 octobre 1940, date à laquelle cette circulaire est classée.]


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