40 résultats

1848.00.00.Recueil des informations de janvier à décembre

Ce recueil recense chronologiquement les données collectées sur l'année citée en référence. Il reprend notamment un important travail d'analyse effectué par la Maison Worms dans les chronos de correspondance – préalablement à la rédaction du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie –, et plus particulièrement, en ce qui concerne l'année 1848, dans :

  • les copies de lettres à la presse : n°3 – daté du 17 décembre 1847 au 28 juin 1848, et n°4 – daté du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849, (volume manquant dans les archives) ;
  • et les doubles du courrier reçu par le siège, à Paris, entre 1848 et 1854.

Dans le cadre de cette étude, la correspondance sélectionnée pour son intérêt historique a été résumée ou reproduite en intégralité ou partiellement sur des fiches manuscrites, qui se comptent par centaines. Les lettres les plus significatives ont été dactylographiées. (Ces copies sont consultables à partir de ce fichier en cliquant sur leur intitulé – en bleu + soulignement.) Ces sources ont en outre été synthétisées et commentées dans les notes suivantes :

  • "Historique (dépouillement des copies de lettres)", daté du 20 janvier 1938
  • "Origines de la Maison Worms & Cie (septembre 1842-décembre 1851)", document classé en 1948
  • "Historique de  la Maison Worms & Cie (1848-1874)", classé en 1948
  • "Historique de Worms & Cie - 1ère partie (1848-1877)" daté de janvier 1948
  • "Historique de la succursale de Newcastle (1848-1948)", classé en 1948.
A ce corpus sont joints des extraits de documents originaux conservés par la Maison et des renseignements provenant notamment :
  • des services administratifs : état civil, tribunaux de commerce...
  • des annuaires et études notariales...
  • de la presse, des revues et ouvrages d'histoire...

1848.01.05.A Agasse et Picard.Graville.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°3 - du 17 décembre 1847 au 28 juin 1848 - page 476Paris, le 5 janvier 1848Messieurs Agasse et PicardGraville (près le Havre)Monsieur,Je regrette que mon absence de Paris m'ait empêché de vous envoyer plus tôt des échantillons de plâtres que je vous avais promis. Mais [c'est] seulement une fois les fêtes passées [que] j'ai pu remettre au chemin de fer 100 sacs de plâtre en poudre et quelques wagons de moellon dont d'autre part [je vous transmets] facture du tout, montant à F 172,68 que je porte à votre débit.Veuillez bien prendre réception de ce plâtre à la gare du chemin de fer en ayant soin de débarrasser le matériel de la Compagnie, immédiatement, car c'est une des conditions essentielles du transport.[...]Hte Worms

1848.01.19.Au chemin de fer d'Orléans et du Centre

Origine : Copie de lettres à la presse n°3 - du 17 décembre 1847 au 28 juin 1848 - page 417Paris, le 19 janvier 1848Monsieur le chef de l'exploitation des Chemins de fer d'Orléans et du CentreMonsieur,En réponse à la lettre que votre Administration m'a fait l'honneur de m'écrire le 14 courant relative :1° à l'autorisation de construire, à mes frais, des dépôts de plâtre aux stations d'Étampes et de Tours, sur le chemin de fer d'Orléans, et de Vierzon, sur le chemin de fer du Centre à condition que cette concession de la part de votre Administration à mon égard, sera essentiellement révocable.2° Au sujet du compte courant qui m'est ouvert pour mes transports sur toute la ligne d'Orléans et celle du Centre à condition que le cautionnement de F 12.500, que je vous ai déposé, servira pour les deux lignes.3° Et au sujet de l'abaissement du tarif sur la ligne du Centre pour le transport des plâtres, que vous êtes disposé à faire incessamment :J'ai l'honneur de vous dire que, d'accord avec votre Compagnie sur le premier et deuxième paragraphe, il ne reste plus qu'à m'assigner les emplacements où devront être construits les dépôts aux gares d'Étampes, Tours et Vierzon, ce que je vous serai très reconnaissant de faire le plus tôt possible car je suis très en retard pour les expéditions du plâtre pour engrais. La campagne en est, pour ainsi dire, manquée.Quant à l'abaissement du tarif, il serait non moins essentiel que je puisse en jouir de suite pour mes ventes pressées aux cultivateurs des environs de Vierzon. Et comme certaines ventes se trouvent effectuées et qu'on peut m'en réclamer d'un instant à l'autre l'exécution, j'aurai l'honneur de vous demander si, en attendant l'avis officiel de l'abaissement du tarif, je pourrais toujours expédier à vos prix actuels en opérant ici par détaxe au retour des bulletins.Un mot, s'il vous plait, à cet égard.Veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de ma considération la plus distinguée.Hte Worms

1848.01.28.A Bordier Janse.Orléans

Origine : Copie de lettres à la presse n°3 - du 17 décembre 1847 au 28 juin 1848 - page 411Paris, le 28 janvier 1848M. Bordier JanseOrléansMonsieur,J'ai obtenu un jugement du tribunal de commerce d'Orléans qui me remet en possession d'un dépôt de plâtre situé à la gare de chemin de fer, que j'avais cédé dans le temps à M. Siroux (?). Le tribunal m'oblige de donner caution d'une somme qui s'élèvera suivant rapport suivant rapport d'expert de 7 à 10.000 F environ.Je viens vous prier, Monsieur, de vouloir bien être ma caution pour l'exécution de ce jugement, je charge M. Mélin, mon agent, de vous expliquer cette affaire et je le prie de s'entendre avec vous pour faire le nécessaire.Pour garantie de votre caution, je viens de déposer dans votre maison de Paris une somme de quinze milles francs qui restera en vos mains jusqu'à ce que cette affaire soit terminée et que vous ayez décharge complète de votre engagement pour moi.J'ai intérêt à ce que cette affaire soit régularisée promptement, je me recommande à vous pour que vous vous entendiez avec M. Mélin pour que cette régularisation en souffre comme retard.Recevez, Monsieur, mes salutations cordiales,Hpte WormsP.S. : Je ne sais, Monsieur, si vous vous rappelez mon nom, j'ai eu autrefois des rapports avec votre maison. J'étais l'associé de Messieurs les (Fils de) G.-J. Goudchaux de Paris et de Nancy et c'est en souvenir de ces rapports que je me suis adressé à vous.Hte Worms

1848.02.18.De J. Cruzel.A Lezerat - chemin de fer du Centre.Châteauroux.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°3 - du 17 décembre 1847 au 28 juin 1848 - page 330Paris, le 18 février 1848Mon cher Monsieur LezeratChef de service du Chemin de fer du Centre à ChâteaurouxMonsieur,Dès la réception de votre lettre je suis allé au bureau de M. Lechatelier pour avoir l'ordre de construire la baraque provisoire dans votre gare, cet ordre ne pourra vous être délivré que dans 2 ou 3 jours, c'est fâcheux mais nous n'y pouvons personnellement rien.Du reste nous sommes prêts, et vous pouvez annoncer, trompeter, [...] que nous enverrons à Châteauroux toutes les matières de plâtre nécessaires à la bâtisse et aux engrais.Nous ne demandons pas mieux que d'aller vite et bien. Vous n'aurez pas à vous plaindre [sous] ce rapport. Seulement votre Administration marche lentement, lentement.Dans 5 à 6 jours nous serons chez vous, plus tôt si la Compagnie nous délivre l'ordre de construire.J. Cruzel

1848.06.14.A Auguste Fournij Dulys - Société civile des Buttes Chaumont.La Villette.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°3 - du 17 décembre 1847 au 28 juin 1848 - page 35Paris, le 14 juin 1848A Monsieur Auguste Fournij dit DulysGérant de la Société civile des Buttes Saint-Chaumont à la VilletteMonsieur,Par les conventions verbales passées entre nous le six juillet mil huit cent quarante-sept, il est dit :Article 1 : que vous vous engagez à me fournir le plâtre nécessaire à mes besoins sans, toutefois, que vous deviez me livrer plus de cinquante mètres par jour ; que ce plâtre devra être de bonne qualité et propre à la fabrication.L'Art. 3 porte que je m'engage à faire un minimum de cinq milles mètres par année, et à défaut de vous payer un franc par chaque mètre dont je serais en retard.De plus, j'ai eu le plaisir de vous entretenir verbalement de cette affaire et, moyennant les modifications qui suivent, nous sommes restés d'accord d'exécuter les conventions verbales du six juillet mil huit cent quarante sept.1° Vous n'êtes plus obligé de me fournir de la pierre dure ; seulement vous promettez de faire tous vos efforts pour continuer à m'en livrer, sachant très bien que les besoins de ma fabrication comportent impérieusement cette qualité de matière. Toutefois, vous vous engagez à me livrer, dans cette (...) et régulièrement, au moins cinq milles mètres par année, sans quoi, je serai dégagé du minimum stipulé à l'Art. 3 des conventions de Mil huit cent quarante sept.A part ces modifications, les conventions du six juillet mil huit cent quarante sept auront force et vigueur.Recevez mes salutations bien affectueuses.Hte Worms

1848.07.19-21.Des Fils de G.-J. Goudchaux.Actes de dissolution

Photocopie Suivant acte sous signatures privées, fait quadruple à Paris, le dix juillet 1848, et à Nancy, le treize juillet 1848, Entre 1° Mme Marie Cerf, veuve de M. Isaac Goudchaux, demeurant à Paris, rue Bourdalou, n°1 ; 2° M. Jules Goudchaux, banquier, demeurant à Nancy, rue de la Hache, n°35, 3° M. Michel Goudchaux, ministre des Finances, demeurant à Paris, en l'hôtel du ministère des Finances, sis rue Castiglione, n°1 4° M. Hypolite Worms, propriétaire, demeurant à Paris, rue Laffitte, n°46, Il a été dit Que la société formée entre les susnommés, en nom collectif pour Mme Goudchaux et MM. Goudchaux, et en commandite pour M. Worms, sous la raison sociale les Fils de G.-J. Goudchaux, par acte sous signatures privées, fait quadruple à Nancy, le 26 février 1842, et, à Paris, le 28 février 1842, enregistré, et ayant pour but tant à Nancy qu'à Paris, les opérations de banque et de recouvrement ; ladite société prorogée d'abord jusqu'au 31 décembre 1847, par un acte sous signatures privées, en date à Nancy, du 29 décembre 1845, et, à Paris, du 31 du même mois de décembre, et, ensuite, jusqu'au 31 décembre 1849, suivant autre acte sous signatures privées en date à Paris du 9 décembre 1847 et à Nancy du 18 décembre 1847, enregistré. Était dissoute à compter du 12 juin 1848. M. Jules Goudchaux a été nommé liquidateur de la société pour toutes les affaires à Nancy et M. Michel Goudchaux en a été nommé liquidateur pour toutes les affaires à Paris. Extrait par Me Jean Louis Saint Jean, notaire à Paris, soussigné, sur l'un des originaux dudit acte de dissolution. [...] Acte conservé aux Archives de Paris - Répertoire des sociétés : 20 juin 1848-18 juillet 1849 - réf. N°29 - D32U3. Vendredi 21 juillet 1848 (n°924) : Dissolution de Société. Les Fils de G.-J. Goudchaux Aujourd'hui est comparu au greffe [...] Sieur Édouard Lemaître, demeurant à Paris, rue [...] n°3, lequel au nom [...] ayant pouvoir énoncé en extrait ci-après déposé, a, conformément aux articles 42-43-44 et 46 du code de commerce, requis le dépôt et l'affiche de l'extrait d'un acte de dissolution de société, fait à Paris sous seing privé le 10 juillet courant et à Nancy le 13 dudit mois, enregistré à Paris le 19 du même mois, folio 31 du C. par [BuiIlot] qui a reçu 5 francs 50 et déposé pour minute à Maître St Jean, notaire à Paris, suivant acte reçu par lui et son collègue le 19 juillet courant, enregistré entre la Dame Marie Cerf, veuve du Sieur Marc Goudchaux, demeurant à Paris bd [...] n°1 d'une part, le Sieur Jules Goudchaux, banquier, demeurant à Nancy, rue de la [Mâche] n°37 d'autre part, le Sieur Michel Goudchaux, ministre des Finances, demeurant à Paris, en l'Hôtel des Finances, rue Castiglione n°2 d'autre part, et le Sieur Hyppolite Worms, propriétaire, demeurant à Paris, rue Laffitte, n°46, aussi d'autre part, desquels dépôt et affiche à la salle d'audience à l'instant fait. Il a été auxdits comparants donné acte pour service. Restera ledit acte pour minute au greffe de ce tribunal et a ledit comparant signé avec nos greffiers après lecture. [NB : Marc et Isaac Goudchaux sont semble-t-il la même personne.]

1848.07.19.De Ed. Lazard.Londres.Original

Courrier original Paris, le 19 juillet 1848 Monsieur Hypolite Worms Paris Monsieur, Je me suis occupé depuis deux jours de l'affaire dont vous m'avez chargé à mon départ et jusqu'à présent je n'ai pu encore compléter les renseignements que vous m'avez demandés. Voici tout ce que je puis vous dire provisoirement. On importe beaucoup de plâtre de France, quoique l'on en tire auprès de Hull, mais il paraît que la qualité de ce dernier est inférieure au nôtre et il y a des maisons qui font des contrats pour des milliers de tonnes livrables dans la Rivière. Ce commerce est très important à ce qu'il paraît. Je n'ai pu savoir encore le prix auquel on achète, l'on doit me donner ce renseignement vendredi et je vous le dirai de suite. L'entrée est libre, il n'y a pas de droit et c'est en morceaux que l'on le vend. On le manufacture ensuite ici. Ce qu'il y aurait de plus simple à faire, je crois, serait que vous m'envoyez un échantillon. S'il y a plusieurs qualités, et le prix auquel il faudrait vendre ici. Vous devez savoir que 1.000 kilos équivalent à une tonne en anglais, fait 2.240 livres. Faites vos calculs en conséquence et il sera facile alors d'aller trouver ceux qui achètent cette matière tandis que maintenant ils ne veulent rien dire. Si même vous voulez faire un essai de quelques centaines de tonneaux, cela vaudrait mieux. Par contre je pourrai vous envoyer du charbon et en combinant ainsi l'opération, elle devrait être avantageuse et vous donner un débouché très considérable, que nous pourrions étendre à plusieurs ports d'ici. J'attends votre réponse et vous salue bien sincèrement. Ed. Lazard PS : Vous pouvez adresser votre lettre : George & Vulture (Cornhill) où je suis provisoirement. Achille vous dira du reste où il faut me les adresser ailleurs dans quelques jours. On m'a parlé mais en l'air (je vous le dis pour vous donner une idée) du prix de 4 shillings pour 112 livres pour le plâtre que l'on vend ici manufacturé aux consommateurs.

1848.07.24.De Edouard Rosseeuw.Châteaulandon.Original

Courrier original [En-tête :] Four à chaux de M. Ed. Rosseeuw à Château Landon Seine et Marne S'adresser à M. Rosseeuw à Château Landon ou à Paris, rue du Helder, 17 Château-Landon, 24 juillet 1848 Mon cher Worms, Je commence par vous remercier sincèrement de l'offre que vous me faites de gérer votre maison projetée à Dieppe. La proposition me convient sous tous les rapports. Seulement, et si vos intérêts ne doivent pas en souffrir, je vous demande une quinzaine de jours pour vous dire si je puis profiter ou non de votre offre. Un malheur ne vient pas sans l'autre, et comme je suis en déveine, tout m'arrive à la fois. Mon contremaître est alité depuis 1 mois et je crains bien que dans 15 jours, comme le dit le médecin, il ne puisse pas encore aller aux fours, ce qui complique diablement ma position déjà si difficile. Cependant ce n'est pas sa maladie qui me retiendra absolument ces 15 jours, mais il me faut pousser à bout les expériences que [Moyse] m'a indiquées, et ce n'est pas avant 15 jours que je serai fixé sur le résultat. Je suis donc cloué ici malgré moi et contre mon intérêt puisque votre proposition est la seconde depuis 8 jours que ma présence forcée à Château Landon me force à ne pas accepter de suite et je sais que les occasions manquées se retrouvent difficilement. Enfin, mon ami, tenez compte des difficultés qui m'environnent et faites de votre mieux pour moi selon que vos intérêts le permettront. A vous E. Rosseeuw Dites-moi si vous pouvez m'accorder le délai que je vous demande.

1848.07.26.De Hte Dauriac.A Rapp.Rouen.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) - page 463Paris, le 26 juillet 1848Monsieur Rapp - Courtier de marineRouenMonsieur,Voulez-vous avoir l'obligeance de me dire si l'on trouve facilement dans votre port, des navires pour Londres auxquels on pourrait confier des chargements de moellons de plâtre. Dans ce cas, veuillez me renseigner sur les prix suivants :1° Que coûterait le camionnage de la gare de St. Sever au navire par tonne de 0/00 kilogrammes ?2° Le chargement en navire se trouverait-il [être] non compris sur le fret à accorder au capitaine ? Dans le cas où il ne se trouverait pas compris, que coûterait un chargement ?3° Que coûterait le fret, généralement tout compris, afin qu'à des destinations l'on ne put rien ajouter au connaissement, de manière que j'aie là une grande certitude sur le prix donné, de Rouen rendu en rivière au pont de Londres, le déchargement au compte du réceptionnaire ?P. Hte WormsHte Dauriac

1848.09.29.A M. Chabrol

Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) - page 31129 septembre 1848Monsieur Chabrol - architecteMonsieur,Monsieur Monier, propriétaire de l'exploitation des Carrières du Centre, me communique la lettre que vous avez écrite par erreur le 26 courant à M. Boulanger, un gérant desdites carrières.Dans cette lettre vous demandez quel serait le prix du plâtre pris à Paris ou rendu à Blois, pour une fourniture assez importante.Cessionnaire des produits qui se distribuent sur la ligne de Paris à Bordeaux, je viens répondre à votre demande que, pour être fixé sur le prix du plâtre cédé à Blois, il faut que vous vous adressiez à la société E. Monsnergue Joulin & Hue à Blois à laquelle j'ai cédé à mon tour les opérations de cette ville.J'écris aujourd'hui à cette société de vous faire ses offres de service. Quant à vous livrer du plâtre à Paris, pour être consommé à Blois, ni Monsieur Monier ni moi, ne pourrions vous faire une telle vente.Agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.P. Hte Worms [illisible]P. S. Veuillez mander à Messieurs Monsnergue Ioulin & Hue la qualité du plâtre qui vous convient. Est-ce un dû ? Est-ce façon Paris ? C'est ce qu'il convient de leur demander.P. Hte WormsHte Dauriac

1848.10.30.De M. Chabert.Rouen.Original

Courrier original Rouen, 30 [octobre] 1848 Monsieur Worms Paris Mon cher Worms, Il faisait si mauvais temps hier qu'en revenant de ma petite excursion je me suis décidé de rester chez l'ami Bro[...]. Ce n'est donc qu'aujourd'hui que je reçois v[otre] l[ettre] du 27. Ma tournée ne m'a pas satisfait. Le malheureux chemin de fer a laissé de côté tous les grands centres de population et, de plus, il suit une vallée de prairie ou de bois, qui consomme peu de plâtre. La consommation est beaucoup plus importante dans les plaines. Ainsi [Magneville ou Maqueville] et [Coters ou Cotes]. Il y a quatre stations : Montville, Saint Victor, Auf[ay] et Longueville. Montville est le point le plus important. La consommation est de 6 à 8.000 [pouchers] du poids d'environ 35 [...]. Il y a trois fours : Zéphir Levée, Antoine Levée. Ce sont deux maîtres maçons qui font leur plâtre au fur et à mesure des constructions qu'ils ont à faire. Firmin Louvet vend son plâtre à l'agriculture. La station de Saint-Victor. Village de 300 habitants. Je ne m'y suis pas arrêté. Aufay - 520 habitants. Un seul marchand de plâtre. Petit aubergiste. Il est entrepositaire de Roger de Rouen. Il vend de 2.000 à 3.500 [pouchers]. Longueville - 490 habitants. Il n'y a pas de marchands ; il y a seulement un messager, qui vient chaque semaine de Rouen et qui rapporte du plâtre, quand on lui en demande. C'est la maison Roger qui fournit presque tout le monde. La vente en bloc se fait au stère, qui pèse dans les environs de 1.500 livres (750 kilos). Ils l'achetaient 750 [ou £ 50] il y a un mois et le payent 9 [£ ou ct] à présent. Transport 5 [£ ou ct] le stère pour Montville et 7 [£ ou ct] pour Longueville. Chaque stère produit de 30 à 33 [pouchers] de 35 [...] environ. Ce qui rendrait, je crois, le commerce difficile pour ces contrées, c'est que ceux qui s'en occupent ont besoin qu'on leur accorde du crédit. J'en étais bien convaincu. Comme aussi l'on m'a assuré que la consommation pour l'agriculture était infiniment plus active dans la plaine du val Martin, Saint [Saens], [Cotes] et [Magneville ou Maqueville]. De ce côté et jusqu'à Longueville il n'est pas encore question de Dieppe. C'est Rouen qui fournit. Il y a à [Aufay] une filature et trois [commerces mus par eau]. A Longueville : une filature de laine et une de coton également mues par l'eau. Montville. Il y a une grande filature et un tissage qui marchent à la vapeur. Par [...] [Dumouchel] qui a fait de mauvaises affaires et qui remarche. Toutes les autres filatures marchent par l'eau et trois seulement ont une pompe pour auxiliaire pendant les basses eaux, 4 mois chaque année à peu près. Le plus important vendeur de plâtre est [Mme Vve] Mercier à Malaunay. Tout ce qui ne vient pas jusqu'à Rouen s'arrête et se charge là. Elle tire également son [...] de Rouen. Il y a dans cette commune considérablement de filatures et d'autres établissements qui, presque tous, ont des pompes. Les forts consommateurs sont les [Mazard] Frères. Nous avons donné sérieusement l'éveil et outre M. Murton, dont vous entretenait ma dernière, il y a aussi M. [Craban ou Czaban], représentant anglais, qui offre par cette nouvelle voie. Celui qui fait le plus de bruit et qui, dans ce moment, fait causer tout le monde, c'est M. [Bloum], de la maison Laffitte [Bloum]. C'est ainsi du moins qu'on le désigne. Il fait offrir du charbon à 32 [£ ou F] la tonne, pris aux stations, et pour toute l'année, parce que, dit-il, il aura des dépôts dans chaque station. C'est, je crois bien, de la [pipée] parce qu'il sait bien que, quand à présent, il ne réussirait pas à vendre un seul bateau si bien les provisions sont faites et si peu on les tente de faire de grands achats dans un moment pareil. Toujours est-il qu'il n'a pas négligé de faire visiter toutes les maisons de quelque importance et c'est par les chefs de gare qu'il fait faire ses offres de services. Ceux qui raisonnent un peu se doutent fort que c'est un leurre. Ils savent bien qu'il est impossible d'établir à 32 [£ ou F] la tonne et l'on se méfie beaucoup des maisons qui [...] par offrir leurs marchandises à perte. Il donne au moins le temps de réfléchir, parce que, encore une fois, à quel prix qu'il offre aujourd'hui je le défie de vendre un bateau. Il pourra réussir quelques petits placements depuis 5 jusqu'à 20 voitures à de petits consommateurs ou ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter un bateau à la fois. Je verrai la maison que vous m'indiquez pour le charbon menu. Je m'informerai mieux. On ne m'en a pas dit grand bien de cette maison. Je continue à causer avec tout le monde et me tiens ainsi le plus possible au courant. Je ne néglige rien afin que vous puissiez vous décider avec la plus parfaite connaissance de cause possible. Je vous fais mes salutations affectueuses et toutes [sincères]. Chabert

1848.11.03.De MM. Marc Goudchaux et Cie.Londres

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854 Londres, 3 novembre 1848 Monsieur H. Worms, 46, rue Laffitte, Paris Nous avons l'avantage de vous confirmer notre lettre du 27 octobre dernier et venons vous remettre sous ce pli le connaissement du navire "Henry & Elizabeth" qui porte le chargement de charbon de Blyth ; il porte 11 1/2 keels et le certificat constatant que le charbon est tout gros. Le prix du fret est de L 10-14-4 par keel1. Ce navire est parti le 1er courant et nous vous engageons à donner de suite vos instructions à Dieppe. N'ayant pas eu d'instructions relativement à l'assurance, nous ne l'avons pas faite. Nous pensons que vous l'aurez faite à Paris. Nous lui remettrons sous ce peu de jours connaissement du navire qui prend en ce moment le chargement de Carrs' Hartley ; il est nolisé à L. 9,15 la quille. Notre prochaine vous remettra facture de cet envoi. Nous vous saluons bien affectueusement. Goudchaux & Cie Achat le chaldron : 18 Sch. le keel ou 22 tonnes 180 Fret à 10 livres 255 Au Capitaine 2,50 Frais de débarquement à 50 11 Menus frais, nettoyage, etc. 2,50 Assurance 1 1/2 % police & Courtage sur 200 3 Douane à 5,50 sur 22 tonnes 121 Transport sur chemin de fer à 5 F sur 22 tonnes 110 Intérêt 3 % sur 600 18 Frais Généraux (mémoire) 22 725 22 tonnes à F 23 704 La voiture ou 600 ks 19,80 Le fret à 10 L comparé à celui de 15 1/2 L sur Rouen donne une différence de 6.37 par tonne. II faut ajouter à cette différence les frais de remorquage et 1/2 % d'assurance de plus. Le fret 7 L diminuerait le prix de la tonne à 3.47, soit : 28,53 La voiture de 600 ks 17,10 Sur ce compte il y a un bénéfice sur le fret, le keel étant de 21 1/5e et il est calculé ci-dessus à 22 tonnes que l'on croit trouver. 1 Le keel équivaut à 228 hectolitres ; un chalder ou chaudron représente 1/8 de keel.

1848.11.06.De Ed. Lazard - M. Goudchaux et Cie.Londres.Facture.Original

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1848.11.07.A MM. Marc Goudchaux et Cie.Londres

Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) - page 268Paris, le 7 novembre 1848Messieurs Marc Goudchaux & Cie - LondresVos honorées lettres des 23 - 27 octobre et 3 courant me sont bien successivement parvenues.1ère et 2ème. Je vous remercie de vos démarches au sujet des charbons et je verrai avec grand plaisir que vous puissiez me renseigner sur la plâtrerie de la Maison de M. Freack. J'y tiens beaucoup, vous le savez. Surtout je tiens à connaître bien juste et bien consciencieusement les prix de revient anglais.Il en est de même des charbons. L'on m'assure que M. Muston a acheté à M. Carr de Newcastle le charbon pour forge Felingmain à moins de 4 sh. la tonne anglaise. Est-ce vrai ? Vous comprendrez que si je me donne à ce commerce concurremment avec M. Muston et autres, il faut que je jouisse du dernier prix, avec d'autant plus de raison que je paye comptant tandis que beaucoup achètent à terme. Je vous serai donc obligé de bien vous renseigner à cet égard, et si les prix convenaient à la vente de Paris, je pourrais en demander d'assez fortes quantités.Quand vous serez fixés sur le Lambton, vous voudrez bien m'en donner connaissance.3ème. Vous me remettez le connaissement du navire « Henry et Elizabeth » portant le charbon Blyth. Je vous remercie et je ferai le nécessaire pour l'assurance de la livraison ; j'en attends la facture.Voici inclus : £ 150 sur Londres 7 novembre. Veuillez en soigner le règlement à mon crédit.Recevez Monsieur, mes salutations cordiales.Hte Worms

1848.11.08.De Ed. Lazard - M. Goudchaux et Cie.Londres

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854Londres, 8 novembre 1848Monsieur H. WormsParisNous vous confirmons notre lettre du 6 courant. Retirons de votre amicale en date d'hier £ 150 - Londres 7/10 dont nous vous créditons.Sauf rentrée.Nous pouvons vous assurer, Monsieur, en réponse aux observations que vous faites, que personne ne peut obtenir de charbons de première qualité au-dessous du prix que nous avons payé. On peut s'en procurer de qualité inférieure, c'est-à-dire en morceaux moins gros et appelés menus à moitié prix, c'est-à-dire environ 4/. Si M. Muston dit le contraire, ce ne peut être que dans le but de nuire à un commencement d'affaires qu'il ne doit pas voir d'un bon oeil. Nos achats, que nous payons comptant, sont faits au prix le plus bas possible puisqu'ils sont de première source. Quant au chargement du Lambton, il paraît que ces Messieurs ont des engagements qui ne leur permettent pas en ce moment de traiter avec nous. Si cette position venait à changer, nous vous en ferons part de suite. Dites-nous si nous devons au besoin le remplacer par du Carr's Hartley ou Blyth.PPon M. Goudchaux & CieEd. Lazard

1848.11.09.De C. Mautin.Paris.Police d'assurance.Original

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1848.11.10.De Ed. Lazard - M. Goudchaux et Cie.Londres

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854Londres, 10 novembre 1848Monsieur H. Worms ParisNous avons l'avantage de vous confirmer notre lettre du 8 courant et venons vous remettre le connaissement d'un chargement de charbons par "L'Echo", d'autre part la facture montant à :£ 84.5.7 dont nous vous débitons valeur ce jour.Vous remarquerez que nous y avons porté une somme de £ 11.16.9 avance faite au capitaine, suivant le reçu qu'il en a donné derrière le connaissement.Messieurs Carr Lamb & Cie nous ont dit qu'ils espéraient pouvoir exécuter l'achat du Lambton Coal et trouver un navire à votre limite, bien qu'ils soient rares en ce moment.Nous n'avons pu encore rencontrer M. Freak, il habite Brighton et il n'est pas facile de le voir, nous ne négligeons pas cette affaire.Nous vous saluons bien affectueusement.P.P. M. Goudchaux & CieEd. Lazard

1848.11.10.De Ed. Lazard - M. Goudchaux et Cie.Londres.Facture.Original

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1848.11.14.De C. Mautin.Paris.Police d'assurance.Original

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1848.11.18.A M. de Lapeyrière - chemins de fer de Rouen et Dieppe

Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) - page 255Paris, le 18 novembre 1848Monsieur de Lapeyrière,chef d'exploitation des chemins de fer de Rouen et DieppeJ'ai l'honneur de vous prévenir, Monsieur, que malgré tout le bon vouloir de vos employés de Dieppe, je manque de wagons pour décharger les deux navires de charbon qui sont à quai dans votre Port.Ce début est très fâcheux car, non seulement le défaut de déchargement des navires va m'occasionner des frais de planche, que naturellement j'aurai à faire supporter à votre compagnie, mais parce que ceci va indisposer les destinataires que j'avais fait préparer à l'arrivée des charbons, qui avaient préparé chevaux et voitures et qui vont aux stations sans pouvoir enlever.Veuillez faire remédier de suite à cet inconvénient en mettant à la disposition de mon agent, M. Chabert, les wagons nécessaires.Agréez, Monsieur, l'assurance de ma parfaite considération.Hte Worms

1848.11.18.A M.Chapmann.Dieppe

Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) - page 260Paris, le 18 novembre 1848Monsieur ChapmannCourtier maritime à DieppeMonsieur le chef des services du chemin de fer de Dieppe m'annonce que le navire "Henry et Elizabeth", qui m'est destiné, est entré dans le port de Dieppe. Il joint à cette annonce une note émanant de vous par laquelle je suis prévenu que, si le navire n'est pas complètement déchargé samedi prochain, j'aurai à payer 50 F par jour de retard.Commençant ce commerce, pris par conséquent au dépourvu d'agents, j'envoie d'ici quelqu'un pour faire le nécessaire à la réception de ce navire et à l'expédition des charbons, mais comme il se pourrait que M. Chabert, porteur d'une lettre pour vous, eut du retard dans son voyage, veuillez, en attendant son arrivée à Dieppe, expédier en douane le chargement, faire placer au bassin à flots le navire et commencer le déchargement M. Chabert sera porteur des fonds nécessaires pour acquitter le fret, la douane, le déchargement etc. et arrivera chez vous demain ou après-demain au plus tard.Agréez, Monsieur, mes salutations empressées.Hte WormsJe compte sur votre obligeance pour faciliter à M. Chabert l'expédition de l'affaire ; j'espère bien qu'il réussira et que je pourrai donner du développement à cette affaire.

1848.11.19.A M. Chabert.Dieppe

Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) - page 252Paris, le 19 novembre 1848Monsieur ChabertDieppeJe vous accuse réception de votre lettre du 18 je vois que l'on s'occupe activement du déchargement de vos deux bateaux et que votre besogne serait beaucoup plus avancée si vous n'aviez manqué de wagons. J'ai écrit de suite à Monsieur Lapeyrière pour appeler son attention sur cet inconvénient et je l'ai prévenu que j'entendais mettre à la charge de la Compagnie de Dieppe les frais que le retard dans les déchargements pourrait occasionner. Je prends note pour l'avenir de faire stipuler dans les connaissements du navire que les jours de planche ne courront que du moment de la mise à quai au chemin de fer. Vous pouvez dire à Monsieur Chapmann que si les navires, qui portent des liquides, se décident à venir à Dieppe, je m'engage à leur procurer un fret de retour en plâtre, soit que je vende la pierre aux capitaines, soit que j'expédie pour mon compte.Je vous adresse inclus :F 1400 en :- 1 billet de F 1000 N° 907-46- 1 billet de F 200 N° 760-11- 1 billet de F 200 N° 544-03Vous aurez à payer les frais de douane et de déchargement.Recevez mes salutations cordiales.Hte Worms

1848.11.20-22.Des Chemins de fer de Rouen à Dieppe.A Malétra.Factures.Original

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