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1842.11.12.A Ch. Ballet.Paris
Origine : Cahier de correspondance, daté du 28 septembre 1842 au 14 juin 1846NB. Deux pages de ce document, malheureusement égaré, sont reproduites en page 13 du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie. Elles sont accompagnées de la légende suivante : "Le plus ancien document d'archives de la Maison : correspondance commerciale d'Hypolite Worms en 1842. Le troisième texte, page de droite, se rapporte à sa première affaire de charbons de terre".12 novembre 1842Monsieur ["Ch" rajouté au crayon] BalletPrés (rature) à ParisJe viens, Monsieur, vous rappeler les conventions verbales qui ont été consenties entre vous et moi.Vous prenez l'engagement de donner tous vos soins à un établissement de commerce de charbon de terre que j'ai l'intention de fonder à la Villette, vous serez chargé principalement des achats et des placements ; je devrai vous procurer tous les moyens nécessaires pour faire des achats en Belgique aux conditions les plus avantageuses ; à cet effet j'aurai soin de tenir prêts les capitaux qui devront servir à acquitter immédiatement les factures que vous m'adresserez accompagnées des lettres de voitures du chargement ; j'aurai aussi à mettre à votre disposition les avances que l'on est dans l'habitude de faire aux bateliers sur le prix de leur fret. Tous les frais nécessaires à ce genre d'affaire soit loyer de chantier, contribution, traitement d'employés, frais de voyage et autres frais ayant trait à cette exploitation figureront au compte de frais généraux ; au 31 décembre de chaque année il sera fait un inventaire exact des marchandises en magasin et des créances et après déduction des frais généraux et intérêts des fonds que j'aurai versé dans l'exploitation vous aurez droit à un tiers dans les bénéfices comme aussi vous participerez pour un tiers dans le montant des pertes, vous voudrez bien pour la bonne règle me dire si nous sommes d'accord.
1842.11.14.A Ch. Ballet.Douai
Origine : Cahier de correspondance, daté du 28 septembre 1842 au 14 juin 1846NB. Deux pages de ce document, malheureusement égaré, sont reproduites en page 13 du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie. Elles sont accompagnées de la légende suivante : "Le plus ancien document d'archives de la Maison : correspondance commerciale d'Hypolite Worms en 1842. Le troisième texte, page de droite, se rapporte à sa première affaire de charbons de terre".14 novembre 1842Monsieur Ch. BalletPoste restante - DouaiVous trouverez ci-joint une lettre pour M. V. [Cailliau] à Valenciennes ; je vous accrédite près de cette Maison pour une somme de 30.000 francs ; si vous faites immédiatement des achats en Belgique, vous pouvez disposer [sur] cette maison en mandats à 4 jours de date mais vous m'en donnerez avis et en me remettant directement la lettre de voiture ; sitôt que ce crédit aura été épuisé j'aurai soin de vous le renouveler.
1842.11.14.A V. Cailliau.Valenciennes.01
Origine : Cahier de correspondance, daté du 28 septembre 1842 au 14 juin 1846NB. Deux pages de ce document, malheureusement égaré, sont reproduites en page 13 du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie. Elles sont accompagnées de la légende suivante : "Le plus ancien document d'archives de la Maison : correspondance commerciale d'Hypolite Worms en 1842. Le troisième texte, page de droite, se rapporte à sa première affaire de charbons de terre".14 novembre 1842Monsieur Calliau [également orthographié : V. Cailliau]ValenciennesJ'ai chargé M. Ch. Ballet de faire des achats en charbon de terre pour mon compte à Charleroy et à Mons. II se présentera chez vous, Monsieur, muni d'une lettre d'introduction et qui l'accrédite près de vous pour une somme de trente mille francs ; M. Ballet ne disposera de ce crédit au fur et à mesure de ses achats qu'en décembre et janvier ; il en disposera en mandats sur votre Caisse à quatre jours de date et j'aurai soin avant qu'ils ne vous soient présentés de vous en donner avis en vous autorisant à les acquitter au débit du compte de MM. les Fils de G.-J. Goudchaux, mes anciens associés ; vous trouverez inclus une lettre de cette maison qui vous autorise à ces payements, ci bas la signature de M. Ballet.
1842.11.14.A V. Cailliau.Valenciennes.02
Origine : Cahier de correspondance, daté du 28 septembre 1842 au 14 juin 1846 NB. Deux pages de ce document, malheureusement égaré, sont reproduites en page 13 du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie. Elles sont accompagnées de la légende suivante : "Le plus ancien document d'archives de la Maison : correspondance commerciale d'Hypolite Worms en 1842. Le troisième texte, page de droite, se rapporte à sa première affaire de charbons de terre".14 novembre 1842Monsieur Calliau [également orthographié : V. Cailliau]ValenciennesLa présente vous sera remise par M. Ch. Ballet, ancien Capitaine d'Artillerie ; j'ai autorisé M. Ballet à faire des achats en charbon de terre pour mon compte en Belgique. Je viens vous le recommander d'une manière toute particulière et je vous prie de lui rendre tous les services qu'il pourra réclamer de votre obligeance ; je l'accrédite près de vous pour une somme de trente mille francs dont il disposera au fur et à mesure de ses besoins et mandats sur votre caisse que je vous serai obligé [d'acquitter] conformément au contenu de la lettre que je vous ai écrite ce jour et qui vous parviendra directement. Je vous remercie par avance de ce que vous ferez pour mon recommandé.
1842.12.20.De Rose, Siméon, Julie, Caroline et Adolphe Worms.A Hypolite Worms.Procuration.Original
Original (archives privées) - procuration.[Extrait]20 décembre 1842Par devant Me Goujeon et son collègue notaire à la résidence de Mets, soussignés,Furent présents :Madame Rose Worms, rentière, veuve de M. Goudchaux,Monsieur Siméon Worms, ancien négociant,Madame Julie Worms, rentière, veuve de Monsieur Charles Bing,Agissant tant en son nom personnel qu'au nom et comme mandataire de Madame Caroline Worms, veuve de Monsieur Auguste Bréal, en son vivant avocat-avoué à Landau, où ladite Dame veuve Bréal demeure, aux termes de la procuration de cette dernière passée devant Me [...] et son collègue notaire à Wissembourg (Bas-Rhin) le trente et un janvier 1840, et dont le brevet original dûment enregistré et légalisé, est demeuré annexé à la minute d'une procuration passée devant ledit Me Goujeon, l'un des notaires soussignés le dix huit février 1840,Et Monsieur Adolphe Worms, banquier,Tous les comparants demeurant à MetzLesquels constituent pour leur mandataire général et spécial, Monsieur Hypolite Worms, banquier, demeurant à Paris, rue Laffitte, n°46Auquel ils donnent en leurs noms pouvoir de toucher et recevoir de la succession bénéficiaire de Monsieur Gallard Béarn de Brassac (rajout en marge : Les parties et portions revenant aux comparants et à la mandante de Madame Bing dans la somme de douze milles francs due par ladite succession bénéficiant à la succession) de feu Monsieur Hayem Worms dont Mesdames Bing et Bréal, Messieurs Adolphe et Hypolite Worms susdits, à la représentation de M. Lion Worms, leur père, décédé, ancien négociant à Metz, et Madame Goudchaux et M. Siméon Worms sont héritiers pour partie et aux bénéfices d'inventaire.[...]
1842.12.23.A Ch. Ballet.Valenciennes
Origine : Cahier de correspondance, daté du 28 septembre 1842 au 14 juin 1846NB. Deux pages de ce document, malheureusement égaré, sont reproduites en page 13 du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie. Elles sont accompagnées de la légende suivante : "Le plus ancien document d'archives de la Maison : correspondance commerciale d'Hypolite Worms en 1842. Le troisième texte, page de droite, se rapporte à sa première affaire de charbons de terre".23 décembre 1842Monsieur Ch. BalletValenciennesA mon arrivée ici j'ai trouvé la lettre que vous m'avez adressée le 17 courant ; comme je vous l'ai dit verbalement vous pouvez traiter des charbons de la Caillette dont vous me parlez, tout en vous recommandant de nouveau d'être réservé dans vos achats jusqu'à ce que nous ayons écoulé une partie de ceux à recevoir à Sauwarten ; je ne vous dissimulerai que je suis un peu effrayé de l'importance de ce marché puisque d'ici au 1er juillet prochain il nous mettra en avance en y comprenant le prix des frets d'une somme qui dépassera F. 600.000 et mon intention en débutant dans une affaire où jusqu'alors nous n'avons aucun débouché assuré, n'était pas de donner une importance aussi forte à nos achats ; et je ne me suis décidé que par l'assurance bien formelle que vous m'avez donnée que cette affaire était tellement avantageuse que vous n'étiez nullement embarrassé des placements ; aussi, tenons-nous en là jusqu'à ce que nous ayons opéré quelques placements importants, puis ensuite vous pourrez continuer. En attendant, ajournez tout achat et si pour mélanger vos charbons de la Caillette il vous fallait faire de nouveaux achats, attendez votre arrivée ici. J'espère que vous aurez eu la visite de M. [mot rayé] et que vous aurez réussi à lui faire une affaire importante ; ne soyez pas trop exigeant pour les prix et si ses conditions de payement vous conviennent vous pouvez lui céder une partie de vos achats à des prix modérés qui vous laisseront un bénéfice honnête.Je vous fais ouvrir par le courrier de ce jour un nouveau crédit de F. 30.000 chez M. V. Calliau à Valenciennes ; cette somme avec le complément de ce que vous avez à prendre chez lui pour épuiser l'ancien crédit devra vous suffire à payer les avances de fret pour l'opération de M. de Chalons ; je vous fais aussi ouvrir un crédit de F. 30.000 chez M. Cassel & Cie Banquiers à Bruxelles. Vous en userez pour les premiers besoins qui vous surviendront, il suffira de vous présenter chez eux, j'ai fait adresser votre signature et vous pourrez vous entendre avec eux pour que vous n'ayez pas besoin chaque fois de venir toucher en personne ; sur votre demande ils vous feront passer des espèces. Quant au payement des charbons il suffira que vous remettiez à M. de Chertemps un mandat à deux jours de vue, sur moi payable à Paris que j'acquitterai immédiatement. Il sera bien qu'il vous remette facture au fur et a mesure de l'expédition des bateaux. Vous vous ferez acquitter en facture contre un mandat sur moi soldant par net appoint chaque facture ; de cette manière la comptabilité sera plus facile et nous resterons dans nos conventions avec M. de Chertemps. J'attends par prochain courrier le duplicata des lettres voiture ; vous aurez soin de me dire si vous avez adressé les factures à M. de Chalons afin que je puisse me présenter chez lui pour m'entendre sur le mode de règlement et lui délivrer le duplicata des lettres de voiture [mot rayé] au fur et a mesure de l'expédition d'un ou plusieurs bateaux ; adressez les factures afin que je puisse régler avec lui chaque expédition si les propositions que MM. de Sauwarten doivent vous faire pour surveiller leur opération, devaient vous prendre votre temps et vous empêcher de vous livrer complètement à nos affaires, je vous engagerai à renoncer à un pareil arrangement qui ne pourrait compenser en aucune manière ce que vous perdriez d'un autre côté par suite de la surveillance que vous seriez forcé d'apporter aux affaires de la Compagnie. Je vous retourne ci-inclus la quittance de MM. Brichart Frères. Au fur et à mesure de l'expédition des factures de M. de Chalons, remettez-m'en le chiffre sans déduction des 3% d'escompte aussitôt que je me serai entendu avec lui, je vous écrirai pour vous désigner la Maison de banque qu'il m'aura indiqué, et sur laquelle vous devrez faire traite pour le montant de vos expéditions et pour le prix des avances de douane et frets.
1843.12.12.De Me Merk.Karlsruhe.Procuration de Alphonse Worms à Hypolite Worms.Original
Original (archives privées) - procuration
Par-devant, moi, Édouard Merk, notaire à Karlsruhe
Fut présent, M. Alphonse Worms, héritier bénéficiaire demeurant à Karlsruhe, grand-duché de Baden, lequel a constitué pour son mandataire M. Hypolite Worms, banquier à Paris, auquel il donne pouvoir de pour lui et en son nom, approuver toutes les opérations qui ont été faites par les syndics de créanciers unis de feu M. Alexandre Guillaume Gallard Béarn de Brassac, en son vivant maréchal de camp pour arriver au recouvrement de toutes les sommes dues aux créanciers dudit Sieur comte de Brassac dénommés dans le contrat d'union passé devant Me Chaudot, notaire à Paris, le 10 janvier 1793 ; concourir à la répartition qui doit être faite incessamment par lesdits syndics de toutes les sommes qu'elles ont touchées tant de M. le comte de Brassac que de ses héritiers et représentants, présenter dans cette répartition tous dires et observations, toucher et recevoir des syndics de ladite union ou de tous autres qu'il appartiendra le dividende qui sera attribué à la comparante à raison d'une créance de 12.000 F, montant en principal d'une obligation souscrite par M. le feu Sieur Alexandre Guillaume Gallard Béarn de Brassac au profit dudit sieur Worms suivant acte reçu par Me Maupas, notaire à Paris, le 16 février 1785 ; toucher et recevoir également les intérêts de ladite obligation échue et à échoir depuis l'époque qu'ils sont dus ; consentir au besoin toutes remises, donner toutes quittances définitives et pour solde, traiter et transiger, compromettre relativement au remboursement de ladite obligation ; de toutes sommes reçues donner quittance, remettre tous titres et pièces, consentir mentions et subrogations sans garantie, faire mainlevée et consentir la radiation de toutes inscriptions, saisies, oppositions et autres empêchements quelconques, se désister de tous privilèges et actions résolutoires, le tout avant ou après paiement, se désister également de l'effet de toutes poursuites dirigées tant contre ledit sieur comte de Brassac que contre les héritiers et représentants ainsi que de l'effet de tous jugements obtenus, donner au besoin tous acquiescements aux effets ci-dessus, passer et signer tous actes, élire domicile, substituer et généralement faire ce qui sera nécessaire promettant l'avouer.
La présente a été faite et lue en mon étude, en présence du mandataire et des témoins qui ont signé avec nous.
Karlsruhe, le 12 décembre 1843.
[Signé] Alphonse Worms
1846.05.19.A M. Delahaute - chemin de fer d'Orléans
Origine : Copie de lettres à la presse n°1 - du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 - page 478
[Rajout à la main :] 1ère lettre reportée aux copies de lettres.
Paris, le 19 mai 1846
Monsieur Delahaute
Chef de la division d'exploitation du chemin de fer d'Orléans
Monsieur,
Je viens répondre à la lettre que vous avez écrite à la Société plâtrière au sujet des transports effectués pour mon compte dans le mois d'avril dernier.
Et d'abord, Monsieur, je ne puis accepter un compte fait au nom de la Société plâtrière, quand c'est moi qui opère et qui ai à vous solder le montant dudit compte. Vous savez du reste que la cession qui m'a été faite par la Société plâtrière, est acceptée par vous et que, si jusque ici, je n'ai pu obtenir la régularisation de cette cession de votre part, cela n'a pas tenu à votre volonté, mais simplement à votre bureau du contentieux. Je suis tout prêt à vous payer mais vous trouverez juste qu'avant d'effectuer ce paiement, il soit bien arrêté que c'est avec moi que vous traitez et non plus avec la Société plâtrière.
Ceci posé, j'ai l'honneur de vous remettre, en réponse à votre compte, mon redressement constatant que vous n'avez transporté pour moi dans le mois d'avril que 17.418 sacs de 30 litres l'un ou de 30 kilos, soit 522.550 kilos à 12 F les 0/00 k. F. 6.270,60 au lieu de 6.604,40 que vous me réclamez.
Pour vous édifier sur le poids de 522.550 k. que je déclare, vous pourrez vous adresser soit à Monsieur de Perseval soit à M. Quevillon d'Orléans qui vous diront que, non seulement ils ont pesé séparément bon nombre de sacs, sans trouver plus de 30 k. l'un, toile comprise, mais encore, qu'ayant récapitulé sur mon registre l'entrée générale du mois d'avril pour la comparer avec la sortie générale dudit mois, ils n'ont trouvé que le poids déjà énoncé de 30 k. par sac. Or s'il était vrai que les sacs pesassent plus que ma déclaration, ma sortie de vente devrait être plus forte que mon entrée et c'est ce qui n'existe pas.
Je tiens donc à votre disposition les F 6.270,60 que je vous prie d'accepter en attendant que vous ayez prie vos informations.
Veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de ma considération distinguée.
Hte Worms
1846.05.23.Au chemin de fer de Paris à Bordeaux
Origine : Copie de lettres à la presse n°1 - du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 - page 476Paris, le 23 mai 1846Messieurs les membres du conseil d'administrationdu chemin de fer de Paris à BordeauxMessieurs,Nous venons vous faire la proposition de traiter, au nom de M. Hte Worms de Paris, du transport de 10.000 tonnes, par année, de plâtre fabriqué ou en pierre, devant s'échelonner par votre ligne de fer d'Orléans à Tours.Le maximum du prix que comporte cette matière, comme transport, est de 4c par tonne et par kilomètre et c'est à ces conditions que M. Worms désirerait traiter avec vous pour 3 années. Comme réflexion, nous avons l'honneur de vous dire que le plâtre est un des éléments les plus actifs de la Marine de la Loire à la descente. Priver la Marine de ces transports c'est tout naturellement l'amener à renoncer à celui de remonte qu'elle effectue ou tout au moins le lui rendre difficile, puisque sans plâtre, c'est à dire sans recettes à la descente elle devra prendre tous ses frais dans les seules marchandises de remonte. Ainsi et bien que les plâtres puissent se transporter par eau à 2 F 1/2 dans la distance d'Orléans à Tours, en acceptant la proposition de M. Worms vous auriez ce double avantage de percevoir immédiatement de bonnes recettes et de prendre les moyens les plus efficaces pour détruire la Marine.Du reste ce transport s'effectuerait par les wagons qui nécessairement retourneraient à vide d'Orléans aux diverses stations jusqu'à Tours et c'est encore un point essentiel sur lequel nous appelons votre attention pour l'abaissement de votre tarif.Enfin un semblable traité est proposé par M. Worms à la Compagnie d'Orléans et bien que sa position, s'il nous est permis de le dire, soit meilleure que la votre au point de vue de la concurrence que la marine peut lui faire, tout porte à croire que ce traité sera conclu à des conditions proportionnellement inférieures à celles qui vous sont offertes.Nous attendons donc, Messieurs, une réponse à la présente dans le plus bref délai afin d'en informer à M. Worms pour qu'il prenne ses mesures en conséquence.Agréer, Messieurs, nos salutations distinguées.[Signature]
1846.06.09.A M. Baner - Chemin de fer de Paris à Orléans
Origine : Copie de lettres à la presse n°1 – du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 – page 469
Paris, le 9 juin 1846
Monsieur Baner
Directeur du chemin de fer de Paris à Orléans
Monsieur,
Par la lettre que vous avez bien voulu écrire à Messieurs L[...] Cruzel & Cie le 6 courant, en réponse à la proposition que je les avais chargés de vous faire [pour le] transport de 15.000 tonnes de plâtre pour Orléans ou pour au-delà, vous établissez que ces conditions proposées ont été acceptées par votre Conseil et que vous êtes prêts, sauf les mesures de détail à prendre avec M. Delahaute, à commencer le transport de mes plâtres à 7 F par 1.[-]00 k.
Je viens vous dire, Monsieur, que nous sommes d'accord et que d'ici à très peu de jours, c'est à dire quand je serai définitivement d'accord avec le chemin de Bordeaux, je commencerai l'exécution du marché des 15.000 tonnes proposées.
Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.
[Signature]
1846.07.09.De Hte Dauriac.A Siroux.Orléans.Original
Origine : Double original extrait du copie de lettres à la presse n°1 du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 Ce 9 juillet 1846Monsieur SiriouxA OrléansJ'ai sous les yeux votre lettre du [8] courant à laquelle je m'empresse de répondre.Vous accusez réception à 300 sacs plâtre fin contenus dans les wagons n°96, 111, 326. D'après le bulletin d'expédition que vous devez avoir en votre possession, vous avez remarqué sans aucun doute que je vous ai expédié le même jour et même convoi 400 sacs. Il existerait donc une différence de 100 sacs que vous auriez à réclamer à la Compagnie et qui étaient contenus dans le wagon n°386. Vous voudrez bien me dire en réponse comme il a pu se faire que l'on ne vous ait livré que 300 sacs au lieu de 400 et comment l'on ne vous a point remis à leur arrivée les bulletins d'expédition, qui ont été confiés ici au chef de départ bien avant que le convoi ne fût prêt à partir.Je vous enverrai demain matin par le convoi de 10 heures et demi du matin la plus grande quantité de plâtre que j'aurai à ma disposition.[Vérifiez] la rentrée des sacs vides afin de m'en envoyer ; c'est le seul moyen de ne pas vous trouver au dépourvu de plâtre, car comme je vous l'ai observé par ma lettre du 8 courant, le manque de sacs vides me prive de vous fournir des plâtres.Veuillez me renvoyer, conformément aux instructions que je vous ai données par ma lettre du 8, les 100 sacs vides que vous me devez. Il faut que ces sacs soient sans marques et que vous mettiez sur la lettre, qui m'annoncera la remise à la Compagnie (ces 100 sacs vous appartiennent). Vous voudrez bien mettre la même observation sur un morceau de papier que vous attacherez aux paquets afin que je vous crédite de leur montant.J'ai l'honneur de vous saluer.P. H. WormsDauriac
1846.09.10.A M. Sébastien.Orléans
Origine : Copie de lettres à la presse n°1 - du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 - page 343Paris, le 10 septembre 1846Monsieur SébastienOrléansMonsieur,Monsieur [Monier] aura l'avantage de vous voir demain. Si vous pouviez le faire rencontrer avec Messieurs Faucheux Siroux Père et Fils, vous pourriez attaquer tout ensemble la question des plâtriers d'Orléans.Vous vous plaignez que vous n'avez rien à faire. Cette plainte est au moins étrange. II n'est pas de jour où vous ne puissiez bien employer votre temps si vous le vouliez bien. D'abord en aidant Siroux, en second lieu en aidant Thauvin et surtout Poisson, qui ne bougent pas, en troisième lieu, en vous occupant de la localité de Blois, en quatrième lieu, en vous occupant d'Amboise et des environs, en cinquième lieu enfin, en aidant Messieurs Monsnergue à Tours, dans tous les endroits il y a beaucoup à faire, et il ne suffit pas d'y aller et de s'en revenir pour ne plus y retourner, mais il faut s'y tenir d'une manière permanente, journalière, je ne puis entrer ici dans tous les détails. Ce que vous avez à faire est tout un système qu'il faut créer, suivre et maintenir, et si vous ne le voyez pas ce n'est pas ma faute. II me serait agréable, croyez le bien, d'avoir quelqu'un sur route qui me tiendrait bien au courant des efforts qu'il ferait pour agrandir mon affaire, qui m'indiquerait les moyens de cet agrandissement, me donnerait ses idées, qui fût enfin journellement ce que quelque fois j'ai fait de temps à autres.Voilà, Monsieur, ce que je désirerais trouver en vous. Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations empressées.P. Hte Worms, signé [illisible]
1846.10.10.A Edouard Monsnergue.Blois
Origine : Copie de lettres à la presse n°1 - du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 - page 292Paris, le 10 octobre 1846Monsieur Édouard MonsnergueBloisMonsieur,Comme la Compagnie de Bordeaux ne peut pas encore m'assigner à Tours un emplacement définitif elle a consenti à m'autoriser à construire un dépôt provisoire attenant à la gare des marchandises. Seulement au lieu de placer la prolongation à l'extrémité de la gare des marchandises, c'est au bout de cette gare, près des grues des diligences ou des voitures de roulage, qu'il faut que le dépôt soit placé. En un mot la prolongation doit avoir lieu du coté des grands bâtiments de l'Administration et non par au bout opposé de la gare des marchandises.Ne tardez donc pas à m'envoyer ce devis, et qu'il soit le plus économique possible.L'emplacement du dépôt de Blois sera fixé définitivement d'ici à 8 jours, j'en fais part à la Société Monsnergue Joulin Hue.P. Hte Worms, signé [illisible]
1846.10.10.A M. Monier.La Villette
Origine : Copie de lettres à la presse n°1 - du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 - page 292Paris, le 10 octobre 1846Monsieur MonierLa VilletteMonsieur,Je reçois par acte extrajudiciaire, demande du préjudice que le défaut de plâtre occasionne à Messieurs Monsnergue Iselin et Hue de Blois. Comme leur demande est parfaitement fondée, puis que depuis plus de quinze jours que vous ne me fournissez pas de plâtre, je les en laisse manquer, je n'ai rien à leur répondre si ce n'est que j'acquiesce en principe à leur demande de dommages intérêts sauf à les leur régler plus tard, après nous en être entendu.Je crois inutile par les rapports d'affaires et d'amitié qui nous unissent de vous signifier judiciairement l'acte extrajudiciaire dont il est question, mais prenez note Monsieur que j'entends être relevé par vous des dommages auxquels je serai condamné vis à vis de Messieurs Monsnergue Iselin et Hue, parce qu'en définitive si je les ai laissés manquer de plâtres c'est que vous ne m'en avez pas fourni malgré mes demandes réitérées.Veuillez recevoir, Monsieur, mes salutations empressées.Hte Worms
1846.10.21.De Hte Dauriac.Ivry.A M. Poisson.Beaugency
Origine : Copie de lettres à la presse n°1 - du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 -
Gare d'Ivry, ce 21 octobre 1846
Monsieur Poisson
à Beaugency
Monsieur,
J'ai remis aujourd'hui à la Compagnie du chemin de Fer de Bordeaux 200 sacs de plâtre fin qui sont contenus dans les wagons n° F 20 et K 2. Je vous remets ci-inclus la facture veuillez me donner crédit de conformité.
Le plâtre que je vous envoie ne laisse rien à désirer, la qualité en est excellente ; s'il n'est pas aussi blanc que vous le désireriez, c'est que je vous l'expédie dès qu'il est fabriqué, et vous n'ignorez pas que le plâtre perd de sa blancheur quant au coup d'oeil, si on ne l'emploie froid, ce qui ne peut-être qu'après huit à dix jours de sa fabrication.
Dès que vous m'enverrez des toiles je vous enverrai du plâtre cru.
Je vous salue.
Voilà, Monsieur, ce que je désirerais trouver en vous. Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations empressées.
P. Hte Worms
Dauriac
1846.12.14.A M. d'Artenne.Paris
Origine : Copie de lettres à la presse n°1 - du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 -
14 décembre 1846
Monsieur d'Artenne
Paris
Monsieur,
II est bien entendu entre nous, que la demande en concession que j'ai formée auprès de Monsieur le ministre de la Guerre pour la mine de plomb de Maden-El Haman [Des...], province de Constantine, cercle de Ghelma nous est commune. Dès que cette concession m'aura été accordée je la ferai reconnaître par des hommes compétents et s'il y a lieu je ferai à MM. Risques & Pivels les avances nécessaires pour son exploitation. En considération de ce qu'elle m'a été signalée par vous, Monsieur, le bénéfice net sera partagé également entre vous et moi. II demeure entendu aussi que l'organisation de l'affaire m'appartiendra et que si je crois devoir pour lui donner du développement y intéresser des personnes pour une part dans les résultats, cette part sera prélevée par moitié sur la votre et sur la mienne.
1847.01.07.A M. Vouzelle Poijet.Angerville
Origine : Copie de lettres à la presse n°1 - du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 - page 130
Paris, le 7 janvier 1847
Monsieur Vouzelle Poijet
Angerville (Seine-et-Oise)
Monsieur,
Vous avez écrit à M. Monier, propriétaire de l'exploitation des Carrières du Centre, s'il pouvait vous fournir du plâtre ordinaire au prix de 14 F rendu à la gare d'Ivry.Concessionnaire des plâtres de ladite Carrière, en ce qui touche les livraisons sur la ligne d'Orléans, M. Monier m'a remis votre lettre pour que j'aie à y répondre.En conséquence, je viens vous dire, Monsieur, que je suis prêt à vous fournir le plâtre dont vous pourrez avoir besoin, mais comme il y a quelques dispositions à prendre, je vous serai reconnaissant de venir vous en entendre à Paris avec moi. Ce voyage est peu important et il pourra être plus utile pour les relations à venir.Je vous attendrai donc, soit à mon domicile, rue Laffitte, n°46, ou chez Messieurs Lemort Cruzel & Cie, rue neuve de la Fidélité, n°7, quand vous voudrez, seulement ayez le soin de m'écrire à l'avance pour me faire connaître le jour où vous vous rendrez à Paris.
Agréez Monsieur, mes salutations empressées.
P. Hte Worms
Cruzel
1847.02.04.A M. Monier.La Villette
Origine : Copie de lettres à la presse n°1 – du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 – page 80
Paris, le 4 février 1847
Monsieur Vouzelle Poijet
Angerville (Seine-et-Oise)
Monsieur,
Je m'empresse de vous donner connaissance d'une lettre que vient de m'écrire M. Siroux, d'Orléans à la date du 3 courant.
Je copie :« Puisque, malgré mes réclamations, vous m'expédiez ce jour du plâtre d'engrais composé de cendres et déchets de four au lieu de bon plâtre cuit et en nature ; je laisse donc pour votre compte les 2 wagons qui viennent de me parvenir contenant 260 sacs. »
En conséquence je vous préviens que je vais provoquer de suite une expertise, qui nous fera connaître la justice de la réclamation de M. Siroux, et dont j'assume sur vous les conséquences.
Agréez mes salutations empressées.
P. Hte Worms
Cruzel
1847.04.08.De Hte Dauriac.A M. Monier.La Villette
Origine : Copie de lettres à la presse n°2 – du 17 mars 1847 au 17 décembre 1847
(volume manquant dans les archives) – page 455
Paris, le 8 avril 1847
Monsieur Monier
Carrière du Centre - La Villette
Monsieur,
Depuis les conventions verbales intervenues entre nous, vous ne vous êtes jamais mis à même de remplir vos engagements envers moi, quoique, cependant, je vous aie constamment adressé toutes les observations possibles, quoique, cependant, je vous aie fait entrevoir les conséquences funestes qui découleraient sans nul doute de votre défaut de livraisons, si vous ne vous mettiez immédiatement en mesure d'organiser et votre service de voitures et vos moyens de fabrication suivant l'importance impérieuse de mes besoins. Mais vous n'avez jamais donné la plus légère satisfaction à mes instances, et au mois de novembre expiré, il s'est écoulé une assez longue période de jours pendant laquelle vous m'avez laissé totalement manquer de matières. Tantôt, c'était un dérangement dans votre machine, tantôt le manque de matériel roulant, tantôt l'intempérie de la saison qui vous rendait impraticable l'exploitation de votre Carrière… Que sais-je encore ? Vous aviez toujours quelques empêchements à me signaler. Cette première et grave faute de votre part a été cause que j'ai reçu diverses sommations assignations de mes acheteurs ; que divers procès s'en sont suivis, que je n'ai pu remplir mes engagements de vendeur vis-à-vis des chemins de fer, etc., etc. Cette fois encore, et comme d'habitude, je vous ai dépeint tout ce qu'il y avait de terrible dans cette position, de laquelle je vous rendrai garant, mais vous m'avez toujours fait des promesses que vous n'avez pu ou pas voulu réaliser. Les opérations ont ainsi suivi leur cours, et je comptais sans cesse sur quelques efforts de votre part pour satisfaire à vos obligations envers moi, quand, au contraire, vous arrêtez subitement votre fabrication, désorganisez sans réflexion votre Carrière au moment où la vente est arrivée à son plus fort degré, au moment où vous aviez tout espoir de réparer, en partie, par l'augmentation d'un débouché de courte durée et par l'activité croissante de vos livraisons, le temps perdu.
Ainsi, depuis le 30 mars expiré, vous avez totalement suspendu votre fabrication, et par suite, les expéditions que vous aviez à me faire ; et aujourd'hui, 8 avril, je suis toujours dans la même position, c'est-à-dire, sans matières, par votre fait, par l'impuissance et la désorganisation de votre Carrière. Je vous annonçais, ce que je vous confirme encore, la nécessité que vous m'aviez imposée de me mettre en mesure contre vous, et de vous appeler à Orléans, Blois où j'étais moi-même appelé, comme à toutes les destinations, par lesquelles je ne manquerai point d'être attaqué, puisque vous m'empêchez de remplir les engagements que j'ai contractés avec elles.
Depuis ce jour, qu'avez vous fait ? Quelles mesures avez-vous prises pour donner satisfaction à ma lettre ? Aucune. Ou je dirai même mieux, car vous le méritez vraiment, vous avez fait tout ce qu'il fallait, non seulement pour ne pas me livrer dans ce moment le plus décisif, malgré mes besoins impérieux, mais bien encore, pour me laisser la conviction que vous ne pourrez à l'avenir suffire ni aux quantités que vous devez me livrer journellement, ni aux qualités essentielles pour que votre marchandise soit acceptée.
En effet, d'une part, voila cinq grands jours que votre moulin marche, pour produire, à grand peine, après des embarras inouïs, au milieu d'une foule d'éventualités prêtes à l'arrêter à chaque instant, neuf cent quatre-vingt quinze sacs de plâtre, c'est-à-dire, 200 par jour ou 6 mètres, alors que vous me devez 33 mètres par jour. Appelez-vous cela du progrès dans votre fabrication ? Pensez-vous, maintenant, qu'avec cette organisation vous pouvez suffire à mes livraisons journalières et pensez-vous enfin qu'avec de tels résultats, je puisse ajouter foi à toutes vos promesses ? Non, assurément, et tout ne fait que me confirmer l'opinion déjà acquise, que vous avez voulu pour telle ou telle cause, dans tel ou tel autre but, vous livrer à des expériences, dans votre fabrication, et tout cela sans respecter vos engagements majeurs envers moi, sans prendre en considération le préjudice énorme, pour ne pas dire incalculable que vous alliez me causer.
D'autre part, et sans nul doute pour réaliser la promesse que vous m'aviez faite de porter de l'amélioration dans la qualité du plâtre, que vous me livrez, et dont mes acheteurs se plaignent chaque jour, vous avez fait toujours avec votre système d'expérience, de la matière tellement inférieure [que] ces 995 sacs restent en litige dans les diverses stations, où ils seront peut-être encore vendus, pour leur prix de transport seulement. (A cet effet je fais de nouvelles réserves).
Me voilà donc depuis dix jours, sans matières, sans espoir d'en avoir de longtemps encore. Me voilà, encore, en admettant pour un instant que vous puissiez me livrer suffisamment, dans la certitude de ne pas avoir des qualités recevables. Me voilà pour tout dire dans l'impossibilité matérielle de faire honneur à mes nombreux engagements, et en présence des plus graves dommages intérêts etc. Le tout par votre faute. Que me reste-t-il à faire ? A vous mettre en demeure, pour que je puisse vous répéter tous les désagréments et indemnités auxquels je serai condamné, pour que je puisse, enfin, vous imputer tout ce qui ne manquera pas de m'arriver dans la fâcheuse position où vous m'avez placé.
J'ai bien l'honneur de vous saluer.
P. Hte Worms
Hte Dauriac
1847.05.02.De Hte Dauriac.Paris.A M. Monier.La Petite Villette
Origine : Copie de lettres à la presse n°2 – du 17 mars 1847 au 17 décembre 1847
(volume manquant dans les archives) – page 409
Paris, le 2 mai 1847
Monsieur Monier
Carrière du Centre - Petite Villette
Monsieur,
M. Ribou, maître plâtrier de St. Agnan, s'est rendu le 30 expiré à votre Carrière pour voir les plâtres que vous fabriquez et que j'expédie sur les deux lignes que j'exploite. Ce Monsieur, après avoir jugé qu'une qualité semblable pouvait lui convenir, sauf à examiner de plus près, se disposait à prendre livraison des plâtres en dépôt à la gare d'Orléans par suite du refus qu'en a fait Siroux pour défaut de qualité, et pour cela M. Dauriac s'était rendu avec lui à Orléans de crainte que Siroux ne fît des difficultés pour livrer.
Arrivés à Orléans MM. Ribou et Dauriac ont procédé à la vérification d'environ cinquante mille kilogrammes de plâtre refusés. Siroux s'est prêté de la meilleure grâce possible, non seulement à la vérification mais encore à la vente, en offrant de livrer lesdits plâtres à son prix de revient uniquement pour déblayer la gare.
Je fais donc mes réserves à cet égard, vous rendant, comme je l'ai déjà fait, entièrement responsable des suites de ce laissé pour compte, du défaut de transport qu'il a motivé, etc. Je suis forcé en outre de vous faire la déclaration que, si vous ne fabriquez mieux, au lieu de venir défendre moi-même votre fabrication dans les localités où se consomme le plâtre, je vous appellerai en garantie dans toutes ces localités.
Recevez, Monsieur, mes salutations empressées.
P. Hte Worms
Hte Dauriac
1847.05.24.De la Société générale des remorqueurs parisiens.Connaissements originaux
Société générale des remorqueurs parisiens
Transports par bateaux à vapeur et chalands remorqués entre Paris, Rouen et Le Havre
À MM. Baudon & Cie, Paris
À la garde de Dieu, par le navire "Le-Castor", capitaine Crével, vous recevrez les marchandises marquées et numérotées comme ci-après, d'envoi de M. Bernharth, 487 barils farine [...] 46.265 kilos. Lesquelles marchandises seront rendues au quai Saint-Nicolas. Le prix du fret étant de 17 F par tonneau, vous aurez à payer la somme de [...] en outre celle de 1,80 F pour acquits-à-caution, timbres et frais et pour débours.
Havre, le 7 mai 1847
Pour copie conforme [...]
[Au verso du connaissement n°1 :]
Passé à l'ordre de M. Rosseeuw qui en paiera le fret.
Paris, le 24 mai 1847
Boudon & Cie
Etant à délivrer :
100 - barils MM. [Lecomte],
100 - barils MM. [Paillaud]
287 - MM. [...]
487 barils
Paris 24 mai 1847
Ed. Rosseeuw
[Connaissement n°2 - Texte identique à celui du connaissement n°1.]
[Au verso du connaissement n°2 :]
M. Rosseeuw, 17, rue du [Helder]
1847.08.21.De Hte Dauriac.A M. Moreau Père.Auxerre
Origine : Copie de lettres à la presse n°2 - du 17 mars 1847 au 17 décembre 1847 (volume manquant dans les archives) - page 267Paris, le 21 août 1847Monsieur Moreau PèreAuxerreMonsieur,La fabrication de plâtre au Sas à laquelle je me livre d'une manière toute particulière, les résultats satisfaisants que j'ai déjà obtenus depuis son début peuvent me permettre de vous écrire pour vous offrir toutes les quantités de cette matière dont vous pourrez avoir besoin.Ayant appris que vous consommiez cette qualité de matière qui vous était expédiée par la Carrière du Centre et sachant aussi le manque dans lequel vous devez vous trouver par suite du défaut d'expédition de la part de cette Carrière, je m'empresse de vous aviser pour que vous puissiez m'adresser vos demandes. Et je suis persuadé, Monsieur, que vous apprécierez la qualité de mes plâtres fabriqués, dont je puis à votre désir vous envoyer échantillon.Par la même occasion je pourrai vous expédier les plâtres au panier que je fabrique également.Les conditions de ventes sont :1° à raison de 17 F les mille litres pour le plâtre au sac rendu aux magasins des coches.2° à raison de 13 F les mille litres pour le plâtre au panier rendu également au coche.Le tout payable comptant sans remise.Dans le cas où vous voudriez m'adresser vos demandes vous trouverez ci bas mon adresse.Recevez mes salutations empressées. P. Hte Worms / Hte DauriacHte Worms, 46, rue Laffitteou bien Bonnet Cruzel & Cie, 7, rue Soeurs de la Fidélité
1847.09.03.A M. Martin.Romorantin
Origine : Copie de lettres à la presse n°2 – du 17 mars 1847 au 17 décembre 1847
(volume manquant dans les archives) – page 245
Paris, le 3 septembre 1847
Monsieur Martin, marchand de plâtre
Romorantin
Monsieur,
Monsieur Dauriac, mon agent sur la ligne, m'a fait part de l'entretien qu'il a eu avec vous à son dernier passage dans votre ville... il m'a dit que vous trouveriez beaucoup plus d'avantage à faire prendre par des charretiers de vos pays et à la Carrière, les plâtres que vous me demanderiez si toutefois je pouvais vous céder cette matière à 15 F les o/oo kg.
Désirant établir entre nous des relations très suivies et afin de vous mettre à même de consommer tout ce que les besoins de votre pays peuvent faire espérer en cette matière, je vous céderai le plâtre au prix que vous avez offert à M. Dauriac, à savoir 15 F les mille kilogrammes pris par vos charretiers, dans vos sacs, à la Carrière dont vous trouverez ici-bas l'adresse.
De jour en jour, la fabrication de cette qualité de plâtre à laquelle je me livre d'une manière toute spéciale, acquiert de l'amélioration. En ce moment, les plâtres fins que j'expédie sur toute la ligne d'Orléans à Tours sont, et en apparence et en qualité, de beaucoup supérieurs à l'échantillon que vous avez vu.
Butte Saint Chaumont au bout de la rue St. Maur
Carrière Sachet, Petite mécanique - Petite Villette
Hte Worms - 46, rue Laffitte, Paris
1847.11.11.De J. Cruzel.Paris.A MM. Avril et Goudchaux.Le Havre
Origine : Copie de lettres à la presse n°2 - du 17 mars 1847 au 17 décembre 1847
(volume manquant dans les archives) - page 115
Paris, le 11 novembre 1847
Par duplicata de celle adressée au Havre
chez M. Goudchaux, chef de gare
Mon cher Avril,
Guérineau, avec son amabilité ordinaire pour nous, est venu nous prévenir que l'Administration de Rouen, d'accord avec celle du Havre, allait faire le transport des plâtres moyennant 5 F pour Rouen et 4,50 pour le Havre. Or, à ces prix, il y a, je crois, beaucoup à faire sur les deux lignes. Dans l'intention où nous serions de monter des dépôts, nous avons tout naturellement pensé à vous pour diriger ceux de Rouen et du Havre, ce profit pouvant améliorer votre position dans les deux susdites localités.
En conséquence, et avant que je me mette en route pour voir de prés les choses, voulez-vous être assez aimable pour vous renseigner et me marquer au plus tôt :
1° Votre opinion sur le commerce de plâtre en général à Rouen et au Havre ?
2° Son emploi ?
3° A qui ? Et comment il se vend ?
4° Ce que vaut le plâtre cuit en poudre ?
5° Ce que vaut le plâtre cru en poudre ?
6° Ce que vaut le plâtre en pierre ?
7° Vend-on au poids ou à la mesure et à quel poids ou quelle mesure ?
N'oubliez rien et faites vite votre réponse, car cette affaire peut prendre un très grand développement.
Préparez les voies pour savoir aussi :
1° Ce que vaut le plâtre à Londres tout fabriqué et tachez d'avoir un échantillon de la fabrication anglaise avec le détail de cette fabrication.
2° Ce que vaut le plâtre en Amérique tout fabriqué et avoir aussi des échantillons et un détail de la fabrication.
A bientôt pour vous voir et tout à vous.
J. Cruzel