17 résultats

1863.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence. Il reprend notamment un important travail d'analyse effectué par la Maison Worms dans les chronos de correspondance – préalablement à la rédaction du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie –, et plus particulièrement, en ce qui concerne l'année 1863, dans :

  • les copies de lettres à la presse du 16 décembre 1862 au 5 janvier 1863 ; du 5 janvier 1863 au 20 janvier 1863 ; du 20 janvier 1863 au 5 février 1863 ; du 5 février 1863 au 22 février 1863 ; du 22 février 1863 au 13 mars 1863 ; du 13 mars 1863 au 7 avril 1863 ; du 7 avril 1863 au 28 avril 1863 ; du 28 avril 1863 au 18 mai 1863 ; du 18 mai 1863 au 5 juin 1863 ; du 5 juin 1863 au 23 juin 1863 ; du 23 juin 1863 au 10 juillet 1863 ; du 10 juillet 1863 au 29 juillet 1863 ; du 29 juillet 1863 au 14 août 1863 ; du 14 août 1863 au 1er septembre 1863 ; du 1er septembre 1863 au 17 septembre 1863 ; du 17 septembre 1863 au 6 octobre 1863 ; du 6 octobre 1863 au 24 octobre 1863 ; du 24 octobre 1863 au 11 novembre 1863 ; du 11 novembre 1863 au 30 novembre 1863 ; du 30 novembre 1863 au 17 décembre 1863 et du 17 décembre 1863 au 7 janvier 1864,
  • et les doubles du courrier reçu par le siège, à Paris, entre 1875 et 1902.

Dans le cadre de cette étude, la correspondance sélectionnée pour son intérêt historique a été résumée ou reproduite en intégralité ou partiellement sur des fiches manuscrites, qui se comptent par centaines. Les lettres les plus significatives ont été dactylographiées. (Ces copies sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé – en bleu + soulignement.) Ces sources ont en outre été synthétisées et commentées dans les notes suivantes :

  • "Historique de la Maison Worms & Cie (1848-1874)", classé en 1948
  • "Historique de Worms & Cie - 1ère partie (1848-1877)" daté de janvier 1948
  • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale d'Alger (1851-1892)", classé en 1948
  • "Historique charbons (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd (1857-1874)", classé en 1948
  • "Historique de la succursale de Port-Saïd, relations avec la P&O, Burness, Stapledon (1861-1875)", classé en 1948

A ce corpus sont joints des extraits de documents originaux conservés par la Maison et des renseignements provenant notamment :

  • des services administratifs : état civil et tribunaux de commerce...
  • des annuaires et études notariales...
  • de la presse, des revues et ouvrages d'histoire...

1863.01.02.A J. Johnson.Turin

Origine : Copie de lettres à la presse du 16 décembre 1862 au 5 janvier 1863Paris, le 2 janvier 1863Monsieur J. Johnson - TurinPendant son séjour à Paris, M. Thiellement a passé tout son temps dans l'usine à gaz portatif de Paris et à visiter les principaux établissements éclairés par cette usine.Des renseignements qu'on a bien voulu lui fournir et de mes conversations avec le directeur de l'usine, il résulte pour moi la conviction et les preuves les plus palpables que malgré tous vos efforts et votre bon vouloir à bien faire, vous êtes tout à fait étranger à cette industrie et hors d'état de diriger mon établissement, ainsi que vous vous y étiez engagé envers moi. Votre ignorance absolue des principes élémentaires et de la partie technique de cette industrie, compromettrait donc non seulement les intérêts que je vous avais confiés, mais aussi la vie et la propriété des personnes qui traitent avec moi, et m'exposerait à des indemnités incalculables.Devant ces dangers, et tout en le regrettant quant à vous, Monsieur, j'ai dû prendre le parti de confier la direction de mon établissement de Turin à un ingénieur dont les études préparatoires et les travaux sont pour moi un élément de sécurité pour tous les intérêts engagés.Cet ingénieur est M. Fage, et je charge monsieur Thiellement de l'installer en votre lieu et place à la tête de mon établissement.Recevez, Monsieur, mes sincères salutations.Hypte Worms

1863.01.07.De Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Bilan.Original

Document original

1863.01.25.Au directeur des travaux de l'isthme de Suez.Alexandrie

Origine : Copie de lettres à la presse du 20 janvier 1863 au 5 février 1863Paris, le 25 janvier 1863Monsieur le Directeur général des travaux de l'isthme de SuezAlexandrie (Égypte)Désireux d'entrer en relations avec votre honorable compagnie, je prends la liberté de vous soumettre mes propositions pour la fourniture des charbons anglais nécessaires à des entreprises.Ma Maison, établie depuis quinze ans en Angleterre, à Cardiff, Newcastle et Grimsby, près Hull, s'occupe exclusivement du commerce des charbons. Je suis le fournisseur exclusif de la Compagnie des Messageries impériales. J'exécute en ce moment un contrat important avec l'administration des Chemins de fer égyptiens. Tels sont mes titres, Monsieur, à la confiance que je réclame de vous.Je viens donc vous proposer de vous livrer les meilleurs charbons à vapeur, soit franco à bord en Angleterre, soit à forfait, rendus à Port-Saïd.Aux prix et conditions suivantes :Franco à bord en Angleterre.Cardiff8/6 - huit shillings six pence - la tonne criblage ord.9/ - neuf shillings - la tonne extra cribléNewcastle8/6 - huit shillings six pence - la tonne charbon criblé.Valeur comptant à la date des connaissements sous escompte de 2 ½ % - change fixé à 25,25 soit 1,26 le shilling.Rendus à destination Port-Saïd.Cardiff36/ - trente six shillings - la tonne extra criblé.Newcastle37/ - trente sept shillings - la tonne.Sous palan, coût, fret et assurances seuls à ma charge, moitié payable au départ, contre la remise des connaissements, engagement nul en cas de guerre en Europe, continental ou maritime.Dans l'intérêt de votre compagnie, comme dans le mien propre, je désirerais vivement voir accepter la première de mes deux propositions, soit de vous livrer les charbons franco à bord en Angleterre, restant chargé de procurer les navires nécessaires, au mieux de vos intérêts, suivant le cours du fret et les instructions reçues de vous. La Compagnie profiterait ainsi des chances favorables de fret, tandis que, pour couvrir les éventualités de ses fluctuations, je suis obligé pour traiter à forfait de demander un prix plus élevé.Veuillez bien agréer, Monsieur, l'assurance de ma parfaite considération.

1863.01.26.A Lebon.Nice

Origine : Copie de lettres à la presse du 20 janvier 1863 au 5 février 1863Paris, le 26 janvier 1863Monsieur Lebon à NiceIngénieur de l'usine à gazCher Monsieur,J'ai bien reçu votre lettre (Barcelone) du 21 courant et selon votre désir d'adresser, par ce même courrier, à M. Maunoury, à Alexandrie, Égypte, une lettre de recommandation auprès de Monsieur Richard Koénig, négociant bien placé à Alexandrie.Et maintenant je m'adresse à vous.Vous comptez être prochainement à Nice. Je n'ai rien d'autre à vous dire en ce moment de notre établissement de Turin que de vous prier d'aller le visiter dès que vous en trouverez le temps. Mon agent, M. Thiellement, que je préviens par ce même courrier, entrera dans tous les détails avec vous et vous fournira tous les renseignements que vous voudrez lui demander.Quand vous reviendrez à Paris, après avoir examiné toutes choses par vous-même, vous pourrez alors revenir sur les ouvertures déjà faites et les discuter utilement, avec connaissance de cause de part et d'autre.Recevez mes bien sincères salutations.Hyppolite Worms

1863.02.21.De C. Mautin.Police d'assurances du Séphora.Original

Document original

1863.03.18.Aux Messageries impériales.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse du 13 mars 1863 au 7 avril 1863Paris, le 18 mars 1863Messieurs les Administrateurs de la Compagnie des Messageries impérialesParisLa lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser le 16 courant, sous le n° 870D, m'indique les affrètements que je dois faire pour vos services de l'Inde, soit :500 tonnesà destination d'Alexandrie (Suez)2.100 tonnesà destination de Pointe de Galles400 tonnesà destination de Hong KongLe note incluse vous fait connaître les affrètements conclu jusqu'à ce jour et indique, en même temps, les quantités qui resteront à affréter pour compléter les chiffres généraux indiqués dans votre note de décembre dernier, et nécessaires jusqu'à la fin du mois prochain.Service de l'IndochineAdenOrdres de décembre4.900 tonnesOrdres de janvier3.100 tonnesOrdres de février3.100 tonnesOrdres de mars3.100 tonnesOrdres d'avril3.100 tonnesOrdres de mai3.100 tonnesTotal20.400 tonnesNavires chargés pour remplir ces ordres.Pointe de GallesOrdres de décembre3.000 tonnesOrdres de janvier à mai12.500 tonnes(5 mois à 2 5000 tonnes par mois)Total 15 500 tonnesNavires chargés...Hong KongOrdres de février à mai(4 mois à 450 tonnes)1.800 tonnesNavire chargé "Shakespeare"675 tonnesReste à affréter pour1.125 tonnesSolde...CalcuttaOrdres de décembre1.100 tonnesOrdres de janvier800 tonnesOrdres de février800 tonnesOrdres de mars800 tonnesOrdres de d'avril800 tonnesOrdres de mai800 tonnesTotal5.100 tonnesSingapourOrdres de décembre1.100 tonnesOrdres de janvier950 tonnesOrdres de février950 tonnesOrdres de mars950 tonnesOrdres de d'avril950 tonnesTotal4.900 tonnesRésuméReste à affréter pour :Aden1.491 tonnesPointe de Galles4.517 tonnesHong Kong1.125 tonnesCalcutta218 tonnesSingapour1.730 tonnesTotal9.081 tonnes

1863.03.21.De C. Mautin.Police d'assurances du Séphora.Avenant.Original

Document original

1863.05.02.A A. Thiellement.Turin.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 28 avril 1863 au 18 mai 1863Paris, le 2 mai 1863Monsieur Thiellement à TurinJe vous accuse réception de votre lettre du 29 du mois dernier ; elle renfermait la note traduite de M. Schmidt.Depuis mon retour à Paris, j'ai eu occasion de voir M. Blanchet, qui est un des rédacteurs du Journal des Mines, et qui est en même temps un des intéressés dans l'usine à gaz portatif d'Orléans. Je lui ai soumis les chiffres que vous m'avez fournis sur la progression de l'usine de Turin depuis que vous en avez pris possession pour mon compte. Il a paru surpris que notre recette maximum de chaque mois ne dépassât pas 4.000 francs. Il vous engage à développer toute votre activité à obtenir de nouveaux abonnés.[...]Si on s'adressait à vous pour l'achat de l'usine, veuillez répondre que vous n'avez pas mission de traiter et que vous ne connaissez pas mes intentions à ce sujet. M. Rostand, dont je vous ai parlé et qui est un des administrateurs d'une Compagnie de crédit à Turin, est parti hier pour cette ville. Si le hasard l'amenait chez vous, vous pourriez entrer dans quelques détails avec lui sur l'avenir probable de l'usine mais vous ne laisseriez pas voir que j'ai l'intention de vendre.[...]

1863.05.21.Aux Messageries impériales.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse du 18 mai 1863 au 5 juin 1863Paris, le 21 mai 1863Messieurs les Administrateurs de la Compagnie des Messageries impérialesParisJ'ai l'honneur de porter à votre connaissance les renseignements qui me parviennent de Londres, relatifs au navire "Louisa Hacht" que ma maison de Cardiff vous expédiait le 27 février dernier, chargé de 1 033 tonnes de charbon à destination de votre dépôt de Pointe de Galles.Un télégramme adressé de Pernambouco, via Lisbonne, au Journal le Times, annonçait la capture de ce navire "Louisa Hacht" par le corsaire "Alabama" des États du Sud et la capture de plusieurs autres navires.Le télégramme ne disait pas si ce navire avait été détruit et l'on pensait à Londres que le commandant de l'"Alabama" avait pu se borner à rançonner le capitaine, et que tout au plus le corsaire aurait pu s'approprier quelques quantités de charbon pour les besoins de ces machines.Il était de mon devoir, Messieurs, de vous transmettre ces renseignements, et je m'empresserai de vous transmettre tous ceux qui pourront me parvenir à ce sujet.Et vous aurez à apprécier la marche à suivre pour répéter contre qui de droit le dommage qui aurait pu être causé à votre propriété française.Veuillez...

1863.07.18.A Ed. Darvieu et Cie.Alexandrie.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 10 juillet 1863 au 29 juillet 1863Paris, le 18 juillet 1863Messieurs Ed. Darvieu & CieAlexandrie - ÉgypteJe vous confirme, Messieurs, ma lettre du 13 courant, et réponds à la votre du 4 courant.Je vois avec grand plaisir que, malgré l'échec éprouvé dans votre exposition à Son Altesse le Vice-Roi de mes propositions pour un contrat charbon, vous n'avez pas perdu tout espoir cependant de les faire prévaloir plus tard, et je pense que les faits accomplis depuis nous aideront grandement à atteindre le but que nous suivons.En première ligne, si j'ai refusé de continuer mon contrat (charbon et coke), dont les prix paraissaient avantageux, cela démontre évidemment les dangers de pareils marché à forfait, et la nécessité pour le contracteur de demander des prix élevés.[...]En conséquence, et maintenant dans leur ensemble les propositions que vous avez bien voulu soumettre à Son Altesse, j'offre de bonifier au gouvernement toute la caisse du fret au-dessous de 22 - vingt deux - shillings la tonne pour le Cardiff, £ 24 - vingt quatre livres sterling - charbon pour le Newcastle et £ 18 - dix huit livres sterling - pour le coke. Par cette combinaison, mon bénéfice se trouve limité à 1 un shilling par tonne environ, et moyennant cette commission, je débarrasse le gouvernement égyptien de toute préoccupation, e il est sûr à l'avance de ne payer ses combustibles que le prix réel augmenté d'un bénéfice modeste et légitime alloué à la maison chargée de tous les soins de détails.Enfin et surtout, ce mode d'opérer fait disparaître la très dangereuse compétition aux affrètements qui eut résulté de l'adjudication du 11 juin dernier, si elle avait trouvé des preneurs.Vous comprenez comme moi, Messieurs, tout ce qui précède et saurez faire valoir les raisons à l'appui de mes propositions. Les intérêts de M. Rostand et les miens ne peuvent être en meilleures mains et nous attendons, non sans espoir de réussite, le résultat de vos démarches.[...]P.S. Je viens de revoir M. Rostand. Il me fait observer, avec raison, et suivant les avis qu'il en a reçus de vous, que la concentration en une seule main de tous les charbons nécessaires au gouvernement pourrait choquer Son Altesse et nuire à l'admission de mes propositions. Vous pouvez donc, Messieurs, si vous le jugez convenable, réduire à la seule fourniture des combustibles nécessaires au chemin de fer, la proposition de contrat que je vous ai soumise. Son Altesse pourrait donc pour les autres besoins du gouvernement y pourvoir par tous autres moyens qui lui paraîtraient convenables.

1863.08.18.A Richard Koenig.Alexandrie.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 14 août 1863 au 1er septembre 1863Paris, le 18 août 1863Monsieur Richard KoenigAlexandrieJe possède, Monsieur, vos lettres des 5 et 6 courant. La première m'entretient d'une affaire fort importante de fourniture de rails à votre gouvernement.Je regrette de ne pouvoir la traiter en compte à demi avec vous ainsi que vous me le proposez. Je ne voudrais pas participer à une affaire aussi considérable en chiffres sans avoir examiné le cahier des charges. Vous me parlez de rails seulement et il est probable que cette demande entraîne celle des boulons, éclisses, etc. qui doivent la compléter.Je dois ajouter surtout que je ne laisserais pas disposer sur moi-même d'une somme de 4 à 6 cent mille francs en traites à 90 jours ainsi que vous comptiez le faire pour faire face au dépôt du cautionnement. Il serait mieux dans ce cas que vous vous entendissiez avec une maison puissante de votre place à laquelle vous proposeriez un intérêt de 1/3 dans l'opération à la condition par elle de faire face au cautionnement, vous et moi conservant les 2 autres tiers de l'opération et restant chargés de son exécution. Il faudrait encore savoir quelles sont les conditions de paiement stipulées dans le cahier des charges car une fourniture de 4 à 5 millions de francs à effectuer dans un délai de 6 mois nécessiterait une mise dehors de fonds considérables et pourrait créer des embarras sérieux aux fournisseurs.Ces raisons vous feront comprendre, Monsieur, pourquoi je n'accepte pas du premier abord un compte à demi de pareille importance.[...]

1863.08.18.Au Chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse du 14 août 1863 au 1er septembre 1863Paris, le 18 août 1863Messieurs les Administrateurs de la Compagnie des chemins de fer Paris-Lyon-MéditerranéeParisJ'ai l'honneur, Messieurs, de vous soumettre la demande suivante.L'entrepreneur des travaux de la première section des Chemins de fer algériens, Sir Morton Péto, avait traité avec moi pour la fourniture des traverses. Le nombre qu'il m'en avait demandé s'est trouvé dépasser de 65 traverses qui restent déposées depuis un an à Alger dans les magasins de l'ancienne Compagnie.Sir Morton Péto ayant refusé de se livrer de cet excédent qui lui était inutile, je viens vous demander de vouloir bien prendre pour votre compte ces 65 traverses qui trouveront facilement leur emploi dans la continuation de vos travaux.Veuillez bien agréer, Messieurs, l'assurance de ma parfaite considération.S'il pouvait vous convenir, Messieurs, de traiter avec moi pour les traverses nécessaires à vos nouvelles lignes d'Algérie, je suis en mesure de vous faire des propositions avantageuses. Je me chargerai de vous les rendre dans les divers ports de l'Algérie.

1863.09.14.A Eugène Cellier.Hambourg.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 1er septembre 1863 au 17 septembre 1863Paris, le 14 septembre 1863Monsieur Eugène Cellierà HambourgJ'ai reçu votre lettre du 11 courant et je commence par vous remercier d'avoir pensé à moi, d'abord, pour la suite à donner aux affaires charbon à Stockholm dont vous a parlé Monsieur Gyllstorf.Je suis tout disposé à entreprendre cette nouvelle affaire. Je ne le ferai, cependant, que si vous et Monsieur Paran êtes bien sûrs que ma confiance sera placée en bonnes mains.[...]Comme affaire, il me paraît évident que je suis mieux placé que toute maison de Hambourg pour trafiquer en charbon à Stockholm. Vous connaissez ma position à Newcastle et Grimsby. Je puis, de là, sans parler de Cardiff, fournir toutes les espèces de charbon que peut vouloir la consommation de Stockholm. M. G[...] devra comprendre cela facilement.Tout ce qui précède étant bien entendu, il me reste à savoir quelle position M. G[...] veut prendre avec moi.S'il entend agir en participation, je le veux bien encore mais il doit alors me faire ses propositions et m'expliquer comment il entend faire les affaires et les régler entre nous.S'il veut prendre la position d'agent à Stockholm de ma maison, je lui ferai les mêmes conditions qu'à mes agents de Gênes, Marseille, Bordeaux.[...]

1863.09.22.A Paul Cruzel - Hte Worms Marseille.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 17 septembre 1863 au 6 octobre 1863Paris, le 22 septembre 1863Monsieur P. CruzelÀ Marseille[...]Fraissinet. Une maison de Naples, J. F[...] & Cie, avec laquelle j'ai déjà traité quelques affaires en compte à demi, me propose de traiter avec elle une fourniture de charbons à MM. Fraissinet. Voici ce qu'elle m'écrit :" Fraissinet. Quelqu'un de la maison qui vient de passer ici nous a demandé le prix du charbon Cardiff pour une fourniture de 2 ans.4.000 tonnes pour Constantinople, 4.000 tonnes pour Salonica.Le prix doit être pour coût, fret et assurance, remboursement, à 3 mois sur Marseille, de la date des connaissements contre remise des documents.Comme l'agent d'ici nous demande une provision d'un franc par tonne, nous croyons qu'il vaudrait mieux que vous traitiez cette affaire en compte à demi, au mieux de nos intérêts réciproques.Voici ce que je leur réponds :Je suis tout disposé, Messieurs, à traiter cette affaire de compte à demi avec vous, et afin d'éviter une provision à l'agent de MM. Fraissinet, j'entamerai avec ces derniers les négociations par l'entremise de mon représentant à Marseille, agissant au mieux de nos intérêts réciproques. A cet effet j'écris par ce courrier à mon agent, l'invitant à voir MM. Fraissinet & Cie et à leur faire de ma part les propositions suivantes :[...]

1863.12.03.A Cadiat - Compagnie universelle du Canal de Suez.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse du 30 novembre 1863 au 17 décembre 1863Paris, le 3 décembre 1863Monsieur CadiatIngénieur, chef du service de Paris, de la Compagnie universelle du canal de SuezParisJ'ai l'honneur, Monsieur, de vous soumettre la proposition suivante.Je m'engage à fournir à votre Compagnie la quantité de 8.000 - huit mille - tonnes charbon rendues à Port-Saïd, aux conditions ci-après détaillées.5.000 - cinq mille - tonnes charbon d'Écosse3.000 - trois mille - tonnes charbon de NewcastleCes quantités devront être expédiées à raison de 1.200 - douze cents - tonnes par mois, commençant en janvier prochain, avec faculté à moi, selon l'abondance ou la rareté des navires, d'avancer ou de retarder d'un mois les expéditions.Ces charbons me seront payés 52,25 - cinquante deux francs vingt cinq centimes - la tonne de mille kilogrammes, rendue à Port-Saïd, sous palan - soit coût fret et assurance seuls à ma charge.Pour faciliter l'accomplissement, dans les délais voulus, de ces engagements, qui semblaient vous laisser quelque appréhension, il reste convenu que, si les navires venaient à manquer en Écosse ou à Newcastle, vous m'autorisez à vous expédier de nos ports de la Méditerranée, des charbons français de Graissaissac ou de la Grand Combe ou Bessège.Enfin, il reste entendu que le cas de guerre est réservé et annulerait tous engagements de ma part.Veuillez agréer, Monsieur,...

1863.12.16.A Bixio.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse du 30 novembre 1863 au 17 décembre 1863Paris, le 16 décembre 1863Monsieur Bixio - ParisJ'ai l'honneur de vous adresser, avec la présente lettre, la note que vous m'avez demandée sur les usines à gaz de Turin.Je l'ai faite aussi succincte que possible, me bornant à énoncer les faits et indiquer mes idées. Je m'en rapporte parfaitement à vous pour déduire toutes les conséquences possibles des faits sur lesquels je désire appeler votre intention.Note pour Monsieur Bixio sur les usines à gaz de Turin.Trois compagnie se partagent l'éclairage de la ville de Turin. L'ancienne société Albani, actuellement aux mains du Crédit mobilier italien, la Compagnie des consommateurs réunis, l'usine a gaz portatif de M. H. Worms.II est de notoriété publique que la Compagnie des consommateurs réunis est à la veille de disparaître ; elle a à payer sous quelques jours F 40.000 à la maison anglaise qui a construit l'usine ; elle a de plus à payer aussi, sous quelques jours, des acceptations déjà renouvelées de MM. Bolméda et s'élevant à F 185.000. Pour faire face à ces payements elle n'a presque rien en caisse et tous les efforts tentés pour créer un nouveau capital sont restés sans résultat. Une démarche a été faite auprès de MM. Bolméda pour les prier de reporter l'échéance de leurs acceptations à quelques mois. Ces Messieurs s'y sont absolument refusés, menaçant pour ainsi dire la Société des consommateurs de la faire mettre en faillite si elle ne fait pas les fonds à l'échéance. Et cependant, en présence de pareils faits au lieu de laisser tomber d'elle-même une compagnie rivale, les deux autres concurrentes paraissent avoir pris à tâche de la soutenir en rachetant au pair des actions de plusieurs des Consommateurs réunis.Monsieur Worms avait, en rachetant déjà quelques-unes de ces actions, suivi l'exemple donné par le Crédit mobilier, mais il s'est arrêté dans cette voie, qui lui semble fausse et dangereuse, et il expose ici les raisons de sa détermination arrêtée de ne pas aller plus loin, quoi que décide le Crédit mobilier.Le but de ces achats d'actions était de s'assurer de nouveaux abonnés mais à quel prix acquiert-on ce développement ?On paye le prix intégral d'actions qui en réalité n'ont aucune valeur et qui, si on laisse les choses suivre leur cours naturel, seront frappées de mort dans quelques temps, et on fait ce sacrifice pour, en résumé, s'engager pendant plusieurs années aux prix actuels du gaz courant, soit 32 à 35 centimes, prix qui ne laissent que des bénéfices négatifs s'ils ne laissent de la perte.Tel est en peu de mots le résumé de cette opération.Pour sa part, M. Worms y renonce et trouve plus rationnel de laisser tomber d'elle-même une Compagnie déjà à bout de force.Il ajoute que, si la Compagnie, relevant du Crédit mobilier italien veut de son côté renoncer à ces achats d'actions et s'entendre avec lui pour remonter le prix des nouveaux abonnements, il sera facile aux deux intéressés d'obtenir, pour l'avenir et immédiatement, des prix rémunérateurs et réellement en rapport avec le coût, à Turin, des charbons et autres matières nécessaires à la production du gaz.Paris, le 15 décembre 1863