20 résultats

1865.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence. Il reprend notamment un important travail d'analyse effectué par la Maison Worms dans les chronos de correspondance – préalablement à la rédaction du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie –, et plus particulièrement, en ce qui concerne l'année 1865, dans :

  • les copies de lettres à la presse du 26 décembre 1864 au 17 janvier 1865 ; du 17 janvier 1865 au 7 février 1865 ; du 7 février 1865 au 27 février 1865 ; du 27 février 1865 au 20 mars 1865 ; du 20 mars 1865 au 11 avril 1865 ; du 11 avril 1865 au 4 mai 1865 ; du 4 mai 1865 au [?] ; du [?] au [?] ; du [?] au 5 juillet 1865 ; du 5 juillet 1865 au [?] ; du [?] au [?] ; du [?] au 22 septembre 1865 ; du 22 septembre 1865 au 13 octobre 1865 ; du 13 octobre 1865 au 6 novembre 1865 ; du 6 novembre 1865 au 26 novembre 1865 ; du 26 novembre 1865 au 14 décembre 1865 et du 14 décembre 1865 au 3 janvier 1866 (les manques peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes),
  • et les doubles du courrier reçu par le siège, à Paris, entre 1875 et 1902.

Dans le cadre de cette étude, la correspondance sélectionnée pour son intérêt historique a été résumée ou reproduite en intégralité ou partiellement sur des fiches manuscrites, qui se comptent par centaines. Les lettres les plus significatives ont été dactylographiées. (Ces copies sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé – en bleu + soulignement.) Ces sources ont en outre été synthétisées et commentées dans les notes suivantes :

  • "Historique de la Maison Worms & Cie (1848-1874)", classé en 1948
  • "Historique de Worms & Cie - 1ère partie (1848-1877)" daté de janvier 1948
  • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale d'Alger (1851-1892)", classé en 1948
  • "Historique charbons (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec la P&O, Burness, Stapledon (1861-1875)", classé en 1948

A ce corpus sont joints des extraits de documents originaux conservés par la Maison et des renseignements provenant notamment :

  • des services administratifs : état civil et tribunaux de commerce...
  • des annuaires et études notariales...
  • de la presse, des revues et ouvrages d'histoire...

1865.01.07.De Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Bilan.Original

Document original

1865.02.06.Au baron Franchetti.Turin.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 17 janvier 1865 au 7 février 1865Paris, le 6 février 1865Monsieur le Baron Franchetti à TurinMonsieur,Mon représentant à Turin, M. Thiellement, me fait part de l'irritation très grande que vous cause la cessation de l'éclairage par le gaz portatif, pour lequel il s'était engagé envers vous, et vous aviez fait quelques dépenses d'installation.Je pense, Monsieur, que quelques explications de ma part réussiront à calmer cette irritation et vous amèneront à envisager cette affaire fâcheuse pour tous de sang-froid et sous son véritable aspect.Le fait dont vous vous plaignez n'a d'abord rien de personnel à vous et ne résulte ni d'un caprice ni d'aucune cause de mauvais aloi. Je suis forcé de fermer pour tous, et pour vous comme pour tous, un établissement dont l'existence est démontrée impossible et dont la marche pendant deux années m'a causé des pertes énormes, trop faciles hélas à prouver.C'est donc une force majeure indépendante de moi, qui m'a amené à fermer cet établissement, et vous êtes incapable de vouloir exciper d'une position aussi cruelle et chercher un avantage quelconque là où la ruine me force d'arrêter les travaux.[...]Je compte du reste, dès que le temps de neige et de pluie aura cessé, me rendre en Italie. J'aurai, en tout cas, l'honneur de vous faire ma visite, et j'espère bien que notre entrevue aura le résultat que je désire, et que je réclame à tous titres d'un homme du monde et de haute position.Veuillez agréer...

1865.02.21.Au vicomte H. de Vougy - administration des lignes télégraphiques.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse du 7 février 1865 au 27 février 1865Paris, le 21 février 1865Monsieur le Vicomte H. de VougyDirecteur général des Lignes télégraphiquesParisMonsieur le Directeur général,J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser à la date du 17 février, m'informant que vous acceptez les prix offerts dans ma lettre du 28 janvier dernier pour les poteaux de 9 m pour le réseau du Midi et ceux de 8 m et 7 m 50 en remplacement des prix de mon adjudication.Quant aux poteaux de :9 m 50 réseau du midi vous m'offrezF 11.909 m 50 réseau d'Orléans vous m'offrezF 12.259 m 00 réseau d'Orléans vous m'offrezF 11,35J'accepte, Monsieur le Directeur, cette réduction et les prix des poteaux à livrer en remplacement et pour les 2 lots dont je suis resté adjudicataire [...] fixés comme il est indiqué immédiatement dans tous mes chantiers les ordres en conséquence.Veuillez agréer...

1865.02.24.De Koninklijke Nederlandsche Stoomboot Maatschappij.A Muston.Gênes

Origine : Copie de lettres à la presse du 7 février 1865 au 27 février 1865Voies de FranceKoninklijke Nederlandsche Stoomboot MaatschappijAmsterdam, le 24 février 1865Monsieur F.C. Muston, GênesNous avons bien reçu, Monsieur, votre lettre du 18 novembre dernier ; des circonstances de diverse nature, nous ont empêché d'y répondre plus tôt.Aujourd'hui, nous venons vous prier de nous indiquer le plus promptement qu'il vous sera possible, à quel prix vous seriez disposé de traiter avec nous pour la fourniture de charbon.Newcastle : 1ère qualitéCardiff : 1ère qualitérendus dans les soutesà nos vapeurs, pendant un an, à partir du 1er mars et aux conditions de notre précédent contrat avec vous.Dans l'espoir que vos propositions mèneront au renouvellement de nos anciennes Relations, nous vous présentons. Monsieur, nos salutations sincères.Les directeurs de la Compagnie royale néerlandaise de navigation à vapeurJ. C. Vandeslluch

1865.03.10.De Koninklijke Nederlandsche Stoomboot Maatschappij.A Muston.Gênes

Origine : Copie de lettres à la presse du 27 février 1865 au 20 mars 1865Voies de FranceKoninklijke Nederlandsche Stoomboot MaatschappijAmsterdam, le 10 mars 1865Monsieur F.C. Muston, GênesNous possédons, Monsieur, votre lettre du 3 courant, par laquelle vous nous offrez de fournir du charbon Newcastle ou Cardiff 1ère qualité à nos vapeurs du 1er octobre au 1er mars 1866, au prix de F 40,- les 1.000 kilos rendus franco de tous frais dans les soutes.Bien que ce prix nous paraisse assez élevé, nous nous décidons à l'accepter en considération de nos anciennes relations et dans la ferme persuasion que vous ferez tout ce qui dépendra de vous pour nous satisfaire en toutes choses.Nous remettons à nos représentants, Messieurs Gamba, Sconnio et Millo, trois exemplaires du contrat, que nous vous prions de munir de votre signature ; le contrat est exactement pareil aux précédents, sauf un article additionnel par rapport à la livraison à bord, que nous nous sommes vus obligés d'ajouter, puisqu'il est arrivé plus d'une fois (dernièrement encore avec le " Bérénice ") que toute la quantité de charbons commandée n'a pas été livrée à temps.Recevez, Monsieur, nos salutations sincères.Les directeurs de la Compagnie royale néerlandaise de navigation à vapeur2 signatures illisiblesNous vous prions de prendre note que ce sera principalement et presque exclusivement du charbon Cardiff dont nous aurons besoin.

1865.03.24.A Stephanos Xenos.Londres

Origine : Copie de lettres à la presse du 20 mars 1865 au 11 avril 1865Paris, 24 mars 1865Monsieur Stéphanos Xénos - LondresJ'ai reçu en son temps votre lettre du 20 courant et le prospectus qu'elle renfermait d'une nouvelle et puissante compagnie de navigation par vapeur en vue de desservir la Méditerranée et la Mer noire. J'ai lu le tout avec intérêt et je pense que l'entreprise offre de bonnes chances de succès.Vous me demandez de prendre une large part d'actions dans cette entreprise et, malgré les importantes affaires charbon qui pourraient résulter pour moi de ma souscription, je suis peu disposé à prendre cet engagement. Vous n'ignorez pas que j'ai un capital considérable engagé dans des steamers. Je ne puis donc pas augmenter mes chances, indéfiniment, dans des opérations de même nature.Cependant, quelque changement pouvant survenir dans les compagnies avec lesquelles je suis engagé et modifier plus tard la détermination que je vous annonce aujourd'hui de ne rien faire pour le moment, j'ajournerai donc, sans engagement aucun de ma part, une réponse définitive aux ouvertures que vous voulez bien me faire.Recevez...

1865.04.05.A Bona - Chemins de fer italiens.Turin.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 20 mars 1865 au 11 avril 1865Paris, 5 avril 1865Monsieur BonaDirecteur général des Chemins de fer italiensTurinMonsieur,Depuis longtemps j'ai tenté de faire à votre administration des fournitures de charbon. La position de ma maison établie à Gênes et en Angleterre me semblait devoir rendre ces opérations avantageuses pour l'administration et faciles pour moi. Et, cependant, j'ai toujours eu le regret et le désappointement de voir mes tentatives rester infructueuses.Impuissant à pénétrer les causes de cet insuccès continuel, je prends la liberté de m'adresser à vous, Monsieur, directement et j'ose encore espérer que vous voudrez bien écouter mes propositions si elles vous semblent devoir être avantageuses pour les intérêts majeurs confiés à votre haute direction.Je sais de bonne source qu'une personne de Gênes se vante hautement et partout d'avoir su se concilier les bonnes grâces de l'administration des Chemins de fer italiens. Elle affirme que seule, elle peut être appelée à lui fournir tous les charbons nécessaires au service et qu'elle a su aussi accaparer en Angleterre les seuls charbons voulus par l'exploitation.Je ne mets nullement en doute que ces forfanteries sont tout à fait ignorées de vous et que ce monopole imaginaire n'existe que dans l'esprit de la personne qui a intérêt à y faire croire. Aussi sans m'y arrêter plus longtemps, j'ai l'honneur de vous soumettre ici mes propositions.[...]

1865.04.10.A A. Grandchamp Fils.Rouen.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 20 mars 1865 au 11 avril 1865Paris, le 10 avril 1865Monsieur A. Grandchamp Fils à Rouen[...]Anglo-French. J'espère que vous pouvez assister personnellement au prochain meeting et défendre vos et mes intérêts contre la Compagnie des chemins de fer.Mais, prévoyant comme vous, le cas où une cause quelconque vous empêcherait de vous rendre à Grimsby pour le jour de l'assemblée, j'adresse à Josse le pouvoir de me représenter au nom des personnes indiquées par Copley, avec instructions de ne livrer ce pouvoir auxdites personnes que si vous n'êtes pas présent au meeting. Autrement vous ferez pour moi comme pour vous et voici mon pouvoir pour me représenter au meeting.[...]Anglo-French Steam Ship Cy LtdJe, soussigné, Hte Worms, de Paris, n°7, rue Scribe, porteur de vingt cinq actions dans la Anglo-French Steam Ship Cy Limited, donne pouvoir à M. A. Grandchamp Fils, de Rouen, actionnaire dans ladite Compagnie, de me représenter auprès d'elle, et je déclare ici autoriser mon dit mandataire à voter pour moi et en mon nom sur toutes questions au meeting général extraordinaire de ladite Compagnie le 22 avril courant.Paris, le 10 avril 1865Hte WormsTémoin de ma signature : E. Rosseeuw

1865.04.18.A Joseph Barrot.Alexandrie.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 11 avril 1865 au 4 mai 1865Paris, 18 avril 1866Monsieur Joseph BarrotChez M. GlavanyAlexandrieJe possède, Monsieur, votre lettre du 9 courant.Je suis heureux que vous ayez apprécié et trouvé justes les motifs qui me décidaient à vous demander un prix élevé, quant au cours actuel, pour une fourniture à forfait de 15.000 tonnes charbon Newcastle, et j'accepte parfaitement votre proposition d'agir pour votre compte à commission.Mes conditions, dans ce cas, seraient celles détaillées dans la deuxième partie de ma lettre du 27 mars dernier. Ma commission ou bénéfice se trouve compris dans le prix de 10/ la tonne franco à bord à Newcastle.[...]Je vous expédierais le charbon Bebside West Hartley, que je vous garantis supérieur au West Hartley Main, et égal, si ce n'est supérieur, au Davison.Dans les susdites conditions, il ne me reste qu'à attendre les ordres que vous voudrez bien me confier à commission.[...]Je crois que vous avez des emplois importants de charbon, en outre de vos fournitures au gouvernement, et je vous remercie de vos bonnes dispositions à traiter grande partie de ces opérations avec ma maison.Permettez-moi de vous recommander à ce sujet le South Yorkshire Coal qui s'embarque à Grimsby (près Hull) d'où ma maison spéciale exporte annuellement plus de 100.000 tonnes de ce charbon.La qualité est supérieure à celle du Newcastle, comme puissance calorifique, et il donne 1/3 à 1/2 moins de menu à destination.[...]

1865.05.19.De Georges Schacher, Bordeaux.A Labrèze Fils, Préchac.Courrier original

[En-tête] Hte Worms, Représenté par M. G. Schacher, 21, pavé des Chartrons, Bordeaux Lignes de vapeurs entre Bordeaux, Le Havre, Hambourg et Saint-Pétersbourg Maisons À Paris, 46, rue Lafitte Cardiff, Swansea, Newcastle, Sunderland, Grimsby Bordeaux, le 19 mai 1865 Monsieur Labrèze Fils À Préchac par Villandraut – Gironde Chantier de Lavazan. Je viens vous informer que lundi, M. Cresson partira par le premier train pour Bazas ainsi que l'employé de M. Lecoy [Lecoq], le charpentier et le contremaître du chantier pour reconnaître et construire le chantier de Lavazan. Veuillez, je vous prie, vous rendre à Bazas, à l'arrivée de ces Messieurs pour les conduire à Lavazan. Il est bien entendu que nous trouverons sur la propriété tous les bois qui nous seront nécessaires à sa construction. Vous aurez à surveiller ces travaux et les pousser activement de telle sorte que l'on puisse [injecter] le plus tôt possible, mais pas avant la visite de l'inspecteur. Réception des traverses. Je ne saurais trop vous rappeler toute l'attention qu'il faut apporter dans la réception des traverses en forêt ; elles se font généralement mal. J'ai beaucoup trop de rebuts dans les réceptions que je fais faire actuellement. Je vous envoie par M. Cresson un carnet en tête duquel j'ai transcrit des instructions que vous voudrez bien suivre à l'avenir dans vos réceptions de traverses et poteaux de télégraphe. Je vous prie aussi d'arrêter momentanément le transport des traverses n°14 de vos magasins à Barsac, car je crains que le chantier de Barsac soit trop encombré, mais expédier toujours les 10 à 13 […]. Je vous salue bien sincèrement, PP Mon Worms [Signé] G. Schacher

1865.05.24.A J.R. Smith - Hte Worms Cardiff

Origine : Copies de lettres à la presse du 4 mai 1865 au [?] ; du [?] au [?] ;du [?] au 5 juillet 1865[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes entre le 4 mai 1865 et le 5 juillet 1865. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 24 mai 1865Monsieur J. R. Smith à CardiffJ'ai reçu votre lettre du 20 courant et j'en cherche encore le sens précis et le but, mais, quelle qu'ait pu être votre intention, je vais vous parler en termes clairs et intelligibles.Vous me semblez ne pas comprendre votre position envers moi. Depuis sept années, vous avez détourné de ma caisse, à votre profit et à celui de vos amis, des sommes considérables dont le remboursement forcé, subitement, m'a occasionné des troubles graves.Pour arriver à votre but et dissimuler vos détournements, vous avez abusé de la signature honorable que je vous ai confiée et vous avez falsifié vos écritures et vos balances en mes livres de commerce.Ces détournements, ces faux et abus de confiance sont sévèrement châtiés par les lois de tous les pays et si je n'ai pas appelé sur vous le châtiment mérité, c'est par commisération et en souvenir de votre ancienneté dans ma maison.Mais là s'arrête et doit s'arrêter ma longanimité à votre égard et vous devez renoncer à tout espoir, que vous paraissez nourrir encore, de jamais rentrer à mon service et j'ajoute que, si, cédant à de mauvais conseils, dont vous paraissez vous être entouré, vous veniez à tenter contre moi ou contre ma maison, je ne sais quel scandale ou entreprise quelconque, je me verrai alors forcé de requérir contre vous la sévérité des lois de votre pays.Je vous salue.Hte Worms

1865.06.10.A Hantier Mallet et Cie.Le Havre

Origine : Copies de lettres à la presse du 4 mai 1865 au [?] ; du [?] au [?] ;du [?] au 5 juillet 1865[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes entre le 4 mai 1865 et le 5 juillet 1865. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 10 juin 1865Messieurs Hantier Mallet & Cieau HavreJe vous confirme ma lettre d'hier et vous accuse réception de la vôtre du même jour.Modifiant la décision que vous aviez prise de continuer le service des vapeurs comme par le passé, vous avez autorisé Schacher à annoncer pour les trois steamers "Gabrielle", "Lucien" et "Séphora" des départs directs, vous réservant de ne laisser entre Havre et Bordeaux que les deux petits vapeurs. J'ai pris connaissance de la lettre que vous écrivez à Schacher pour lui donner vos instructions et je les lui fais passer par le courrier de ce jour.Pour compléter le service nouveau, vous avez décidé que vous feriez l'acquisition d'un nouveau steamer de la capacité de "Lucien", soit neuf, soit ayant déjà navigué. A cet effet, vous me faites la proposition de céder une partie de l'intérêt que j'ai dans les bateaux en faveur de M. Hantier, qui se chargerait de payer de ses deniers un tiers de cette nouvelle acquisition, à la condition pour moi de lui faire profiter pour un 12ème dans les résultats du trafic. Toute réflexion faite et malgré ma répugnance à augmenter le capital que j'ai dans le matériel des bateaux pour ne rien changer à nos accords, je désire rester dans la position actuelle, et je me décide à vous faire les fonds nécessaires à la part qui m'incombe, soit les 2/3 de l'argent nécessaire à l'acquisition du nouveau bateau.Je vous laisse donc libre d'agir dans cet ordre d'idée et vous donne tout pouvoir de vous en occuper. Vous auriez l'obligeance de me tenir au courant de ce que vous aurez fait.Schacher par sa lettre reçue ce matin me dit que Cellier & Paran sont complètement de l'avis que, dès le début de la lutte, nous devons faire bonne contenance et que M. Perlbach reculera, s'il nous voit décidés à défendre la position.Recevez mes bien...Hte Worms

1865.06.19.A Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Extrait

Origine : Copies de lettres à la presse du 4 mai 1865 au [?] ; du [?] au [?] ;du [?] au 5 juillet 1865[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes entre le 4 mai 1865 et le 5 juillet 1865. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 19 juin 1865Messieurs Hantier Mallet & Cie au Havre[...]Vous avez l'espoir que la concurrence renoncera à la lutte. Je le désire ardemment et comme vous j'en ai l'espérance, car je vois que depuis huit jours on a cessé de faire insérer dans les journaux de Bordeaux les avis de départ qui y figuraient dans les premiers jours de ce mois, dans chaque numéro.Ne pourriez-vous pas savoir par Cellier & Paran si un des navires que propose M. Perlbach serait à vendre et s'il conviendrait à notre navigation ? Si ce Monsieur renonce à faire la concurrence, nous aurions intérêt à acheter un de ses navires, qui pourrait conserver le pavillon hambourgeois, sous le nom de Cellier & Paran, jusqu'au moment où il pourrait être francisé sans droits. Réfléchissez à cette combinaison.[...]Hautermann d'Anvers ont aussi un bon navire qui est sur la ligne de Bordeaux qu'ils désirent vendre. Vous pourriez en écrire à Ferrière qui le ferait examiner à Bordeaux.Recevez...Gray Beavis & C°, 98, Lombard Street London, me proposent des steamers à l'année et à très bas prix. Vous pourriez leur demander s'ils en connaissent que l'on voudrait vendre.

1865.08.22.A A. Grandchamp Fils.Rouen.Extrait

Origine : Copies de lettres à la presse du 5 juillet 1865 au [?] ; du [?] au [?] ;du [?] au 22 septembre 1865[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes entre le 5 juillet 1865 et le 22 septembre 1865. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, le 22 août 1865Monsieur A. Grandchamp à Rouen[...]Ce que je désire vous faire observer, c'est que c'est à tort que vous prétendez que M. Lemonnier n'est pas mon capitaine mais celui de M. Mallet. Vous ne devez pas ignorer que je suis propriétaire pour les deux tiers du nouveau navire, comme je le suis pour les trois autres steamers. Cette propriété est bien définie par l'acte de la douane du Havre et ma qualité de copropriétaire n'est pas contestable, quoique la direction soit confiée à M. Mallet. Il n'en pourrait être autrement, puisque je n'habite pas le Havre.Quant à "Blanche" et "Ernestine", il est vrai que la position est différente. Ces deux steamers appartiennent à la maison Grandchamp dont je suis le commanditaire. Je n'ai pas à m'immiscer dans les opérations de cette maison. Ainsi le veut la loi. Mais mon droit d'investigation n'en est pas moins bien établi. Je puis, chaque fois que je le jugerai utile ou nécessaire, soit par moi-même, soit par un délégué de mon choix, procéder à toute vérification. Cette vérification vous aurait semblé toute naturelle si j'avais usé de ce droit au commencement de nos accords. Aujourd'hui en l'exerçant, je froisserai indubitablement votre amour propre, mais ce serait mon droit et vous n'auriez pas à vous y opposer vous-même. Vous n'usez pas du même ménagement à mon égard et cependant notre position est toute différente. Vous ne craignez pas de froisser mon amour propre en venant me refuser une chose sans importance pour vous et que l'on accorde avec empressement même à un inconnu.Cette persistance à me susciter des entraves qui me blessent énormément, non pas seulement pour ce qui a eu lieu, mais par la tendance que vous semblez faire prévaloir de m'annihiler complètement, m'a fait réfléchir à notre position mutuelle. La loi qui régit les sociétés en commandite exige que ce qu'elle prescrit soit religieusement observé. Vous auriez dû vous y conformer au début de nos rapports. Vous ne l'avez pas fait et si vous consultez votre avocat, il vous dira que notre société est nulle et peut être dissoute sur ma simple demande. Vous personnellement, vous ne pouvez en demander la dissolution qu'en vous exposant à des dommages envers moi, puisque, aux termes de nos accords, vous auriez dû mettre toute chose en règle.J'espère n'en pas venir à pareille extrémité. Je désire vivre en paix et attendre patiemment le terme de nos accords mais à cette seule condition que vous respecterez ma dignité et qu'à tout propos et pour des motifs aussi futiles, vous ne viendrez pas me froisser gratuitement.Recevez...Hte Worms

1865.09.12.A Tinel et Cie.Le Havre.Extrait

Origine : Copies de lettres à la presse du 5 juillet 1865 au [?] ; du [?] au [?] ;du [?] au 22 septembre 1865[NB : Les sources ne mentionnent pas de dates pour les volumes entre le 5 juillet 1865 et le 22 septembre 1865. Ces lacunes peuvent provenir soit d'un oubli dans le recensement, soit de la perte de certains volumes.]Paris, 12 septembre 1865Messieurs Tinel & Cie au Havre[...]Je suis heureux d'apprendre de vous que, après quelques premiers produits encore imparfaits les premiers jours, vous êtes arrivés de suite à livrer des briquettes parfaites, ne laissant plus rien à désirer sous aucun rapport. Recevez-en mes bien sincères félicitations.[...]Vous me demandez ensuite de nous entendre pour la partie de votre fabrication excédant les quantités que je me suis engagé à prendre de vous, Messieurs. Permettez-moi de dire que c'est aller un peu vite et que les choses ne se font pas aussi rapidement. Je me suis engagé d'abord à vous prendre une quantité déterminée, ensuite à pousser vigoureusement [...] débouché, pour moi seul de toute votre fabrication. Mais encore faut-il que vos produits, arrivés à destination et éprouvés par le voyage, aient pu être appréciés par le consommateur réel et je ne puis me charger de toute votre fabrication avant de savoir comment elle est jugée.Vous pouvez donc disposer des excédents que vous allez produire en sus de mes engagements. De mon côté, je continue mes démarches pour augmenter mes débouchés et, lorsque vos produits seront reconnus tels que vous les déclarez, j'espère bien que je pourrai absorber toute votre production à moi seul.[...]

1865.11.08.Au ministre des Etats-Unis d'Amérique.Paris.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 6 novembre 1865 au 26 novembre 1865Paris, le 8 novembre 1865Monsieur le Ministre des États-Unis d'AmériqueParisMonsieur le Ministre,Votre gouvernement a invité tous les intéressés à lui transmettre les réclamations qu'ils pourraient avoir à faire par suite des déprédations commises par les pirates confédérés.En conséquence j'ai l'honneur de vous exposer les faits suivants.Le 9 février 1863, j'ai affrété à Londres, par l'entremise de MM. Geo & A. Herring & Cie, le navire "Louisa Hatch" - Américain (des États du Nord) alors à Cardiff, pour charger du charbon à destination de Pointe de Galles (appert charte-partie ci-incluse).Le 23 février 1863, le navire "Louisa Hatch" avait reçu de ma Maison de Cardiff 1 033 tonnes charbon (appert du connaissement signé du capitaine, M. Grant).Ces charbons étaient destinés au dépôt de Pointe de Galles de la Compagnie française des Messageries impériales, dont je suis l'agent exclusif pour la fourniture de ses charbons à toutes destinations.[...]Le 20 mai 1863, le journal, le Times, de Londres recevait de Pernambouco, via Lisbonne, un télégramme annonçant la capture par le steamer confédéré "Alabama" du navire "Louisa Hatch" et de plusieurs autres navires sous pavillon américain. Le "Louisa Hatch" et son chargement charbon furent livrés aux flammes.[...]En conséquence je réclame contre qui de droit remboursement des sommes suivantes :£ 428.1.0 - valeur du charbon embarqué à bord du "Louisa Hatch"[...]Ensemble F 23.638,05 - montant de la somme que j'avais à réclamer de la Compagnie des Messageries impériales.[...]

1865.11.09.De Borel Lavalley et Cie.Paris

Document originalBorel Lavalley & Cie, rue de Provence, 72Paris, le 9 novembre 1865Monsieur Worms, rue Scribe, 7ParisNous nous proposons de passer prochainement des marchés pour la fourniture des briquettes dont nous avons besoin sur nos chantiers du canal de Suez, et nous vous prions de nous faire savoir à quelles conditions vous seriez disposés à nous livrer le plus tôt possible à Port-Saïd un ou deux chargements de briquettes qui seraient considérés par nous comme des échantillons des produits que vous auriez à nous proposer par la suite.La livraison de ces briquettes aurait lieu sous vergues à Port-Saïd. Le déchargement se ferait à nos frais et par nos soins à raison de 30 tonnes par jour au minimum.Le connaissement et la police d'assurance de chaque chargement nous seraient remis au moment du départ du navire, en même temps qu'une note sur la nature des briquettes, leur teneur en cendres et leur pouvoir calorifique, et deux échantillons de briquettes.Le paiement aurait lieu à notre caisse de Paris dans le mois qui suivrait la livraison à Port-Saïd.Veuillez agréer, Messieurs, nos salutations empressées.Borel Lavalley & Cie

1865.12.14.De Koninklijke Nederlandsche Stoomboot Maatschappij.A Muston.Gênes

Origine : Copie de lettres à la presse du 14 décembre 1865 au 3 janvier 1866Koninklijke Nederlandsche Stoomboot MaatschappijAmsterdam, le 14 décembre 1865Monsieur F.C. Muston, GênesNotre lettre au 12 courant que nous vous confirmons, s'est croisée, Monsieur, avec la vôtre du 9 courant, où nous remarquons que vous désirez connaître, dès maintenant déjà, nos intentions relativement au renouvellement de notre traité avec vous pour la fourniture de charbons à nos vapeurs.Ce traité n'expirant qu'au mois de mars prochain, il est assez difficile de nous prononcer aussi longtemps d'avance, car quoiqu'il soit possible que vos prévisions par rapport aux prix des charbons et des frets se réalisent, elles ne sont rien moins que certaines et nous pourrions alléguer maintes raisons à l'appui de notre assertion.Quoi qu'il en soit et pour vous prouver que nous aussi nous tenons à nos relations avec vous, nous consentons à renouveler les contrats actuels pour une autre année, soit donc jusqu'au 1er mars 1867 aux mêmes conditions et au prix actuel de F 40,- les 1.000 Kilos rendus dans les soutes de nos vapeurs.Nous [...] comptons, par contre, que rien ne sera négligé de votre côté pour nous donner toujours satisfaction pleine et entière, tant sous les rapports de la qualité des charbons que pour celui du poids et de la promptitude de vos fournitures.Recevez, Monsieur, nos salutations sincères.Les directeurs de la Compagnie royale néerlandaise de navigation à vapeurJ. VandeslluchEntre les directeurs de la Compagnie royale néerlandaise de navigation à vapeur, établie à Amsterdam, soussignés d'une part, et Monsieur F.C. Muston, agissant pour et au nom de la Maison H. Worms de Paris, soussigné d'autre part,II a été convenu relativement à la fourniture de charbons pour les bateaux à vapeur de ladite Compagnie pendant le cours d'un an, qui commence le premier mars dernier, jusqu'au premier mars mil huit cent soixante six, ce qui suit :1°) = Le soussigné d'autre part s'engage à fournir aux susdits bateaux à vapeur durant leur séjour dans le port de Gênes, le jour et l'heure fixés par les capitaines des vapeurs, la quantité de charbon requise, qualité Newcastle ou Cardiff, première qualité, au prix de quarante francs les mille kilogrammes rendus franco de tous frais dans les soutes,2°) Les capitaines des vapeurs auront le droit de refuser les charbons, s'ils ne leur paraissent pas de qualité satisfaisante, dans ce cas là, il sera immédiatement nommé par les divers intéressés, chacun un arbitre, qui décideront la question en dernier ressort et qui pourront, si besoin est, s'adjoindre un troisième arbitre ; les arbitres seront indemnisés par la partie qui sera condamnée3°) Les acons dans lesquels les charbons demandés seront chargés, ne pourront contenir d'autres parties de charbons pour éviter ou empêcher toute confusion,4°) Le pesage des charbons se fera par le soussigné d'autre part à bord des vapeurs, ou le long du bord., avant la mise dans les soutes,5°) Le paiement des charbons se fera au comptant, sans escompte, après chaque livraison, dans les bureaux de l'agence de Gênes,6°) Pour le cas où toute la quantité de charbons demandée ne serait pas livrée par le soussigné d'autre part dans le délai voulu par les capitaines et ce par la faute du soussigné d'autre part, celui-ci s'engage à payer une bonification de cent francs pour chaque livraison retardée,7°) Les Soussignés d'une part, s'engagent de leur côté à ne se procurer des charbons à Gênes pendant la durée du présent engagement que chez le soussigné d'autre part exclusivement.Fait en triple exemplaire, le 10 mars 1865Les directeurs de la Compagnie royale néerlandaise, de navigation à vapeur,Signatures illisibles

1865.12.23.A A. Rostand.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 14 décembre 1865 au 3 janvier 1866Paris, 23 décembre 1865Note pour Monsieur A. RostandAinsi que je vous l'ai exposé dans notre conversation, je désire traiter avec MM. Borel Lavalley & Cie la fourniture de tous leurs charbons à Port-Saïd sur les bases qui règlent mes opérations avec la Compagnie des Messageries impériales, c'est-à-dire à commission. Néanmoins, le mode de paiement des deux acheteurs diffère essentiellement. Je dois apporter des modifications dans les conditions du traité à intervenir avec MM. Borel Lavalley & Cie.[...]MM. Borel Lavalley & Cie, au contraire, désirent ne payer le montant de mes débours que lorsqu'ils auront reçu le charbon à leur destination.Voici ce que je propose : je facturerai à MM. Borel Lavalley & Cie les charbons de Cardiff - extra criblés - franco à bord à [...].J'affréterai les navires nécessaires, au mieux des intérêts de MM. Borel Lavalley & Cie et suivant leurs instructions.Je ferai aux capitaines les avances nécessaires sur le fret au départ des navires, assurance et intérêts à ma charge.Les assurances sur la marchandise resteront à la charge et aux soins de MM. Borel Lavalley & Cie. Ces Messieurs acquitteront à Port-Saïd le solde restant dû aux capitaines sur le fret, déduction faite des avances, et la commission de 2% sur la totalité du fret leur restera acquise.Ils m'alloueront une commission de 75 centimes par tonne expédiée.Pour chaque chargement, je remettrai ma facture comprenant le coût du charbon, le montant des avances sur fret et ma commission et je me rembourserai du montant de la facture en ma traite à 100 jours de la date des connaissements sur MM. Rostand & Cie, d'ordre et pour compte de MM. Borel Lavalley & Cie, prenant à ma charge la commission de banque, l'intérêt des 100 jours et le timbre.[...]